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lili68

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Faut-il manger les animaux ?
Faut-il manger les animaux ?
par Jonathan Safran Foer
Edition : Broché
Prix : EUR 22,30

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre incontournable, 27 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Faut-il manger les animaux ? (Broché)
Le saviez-vous ? Les poulets, bœufs, cochons ou dindes issus de l'élevage industriel, que nous pouvons consommer tous les jours sous forme, par exemple, de cheese burgers, nuggets, plats tout faits, steak hachés surgelés ou encore saucissons sous vide, ne mènent pas du tout ' mais pas du tout ' la même vie que leurs ancêtres ou leurs congénères élevés dans des fermes traditionnelles sous un label protecteur.
Le saviez-vous ? Ils naissent, vivent et meurent dans une absolue claustration, sans jamais voir le ciel ou respirer une bouffée d'air pur.
Le saviez-vous ? Ces animaux que nous consommons ont consommé à chaque repas de leur existence des antibiotiques ou autres médicaments mélangés à leur nourriture.
Non pas à des fins thérapeutiques, mais pour éviter préventivement les maladies générées par leurs conditions de vie.
Le saviez-vous ? Leurs mutilations à des fins pratiques sont systématiques, leurs souffrances sont constantes et multiples depuis leur naissance jusqu'à leur abattage.
Moi, je le savais bien sûr, tout en l'ignorant complètement. Parce qu'il est difficile d'aborder un tel sujet et que nous avons tous des raisons de vouloir l'ignorer. Si les groupes industriels ont chosifié les animaux d'élevage au point de leur retirer tous les droits, nous (consommateurs) avons fermé les yeux en les laissant produire une grande partie de notre nourriture, sans leur demander de comptes.
Mais ce livre a le grand avantage de ne pas traiter le sujet sur le terrain très émotionnel et répulsif de la culpabilité (même s'il est aussi un réquisitoire sur l'élevage industriel et c'est inévitable au regard de l'accumulation de faits accablants). Il parle surtout et avant tout à l'intelligence de chacun, en soulevant les questions philosophiques, sociologiques, culturelles ou environnementales inhérentes à ce type d'élevage. Avec humour et gravité.
Et c'est cette gravité teintée d'humour qui donne envie de ne pas fermer ce livre dérangeant, de réfléchir peut-être pour la première fois à ce qui nous apparaissait jusque là comme une évidence (manger de la viande), un acte banal, voire même une nécessité, et non un choix. Et puis de nous souvenir.
Nous souvenir que le porc est un animal curieux, joyeux et sociable, qui a besoin de ses congénères pour vivre heureux, qu'une vache dispose d'une vision à presque 360 degrés, surveille constamment son environnement et les animaux qui l'approchent et défend son troupeau, ou qu'une poule souffre de ne pouvoir s'isoler pour pondre et peut franchir un nombre incalculable d'obstacles pour se mettre à l'abri des regards de ses congénères.
Juste pour dire que nous parlons bien d'animaux et non de produits manufacturés.


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