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Contenu rédigé par Eric S.
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Commentaires écrits par
Eric S. (Surrey, Colombie-Britannique)

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Les Hautes montagnes du Portugal
Les Hautes montagnes du Portugal
par Yann Martel
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 Pour les fans de Yann Martel..., 15 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Hautes montagnes du Portugal (Broché)
[Lu en anglais.] Ce roman consiste en trois histoires : 1. En 1904, un employé de musée part de Lisbonne à la quête d’un icône religieux situé dans une église quelque part dans les Hautes Montagnes du Portugal; 2. En 1938, dans la même région, un pathologiste travaillant tard dans la nuit accueille deux visiteurs inattendus; 3. En 1981, un sénateur canadien de 62 ans adopte un chimpanzé qu’il emmène dans les Hautes Montagnes du Portugal. Au fur et à mesure de la lecture, on comprend comment ces trois histoires sont reliées entre elles.

Par moments, j’avais hâte de savoir ce qui allait se passer. À titre d’exemple, la seconde partie avec le pathologiste m’a intrigué et j’ai aimé l’ambiance de son bureau vétuste et isolé.

À d’autres moments, cependant, je me suis ennuyé un peu. Par exemple, le voyage de 1904 m'a semblé long. D’autre part, j’avais l’impression que les quelques moments surréalistes du roman juraient avec le réalisme de fond de l’intrigue. Avec L’Histoire de Pi, que j’ai préférée, on était en plein dans la fable. Ici, les quelques moments fabuleux ne semblaient pas aller de pair avec l’intrigue principale. En outre, j'ai remarqué quelques invraisemblances. Par exemple, le protagoniste de 1904 marchait partout à reculons; le pathologiste de 1938 a accepté de disséquer un corps qu’une étrangère lui a amené sans préavis; le sénateur de 1981 a impulsivement adopté un chimpanzé dans l'Oklahoma puis s’est exilé dans la campagne portugaise avec lui.

À mon sens, Les Hautes Montagnes du Portugal est un livre pour ceux et celles qui aiment déjà Yann Martel. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je recommanderais plutôt dans l’ordre L’Histoire de Pi, Self, et Paul en Finlande.


Les Journalistes: Pour la survie du journalisme
Les Journalistes: Pour la survie du journalisme

4.0 étoiles sur 5 Compte-rendu du journalisme au Québec... et ailleurs, 14 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Journalistes: Pour la survie du journalisme (Format Kindle)
Ce recueil comprend une vingtaine d’articles écrits par divers universitaires et journalistes principalement d’origine québécoise. Il compte un Français, François Bonnet, qui dirige le site d’information Mediapart et qui en décrit les origines et le modèle d’affaires. Ce site réussit grâce à l’appui financier de ses lecteurs. Certains des autres articles citent Mediapart comme un modèle à suivre « pour la survie du journalisme ».

J’ai fini par lire tous les articles dans ce recueil. J’ai senti que les directeurs du livre ont fait en sorte que le style soit accessible et ont effectué une bonne division des sujets. S’il y a des recoupements, comme dans le cas des quelques mentions de Mediapart, c’est que le sujet est important. Sur les trois sections, y compris « L’état du journalisme », « L’avenir du journalisme » et « Le point de vue de la jeune génération », j’ai particulièrement apprécié la troisième. Dans celle-ci, cinq diplômés en journalisme racontent comment ils naviguent leurs débuts de carrière dans cette période de transition pour le journalisme.

Si je suivais un cours de journalisme, je ne serais pas du tout déçu d’avoir ce livre au programme.


En 67, tout était beau: Chansons et souvenirs
En 67, tout était beau: Chansons et souvenirs

4.0 étoiles sur 5 Souvenirs drôles et évocateurs, 21 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : En 67, tout était beau: Chansons et souvenirs (Format Kindle)
Le titre de ce livre fait allusion au « Blues d’la métropole », chanson à succès de Beau Dommage. En conséquence, je pensais que ces mémoires porteraient en grande partie sur le groupe même. Certes, Huet parle de celui-ci, mais il met davantage l’accent sur son propre vécu. Ainsi, il raconte son enfance à Montréal, son éducation, son passage au défunt journal humoristique Croc, et ainsi de suite. Il est à noter que de nombreux extraits du livre sont disponibles, dans des versions un peu moins travaillées, sur le site du magazine Voir .

Dans son livre, Huet entrecoupe des chapitres anecdotiques souvent très drôles avec des chapitres un peu plus sérieux sur les origines de vingt-six chansons dont il a écrit les paroles (mais jamais la musique), y compris « 23 décembre », « Mes blues passent p’us dans’ porte » et « Cochez oui cochez non ». Collectivement, ces chapitres démontrent à mon sens comment quelqu’un qui n’est ni chanteur ni musicien peut devenir parolier pour deux grands groupes québécois des années 1970, le susmentionné Beau Dommage et Offenbach : il s’agit d’avoir de l’entregent, la parole facile et un bon sens de l’humour. Ces qualités sont bien en évidence dans le livre de Huet.

Personnellement, ces souvenirs m’ont bien diverti. Je crois en outre que beaucoup de lecteurs québécois d’un certain âge se reconnaîtront dans le parcours de M. Huet.


Deep South: Four Seasons on Back Roads
Deep South: Four Seasons on Back Roads
par Paul Theroux
Edition : Relié
Prix : EUR 27,15

4.0 étoiles sur 5 Le Sud profond, 27 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deep South: Four Seasons on Back Roads (Relié)
[Lu en anglais.] Dans ce récit de voyage, l’auteur visite quelques états du Sud américain comme l’Alabama, la Louisiane et le Mississippi. Il évite les grandes villes, passant la plupart de son temps dans des milieux ruraux, choisissant pour ce faire certains des comtés les plus pauvres des États-Unis. Selon lui, bon nombre des patelins qu’il visite, délaissés tant par l’industrie que par le gouvernement, sont comparables à des villages du Tiers Monde. Quand il arrive dans une petite ville ou un village il rend typiquement visite à des travailleurs sociaux et, par leur entremise, entre en contact avec des gens démunis, le plus souvent noirs, sous leur charge.

Dans ses autres récits de voyage, Theroux raconte en ordre linéaire un seul voyage qu’il fait en train et en bus. Dans Deep South, cependant, il se rend quatre fois dans le Sud des États-Unis (en 2012-13), conduisant sa propre voiture, retournant à plus d’une reprise aux mêmes endroits et brouillant tant soit peu l’ordre dans lequel il fait les choses. En outre, grâce au confort et à l’autonomie que lui procurent sa voiture, il est plus à son aise, voire plus heureux, que dans ses autres récits, mais aussi plus isolé.

Hormis ces quelques différences, on retrouvera dans Deep South la curiosité, l’esprit critique et le talent pour les mises en scène et les descriptions qui sont si typiques de cet auteur.


Doux Dement
Doux Dement
par Archambault Gilles
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

4.0 étoiles sur 5 Compte-rendu d’un octogénaire mélancolique, 17 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doux Dement (Broché)
J''ai longtemps eu l''impression que, dans les romans de Gilles Archambault, il n''y avait pas un grand écart entre le narrateur et l'auteur. En effet, d'un roman à l''autre, le protagoniste a beau changer de nom, il a généralement le même âge que l''auteur et la même personnalité mélancolique et solitaire. À mon sens, on pourrait rassembler les romans d''Archambault en un seul grand volume qui représenterait l''évolution d''un écrivain québécois au fil des décennies.

Dans Doux Dément, le narrateur est un écrivain octogénaire du nom de Gilles Archambault. Celui-ci vivote seul dans son appartement. Sa femme, morte depuis peu, lui manque énormément. Il se dit d''autre part que les livres qu'il a écrits n''ont plus l''impact qu''ils ont eu jadis. Un changement cependant vient le sortir de sa torpeur : Anouk, quadragénaire vivace, emménage dans le logis d''en face. Gilles tentera tant bien que mal de se lier d''amitié avec elle.

J''ai aimé Doux Dément, y retrouvant cette introspection et cette érudition qui me plaisent tant chez Archambault.


Faites de beaux rêves
Faites de beaux rêves
par Jacques Poulin
Edition : Poche

2.0 étoiles sur 5 Pour les mordus de Poulin seulement, 22 septembre 2015
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Faites de beaux rêves (1974) est le quatrième roman de Jacques Poulin.

Dans ce roman, Amadou, sa copine Limoilou et son frère Théo s'installent à côté d'une piste de course Formule 1 dans les Laurentides au nord de Montréal. Pendant quelques jours, ils observent les courses d'essai en attendant que la grande course principale ait lieu. Ce faisant, ils conversent sur divers sujets et boivent des quantités copieuses d'alcool. Malheureusement, il n'y a pas de véritable enjeu. Ils attendent et le lecteur attend avec eux.

Je suis grand amateur de Jacques Poulin. J'ai bien aimé les dix romans que cet auteur a publiés après Faites de beaux rêves. Mais ce dernier livre m'a ennuyé. Je n'y ai pas trouvé l'ambiance si attirante des livres ultérieurs et je le classerais onzième sur onze. Pour les mordus de Poulin seulement, et encore!


Les Grandes Marées
Les Grandes Marées
par Jacques Poulin
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

4.0 étoiles sur 5 Péripéties sur une petite île du fleuve Saint-Laurent, 16 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Grandes Marées (Poche)
Dans ce roman de 1978, le narrateur est un traducteur de 38 ans qui vit tout seul avec son chat sur une petite île du fleuve Saint-Laurent. Son patron, qui est aussi le propriétaire de l'île, lui rend visite hebdomadairement dans son hélicoptère. Or, un jour, il dépose une jeune femme sur l'île--et le lecteur se retrouve dans le monde familier de Jacques Poulin. Ce que j'ai le plus aimé dans ce roman, c'est l'ambiance de cette « Île Madame » soigneusement évoquée par l'auteur et les nombreuses réflexions sur la traduction qui s'y trouvent.

Poulin dépeignera un milieu comparable dans Le Vieux Chagrin, où un écrivain vivant au bord du fleuve Saint-Laurent s'éprend d'une jeune femme qui est de passage sur la plage à proximité.

Mes romans préférés de Poulin sont Le Vieux Chagrin, Un jukebox dans la tête et La Tournée d'automne, mais tout de même j'ai bien aimé Les Grandes Marées.


Reckless
Reckless
par Chrissie Hynde
Edition : Relié
Prix : EUR 27,47

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Sex and Drugs and Rock & Roll, 16 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Reckless (Relié)
[Lu en anglais.] Ces mémoires relatent la vie de Chrissie Hynde jusqu'en 1983, lorsqu'elle a 31 ans. La section consacrée à son fameux groupe The Pretenders commence à la page 236 sur 312 pages. Les 235 premières pages de son livre portent sur sa vie jusqu'à 26 ans.

Hynde grandit à Akron, une petite ville de l'Ohio. Ses parents sont de bonnes personnes mais ils sont très conservateurs. Hynde échappe à leur rigueur pour entamer des études universitaires qui ne l'inspirent guère. Sans cesse, elle se demande ce qu'elle va faire de sa vie. J'ai pu m'identifier par rapport à cette inquiétude envers l'avenir, que j'ai trouvé touchante.

Hynde abandonne ses études et déménage en Europe, où elle vit à Paris (pp. 162-172) et à Londres. Là, elle obtient un emploi au New Music Express, magazine qui la met en contact avec maints musiciens juste au moment où le mouvement punk démarre. Malgré le fait qu'elle soit chroniqueuse, elle affirme qu'elle n'est pas douée pour l'écriture (p. 148). J'en conviens dans la mesure où j'ai trouvé que certaines parties du livre étaient confuses. À mon sens, un éditeur perspicace aurait pu lui demander de les mettre au clair.

Hynde fréquente entre autres les membres des Sex Pistols, du Clash et du Damned. Elle fume, s'enivre et se drogue constamment. Dans son épilogue, elle regrette ces dépendances, reconnaissant qu'elles ont fait souffrir les gens autour d'elle. Ce n'est que plus tard, grâce aux livres de développement personnel d'Allen Carr, qu'elle parviendra à les surmonter.

Malgré certaines réserves, j'ai aimé ces mémoires, que j'ai lues presque d'un trait, et j'espère qu'un jour Hynde nous racontera sa vie au-delà de 1983.


Un jukebox dans la tête
Un jukebox dans la tête
par Jacques Poulin
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du bon Poulin, 11 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un jukebox dans la tête (Broché)
À ce jour, j'ai lu les neuf derniers romans de Jacques Poulin. Je compte maintenant Un jukebox dans la tête parmi mes préférés. Si ce n'était d'une fin qui m'a semblé improbable, je lui aurais donné cinq étoiles. J'ai apprécié le style du livre, soigné et limpide comme d'habitude chez Poulin. Je ne suis pas surpris que celui-ci admire Ernest Hemingway. À mon sens, l'écriture précise et dépouillée de l'écrivain américain se reflète dans celle de Poulin.

Le narrateur de Jukebox est le romancier Jack Waterman, protagoniste de nombreux romans de Poulin. Jack rencontre sa voisine de palier Mélodie et, malgré un écart d'âge assez marqué, il s'éprend d'elle. Il finit pour ainsi dire par avoir une Mélodie dans la tête, tout comme il a un jukebox dans la tête, dans le sens qu'il se remémore ses chansons préférées quand il s'ennuie. Quant à Mélodie, elle s'intéresse à Jack au début parce qu'elle admire ses romans.

Les deux commencent à se rencontrer régulièrement dans l'appartement de Jack. Celui-ci parle de son métier d'auteur - comment et pourquoi il est devenu écrivain. Ce qu'il raconte me semble proche du parcours que Poulin même a dû suivre. Mélodie, elle, raconte une fugue qu'elle a faite à seize ans, et la relation tendue qu'elle entretient avec un videur de bar étrange qui accepte de l'héberger pour un temps.

Un jukebox dans la tête a capté mon intérêt, car je voulais savoir comment la relation entre Jack et Mélodie se développerait. Il y avait en outre un voisin mystérieux qui préoccupait les deux protagonistes. Qui était-il et que voulait-il? J'étais curieux de l'apprendre.


Au-delà du fleuve et sous les arbres
Au-delà du fleuve et sous les arbres
par Ernest Hemingway
Edition : Poche
Prix : EUR 9,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Manque de tension dramatique, 29 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-delà du fleuve et sous les arbres (Poche)
[Lu en anglais.] À la fin des années 40, un colonel américain de cinquante ans se rend à Venise. Là, il retrouve son amante, une très belle Italienne de bonne famille qui a presque dix-neuf ans. Pour le lecteur, l'écart d'âge peut s'avérer déconcertant, surtout que le colonel est très vieux pour son âge, avec un corps et un esprit minés par la guerre. À ce titre, celui-ci laisse entendre à sa bien-aimée qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre. La jeunesse de l'amante offre au moins un prétexte au colonel pour lui raconter les guerres qu'il a subies, elle qui en sait si peu sur le sujet.

J'aime Hemingway, mais j'ai tardé à lire ce roman à cause de sa médiocre réputation. En effet, la réception critique à sa sortie en 1950 ne fut pas des plus positives. Pourtant, on sent que l'auteur a mis beaucoup d'effort à peaufiner son livre, et l'ambiance de Venise à la fin des années 40 est attirante. Mais Hemingway a négligé d'inclure de la tension dramatique. Un ancien combattant désabusé passe du temps avec une adolescente, il va à la chasse aux canards, il se remémore les deux guerres mondiales... Malheureusement, j'ai trouvé ce livre ennuyant par moments.

Au moins, dans mon exemplaire, les chapitres étaient très courts (45 pour 283 pages), avec beaucoup d'espaces blancs, ce qui m'a donné l'impression de traverser le livre à bonne vitesse.


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