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Commentaires écrits par
Classic @ la Carte (Québec,Canada)

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Haendel : Heroes from the Shadows
Haendel : Heroes from the Shadows
Prix : EUR 20,99

5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 2 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Heroes from the Shadows (CD)
Croyez-le ou non, nous avons recensé pas moins de 14 critiques pour cet enregistrement de la cantatrice française Nathalie Stutzman. Nous avons ici un très bel album à thème consacré « .. à ces hommes et femmes de l’ombre (Heroes from the shadows) « comprenant une « sélection originale » d’airs et de sinfonias empruntés aux opéras de Handel. Philippe Venturini et le magazine Classica (# 167 – 11/2014) lui accordent un Choc sans réserve. En tant que chef, Nathalie Stulzman « … dirige un orchestre Orfeo 55 idéal de couleurs et de nuances ». Comme « .. chanteuse, elle prête à chacun des personnages un timbre singulier et une intelligence dramatique incontournable ».
Philippe Grosperrin (Diapason # 630 – 11/2014) (note de 4 ) perçoit cet album « magnifiquement composé » comme une « … défense et (une) illustration de l’alto féminin ! » Il ajoute : « On y entend, avec émotion et reconnaissance, l’accomplissement d’une artiste hors du commun ».
Lindsay Kemp rédige pour Gramophone (11/2014) une critique tout à fait en harmonie avec celle de ses collègues francophones. « Le contralto ductile et profond de Nathalie Stultzman, écrit-il, est toujours un plaisir à entendre, mais son intensité expressive, sa virtuosité athlétique et son intelligence émotionnelle en font un instrument de grande valeur …, il serait difficile d’imaginer quiconque d’autre pouvant apporter autant de profondeur et de noblesse à ces airs de Handel consacrés à des amours éperdues ».
On peut lire une courte critique de Tim Ashley dans le journal The Guardian tout aussi élogieuse, mais ce critique limite toutefois son appréciation à une note de 4 sur 5.

Dans la défunte revue International Record Review (01/2015), Roger Pines rédige une critique élaborée et appréciative. Il trouve ce programme « … très audacieux mais rempli de découvertes bienvenues pour l’amateur de musique handélienne ». Son analyse s’effectue au fur et à mesure qu’il examine chacun des airs retenus par la cantatrice, soulignant tantôt la qualité de sa voix (grave, s’approchant à l’occasion de celle d’un contre-ténor), ou mettant l’emphase sur la qualité de sa prestation dramatique. Il exprime quelques réserves à l’occasion et dit même préférer une voix de contre-ténor pour certains extraits. Pines, comme la plupart des critiques, est épaté par la prestation du petit ensemble Orfeo 55 dirigé par la chanteuse elle-même. Il ne manque pas de souligner la justesse et la finesse des accompagnements solo (théorbe, violoncelle et cors). Tout sur ce disque est tout bonnement « terrific ». « Brava, diva e maestra ».
À l’opposé, Anna Picard de BBC Music Magazine (01/2015) se montre plutôt critique à l’endroit de Orfeo 55 tout en applaudissant la prestation de Natalie Stutzmann. Elle accorde une note de 3 sur 5 à l’enregistrement.

Sur la Toile, il y a profusion d’analyses tout aussi intéressantes les unes des autres. On peut lire chez Muse Baroque (Muse d’Or) une critique très étoffée de Jean-Stéphane Sourd-Durand qui accorde une attention particulière au duo Cornelia – Seato (Stultzman / Jaroussky) extrait de Giulio Cesare. : « Leurs voix se marient à perfection en se répondant ou en dialoguant avec finesse. Les ornements tissent un lien indéfectible entre la mèere et le fils. Les graves chauds de Nathalie Stultzman donnent encore plus d’éclat au aigus ‘jarousskyen’ ». Ce critique souligne également la qualité du jeu de l’ensemble Orfeo 55 , notamment « … les solistes, rivaux et partenaires de la contralto » (le violoncelle piccolo, le théorbe, les cors ‘virtuoses et boisés’). La critique se conclue sur cette très belle analogie : « En définitve, tout comme dans un paysage de Brueghel, on trouve bien des merveilles dans les seconds plans ».
Même perception tout aussi positive de la part de Bernard Schreuders de ForumOpera. Centrant son analyse sur la qualité de l’interprétation, il écrit : « Au-delà du programme, l’art et la manière demeurent … éminemment personnels », « … il y a de l’ogresse comme du funambule chez Nathalie Stultzman, prête à toutes les métamorphoses pourvu qu’elles servent l’essentiel : l’interprétation ». Selon ce critique, la contralto a « … une vision à défendre » à la direction de son orchestre qui lui fournit « … une réelle opulence sonore ». Le CD reçoit une note parfaite de 4 sur 4.
Chez Opera Magazine l’accueil est plus mitigé. Laurent Barthel rédige une critique ‘modérément’ appréciative. Il s’agit, selon lui, « …d’un disque respectable, voire utile ». La chanteuse est « … en bonne forme vocale, malgré un timbre dont elle ne réussit pas à masquer la légère usure » et il poursuit : « Belle occasion d’apprécier un timbre plus homogène du haut en bas de la tessiture, avec une technique fondamentalement plus solide… que les aléas d’émission des contre-ténors dissipent plus facilement, en utilisant intelligemment de leur apparente fragilité ». Au final, une note de 4 clefs de sol.
Le magazine américain Opera News publie dans sa version numérique une critique signée Judith Malafronte qui met en évidence à la fois la contribution de Nathalie Stultzman à titre de chanteuse et de chef d’orchestre. Sous son habile direction, le jeu instrumental d’Orfeo 55 est « pungent and full of quirky character » (mordant et plein de caractère). « L’intelligence musicale de Stultzman imprègne ce disque avec des interprétations éminemment personnalisées et persuasives d’arias à la fois très connus et tout à fait obscure ».

Johann van Veen commente brièvement sur son site - Musica Dei donum – ce disque concurrement avec l’enregistrement d’Alice Coote (Handel Arias – Hyperion CDA67979). D’emblée, il nous dit préférer Stultzman à Coote. En général, il ne détecte que des qualités à la contralto, soulignant sa façon d’interpréter les différents personnages. L’extrait où Jaroussky se joint à la chanteuse est ‘spot on’ – tout à fait cela. Ce qui lui déplait le plus c’est l’extrait de Partenope alors que la contralto dialogue avec les cors. Selon lui, Nathalie Stultzman « ne chante pas mais emble imiter les cors comme si elle murmurait ».
Deux autres courtes critiques sont parues dans Opera Now et Classical Music. L’enregistrement est à nouveau accueilli très favorablement et reçoit des notes de 5 sur 5 dans les deux cas.

Pour le mot de la fin, citons la rédaction de ConcertoNet : « … nous avons là, osons le dire, un réel joyau qui consacre la grande handélienne qu’est Nathalie Stultzman », « une fois encore, (elle) nous démontre la chanteuse et le chef qu’elle est aujourd’hui : une artiste de premier ordre ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement / Survey – Novembre 2014 ». Il suffit d’effectuer une recherche au moyen des expressions suivantes « classicalacarte + Heroes 11/14 ».


Agrippina - Opéra Arias
Agrippina - Opéra Arias
Prix : EUR 20,23

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 2 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Agrippina - Opéra Arias (CD)
Voici un superbe enregistrement de la mezzo suédoise Ann Hallenberg qui nous offre un récital composé de seize extraits d’opéras plus ou moins connus de la période baroque : Porpora, Graun, Handel, Telemann, etc. Il s’agit d’un projet intitulé « Les Agrippine – Deux sœurs et une fille – une histoire de famille » lequel a été mené à terme grâce à la collaboration du musicologue et mari de la chanteuse Holger Schmitt-Hallenberg, qui rédige d’ailleurs un commentaire très instructif que l’on peut lire dans le livret du CD (en anglais ou en allemand). Ce CD a reçu un accueil très, très chaleureux de la part des critiques.

Jérémie Bigorie coiffe sa critique pour la revue Classica (#174, 07-08/2015) d’un titre évocateur : « Une nouvelle impératrice en baroque » et affirme que « … l’on tient là un des meilleurs récitals baroques de l’année .» Le CD se voit décerner un CHOC sans hésitation. Toutefois chez Diapason le ton est un peu plus réservé. Jean-Philippe Grosperrin émet plusieurs réticences, à commencer par la qualité de l’accompagnement « … d’un ensemble inégal ( Il Pomo d’Oro) en cohésion et en drame ». Ce critique n’en n’a pas contre la voix d’Ann Hallenberg : « … chaleureuse et homogène, toujours musicale, tenue, indemne d’hystérie ». Il poursuit : « On admire les vertus de la cantatrice, mais est-ce suffisant? » Ce qu’il souhaiterait c’est davantage d’émotion, « il faudrait, écrit-il, un autre poids à certains mots, des insinuations, des aspérités, des ombres, plus de clair-obscur en somme pour que la face changeante d’Agrippine nous regarde ». Sa notation se limite à une note de 4/6.
L’appréciation de Richard Wigmore du magazine britannique Gramophone (07/2015) est tout à fait à l’opposé. Selon lui la mezzo nous livre un portrait des plus judicieux des trois personnages historiques qu’aborde son récital. « Avec sa voix resplendissante de haut mezzo, d’une grande expression vocale, d’une agilité époustouflante et un sens du caractère très approprié, elle fait honneur à ces trois dames ». On nous présente ici un récital hors du commun fait d’arias tirés d’opéras « … pour la plupart inconnus, interprétés avec beaucoup de style, de goût et d’une beauté de ton par une mezzo au sommet de son art dans le monde de l’opéra baroque d’aujourd’hui ».
Chez BBC Music Magazine (09/2015) Nicholas Anderson accueille très favorablement le récital et lui accorde une note parfaite de 5. Il souligne tout particulièrement la contribution de l’accompagnement de l’ensemble Il Pomo d’Oro sous la direction de Ricardo Minasi qui « … est généralement vif et alerte avec en plus, une contribution excellente de la part des hautbois ». Erica Jeal attribue aussi également une note de 5 dans le quotidien The Guardian (04/2015), soulignant entre autres l’exécution des extraits d’opéra de Handel « … interprétés avec classe ».

Sur la vaste « Toile » le récital d’Ann Hallenberg a fait l’objet de plusieurs critiques très élaborées et toutes élogieuses.
Tout d’abord, soulignons la critique d’Olivier Rouvière pour L’Avant Scène Opéra (version numérique) pour qui il s’agit « … d’un album superbe au programme passionnant… ». « Les Agrippine étaient trois – les deux enfants du consul Marcus Agrippina et, fille de l’une et nièce de l’autre, la plus connue : la mère de Néron ». Rouvière écrit qu’Ann Hallenberg « … fait valoir sa technique éblouissante et sa voix parfaitement homogène, d’une constante rondeur – surtout dans le registre mezzo – aussi véloce dans les plus folles vocalises … que posée, quasi instrumentale dans les messe di voce… ». Par ailleurs ce critique exprime lui aussi des réserves quant à la qualité de l’accompagnement d’Il Pomo di Oro :… cordes parfois imprécises… et cors à l’intonation suspecte… ». Il accorde une note de 3 sur 4.
La critique de ClassiqueNews, Camille De Joyeuse aborde elle aussi cet aspect de l’accompagnement musical. Elle n’est pas tendre à l’endroit de l’ensemble Il Pomo d’Oro. Ann Hallenberg « … n’est pas hélas soutenue par des instrumentistes dignes de son éloquente maîtrise. S’ils ne jouent pas faux, ils atténuent ce galbe sensuel, introspectif de la chanteuse par des attaques crissées, tendue, raides d’une imprécision déconcertante ». Mais conclue-t-elle « … les qualités de la chanteuse sont, elles, superlatives et généreuses, prête à compenser toute faiblesse instrumentale ». Sans quantifier son appréciation, madame De Joyeuse montre beaucoup d’enthousiasme à l’endroit de la cantatrice. On applaudit cet enregistrement : « Pour le mezzo onctueux, articulé, flexible de la diva et rien que pour elle ».
Pour Bernard Schreuders de ForumOpera nous avons ici un récital thématique dans lequel « … Ann Hallenberg apparaît comme la véritable héroïne ». Tout d’abord dû au fait de l’excellent « … travail de recherche qui a permis à ce projet de voir le jour ». Il est évident selon ce critique que « … la qualité intrinsèque des extraits a d’autant plus d’importance qu’aucun portrait ne peut émerger de ces fragments isolés ». Bravo à Ann Hallenberg qui « … s’impose par sa remarquable gestion du souffle… mais aussi par son aptitude à jouer des moirures, à varier les éclairages et le dosage de l’émission… ». Suite à cette critique convaincante et bien documentée, le CD se mérite une note parfaite de 4 sur 4.
Toujours sur la Toile, mais cette fois du côté anglophone, Glyn Pursglove proclame d’emblée avec MusicWeb International le CD enregistrement du mois (09/2015). « This is a glorious CD – full of wonderful singing and outstanding orchestral work » (« Un CD glorieux – regorgeant de chant merveilleux et d’un accompagnement orchestral hors de l’ordinaire ».
Le concert d’éloges à l’endroit de la cantatrice se poursuit chez MuseBaroque qui décerne un Muse D’Or au CD et qui selon Pedro-Octavio Diaz « … est une belle réalisation d’équilibre, de profondeur et de recherche ». « Ann Hallenber est impériale dans tous les sens du terme… », son «… Agrippine aux multiples facettes sert l’ambition de la dévorante impératrice pour le rayonnement de la musique ».
Finalement nous ne pouvons que recommander également la lecture d’une appréciation postée par Joseph Newsome sur son blog (en anglais) Voix des Arts / A Voice for the Arts (04/2015). Son analyse est rédigée en termes dithyrambiques et se lit en quelque sorte comme un roman-fleuve. Il présente et évalue chacun des seize arias retenus pour l’enregistrement par Ann Hallenberg et son mari, Holger Schmitt-Hallenberg. Tout est excellent sur ce disque, selon Newsome, y compris la contribution de Minassi et de son ensemble en qui il voit « … non seulement un collaborateur dévoué mais également un co-conspirateur enthousiaste ».
En définitive, un enregistrement indispensable.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de juillet/août – 2015 ».
Pour y accéder, il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID519 ».


Biber : Baroque Splendor / Missa
Biber : Baroque Splendor / Missa
Prix : EUR 23,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 3 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Biber : Baroque Splendor / Missa (CD)
Savall revient à Biber qu’il a déjà visité à deux reprises. En mai 1999, il enregistrait à la cathédrale de Salzbourg avec son Concert des Nations et la Capella Reial de Catalunya la « Missa Bruxellensis » (AV 9808). Toujours en mai de la même année, il enregistrait aussi le « Requiem à 15 in Concerto ». Ces enregistrements ont été réalisés dans la cadre du Festival de Salzbourg. Mais le Requiem ne sera mis en marché qu’en octobre 2002, accompagné de la « Battalia à 10 » captée au Château de Cardona (Catalogne) la même année (AV9825).

Son dernier CD, en date de 2015, porte le titre de « Splendeur baroque » (Baroque Splendor). La « Missa Salisburgensis », d’une durée de 43’36 en est la pièce maîtresse et fut enregistrée au début de 2015 dans la Col-legiata romane du Château de Cardona. On avance que cette messe grandiose fut interprétée pour la première fois dans le cadre des festivités organisées pour commémorer en 1682 le « onzième centenaire de la fondation de l’archevêché de Salzbourg par Saint-Rupert ». L’oeuvre était attribuée jusqu’à tout récemment à Orazio Benevoli. On croyait qu’elle avait été composée « … pour la consécration de la cathédrale de Salzbourg, le 24 septembre de l’an 1628 ». La paternité musicale de l’œuvre est maintenant attribuée à Heirich Ignaz Franz von Biber (1644-1704). Il faut lire à ce sujet l’essai de Ernst Hintermaier publié dans le livret accompagnant le disque. L’enregistrement comprend en plus de la messe un motet de Biber, Plaudite Tympana, à 54 ainsi que la « Sonata Sancti Polycarpi, à 9 ». On retrouve également sur ce CD la « Battalia, à 10 » déjà publiée sur le CD de 2002. Savall place en guise d’introduction une courte pièce de Bartholomäo Riedl (ca. 1650-1688) intitulée « Fanfara ». Le motet « Plaudite Tympana, à 54 » est un hymne et une louange à Saint-Rupert et il fut interprété selon toute vraisemblance « dans le contexte de la messe et en même temps qu’elle ».

L’accueil de la critique internationale est très favorable à cette réalisation de Jordi Savall et de son équipe de musiciens et chanteurs.

Du côté francophone, Sophie Roughol accorde une note de 5 (Diapason # 641- 12/2015) à l’enregistrement mais fait montre, nous semble-t-il, de peu d’enthousiasme. Elle parait préférer en fait les réalisations de Goebel et McCreesh qui « … guidaient nos oreilles dans des perspectives plus nettes, qui décuplaient l’impact d’une écriture extravagante entre toutes ».
Chez Classica (# 178 – 12/2015 et 01/2016), Philippe Venturini rédige un court commentaire, affirmant que Savall « … appose (encore une fois) sa signature inimitable » à une œuvre qui constitue « … un spectacle sonore typiquement baroque ». Le disque se mérite un Choc.

Du côté britannique Lindsay Kemp dans son commentaire pour Gramophone (11/2015) compare lui aussi ce nouvel enregistrement de la messe de Biber à ceux de Paul McCreesh (1998) et Ton Koopman (1999). Selon lui « Savall maîtrise cette musique avec une sensibilité très poussée du momentum, de l’équilibre et de la couleur ». Il est d’avis que « … l’acoustique plus organiquement naturelle de Savall permet une écoute d’ensemble plus agréable, tout en ne cédant que peu sur le plan de la splendeur globale ».
Autre critique favorable quoique très brève, celle de Kate Molleson pour le journal The Guardian. De son commentaire, on retient cette citation : « … les forces combinées (de Savall) nous livrent un son qui est chaud, vibrant et spacieux, alors que les voix solo bien distinctes s’acquittent fort bien de tout ce contrepoint ».

Sur le Toile, on peut lire un commentaire très élaboré et fort intéressant de Brian Wilson pour MusicWeb International (10/2015). Ce critique consacre en partie son article à une comparaison entre l’enregistrement de Savall et ceux de Paul McCreesh, Reinhard Goebel et Ton Kookman. Il souligne le fait que Savall insère deux œuvres de nature profane (Battalia à 10 et Sonata Sancti Polycarpi à 9 ) entre les pièces de nature sacrée. Il aurait préféré que la « Sonata » soit insérée après la messe comme dans l’enregistrement de McCreesh. Brian Wilson est d’avis que l’enregistrement de Savall se compare très favorablement à ceux de ses prédécesseurs, son grand mérite résidant dans la qualité sonore du CD, justifiant ainsi le titre donné à l’album – « Baroque Splendor » - et reproduisant de façon convaincante l’aura du site grandiose où fut présentée l’œuvre en première mondiale en 1682.
Un second commentaire signé Simon Thompson proclame cet enregistrement disque du mois de février 2016 chez Music Web. Thompson écrit que « Savall affiche d’entrée de jeu ses couleurs en donnant comme sous-titre "Baroque Splendour" à son enregistrement » et il tient parole :
« C’est ma plus formidable découverte musicale de l’année jusqu’à maintenant ». Ce critique ne tarit pas d’éloges à l’endroit de cette réalisation. « Savall dirige le tout de main de maître, exerçant un contrôle de tout instant sur tous les aspects de cette musique et faisant en sorte que l’ambiance soit à la fois dramatique et dévotionnel, ce qui est tout un exploit en soi ». « Dans l’ensemble, conclut-il, c’est tout simplement fantastique ». (« Overall, tremendous ».

Toujours sur la Toile, mentionnons la contribution de Bénédicte Palaux-Simonnet de Crescendo (Note de 10/10) qui nous livre une critique des plus élogieuses. Nous avons ici, écrit-elle « … un programme varié, intelligemment composé … ». À propos de la pièce maîtresse, la « Missa Salisburgensis » de Biber, elle ajoute : « … c’est tout à la fois un architecte, un visionnaire, un titan qui domine de haut sa partition et nous laisse pantois devant tant de beautés contrastées et de science musicale ». Dans le cas de Savall « … le musicien catalan ajoute (ici) une magistrale démonstration de son art, de son savoir, de sa fine sensibilité aussi ».
Johan Van Veen fait paraître (02/2016) sur son site un commentaire toujours des plus détaillés dans lequel il aborde la plupart des aspects déjà soulevés par d’autres critiques. Il met par ailleurs l’emphase sur le fait que la Missa Salisburgensis et la Sonata Sancti Polycarpi sont des pièces de circonstance destinées « … à refléter au moment de leur composition et de leur interprétation la splendeur d’une cour, d’une cité ou d’une église ». Van Veen regrette, à l’instar de Brian Wilson, que le motet "Plaudite tympana" n’ait pas été inclus dans la messe entre le Credo et le Sanctus. Son appréciation finale est néanmoins très positive (« a very fine performance ») et il recommande vivement l’acquisition du CD.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement / Novembre – 2015 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID525 ».


Steffani : Niobe, Regina di Tebe
Steffani : Niobe, Regina di Tebe
Prix : EUR 24,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 3 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steffani : Niobe, Regina di Tebe (CD)
Cet enregistrement de l'opéra d'Agostino Steffani (1653-1728) - Niobe, Regina di Teba, d'abord présenté en 2011 au Early Music Festival de Boston et repris ensuite en Europe au cours de 2013 a fait l'objet d'une captation en studio à Bremen. L'enregistrement a été porté aux nues par de nombreux critiques. Nous avons recensé plus d'une quinzaine de critiques en français, en anglais et en allemand. Les magazines britannique Gramophone (03/2015) et le français Diapason (03/2015) lui ont attribué leur plus haute distinction. Gramophone lui décerne un Editor's Choice en plus de proclamer l'enregistrement disque du mois de mars 2015. Il s'agit véritablement, écrit David Vickers d'un « ' courant d'air frais vital » dans le monde de la musique ancienne, d'autant plus qu'il nous fait apprécier davantage « ' les nombreuses qualités de ce compositeur outrageusement négligé ». Cet opéra créé à Munich en 1688 a refait surface d'abord en 2008 à Schwetzingen, puis à Covent Garden en 2010 (production enregistrée en CD et DVD par Opus Arts). La production de Boston qui nous est offerte par Erato est une version de concert dirigée conjointement par Stephen Stubbs et Paul O'Dette qui selon Vickers constitue « ' un testament exemplaire d'excellence musicale de la part de tous les participants » et représente « ' un tournant décisif dans la réhabilitation bien mérités de Steffani ».
Sophie Roughol chez Diapason écrit qu'il s'agit d'une « ' captation soignée (en studio) (qui) rend justice à une merveille, jalon essentiel du chemin qui mène à l'opéra vénitien ' au seria ». Elle n'a que des éloges pour Philippe Jaroussky (Anfione) : « Le contre-ténor est au zénith, rendu à une état de grâce inné et maîtrisé », et elle ajoute : « Jaroussky nous subjugue ». Au sujet de Karina Gauvin elle écrit : « ' en grande voix, (elle) marie le fer et le miel de l'arrogante Niobe ». L'enregistrement se mérite, on l'aura deviné, un Diapason d'or.
Anna Picard de BBC Music Magazine (03/2015) attribue une note de 4 sur 5 et applaudit elle aussi aux prestations de Jaroussky et Gauvin. C'est surtout cette dernière qui retient son attention « ' par son magnifique (et) onctueux soprano qui s'enflamme dans la furie et l'angoisse du troisième acte ».
Tim Ashley semble être le seul à bouder quelque peu son plaisir. Son court commentaire dans le quotidien britannique « The Guardian » (Note de 3/5) critique ce qui lui paraît être un manque « 'd'élan et de sûreté » de la direction de Stubbs et O'Dette.
Chez Classica ( # 169 ' 02/2015), Luca Dupont-Spirio, se limite à une note de 4/5 et exprime quelques réserves. Il perçoit chez Jaroussky, « ' une inspiration peu prodigue de contrastes, qui semble se reposer sur l'instrument vocal plus qu'elle n'investit le personnage ». Quant à Gauvin, « ' elle convainc plus difficilement dans le registre autoritaire de la reine orgueilleuse ».
Par ailleurs Opéra Magazine ( # 102 ' 01/2015) réserve un coup de cœur à cette réalisation et une note de 5. Thierry Guyenne est également d'avis que « Karina Gauvin fait merveille en Niobe », mais émet certaines réserves quant à la prestation de Jaroussky : « Les passages les plus dramatiques' l'éprouvent quelque peu, avec un grave faible et quelques aigus pointus ». Il aurait préféré Franco Fagiolis dans ce rôle. Il conclue toutefois en des termes élogieux : « L'élégance du Boston Early Music Festival Orchestra' parachève le réussite d'ensemble ».
Graham Lock rédige pour le magazine britannique Early Music Today une critique consacrée aux deux enregistrements de Niobe parus récemment, celui du Boston Early Music Festival et celui réalisé en 2011 à Covent Garden par le Balthazar-Neumann EnsembleSteffani : Niobe, Regina de Tebe. Sa préférence va nettement à l'enregistrement Jaroussky-Gauvin (studio) versus Laszczkowsky-Gens (live). Cette dernière version est d'ailleurs amputée d'environ soixante minutes de musique.

Deux critiques remarquables et très étoffées sont parues dans le magazine américain Fanfare sous la plume de Lynn René Bayley (07/2015) et Barry Brenesal (11/2015).
Madame Bayley rédige un très long article extrêmement bien documenté qui situe l'opéra de Steffani dans son contexte historique. Présentée pour la première fois à Munich en 1688, l'œuvre est contemporaine des compositions de Purcell pour le théâtre et pourtant l'intrigue et l'orchestration sont nettement plus développées. Steffani précède et annonce ceux qui nous émerveillerons par la suite' Handel, Vivaldi' Le tout (musique, danse, chant, effets scéniques) correspondait aux goûts du public d'alors. « Cet enregistrement est intéressant et stimulant du début à la fin ». « Les vedettes, Jaroussky et Gauvin, sont tout à fait à la hauteur de nos attentes, mais ils n'écrasent par les autres membres de la production qui également chantent fort bien ». La recommandation de Lyne René Bayley est claire : « ' voici une œuvre extrêmement surprenante et intéressante, magnifiquement interprétée et chantée ».
Barry Brenesal, toujours pour Fanfare, déplore le manque d'intérêt pour la production théâtrale de Steffani qui aurait composé plus de douze opéras. Il affirme que ce qui a été enregistré est de piètre qualité, mais ne mentionne toutefois pas la parution récente de Niobe chez Opus Arte.
D'autre part il rédige un très long article comprenant un résumé exhaustif de l'intrigue et consacre tout un paragraphe à défendre les mérites de l'écriture de Steffani. Il n'a que des éloges à son tour pour Jaroussky qui « ' nous livre le plus bel exemple de bel canto que l'on puisse imaginer ». Quant à Karina Gauvin, elle possède selon lui « ' une voix aussi éclatante qu'un diamant ». Il va même jusqu'à la comparer à une Lady Macbeth grecque dans son rôle de Niobe. Le critique souligne finalement la contribution des co-directeurs O'Dette et Stubbs puis met en évidence l'excellence de l'orchestre du Boston Early Music Festival sous la direction de Robert Mealy.

Sur la Toile, Niobe Regina di Tebe reçoit des notes parfaites de L'Avant-Scène Opéra (Révérence), ClassiqueNews.com (Clic), Rondo Magazine (5), Classics Today (USA) ( 10/ 10), Musikzen (Soleil), ainsi que des commentaires très élogieux de Muse Baroque et Opera News (édition numérique).
Robert Levine (ClassicsToday), comme bien d'autres, est subjugué par la qualité des prestations de Jaroussky et Gauvin. L'opéra de Steffani n'est par a priori un « chef-d'œuvre (récemment) redécouvert » mais, selon lui, les vingt dernières minutes « ' pourraient nous inciter à croire que Steffani est un génie ».
Benjamin Ballifh rédige pour ClassiqueNews une critique très appréciative : « Les couleurs vives et chatoyantes de l'orchestre emmenée par le luthiste Paul O'Dette et son comparse Stephens Stubbs », « ' le sens des nuances et cet abandon à la sensualité d'essence vénitienne offrent une résurrection de Niobe particulièrement réussie ». « Superbe révélation ».
Jean-Charles Hoffelé est tout particulièrement emballé par l'écriture musicale de Steffani et « ' sa fabuleuse mécanique théâtrale : issue de l'opéra vénitien, emplie d'un merveilleux volé à la tragédie lyrique selon Lully, elle annonce l'âge d'or du seria avec un luxe dans l'écriture virtuose, que ce soit pour les instrumentistes ou les chanteurs, doublé d'une inépuisable veine poétique ». C'est un article à lire sans faute.. (L'Avant-Scène Opéra ' 02/2015).
Bruno Maury rédige pour Muse Baroque un commentaire très exhaustif. Il analyse judicieusement chacun des aspects de la production à commencer par le compositeur Steffani qu'il situe bien dans le contexte historique de la fin du XVIIe siècle. Il aborde ensuite le travail de reconstitution effectué par l'équipe de Boston et souligne la brillante contribution à la direction de Stubbs et O'Dette. Il souligne, en passant, « ' la délicate intervention de l'Ensemble des Violes à l'Acte I » et « la brillante chacone finale de l'Acte III ». Maury n'a que des commentaires élogieux à l'endroit de Gauvin et Jaroussky. Il en va de même pour chacun des autres artistes défendant des rôles secondaires. Son verdict est clair et invitant : « On se réjouira' sans réserve de ce superbe opus, désormais indispensable dans toute bonne discothèque baroque' ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter (plus d'une quinzaine) dans la section « Recensement de février ' 2015 ». Il vous suffit d'effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID493 ».


Vinci: Catone in Utica
Vinci: Catone in Utica
Prix : EUR 22,50

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 29 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vinci: Catone in Utica (CD)
Voici ressuscité au disque un autre titre du volumineux catalogue d'opéras de Leonardo Vinci. Le producteur-chanteur Max Emanuel Cencic nous a déjà révélé « Artaserse » (Virgin ' 2011). Les vedettes masculines sont au rendez-vous à nouveau souligne Sophie Roughol (Diapason # 637 ' 07/2015). Trois contreténors (Fagioli, Cencic, Valer Sabadus) et un sopraniste (Vince Li) de même que deux ténors Sancho et Mitterrutzner. Tous ces messieurs sont excellents (surtout Cencic) si l'on fait exception de Vince Li selon madame Roughol. L'accompagnement musical d'Il Pomo D'oro est tout simplement « rutilant ». La réalisation n'obtient toutefois pas de Diapason d'or. L'appréciation se limite à une note de 5.
Chez Classica, on applaudit chaudement à l'arrivée de cet enregistrement de l'opéra de Vinci d'après un livret de Métastase, même si les rôles féminins sont dévolus à des hommes tout comme lors de la création de l'opéra à Rome en 1728. « Tout est superbe dans cet opéra, tant le livret ' que la musique bouleversante de Vinci, servie par une équipe de musiciens exceptionnels » proclame Luca Dupont-Spirio en introduction à son analyse. La revue accorde volontiers un CHOC.
David Vickers se montre également des plus enthousiastes vis-à-vis de cette production de 'Parnassus Arts' sous l'habile direction du producteurs Max Emanuel Cencic. Tout en appréciant la qualité des chanteurs réunis ici, il se questionne sur la pertinence de faire assumer les rôles féminins de Marzia (par un contreténor, Valer Sabadus) et d'Émilia (par un sopraniste, Vince Yi). Selon lui des chanteuses d'expérience auraient pu interpréter ces rôles de bien meilleure façon. C'est pure hypothèse évidemment. En conclusion de son article, Vickers souligne que l'ensemble Il Pomo D'oro dirigé par Ricardo Minasi « ' caractérise vivement chaque scène d'un élan théâtral. »
Chez BBC Music Magazine (09/2015) on applaudit également la sortie de cet enregistrement : « superb premiere recording ».
Dans l'ensemble, sur la Toile, les analyses sont généralement élogieuses, à l'exception de quelques notes discordantes. Albéric Lagier écrit sur le site de Musikzen : « Tous les interprètes, sans exception, rendent avec justesse et subtilités les tensions dramatiques de la partition et du livret, soulignées avec une dynamique parfois extrême, voir bling bling, par l'Ensemble Il Pomo D'oro, dirigé par Riccardo Minasi. » Et il ajoute : « Dommage que ce nouveau bijou n'ait pas été publié en DVD ». Ce commentaire recoupe celui de Brian Robins (affiché sur le site d''Early Music Review) et qui est d'avis lui aussi que Minasi a tendance à exagérer « ' le tempo, le rythme et la dynamique ». Au sujet de la longueur de l'enregistrement, il nous rappelle qu'à l'époque de Vinci, le librettiste « ' avait préséance sur le compositeur. Dans la première version de son opéra, Vinci a respecté intégralement le texte de Métastase dont Robins nous suggère la lecture' un peu comme un roman. Certains récitatifs sont d'une telle longueur' jusqu''à 8 ou 10 minutes. Mais cela justifie-t-il le prix plutôt « élevé » pour le produit final ? Robins conclue en ces termes : Voici « ' un enregistrement hautement signifiant et important qui projette une lumière rafraîchissante sur la place de Vinci en tant que compositeur majeur du début du 18ième siècle ». Sa note est de 4.5/5
Chez ResMusica, on retrouve sous la plume de Pierre Degott des réserves similaires à celles de Brian Robins, à savoir que « ' le livret ' se prête peut-être moins à l'écoute qu'à la lecture ». On questionne également « ' le principe qui consiste à faire systématiquement chanter les rôles féminins par un contreténor ». Ce critique attribue une bonne partie du « ' succès musical de cette audacieuse entreprise ' à l'extraordinaire participation du jeune ensemble Il Pomo D'oro, galvanisé par la baguette ferme, précise et toujours alerte du remarquable Riccardo Minasi ».
Le critique Hugo Papbst, de même que la rédaction de ClassiqueNews ont tout « particulièrement apprécié cet enregistrement », « ' une pleine réussite qui s'appuie surtout sur l'engagement vocal et expressif des solistes dans les rôles dessinés avec soin par Vinci et Métastase' ». La production se mérite un CLIC.
Olivier Rouvière se montre plutôt sévère avec sa note de 2/4 sur le site de L'Avant-Scène Opéra.Un « constat mitigé » selon lui. Lors de la version scénique qui sera proposée, osera-t-on « quelques coupes au sein de ces quatre heures de musique pas toujours inspirée ». Lui également ne peut s'habituer à « ' la petite voix aigre du sopraniste Vince Yi » !
Enfin, mentionnons la parution (en anglais) d'une analyse très bien documentée et très élaborée de la part de Tim Ashley sur le site ClassicalSource.
Sont à venir les appréciations de MusicWeb de même que celle du magazine américain Fanfare.

Chez Classic @ la Carte, (classicalacarte.net) on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de juillet/août 2015 ». Il vous suffit d'effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID514 ».
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 26, 2015 5:21 AM MEST


Bach / Köthener Trauermusik
Bach / Köthener Trauermusik
Prix : EUR 21,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 29 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach / Köthener Trauermusik (CD)
Reconstitution de ce qu’a pu être la musique utilisée par J.S.Bach lors de la cérémonie funèbre organisée suite au décès du Prince Léopold d’Anhalt-Köthen, ex-employeur et à ce qu’on dit, ami du compositeur. Une musique funèbre pour un prince bien-aimé. Les notes du livret, sous les signatures successives de Peter Wollny, Morgan Jourdain et Raphaël Pichon nous renseignent adéquatement sur le contexte historique et la genèse de la musique utilisée / ou composée spécifiquement pour l’occasion.

La critique internationale a très bien accueilli en général la reconstitution proposée par Raphaël Pichon et ses musiciens de Pygmalion.

Chez Gramophone (01/2015), Jonathan Freeman-Atwood s’attache surtout à faire ressortir la distinction entre la vision de Pichon et celle d’Andrew Parrot (2011, Avie AV2241). Il est d’avis que la version de Pichon est « … jusqu’à un certain point théâtrale, plus grandiose dans son ensemble et mieux équilibrée quant à la qualité des solistes » alors que chez Parrott ce qui domine c’est son sens de l’introspection, le caractère très poignant de ce qui se déroule devant nous et qu’il nous présente d’une façon si éthéré (atmospheric) ».
Anna Picard (BBC Music Magazine, 02/015) considère pour sa part que le débat sur le choix des pièces est loin d’être clos mais salue très positivement la sortie de cet enregistrement. (note de 4/5).
Peter Lynan rédige pour International Record Review (03/2015) une critique très bien documentée expliquant à ses lecteurs les choix de Pichon dans sa reconstitution de la cérémonie funèbre. Il se dit toutefois surpris de l’utilisation d’un luth et d’un théorbe en lieu de la viole de gambe en accompagnement de l’aria « Lass, Leopold, dich nicht begraden » alors que l’on sait que le Prince était un excellent gambiste. Lynan souligne la contribution de Damien Guillon tout comme il trouve remarquable la qualité de l’acoustique de la chapelle royale de Versailles.
Du côté de Fanfare (05-06/2015), George Chien se livre à son tour à un très long exercice d’explication sur la reconstitution de la cérémonie funèbre. Sans être démesurément enthousiaste, il estime que la proposition de Pichon est tout à fait satisfaisante, que le chœur est « splendide » et que les quatre solistes sont tout à fait « outstanding » (exceptionnels).

Du côté de la presse écrite francophone, nous disposons de deux critiques.
Chez Classica (#167, 11/2014), Philippe Venturini n’a que des éloges à offrir à Raphaël Pichon et ses collaborateurs. On assiste, écrit-il, à «… une lecture particulièrement convaincante et conduite avec autant d’assurance … que de souplesse… dans un souci manifeste de clarté polyphonique et d’éloquence. Il faut également souligner la réalisation de chaque solo vocal et instrumental, comme l’homogénéité exemplaire de l’ensemble ». La revue récompense cette réalisation d’un CHOC pour le mois de novembre 2014.
Chez Diapason (# 629, 11/2014), Gaëtan Naulleau y va d’une appréciation toute subjective qui laisse quelque peu perplexe. Il s’empresse de souligner la qualité des soliste et plus loin note que : « l’assurance de chaque musicien et la texture somptueuse … témoignent … (du) travail de longue haleine (effectué) sur trois ans, au fil des concerts et des expérimentations… » Et il conclut : « … tout cela est supérieurement fait. Mais trop fait, trop peigné, trop calculé dans les risques expressifs. La peine et l’élan exutoire de la Trauermusik s’apaisent dans un baume onctueux ». À vous de juger, pourrait-on ajouter !

Sur la Toile, nous disposons d’un très beau texte de Charles Di Meglio qui rédige une critique on ne peu plus jubilatoire pour Muse Baroque : « … dès les premières notes du chœur d’ouverture, écrit-il, … la musique de Bach nous happe, nous caresse, les instrumentistes de l’Ensemble Pygmalion nous saisissent… ».,« … la direction est propre, franche, assurée, élégante et souple ». Cet « … orchestre et le chœur sont suaves, riches ». Note de 4…
Chez Music Web International on nous propose trois critiques qui toutes recommandent fortement l’acquisition de cet enregistrement. Pour Dominy Clements, nous avons là un vrai délice du début à la fin, un enregistrement de référence en fait. John Quinn pour sa part rédige un très long commentaire et s’applique à faire la comparaison entre l’enregistrement de Parrott et celui de Pichon. Il se dit incapable de départager les deux enregistrements. Pour ce qui est des solistes, il énonce toutefois sa préférence pour les « messieurs » de Pichon et pour les « dames » de Parrott. Finalement, pour Michael Cookson, toujours chez Music Web : « Le jeu de l’orchestre et le chant sous la direction de Pichon sont de premier niveau ». Quant au chœur, « … il est dans une forme exceptionnelle ». Recommandé sans réserve.
Signalons aussi cet excellent commentaire posté sur le blog du « Classical Reviewer » et Signé Bruce Reader. Encore une fois, c’est un verdict toujours aussi favorable à Raphaël Pichon, à ses solistes et à l’Ensemble Pygmalion.
À mentionner également deux excellents commentaires postés sous les pseudonymes de « Kantaten » et « Cetalir sur le site d’Amazon Fance.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement – Novembre 2014 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID466 ».


Rameau : Pièces pour clavecin
Rameau : Pièces pour clavecin
Prix : EUR 21,00

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 9 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rameau : Pièces pour clavecin (CD)
Comment résister aux commentaires enthousiastes de Philippe Venturini (Choc – Classica # 171 – 04/2015) et d’Ivan A. Alexandre (Diapason d’Or, # 634 04/2015). ? Il faut mettre en perspective à la fois la musique de Rameau, l’interprète et son instrument : « … il n’y a pas que le clavecin, aussi majestueux soit-il, il y a le claveciniste qui articule, respire, déclame – et s’admire… » écrit I.A. Alexandre. Et la musique elle ? « Du chant partout, intarissable. Mais aussi une imagination, un art du tableau expressif qui nous valent, sous les doigts de Bertrand Cuiller, l’intégrale la plus diverse et colorée des quatre Livres de Rameau ». Même constat de la part de Venturini : le claveciniste « … prend soin (de) laisser apparaître les traits distinctifs et l’évolution de l’écriture de Rameau ».
François Lafon chez Muzikzen accorde également la plus haute note à cet enregistrement. Nous disposons de bien d’autres versions, entre autres celles de : « … Scott Ross (qui) en a fait ressortir la grandeur, Olivier Beaumont la théâtralité, Christophe Rousset l’architecture et Blandine Rannou la profondeur… ». Cuiller, lui, « … en donne une version à la fois oecuménique et personnelle ». Une version avec laquelle il faudra désormais compter.

D’autres commentaires se sont ajoutés à ces éloges préliminaires postés au début avril. David Hansell de Early Music Review est d’avis que ce qui caractérise cet enregistrement c’est la spontanéité dont fait preuve Cuiller. Cependant son interprétation ne vient pas détrôner Christophe Rousset qui règne sans conteste sur ce répertoire mais le nouveau venu s’en approche de très près.
Dans le numéro de juin 2015 de Gramophone, Julie Anne Sadie rédige une critique fort élogieuse. Ce qui émerveille, écrit-elle, c’est la facilité et la fluidité du jeu du claveciniste. « Sa maîtrise du legato au clavecin est exceptionnelle », de même que « sa maîtrise de l’ornementation écrite et improvisée (qui) est tout autant impressionnante » et elle conclut : « … une nouvelle interprétation des œuvres pour clavier de Rameau qui mérite définitivement d’être acquise ».
Sur la Toile, il faut lire le très beau commentaire rédigé par Loïc Chahine sur son blog « L’Audience du Temps ». Selon lui, cette prestation « … est digne des plus vifs éloges ». « On est conquis, ajoute-t-il, par la justesse du ton, la variété des affects, la vivacité des ornements, la qualité d’articulation et de phrasé, la finesse du toucher, aussi bien que par la prise de son… »

Enfin la plus convaincante et surtout la plus élaborée des critiques est signée Viet-Linh Nguyen qui rédige chez Muse Baroque une solide analyse, très détaillée de cet ‘Intégrale des pièces de clavecin’ de Rameau. Après lecture d’un tel ‘panégyrique’, comment résister à l’invitation de partager son plaisir.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement d’avril – 2015 ». Il suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID503 ».


From the Imperial Court
From the Imperial Court
Prix : EUR 22,28

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 21 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : From the Imperial Court (CD)
Les « jeunes » chanteuses et chanteurs de Stile Antico ont vieilli ou, devrait-on plutôt écrire, maturé. Déjà un neuvième enregistrement qui s’avère être un autre succès commercial bien appuyé par les nombreuses appréciations parues dans la presse écrite de même que sur la Toile.
Curieusement, les critiques britanniques n’ont pas manifesté beaucoup d’enthousiasme pour cette réalisation. David Fallows (Gramophone, 11/2014) relève certaines incongruités contenues dans le livret selon lui, mais apprécie néanmoins la qualité de la réalisation : « intonation et équilibre toujours impeccable ; la qualité de voix est glorieuse, précise et d’une clarté absolue ; la musique se déroule sans effort avec des moments bien équilibrés de pression et de relaxation, même si le groupe fonctionne sans chef ». Chez International Record Review (12/2014), Ivan Moody avoue ne pas avoir été toujours un admirateur inconditionnel du groupe mais reconnaît que l’enregistrement nous réserve de « bien jolis moments ». Son analyse reste toutefois plutôt superficielle. Il en va de même pour Anthony Pryer de BBC Magazine (11/2014). Nicholas Kenyon (The Guardian/Observer – 09/2014) en rajoute: ils sont parfaits, même un peu trop « polis ». Et pourtant, il n’accorde qu’une note de 3/5. Adrian Horsewood, éditeur de la revue Early Music Today rédige un court article vantant les mérites de l’enregistrement (Note : 5/5). Il s’agit d’un programme bien équilibré qui constitue « un retour bienvenu au répertoire continental du 16ième siècle – la beauté saisissante, cristalline qui est la marque de commerce habituelle de l’ensemble est quelque peu tempérée, selon lui, par ce choix de pièces… ». « L’esprit lugubre ou de déploration de cette musique amène toutefois le groupe à se surpasser ».
Ce sont deux critiques du magazine américain Fanfare (38 :3 – 01-02/2015) qui s’expriment le plus positivement à l’endroit de cette réalisation du groupe de 12 chanteurs (3 sopranos, 3 altos, 3 ténors, 3 basses). J.F. Weber apporte beaucoup d’attention à la relation entre l’un et l’autre compositeur et la Maison de Habsbourg. En conclusion de son article il écrit : « Voici une merveilleuse collection de musique couvrant la totalité du (16ième) siècle centrée sur cette dynastie. Nous avons là une astucieuse programmation de même qu’une interprétation exquise qui font de ce disque un délice. Ne le manquez pas. »
Barry Brenesal souligne quant à lui cette facilité qu’a cet ensemble à concocter un programme fort varié composé d’œuvres fort connues et de certaines autres qui sont des raretés. Brenesal n’a que des éloges à formuler notamment pour leur préoccupation à « souligner la beauté des nuances dynamiques, que ce soit le groupe en entier ou en accentuant le rôle des voix individuelles. » Le critique recommande l’achat de ce disque même si, écrit-il, « le thème de la Cour impériale des Habsbourg paraît mince à l’occasion, la musique est des plus riches qui soit ».
Sur la Toile les commentaires sont également des plus positifs. Steve Ritter commente succinctement l’enregistrement : « … leurs interprétations sont grandioses, splendides (gorgeous) et des plus prenantes ». « Le son Harmonia Mundi est comme toujours superbe ». Il attribue une note de 4/5. La recommandation d’Anne-Sophie Fayt chez Crescendo va dans le même sens : « … album splendide » et donc recommandé. L’analyse la plus détaillée et la plus enthousiaste nous vient de Richard Martinez de ConcertoNet. D’après lui, Stile Antico demeure sans conteste l’ensemble vocal de référence dans l’univers de la musique ancienne. Il faut finalement lire Robert Hugill qui nous propose sur son blog (en anglais) un texte fort étoffé et nous exprime lui aussi son appréciation très positive du groupe (Note 5/5).

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter en effectuant une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID465 ».


Monteverdi: Vespri Solenni
Monteverdi: Vespri Solenni
Prix : EUR 21,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 2 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monteverdi: Vespri Solenni (CD)
Rarement a-t-on vu enregistrement recevoir autant de commentaires qui vont du plus positif au très négatif. Nous en avons recensé une bonne quinzaine.
Il s’agit ici d’une reconstitution tout à fait hypothétique d’une célébration religieuse élaborée autour de la fête de saint Marc, l’un des évangélistes, et qui est célébrée à Venise le 25 avril. L’enregistrement des diverses pièces d’inspiration religieuse a été réalisé toutefois en la basilique Santa Barbara de Mantoue.
David Vickers du magazine britannique Gramophone (09/2014) a été fortement impressionné par cette réalisation du Concerto Italiano placé sous la direction de Rinaldo Alessandrini. Le disque a reçu la plus haute mention du magazine, soit un « Editor’s Choice », et a été proclamé disque du mois du numéro annuel consacré aux « Awards » de Gramophone. Le critique met en évidence dans son commentaire « l’acoustique résonnante mais néanmoins superbement transparente du lieu d’enregistrement qui selon lui tisse sa magie renversante autour des voix et des instrumentistes de grand talent du Concerto Italiano qui négocient habilement leur passage à travers la grandeur, l’intimité, la dramaturgie et la subtilité du texte qu’exige cette musique ». Quant au DVD qui accompagne le disque, David Vickers est d’avis qu’il présente peu d’intérêt si ce n’est de nous faire visiter le palais ducal de Mantoue.
Simon Heighes d’International Record Review (11/2014) émet un avis tout a l’opposé en ce qui a trait au DVD qu’il trouve extrêmement utile notamment pour les explications concernant la basilique et « … son acoustique parfaite … et son effet d’écho très particulier qui fait de cette musique complexe convaincante et détaillée mais néanmoins magnifiquement sonore ». Le jeu des instrumentistes est tout bonnement superbe selon Heighes et « … la qualité sonore de l’enregistrement est riche, l’équilibre entre les forces vocales et instrumentales est absolument idéal, grâce en partie à l’acoustique extraordinaire du lieu. » Après avoir fréquenté Monteverdi pendant plus de trente ans on peut dire du Concerto Italiano qu’ils ont « Monteverdi dans le sang ». L’appréciation de Simon Heighes est sans réserve et est des plus favorables.
Nous n’avons pu retracer de critique en provenance du BBC Music Magazine.
La presse écrite britannique souligne également de façon très positive l’arrivée de cet enregistrement et du DVD qui l’accompagne. Pour Geoffrey Norris du « Telegraph » (10/2014) tout est superbe – qualité sonore, exécution vocale, accompagnement instrumental. Cet enregistrement se mérite la mention « superlatif » avec une note de 5/5.
Andrew Clements du « Guardian » (07/2014) rédige un court commentaire qui se conclue en ces termes : « C’est un vrai délice, intelligemment conçu et exécuté de façon impeccable » - note de 4/5.
C’est Jerome F. Weber qui rédige la critique pour le magazine américain Fanfare (38 :3 –01-02/2015). Il recommande d’emblée cet enregistrement d’Alessandrini. Son texte consacré aux aspects musicaux est plutôt superficiel, se contentant de nous dire que « … les voix et les instrumentistes sont superbes et que l’acoustique de la basilique est rendu très efficacement ». Par ailleurs Weber se félicite de pouvoir disposer du DVD offert en bonus. Au plan musical, on nous y donne le Magnificat, ce qui nous montre les musiciens évidemment mais nous fait également découvrir cette splendide basilique, là même où furent entendues pour la première fois les « Vêpres » en 1610.

Du côté de l’Hexagone, Jérémie Bigorie du magazine Classica (07-08/2014) nous livre un commentaire très appréciatif du travail d’Alessandrini et de ses musiciens. Il souligne qu’il s’agit d’une « … approche plus madrigalesque que chorale… soucieuse de creuser la sémantique du texte, (qui) se trouve assouplie par l’acoustique généreuse du lieu ». Selon Bigorie, « … la lecture d’une grande limpidité qu’offre le Concerto Italiano demeure exemplaire (notamment) le style ad hoc des instrumentistes … tour à tout lascif, énergique ou élégiaque. » L’enregistrement se mérite une note de 4.
Chez Diapason (09/2014), le ton est tout autre. En fait Denis Morrier trouve peu de mérite à ces « Vespri solenni per la festa di San Marco ». Sa liste d’ambiguïtés « gênantes » est plutôt longue. En fait, Morrier reproche à Alessandrini son approche jubilatoire et son « emphase impressionnante ». Son jugement est sans appel : « Alessandrini, maître orfèvre du madrigal montéverdien, a (selon lui) pris le parti d’aborder sa musique sacrée sous un angle tout autre. Il en impose souvent, sans convaincre toujours ». Pas un mot sur le DVD accompagnant le disque. Diapason accorde une note de 4.

C’est sur la Toile que nous pouvons lire les commentaires les plus intéressants à propos de cet enregistrement. Simon Thompson de MusicWeb n’a que des éloges pour le travail d’Alessandrini et de ses musiciens. « Alessandrini, écrit-il, révèle son habileté avec cette musique et lui donne vie en recréant tout l’atmosphère qui convient ». Thompson juge superflu le DVD bonus qui selon lui n’apporte rien de plus à cette réalisation qui a été classée dans la catégorie « Disque du mois » (09/14) par ce webzine.
Sur son blog, Robert Hugill vante pour sa part les mérites du disque de même que du DVD l’accompagnant (Note de 5/5). À son avis, il s’agit « d’un disque hautement engageant et intelligent. Selon leur habitude, Alessandrini et ses collaborateurs combinent de superbes qualités de musiciens avec une approche musicologique et un sens de l’engagement remarquable faisant de l’écoute de cet enregistrement une expérience unique ».
Autre « bloggeur » intéressant, Bruce Reader (« The Classical Reviewer ») rédige une analyse exhaustive de chacune des pièces retenues pour ces Vêpres « imaginaires ». Selon ce critique, nous avons là une « excellente réalisation de la part de Rinaldo Alessandrini et de son génial Concerto Italiano. Recommandé avec beaucoup d’enthousiasme.
Sur le site d’ « Amazon UK », on peut lire cet autre commentaire stimulant rédigé par un collaborateur assidu de la plate-forme. Stephen Midgley souligne la qualité et l’intérêt exceptionnels des intermèdes musicaux choisis par Alessandrini. Il se dit également très appréciatif du DVD qui accompagne l’enregistrement. Son commentaire est accompagné d’une note de 5.
Finalement, mentionnons les deux commentaires vraiment discordants que nous avons recensés. L’appréciation de Gérard Pangon pour « Musikzen » sème le doute mais n’explique rien. Lucas Irom rédige pour « ClassiqueNews » (08/2014) une critique extrêmement négative de ce « Vespro » à San Marco : « Trop sage, écrit-il »… le chef italien …. manque singulièrement de passion. « « Tout paraît si sage et cadré, comme contraint et petit. » « Trop retenu, trop mécanique, trop étroit voire raide. Que tout cela manque de respiration, d’élans de vertige ». Citons encore ce critique : « Toute la musique vénitienne de Monteverdi doit respirer en un souffle de libération, de transcendance recouvrée de façon inopinée et donc miraculeuse quand il est nommé à Venise ! ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de septembre – 2014 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID452 ».
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 16, 2015 5:45 PM CET


Bach / Vivaldi : Magnificat & Concerti
Bach / Vivaldi : Magnificat & Concerti
Prix : EUR 21,82

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 1 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach / Vivaldi : Magnificat & Concerti (CD)
Quelle joie que de recevoir quelques jours avant Noël cette récente production de Savall & Cie. Fin de l’Avant (dans le cycle des fêtes religieuses en Occident), veille de Noël : ces deux Magnificat arrivent à point nommé.
Cette livraison comprend deux volets : un CD de 73 minutes de musique sublime et un DVD reprenant les deux pièces religieuses du CD en captation « live » à la Chapelle Royale du Château de Versailles. Superbement filmée, cette réalisation visuelle nous comble et apporte à cette musique une dimension nouvelle. En guise d’introduction sur le CD, 9 minutes de pur bonheur : ce concerto de Vivaldi pour 2 violons et viole de gambe. Une exécution sans faille, toute en finesse et allégresse. Les deux violonistes, Manfredo Kraemer et Pablo Valetti, sont en très grande forme. La viole de Jordi Savall apporte le soutien nécessaire à cette glorieuse composition du signor Vivaldi. On enchaîne ensuite avec son hymne à la Vierge Marie. Cette œuvre festive est interprétée de façon magistrale par un ensemble vocal composé des solistes de la Capella Reial de Catalunya et, tel que l’écrit Savall, « d’une vingtaine de jeunes chanteurs professionnels » ayant participé à la IIIe Académie de formation professionnelle, de recherche et d’interprétation qui a eu lieu à Barcelone en 2013. Superbe travail bien aiguillonné par les « maîtres » et rendu splendidement par les « élèves ».
Précédant la pièce maîtresse du CD (le Magnificat de Bach), voici que Savall sort de son chapeau un autre « bijou » gardé en réserve : le Concerto pour clavecin de Bach (BWV 1052) enregistré à l’Abbaye de Fontfroide à l’été 2013. À l’oeuvre, le claveciniste Pierre Hantaï accompagné du Concert des Nations sous la direction de Jordi Savall. Cette œuvre lumineuse, incroyablement fluide, mystérieuse aussi par moment est reprise dans une version visuelle sur le DVD. Comme c’est fascinant de voir ces artistes à l’œuvre, d’être en fait témoin et complice de leur interprétation. La caméra nous fournit une proximité que seules des places de premier choix lors du concert auraient pu permettre. Captivant, ensorcelant à tout point de vue.
Et finalement, ce Magnificat en ré majeur BWV 243 de Bach (version de 1733, expurgée des textes en allemand de la version originale interprétée le jour de Noël 1723). Encore une fois le travail du choeur est irréprochable, souvent grandiose. Les solistes… tout simplement irréprochables.
En somme, un cadeau à se faire et à faire à tous ses amis. Cette musique mérite de circuler partout, surtout dans cet habillage qui nous est proposé : pochette et livret superbement illustré, commentaires en français, anglais, castellan, catalan, allemand et italien.

Notre « revue de presse » suivra dès que les critiques de la presse écrite et électronique se seront prononcés.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de janvier 2015 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID472 ».


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