Profil de Classic @ la Carte > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Classic @ la Carte
Classement des meilleurs critiques: 1.610
Votes utiles : 243

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Classic @ la Carte (Québec,Canada)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5
pixel
Rameau : Pièces pour clavecin
Rameau : Pièces pour clavecin
Prix : EUR 20,00

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 9 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rameau : Pièces pour clavecin (CD)
Comment résister aux commentaires enthousiastes de Philippe Venturini (Choc – Classica # 171 – 04/2015) et d’Ivan A. Alexandre (Diapason d’Or, # 634 04/2015). ? Il faut mettre en perspective à la fois la musique de Rameau, l’interprète et son instrument : « … il n’y a pas que le clavecin, aussi majestueux soit-il, il y a le claveciniste qui articule, respire, déclame – et s’admire… » écrit I.A. Alexandre. Et la musique elle ? « Du chant partout, intarissable. Mais aussi une imagination, un art du tableau expressif qui nous valent, sous les doigts de Bertrand Cuiller, l’intégrale la plus diverse et colorée des quatre Livres de Rameau ». Même constat de la part de Venturini : le claveciniste « … prend soin (de) laisser apparaître les traits distinctifs et l’évolution de l’écriture de Rameau ».
François Lafon chez Muzikzen accorde également la plus haute note à cet enregistrement. Nous disposons de bien d’autres versions, entre autres celles de : « … Scott Ross (qui) en a fait ressortir la grandeur, Olivier Beaumont la théâtralité, Christophe Rousset l’architecture et Blandine Rannou la profondeur… ». Cuiller, lui, « … en donne une version à la fois oecuménique et personnelle ». Une version avec laquelle il faudra désormais compter.

D’autres commentaires se sont ajoutés à ces éloges préliminaires postés au début avril. David Hansell de Early Music Review est d’avis que ce qui caractérise cet enregistrement c’est la spontanéité dont fait preuve Cuiller. Cependant son interprétation ne vient pas détrôner Christophe Rousset qui règne sans conteste sur ce répertoire mais le nouveau venu s’en approche de très près.
Dans le numéro de juin 2015 de Gramophone, Julie Anne Sadie rédige une critique fort élogieuse. Ce qui émerveille, écrit-elle, c’est la facilité et la fluidité du jeu du claveciniste. « Sa maîtrise du legato au clavecin est exceptionnelle », de même que « sa maîtrise de l’ornementation écrite et improvisée (qui) est tout autant impressionnante » et elle conclut : « … une nouvelle interprétation des œuvres pour clavier de Rameau qui mérite définitivement d’être acquise ».
Sur la Toile, il faut lire le très beau commentaire rédigé par Loïc Chahine sur son blog « L’Audience du Temps ». Selon lui, cette prestation « … est digne des plus vifs éloges ». « On est conquis, ajoute-t-il, par la justesse du ton, la variété des affects, la vivacité des ornements, la qualité d’articulation et de phrasé, la finesse du toucher, aussi bien que par la prise de son… »

Enfin la plus convaincante et surtout la plus élaborée des critiques est signée Viet-Linh Nguyen qui rédige chez Muse Baroque une solide analyse, très détaillée de cet ‘Intégrale des pièces de clavecin’ de Rameau. Après lecture d’un tel ‘panégyrique’, comment résister à l’invitation de partager son plaisir.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement d’avril – 2015 ». Il suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID503 ».


From the Imperial Court
From the Imperial Court
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 21 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : From the Imperial Court (CD)
Les « jeunes » chanteuses et chanteurs de Stile Antico ont vieilli ou, devrait-on plutôt écrire, maturé. Déjà un neuvième enregistrement qui s’avère être un autre succès commercial bien appuyé par les nombreuses appréciations parues dans la presse écrite de même que sur la Toile.
Curieusement, les critiques britanniques n’ont pas manifesté beaucoup d’enthousiasme pour cette réalisation. David Fallows (Gramophone, 11/2014) relève certaines incongruités contenues dans le livret selon lui, mais apprécie néanmoins la qualité de la réalisation : « intonation et équilibre toujours impeccable ; la qualité de voix est glorieuse, précise et d’une clarté absolue ; la musique se déroule sans effort avec des moments bien équilibrés de pression et de relaxation, même si le groupe fonctionne sans chef ». Chez International Record Review (12/2014), Ivan Moody avoue ne pas avoir été toujours un admirateur inconditionnel du groupe mais reconnaît que l’enregistrement nous réserve de « bien jolis moments ». Son analyse reste toutefois plutôt superficielle. Il en va de même pour Anthony Pryer de BBC Magazine (11/2014). Nicholas Kenyon (The Guardian/Observer – 09/2014) en rajoute: ils sont parfaits, même un peu trop « polis ». Et pourtant, il n’accorde qu’une note de 3/5. Adrian Horsewood, éditeur de la revue Early Music Today rédige un court article vantant les mérites de l’enregistrement (Note : 5/5). Il s’agit d’un programme bien équilibré qui constitue « un retour bienvenu au répertoire continental du 16ième siècle – la beauté saisissante, cristalline qui est la marque de commerce habituelle de l’ensemble est quelque peu tempérée, selon lui, par ce choix de pièces… ». « L’esprit lugubre ou de déploration de cette musique amène toutefois le groupe à se surpasser ».
Ce sont deux critiques du magazine américain Fanfare (38 :3 – 01-02/2015) qui s’expriment le plus positivement à l’endroit de cette réalisation du groupe de 12 chanteurs (3 sopranos, 3 altos, 3 ténors, 3 basses). J.F. Weber apporte beaucoup d’attention à la relation entre l’un et l’autre compositeur et la Maison de Habsbourg. En conclusion de son article il écrit : « Voici une merveilleuse collection de musique couvrant la totalité du (16ième) siècle centrée sur cette dynastie. Nous avons là une astucieuse programmation de même qu’une interprétation exquise qui font de ce disque un délice. Ne le manquez pas. »
Barry Brenesal souligne quant à lui cette facilité qu’a cet ensemble à concocter un programme fort varié composé d’œuvres fort connues et de certaines autres qui sont des raretés. Brenesal n’a que des éloges à formuler notamment pour leur préoccupation à « souligner la beauté des nuances dynamiques, que ce soit le groupe en entier ou en accentuant le rôle des voix individuelles. » Le critique recommande l’achat de ce disque même si, écrit-il, « le thème de la Cour impériale des Habsbourg paraît mince à l’occasion, la musique est des plus riches qui soit ».
Sur la Toile les commentaires sont également des plus positifs. Steve Ritter commente succinctement l’enregistrement : « … leurs interprétations sont grandioses, splendides (gorgeous) et des plus prenantes ». « Le son Harmonia Mundi est comme toujours superbe ». Il attribue une note de 4/5. La recommandation d’Anne-Sophie Fayt chez Crescendo va dans le même sens : « … album splendide » et donc recommandé. L’analyse la plus détaillée et la plus enthousiaste nous vient de Richard Martinez de ConcertoNet. D’après lui, Stile Antico demeure sans conteste l’ensemble vocal de référence dans l’univers de la musique ancienne. Il faut finalement lire Robert Hugill qui nous propose sur son blog (en anglais) un texte fort étoffé et nous exprime lui aussi son appréciation très positive du groupe (Note 5/5).

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter en effectuant une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID465 ».


Monteverdi: Vespri Solenni
Monteverdi: Vespri Solenni
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 22,37

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 2 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monteverdi: Vespri Solenni (CD)
Rarement a-t-on vu enregistrement recevoir autant de commentaires qui vont du plus positif au très négatif. Nous en avons recensé une bonne quinzaine.
Il s’agit ici d’une reconstitution tout à fait hypothétique d’une célébration religieuse élaborée autour de la fête de saint Marc, l’un des évangélistes, et qui est célébrée à Venise le 25 avril. L’enregistrement des diverses pièces d’inspiration religieuse a été réalisé toutefois en la basilique Santa Barbara de Mantoue.
David Vickers du magazine britannique Gramophone (09/2014) a été fortement impressionné par cette réalisation du Concerto Italiano placé sous la direction de Rinaldo Alessandrini. Le disque a reçu la plus haute mention du magazine, soit un « Editor’s Choice », et a été proclamé disque du mois du numéro annuel consacré aux « Awards » de Gramophone. Le critique met en évidence dans son commentaire « l’acoustique résonnante mais néanmoins superbement transparente du lieu d’enregistrement qui selon lui tisse sa magie renversante autour des voix et des instrumentistes de grand talent du Concerto Italiano qui négocient habilement leur passage à travers la grandeur, l’intimité, la dramaturgie et la subtilité du texte qu’exige cette musique ». Quant au DVD qui accompagne le disque, David Vickers est d’avis qu’il présente peu d’intérêt si ce n’est de nous faire visiter le palais ducal de Mantoue.
Simon Heighes d’International Record Review (11/2014) émet un avis tout a l’opposé en ce qui a trait au DVD qu’il trouve extrêmement utile notamment pour les explications concernant la basilique et « … son acoustique parfaite … et son effet d’écho très particulier qui fait de cette musique complexe convaincante et détaillée mais néanmoins magnifiquement sonore ». Le jeu des instrumentistes est tout bonnement superbe selon Heighes et « … la qualité sonore de l’enregistrement est riche, l’équilibre entre les forces vocales et instrumentales est absolument idéal, grâce en partie à l’acoustique extraordinaire du lieu. » Après avoir fréquenté Monteverdi pendant plus de trente ans on peut dire du Concerto Italiano qu’ils ont « Monteverdi dans le sang ». L’appréciation de Simon Heighes est sans réserve et est des plus favorables.
Nous n’avons pu retracer de critique en provenance du BBC Music Magazine.
La presse écrite britannique souligne également de façon très positive l’arrivée de cet enregistrement et du DVD qui l’accompagne. Pour Geoffrey Norris du « Telegraph » (10/2014) tout est superbe – qualité sonore, exécution vocale, accompagnement instrumental. Cet enregistrement se mérite la mention « superlatif » avec une note de 5/5.
Andrew Clements du « Guardian » (07/2014) rédige un court commentaire qui se conclue en ces termes : « C’est un vrai délice, intelligemment conçu et exécuté de façon impeccable » - note de 4/5.
C’est Jerome F. Weber qui rédige la critique pour le magazine américain Fanfare (38 :3 –01-02/2015). Il recommande d’emblée cet enregistrement d’Alessandrini. Son texte consacré aux aspects musicaux est plutôt superficiel, se contentant de nous dire que « … les voix et les instrumentistes sont superbes et que l’acoustique de la basilique est rendu très efficacement ». Par ailleurs Weber se félicite de pouvoir disposer du DVD offert en bonus. Au plan musical, on nous y donne le Magnificat, ce qui nous montre les musiciens évidemment mais nous fait également découvrir cette splendide basilique, là même où furent entendues pour la première fois les « Vêpres » en 1610.

Du côté de l’Hexagone, Jérémie Bigorie du magazine Classica (07-08/2014) nous livre un commentaire très appréciatif du travail d’Alessandrini et de ses musiciens. Il souligne qu’il s’agit d’une « … approche plus madrigalesque que chorale… soucieuse de creuser la sémantique du texte, (qui) se trouve assouplie par l’acoustique généreuse du lieu ». Selon Bigorie, « … la lecture d’une grande limpidité qu’offre le Concerto Italiano demeure exemplaire (notamment) le style ad hoc des instrumentistes … tour à tout lascif, énergique ou élégiaque. » L’enregistrement se mérite une note de 4.
Chez Diapason (09/2014), le ton est tout autre. En fait Denis Morrier trouve peu de mérite à ces « Vespri solenni per la festa di San Marco ». Sa liste d’ambiguïtés « gênantes » est plutôt longue. En fait, Morrier reproche à Alessandrini son approche jubilatoire et son « emphase impressionnante ». Son jugement est sans appel : « Alessandrini, maître orfèvre du madrigal montéverdien, a (selon lui) pris le parti d’aborder sa musique sacrée sous un angle tout autre. Il en impose souvent, sans convaincre toujours ». Pas un mot sur le DVD accompagnant le disque. Diapason accorde une note de 4.

C’est sur la Toile que nous pouvons lire les commentaires les plus intéressants à propos de cet enregistrement. Simon Thompson de MusicWeb n’a que des éloges pour le travail d’Alessandrini et de ses musiciens. « Alessandrini, écrit-il, révèle son habileté avec cette musique et lui donne vie en recréant tout l’atmosphère qui convient ». Thompson juge superflu le DVD bonus qui selon lui n’apporte rien de plus à cette réalisation qui a été classée dans la catégorie « Disque du mois » (09/14) par ce webzine.
Sur son blog, Robert Hugill vante pour sa part les mérites du disque de même que du DVD l’accompagnant (Note de 5/5). À son avis, il s’agit « d’un disque hautement engageant et intelligent. Selon leur habitude, Alessandrini et ses collaborateurs combinent de superbes qualités de musiciens avec une approche musicologique et un sens de l’engagement remarquable faisant de l’écoute de cet enregistrement une expérience unique ».
Autre « bloggeur » intéressant, Bruce Reader (« The Classical Reviewer ») rédige une analyse exhaustive de chacune des pièces retenues pour ces Vêpres « imaginaires ». Selon ce critique, nous avons là une « excellente réalisation de la part de Rinaldo Alessandrini et de son génial Concerto Italiano. Recommandé avec beaucoup d’enthousiasme.
Sur le site d’ « Amazon UK », on peut lire cet autre commentaire stimulant rédigé par un collaborateur assidu de la plate-forme. Stephen Midgley souligne la qualité et l’intérêt exceptionnels des intermèdes musicaux choisis par Alessandrini. Il se dit également très appréciatif du DVD qui accompagne l’enregistrement. Son commentaire est accompagné d’une note de 5.
Finalement, mentionnons les deux commentaires vraiment discordants que nous avons recensés. L’appréciation de Gérard Pangon pour « Musikzen » sème le doute mais n’explique rien. Lucas Irom rédige pour « ClassiqueNews » (08/2014) une critique extrêmement négative de ce « Vespro » à San Marco : « Trop sage, écrit-il »… le chef italien …. manque singulièrement de passion. « « Tout paraît si sage et cadré, comme contraint et petit. » « Trop retenu, trop mécanique, trop étroit voire raide. Que tout cela manque de respiration, d’élans de vertige ». Citons encore ce critique : « Toute la musique vénitienne de Monteverdi doit respirer en un souffle de libération, de transcendance recouvrée de façon inopinée et donc miraculeuse quand il est nommé à Venise ! ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de septembre – 2014 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID452 ».
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 16, 2015 5:45 PM CET


Bach / Vivaldi : Magnificat & Concerti
Bach / Vivaldi : Magnificat & Concerti
Prix : EUR 18,99

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 1 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach / Vivaldi : Magnificat & Concerti (CD)
Quelle joie que de recevoir quelques jours avant Noël cette récente production de Savall & Cie. Fin de l’Avant (dans le cycle des fêtes religieuses en Occident), veille de Noël : ces deux Magnificat arrivent à point nommé.
Cette livraison comprend deux volets : un CD de 73 minutes de musique sublime et un DVD reprenant les deux pièces religieuses du CD en captation « live » à la Chapelle Royale du Château de Versailles. Superbement filmée, cette réalisation visuelle nous comble et apporte à cette musique une dimension nouvelle. En guise d’introduction sur le CD, 9 minutes de pur bonheur : ce concerto de Vivaldi pour 2 violons et viole de gambe. Une exécution sans faille, toute en finesse et allégresse. Les deux violonistes, Manfredo Kraemer et Pablo Valetti, sont en très grande forme. La viole de Jordi Savall apporte le soutien nécessaire à cette glorieuse composition du signor Vivaldi. On enchaîne ensuite avec son hymne à la Vierge Marie. Cette œuvre festive est interprétée de façon magistrale par un ensemble vocal composé des solistes de la Capella Reial de Catalunya et, tel que l’écrit Savall, « d’une vingtaine de jeunes chanteurs professionnels » ayant participé à la IIIe Académie de formation professionnelle, de recherche et d’interprétation qui a eu lieu à Barcelone en 2013. Superbe travail bien aiguillonné par les « maîtres » et rendu splendidement par les « élèves ».
Précédant la pièce maîtresse du CD (le Magnificat de Bach), voici que Savall sort de son chapeau un autre « bijou » gardé en réserve : le Concerto pour clavecin de Bach (BWV 1052) enregistré à l’Abbaye de Fontfroide à l’été 2013. À l’oeuvre, le claveciniste Pierre Hantaï accompagné du Concert des Nations sous la direction de Jordi Savall. Cette œuvre lumineuse, incroyablement fluide, mystérieuse aussi par moment est reprise dans une version visuelle sur le DVD. Comme c’est fascinant de voir ces artistes à l’œuvre, d’être en fait témoin et complice de leur interprétation. La caméra nous fournit une proximité que seules des places de premier choix lors du concert auraient pu permettre. Captivant, ensorcelant à tout point de vue.
Et finalement, ce Magnificat en ré majeur BWV 243 de Bach (version de 1733, expurgée des textes en allemand de la version originale interprétée le jour de Noël 1723). Encore une fois le travail du choeur est irréprochable, souvent grandiose. Les solistes… tout simplement irréprochables.
En somme, un cadeau à se faire et à faire à tous ses amis. Cette musique mérite de circuler partout, surtout dans cet habillage qui nous est proposé : pochette et livret superbement illustré, commentaires en français, anglais, castellan, catalan, allemand et italien.

Notre « revue de presse » suivra dès que les critiques de la presse écrite et électronique se seront prononcés.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de janvier 2015 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID472 ».


Charpentier a la Chapelle Royale de Versailles
Charpentier a la Chapelle Royale de Versailles
Prix : EUR 21,99

21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 26 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charpentier a la Chapelle Royale de Versailles (CD)
Volume 19 de la collection Héritage

Jordi Savall nous fait un superbe cadeau en rééditant en super audio dans sa collection Héritage l’album de 1989 consacré à Marc-Antoine Charpentier. Cette réédition des « Canticum ad Beatam Virginem Mariam » marque également un anniversaire important : les 25 ans de son ensemble Le Concert des Nations. Savall profite de la circonstance pour ajouter un deuxième CD et nous faire ainsi découvrir un enregistrement gardé en réserve de la Missa Assumpta Est Maria (H. 11a) effectué en 2004 par la Cappella Reial de Catalunya à la Chapelle Royale du Château de Versailles. En complément de programme, il ajoute le Concert pour quatre parties de violes (H. 545) de même que Nuit (H. 416). Comble de bonheur, Savall se montre d’une générosité inouïe en reproduisant sur DVD la captation de cette Missa Assumpta Est effectuée dans toute la splendeur de la Chapelle Royale. À cela s’ajoutent des enregistrements de divers motets. Une réalisation tout simplement sublime.
Donc deux CD et un DVD à prix très doux…
Revenons au CD 1, initialement sorti sous le label Astrée (E 8713) et réédité par Naïve (ES 9925). Il nous revient remasterisé par AliaVox et constitue le volume 19 de la collection Héritage.
En juin 1989, la revue Diapason (# 350), sous la plume d’Ivan A. Alexandre, lui décernait un « Diapason d’or ». La brochette de chanteurs comprenait alors Montserrat Figueras, Maria Cristina Kiehr, Maite Arrabarrena, Gérard Lesne, John Elwes et Josep Cabré. Le critique de Diapason conclut son article de belle façon : « … ce n’est pas à l’uniformité qu’aspire l’harmonie savallienne. C’est plutôt à la densité, un peu forcée dans l’humble Stabat Mater pour Port Royal…, magistrale partout ailleurs, mêlée de tendresse, de larmes et de lumière : tout ce que pouvait souhaiter la plus fervente des musiques mariales ».
Quelques mois plus tôt, Nicholas Anderson écrivait pour Gramophone (02/1988) que « … l’on trouve dans cette interprétation (du Concert des Nations) une passion toute méditerranéenne, une urgence à communiquer et une intensité expressive auxquelles il est difficile de résister. Savall suscite l’excitation et un sens de l’occasion avec des interprétations qui font en sorte que l’auditeur a l’impression d’être là, comme dans l’instant présent ». « En définitive, ajoute-t-il, j’ai été emballé par ces interprétations… de la musique de Charpentier dénuée de toute préciosité ».

À noter qu’on retrouve sur ce CD un enregistrement des Litanies de la vierge (H.83) également enregistrées par Christie et Les Arts Florissants à la même époque et réédité depuis peu dans la collection Harmonia Gold (HMG501298). Sébastien Daucé et l’Ensemble Correspondances nous en donnait tout récemment une très belle interprétation (Harmonia Mundi 902169).

Pour conclure ce commentaire sur le CD # 1 de la production AliaVox, il convient de citer cette belle réflexion de Éric Sebbag d’Alta Musica : « Si jamais des anges se sont penchés sur un enregistrement pour le nimber d’un peu de leur grâce séraphique, voici l’élu ».

Les premières critiques du « livre-disque » (2CD + 1 DVD) ont paru. Un premier regard nous vient de Gaëtan Naulleau - (Diapason # 627 – 09/2014) – qui, à l’instar de son collègue Ivan Alexandre, trouve lui aussi (vingt cinq ans plus tard) que le CD # 1 est tout simplement « sublime ». Nous avons là « un programme parfaitement conduit, du merveilleux tableau des anges et des hommes prosternés devant Marie au Stabat Mater hypnotique en passant par le Salve Regina à trois voix d'hommes, ténébreux concentré des dissonances propres à Charpentier ».
Il n’en va pas de même pour l’enregistrement réalisé en 2004 de la Missa Assumpta est Maria. Naulleau déplore « … la préparation fragile des chanteurs ». « Les nouvelles dames s’en tiennent à un angélisme de bon aloi, (et) les hommes manquent d’autorité ». Il apprécie bien par ailleurs le « Concert à quatre parties de viole » et trouve que le petit intermède musical « Nuit » « … a la beauté d’une transfiguration ». Son évaluation globale se limite à 5 diapasons.

La critique parue chez Classica (# 165 – 09/2014) reconnaît d’emblée toute la valeur du legs savallien. Les œuvres que nous propose ce « livre-disque » constituent, selon Jérémie Bigorie, « … un hommage au Charpentier religieux (qui est) d’une grande cohérence ». Il souligne la beauté de l’interprétation de la messe composée pour la fête de l’Assomption : « Une grâce incoercible se dégage des rythmes inégalisés avec liberté par les chanteurs : on aime ces phrasés veloutés qui ne scandent jamais à outrance ». Ce nouveau jalon de la collection « Héritage » d’Alia Vox se voit attribuer un « CHOC » bien mérité.

Sur la « Toile », Steven Ritter d’Audiophile Audition écrit au sujet de la Missa Assumpta qu’il s’agit sûrement de la plus belle messe de Charpentier : « inutile de chercher une performance plus radieuse que cet enregistrement « live » de 2004 ». Quant au son Super Audio d’Alia Vox, c’est le meilleur qui soit selon lui.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Jordi Savall ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID418 ».


C.P.E. Bach / Magnificat
C.P.E. Bach / Magnificat
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 21 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : C.P.E. Bach / Magnificat (CD)
Ce qui est particulier pour cet enregistrement du Magnificat de Carl Philip Emanuel Bach paru en début d’une année coïncidant avec le 300ème anniversaire de sa naissance c’est qu’il n’a reçu aucune récompense majeure de la part des principaux magazines.
Une seule exception et sur le tard : Gramophone l’a retenu comme finaliste au titre de meilleur disque de l’année 2014 dans la catégorie « Baroque Vocal ». Le CD n’avait toutefois pas fait l’objet d’une critique au préalable. Le porte-parole du magazine, Richard Wigmore est d’avis que nous avons là le meilleur enregistrement qu’il soit de ce Magificat. Tout est parfait selon lui.

Chez BBC Music Magazine (04/2014), Anna Picard rédige un très court article et s’intéresse surtout au motet « Heilig ist Gott ». Son appréciation globale se limite a une note de 4.

Simon Heighes de International Record Review (04/2014) rédige, selon son habitude, un article très détaillé. Il nous situe bien sur le plan historique. Le choix des trois œuvres au programme relève de CPE Bach lui-même en ce sens qu’elles correspondent au programme de la seconde moitié d’un concert bénéfice qu’organisa le compositeur en avril 1786 à Hambourg. Ce qui explique évidemment le court minutage du disque (56’05). Monsieur Heighes n’a que des éloges pour cette réalisation de Rademann, du RIAS Kammerchor et de l’Academie für Alte Musik de Berlin. « ‘Vitalité’ – voici l’ingrédient essentiel de ces interprétations ». Tous les solistes sont excellents, en particulier Elizabeth Watts. « Les chœurs sont d’une qualité exceptionnelle ». « This is thrilling stuff » (Tout cela est vraiment excitant ». Seule note discordante : un léger déséquilibre entre certains détails orchestraux, ou encore chez les chœurs. Finalement le cerise sur le sundae – la Sinfonie Wq. 183/1 – enlevée avec brio.

Chez Fanfare (37 :5 – 05/06-2014), Jerome F. Weber effectue tout d’abord (et selon son habitude) une énumération exhaustive de toutes les interprétations qu’il possède, voulant sûrement nous convaincre qu’il apprécie hautement ce Maginificat. Il convient finalement que la version de Rademann est excellente. « Ses solistes, qui me sont totalement inconnus, s’acquittent de leur tâche de façon admirable » (Elizabeth Watts a pourtant une carrière bien établie!) Les chœurs sont également à la hauteur de cette superbe musique. Sa recommandation, très positive, vaut surtout pour le Magnificat.

Chez Classica (# 160 – 03/2014), Jérémie Bigorie y va d’une analyse très élogieuse des trois œuvres au programme. Direction d’orchestre, direction chorale, contribution des solistes, choix des œuvres, tout est superbe. Mais il limite son évaluation chiffrée à une note de 4.

Chez Diapason (# 622, 03/2014), le ton est plus amer. Gaëtan Naulleau se montre très critique à l’endroit de Rademann qui, écrit-il, «avait en main tous les atouts pour livrer la grande version tant attendue du Magnificat : un plateau sans point faible, un orchestre pimpant, un chœur onctueux et dynamique ». Mais voici que « … sans esprit, fantaisie ni charme, son geste perfectioniste et démonstratif nous semble passer à côté de la sensibilité du compositeur le plus imaginatif de son temps ». Accompagnant ce jugement, une maigre note de 3. Naulleau est bien le seul à émettre un tel jugement sans appel.

Sur la Toile, nous avons droit à des articles très fouillés de la part de David Vernier (Classics Today – 10/10), Simon Thompson et John Quinn chez Music Web et de Robert Hugill sur son blog. C’est l’unanimité parmi ces chroniqueurs : il s’agit hors de tout doute d’un enregistrement de premier calibre à nul autre comparable. La conclusion de la critique de Vernier résume en fait ce que ces critiques ont à dire, chacun à sa façon, de ce CD : « … ces chanteurs et ces musiciens – de même que leur chef – sont tellement en communion avec cette musique – que tout semble parfaitement agencé, bien articulé, mené à juste allure, pertinent d’un point de vue stylistique; les nuances et la totalité des éléments expressifs si profondément ressentis à la fois par l’ensemble des exécutants et par d’excellents solistes, enregistré de façon superbe à Berlin au Jesus-Christus Kirche (et au Teldex Studio), qu’en fait, on ne peut rien ajouter d’autre ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de mars – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID393 ».


Haendel: Tamerlano
Haendel: Tamerlano
Prix : EUR 22,32

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 15 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel: Tamerlano (CD)
‘Tamerlano’ - opéra en trois actes de Haendel, fut présenté à Londres en 1724 et repris en 1731 avec de légères modifications. Cet opéra n’a pas connu la même popularité que Rodelinda et Giulio Cesare, composés à la même époque. À maints égards, il s’agit d’un opéra phare malgré une histoire complexe. Pour Richard Lawrence de Gramophone (08/2014) il s’agit d’un opéra merveilleux. Cet enregistrement-ci est « surtout caractérisé par l’énergie époustouflante de l’orchestre ». Pour ce critique la prestation des chanteurs est absolument magnifique. Il nous recommande le tout sans réserve, soulignant entre autres, la contribution de Riccardo Minasi et Il Pomo d’oro qui « … nous prend à la gorge ». L’enregistrement se mérite un « Editor’s choice ».

La critique de Hugh Canning pour International Record Review (08/2014) va elle aussi dans le même sens. Canning ne tarit pas d’éloges à l’endroit des chanteurs qu’il qualifie d’exceptionnels, notamment Karina Gauvin qu’il considère comme la prima donna handélienne de l’heure – « la pureté de sa ligne vocale et la facilité de sa technique l’amène à nous livrer l’air ‘Cor di padre’ de la plus belle façon ». Le critique se montre également très emballé par la direction d’orchestre de Minasi : « … ses choix de tempo sont judicieux et s’accordent bien avec le déroulement du drame ». C’est un Tamerlano qui selon lui est « … sans faille au niveau des voix et qui nous présente pour la première fois au disque ce drame handélien en tant que l’un des plus sublimes accomplissement de l’époque baroque ».

Chez Fanfare (09-10/2014) Barry Brenesal se plaint lui de la direction d’orchestre de Minasi – « trop d’énergie en fait », « ce qui nuit à la caractérisation des personnages ». Brenesal se dit toutefois fort enchanté par la qualité des voix mises à la disposition de Minasi, y compris pour les rôles secondaires. Se livrant au jeu des comparaisons, il hésite entre la version de Gardiner et celle de Minasi. Mais en fait il souhaiterait voir un nouveau Tamerlano placé sous la direction d’un chef plus inspiré qui pourrait tirer meilleur parti de ce chef-d’œuvre!

Le magazine britannique BBC Music Magazine a retenu « Tamerlano » au titre de ‘disque du mois d’août 2014’. Pour Anna Picard « les chanteurs sont d’exceptionnelle qualité … ». « L’expérience de Minasi en tant que violoniste est partout évidente dans sa direction d’orchestre. Le jeu de l’orchestre est dynamique et le coup d’archet expressif ».

Chez les critiques francophones, on montre beaucoup moins d’enthousiasme. Philippe Venturini de Classica (# 162 – 05/2014) (Note de 3)rédige une analyse quelque peu distante, sans grand engagement. Après avoir exprimé des doutes sur les mérites de chanteurs, voici son appréciation finale : « Dirigée par avec attention et soutenue par un ensemble valeureux, cette nouvelle version mérite une écoute attentive même si elle n’atteint pas les sommets que l’affiche promettait ».

Ivan A. Alexandre - Diapason # 624 (05/2014) - se montre bien réservé en ce qui concerne la brochette de voix réunies par Max Emanuel Cencic. Selon lui, elles semblent à peu près toutes avoir été utilisées « à contre-emploi ». Il est même sévère à l’endroit du chef. « Une myriade de talents, conclut-il, réels et prodigues mais souvent hors-jeu suffit-elle à nos plaisirs? Nous étions si près de succomber ». L’enregistrement obtient tout de même une note de 4!

Sur la Toile, on peut consulter au mois trois articles fort bien documentés vantant les mérites de cet enregistrement. Chez Muse Baroque, Bruno Maury écrit : « … l’enregistrement affiche un plateau qui illustre avec brio cette belle œuvre de Haendel ». Simon Thompson de MusicWeb souligne lui-aussi les mérites de tous les chanteurs de même que la collaboration émérite d’Il Pomo d’oro sous la direction de Minasi. Ce Tamerlano se place désormais en tête des enregistrements réalisés, tout en lui concédant avec une légère avance sur Gardiner (Érato). Finalement, Joseph Newsome, sur son blog « Voix des Arts / A Voice for the Arts » rédige un article très intéressant vantant à nouveau les mérites du Tamerlano de Minasi. Fait à souligner selon cet amateur éclairé, nous sommes en présence d’un enregistrement qui reproduit fidèlement l’atmosphère d’une présentation « live » contrairement à bien des enregistrements de studio. Il s’agit d’un réel effort d’équipe. « It is a performance of an opera composed 290 years ago that sounds bewilderingly new ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de mai 2014». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID426 ».


Lachrimae
Lachrimae
Prix : EUR 18,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 27 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lachrimae (CD)
Volume 17 de la collection Héritage

La première mouture de cet enregistrement des « Lachrimae or Seaven Teares » de John Dowland (1563-1626) remonte à 1987. Savall enregistrait à l’époque pour le label Astrée (E8701). Il avait reçu une critique fort élogieuse de la part de J.F.Weber (Fanfare, 09-10/1988). Selon ce dernier il s’agissait de « l’interprétation la plus subtile et la plus contenue de ces pièces parmi toutes celles enregistrées à ce jour, et sûrement la plus lente ». « Je la trouve ravissante… exquise, (donc) fortement recommandée, à ne pas manquer ». Il est rare que ce critique manifeste son approbation de façon aussi catégorique.
Du côté de Gramophone (09-1988), John Duarte avoue avoir « une légère préférence pour Hespèrion XX (comparé à l’approche du Dowland Consort (BISCD315) notamment pour « leur façon émouvante d’interpréter les « Seven Teares ».
Lors de la réédition de l’enregistrement par Naïve (ES9949), Roger Tellart décernait un Diapason d’or (Diapason # 477, 01/2001). C’est en des termes fort élogieux qu’il soulignait l’importance de cet enregistrement : « Une fois encore, la magie Savall opère. Une magie en tenue austère… qui transcende pavanes et gaillardes sur des tempos très retenus, générateurs d’un climat d’envoûtement… cet album reste un événement insigne dans l’aventure musicale entre Renaissance et baroque ».
Et voici que l’album réapparaît en 2013, remasterisé en Super Audio dans la collection Héritage d’Alia Vox (AVSA9901). Gaëtan Naulleau a brièvement salué la réapparition de « l’album de consort le plus célèbre de Savall… » À l’écoute des musiciens d’Hespèrion XX « … on se laisse vite enivrer par la volupté de ces larmes aux douceurs de miel ». Le disque se mérite à nouveau un Diapason d’or (# 618 – 11/2013).
Sur la Toile on peut consulter des articles qui accueillent tous favorablement cette version des « Lachrimae » de Dowland. Jean-Jacques Millo qualifie cette réédition de monument discographique (Opus Haute Définition). Pour lui il s’agit de rien d’autre que la version de référence. Soulignons que Savall était accompagné de musiciens de premier plan : Christophe Coin, Sergi Casademunt, Lorenz Duftschmid, Paolo Pandolfo, Jose Miguel Moreno. Fiona Maddock écrit dans The Observer que : « Cette musique toute empreinte de mélancolie, n’invite pas à sourire, mais l’éclat du jeu d’Hespèrion XX suscite nos applaudissements ».
Steven Ritter d’Audiophile Audition est épaté lui par le travail de réédition, « des plus superbe ». Enfin, pour Dave Billinge de MWI, il s’agit d’une réalisation à laquelle on ne peut résister, compte tenu de l’excellence de l’enregistrement et de son prix très raisonnable.
Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section consacrée à la collection « Héritage » de Savall. Il suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + 9901 ».


Taverner : Missa Gloria tibi Trinitas - Magnificats. Phillips.
Taverner : Missa Gloria tibi Trinitas - Magnificats. Phillips.
Prix : EUR 20,91

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Taverner : Missa Gloria tibi Trinitas - Magnificats. Phillips. (CD)
Depuis son lancement en novembre 2013 ce CD a reçu de nombreuses mentions très favorables. Seul commentaire discordant, celui de David Fiala de Diapason (# 620, 01/2014) (Note de 3) qui trouve à redire quant au choix de diapason de Peter Philips – trop élevé soutient-il.
Chez Gramophone (11/2013), on attribue un Editor’s Choice à l’enregistrement. David Fallows apprécie « … l’attitude dégagée de cette récente version, permettant à chaque détail de ressortir avec clarté et précision sans jamais exagérer ». La revue Classica (# 160, 03/2014) lui accorde également sa plus haute note : un Choc bien mérité nous dit Guillaume Bunel. « On ne pouvait espérer plus bel enregistrement des Tallis Scholars pour fêter leur quarante ans de carrière, touchant et fantastique de bout en bout ». Ce qui l’impressionne le plus à l’écoute de cette messe qui « … illustre la quintessence du répertoire anglais de la Renaissance » (dixit Peter Philips) c’est « … sans doute le souffle de l’ensemble, son énergie contenue et maîtrisée, particulièrement sensible dans les sections les plus étirées de la messe, que Taverner déploie avec une rare maîtrise du temps ».
Le critique d’International Record Review (12/2013), Robert Levett, rédige une critique appréciative mais quelque peu superficielle de cet enregistrement. Il souligne en particulier la contribution des deux sopranos, Janet Coxwell et Amy Haworth. Il s’empresse d’ajouter que tous les interprètes sont en fait excellents, qu’il n’y a pas de faiblesse ici.
Du côté de BBC Music Magazine (12/2013), Kate Bolton ne tarit pas d’éloges à l’endroit des Tallis Scholars. L’enregistrement selon elle « … met avant tout en évidence les chanteurs de l’ensemble, allant des voix exubérantes des sopranos jusqu’aux basses abyssales ». Les voix des sopranos sont tout simplement exceptionnelles. Dans les trois chants consacrés à la vierge Marie, Kate Bolton nous dit que Peter Philips insuffle à ces lectures « … un heureux mélange de joie, de révérence et d’humilité, des qualités qui ont caractérisé sa direction tout au long de ces quarante années de fantastique accomplissement musical ».
Chez Fanfare (37:4, 03-04/2014) J.F. Weber rédige à nouveau un texte qui n’est pas une critique du CD mais plutôt un survol discographique se rapportant à la messe « Gloria Tibi Trinitas » et aux trois psaumes (Magnificat a 4, 5, 6 voix) qui complètent l’enregistrement. Sans vraiment se prononcer sur la qualité du travail des Tallis Scholars, il se borne à leur souhaiter ce qu’il y a de meilleur pour les années à venir.
C’est John Quinn qui rédige chez MusicWeb (11/2013 – Recording of the month) le compte-rendu le plus significatif en rapport avec cet enregistrement et les circonstances entourant sa production, soit le quarantième anniversaire de la création de l’ensemble en 1973. Après avoir longuement élaboré sur chacune des parties de la messe, de même que sur les trois psaumes dédiés à Marie, ce critique juge qu’il s’agit d’un disque exceptionnel. « La musique est en soi fort intéressante et Peter Philips et ses chanteurs superbement disciplinés donnent vie à cette musique d’un façon fascinante. Il s’agit d’une musique virtuose et les Tallis Scholars savent se mesurer à chacun des défis proposés par le compositeur. On est ébranlé par cette musique de Taverner, composée avec autant d’invention et d’habileté technique ; mais néanmoins tout paraît si naturel, surtout lorsque chanté avec l’habileté et l’assurance des Tallis Scholars ».
Dans le monde de la « blogosphère » on peut également consulter deux essais remarquablement rédigés par Charles T. Downey sur Ionarts et de Robert Hugill sur Planet Hugill.
Il s’agit donc assurément d’un très beau cadeau d’anniversaire de la part des Tallis Scholars.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID351 ».


Orient Occident II
Orient Occident II
Prix : EUR 16,98

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orient Occident II (CD)
Collection « Raices & Memoria , vol. XIX »

Jordi Savall et ses nouveaux amis musiciens d’Hespèrion XXI nous offrent un autre joyau dans la remarquable collection « Raices & Memoria » (Racines et Memoire). Déjà un 19ième volume qui est aussi le deuxième portant le titre « Orient-Occident ». Le premier, enregistré en 2006 et de nature plus englobante, nous était présenté comme étant un « dialogue entre les musiques instrumentales de l’ancienne Espagne chrétienne, juive et musulmane, de l’Italie médiévale et celles du Maroc, d’Israël, de Perse, d’Afghanistan et de l’ancien Empire Ottoman ». (Alia Vox AV9848). Le nouveau « Orient-Occident II » a été enregistré en 2013. Il poursuit dans la même veine et se veut être plus spécifiquement un fervent « hommage au peuple syrien ». Jordi Savall nous présente ce recueil comme « … un véritable dialogue inter-culturel et spirituel, porteur de paix et d’espérance, respectueux des identités musicales de l’autre et de sa propre culture, un dialogue libre et très éloigné de tout fanatisme, de tous les fanatismes qui toujours naissent de l’ignorance et des convictions absolues ».
Les livres-disques de Savall sont devenus de plus en plus percutants, de plus en plus volumineux et de plus en plus porteurs d’information. Ce volume-ci comprend un mini-livre d’une cinquantaine de pages présenté en 7 langues (français, anglais, espagnol, catalan, allemand, italien et arabe), agrémenté de nombreuses illustrations à caractère historique. Au total, 400 pages ! Tout simplement fascinant. Savall prend-il position ? Oui, en faveur du peuple syrien et en faveur de la paix.

Les critiques recensées sont toutes très positives et accueillent très favorablement ce nouveau projet de Savall. Ivan Moody de Gramophone (01-2014) voit dans cet album un appel au dialogue et nous dit que c’est précisément ce dont on a surtout besoin, « tout spécialement lorsque cela produit des résultats aussi extraordinaires que ceux-ci ». J.F.Weber est du même avis chez Fanfare (37 :5 – 05/06-2014). Ce projet « est marqué de la préoccupation de Savall pour la souffrance humaine et de sa conviction qu’il y a un chemin menant à la paix ». C’est une réalisation « extraordinaire » selon lui.
Franck Mallet et le magazine Classica (#159 – 02/2014) lui attribuent un « Choc ». Ce critique écrit : « Sous la houlette de Savall, … l’équilibre est parfait entre les danses, les prières, les chansons et les plaintes, dans cette réunion stimulante de musiciens… » issus du bassin méditerranéen. C’est un peu le même son de cloche chez Diapason (#621 – 02/2014). Le périple humaniste de Jordi Savall en Méditerranée se poursuit, écrit Sophie Roughol, dans sa quête « obstiné(e) pour la paix » où « les musiques syriennes ont la part belle dans (un) dialogue loyal sans assimilation réciproque ». Le CD obtient une note de 5.

C’est sur la Toile que nous retrouvons l’analyse la plus engagée et la plus élogieuse de cet enregistrement. Sur son blog, Monique Parmentier continue de nous transmettre son appréciation et son affection pour le travail « pour la paix » entrepris par Savall et ses acolytes.

« Le répertoire retenu, écrit-elle, pour composer ce programme est d'un équilibre subtil, d'une noblesse altière et d'une splendeur bouleversante. » « Danses, prières, chansons, nous transmettent la perception de cet univers étrange et fascinant, où une poésie élégiaque et des douleurs absolues se côtoient. Les émotions s'y expriment avec pudeur et une sensibilité à fleur de peau. »

Son appréciation des interprètes est captivante: « Les musiciens sont bien plus que de simples accompagnants, offrant une ligne de chant créative et captivante aux chanteurs. Jordi Savall nous offre ici une palette sonore chatoyante. La magie et l'intense vibration des couleurs d'Hespérion XXI, sont la chair et le sang des émotions. Le ney et les flûtes de Moslem Rahal et Pierre Hamon se font ductiles et ensorcelantes. A l'oud, Driss el Maloumi fait résonner dans des improvisations virtuoses, les eaux cristallines des oasis et la caresse du soleil du soir.» et « …aux percussions Pedro Estevan et Erez Shmuel Mounk nous font entendre le battement vital des âmes en dérive ».

Elle poursuit : « La direction généreuse et charismatique de Jordi Savall et son interprétation fine, irradiante, dramatique de la vièle et du rebab, dont il nous fait découvrir les trésors d'expressivité, nous invite au cœur d'un ailleurs, où enfin l'Harmonie et la paix régneraient. Cet ailleurs, a bien souvent eu pour nom chez des femmes et des hommes de culture : la Syrie ».

Une chronique à lire sans faute.

Finalement, mentionnons la critique de Steve Ritter sur Audiophile Audition (02/2014) qui considère que le point de vue « politique » (soi-disant pro-occidental et anti-régime Assad » adopté par Savall pourrait être « inacceptable» pour certains.
Du côté technique, Ritter trouve l’enregistrement superbement réalisé et en recommande l’acquisition sans réserves.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID381 ».


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5