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Contenu rédigé par Pierre Marty
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Pierre Marty

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Le Voyage des pères, Tome 2 : Alphée
Le Voyage des pères, Tome 2 : Alphée
par David Ratte
Edition : Album

2.0 étoiles sur 5 En effet, ça "désacralise"..., 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Voyage des pères, Tome 2 : Alphée (Album)
(Commentaire de l'édition en un volume des tomes 1 à 3.)
En effet, ça "désacralise"...
J’ai acheté ce livre sur la foi des commentaires presque unanimement dithyrambiques des lecteurs et ma déception n’en a été que plus grande.
ILP a trouvé cette BD "géniale" car elle "désacralise" (sous-entendu: l'évangile, la foi, la personne de Jésus...). Sur ce dernier point, je suis 100% d'accord avec lui, et c'est justement pour ça que je n'ai pas du tout apprécié cette BD. Le ton général est vulgaire et trivial. Quelques citations, qui reflètent le niveau des dialogues: "Jésus ressuscité? Trop classe!" "Vivant ou mort, bon débarras! Il devait pas nous libérer des Romains, votre messie? Parce qu'à première vue ça a foiré grave – Mais il a donné sa vie pour racheter nos péchés. - Pour racheter nos péchés? Waouh, génial, on est bien avancés avec ça!"
Et tout est à l'avenant. "Trop classe", "trop cool", "trop puissant"... Sous prétexte de "vulgariser l'évangile" et d'en donner le goût aux jeunes (à supposer que ce soit le but de l'auteur), il cumule tous les travers du jeunisme et ramène la Bonne nouvelle au niveau d'un mauvais sketch.
Les merveilles accomplies par Jésus sont ravalées au rang d'attraction de cirque ("On dira ce qu’on vaudra, mais un mort qui marche, ça en jette quand même", "OK, Jésus fait des trucs bizarres", etc.). Le royaume de Dieu annoncé le Christ n’est même pas entraperçu. Du coup, les quelques personnages bouleversés par la rencontre avec lui (les prostituées, le maquereau) détonnent complètement, au point de paraître factices.
Certains pourront trouver tout cela fort drôle, voire "fun". Pour ma part, dans le genre pastiche, je préfère de très loin "La vie de Brian", des Monty Python. Leur ambition était beaucoup plus modeste: faire rire (ce en quoi ils excellaient) et ils n'avaient aucune prétention d'instruire ou d’éveiller le désir de connaître le Christ (le personnage principal s'appelle Brian, et c'est surtout malgré lui qu'il évoque Jésus !).
Mais ici, l’humour se résume à l’anachronisme du vocabulaire (cool et branché), et à des jeux de mots pitoyables ("ton Jésus, tu peux faire une croix dessus"). J’entends déjà ceux qui disent que c’est la seule manière (le jeunisme) de susciter l’intérêt des jeunes. A mon sens, c’est rigoureusement faux. Ma fille a lu le livre avant moi et l’a trouvé vulgaire et pas si amusant que cela. Je pense que les jeunes ont de réelles aspirations et n’ont aucune envie qu’on imite, par démagogie, leur manière d’être ou de parler. Ils sont plus attirés par les paroles vraies que par les discours complaisants ; ils préfèrent les personnes et les œuvres qui les élèvent, en leur montrant, en leur parlant d’autre chose, plutôt que celles qui se modèlent sur ce qu’ils sont. Bref, tous ceux qui singent la jeunesse, dont ils se prétendent les amis, ne font que démontrer le peu d’estime et d’ambition qu’ils ont pour elle. Les jeunes ne sont pas dupes du culte qu’on leur voue.
Fin de la digression et retour au livre.
Parlons du personnage central de Jonas (père de Pierre). Pourquoi l’avoir rendu aussi détestable d’un bout à l’autre ? C’est un mufle total, augmenté d’un poivrot, dépourvu de toute délicatesse, y compris avec ses compagnons (et compagnes) de voyage. Seul l’épilogue du livre le rend à peine moins antipathique, mais c’est hélas trop tard. Et puis, que dire de la conclusion, d’une trivialité navrante ? A sa femme, qui lui demande s’il a ramené leurs fils (Pierre et André), Jonas répond : "J’ai parlé avec eux et tu sais, Jésus, tout ça… c’est vraiment leur truc". "Leur truc" : après son itinéraire, c’est tout ce que l’homme trouve à dire. Drôle de conversion. Malgré ses larmes, ses mots laissent penser qu’il persiste à ne pas comprendre grand chose à l’amour du Christ dont vivent ses fils.
Je ne m’étends pas sur la séquence dans la maison des "victimes du Nazaréen", qui est simplement grotesque.
Le seul point positif de cette BD, et qui m’empêche de lui attribuer le minimum d’étoile, est l’indéniable qualité des graphismes. Mais pour moi, qui ne suis pas un passionné de BD, cela ne compense pas ses défauts rédhibitoires.
En résumé, si vous cherchez une "BD chrétienne" (notion certes difficile à définir, mais disons par exemple une BD qui transmette la culture chrétienne ou donne envie d’approfondir la foi chrétienne), celle-ci n’est clairement pas le bon choix (ça reste d’ailleurs une énigme pour moi qu’elle ait obtenu le Prix international de la BD chrétienne Angoulême 2008). Tournez-vous plutôt vers les BD de Brunor, Dominique Bar, Laurent Bidot, Jean-François Kieffer, Loÿs Pétillot, Jijé, etc.


Le Voyage des pères, Tome 3 : Simon
Le Voyage des pères, Tome 3 : Simon
par David Ratte
Edition : Album
Prix : EUR 13,50

2.0 étoiles sur 5 En effet, ça "désacralise"..., 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Voyage des pères, Tome 3 : Simon (Album)
(Ce commentaire se rapporte à l'édition en un volume des tomes 1 à 3.)
J’ai acheté ce livre sur la foi des commentaires presque unanimement dithyrambiques des lecteurs et ma déception n’en a été que plus grande.
ILP a trouvé cette BD "géniale" car elle "désacralise" (sous-entendu: l'évangile, la foi, la personne de Jésus...). Sur ce dernier point, je suis 100% d'accord avec lui, et c'est justement pour ça que je n'ai pas du tout apprécié cette BD. Le ton général est vulgaire et trivial. Quelques citations, qui reflètent le niveau des dialogues: "Jésus ressuscité? Trop classe!" "Vivant ou mort, bon débarras! Il devait pas nous libérer des Romains, votre messie? Parce qu'à première vue ça a foiré grave – Mais il a donné sa vie pour racheter nos péchés. - Pour racheter nos péchés? Waouh, génial, on est bien avancés avec ça!"
Et tout est à l'avenant. "Trop classe", "trop cool", "trop puissant"... Sous prétexte de "vulgariser l'évangile" et d'en donner le goût aux jeunes (à supposer que ce soit le but de l'auteur), il cumule tous les travers du jeunisme et ramène la Bonne nouvelle au niveau d'un mauvais sketch.
Les merveilles accomplies par Jésus sont ravalées au rang d'attraction de cirque ("On dira ce qu’on vaudra, mais un mort qui marche, ça en jette quand même", "OK, Jésus fait des trucs bizarres", etc.). Le royaume de Dieu annoncé le Christ n’est même pas entraperçu. Du coup, les quelques personnages bouleversés par la rencontre avec lui (les prostituées, le maquereau) détonnent complètement, au point de paraître factices.
Certains pourront trouver tout cela fort drôle, voire "fun". Pour ma part, dans le genre pastiche, je préfère de très loin "La vie de Brian", des Monty Python. Leur ambition était beaucoup plus modeste: faire rire (ce en quoi ils excellaient) et ils n'avaient aucune prétention d'instruire ou d’éveiller le désir de connaître le Christ (le personnage principal s'appelle Brian, et c'est surtout malgré lui qu'il évoque Jésus !).
Mais ici, l’humour se résume à l’anachronisme du vocabulaire (cool et branché), et à des jeux de mots pitoyables ("ton Jésus, tu peux faire une croix dessus"). J’entends déjà ceux qui disent que c’est la seule manière (le jeunisme) de susciter l’intérêt des jeunes. A mon sens, c’est rigoureusement faux. Ma fille a lu le livre avant moi et l’a trouvé vulgaire et pas si amusant que cela. Je pense que les jeunes ont de réelles aspirations et n’ont aucune envie qu’on imite, par démagogie, leur manière d’être ou de parler. Ils sont plus attirés par les paroles vraies que par les discours complaisants ; ils préfèrent les personnes et les œuvres qui les élèvent, en leur montrant, en leur parlant d’autre chose, plutôt que celles qui se modèlent sur ce qu’ils sont. Bref, tous ceux qui singent la jeunesse, dont ils se prétendent les amis, ne font que démontrer le peu d’estime et d’ambition qu’ils ont pour elle. Les jeunes ne sont pas dupes du culte qu’on leur voue.
Fin de la digression et retour au livre.
Parlons du personnage central de Jonas (père de Pierre). Pourquoi l’avoir rendu aussi détestable d’un bout à l’autre ? C’est un mufle total, augmenté d’un poivrot, dépourvu de toute délicatesse, y compris avec ses compagnons (et compagnes) de voyage. Seul l’épilogue du livre le rend à peine moins antipathique, mais c’est hélas trop tard. Et puis, que dire de la conclusion, d’une trivialité navrante ? A sa femme, qui lui demande s’il a ramené leurs fils (Pierre et André), Jonas répond : "J’ai parlé avec eux et tu sais, Jésus, tout ça… c’est vraiment leur truc". "Leur truc" : après son itinéraire, c’est tout ce que l’homme trouve à dire. Drôle de conversion. Malgré ses larmes, ses mots laissent penser qu’il persiste à ne pas comprendre grand chose à l’amour du Christ dont vivent ses fils.
Je ne m’étends pas sur la séquence dans la maison des "victimes du Nazaréen", qui est simplement grotesque.
Le seul point positif de cette BD, et qui m’empêche de lui attribuer le minimum d’étoile, est l’indéniable qualité des graphismes. Mais pour moi, qui ne suis pas un passionné de BD, cela ne compense pas ses défauts rédhibitoires.
En résumé, si vous cherchez une "BD chrétienne" (notion certes difficile à définir, mais disons par exemple une BD qui transmette la culture chrétienne ou donne envie d’approfondir la foi chrétienne), celle-ci n’est clairement pas le bon choix (ça reste d’ailleurs une énigme pour moi qu’elle ait obtenu le Prix international de la BD chrétienne Angoulême 2008). Tournez-vous plutôt vers les BD de Brunor, Dominique Bar, Laurent Bidot, Jean-François Kieffer, Loÿs Pétillot, Jijé, etc.


Le Voyage des pères, Tome 1 : Jonas
Le Voyage des pères, Tome 1 : Jonas
par David Ratte
Edition : Album

2.0 étoiles sur 5 En effet, ça "désacralise"..., 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Voyage des pères, Tome 1 : Jonas (Album)
(Ce commentaire se rapporte à l'édition en un volume des tomes 1 à 3.)
J’ai acheté ce livre sur la foi des commentaires presque unanimement dithyrambiques des lecteurs et ma déception n’en a été que plus grande.
ILP a trouvé cette BD "géniale" car elle "désacralise" (sous-entendu: l'évangile, la foi, la personne de Jésus...). Sur ce dernier point, je suis 100% d'accord avec lui, et c'est justement pour ça que je n'ai pas du tout apprécié cette BD. Le ton général est vulgaire et trivial. Quelques citations, qui reflètent le niveau des dialogues: "Jésus ressuscité? Trop classe!" "Vivant ou mort, bon débarras! Il devait pas nous libérer des Romains, votre messie? Parce qu'à première vue ça a foiré grave – Mais il a donné sa vie pour racheter nos péchés. - Pour racheter nos péchés? Waouh, génial, on est bien avancés avec ça!"
Et tout est à l'avenant. "Trop classe", "trop cool", "trop puissant"... Sous prétexte de "vulgariser l'évangile" et d'en donner le goût aux jeunes (à supposer que ce soit le but de l'auteur), il cumule tous les travers du jeunisme et ramène la Bonne nouvelle au niveau d'un mauvais sketch.
Les merveilles accomplies par Jésus sont ravalées au rang d'attraction de cirque ("On dira ce qu’on vaudra, mais un mort qui marche, ça en jette quand même", "OK, Jésus fait des trucs bizarres", etc.). Le royaume de Dieu annoncé le Christ n’est même pas entraperçu. Du coup, les quelques personnages bouleversés par la rencontre avec lui (les prostituées, le maquereau) détonnent complètement, au point de paraître factices.
Certains pourront trouver tout cela fort drôle, voire "fun". Pour ma part, dans le genre pastiche, je préfère de très loin "La vie de Brian", des Monty Python. Leur ambition était beaucoup plus modeste: faire rire (ce en quoi ils excellaient) et ils n'avaient aucune prétention d'instruire ou d’éveiller le désir de connaître le Christ (le personnage principal s'appelle Brian, et c'est surtout malgré lui qu'il évoque Jésus !).
Mais ici, l’humour se résume à l’anachronisme du vocabulaire (cool et branché), et à des jeux de mots pitoyables ("ton Jésus, tu peux faire une croix dessus"). J’entends déjà ceux qui disent que c’est la seule manière (le jeunisme) de susciter l’intérêt des jeunes. A mon sens, c’est rigoureusement faux. Ma fille a lu le livre avant moi et l’a trouvé vulgaire et pas si amusant que cela. Je pense que les jeunes ont de réelles aspirations et n’ont aucune envie qu’on imite, par démagogie, leur manière d’être ou de parler. Ils sont plus attirés par les paroles vraies que par les discours complaisants ; ils préfèrent les personnes et les œuvres qui les élèvent, en leur montrant, en leur parlant d’autre chose, plutôt que celles qui se modèlent sur ce qu’ils sont. Bref, tous ceux qui singent la jeunesse, dont ils se prétendent les amis, ne font que démontrer le peu d’estime et d’ambition qu’ils ont pour elle. Les jeunes ne sont pas dupes du culte qu’on leur voue.
Fin de la digression et retour au livre.
Parlons du personnage central de Jonas (père de Pierre). Pourquoi l’avoir rendu aussi détestable d’un bout à l’autre ? C’est un mufle total, augmenté d’un poivrot, dépourvu de toute délicatesse, y compris avec ses compagnons (et compagnes) de voyage. Seul l’épilogue du livre le rend à peine moins antipathique, mais c’est hélas trop tard. Et puis, que dire de la conclusion, d’une trivialité navrante ? A sa femme, qui lui demande s’il a ramené leurs fils (Pierre et André), Jonas répond : "J’ai parlé avec eux et tu sais, Jésus, tout ça… c’est vraiment leur truc". "Leur truc" : après son itinéraire, c’est tout ce que l’homme trouve à dire. Drôle de conversion. Malgré ses larmes, ses mots laissent penser qu’il persiste à ne pas comprendre grand chose à l’amour du Christ dont vivent ses fils.
Je ne m’étends pas sur la séquence dans la maison des "victimes du Nazaréen", qui est simplement grotesque.
Le seul point positif de cette BD, et qui m’empêche de lui attribuer le minimum d’étoile, est l’indéniable qualité des graphismes. Mais pour moi, qui ne suis pas un passionné de BD, cela ne compense pas ses défauts rédhibitoires.
En résumé, si vous cherchez une "BD chrétienne" (notion certes difficile à définir, mais disons par exemple une BD qui transmette la culture chrétienne ou donne envie d’approfondir la foi chrétienne), celle-ci n’est clairement pas le bon choix (ça reste d’ailleurs une énigme pour moi qu’elle ait obtenu le Prix international de la BD chrétienne Angoulême 2008). Tournez-vous plutôt vers les BD de Brunor, Dominique Bar, Laurent Bidot, Jean-François Kieffer, Loÿs Pétillot, Jijé, etc.


Le Voyage des pères, Intégrale : Tome 1 : Jonas ; Tome 2 : Alphée ; Tome 3 : Simon
Le Voyage des pères, Intégrale : Tome 1 : Jonas ; Tome 2 : Alphée ; Tome 3 : Simon
par David Ratte
Edition : Album

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 En effet, ça "désacralise"..., 6 octobre 2014
J’ai acheté ce livre sur la foi des commentaires presque unanimement dithyrambiques des lecteurs et ma déception n’en a été que plus grande.
ILP a trouvé cette BD "géniale" car elle "désacralise" (sous-entendu: l'évangile, la foi, la personne de Jésus...). Sur ce dernier point, je suis 100% d'accord avec lui, et c'est justement pour ça que je n'ai pas du tout apprécié cette BD. Le ton général est vulgaire et trivial. Quelques citations, qui reflètent le niveau des dialogues: "Jésus ressuscité? Trop classe!" "Vivant ou mort, bon débarras! Il devait pas nous libérer des Romains, votre messie? Parce qu'à première vue ça a foiré grave – Mais il a donné sa vie pour racheter nos péchés. - Pour racheter nos péchés? Waouh, génial, on est bien avancés avec ça!"
Et tout est à l'avenant. "Trop classe", "trop cool", "trop puissant"... Sous prétexte de "vulgariser l'évangile" et d'en donner le goût aux jeunes (à supposer que ce soit le but de l'auteur), il cumule tous les travers du jeunisme et ramène la Bonne nouvelle au niveau d'un mauvais sketch.
Les merveilles accomplies par Jésus sont ravalées au rang d'attraction de cirque ("On dira ce qu’on vaudra, mais un mort qui marche, ça en jette quand même", "OK, Jésus fait des trucs bizarres", etc.). Le royaume de Dieu annoncé le Christ n’est même pas entraperçu. Du coup, les quelques personnages bouleversés par la rencontre avec lui (les prostituées, le maquereau) détonnent complètement, au point de paraître factices.
Certains pourront trouver tout cela fort drôle, voire "fun". Pour ma part, dans le genre pastiche, je préfère de très loin "La vie de Brian", des Monty Python. Leur ambition était beaucoup plus modeste: faire rire (ce en quoi ils excellaient) et ils n'avaient aucune prétention d'instruire ou d’éveiller le désir de connaître le Christ (le personnage principal s'appelle Brian, et c'est surtout malgré lui qu'il évoque Jésus !).
Mais ici, l’humour se résume à l’anachronisme du vocabulaire (cool et branché), et à des jeux de mots pitoyables ("ton Jésus, tu peux faire une croix dessus"). J’entends déjà ceux qui disent que c’est la seule manière (le jeunisme) de susciter l’intérêt des jeunes. A mon sens, c’est rigoureusement faux. Ma fille a lu le livre avant moi et l’a trouvé vulgaire et pas si amusant que cela. Je pense que les jeunes ont de réelles aspirations et n’ont aucune envie qu’on imite, par démagogie, leur manière d’être ou de parler. Ils sont plus attirés par les paroles vraies que par les discours complaisants ; ils préfèrent les personnes et les œuvres qui les élèvent, en leur montrant, en leur parlant d’autre chose, plutôt que celles qui se modèlent sur ce qu’ils sont. Bref, tous ceux qui singent la jeunesse, dont ils se prétendent les amis, ne font que démontrer le peu d’estime et d’ambition qu’ils ont pour elle. Les jeunes ne sont pas dupes du culte qu’on leur voue.
Fin de la digression et retour au livre.
Parlons du personnage central de Jonas (père de Pierre). Pourquoi l’avoir rendu aussi détestable d’un bout à l’autre ? C’est un mufle total, augmenté d’un poivrot, dépourvu de toute délicatesse, y compris avec ses compagnons (et compagnes) de voyage. Seul l’épilogue du livre le rend à peine moins antipathique, mais c’est hélas trop tard. Et puis, que dire de la conclusion, d’une trivialité navrante ? A sa femme, qui lui demande s’il a ramené leurs fils (Pierre et André), Jonas répond : "J’ai parlé avec eux et tu sais, Jésus, tout ça… c’est vraiment leur truc". "Leur truc" : après son itinéraire, c’est tout ce que l’homme trouve à dire. Drôle de conversion. Malgré ses larmes, ses mots laissent penser qu’il persiste à ne pas comprendre grand chose à l’amour du Christ dont vivent ses fils.
Je ne m’étends pas sur la séquence dans la maison des "victimes du Nazaréen", qui est simplement grotesque.
Le seul point positif de cette BD, et qui m’empêche de lui attribuer le minimum d’étoile, est l’indéniable qualité des graphismes. Mais pour moi, qui ne suis pas un passionné de BD, cela ne compense pas ses défauts rédhibitoires.
En résumé, si vous cherchez une "BD chrétienne" (notion certes difficile à définir, mais disons par exemple une BD qui transmette la culture chrétienne ou donne envie d’approfondir la foi chrétienne), celle-ci n’est clairement pas le bon choix (ça reste d’ailleurs une énigme pour moi qu’elle ait obtenu le Prix international de la BD chrétienne Angoulême 2008). Tournez-vous plutôt vers les BD de Brunor, Dominique Bar, Laurent Bidot, Jean-François Kieffer, Loÿs Pétillot, Jijé, etc.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 25, 2015 9:31 PM CET


1000 idées de vacances en France
1000 idées de vacances en France
par Collectif
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Sans intérêt, en effet !, 17 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1000 idées de vacances en France (Broché)
Il suffit de feuilleter ce livre pendant 20 secondes pour se rendre compte qu'il est parfaitement inutilisable. Le bon sens aurait voulu que les idées soient regroupées par région, mais non, elles sont regroupées par thèmes (dont beaucoup, il faut bien le dire, sont franchement crétins, du genre "où partir avec une fashionista?"). Résultat: impossible d'en faire l'usage attendu, soit de trouver des idées de destinations, sachant qu'il est rare de se décider à cause d'UNE chose (quelqu'un s'est déjà dit: "tiens, si on allait à Nice pour voir telle façade?"). A moins d'avoir beaucoup de temps à perdre et de s'amuser à parcourir l'index... La démarche éditoriale m'échappe complètement. En fin de compte, voilà 20 euros jetés par la fenêtre. Avec un peu de chance, je réussira à revendre le livre pour 5 euros, mais je ne suis même pas sûr que ça les vale! (Petite précision: quand je l'ai acheté, il n'y avait encore aucun commentaire, sinon, vous pensez bien...)


Philipok
Philipok
par Leo Tolstoi
Edition : Broché
Prix : EUR 5,25

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Histoire sans aucun intérêt, 21 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Philipok (Broché)
Vu les commentaires lus avant d'acheter ce livre, j'avoue être déçu. Autant les dessins sont particulièrement beaux, autant l'histoire n'a absolument aucun intérêt, même pour de tout petits enfants. Je l'ai lue à ma fille, qui n'a pas été emballée du tout. Je ne comprends pas l'enthousiasme des autres lecteurs, et j'ai de la peine à comprendre comment une histoire aussi insipide peut être l’œuvre de Tolstoï.


Jésus
Jésus
par Jean-Christian Petitfils
Edition : Broché
Prix : EUR 25,40

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quelle érudition !, 24 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jésus (Broché)
Un livre passionnant, tant pour le croyant que pour le non-croyant, même si ce dernier sera peut-être gêné par le fait de retenir les reliques du christ comme des sources à part entière (l'auteur avance néanmoins des arguments tout à fait recevables pour justifier ce parti pris).
Seule critique, que j'adresserais plutôt à l'éditeur: les notes en fin d'ouvrage, c'est insupportable! Pourquoi mettre ainsi le lecteur au supplice, alors qu'il serait tellement simple de les placer en bas de page (surtout dans l'édition grand format)?
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 30, 2013 4:24 AM MEST


Comment les riches détruisent la planète
Comment les riches détruisent la planète
par Hervé Kempf
Edition : Poche

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Davantage un pamphlet qu'un essai, 6 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comment les riches détruisent la planète (Poche)
Les thèses sont justes, pour la plupart, mais l'argumentation est quelquefois superficielle, à force d'esprit militant. Par ailleurs, l'ouvrage est assez disparate, l'auteur mêlant parfois de manière artificielle des notions relevant de registres différents (écologie, sociologie, économie, philosophie politique) pour servir son propos. Enfin, le livre aurait été plus judicieusement intitulé "Comment la course à la richesse détruit la planète" puisque, l'auteur l'admet, ce sont bien plutôt les classes moyennes des pays développés que les 0,1 % de super-riches qui sont responsables du saccage de la planète (ce qui, évidemment, ne diminue en rien la responsabilité des super-riches, autant par les incidences directes de leurs comportements que par l'exemple qu'ils donnent et l'envie qu'ils suscitent chez les couches sociales inférieures).


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