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Contenu rédigé par The Dreaming
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The Dreaming
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Dynamite Tin
Dynamite Tin
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 29,95

4.0 étoiles sur 5 L'album le plus sombre de la mystérieuse Suédoise, 29 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dynamite Tin (CD)
Stina Nordenstam est l'une des artistes les plus secrètes de ces 25 dernières années (même la recluse Kate Bush, à côté, paraît plus omniprésente !). Mais ça ne l'a pas empêchée de sortir une poignée d'albums tous dignes d'intérêt et de se prêter à des collaborations aussi stimulantes qu'iconoclastes (Yello, Anton Fier, Vangelis...). En 2014, nous voici dix ans pile après la sortie de son dernier album en date (le plutôt joyeux "The World Is Saved")... Depuis, quasiment plus aucune nouvelle.
C'est le moment de réécouter "Dynamite", qui est sans doute l'album le plus sombre de Stina Nordenstam. L'ambiance n'est pas du tout à l'allégresse. On peut même parler de cafard. Bref : c'est noir ! Mais c'est un noir à la beauté incandescente.
Et ça commence très fort, avec les 3 ou 4 premiers titres, qui figurent parmi les meilleurs de l'album : "Under your command", "Dynamite" ou "Almost a Smile" donnent le ton sans détour : on comprend vite que l'ambiance ne sera pas à la fête. Cette pop dépressive semble bien décidée à vous arracher les tripes et à vous laisser là, sur le carreau. Le reste est à l'avenant (on a même, peut-être, le sentiment de s'enfoncer toujours plus dans la noirceur, au fur et à mesure que la mystérieuse Suédoise à la voix d'enfant déroule sa pop diabolique). Les chansons sont dégraissées au maximum (comme ce sera le cas, encore, dans l'album suivant : l'un peu plus lumineux album de reprises "People Are Strange") : il ne reste plus que le squelette et un peu de chair, mais quelle chair ! Car il faut bien l'avouer : cette musique est d'une beauté évidente. Il suffit, pour s'en convaincre, d'écouter les très inspirés "Mary Bell", "This Time, John", "CQD" ou "Now That You're Leaving" : ça ne transpire pas la joie de vivre, certes ; mais la beauté peut être parfois très triste !
Cet album plutôt expérimental est une sorte de parenthèse dans la carrière de Stina Nordenstam. Sorti après deux fleurons d'une pop nordique sous influence jazzy (les merveilleux "Memories of a Color" et "And She Closed Her Eyes") et avant l'étonnant album de reprises "People Are Strange" et les deux derniers albums (à ce jour) que sont "This Is" (parfait petit bijou pop) et "The World Is Saved" (apaisé et presque commercial), "Dynamite" fait donc figure de "vilain petit canard" : il est souvent mal-aimé, sans doute parce qu'il dérange un peu, avec ce malaise diffus qu'il distille sans pitié 45 minutes durant. Il mérite pourtant qu'on lui prête attention, car c'est l'œuvre d'une artiste exigeante comme il en existe peu, par les temps qui courent.


Biographie d'Éric Rohmer
Biographie d'Éric Rohmer
par André de Baecque
Edition : Broché
Prix : EUR 29,00

5.0 étoiles sur 5 Le mystère Rohmer reste entier..., 16 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Biographie d'Éric Rohmer (Broché)
Travail impressionnant que cette somme sur Eric Rohmer, première biographie consacrée à ce cinéaste capital.
Richement documentée, extrêmement fouillée (on sent qu'Antoine de Baecque et Noël Herpe ont mené une enquête minutieuse... un vrai boulot de détective !), cette biographie passionnante de bout en bout s'adresse sans doute en priorité aux rohmériens purs et durs (même si le simple cinéphile y trouvera bien entendu matière à plaisir aussi).
Ceux pour qui la Nouvelle vague est une pierre angulaire indiscutable trouveront également leur bonheur dans cette biographie. Car l'histoire d'Eric Rohmer est intimement liée à celle de la Nouvelle vague (et, incidemment, des "Cahiers du cinéma") : il était l'aîné de la bande, un peu une sorte de père spirituel pour certains d'entre eux (Truffaut, Godard...). A ce propos, on apprend que le plus "méchant" de la bande n'était pas Godard (contrairement à ce qu'une légende persistante, sans doute entretenue aussi par l'ermite de Rolles lui-même, laisse souvent entendre) mais plutôt Rivette (qui n'a pas l'air d'avoir eu plus d'états d'âme que ça à éjecter Rohmer de la direction des "Cahiers du cinéma", au milieu des années 60... Lequel Rohmer, d'ailleurs, grand seigneur, ne lui en tiendra pas rigueur, puisqu'il acceptera de faire l'acteur chez Rivette, dans le fabuleux "Out 1", film-monstre s'il en est).
Entre autre anecdotes, on est sidéré (et un peu écœuré aussi) de découvrir l'attitude pour le moins ingrate (pour ne pas dire dégueulasse) de l'horripilante Joëlle Miquel, que Rohmer a fait tourner dans "Quatre aventures de Reinette et Mirabelle" (et qui est, accessoirement - et objectivement -, la pire tête à claques de la constellation rohmérienne... drôle de hasard !)... Une sombre et moche question de sous qui vient ternir quelque peu l'image qu'on peut avoir d'une sorte de troupe soudée "à la vie, à la mort" que constitueraient des acteurs rohmériens qui viennent régulièrement prendre le thé (et des biscuits au soja et aux figues !) chez le maître.
C'est un exemple parmi cent autres anecdotes dont regorge cet ouvrage indispensable, qui a l'intelligence de ne pas lever complètement le voile sur un Rohmer trop intime... Ainsi, on ne nous dit quasiment rien de sa vie de famille : Rohmer ayant pris soin, toute sa vie durant, de tenir scrupuleusement à l'écart de son activité de cinéaste sa femme Thérèse et ses deux fils, le livre, assez logiquement, respecte cela, puisque c'est surtout l'homme de cinéma (qui était déjà particulièrement secret, de toute façon) qui nous est dévoilé.
Exemplaire en tous points, cette biographie d'Eric Rohmer a aussi le mérite de donner au lecteur une furieuse envie de se replonger dans l'oeuvre du cinéaste au fur et à mesure qu'il avance dans cette vie bien remplie, placée sous le signe de l'exigence autant que de l'humilité... Paradoxal ? Peut-être, mais pas tant que ça : c'est en tout cas, bien à l'image de cet homme, qui n'était pas, lui-même, à un paradoxe près (ses amitiés, notamment, témoignent d'un esprit absolument libre, qui ne se laisse dicter ses goûts ou ses choix par aucune école de pensée, aucune mode, aucune attitude politique... ce qui lui a valu parfois d'être incompris).
On referme cette (imposante) biographie avec un pincement au coeur (les dernières années du maître ont été particulièremet difficiles) et une certitude : le cinéma d'Eric Rohmer nous manque terriblement.


Métier : Réalisateur - Quand les maîtres du cinéma se racontent
Métier : Réalisateur - Quand les maîtres du cinéma se racontent
par Mike Goodridge
Edition : Relié
Prix : EUR 25,90

3.0 étoiles sur 5 Bonne présentation mais contenu limité, 16 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Métier : Réalisateur - Quand les maîtres du cinéma se racontent (Relié)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Ce livre ravira ceux qui découvrent le cinéma, les nouveaux cinéphiles, ou les cinéphiles peu exigeants... Les autres connaissent déjà les nombreux ouvrages de référence plus pointus qui existent sur le cinéma (les livres de Jean Douchet, par exemple) et risquent d'être un peu frustrés par le contenu du livre, qui reste trop à la surface des choses pour assouvir la faim de connaissance qu'on peut avoir. C'est surtout flagrant avec les portraits de Godard, Hitchcock, Bergman ou Kurosawa : les amateurs de ces immenses cinéastes n'apprendront rien sur eux en lisant les lignes qui leur sont consacrées... En résumé : voilà un livre agréable à feuilleter vite fait, éventuellement même un bel objet... mais pour l'exigence critique et cinéphilique, il faudra repasser, car c'est plus à une sorte de "Reader's Digest" qu'à une "Pléiade" qu'on a affaire ici. On peut s'en contenter, bien sûr (après tout, pourquoi pas), mais il faut simplement le savoir.


Jawbone UP24 Bracelet avec Bluetooth Onyx M
Jawbone UP24 Bracelet avec Bluetooth Onyx M
Prix : EUR 125,40

4.0 étoiles sur 5 Partenaire santé preque idéal, 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jawbone UP24 Bracelet avec Bluetooth (Sport)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Avant tout, attention !! Il est impératif de disposer d'une version suffisamment récente d'Android (c'est un point faible, car c'est contraignant tout de même !), en plus d'un smartphone.
Ceci étant posé, ce bracelet au design très agréable (et rechargeable par USB) est un partenaire du quotidien fort complet...
Une fois la configuration établie (chose pas forcément aisée), le fonctionnement donne toute satisfaction : que ce soit sur l'alimentation, l'activité physique, le temps de sommeil... Il apporte des infos et un soutien appréciables.
Il y a la possibilité de partager les résultats statistiques obtenus, liés aux activités.
Ce bracelet, complet, permet d'améliorer son hygiène de vie de façon ludique et sérieuse à la fois, à son propre rythme... Un coach à la carte, en somme !


Philips GC9224/20 PerfectCare Expert Centrale Vapeur Repassage sans Réglage Autonomie Illimitée Bleu/Blanc 1,5 L
Philips GC9224/20 PerfectCare Expert Centrale Vapeur Repassage sans Réglage Autonomie Illimitée Bleu/Blanc 1,5 L
Prix : EUR 207,48

4.0 étoiles sur 5 Beau design au service d'un très bon produit, 3 juin 2014
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Certes, cet appareil coûte relativement cher (tout le monde ne veut/peut pas mettre plus de 250 euros pour un fer à repasser), mais le fait est que cette centrale vapeur fait vraiment bien le job !
Le plus étonnant (et déconcertant au départ !) est cette faculté que l'appareil a (grâce à son absence de réglage) à s'adapter au tissu qu'on souhaite repasser : effet garanti, quand on passe d'une étoffe légère à un tissu plus épais... eh bien ça marche ! C'est bien pratique, très agréable aussi... Difficile dans ces conditions de se planter et de brûler le linge ! Cette caractéristique est sans doute la plus marquante, parmi les nombreuses autres (mode économique, câbles faciles à ranger, réservoir à eau détachable...).
On ne voit guère qu'un certain encombrement qui pourrait peut-être gêner... A part ça, c'est du tout bon !


Persona - Edition restaurée collector - Inclus le Livret de 20 pages et les bonus [Blu-ray]
Persona - Edition restaurée collector - Inclus le Livret de 20 pages et les bonus [Blu-ray]
DVD ~ Bibi Andersson
Prix : EUR 24,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Film mythique, édition HD exemplaire !, 9 mai 2014
C'est l'histoire de deux femmes (dont l'une a perdu la parole) qui cohabitent sur une île.
C'est tout ?
Oui.
Sauf que non.

À partir du début des années 60, et pendant une bonne décennie, Bergman a creusé un sillon expérimental, avec des films capitaux qui ont largement contribué à faire avancer le cinéma vers une forme plus moderne, qui ne craint pas l’abstraction tant qu’elle n’est pas vaine.
"Persona" (1966) est un exemple éclatant de cette démarche, en plus d'être symbolique de la rencontre entre Bergman et sa muse d’alors, Liv Ullmann. Jamais le cinéaste n’était allé aussi loin dans l’abstraction (et dans le malaise que cette abstraction peut éventuellement susciter). Mais le miracle s’accomplit : la forme, ici, sert admirablement le fond (une réflexion poussée comme jamais sur la relation à l'autre, la place qu'on occupe ici-bas, le sens de l'existence). En cela, c’est une réussite totale. Car l'un des films les plus expérimentaux de Bergman s'avère être aussi l'un des plus esthétiques. Certes, sa radicalité peut évidemment rebuter (la tiédeur du jugement, ici, n'est pas de mise). Mais il est difficile de ne pas voir qu’on est en présence d’un film qui est tout simplement « beau ».
C’est un film éprouvant, à bien des égards (les vingt premières minutes installent un climat assez inédit, entre malaise et hypnose, attraction et répulsion). L’ambiance générale du film n’est pas à la franche rigolade (c’est le moins que l’on puisse dire !), mais quelle splendeur ! La magie de Sven Nykvist (directeur de la photographie attitré de Bergman) opère plus que jamais. Certains plans (notamment extérieurs, baignés d’une lumière estivale qui irradie littéralement l'écran) sont d’une beauté foudroyante. Les gros plans de visages (une spécialité de Bergman) sont renversants (bon ok : on parle quand même, là, de Liv Ullmann et Bibi Andersson, soit deux des plus belles actrices du cinéma de Bergman, pourtant riche en belles figures féminines). Alors que c’est sans doute le film le plus emblématique de la veine expérimentale de Bergman (avec tous les supposés défauts que ses détracteurs y rattachent : froideur, déshumanisation, absence de vie…), "Persona" dépasse sans peine tous ces clichés, en affichant avec insolence une beauté solaire (le cadre) autant que polaire (le propos)… Bref : tout concourt à faire de "Persona" un chef-d’œuvre dont la modernité, près de 50 ans après sa sortie, ne se dément toujours pas... C'est dire s’il était capital que le rendu HD soit à la hauteur !

Le film :
Ouf de soulagement : côté HD, StudioCanal n’a pas foiré le truc ! L’image du film n’a jamais été aussi belle (même si le grain est plus présent que sur l’impressionnant – et peut-être indépassable – rendu HD du blu-ray sans faute de "La Source"). Il y a bien quelques plans où ça fourmille plus qu’ailleurs et où la HD n’est pas à la hauteur (enfin, un notamment : à environ 38 minutes, Alma et Elisabet sont face au spectateur et là, on a un peu peur, soudain, de ce qu’on voit, tant c’est bancal), mais c’est vraiment l’affaire d’une poignée de secondes, sur les 84 minutes que dure le film. L’ensemble est globalement de toute beauté ! Les extérieurs sont clairement plus beaux que les intérieurs, en termes de netteté, de rendu HD, de détails… Mais encore une fois, l’ensemble est une réussite et on peut le dire sans détour : c’est un vrai bonheur de redécouvrir cette pierre angulaire de l’histoire du cinéma dans de telles conditions !

Les bonus :
En plus de l’habituel livret, élégant et intéressant, le bonus proposé ici est tout simplement exceptionnel et mérite largement qu’on s’y attarde : il s’agit en effet du documentaire "Liv & Ingmar" (d’une durée d’1H24), qui a connu une exploitation dans nos salles de cinéma en 2013. Liv Ullmann s’y confie généreusement et sans détour sur sa relation avec Ingmar Bergman. Agrémenté de nombreux extraits de films, de documents d'époque où l'on voit Bergman au travail avec ses actrices et de très belles vues actuelles d’une Norvège solaire, c’est un document essentiel pour tenter de cerner un peu plus les mystères de cette relation qui a produit tant de films magnifiques.
Chose étonnante : il existe un DVD de ce documentaire qui est proposé ici en bonus (et en HD ! Donc dans une qualité supérieure à celle du DVD !)… C’est donc plus qu’un simple complément de programme : c’est un second film qui nous est offert ici… Deux films pour le prix d’un, en quelque sorte… Si l’on ajoute qu’en plus, le rendu HD de "Liv & Ingmar" est d’une précision redoutable (les gros plans de Liv Ullmann – non, ce n’est pas sa compatriote Eva Joly ! – sont impressionnants et la mer, les arbres, les galets, la nature... bref : les extérieurs filmés en Norvège sont magnifiques), on peut sans peine affirmer qu’on tient là une édition HD incontournable de "Persona".

Une fois n’est pas coutume, donc : il faut saluer le travail de StudioCanal (et tant pis pour la vilaine police utilisée sur le recto du digibook !) qui a su donner à "Persona" (à coup sûr l'un des plus grands films de Bergman) un écrin à la hauteur de sa splendeur formelle et de sa place dans l’histoire du cinéma.


La Source - Edition restaurée collector - Inclus le Livret de 20 pages et les bonus [Blu-ray]
La Source - Edition restaurée collector - Inclus le Livret de 20 pages et les bonus [Blu-ray]
DVD ~ Max von Sydow
Prix : EUR 24,90

5.0 étoiles sur 5 Un film grandiose servi par une édition époustouflante, 6 mai 2014
Une fois n'est pas coutume : on ne peut que saluer le travail effectué par StudioCanal (à qui il est déjà arrivé de nous servir des éditions HD plus que limite) avec sa collection Bergman (7 films sortis, à ce jour). Malgré le sérieux bémol qu'on peut émettre quant au choix de la police ridicule retenue pour écrire les titres au recto, le reste est franchement épatant.

Le film :
Sur les 7 films proposés dans la collection, "La Source" (chef-d'œuvre d'un Bergman à la veine médiévale, largement au niveau du "Septième Sceau") atteint sans peine le haut du panier.
Inutile d'y aller par quatre chemins : l'image de ce Blu-ray est tout bonnement somptueuse ! Le noir et blanc (déjà naturellement magnifié par le magicien Sven Nykvist, directeur de la photographie attitré de Bergman) acquiert ici un éclat nouveau : les scènes dans la forêt sont un régal pour les yeux (ici, un corbeau en gros plan dont on peut compter les plumes une à une ; là, un essaim de moucherons - pourtant au second plan - qu'on peut distinguer aisément ; ailleurs, les reflets d'un ruisseau qui scintillent délicieusement...). Les visages en gros plan (une spécialité de Bergman) prennent soudain une expressivité impressionnante... On en oublierait presque qu'on est devant un film qui a plus de 50 ans ! Eh non : "La Source" n'a pas été tourné l'année dernière !

Les bonus :
Comme (presque) toujours avec cette collection Bergman, le bonus qui est proposé ici est plutôt conséquent, puisqu'il s'agit d'un documentaire d'1H40 ("Fårö-dokument", plus connu sous le titre "Mon île Faro") que Bergman a réalisé pour la télé en 1979 (et qui fait suite à un autre documentaire du même titre, tourné 10 ans avant). Autant dire tout de suite que la qualité de l'image, ici, est toute relative (surtout en regard du joyau "La Source") : on parle d'un programme destiné à l'origine à la télé, ne l'oublions pas. Mais l'intérêt de ce film est ailleurs : c'est un document rare qui mérite largement le coup d'œil (Bergman y accorde une attention toute particulière aux habitants de "son" île ; une île qu'il montre d'ailleurs, curieusement, sous un jour beaucoup plus hostile ici que dans ses films)... Un documentaire à voir, donc, et qui dépasse largement le cadre du simple bonus.
En complément de tout ça, l'habituel livret illustré qui donne quelques infos en plus sur le film : informatif, donc, joliment fait, mais, comme toujours, pas nécessairement incontournable pour creuser le film.

Ce Blu-ray est l'exemple même de ce que peut donner un "vieux" film en noir et blanc, quand il reçoit un traitement digne de ce nom, et vient confirmer (s'il était encore besoin) que non, la HD n'est pas réservée uniquement aux derniers blockbusters.
"La Source" était déjà un film de toute beauté. Avec ce Blu-ray, il trouve une nouvelle jeunesse, en s'ancrant un peu plus dans l'éternité cinéphilique à laquelle appartient ce grand film âpre et habité, où (fait unique chez Bergman) la présence de Dieu se manifeste de manière concrète... Ce qui tombe, somme toute, plutôt bien, pour une édition Blu-ray qui relève presque du miracle.


Sonate d'automne - Edition Collector - Inclus le Livret de 20 pages [Blu-ray]
Sonate d'automne - Edition Collector - Inclus le Livret de 20 pages [Blu-ray]
DVD ~ Ingrid Bergman
Prix : EUR 24,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Beau film, belle image, 30 avril 2014
Sur les 7 sorties récentes en Blu-ray, chez StudioCanal, de films signés Ingmar Bergman, "Sonate d'automne" figure sans peine parmi les plus belles réussites du lot, au niveau de la qualité technique de l'image.

Sur le film en lui-même...
C'est un classique de Bergman, un chef-d'œuvre même (même si le terme a des allures de pléonasme quand on parle d'un film de Bergman). À son intérêt artistique évident (sur lequel il n'est pas utile de s'étendre davantage) s'ajoute une curiosité devenue quasi-légendaire : il s'agit, en effet du film qui réunit ("enfin" ! ...car il y avait une réelle attente dans ce sens) "les deux Bergman" (certains parleront même d'"affrontement") : Ingmar et Ingrid. Ces deux-là n'étaient pas forcément faits pour se rencontrer, n'était une origine suédoise commune (ils n'avaient, a priori, guère que ça en commun). Ingrid, la star hollywoodienne flamboyante, et Ingmar, le metteur en scène européen chantre d'un cinéma exigeant, expérimental même... bref : aux antipodes du cinéma spectaculaire et familial dont Ingrid fut l'un des fleurons les plus beaux durant des décennies... Sauf qu'Ingrid Bergman fut aussi, à la fin des années 40 et au début des années 50, la compagne du cinéaste italien Roberto Rossellini, chef de file du néo-réalisme et, à ce titre, véritable icône pour les représentants d'un "jeune" cinéma apparus au début des années 60 (ceux de la Nouvelle Vague en tête).
Avec Rossellini, Ingrid Bergman fera ses plus beaux films ("Stromboli", "Europe 51", "Voyage en Italie"), des œuvres majeures et marquantes aujourd'hui encore, dont on considère souvent qu'elles ont largement contribué à faire entrer le cinéma dans la modernité (ou en tout cas dans une ère nouvelle).
C'est cette Ingrid-là que, de toute évidence, Ingmar est allé chercher. Mais c'est sans doute aussi la star qui le fascinait (car Ingmar Bergman n'avait rien contre le cinéma commercial... allant même jusqu'à avouer un intérêt certain pour les interminables soap-opéras débités au kilomètre par les chaînes de télé !). Ainsi, le personnage imposant et chargé d'histoire(s) qu'Ingrid Bergman interprète dans "Sonate d'automne" permet à l'actrice de jouer sur les deux tableaux : un cinéma "sérieux" dont elle fut une muse, via Rossellini, et un cinéma plus divertissant dont elle resta jusqu'au bout l'une des plus emblématiques représentantes.
Pour affronter le monstre sacré, une Liv Ullmann tout en retrait, timorée (comme une sorte d'animal craintif, façon Mia Farrow), soumise (le négatif exact de ce qu'elle est dans "Persona"), comme écrasée par le poids de sa partenaire (sur les deux plans : aussi bien la "star" qu'elle a en face d'elle que la mère abusive que la fille "frustrée" qu'interprète Liv Ullmann doit supporter... duplicité troublante pour le spectateur, d'ailleurs : où s'arrête la fiction ? Où démarre la réalité ? Est-ce vraiment "uniquement" un film ? Ou bien s'agit-il d' "autre chose" ? Difficile de trancher réellement...).

Sur cette édition blu-ray elle-même...
L'horrible charte graphique "enfantine" voulue (en dépit du bon sens) par l'équipe de bras cassés de chez StudIoCanal se trouve, ici, heureusement palliée par un effort technique à la hauteur de nos espérances.
On l'a dit : ce duo fascinant est servi par l'écrin sublime qu'est ce film à la fois pudique et violent. Ecrin qui se trouve rehausser comme jamais par cette édition Blu-ray : la haute-définition sied à merveille aux couleurs chatoyantes de l'automne dont il est question ici.
L'image du film n'a jamais été aussi belle, aussi bien définie, tout en préservant son grain cinéma.
C'est donc un bonheur nouveau qu'offre la vision du film dans de telles conditions.
Le livret contenu dans cette édition est intéressant, mais sans plus (on a tellement écrit sur Bergman et son œuvre que celles et ceux qui voudront creuser le sujet trouveront sans peine bien mieux ailleurs).
Le bonus est assez conséquent (le documentaire "Mais le cinéma est ma maîtresse", un portrait d'Ingmar Bergman de plus d'une heure).
Mais c'est le film lui-même qui reste le clou de cette édition : intemporel et bouleversant, il offre un grand moment de cinéma (et, accessoirement, un nouveau sommet dans la carrière du cinéaste suédois).


Scènes de la vie conjugale - Edition collector - Inclus le film "Sarabande, la Série TV et le Livret de 20 pages [Blu-ray]
Scènes de la vie conjugale - Edition collector - Inclus le film "Sarabande, la Série TV et le Livret de 20 pages [Blu-ray]
DVD ~ Liv Ullmann
Prix : EUR 34,90

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Attention !, 29 avril 2014
Sur le film lui-même, rien à dire qui n'ait déjà été dit : "Scènes de la vie conjugale" (tant le film que la série TV) est un pur chef-d'œuvre (qui mérite toutes les étoiles du monde) dont on ressort difficilement indemne (il s'y dit des choses sur le couple et sur la difficulté de vivre "ensemble" qui, 40 ans après, sonnent avec une justesse bouleversante) : on tient là, à coup sûr, l'un des sommets de l'œuvre de Bergman (pourtant déjà bien riche en pics !).
Sur cette édition Blu-Ray, maintenant... Passons très vite sur le choix plus que discutable qui a été fait, concernant cette abominable charte graphique (sérieusement, il ne s'est vraiment trouvé personne, chez StudioCanal, pour se rendre compte du ridicule que ça implique, pour des films de Bergman, cette police "niveau maternelle" ??!). Il faut s'y faire : les 7 sorties récentes des Bergman en HD sont comme ça (au moins, dans le genre "à côté de la plaque", c'est "harmonieux", si l'on ose dire... c'est déjà ça !).
Pour ce qui concerne plus particulièrement cette édition de "Scènes de la vie conjugale", il est important de signaler que le magnifique film "Saraband" (pendant indispensable à "Scènes de la vie conjugale", dont il constitue une sorte de suite) est proposé en DVD (et non pas en Blu-Ray, contrairement à ce que la fiche produit pourrait laisser penser)...
C'est le DVD MK2 (qui date d'une bonne dizaine d'années) qui est inclus ici, sans les bonus qu'on trouvait à l'époque (sur un second DVD, car il s'agissait d'un coffret)... Juste le film, et rien d'autre. Idem pour "Scènes de la vie conjugale" : aucun bonus. Il faut donc prendre, ici, le DVD de "Saraband" pour ce qu'il est : un bonus à l'édition HD de "Scènes de la vie conjugale" !
Enfin, un mot sur la qualité de l'image HD de "Scènes de la vie conjugale" : on y gagne indéniablement, en comparaison avec ce qui existait avant (l'atroce édition Opening pour la version cinéma, et la convenable édition MK2 pour la version TV). Mais l'image, si elle est, ici, mieux définie que jamais, fourmille quand même pas mal. C'est assez normal, compte tenu du fait qu'il s'agit là d'une œuvre tournée en 16 mm pour la télévision.
En résumé, ce coffret réjouira malgré tout les admirateurs du maître suédois : on n'avait encore jamais vu "Scènes de la vie conjugale" dans d'aussi bonnes conditions techniques. Le regroupement en un seul coffret des versions cinéma et TV est également un très bon point. Le livret inclus dans le coffret, bien que plaisant, reste tout de même anecdotique.
Seul vrai bémol (mais de taille), donc : la présence quasiment inutile d'un "Saraband" en DVD, chose d'autant plus regrettable (voire inexplicable) qu'il s'agit d'un film originellement tourné (et donc vraisemblablement pensé, aussi, comme tel) par Bergman en HD en 2002... On ne peut s'empêcher d'imaginer quel éblouissant Blu-Ray "Saraband" pourrait faire ! ...Et l'on se dit quand même un peu, du coup, "quel gâchis !".
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 4, 2014 7:08 PM MEST


Buddbox
Buddbox
Prix : EUR 46,83

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un objet à l'image de son contenu, 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Buddbox (CD)
Ce coffret (petit par la taille mais grand par son contenu) est à l'image de la musique d'Harold Budd : sobre, classe, élégant, discret, minimaliste, sans chichi...
Bien sûr, les inconditionnels du pianiste californien possèdent sans doute déjà les 7 albums qui sont regroupés dans cette "BuddBox". Mais les autres (ceux qui souhaiteraient faire le grand plongeon dans la production homérique d'un des pionniers de l'ambient, avec son ami Brian Eno, qui en est, lui, le papa, carrément), auront tout intérêt à se ruer sur ce très bel objet (peu encombrant, qui plus est !), car il renferme tout de même quelques uns des chefs d’œuvre certifiés d'Harold Budd.
En 7 CD (glissés dans des pochettes cartonnées déclinées en tons pastels très bienvenus, un peu dans le style "vinyl replica", puisqu'elles reproduisent, au recto, les illustrations des pochettes d'origine), le coffret permet de parcourir deux décennies (de 1981 à 1996) durant lesquelles Budd s'est montré particulièrement productif et (surtout) inspiré. Ses travaux solos ont la part belle (avec 5 albums indispensables : "The Serpent (in Quicksilver)" [1981], "Abandoned Cities" [1984], "The White Arcades" [1988], "By the Dawn's Early Light" [1991] et le fabuleux "Luxa" [1996]), mais les collaborations (aspect très important de l’œuvre de Harold Budd) ne sont pas oubliées, avec "Music for 3 pianos" [1992] (en compagnie de Ruben Garcia et Daniel Lentz) et "Through the Hill" [1994] (projet audacieux et passionnant avec Andy Partridge, leader du groupe anglais XTC).
Bien sûr, on pourra regretter notamment l'absence des deux albums mythiques qu'Harold Budd a enregistrés avec Brian Eno ("Ambient 2 # The Plateaux of Mirror" [1980] et "The Pearl" [1984]), ou bien encore du premier album officiel d'Harold Budd (le déjà très abouti et séduisant "The Pavillion of Dreams" [1978]). Certains des derniers albums du maître n'auraient pas dépareillé non plus ici (au hasard, "The Room" [2000], "Avalon Sutra" [2004], "Perhaps" [2007], "In the Mist" [2011], "Winter Garden" [2011], "Bordeaux [2011], "Bandits of Stature" [2012] ou le récent "Jane 1-11" [2013]). Peut-être aussi que l'une (au moins) des trois (jusqu'ici) collaborations très originales de Budd avec le guitariste Clive Wright (ex Cock Robin... eh oui !) aurait pu trouver sa place ici : "A Song for Lost Blossoms" [2008], "Candylion" [2009] et "Little Windows" [2010] sont en effet tous trois particulièrement dignes d'intérêt... Un jour, sans doute, faudra-t-il songer à une belle intégrale (au vu de la quantité que cela suppose, ce serait une sacrée gageure !).
Mais pour l'heure, ne boudons pas notre plaisir : la musique que renferme ce petit coffret (dont le prix n'est pas excessif, en plus) reste de très haut niveau. Elle est intemporelle (de toute évidence, Harold Budd est d'ores et déjà un classique, de son vivant) et il n'y a rien à jeter.
Enfin, cerise sur le gâteau, le coffret inclut un livret illustré de 76 pages qui compile des interviews et des essais sur Harold Budd et sa musique, qui n'a pas fini d'ensorceler ses auditeurs par-delà les frontières (car l’œuvre de Budd fédère les mélomanes de tous les continents : privilège d'une musique qui parle un langage universel).


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