ARRAY(0xac7635c4)
 
Profil de My Inner Shelf > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par My Inner Shelf
Classement des meilleurs critiques: 1.184
Votes utiles : 1383

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
My Inner Shelf "Un Client" (Perpignan)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Simon's Cat : Une calamité de chat
Simon's Cat : Une calamité de chat
par Simon Tofield
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 hilarant, 12 avril 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Simon's Cat : Une calamité de chat (Broché)
Je suis tombée récemment sur une vidéo de Simon Tofield mettant en scène un chat plus vrai que nature, et je ne pouvais naturellement pas résister à la tentation d’acheter le livre qui en a découlé. Alors bien sûr, la bande son, hilarante, manque, mais les dessins évoquent si bien le quotidien du chat qu’on se fait vite une raison. LE chat est très expressif, effectivement prêt à tout pour sa gamelle. Mais le chat n’est pas le seule héros des saynètes, son propriétaire est lui aussi troublant de réalisme, et je pense que tous les amoureux des chats s’y reconnaîtront : un flegme sans borne face aux frasques de son chat, une zen attitude exemplaire, confinant au fatalisme. L’air souvent désabusé du personnage est franchement très drôle.


Simon's Cat se fait la belle
Simon's Cat se fait la belle
par Simon Tofield
Edition : Broché
Prix : EUR 14,35

5.0 étoiles sur 5 hilarant, 12 avril 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Simon's Cat se fait la belle (Broché)
Je suis tombée récemment sur une vidéo de Simon Tofield mettant en scène un chat plus vrai que nature, et je ne pouvais naturellement pas résister à la tentation d’acheter le livre qui en a découlé. Alors bien sûr, la bande son, hilarante, manque, mais les dessins évoquent si bien le quotidien du chat qu’on se fait vite une raison. LE chat est très expressif, effectivement prêt à tout pour sa gamelle. Mais le chat n’est pas le seule héros des saynètes, son propriétaire est lui aussi troublant de réalisme, et je pense que tous les amoureux des chats s’y reconnaîtront : un flegme sans borne face aux frasques de son chat, une zen attitude exemplaire, confinant au fatalisme. L’air souvent désabusé du personnage est franchement très drôle.


Cette chère Sylvia
Cette chère Sylvia
par Dawn French
Edition : Relié
Prix : EUR 18,95

4.0 étoiles sur 5 belle plume, 12 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cette chère Sylvia (Relié)
Quand on me propose de lire le roman de l’une de mes comédiennes favorites, je saute sur l’occasion, d’autant plus que je pensais y retrouver l’humour qui a fait le succès de son duo avec Jennifer Saunders. Que nenni ! Humour il y a, certes, mais le tragique l’emporte largement.

Dawn French nous parle donc de Sylvia Shute, sexagénaire dans le coma, laissant ex-mari, enfants, sœur, femme de ménage et meilleure amie dans l’affliction. Ou pas. Car Sylvia, pauvre chose désormais sans défense doit écouter les doléances de ses proches, encaisser la rancune et l’incompréhension. On rigole franchement par moment, les portraits de personnages sont saisissants et certains sont hauts en couleurs, néanmoins, plus on avance dans la découverte du personnage de Sylvia, moins on a envie de rire. Qu’a-t-elle fait pour éveiller de tels sentiments dans sa propre famille ? Le lecteur se prend à détester cette saleté de Sylvia, et a de la sympathie pour les autres personnages, jusqu’au moment où des indices nous poussent à revoir notre jugement. Au-delà de l’humour, présent mais subtilement dosé, Cette chère Sylvia propose une galerie de personnages en souffrance, que le poids du secret a détruits et laissés dans l’ignorance. La plume de French est épatante, elle retranscrit parfaitement les émotions des personnages, plus vrais que nature. Si certains passages, comme les envolées lyrico-champêtres d’Ed, l’ex-mari toujours perplexe, sont parfois un peu longs, l’ensemble se lit avec un plaisir croissant. Alors que les premiers chapitres donnaient l’impression d’une sympathique galerie de personnages, les suivants ont rapidement dévié vers la tragédie humaine, nous préparant à un final poignant. De quoi faire pleurer dans les chaumières, certes, mais tellement bien vu !


Le Projet Morgenstern
Le Projet Morgenstern
par David S Khara
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

5.0 étoiles sur 5 action et émotion, 19 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Projet Morgenstern (Broché)
Voilà c’est fait ! Nous voici avec la suite et la fin des aventures du « Géant vert », sur-homme créé par la folie des hommes. Les deux premiers tomes nous avaient distillé pas mal d’indices et de révélations sur l’origine de Morgenstern, mais le mystère restait bien entretenu et des zones d’ombres étaient encore à découvrir. Nous retrouvons donc notre héros pour une ultime mission et non des moindres, puisqu’il s’agit non seulement de préserver sa propre liberté mais la vie de ses amis Jeremy et Jacky. Lorsque ces deux derniers sont directement menacés, se sentant responsable d’eux et à l’origine de leurs déboires, Morgenstern vole à leur secours. Les personnages m’ont paru encore plus poussés dans ce volume, les relations entre eux sont fortes, une famille se créé autour de Morgenstern. Ce dernier a peu d’attache, il s’efforce de préserver une certaine solitude malgré les événements. Ses origines, sa nature, et le fait qu’il reste un spécimen très convoité l’a poussé à choisir une vie loin de toute contrainte sentimentale. Sa relation avec Eli est très particulière, car si ce dernier est en quelque sorte un fils adoptif, il est plus âgé et pris la place d’un père. Père et fils interchangeables, leur relation reste vraiment troublante et poignante. Leur attachement réciproque ne fait pas de doute, et si Eli a grandi, vieilli, est devenu père et grand-père, Eytan est resté jeune, et seul, prisonnier de sa condition. Ce dernier tome, toujours aussi rythmé par une action omniprésente et parfaitement maîtrisée, met l’accent sur les relations entre les personnages. Si leurs précédentes aventures les avaient rapprochés, leurs liens vont se consolider face à l’ennemi.


NOUVELLE Coque de Protection Ultra Slim Case pour SAMSUNG GALAXY TAB 2 7.0" P3100 P3110
NOUVELLE Coque de Protection Ultra Slim Case pour SAMSUNG GALAXY TAB 2 7.0" P3100 P3110
Proposé par Letpower(ISOLEM TM)
Prix : EUR 26,99

5.0 étoiles sur 5 Parfait, 6 juin 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Un étui à prix raisonnable et parfaitement adapté aux dimensions de la tablette, ce qui n'est pas toujours le cas avec des étuis bons marchés et non "officiels". Je ne jurerais pas de la durée de vie des pliures (plastique) mais en prenant soin de l'engin il n'y a pas de raison.


Doglands
Doglands
par Tim Willocks
Edition : Broché
Prix : EUR 16,06

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 pour les jeunes ET les autres aussi ^^, 2 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doglands (Broché)
En 2010, La Religion de Tim Willocks m'avait fortement impressionnée, l'occasion de lire autre chose du même auteur s'est présentée lors du FIRN de Frontignan, où j'ai eu la chance de rencontrer Tim Willocks. Oui, mesdames et messieurs, lui-même en personne en chair et en os. Joie ! L'occasion donc de faire dédicacer mon pavé exemplaire de La Religion ainsi que Bad City Blues, sans oublier son dernier roman, Doglands, lisible par nos morveux jeunes à partir de 12 ans. Pour écrire Doglands, Tim Willocks s'est inspiré de son propre chien Feargal, malheureusement « parti courir avec les vents » il y a un peu plus de deux mois. Autant dire que cette info rend la lecture du livre d'autant plus émouvante.

Le jeune Furgul, né dans un élevage de lévriers de course, parvient à fuir la cruauté de maître des lieux, Dedbone, un méchant pas beau à tendances sadiques qui n'hésite pas à supprimer les chiens les plus faibles. Le chiot va vivre de sacrées aventures, tout en se promettant de retourner un jour à la Fosse de Dedbone pour délivrer sa mère et tous les autres chiens maltraités et exploités de l'élevage. Plusieurs personnages croisent la route de Furgul, qui, devenu adulte, n'oublie pas sa promesse. L'histoire est entièrement racontée du point de vue du chien, qui a bien du mal à cerner les motivations de humains et à donner un sens à leurs comportements.

De péripéties en rencontres, Furgul va apprendre à mieux comprendre les humains ainsi que sa propre nature de chien. Le début du roman m'a paru un poil violent pour un jeune lectorat, certaines scènes de bagarre et de combat sont assez sanguinolentes, et le réalisme (relatif) de ces affrontements suffit à purger l'histoire d'un aspect qui aurait pu être enfantin. Car n'oublions pas que ce sont des chiens qui parlent, il aurait été facile de tomber dans la niaiserie, mais non, Willocks s'en sort à merveille et nous livre une très belle fable initiatique. Furgul est un maraudeur, comme son père, il est épris de liberté, et tend à retrouver ses racines et sa véritable nature de chien, tel qu'il aurait pu être avant la domestication par l'Homme.

Si le roman s'adresse à la jeunesse, il est parfaitement lisible par les adultes, qui verront là un conte plein d'humour et de poésie, d'amour et de sensibilité. Il faut bien connaître les chiens et les aimer pour en parler d'une façon aussi belle et émouvante. Tim Willocks est un auteur à lire absolument ! (je le dis pour ceux qui ne le sauraient pas encore).

À noter, Doglands est le premier volume d'une trilogie, et la suite de La Religion est en cours de traduction par Benjamin Legrand.


La Religion
La Religion
par Tim Willocks
Edition : Broché
Prix : EUR 21,85

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 énorme !!, 6 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Religion (Broché)
Je n'avais rien lu des polars de Willocks avant de m'attaquer à ce pavé de plus de 800 pages. Ce titre me faisait envie depuis longtemps, et il a comblé mes plus folles espérances.
C'est mirifique, épique, grandiose, sanglant, cruel, dégueulasse, violent, puant, chatoyant, apocalyptique, véhément, échevelé, passionné, trépidant, viril, sensuel, sexuel, animal, tendre, sauvage, poétique, tumultueux, puissant, cinématographique, hypnotisant, envoûtant, obsédant, émouvant.
C'est énorme.
L'introduction nous dévoile le passé de Mattias Tannhauser, et plante le décor de ce que sera le reste du récit, horreur, mort et amour.
L'auteur situe son action en 1565 à Malte, sur le point d'être attaqué par l'Empire ottoman. Les Chevaliers de l'ordre de Malte vont devoir affronter un siège historique. L'islam et la chrétienté s'apprêtent à se déchirer sur ce petit bout de terre perdue en méditerranée, mais dont la localisation stratégique risque de causer la perte.
Un contexte déjà lourd, où le fanatisme religieux tient le premier rôle. Mattias Tannhauser, saxon et turc à la fois, ancien janissaire, actuel marchand d'armes et homme à femmes, a bien roulé sa bosse. Devenu athée d'en avoir trop vu et trop fait au nom de Dieu ou d'Allah, il semble être un homme très demandé. Son expérience de l'armée ottomane en fait un allié et un conseiller de choix pour la Religion. Sollicité à la fois pour œuvrer à une cause qui lui paraît désormais étrangère, et par une comtesse française, Tannhauser va voir ses projets compromis.
Carla de La Penautier, jeune veuve d'origine maltaise, souhaite retourner à Malte afin de retrouver un fils qu'elle ne connaît pas. Accompagnée d'Amparo, jeune Espagnole étrange un peu devineresse qu'elle a prise sous son aile, Carla n'a aucun mal à convaincre Tannhauser de les escorter jusqu'à Malte et de passer outre les évacuations de rigueur.
Tannhauser et son ami Bors de Carlisle, géant anglais fidèle et belliqueux, s'engagent donc auprès de Carla et de sa protégée mystérieuse et sensuelle. Le périple commence, de nouveaux personnages tout aussi attachants ou répugnants vont faire leur entrée en scène. L'intrigue se noue subtilement, les événements se précipitent, le lecteur est submergé et envoûté.
Les armées ottomanes débarquent à Malte, la violence, la mort, l'Enfer débarque avec elles.
Les descriptions sont d'un réalisme saisissant. Ça tranche, ça décapite, ça éventre, ça vomit et ça se chie dessus, avant de pourrir et de nourrir les vers. Chez Willocks la guerre ressemble à une guerre, dans tout ce qu'elle a de plus abject et de barbare, il ne nous épargne rien. La religion en prend plein la poire, l'endoctrinement, le fanatisme, la croyance bête, tout y est, mais l'auteur a assez de délicatesse et d'intelligence pour ne pas prendre parti, à l'image de Tannhauser, qui n'agit que dans un seul but, mais jamais celui qu'on lui prête. Son regard sur les événements est celui d'un sage, d'un philosophe désabusé qui a une mission à accomplir. Mais le philosophe est aussi un homme, et le charme de ses deux protégées aura sur lui un effet des plus inattendu, dans un environnement digne des pires enfers.
L'auteur nous promène entre des scènes barbares et sanguinaires et des purs moments poésie et de tendresse, tout en développant ses personnages avec finesse et profondeur, avec une maîtrise parfaite de l'action, de l'intrigue et des rebondissements. Du très grand roman historique, des très grands personnages, et une histoire magnifique.
La Religion est le premier volume d'une trilogie, mais peut se suffire à lui-même, à moins de tomber sous le charme de l'écriture de Willocks comme je l'ai été.


Les Anonymes
Les Anonymes
par R-J Ellory
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

32 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 saisissant !, 30 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Anonymes (Broché)
Je découvre Ellory avec ce roman et ne compte pas m'arrêter là. Un auteur anglais qui écrit du roman noir américain, il n'en fallait pas plus pour me titiller. Cela se présente comme une enquête sur des meurtres en série, mais on comprend vite que les choses vont évoluer dans un sens bien particulier.
Pour une fois le duo d'enquêteurs n'est pas mixte, on a bien deux mecs, pas de risque qu'ils se tournent autour tout au long du livre. La présence féminine ne fait aucun doute, mais au moins l'auteur a eu le tact de mettre la chose au second plan.
Donc, nous avons deux flics, un père de famille bien rangé, et un célibataire vaguement déprimé qui reprend le boulot après une mise à pied. Une série de meurtres violents étalée sur plusieurs mois revient au goût du jour et voilà nos deux acolytes bien occupés. Ce qui passe pour l'œuvre d'un tueur en série s'annonce très vite comme un vrai casse-tête, ce qui est le minimum syndical pour un polar me direz-vous, sauf que dans ce cas précis, rien ne tourne rond, tout n'est que contradictions, non-sens et incohérences.
Malgré un début que j'ai trouvé peut-être un peu mou, impression sans doute due aux apartés introspectifs d'un mystérieux narrateur, tout s'enchaîne (et se déchaîne) avec une virtuosité troublante. Troublant aussi l'arrière-plan politique, historique, et philosophique.
L'auteur met en place d'innombrables pièces de puzzle, nous distrait habilement avec ces fameux interludes, pour mieux nous surprendre sur la fin.
La mort, le fait de la donner, la monstruosité de l'homme et ses limites souvent dépassées, les secrets d'État, tout est sujet à réflexion.
En plus d'être efficace, ce roman allie la qualité de fond et de forme. Il en devient beau et même carrément émouvant par certains aspects de la vie des personnages et de leurs relations entre eux. L'humanité des personnages, quels qu'ils soient et quelles que soient leurs actions, est palpable.
Le livre se termine sur les termes du titre original :' un simple acte de violence, et à cet ultime stade de l'histoire, ça en dit long. Dommage d'avoir opté pour Les anonymes, qui pour le coup ne résume qu'un des aspects du roman et non le plus poignant.


Le projet Bleiberg
Le projet Bleiberg
par David S.Khara
Edition : Broché
Prix : EUR 16,44

25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 auteur à suivre !!!!!, 15 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le projet Bleiberg (Broché)
En avril dernier je découvris Les vestiges de l'aube, le premier roman d'un auteur prometteur. Ô joie ! David S.Khara récidive avec un thriller historico-comploteur haletant et échevelé.
Avec un premier flashback rapide, mais efficace, l'auteur nous envoie directement dans un camp en Pologne en 1942. On n'est pas là pour rigoler, on est averti.
Après ce premier dépaysement, on fait la rencontre de Jay Novacek, trader alcoolique et suicidaire lâche, plein aux as et vivant à Manhattan. Jay est un être torturé, cynique, et très désespéré.
C'est le début d'une succession effrénée de flashbacks tous aussi crispants les uns que les autres, qui nous feraient abandonner la lecture de frustration, si le rythme n'était pas aussi bien dosé.
On passe d'une époque à l'autre, d'un lieu à l'autre, assez rapidement pour faire avancer le schmilblick. Le lecteur n'a pas le temps de se morfondre. Les incursions dans le passé sont saisissantes, on rencontre Hess, Hitler, Himmler et autres gais lurons.
Ça fait froid dans le dos, mais permet de placer l'action dans le réel.
Le jeune trader est un personnage pathétique, et dont le monde bascule à l'annonce de la mort de ce père qui les a abandonnés 25 ans plus tôt, sa mère et lui. Notre jeune héros va vite se voir affublé d'une protection rapprochée assurée par une recrue de la C.I.A qui ne paie pas de mine, avant de faire la rencontre d'un agent du Mossad pas commode.
Un trio improbable, une menace non identifiée, un étrange et inquiétant legs de sa mère, un voyage en Europe, et voilà le trader embarqué dans une enquête des plus étourdissantes, sur fond d'expériences nazies et de folie scientifique.
Au-delà de l'intrigue déjà bien aboutie, les personnages sont particulièrement soignés. Le « héros » Jay est quasiment passif, il subit les événements, affiche une attitude blasée, on sent qu'il n'est pas à sa place dans cette aventure dans laquelle il est entraîné malgré lui. Il suit le mouvement comme il peut. Il réussira toutefois à apporter ponctuellement ses compétences à la résolution de l'intrigue, mais restera dépendant de celles de ses deux acolytes. Une complicité évidente rapproche très vite les trois protagonistes. On devine assez rapidement beaucoup de choses sur l'un d'eux, mais ça ne gâche rien au suspens.
Le sujet de fond est des plus noirs, les expériences inhumaines menées par les nazis, les scientifiques et chercheurs « récupérés » par divers pays d'Europe en échange de leurs compétences, rien de bien joyeux. Malgré ce contexte lourd et grave, l'humour est très présent tout au long du roman. Le personnage de Jay/Jeremy n'est pas dépourvu d'humour noir, il est en décalage constant avec ses « protecteurs », et les événements graves qui se succèdent. Les dialogues sont bien vus et pleins d'humour quand il le faut. Un savant mélange de décontraction et de gravité, d'actions et de rebondissements bien menés.
Bon ben, maintenant j'attends la suite
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 6, 2011 2:48 PM MEST


Leviatemps
Leviatemps
par Maxime Chattam
Edition : Broché
Prix : EUR 21,19

5 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 de l'excellent Chattam tendance gothique !, 8 octobre 2010
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leviatemps (Broché)
Stupeur et fébrilité ! Cette fois, je n'ai pas attendu un an pour lire le Chattam du moment, et j'en suis toute retournée !
On change d'époque et de lieu, nous sommes à Paris en 1900, pendant l'Exposition universelle.
Un homme qui fuit son passé et vit dans la clandestinité, une maison close, des femmes relativement libres et libérées, tout un programme fort alléchant que nous propose Chattam !
Avec son savoir-faire qui n'est plus à prouver (on aime ou pas, mais on ne peut nier la maîtrise dont faire preuve l'auteur), l'auteur nous expédie habilement dans un Paris où la misère côtoie la bourgeoisie, où les personnages hauts en couleur ne sont pas toujours ce qu'ils ont l'air d'être. Guy de Timée vit dans une maison close et ne semble pas regretter son ancienne vie d'auteur à succès, ni sa propre famille. La mort insolite et inexpliquée de l'une des « pensionnaires » du Boudoir de soi le poussera à mener sa propre enquête, secondé par Faustine, une jeune « courtisane » au caractère bien trempé, et Martial, jeune inspecteur attaché à la victime.
Commence alors une course contre le temps, dans laquelle Guy, grâce à son talent d'écrivain, devra exploiter toutes ses capacités d'analyse.
Les différents personnages sont autant de personnalités attachantes et mystérieuses, chaque protagoniste ayant sa part d'ombre et de secret.
Le contexte de l'époque est remarquablement dépeint, l'immersion est totale. Période charnière dans bien des domaines, ce début de siècle annonce de grandes avancées scientifiques et technologiques, symbolisées par l'Exposition universelle. C'est dans cet esprit que Guy de Timée, grand amateur des histoires de Conan Doyle, nous rappelle Sherlock Holmes, et dont les techniques de profilage semblent si modernes. Un petit bémol toutefois, quant à l'évocation de la graphologie dans le livre. Est-ce une volonté de l'auteur de nous montrer que malgré l'évolution technique et intellectuelle, des pseudosciences ne reposant sur rien ont encore de belles années à profiter de la crédulité ambiante ? J'ose espérer que oui ! Car certains passages sont à frémir et on n'est pas loin du fantastique.
La traque dans Paris, menée par ce trio improbable est absolument jouissive. On ne perd pas de temps, on avance, on se questionne, le tout a des allures de whodunnit, mais en plus élaboré, et l'aspect toujours aussi sombre chez Chattam ajoute un petit côté gothique des plus réjouissants (oui, pour certains le gothique c'est réjouissant !)
Si j'ai trouvé le final un peu trop vite amené (ou est-ce la déception que tout cela se termine ?), la lecture de Léviatemps est un vrai régal !
Un coup de cœur pour le contexte, le parti pris gothique, les personnages et le rythme soutenu de l'intrigue.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20