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Contenu rédigé par Eternal Sunshine
Classement des meilleurs critiques: 553.714
Votes utiles : 6
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Commentaires écrits par Eternal Sunshine
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1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un bon documentaire, une mauvaise fiction, 30 juin 2012
Polisse est intéressant parce qu'il montre la réalité d'une profession. Je m'imaginais naïvement que la brigade de protection des mineurs s'occupait quasi exclusivement de pédophilie et en fait pas du tout. Maïwenn a le mérite de montrer tous les aspects du métier dans une succession de scènes parfois un peu décousue mais qui permet d'explorer toutes les facettes de l'activité. Dans sa violence, sa crudité, sa cruauté, des deux côtés d'ailleurs car il y a les coupables mais aussi les policiers qui choquent par leur grossièreté et leurs inconvenances (si certains qualifient la scène où les policiers se moquent d'une jeune fille qui a sucé pour récupérer son téléphone de « drôle », elle m'a pour ma part un peu scandalisée). Pour cette partie bien documentée et tournée comme un documentaire d'ailleurs, les acteurs sont excellents, enfants comme adultes. Mais à côté du documentaire, il y a la fiction et c'est là que le film devient très inégal. Alors, oui, le métier est très éprouvant psychologiquement, mais cela justifie-t-il qu'aucun de ceux qui travaillent à la BPM n'ait une vie heureuse ? A côté du drame des viols et des maltraitances il y a les drames personnels, ces mariages qui battent de l'aile et quelques (très) rares moments de bonheur qui ne sont pas faits pour durer. Quel intérêt et quelle authenticité? J'avoue que je n'ai pas vu les autres films de la réalisatrice mais la seule impression que j'ai eu d'elle dans ce film est sa volonté de se mettre en avant. Peut-être que je n'ai pas apprécié à sa juste valeur la mise en abyme sans doute géniale, vous savez, la photographe qui observe à travers son objectif les conditions de travail en écho à la réalisatrice qui fait son film sur le même sujet de manière tout aussi objective car Maïwenn, bien que très présente, nous laisse nous faire notre idée sur ce qu'elle filme. Mais la petite romance qu'elle entretient avec Joey Starr est complètement inutile, voire même nuit au côté documentaire du film avec son aspect « ouh la la on n'a vraiment pas une vie facile ». En bref, je pense que la réalisatrice aurait dû choisir entre le documentaire et la fiction, car à vouloir tout faire on risque de tout rater. Et si l'aspect documentaire tient le choc car Maïwenn a fait un véritable travail de recherche et qu'elle a, bien sûr, un talent évident en matière de réalisation, la fiction vient plomber le tout et même les acteurs ne parviennent pas à rectifier le tir car on les voit là dans des genres dans lesquels on les reconnaît. La fin achève de me donner cette impression, avec la pointe de sensationnalisme dont le film, par son sujet même, aurait pu se passer, malgré un montage qui fait sens. En bref, un thème puissant avec quelques scènes fortes qui valent le détour et un caractère documentaire qui fait la consistance du film. Mais pas un bijou cinématographique.
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5.0 étoiles sur 5
Les Jeux de la fin, 30 juin 2012
Débarrassons-nous d'avance des points négatifs : oui j'ai remarqué comme beaucoup d'autres les quelques faiblesses de l'écriture, de l'intrigue et de la psychologie des personnages. Oui, ce dernier tome ne répond pas à toutes les questions, oui il présente quelques longueurs. Et je ne parle pas des nombreuses fautes de français impardonnables relevées dans l'édition française. Mais voilà, les Hunger Games sont captivants. Ce n'est pas seulement qu'après avoir terminé un tome on a immédiatement envie de lire le suivant, c'est aussi et surtout ces fins de chapitres qui ne permettent pas de poser le livre. Suzanne Collins a le don de nous mettre l'eau à la bouche avec des rebondissements. Et là où ça marche vraiment, pour moi en tout cas, c'est que j'ai tellement envie d'avancer dans le livre que je lis naïvement ce qui m'est donné sans me poser de questions et que les rebondissements sont donc, la plupart du temps, inattendus. Parlons de ce dernier tome, puisque c'est celui que j'ai choisi de commenter. Katniss a beaucoup souffert et hésite à tenir le rôle du geai moqueur que les rebelles, très pressants au demeurant, lui demandent d'endosser. D'aucuns ont été déçus de voir Katniss se faire ainsi mener à la baguette. Personnellement j'ai trouvé que c'était très cohérent : Suzanne Collins ne cherche pas à nous faire croire que Katniss est l'héroïne par excellence. Certes, elle est courageuse, mais dès le début l'auteur nous a montré ses failles et les Jeux l'ont brisée comme ils auraient brisé n'importe qui. Elle est le symbole d'une révolution qui la dépasse totalement, elle qui aspire seulement à protéger sa famille et qui doit faire le deuil de sa vie dans le district douze. De ce point de vue, Suzanne Collins ne ménage ni ses personnages, ni ses lecteurs. En témoignent les morts à la pelle, ou encore le triste sort de Peeta et le basculement de Gale dans un côté plus-rebelle-tu-meurs qui laissent à penser que Katniss ne choisira ni l'un ni l'autre. Qu'on préfère Peeta ou Gale (car tout le monde prend parti, comme je l'ai vu dans les autres commentaires), on apprécie l'honnêteté, la gentillesse, l'affection qu'il a pour Katniss du premier et le courage, la lucidité, le caractère volontaire du deuxième. Bon, j'avoue que j'ai toujours préféré Peeta, allez savoir pourquoi. Le fait est qu'ils souffrent, et nous aussi. C'est d'autant plus dur que, même si c'est un monde qui ne ressemble plus tellement au nôtre, on y sent comme quelque chose de bien réel avec des êtres humains, rien que des êtres humains. Quant à la fin, c'est toujours le point qui fâche dans ce type d'histoire. Certains ont dit qu'elle était décevante. Certes, il y a une pointe de fatalisme (encore des jeux, ceux de la vie) mais une bonne dose d'espoir, la promesse d'un monde nouveau en somme et d'un peu de bonheur simple. La lecture de cette trilogie aura été marquante, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous auriez tort de vous en priver, même si vous n'êtes plus vraiment un ado. C'est un objet de divertissement et un objet de réflexion. Je n'en demande pas plus à un livre pour me plaire. Alors, j'ai aimé. Réel ou pas réel ? Réel.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Enfin un film français qui fait du bien !, 8 juillet 2010
Je ne me lasse pas de regarder ce film. Le jeune réalisateur a cadré son film du début à la fin et ça se sent. Voilà un film qui vous fera rire, pleurer et ne sera pas sans vous rappeler votre propre famille. La forme est à mon sens originale. Le film suit, de manière chronologique, cinq journées parmi les plus importantes de cette famille: le déménagement de l'aîné, la première fois de la cadette, le lien du second enfant avec son grand-père ainsi que sa rencontre en flash-back avec une jeune fille, la peur de vieillir de la mère et enfin le père (sans donner d'indice sur la fin). La trame se comprend facilement et il est intéressant de suivre l'évolution de cette famille sur une période assez longue, des années 80 à aujourd'hui. Cette évolution passe par le changement physique des personnages, les références à l'époque où se situe l'action mais aussi la manière de filmer, différente pour chaque journée (plan fixe privilégié pour la première journée, caméra à l'épaule pour la deuxième, etc). Bien sûr le film n'évite pas certains clichés qui énerveront les moins sensibles et les plus critiques mais ces mêmes clichés nous permettent aussi de nous attacher aux personnages. D'ailleurs, les acteurs sont tous très bons, ils n'en font pas des tonnes et sont aussi naturels que possible. C'est un film qui dégage une certaine fraîcheur, même si la fin est prévisible dès le début ou presque. Et surtout un grand bravo pour la bande originale qui est une petite merveille. La musique de Sinclair va très bien avec l'ambiance du film et le reste des morceaux choisis s'accorde parfaitement avec les moments où ils apparaissent. A recommander, donc !
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Une adaptation inégale, 8 juillet 2010
Un opus visuellement très réussi tout comme Harry Potter et l'Ordre du Phénix, également réalisé par David Yates. Avoir conservé les mêmes personnages jusqu'à présent est un vrai plus car que le film soit bon ou pas nous nous sommes attachés à toutes les frimousses de Poudlard. Le film se suit donc sans déplaisir, l'humour et l'émotion sont souvent au rendez-vous. Toutefois, je regrette comme certains le manque de fidélité au livre. Même si J.K Rowling a sans doute approuvé les scènes inexistantes dans le livre, ces dernières ont de quoi frustrer le lecteur, même celui qui serait prêt à passer sur certaines petites erreurs. Alors que la première scène au ministère de la magie est chargée d'émotion, on retrouve Harry dans un bar draguant tranquillement une inconnue puis embarqué par Dumbledore sans avoir revu les Dursley. Et que dire de la maison en feu des Weasley, Dumbledore qui passe pour un vieux gaga en demandant à Harry s'il ne flirte pas avec Hermione alors qu'il sait toujours tout, l'absence de la bataille finale qui aurait pourtant pu être un grand moment d'action, la scène ridicule des baguettes pour la mort de Dumbledore, qui méritait mieux que ça quand même, etc. Bref je reste sur ma faim et me dis que le film a été conçu pour être plutôt un divertissement familial alors que les livres sont de plus en plus noirs. Reste à espérer que le fait de couper le dernier tome en deux films induira plus de rigueur dans le scénario.
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