undrgrnd Cliquez ici Livres de l'été nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux
Profil de M. Marc Levy > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par M. Marc Levy
Classement des meilleurs critiques: 10.267
Votes utiles : 2605

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
M. Marc Levy "Marcuslivingstone" (Montpellier, France)
(VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-17
pixel
2 Mousquetaires
2 Mousquetaires
Prix : EUR 19,85

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour lutter contre la morosité !, 26 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 2 Mousquetaires (CD)
Faisons simple : The Inspector Cluzo est à mon sens le meilleur "groupe" de rock français à ce jour et ce pour plusieurs raisons :
1- Ils distillent un "Funk'n Roll" original et explosif : The Inspector Cluzo est en effet composé de deux énergumènes, un chanteur guitariste qui va chercher ses influences chez Hendrix, Angus Young mais aussi Curtis Mayfield et un batteur diablement efficace capable de jouer avec ou sans charley, avec ou sans toms et de battre la mesure dans à peu près toute circonstance.
2- Ils sont un vrai groupe de scène et transportent leur énergie dans leurs albums toujours enregistrés "live". Ne ratez sous aucun prétexte un de leur concert, c'est une expérience !
3- Adeptes du DIY (Do It Yourself) cher aux punks, il créent, enregistrent, pressent et distribuent leurs albums et merchandising eux mêmes de leur QG qui est manifestement une ferme landaise (dans laquelle ils fabriquent aussi leur foie gras) -
4- Farouchement attachés à leurs origines Gasconnes, ils n'en restent pas moins ouverts sur le monde et chantent en anglais des paroles drôles et justes.
5 - Chantres de la bonne bouffe, du bien vivre, ils savent avec drôlerie dénoncer leurs adversaires (les bassistes,les bobos, la malbouffe, Sarkozy, Michael Jackson, le foot etc...) et dénoncent sans cesse une société consumériste et sans âme.
6 - Enfin et surtout c'est de très loin le rock le plus efficace, le plus plaisant, le plus pêchu et le plus rafraichissant que j'ai entendu depuis bien longtemps. Victimes de leurs positionnement très antagoniste par rapport à l'industrie du disques et des médias, ils ne sont encore que trop peu connus.

Cet Album, le troisième est un condensé de tubes avec du très rock : "The 2 mousquetaires of Gasconha", des txtes engagés : "Wild and free: the "indignés" song ", du drôle : "Téléfoot", "Why a vulgar french band cannot play shitty
english pop music ", "I want to mmm the wife of the french president", des hymnes "put your hands up". Rien n'est à jeter, pas même la très réussie reprise de Curtis Mayfield "move on up" (il fallait oser).

Bref, préparez vous à 40 minutes de régal, et sitôt fini, à partir commander les autres albums :The French Bastards et The Inspector Cluzo qui sont excellents également.

Je recommande, souscris et supporte ce groupe extraordinaire au sens propre et figuré !


Le Cinquième témoin
Le Cinquième témoin
par Michael Connelly
Edition : Broché
Prix : EUR 21,90

33 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Gros coup de mou..., 4 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cinquième témoin (Broché)
Les "lawyer shows" ayant envahi depuis quelques années notre culture populaire grâce (ou à cause) aux séries télé, rien d'étonnant qu'un auteur aussi talentueux que Connely s'y soit essayé, avec beaucoup de réussite avec La défense Lincoln, un roman magistral mené à la première personne par un personnage intéressant, peu manichéen et mené tambour battant et alternant les enquêtes de terrain, les scènes de prétoire, le tout entouré de personnages plus louches et divers les un que les autres.

Nous retrouvons donc le roublard Michael Haller avocat à la défense toujours entouré de ses acolytes habituels (son enquêteur ex biker, son ex-femme, son chauffeur latino, sa 2ème ex et sa fille etc...). Celui ci s'est fort opportunément lancé dans la défense des propriétaires expulsés de chez eux par leurs banques (Connely dépeint ainsi l'Amérique des "petits", victimes de l'effondrement de l'économie des prêts (soit la crise des subprimes provoquant le "Credit Crunch").

Une de ses clientes devenue la porte drapeau du mouvement anti banques se retrouve impliquée dans l'assassinat à coup de marteau d'un dirigeant d'une de ces banques - Haller se charge donc de sa défense et devra démontrer qu'elle est victime d'un complot visant à la neutraliser, sa voix étant devenue gênante pour les puissants.

Autant vous prévenir, si l'on est pas particulièrement familier avec les notions de droit américain du style : "doute raisonnable", "objection d'ensemble", "ouïe dire", "non pertinent" ou encore avec les finesses stratégiques des avocats au cours d'un procès, on risque de s'ennuyer ferme !

La quasi totalité de l'action situe dans l'enceinte du tribunal, et l'action tourne essentiellement autour des minutes du procès ; l'exercice de roman de prétoire est peu réussi cette fois ci, car trop circonscrit à l'examen du dossier, avec peu de rebondissements, et on se prend à penser que Connely lui même s'est ennuyé ferme en écrivant ce livre.

On se dit que le dénouement permettra de justifier ces longues heures de lectures, passées à ne pas perdre le fil des argumentaires contradictoires de la défense et de l'accusation.
Las ! Sans rien en dévoiler, je vous confesse qu'il ne m'a pas "collé au fauteuil"...

En bref un roman technique, compliqué, sans beaucoup d'âme, sans action et avec les personnages standards du "lawyer show" à l'américaine (juge bourru mais juste, District Attorney pugnace et hargneuse, flic détestant les avocats...).

Fan de la première heure de Connelly, force m'est de prendre acte qu'il s'agit de sa part d'un gros "coup de mou", qui dure depuis un certain temps...

Rien de neuf donc, du recyclé sans saveur, qui laisse un goût d'ennui après la lecture.

Pour vous rafraichir, je vous conseille ma dernière trouvaille : les romans de Fantz Delplanque, jeune auteur de polars drôles et bien écrits : Du son sur les murs ou encore Elvis et la vertu.

Bonnes lectures @ tous
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2016 5:11 PM MEST


Kind of Blue
Kind of Blue
par Miles Corwin
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Kind of bluette, 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kind of Blue (Broché)
Ash Levine est un flic qui a démissionné du LAPD après la mort d'un de ses témoins. Il est juif, fils de rescapé de la Shoah (peu vraisemblable chronologiquement parlant, mais passons) et partage son temps entre petits boulots et shabbats chez sa mère (caricature vivante de la mère juive). Rappelé par son ancien boss, celui là même qui l'avait suspendu (original...), il rempile pour enquêter sur la mort d'un de ses anciens collègues.

Naviguant au gré de ses investigations un peu confuses, le personnage principal nous balade dans un Los Angeles un peu suranné, entre vendeuses d'antiquités haut de gamme et gangstas féroces mais pas trop.

L'ensemble est un peu décousu et l'intrigue (un peu facile et mille fois ressassée) peu consistante. Peu d'épaisseur dans le personnage principal, qui reste un peu fade et offre finalement peu d'aspérités, peu d'humanité et qui ressemble à un "mix" de portraits robots de héros. Cela ne facilite pas le récit à la première personne, le processus d'empathie et d'identification s'en retrouvant contrarié.

L'ensemble est écrit correctement, et se lit sans déplaisir, même si on a un peu l'impression de lire un polar déjà "has been" et loin de la réalité de L.A. décrite tous les jours avec talent par les auteurs (Ellroy, Connelly, Bunker ...), mais aussi par les séries (The Shield, Southland...), ce qui rends parfois un peu surréalistes certaines scènes (un flic blanc qui part appréhender un suspect dans le Westside sans renforts et de nuit ???).

Un roman largement dispensable donc...


Fantôme: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
Fantôme: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
par Dominique Manotti
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

29 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Harry dans tous ses états !, 15 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fantôme: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole (Broché)
Harry Hole est grand : 193cm, il est balafré, alcoolique (en guérison), son corps et son âme portent les stigmates de son parcours de flic qui lui a fait perdre la femme de sa vie (Rakel), et il s’est exilé en Asie, loin d’Oslo et de ses turpitudes. Il n’est plus flic, il tente de lécher ses plaies et de faire taire les démons du manque.

Harry est furax suite à l’implication de son fils de cœur (Oleg le fils de Rakel) dans un meurtre apparemment crapuleux et lié à la drogue - Oleg junkie oui, mais criminel, Harry n'y croit pas ; il va donc rentrer à Oslo pour tenter d'innocenter Oleg, enquêteur sans plaque ni flingue.

Nous entraînant dans un océan de noirceur, le héros de Jo Nesbø plongera dans les bas fonds de la ville à la recherche de réponses. Autour d’un récit à plusieurs voix (celle d’un dealer, d’un tueur, du narrateur suivant Harry, et même d’un rat !), l’auteur nous secoue comme il en a l’habitude : des scènes stupéfiantes de violence, parfois difficilement soutenables, ou encore des instants amoureux d’une délicatesse infinie, d’une pudeur et d’une retenue remarquables.

La noirceur reste la règle, et l’imagination de Jo Nesbø lui permet de brosser une intrigue incroyable autour de l’apparition d’une nouvelle drogue, la Fioline, qui permet de rebattre les cartes de la distribution « traditionnelle ».

L’intervention de "seconds rôles" (flics, politiques, pilote d’avion, prêtre clodo, dealers, parrain de l'Est, consommateurs, et toute une foule de personnages interlopes) habillent cette fresque urbaine déjantée et violente. Une enquête qui ne laissera personne intact, pas même le lecteur, souvent le cœur battant, attendant avec impatience le dénouement d'une scène ou d'un chapitre.

Comme à son habitude, Nesbø ne fait pas dans le détail et nous sert un vrai polar, bien dosé et serré à point ! C’est Rock’n Roll, c’est vivant, c’est sombre à souhait, souvent teinté de touches de beauté (les scènes d’amour paternel !!!), et cela fait de ce livre une des plus belles réussites de l’auteur. Un vrai grand roman noir, palpitant à souhait et à dévorer sans plus tarder.

Bonne lecture.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 13, 2015 10:20 PM MEST


Ils vivent la nuit
Ils vivent la nuit
par Dennis Lehane
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

28 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Du classique éprouvé, 31 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ils vivent la nuit (Broché)
Impatient de retrouver une de mes auteurs favoris, je me suis rué sur cet ouvrage au titre magnifique et prometteur. Très impressionné par " Un Pays à l'aube" (j'ai d'ailleurs commis une critique dithyrambique sur Amazon), j'en attendais d'autant plus que l'histoire se déroulait à la suite du premier opus. L'histoire suit donc les pas du dernier Coughlin (Joseph dit Joe), que nous avions laissé enfant, perdu dans une grande maison vide de ses frères, entre une mère psychologiquement effondrée et un père écrasant et absent. L'enfant est devenu grand et a choisi son camp, ce sera celui de ceux qui "vivent la nuit", les sans lois. Du bas de l'échelle en passant par la prison, Joe Coughlin gravira tous les échelons imposés aux "affranchis" avant de tutoyer les sommets et les grand (Lucky Luciano en personne). Je ne dévoilerai pas plus l'intrigue, vous en laissant la découverte de ce livre à la facture somme toute très classique, reprenant les codes déjà usés jusqu'à la corde par d'autres auteurs ou cinéastes : la Prohibition, les débuts de Cosa Nostra, les speakeasies et bootleggers, les débuts des cabarets, les mitraillettes Thomson accompagnant toujours les chaussures bicolores etc... Ce n'est pas que c'est inintéressant (c'est quand même du Lehanne), mais c'est sans surprise aucune. La phrase accrocheuse de promotion de Stephen King :« Ils vivent la nuit, c’est Le Parrain pour ceux qui savent penser. » me laisse penseur : est ce à dire que le chef d'oeuvre de Mario Puzzo a été écrit pour les crétins ? (il ferait mieux d'écrire de bons romans, cela ne lui est pas arrivé depuis longtemps...) "Ils vivent la nuit" reste un très bon roman, toujours très bien écrit, avec force descriptions parfaitement réalistes sur ce début de siècle, des ambiances magnifiques, une belle histoire d'amour et quelques rebondissements, mais j'ai vraiment déploré le peu de profondeur du personnage principal ainsi que le manque de consistance du "décor sociétal". En effet, "Un Pays à l'aube" m'avais tellement fait l'effet d'une gifle par son ambition, sa finesse, son "souffle" et son analyse sociale de l'époque (aspect racial, syndical, criminel, financier), ainsi que par le nombre et la richesse de ses personnages que j'en attendais probablement trop de ce nouvel opus qui me semble un livre sans "passion" Après cette critique un peu sévère, je confesse néanmoins avoir pris un grand plaisir à lire ce roman si classique (au sens américain du terme), et quelque part si prisonnier du genre, car un Lehanne moyen reste toujours un bon livre. Bonne lecture à vous.


Baltimore
Baltimore
Prix : EUR 16,99

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Attention Chef d'oeuvre !, 27 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Baltimore (Format Kindle)
David Simon est un journaliste, et cela se voit. Quand il scénarise et produit "The Wire", ou plus récemment "Treme", que ce soit quand il écrit et scénarise "The Corner", il ne cesse jamais de chroniquer avec un réalisme époustouflant une certaine Amérique dans des décors de fin du monde : de la Nouvelle Orléans sinistrée par Katrina aux corners de Baltimore, ville criminogène et véritable révélateur des stigmates du martyre des laissés pour compte de ce grand et beau pays. Une année passée au cotés de la brigade criminelle de Baltimore (ce qui lui permettra de rencontrer son complice Ed burns avec qui il a imaginé The Wire) lui a permis d'écrire ce pavé d'un millier de pages. Il ne s'agit en aucune manière d'un roman, d'un thriller ou même d'un polar ; ici une immense enquête journalistique qui nous initie aux arcanes de cette division d'élite qui fait face à l'un des taux de meurtres les plus élevés du pays (2 meurtres tous les 3 jours). Ces enquêteurs aux aspérités et aux passions toutes humaines ne sont pas des surhommes et nous verrons beaucoup de mythes s'écrouler sur les méthodes des "Experts" et autres fadaises emplissant les polars d'aujourd'hui. Ici rien que du bon sens, du "Police Work", du terrain, des techniques d'interrogatoire (magnifiquement décortiquées), de la logique et un investissement quotidien, parfois entaché par le besoin de résultats des politiques qui brouillent souvent le travail de terrain par leur besoin de publicité et de popularité. Ces hommes d'exception gagnent parfois, perdent souvent, puis passent au prochain nom écrit en rouge (non résolu) sur le tableau des affaire. Les traces laissées dans leurs vies, sur leurs corps, dans leurs âmes sont indélébiles et Simon nous permet d'approcher un peu cette sensibilité que chacun d'entre eux évacue de façon différente : plaisanteries de corps de garde en présence des cadavres, intériorité, colère, bref, tout ce qui peut mettre de la distance avec l'horreur du meurtre d'une enfant, ou des homicides quotidiens reliés à la drogue. Cet immense documentaire peut ressembler parfois à un polar noir par l'élégance et la nervosité du style de Simon qui permet "d'avaler la pilule". Car c'est un livre poignant, noir, désespéré, violent. C'est également un livre exigeant avec le lecteur car il sollicite peu l'imagination et donne beaucoup d'informations et de descriptions très pointues, parfois insoutenables, peu ou pas romancé et très dense. Ici les héros le sont d'autant plus qu'ils sont de vrais humains, avec leurs faiblesses mais aussi avec leur magnifique sens du devoir qui leur fait continuer à écoper, chaque jour, ce bateau qui coule inexorablement. Un témoignage nécessaire pour qui s’intéresse à la complexité de la société américaine, un document terrifiant mais aussi indispensable. Un immense et très beau livre. Régalez vous !


Angle d'attaque - Nouvelles inédites (Cal-Lévy- R. Pépin)
Angle d'attaque - Nouvelles inédites (Cal-Lévy- R. Pépin)
Prix : EUR 3,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des nouvelles fraiches ..., 26 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angle d'attaque - Nouvelles inédites (Cal-Lévy- R. Pépin) (Format Kindle)
L'écriture de nouvelles est un exercice difficile pour un auteur habitué à livrer des pavés de 400 pages, mais il est également vivifiant pour le lecteur qui peut ainsi retrouver les qualités de son auteur condensées en petites histoires rapides. Michael Connelly s'y adapte avec grâce et nous concocte 3 "énigmes" résolues par l'inusable Harry Bosch que nous retrouverons à 3 moments différents de sa carrière, avec ses différents coéquipiers ; nous le verrons même en bleu de patrouille, jeune "rookie" découvrant sa première scène de crime. Les enquêtes policières sont toujours menées tambour battant, Harry est un flic né et son instinct doublé de son professionnalisme l'aideront bien à élucider ces trois énigmes. Écrites avec un style toujours aussi sûr et efficace, ces trois historiettes permettront aux fans de patienter en attendant le prochain (dont un extrait est d'ailleurs inséré dans ce livre). Du très bon Connelly, comme souvent, d'autant que le format choisi de la nouvelle le force à l'efficacité littéraire : pas de fioritures, de circonvolutions, rien que de l'efficace et du concret. Une lecture agréable donc, et rafraichissante. 4 étoiles seulement car je m'interroge sur le tarif de ces 100 pages que Connelly et sa maison d'édition auraient pu offrir à ses nombreux fans à une somme plus symbolique ; vendre quelques nouvelles (peut être des fonds de tiroir jamais publiés) presque au prix d'un livre de poche ça frise le manque patent de respect des lecteurs...


Une balade dans la nuit
Une balade dans la nuit
par George Pelecanos
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le grand retour, 9 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une balade dans la nuit (Broché)
Peu prolixe depuis quelques années, Pelecanos s’était, dans certains de ses derniers ouvrages, détaché du polar urbain pour se rapprocher de la satire sociale romancée. Bref, je trouvais qu’il se ramollissait… Dommage, car ceux qui ont lu « Funky Guns », « King Suckerman » ou encore « Soul Circus » savent avec quel talent il peut construire des intrigues étouffantes, des personnages criants de réalisme, des feux d’artifice de violence ; en résumé : du grand polar américain. Fan de la première heure, j’ai donc acheté l’édition Kindle (pas terrible soit dit en passant) et l’ai dévoré en quelques heures. L’auteur a su retrouver le souffle et la matière et nous livre une œuvre dense, riche, parfois belle. Le décor tout d’abord : Pelecanos, aime sa ville et il nous promène littéralement dans Washington, ses quartiers, son Anacostia River, ses bars et « diners ». Il nous dit sa fascination, mais aussi son horreur devant cette si belle machine à broyer les être humains : façades rutilantes des bâtiments administratifs et écoles et universités pour les noirs tombant en ruine, système en panne qui laisse toujours les même au bord de la route. Les personnages ensuite : Spero Lucas, ancien Marine de retour d'Irak et enfant adopté d’une famille grecque (oui, Pelecanos est très attaché à ses origines et nous décrit par la même occasion sa communauté gréco américaine et ses particularités) est le personnage principal, mais comme souvent chez Pelecanos, pas le plus intéressant. On découvrira successivement un dealer emprisonné qui tire les ficelles, ses distributeurs, jeunes sbires sympathiques sans cervelle, des garagistes tueurs à gage amateurs, un ancien flic véreux reconverti dans le crime et son fils toujours flic, ripou également, un jeune noir fou de cinéma qui sèche les cours pour voir de vieux films, Léonidas le frère de Spero, adopté lui aussi par cette famille grecque, noir et prof, bonne conscience de Spero, d’autres anciens Marines , frères d’arme complètement brisés par la guerre et quantité d’autres second et troisième rôles qui peuplent ce livre. L’intrigue : simple et efficace, le héros est engagé par le dealer entôlé pour récupérer un paquet de drogue disparu et se paiera au prorata de la marchandise récupérée. Pas de code moral donc pour lui, qui usera des moyens qui lui semblent bons pour se payer. Les choses seront bien sûr plus compliquées et les situations prendront une tournure qui poussera Spero dans ses retranchements moraux. La violence est un outil littéraire utilisé au même titre que les descriptions minutieuses des vêtements, des lieux, des personnages ou encore l’utilisation du « point de vue » décrivant la même scène sous divers angles selon les personnages. La bande son est toujours aussi à propos et riche, l’action et le rythme soutenus et le style est magnifique : elliptique pour les scènes d’action, contemplatif et nostalgique pour les moments d’introspection, poétique quand il décrit sa ville ou sa communauté. Bref, « Une balade dans la nuit » est un immense livre qui voit Pelecanos renouer avec les ingrédients qui ont fait de lui un immense auteur américain contemporain. L’intelligence se dispute au talent et à la classe dans ce grand roman. Courez le lire !


Les Péchés des pères
Les Péchés des pères
par Lawrence Block
Edition : Poche
Prix : EUR 6,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Noir c'est (très très) noir !, 4 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Péchés des pères (Poche)
Privé sans l’être vraiment, Scudder noie dans l’alcool ses fantômes passés. Plus du tout flic, pas vraiment détective, il « rend service » contre de l’argent. Prétextant une enquête sur un fait divers new-yorkais sanglant, l’auteur traîne son personnage principal dans les méandres de la société américaine et nous en fait, lentement mais sûrement, toucher le fond. Désabusé à souhait, dubitatif et méfiant par nature, Scudder devient sans y toucher un détective de première catégorie. La finesse de l’intrigue et le soin apporté à la description des personnages et des situations, mais aussi la densité des ambiances et des dialogues nous font entrer de plain pied dans les grandes questions que se pose l’auteur sur cette fin de siècle : le sexe, l’argent, la religion, la solitude, la rumeur, la justice, la paternité… Et personne n’en sort indemne, nous finissons tous cabossés et égratignés de cette chienne qu’on appelle la vie, semble nous dire l’auteur qui prend un soin tout particulier à être sans passion, sans excès, sans jugement, tout en nous laissant le soin d’y apporter nos propres réflexions et de lécher nos plaies une fois ce beau et dérangeant livre terminé. Un précieux roman noir.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 9, 2013 5:19 PM MEST


Elvis et la vertu
Elvis et la vertu
par Frantz Delplanque
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Maturité !, 2 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elvis et la vertu (Broché)
« L’âge mur, c’est celui qui précède l’âge pourri » disait le regretté Pierre Desproges qui n’eût malheureusement pas le temps d’y arriver. Jon Ayaramandi quant à lui est encore vert et il nous le prouve dans ces nouvelles aventures landaises qui nous permettent de retrouver avec délectation les personnages désormais fétiches de FD : du boss mafieux aux gitans en passant par un chanteur star malgré lui, nous croisons pléthore de seconds et troisièmes rôles riches et pittoresques qui font toute la saveur du récit. La consistance est, elle assurée par l’enchaînement des évènements et des situations plus ou moins maîtrisée par Jon qui le mettront bien évidemment dans des positions : dangereuses, douloureuses, drôles, palpitantes, sexuelles… Une intrigue toujours menée avec finesse et patience, une exégèse musicale toujours posée avec sens de l’à propos sur le texte, de l’humour à la pelle (c’est une marque de fabrique) et un style posé, sans salades (même landaises). L’auteur en profite pour régler quelques comptes avec les religions, la musique Métal, les hommes politiques et j’en passe. Le tout sans fioritures, avec un rythme faussement contemplatif et un univers très personnel et désormais affirmé. Les aspérités des personnages, la qualité de l’intrigue menée jusqu’à son terme sans se presser, l’univers Rock’n roll et régionaliste de l’auteur, le cocasse et la drôle cruauté de certaines scènes (l’anniversaire !!!) font de ce deuxième opus des aventures de notre « papy-tueur-à la retraite-mais pas vraiment » une franche réussite que je recommande à tous pour luter contre la mornitude avec bravitude ! Bonne lecture @ vous


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-17