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Contenu rédigé par Pierre Marty
Classement des meilleurs critiques: 13.425
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Commentaires écrits par
Pierre Marty

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PMA, GPA : Quel respect pour les droits de l'enfant ?
PMA, GPA : Quel respect pour les droits de l'enfant ?
par Aude Mirkovic
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Démonstration extrêmement convaincante, 21 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : PMA, GPA : Quel respect pour les droits de l'enfant ? (Broché)
L'argumentation est remarquable à tous points de vue: rigoureuse, claire, pertinente et étayée (tant factuellement que juridiquement). L'auteur n'avance pas argument d'autorité ni fondé sur un système de valeurs religieux, seulement des arguments basés sur des principes éthiques communément admis (y compris par les partisans de la PMA-GPA-pour-toutes-et-tous) mais aussi sur la logique (toute personne devrait s'efforcer d'adopter une position cohérente sur le sujet et non dictée par son seul intérêt ou sa sympathie pour le désir d'enfant chez ceux qui revendiquent le droit de recourir à ces techniques). De sorte que le livre s'adresse à toutes les personnes de bonne foi qui veulent clarifier ou mettre à l'épreuve leurs idées sur la question.
J'ai prêté le livre à un ami qui tenait le discours ambiant typique ("l'important, c'est que l'enfant soit aimé par des gens qui l'aiment", "la famille a évolué", etc.) et, quand il me l'a rendu, il m'a avoué qu'il ne savait plus trop quoi penser mais qu'il lui semblait bien que l'auteur avait raison. Quand on en a rediscuté 2 semaines plus tard, il m'a dit que ses idées s'étaient décantées et qu'il n'avait désormais plus de doute sur la question. Je vous encourage donc à faire circuler ce livre salutaire !


Apocalypse : Staline
Apocalypse : Staline
DVD ~ Isabelle Clarke
Prix : EUR 14,99

2.0 étoiles sur 5 Du bon et du moins bon, 17 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse : Staline (DVD)
Documentaire intéressant surtout pour le travail de collecte d'images d'archives (colorisées) mais le commentaire et la musique sont rapidement insupportables à force de verser dans le pathos (et que dire du titre franchement stupide, "Apocalypse", qui a sans doute été choisi pour son caractère dramatique et lourdement racoleur, plus que pour son sens premier de "révélation"). Ces défauts sont d'ailleurs communs aux autres documentaires de la même série (Hitler, etc.).
Toutefois, ce nouvel opus en ajoute un autre: les allers-retours incessants dans la chronologie, dont on peine à saisir l'intérêt. C'est perturbant même quand on a déjà de bonnes connaissances de la période relatée, alors je n'ose pas imaginer ce que cela peut donner avec un public qui découvre les personnages et les événements (p.ex. des collégiens/lycéens) ! Probablement un gloubi-boulga, une soupe historique où tout finit par se mélanger... Pédagogiquement, c'est un non-sens total. Je n'arrive vraiment pas à comprendre ce choix des réalisateurs.


Le Christianisme : Histoire, courants, cultures
Le Christianisme : Histoire, courants, cultures
par Claude-Henry Du Bord
Edition : Broché
Prix : EUR 15,20

2.0 étoiles sur 5 Un livre mal rédigé et comportant beaucoup d'erreurs et approximations, 26 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Christianisme : Histoire, courants, cultures (Broché)
Livre décevant, au style souvent bâclé et au contenu parfois obscur, ce qui est un comble pour un ouvrage d'introduction. Certes, le christianisme n'est pas forcément la religion la plus facile à faire comprendre, et encore moins les différences entre les théologies catholique, protestante et orthodoxe, mais on pouvait tout de même faire mieux. Ainsi, en lisant le chapitre sur la théologie orthodoxe, je n'ai pas eu l'impression de découvrir quelque chose de spécifique à cette tradition. Au contraire, un catholique pourrait y adhérer presque totalement, et même un protestant pour une large partie. Voir ce passage: "Par son abaissement, sa passion et sa mort, le Christ "réhabilite" l'homme, le restaure et le régénère; toute puissance de séparation est anéantie par le torrent d'amour que Dieu verse sur l'humanité." Tout chrétien se reconnaîtra dans cette phrase. Il n'y a ici rien de particulier aux orthodoxes!

Plus problématique encore, le livre est truffé d'erreurs et d'approximations qui jettent un doute sur la fiabilité de l'ensemble du livre. Quelques exemples:
- Pour expliquer la symbolique des nombres dans l'Apocalypse, et notamment du chiffre 7, l'auteur fait référence aux "7 plaies d'Egypte" et recycle ainsi une des erreurs les plus populaires au sujet de la Bible (faites un sondage autour de vous), démentie cependant par le texte de l'Exode, puisqu'il y a en vérité 10 plaies.
- L'étymologie d'"orthodoxie": l'auteur ne mentionne pas l'autre sens du grec doxa ("gloire"). Ainsi, pour les orthodoxes, l'orthodoxie est à la fois "opinion droite" sur la foi chrétienne, telle qu'elle est censée remonter à la génération apostolique, mais aussi "vraie glorification" ou "vrai culte" rendu à Dieu.
- Passage sur la querelle du filioque (p. 100): la chronologie est incompréhensible. Voyez plutôt: "Dès le IIIe siècle, l'Orient précise sa pensée au sujet d'un passage du credo: "l'Esprit Saint procède du Père et du Fils"". Or, le credo de Nicée-Constantinople date de... 381 et surtout, dans sa version initiale, il ne mentionne que la procession du Père, et non du Fils, d'où la querelle avec les Byzantins lorsque l'Eglise latine effectuera cet ajout.
- Malgré ce qu'on entend très souvent, il est faux que les prêtres orthodoxes se marier. Là encore, il s'agit d'une erreur populaire, qu'on s'attend à ne pas retrouver dans un ouvrage écrit par un "spécialiste de la pensée chrétienne" (selon la présentation de l'auteur en 4e de couverture). En réalité, les prêtres orthodoxes doivent rester dans le même état de vie que celui où ils étaient au moment de leur accès au sacerdoce: s'ils étaient célibataires, ils ne peuvent pas se marier; s'ils étaient mariés, ils ne peuvent pas divorcer. En résumé, les hommes mariés peuvent devenir prêtres, mais les prêtres célibataires ne peuvent pas se marier. Il faudrait faire cette distinction élémentaire quand on aborde la question ultra rebattue du "mariage des prêtres".
- Le passage sur le sacerdoce dans l'Eglise protestante est très vague et mal rédigé, de sorte qu'un lecteur non informé (ce qui sera le cas de la plupart des lecteurs de ce genre d'ouvrage) sera facilement induit en erreur. Il est ainsi fallacieux d'écrire que "les femmes sont admises au sacerdoce" puisque (et l'auteur le dit d'ailleurs lui-même juste avant), pour les protestants, tous les chrétiens sont prêtres par le baptême (sacerdoce universel). En revanche, il n'y a pas de ministère ordonné chez les protestants, autrement dit pas de sacerdoce ministériel. Les femmes peuvent en effet devenir pasteures, mais le pasteur n'est pas du tout le décalque du prêtre chez les catholiques et les orthodoxes (ceux qui voudraient comprendre la différence de façon plus fine pourront se reporter à ce texte d'André Gounelle: http://andregounelle.fr/vocabulaire-theologique/le-sacerdoce-universel.php).
- Etc. etc.


L'histoire des grands compositeurs (1CD audio)
L'histoire des grands compositeurs (1CD audio)
par Claire Laurens
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

5.0 étoiles sur 5 Genial pour les enfants... et les adultes !, 3 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'histoire des grands compositeurs (1CD audio) (Broché)
J'ai offert ce livre à ma fille de 10 ans, qui l'a dévoré. Ensuite, je le lui ai piqué et je l'ai dévoré à mon tour ! Ce livre bénéficie d'une mise en page très élégante, avec de magnifiques illustrations, mais surtout de textes d'une grande qualité, rédigés avec beaucoup de soin. Le vocabulaire est à la fois précis et simple, adapté aux capacités de compréhension de jeunes lecteurs, mais sans être simpliste. La vie et l'oeuvre de chaque compositeur sont présentées sur 2 à 4 pages et commence systématiquement par une anecdote, dans le style journalistique, ce qui permet d'entrer facilement dans le texte.
Sans en avoir l'air, ce livre – qui, à ma connaissance, n'a pas d'équivalent en langue française – a un contenu extrêmement riche (ayant, pour ma part, une assez bonne culture musicale, j'y ai appris beaucoup de choses). Son principal atout reste cependant son style très vivant, qui en fait une porte d'entrée idéale pour les enfants – même jeunes – dans l'univers de la musique classique.


Le Chocolat [Import belge]
Le Chocolat [Import belge]
DVD ~ Juliette Binoche
Proposé par dvd-rebell
Prix : EUR 2,96

2.0 étoiles sur 5 Grosse déception, 23 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Chocolat [Import belge] (DVD)
Je ne comprends pas comment les critiques ont pu s'emballer pour ce film, d'une rare mièvrerie, et qui égrène un nombre de clichés record en 1h40. Autant il ruisselle de bons sentiments, autant il ne suscite à peu près aucune émotion, ce qui n'est pas le moindre paradoxe. Les personnages n'ont aucune épaisseur (pauvre Juliette Binoche, qui est pourtant une grande actrice) et l'histoire, quoique originale, est dénuée de profondeur. J'ai eu toutes les peines à vaincre l'ennui et voir le film jusqu'au bout.


Orthodoxie
Orthodoxie
par Première partie
Edition : Broché
Prix : EUR 9,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Ce n'est pas le texte intégral !!!, 4 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Orthodoxie (Broché)
Attention: il s'agit d'une version abrégée de l'oeuvre, ce qui n'est pas mentionné par l'éditeur ! C'est en cherchant un passage particulier, cité dans un ouvrage, que je m'en suis rendu compte: comme je ne le trouvais pas, j'ai comparé le texte avec celui d'une autre édition, et je m'en suis alors aperçu que celle-ci ne comporte qu'à peu près 50% du texte original. Et le pire, c'est que les coupes ne sont même pas indiquées ! On a donc l'impression que le texte est continu, alors que des paragraphes entiers ont été sautés. Un tel manque de sérieux de la part d'un éditeur est incompréhensible. Je dirais même que cela relève de la tromperie, sans parler du manque de respect envers l'oeuvre et son auteur.

Autre lacune (mais c'est vraiment un détail en comparaison de ce qui précède): le nom du traducteur n'est pas indiqué. Là aussi, cela révèle un travail éditorial peu sérieux.

L'intention de faire mieux connaître l'oeuvre de Chesterton est louable, mais pas de cette manière !


Catholix reloaded : Essai sur la vérité du christianisme
Catholix reloaded : Essai sur la vérité du christianisme
par Frédéric Guillaud
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sans doute la meilleure défense du christianisme en langue française, 14 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Catholix reloaded : Essai sur la vérité du christianisme (Broché)
L'apologétique (autrement dit la défense du christianisme fondée sur la raison) est un genre florissant en langue anglaise, où les ouvrages sur le sujet au XXe siècle se comptent par dizaines. Beaucoup sont excellents, mais malheureusement peu sont traduits en français (parmi lesquels ceux de Chesterton et C.S. Lewis). Le livre de Frédéric Guillaud vient donc combler un manque et tient la dragée haute à ses meilleurs équivalents anglo-saxons. Outre sa rigueur argumentative, sa progression logique impeccable et son style sobre et clair, il présente l'immense avantage de tenir compte des recherches et découvertes les plus récentes dans le domaine de l'exégèse et de l'archéologie.
Il se compose de 3 parties: théisme, christianisme, catholicisme. Toutes sont de très haut vol, mais la partie centrale est la plus remarquable: sur la véridicité des évangiles, c'est tout simplement la meilleure argumentation que j'aie jamais lue. Bien sûr, ceux qui refusent de croire envers et contre toute argumentation ne seront jamais convaincus (à cet égard, le dogmatisme de ceux qui se réclament de la raison comme seule autorité est un pied-de-nez à la rationalité). Mais ceux-là continueraient de ne pas croire, quand bien même les morts ressusciteraient (cf. Lc 16, 31). Ce n'est donc pas à eux que l'ouvrage s'adresse, mais aux personnes ouvertes et de bonne foi (donc qui ne rejettent pas d'emblée la possibilité de croire, au sens religieux du terme) et qui font confiance à la raison, tout en ayant l'humilité d'admettre que la difficulté pour la raison de saisir quelque chose n'implique pas automatiquement l'impossibilité pour cette chose d'exister.
Il va de soi qu'aucun livre ne convertira jamais qui que ce soit: pour être complète, une conversion ne doit pas seulement comporter une adhésion de l'intelligence, mais aussi et surtout une adhésion du cœur. Cela dit, l'approbation par la raison des données de la foi peut être la première étape conduisant ultimement à la conversion du cœur. Ce n'est pas le moindre mérite du livre de Frédéric Guillaud que d'illuminer radicalement cette première étape.
Je vais m'empresser d'offrir ce livre à mes amis sceptiques ou agnostiques qui cultivent le désir de comprendre.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 9, 2016 3:21 PM MEST


Le Voyage des pères, Tome 2 : Alphée
Le Voyage des pères, Tome 2 : Alphée
par David Ratte
Edition : Album
Prix : EUR 14,00

2.0 étoiles sur 5 En effet, ça "désacralise"..., 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Voyage des pères, Tome 2 : Alphée (Album)
(Commentaire de l'édition en un volume des tomes 1 à 3.)
En effet, ça "désacralise"...
J’ai acheté ce livre sur la foi des commentaires presque unanimement dithyrambiques des lecteurs et ma déception n’en a été que plus grande.
ILP a trouvé cette BD "géniale" car elle "désacralise" (sous-entendu: l'évangile, la foi, la personne de Jésus...). Sur ce dernier point, je suis 100% d'accord avec lui, et c'est justement pour ça que je n'ai pas du tout apprécié cette BD. Le ton général est vulgaire et trivial. Quelques citations, qui reflètent le niveau des dialogues: "Jésus ressuscité? Trop classe!" "Vivant ou mort, bon débarras! Il devait pas nous libérer des Romains, votre messie? Parce qu'à première vue ça a foiré grave – Mais il a donné sa vie pour racheter nos péchés. - Pour racheter nos péchés? Waouh, génial, on est bien avancés avec ça!"
Et tout est à l'avenant. "Trop classe", "trop cool", "trop puissant"... Sous prétexte de "vulgariser l'évangile" et d'en donner le goût aux jeunes (à supposer que ce soit le but de l'auteur), il cumule tous les travers du jeunisme et ramène la Bonne nouvelle au niveau d'un mauvais sketch.
Les merveilles accomplies par Jésus sont ravalées au rang d'attraction de cirque ("On dira ce qu’on vaudra, mais un mort qui marche, ça en jette quand même", "OK, Jésus fait des trucs bizarres", etc.). Le royaume de Dieu annoncé le Christ n’est même pas entraperçu. Du coup, les quelques personnages bouleversés par la rencontre avec lui (les prostituées, le maquereau) détonnent complètement, au point de paraître factices.
Certains pourront trouver tout cela fort drôle, voire "fun". Pour ma part, dans le genre pastiche, je préfère de très loin "La vie de Brian", des Monty Python. Leur ambition était beaucoup plus modeste: faire rire (ce en quoi ils excellaient) et ils n'avaient aucune prétention d'instruire ou d’éveiller le désir de connaître le Christ (le personnage principal s'appelle Brian, et c'est surtout malgré lui qu'il évoque Jésus !).
Mais ici, l’humour se résume à l’anachronisme du vocabulaire (cool et branché), et à des jeux de mots pitoyables ("ton Jésus, tu peux faire une croix dessus"). J’entends déjà ceux qui disent que c’est la seule manière (le jeunisme) de susciter l’intérêt des jeunes. A mon sens, c’est rigoureusement faux. Ma fille a lu le livre avant moi et l’a trouvé vulgaire et pas si amusant que cela. Je pense que les jeunes ont de réelles aspirations et n’ont aucune envie qu’on imite, par démagogie, leur manière d’être ou de parler. Ils sont plus attirés par les paroles vraies que par les discours complaisants ; ils préfèrent les personnes et les œuvres qui les élèvent, en leur montrant, en leur parlant d’autre chose, plutôt que celles qui se modèlent sur ce qu’ils sont. Bref, tous ceux qui singent la jeunesse, dont ils se prétendent les amis, ne font que démontrer le peu d’estime et d’ambition qu’ils ont pour elle. Les jeunes ne sont pas dupes du culte qu’on leur voue.
Fin de la digression et retour au livre.
Parlons du personnage central de Jonas (père de Pierre). Pourquoi l’avoir rendu aussi détestable d’un bout à l’autre ? C’est un mufle total, augmenté d’un poivrot, dépourvu de toute délicatesse, y compris avec ses compagnons (et compagnes) de voyage. Seul l’épilogue du livre le rend à peine moins antipathique, mais c’est hélas trop tard. Et puis, que dire de la conclusion, d’une trivialité navrante ? A sa femme, qui lui demande s’il a ramené leurs fils (Pierre et André), Jonas répond : "J’ai parlé avec eux et tu sais, Jésus, tout ça… c’est vraiment leur truc". "Leur truc" : après son itinéraire, c’est tout ce que l’homme trouve à dire. Drôle de conversion. Malgré ses larmes, ses mots laissent penser qu’il persiste à ne pas comprendre grand chose à l’amour du Christ dont vivent ses fils.
Je ne m’étends pas sur la séquence dans la maison des "victimes du Nazaréen", qui est simplement grotesque.
Le seul point positif de cette BD, et qui m’empêche de lui attribuer le minimum d’étoile, est l’indéniable qualité des graphismes. Mais pour moi, qui ne suis pas un passionné de BD, cela ne compense pas ses défauts rédhibitoires.
En résumé, si vous cherchez une "BD chrétienne" (notion certes difficile à définir, mais disons par exemple une BD qui transmette la culture chrétienne ou donne envie d’approfondir la foi chrétienne), celle-ci n’est clairement pas le bon choix (ça reste d’ailleurs une énigme pour moi qu’elle ait obtenu le Prix international de la BD chrétienne Angoulême 2008). Tournez-vous plutôt vers les BD de Brunor, Dominique Bar, Laurent Bidot, Jean-François Kieffer, Loÿs Pétillot, Jijé, etc.


Le Voyage des pères, Tome 3 : Simon
Le Voyage des pères, Tome 3 : Simon
par David Ratte
Edition : Album
Prix : EUR 14,00

2.0 étoiles sur 5 En effet, ça "désacralise"..., 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Voyage des pères, Tome 3 : Simon (Album)
(Ce commentaire se rapporte à l'édition en un volume des tomes 1 à 3.)
J’ai acheté ce livre sur la foi des commentaires presque unanimement dithyrambiques des lecteurs et ma déception n’en a été que plus grande.
ILP a trouvé cette BD "géniale" car elle "désacralise" (sous-entendu: l'évangile, la foi, la personne de Jésus...). Sur ce dernier point, je suis 100% d'accord avec lui, et c'est justement pour ça que je n'ai pas du tout apprécié cette BD. Le ton général est vulgaire et trivial. Quelques citations, qui reflètent le niveau des dialogues: "Jésus ressuscité? Trop classe!" "Vivant ou mort, bon débarras! Il devait pas nous libérer des Romains, votre messie? Parce qu'à première vue ça a foiré grave – Mais il a donné sa vie pour racheter nos péchés. - Pour racheter nos péchés? Waouh, génial, on est bien avancés avec ça!"
Et tout est à l'avenant. "Trop classe", "trop cool", "trop puissant"... Sous prétexte de "vulgariser l'évangile" et d'en donner le goût aux jeunes (à supposer que ce soit le but de l'auteur), il cumule tous les travers du jeunisme et ramène la Bonne nouvelle au niveau d'un mauvais sketch.
Les merveilles accomplies par Jésus sont ravalées au rang d'attraction de cirque ("On dira ce qu’on vaudra, mais un mort qui marche, ça en jette quand même", "OK, Jésus fait des trucs bizarres", etc.). Le royaume de Dieu annoncé le Christ n’est même pas entraperçu. Du coup, les quelques personnages bouleversés par la rencontre avec lui (les prostituées, le maquereau) détonnent complètement, au point de paraître factices.
Certains pourront trouver tout cela fort drôle, voire "fun". Pour ma part, dans le genre pastiche, je préfère de très loin "La vie de Brian", des Monty Python. Leur ambition était beaucoup plus modeste: faire rire (ce en quoi ils excellaient) et ils n'avaient aucune prétention d'instruire ou d’éveiller le désir de connaître le Christ (le personnage principal s'appelle Brian, et c'est surtout malgré lui qu'il évoque Jésus !).
Mais ici, l’humour se résume à l’anachronisme du vocabulaire (cool et branché), et à des jeux de mots pitoyables ("ton Jésus, tu peux faire une croix dessus"). J’entends déjà ceux qui disent que c’est la seule manière (le jeunisme) de susciter l’intérêt des jeunes. A mon sens, c’est rigoureusement faux. Ma fille a lu le livre avant moi et l’a trouvé vulgaire et pas si amusant que cela. Je pense que les jeunes ont de réelles aspirations et n’ont aucune envie qu’on imite, par démagogie, leur manière d’être ou de parler. Ils sont plus attirés par les paroles vraies que par les discours complaisants ; ils préfèrent les personnes et les œuvres qui les élèvent, en leur montrant, en leur parlant d’autre chose, plutôt que celles qui se modèlent sur ce qu’ils sont. Bref, tous ceux qui singent la jeunesse, dont ils se prétendent les amis, ne font que démontrer le peu d’estime et d’ambition qu’ils ont pour elle. Les jeunes ne sont pas dupes du culte qu’on leur voue.
Fin de la digression et retour au livre.
Parlons du personnage central de Jonas (père de Pierre). Pourquoi l’avoir rendu aussi détestable d’un bout à l’autre ? C’est un mufle total, augmenté d’un poivrot, dépourvu de toute délicatesse, y compris avec ses compagnons (et compagnes) de voyage. Seul l’épilogue du livre le rend à peine moins antipathique, mais c’est hélas trop tard. Et puis, que dire de la conclusion, d’une trivialité navrante ? A sa femme, qui lui demande s’il a ramené leurs fils (Pierre et André), Jonas répond : "J’ai parlé avec eux et tu sais, Jésus, tout ça… c’est vraiment leur truc". "Leur truc" : après son itinéraire, c’est tout ce que l’homme trouve à dire. Drôle de conversion. Malgré ses larmes, ses mots laissent penser qu’il persiste à ne pas comprendre grand chose à l’amour du Christ dont vivent ses fils.
Je ne m’étends pas sur la séquence dans la maison des "victimes du Nazaréen", qui est simplement grotesque.
Le seul point positif de cette BD, et qui m’empêche de lui attribuer le minimum d’étoile, est l’indéniable qualité des graphismes. Mais pour moi, qui ne suis pas un passionné de BD, cela ne compense pas ses défauts rédhibitoires.
En résumé, si vous cherchez une "BD chrétienne" (notion certes difficile à définir, mais disons par exemple une BD qui transmette la culture chrétienne ou donne envie d’approfondir la foi chrétienne), celle-ci n’est clairement pas le bon choix (ça reste d’ailleurs une énigme pour moi qu’elle ait obtenu le Prix international de la BD chrétienne Angoulême 2008). Tournez-vous plutôt vers les BD de Brunor, Dominique Bar, Laurent Bidot, Jean-François Kieffer, Loÿs Pétillot, Jijé, etc.


Le Voyage des pères, Tome 1 : Jonas
Le Voyage des pères, Tome 1 : Jonas
par David Ratte
Edition : Album
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 En effet, ça "désacralise"..., 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Voyage des pères, Tome 1 : Jonas (Album)
(Ce commentaire se rapporte à l'édition en un volume des tomes 1 à 3.)
J’ai acheté ce livre sur la foi des commentaires presque unanimement dithyrambiques des lecteurs et ma déception n’en a été que plus grande.
ILP a trouvé cette BD "géniale" car elle "désacralise" (sous-entendu: l'évangile, la foi, la personne de Jésus...). Sur ce dernier point, je suis 100% d'accord avec lui, et c'est justement pour ça que je n'ai pas du tout apprécié cette BD. Le ton général est vulgaire et trivial. Quelques citations, qui reflètent le niveau des dialogues: "Jésus ressuscité? Trop classe!" "Vivant ou mort, bon débarras! Il devait pas nous libérer des Romains, votre messie? Parce qu'à première vue ça a foiré grave – Mais il a donné sa vie pour racheter nos péchés. - Pour racheter nos péchés? Waouh, génial, on est bien avancés avec ça!"
Et tout est à l'avenant. "Trop classe", "trop cool", "trop puissant"... Sous prétexte de "vulgariser l'évangile" et d'en donner le goût aux jeunes (à supposer que ce soit le but de l'auteur), il cumule tous les travers du jeunisme et ramène la Bonne nouvelle au niveau d'un mauvais sketch.
Les merveilles accomplies par Jésus sont ravalées au rang d'attraction de cirque ("On dira ce qu’on vaudra, mais un mort qui marche, ça en jette quand même", "OK, Jésus fait des trucs bizarres", etc.). Le royaume de Dieu annoncé le Christ n’est même pas entraperçu. Du coup, les quelques personnages bouleversés par la rencontre avec lui (les prostituées, le maquereau) détonnent complètement, au point de paraître factices.
Certains pourront trouver tout cela fort drôle, voire "fun". Pour ma part, dans le genre pastiche, je préfère de très loin "La vie de Brian", des Monty Python. Leur ambition était beaucoup plus modeste: faire rire (ce en quoi ils excellaient) et ils n'avaient aucune prétention d'instruire ou d’éveiller le désir de connaître le Christ (le personnage principal s'appelle Brian, et c'est surtout malgré lui qu'il évoque Jésus !).
Mais ici, l’humour se résume à l’anachronisme du vocabulaire (cool et branché), et à des jeux de mots pitoyables ("ton Jésus, tu peux faire une croix dessus"). J’entends déjà ceux qui disent que c’est la seule manière (le jeunisme) de susciter l’intérêt des jeunes. A mon sens, c’est rigoureusement faux. Ma fille a lu le livre avant moi et l’a trouvé vulgaire et pas si amusant que cela. Je pense que les jeunes ont de réelles aspirations et n’ont aucune envie qu’on imite, par démagogie, leur manière d’être ou de parler. Ils sont plus attirés par les paroles vraies que par les discours complaisants ; ils préfèrent les personnes et les œuvres qui les élèvent, en leur montrant, en leur parlant d’autre chose, plutôt que celles qui se modèlent sur ce qu’ils sont. Bref, tous ceux qui singent la jeunesse, dont ils se prétendent les amis, ne font que démontrer le peu d’estime et d’ambition qu’ils ont pour elle. Les jeunes ne sont pas dupes du culte qu’on leur voue.
Fin de la digression et retour au livre.
Parlons du personnage central de Jonas (père de Pierre). Pourquoi l’avoir rendu aussi détestable d’un bout à l’autre ? C’est un mufle total, augmenté d’un poivrot, dépourvu de toute délicatesse, y compris avec ses compagnons (et compagnes) de voyage. Seul l’épilogue du livre le rend à peine moins antipathique, mais c’est hélas trop tard. Et puis, que dire de la conclusion, d’une trivialité navrante ? A sa femme, qui lui demande s’il a ramené leurs fils (Pierre et André), Jonas répond : "J’ai parlé avec eux et tu sais, Jésus, tout ça… c’est vraiment leur truc". "Leur truc" : après son itinéraire, c’est tout ce que l’homme trouve à dire. Drôle de conversion. Malgré ses larmes, ses mots laissent penser qu’il persiste à ne pas comprendre grand chose à l’amour du Christ dont vivent ses fils.
Je ne m’étends pas sur la séquence dans la maison des "victimes du Nazaréen", qui est simplement grotesque.
Le seul point positif de cette BD, et qui m’empêche de lui attribuer le minimum d’étoile, est l’indéniable qualité des graphismes. Mais pour moi, qui ne suis pas un passionné de BD, cela ne compense pas ses défauts rédhibitoires.
En résumé, si vous cherchez une "BD chrétienne" (notion certes difficile à définir, mais disons par exemple une BD qui transmette la culture chrétienne ou donne envie d’approfondir la foi chrétienne), celle-ci n’est clairement pas le bon choix (ça reste d’ailleurs une énigme pour moi qu’elle ait obtenu le Prix international de la BD chrétienne Angoulême 2008). Tournez-vous plutôt vers les BD de Brunor, Dominique Bar, Laurent Bidot, Jean-François Kieffer, Loÿs Pétillot, Jijé, etc.


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