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Commentaires écrits par
Classic @ la Carte (Québec,Canada)

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Lachrimae
Lachrimae
Proposé par nagiry
Prix : EUR 10,04

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 27 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lachrimae (CD)
Volume 17 de la collection Héritage

La première mouture de cet enregistrement des « Lachrimae or Seaven Teares » de John Dowland (1563-1626) remonte à 1987. Savall enregistrait à l’époque pour le label Astrée (E8701). Il avait reçu une critique fort élogieuse de la part de J.F.Weber (Fanfare, 09-10/1988). Selon ce dernier il s’agissait de « l’interprétation la plus subtile et la plus contenue de ces pièces parmi toutes celles enregistrées à ce jour, et sûrement la plus lente ». « Je la trouve ravissante… exquise, (donc) fortement recommandée, à ne pas manquer ». Il est rare que ce critique manifeste son approbation de façon aussi catégorique.
Du côté de Gramophone (09-1988), John Duarte avoue avoir « une légère préférence pour Hespèrion XX (comparé à l’approche du Dowland Consort (BISCD315) notamment pour « leur façon émouvante d’interpréter les « Seven Teares ».
Lors de la réédition de l’enregistrement par Naïve (ES9949), Roger Tellart décernait un Diapason d’or (Diapason # 477, 01/2001). C’est en des termes fort élogieux qu’il soulignait l’importance de cet enregistrement : « Une fois encore, la magie Savall opère. Une magie en tenue austère… qui transcende pavanes et gaillardes sur des tempos très retenus, générateurs d’un climat d’envoûtement… cet album reste un événement insigne dans l’aventure musicale entre Renaissance et baroque ».
Et voici que l’album réapparaît en 2013, remasterisé en Super Audio dans la collection Héritage d’Alia Vox (AVSA9901). Gaëtan Naulleau a brièvement salué la réapparition de « l’album de consort le plus célèbre de Savall… » À l’écoute des musiciens d’Hespèrion XX « … on se laisse vite enivrer par la volupté de ces larmes aux douceurs de miel ». Le disque se mérite à nouveau un Diapason d’or (# 618 – 11/2013).
Sur la Toile on peut consulter des articles qui accueillent tous favorablement cette version des « Lachrimae » de Dowland. Jean-Jacques Millo qualifie cette réédition de monument discographique (Opus Haute Définition). Pour lui il s’agit de rien d’autre que la version de référence. Soulignons que Savall était accompagné de musiciens de premier plan : Christophe Coin, Sergi Casademunt, Lorenz Duftschmid, Paolo Pandolfo, Jose Miguel Moreno. Fiona Maddock écrit dans The Observer que : « Cette musique toute empreinte de mélancolie, n’invite pas à sourire, mais l’éclat du jeu d’Hespèrion XX suscite nos applaudissements ».
Steven Ritter d’Audiophile Audition est épaté lui par le travail de réédition, « des plus superbe ». Enfin, pour Dave Billinge de MWI, il s’agit d’une réalisation à laquelle on ne peut résister, compte tenu de l’excellence de l’enregistrement et de son prix très raisonnable.
Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section consacrée à la collection « Héritage » de Savall. Il suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + 9901 ».


Missa Gloria Tibi Trinitas - Magnificats
Missa Gloria Tibi Trinitas - Magnificats
Proposé par CRAZYCD
Prix : EUR 12,45

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Missa Gloria Tibi Trinitas - Magnificats (CD)
Depuis son lancement en novembre 2013 ce CD a reçu de nombreuses mentions très favorables. Seul commentaire discordant, celui de Favid Fiala de Diapason (# 620, 01/2014) (Note de 3) qui trouve à redire quant au choix de diapason de Peter Philips – trop élevé soutient-il.
Chez Gramophone (11/2013), on attribue un Editor’s Choice à l’enregistrement. David Fallows apprécie « … l’attitude dégagée de cette récente version, permettant à chaque détail de ressortir avec clarté et précision sans jamais exagérer ». La revue Classica (# 160, 03/2014) lui accorde également sa plus haute note : un Choc bien mérité nous dit Guillaume Bunel. « On ne pouvait espérer plus bel enregistrement des Tallis Scholars pour fêter leur quarante ans de carrière, touchant et fantastique de bout en bout ». Ce qui l’impressionne le plus à l’écoute de cette messe qui « … illustre la quintessence du répertoire anglais de la Renaissance » (dixit Peter Philips) c’est « … sans doute le souffle de l’ensemble, son énergie contenue et maîtrisée, particulièrement sensible dans les sections les plus étirées de la messe, que Taverner déploie avec une rare maîtrise du temps ».
Le critique d’International Record Review (12/2013), Robert Levett, rédige une critique appréciative mais quelque peu superficielle de cet enregistrement. Il souligne en particulier la contribution des deux sopranos, Janet Coxwell et Amy Haworth. Il s’empresse d’ajouter que tous les interprètes sont en fait excellents, qu’il n’y a pas de faiblesse ici.
Du côté de BBC Music Magazine (12/2013), Kate Bolton ne tarit pas d’éloges à l’endroit des Tallis Scholars. L’enregistrement selon elle « … met avant tout en évidence les chanteurs de l’ensemble, allant des voix exubérantes des sopranos jusqu’aux basses abyssales ». Les voix des sopranos sont tout simplement exceptionnelles. Dans les trois chants consacrés à la vierge Marie, Kate Bolton nous dit que Peter Philips insuffle à ces lectures « … un heureux mélange de joie, de révérence et d’humilité, des qualités qui ont caractérisé sa direction tout au long de ces quarante années de fantastique accomplissement musical ».
Chez Fanfare (37:4, 03-04/2014) J.F. Weber rédige à nouveau un texte qui n’est pas une critique du CD mais plutôt un survol discographique se rapportant à la messe « Gloria Tibi Trinitas » et aux trois psaumes (Magnificat a 4, 5, 6 voix) qui complètent l’enregistrement. Sans vraiment se prononcer sur la qualité du travail des Tallis Scholars, il se borne à leur souhaiter ce qu’il y a de meilleur pour les années à venir.
C’est John Quinn qui rédige chez MusicWeb (11/2013 – Recording of the month) le compte-rendu le plus significatif en rapport avec cet enregistrement et les circonstances entourant sa production, soit le quarantième anniversaire de la création de l’ensemble en 1973. Après avoir longuement élaboré sur chacune des parties de la messe, de même que sur les trois psaumes dédiés à Marie, ce critique juge qu’il s’agit d’un disque exceptionnel. « La musique est en soi fort intéressante et Peter Philips et ses chanteurs superbement disciplinés donnent vie à cette musique d’un façon fascinante. Il s’agit d’une musique virtuose et les Tallis Scholars savent se mesurer à chacun des défis proposés par le compositeur. On est ébranlé par cette musique de Taverner, composée avec autant d’invention et d’habileté technique ; mais néanmoins tout paraît si naturel, surtout lorsque chanté avec l’habileté et l’assurance des Tallis Scholars ».
Dans le monde de la « blogosphère » on peut également consulter deux essais remarquablement rédigés par Charles T. Downey sur Ionarts et de Robert Hugill sur Planet Hugill.
Il s’agit donc assurément d’un très beau cadeau d’anniversaire de la part des Tallis Scholars.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID351 ».


Orient Occident II
Orient Occident II
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orient Occident II (CD)
Collection « Raices & Memoria , vol. XIX »

Jordi Savall et ses nouveaux amis musiciens d’Hespèrion XXI nous offrent un autre joyau dans la remarquable collection « Raices & Memoria » (Racines et Memoire). Déjà un 19ième volume qui est aussi le deuxième portant le titre « Orient-Occident ». Le premier, enregistré en 2006 et de nature plus englobante, nous était présenté comme étant un « dialogue entre les musiques instrumentales de l’ancienne Espagne chrétienne, juive et musulmane, de l’Italie médiévale et celles du Maroc, d’Israël, de Perse, d’Afghanistan et de l’ancien Empire Ottoman ». (Alia Vox AV9848). Le nouveau « Orient-Occident II » a été enregistré en 2013. Il poursuit dans la même veine et se veut être plus spécifiquement un fervent « hommage au peuple syrien ». Jordi Savall nous présente ce recueil comme « … un véritable dialogue inter-culturel et spirituel, porteur de paix et d’espérance, respectueux des identités musicales de l’autre et de sa propre culture, un dialogue libre et très éloigné de tout fanatisme, de tous les fanatismes qui toujours naissent de l’ignorance et des convictions absolues ».
Les livres-disques de Savall sont devenus de plus en plus percutants, de plus en plus volumineux et de plus en plus porteurs d’information. Ce volume-ci comprend un mini-livre d’une cinquantaine de pages présenté en 7 langues (français, anglais, espagnol, catalan, allemand, italien et arabe), agrémenté de nombreuses illustrations à caractère historique. Au total, 400 pages ! Tout simplement fascinant. Savall prend-il position ? Oui, en faveur du peuple syrien et en faveur de la paix.

Les critiques recensées sont toutes très positives et accueillent très favorablement ce nouveau projet de Savall. Ivan Moody de Gramophone (01-2014) voit dans cet album un appel au dialogue et nous dit que c’est précisément ce dont on a surtout besoin, « tout spécialement lorsque cela produit des résultats aussi extraordinaires que ceux-ci ». J.F.Weber est du même avis chez Fanfare (37 :5 – 05/06-2014). Ce projet « est marqué de la préoccupation de Savall pour la souffrance humaine et de sa conviction qu’il y a un chemin menant à la paix ». C’est une réalisation « extraordinaire » selon lui.
Franck Mallet et le magazine Classica (#159 – 02/2014) lui attribuent un « Choc ». Ce critique écrit : « Sous la houlette de Savall, … l’équilibre est parfait entre les danses, les prières, les chansons et les plaintes, dans cette réunion stimulante de musiciens… » issus du bassin méditerranéen. C’est un peu le même son de cloche chez Diapason (#621 – 02/2014). Le périple humaniste de Jordi Savall en Méditerranée se poursuit, écrit Sophie Roughol, dans sa quête « obstiné(e) pour la paix » où « les musiques syriennes ont la part belle dans (un) dialogue loyal sans assimilation réciproque ». Le CD obtient une note de 5.

C’est sur la Toile que nous retrouvons l’analyse la plus engagée et la plus élogieuse de cet enregistrement. Sur son blog, Monique Parmentier continue de nous transmettre son appréciation et son affection pour le travail « pour la paix » entrepris par Savall et ses acolytes.

« Le répertoire retenu, écrit-elle, pour composer ce programme est d'un équilibre subtil, d'une noblesse altière et d'une splendeur bouleversante. » « Danses, prières, chansons, nous transmettent la perception de cet univers étrange et fascinant, où une poésie élégiaque et des douleurs absolues se côtoient. Les émotions s'y expriment avec pudeur et une sensibilité à fleur de peau. »

Son appréciation des interprètes est captivante: « Les musiciens sont bien plus que de simples accompagnants, offrant une ligne de chant créative et captivante aux chanteurs. Jordi Savall nous offre ici une palette sonore chatoyante. La magie et l'intense vibration des couleurs d'Hespérion XXI, sont la chair et le sang des émotions. Le ney et les flûtes de Moslem Rahal et Pierre Hamon se font ductiles et ensorcelantes. A l'oud, Driss el Maloumi fait résonner dans des improvisations virtuoses, les eaux cristallines des oasis et la caresse du soleil du soir.» et « …aux percussions Pedro Estevan et Erez Shmuel Mounk nous font entendre le battement vital des âmes en dérive ».

Elle poursuit : « La direction généreuse et charismatique de Jordi Savall et son interprétation fine, irradiante, dramatique de la vièle et du rebab, dont il nous fait découvrir les trésors d'expressivité, nous invite au cœur d'un ailleurs, où enfin l'Harmonie et la paix régneraient. Cet ailleurs, a bien souvent eu pour nom chez des femmes et des hommes de culture : la Syrie ».

Une chronique à lire sans faute.

Finalement, mentionnons la critique de Steve Ritter sur Audiophile Audition (02/2014) qui considère que le point de vue « politique » (soi-disant pro-occidental et anti-régime Assad » adopté par Savall pourrait être « inacceptable» pour certains.
Du côté technique, Ritter trouve l’enregistrement superbement réalisé et en recommande l’acquisition sans réserves.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID381 ».


Handel: Belshazzar
Handel: Belshazzar
Prix : EUR 27,90

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Handel: Belshazzar (CD)
Une quinzaine d’articles ont été recensés et analysés pour ce premier opus du nouveau label que William Christie a tout bonnement appelé « Les Arts Florissants ». L’enregistrement connaît une trajectoire bizarre. Porté aux nues par la majorité des critiques il a toutefois été critiqué de façon plutôt acerbe par d’autres. Soulignons que Christie utilise une distribution de solistes essentiellement anglophone mais que son chœur est par ailleurs francophone.
Du côté de la presse écrite anglophone, tout baigne dans l’huile pour Christie. La critique que rédige David Vickers pour Gramophone (11/2013) est tout a fait appréciative, tant pour les solistes que pour le chœur. Selon lui cette version se compare très favorablement à celle de Trevor Pinnock (Archiv).
Anna Picard (BBC Music Magazine – Note : 5/5) est elle aussi enthousiasmée par l’enregistrement : « Voici un son d’orchestre d’une grandeur défiante, un chœur au chant expressif et sans inhibitions, une énergie comme s’il s’agissait d’une prestation en direct ».
John T. Hughes (International Record Review – 11/2013) se dit fort impressionné par la qualité des voix, la somptuosité du chœur. Il souligne en particulier la contribution de Iestyn Davies dans le rôle de Daniel : « … il est en pleine forme peu importe ce qu’il chante et quand il chante ». À la fin de son article, Hughes fait référence à l’enregistrement de Pinnock et nous suggère en fait de posséder les deux.
Chez Fanfare (37 :4 – 03-04/2014) Henry Fogel voit le tout sous un autre angle. Ce qui attire son attention c’est la vision qu’adopte Christie dans le cadre de cet « … enregistrement spectaculaire de l’un des grands oratorios de Handel ». Sa vision de l’œuvre l’amène à diriger de façon naturelle et continue, manifestant une préoccupation constante pour les aspects du texte sans aucun maniérisme… », « il met surtout l’emphase sur la beauté lyrique de la musique », ce qui nous procure en définitive « … une interprétation d’une très grande beauté, pleine d’énergie, deux qualités en parfait équilibre ». Des trois versions CD disponibles, Harnoncourt, Pinnock ou Christie, Fogel dit préférer cette dernière.

Le ton est tout autre dans la presse écrite francophone. Gaëtan Naulleau (Diapason # 618 – 11/2013) exprime beaucoup de réserves à l’endroit de l’enregistrement. Pour ce qui est des voix, il n’a pas apprécié les prestations d’Allan Clayton (Belshazzar) et de Caitlin Hulcup (Cyrus) mais admire par ailleurs celles de Iestyn Davies (Daniel) et de Rosemary Joshua (Nitocris). Il se montre tout particulièrement critique à l’endroit du chœur dont les voix « … apportent du caractère à une partition exigeante mais semblent souvent aux limites de leurs moyens ». Quant à l’orchestre « … somptueux dans l’Ouverture (noire, élancée, urgente), se contente ensuite d’une respiration large et d’une belle pâte moelleuse où les différentes idées se distinguent plus ou moins ». On croit deviner que Naulleau préfère la version DVD de René Jacobs. Son appréciation se limite à une timide note de 3.
On découvre une perception parfois contraire chez Jérémie Bigorie (Classica # 158, 12/2013). « Bravo au chœur », écrit-il, « modelé d’une main experte par William Christie » Déception : « … le Daniel évanescent de Iestyn Davies et le Cyrus trop faible de Caitlin Hulcup… ». Une réalisation qui se mérite de nouveau une timide note de 3.
Philippe Gelinaud (Opéra Magazine - #90 – 12/2013) ne déborde pas d’enthousiasme lui non plus pour « … cette parution, ô combien sympathique… ». Selon lui : « L’enregistrement confirme la musicalité des interprètes, mais ne dément pas vraiment la relative monotonie de l’interprétation ». Somme toute, une critique plutôt en surface qui accorde néanmoins une note de 4 à l’enregistrement.
Il faut lire sur la Toile la critique dévastatrice d’Olivier Rouvière (L’Avant-Scène Opéra 10/2013) concernant le travail de Christie et des ses collaborateurs. Quelques citations…
« L’aimable Christie… achoppe sur cette terrible fresque biblique… », « … sa direction … se refuse à cet élan fermement ancré dans la terre et portant vers l’horizon…, à cette tension … (pouvant) donner vie aux saisissants récits accompagnés dont regorge cette partition… ». Et encore : « Le chœur lui-même, tant sollicité ici, sonne pâteux, presque trop lourd… ». « Côté personnages, on n’est guère mieux servi… », etc. etc. Et au bout du compte, une piètre note de 1.
Cette perception est très nettement contrebalancée par celle que nous offre Carter Chris-Humphrey chez ClassiqueNews (10/2013). Selon ce dernier, « … les protagonistes réalisent une très fine caractérisation de chaque profil individuel. Côté chœurs, selon le rôle qui leur est dévolu, ils « … n’ont jamais eté plus animés, imprécateurs ou acteurs enivrés, guerriers ou captifs persécutés… ». Ces chanteurs « … n’ont jamais semblé plus inspirés et mieux chantants, portés par la force des images et le sens spirituel du texte ». Nous assistons selon ce critique à « … du très grand art et de la part de William Christie, une vision géniale sur l’articulation du texte ». Il n’a que des éloges à l’endroit des principaux protagonistes : « du grand art » chez Iestyn Davies, Rosemary Joshua (« portrait ardent et très fin … de Nitocris ») ou encore d’Alan Clayton (« prodigieux en Belshazzar »). Pour Chris-Humphrey, ce nouvel enregistrement de Belshazzar devient « … la nouvelle référence de l’œuvre ».
François Lafon y va d’un court mais très efficace commentaire pour Musikzen : « … William Christie trouve la clé de l’œuvre en cultivant le non-dit… » avec ses Arts Florissants. « Un beau premier opus pour le nouveau label… ».
Lee Passarella (Audiophile Audition – 01/2014) est lui aussi convaincu par les prestations de Davies en Daniel, de Rosemary Joshua en Nitocris et de Caitlin Hulcup en Cyrus. Il trouve de plus la contribution du chœur excellente ainsi que celle de l’orchestre. « Cette lecture éclatante est un succès sur tous les plans… ». L’enregistrement se mérite une note de 5 et prend la tête du peloton parmi les enregistrements CD.
En terminant cette revue des critiques il convient de souligner la qualité toute particulière d’un article très complet et très bien documenté « posté » par Robert Hugill sur son blog. Ce chroniqueur endosse totalement la vision de Christie et de ses Arts Florissants. « Il s’agit, écrit-il, d’ne performance tout à fait à leur image, chaque détail étant méticuleusement pensé et étudié, à partir des notes elles-mêmes, jusqu’aux interprétations. Il faut reconnaître le génie de Christie qui parvient à créer un résultat dramatique si intense qui fonctionne brillamment à tous les niveaux ». Hugill conclut : « Cette interprétation possède une vie théâtrale, est heureusement dénuée de perversité, et est profondément engageante ». Qu’ajouter de plus ?

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de novembre – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID368 ».


Pergolèse : Stabat Mater, Laudate Pueri, Confitebor
Pergolèse : Stabat Mater, Laudate Pueri, Confitebor
Prix : EUR 18,49

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 28 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pergolèse : Stabat Mater, Laudate Pueri, Confitebor (CD)
Les critiques anglophones ont été fortement impressionnés par cet nième enregistrement du Stabat Mater de Pergolèse. David Vickers (Gramophone (02/2014) vante à la fois les mérites du couple Lezhneva/Jaroussky et de Diego Fasolis qui, à la tête de ses I Barochisti, « nous livre une interprétation faite de tendresse et de vivacité qui viennent confirmer ce pourquoi le chef-d’œuvre ultime de Pergolèse conserve toute sa fascination ». De plus, l’ajout des psaumes donne une plus-value indéniable à cet enregistrement.
Andrew O’Connor (International Record Review – 02/2014) trouve qu’il s’agit en fait du meilleyr Stabat Mater jamais enregistré ! Il loue entre autres la « musicalité et la pureté vocale » des deux solistes. Lorsque Jaroussky et Lezhneva chantent en duo « leurs voix se fondent d’une façon impeccable (seamlessly) ». Tout concourt à faire de cet enregistrement « an outstanding release – un produit exceptionnel » écrit-il. (qualité de la prise de son d’Erato, livret signé Simon Heighes, (et) de la musique tout simplement ravissante).
On peut lire des éloges tout aussi enthousiastes de la part de Tim Ashley (The Guardian – 01/2014) pour qui il s’agit d’un CD stupéfiant dont l’achat ne peut être que fortement recommandé à la fois pour la qualité exceptionnelle de ce Stabat Mater et la révélation qu’il nous apporte par les deux psaumes (Confitebor tibi Domine et Laudate pueri Dominum). L’interprétation des I Barochisti et du chœur dirigés par Fasolis est tout simplement « électrisante ».
Chez BBC Magazine, l’évaluation est tout à fait comparable. L’enregistrement se mérite une note de 5/5.
Du côté américain, Bertil van Boer est elle aussi frappée par l’heureux mariage des deux voix solistes (… tantôt au timbre contrasté, tantôt se fondant facilement l’une dans l’autre de sorte que leurs lignes parallèles sont claires et expressives ». Tout en appréciant la qualité du Stabat Mater, elle nous confie avoir été très impressionnée par les psaumes qui du point de vue du style lui semblent très en avance sur le Stabat Mater (… a huge stylistic advance over the Stabat Mater). « En somme un excellent (fine) disque et un ajout recommandé à toute collection ».
Du côté francophone l’accueil réservé à l’enregistrement est plus mitigé. Gaëtan Naulleau chez Diapason (# 619 – 12/2013 – Note : 4) nous livre une critique plutôt ambiguë, ne sachant s’il doit approuver ou non, louanger ou non, les deux solistes. Jaroussky semble passer le test mais Lezhneva le fait hésiter : « … peu de chanteuses ont abordé l’œuvre avec une expressivité aussi vague ». En somme, la jeune soprano aurait pu être « plus touchante », « plus présente ». Mais consolons-nous, c’est dans les psaumes que les deux chanteurs se manifestent vraiment,
Chez Classica (# 158 – 12/2013 – Notre : 2), la critique de Bertrand Dermoncourt est dévastatrice : « … la voix blanche de Julia Lezhneva (…) irrite plus d’une fois l’auditeur … par ses trilles systématiques », ou encore « … ; (elle) papillonne et semble planer au-dessus du texte… ». Il poursuit : « … la star Jaroussky… en grande beauté vocale, mais hésitant, à l’instar de Fasolis, entre l’église et l’opéra ».
L’article de Cyril Mazin pour Opéra Magazine (#90, 12/2013 – Note3/5) est dans le même ton. Il est d’avis que « … cet enregistrement expose très vite une monotonie regrettable, en dépit d’un écrin instrumental aux textures absolument superbes ». Il blâme avant tout la « soprano et le contre-ténor (qui) semblent … peu concernés par la portée symbolique des mots. Leur chant se révèle par trop éthéré, comme prisonnier d’une sophistication hors de propos ». Les chanteurs trouvent finalement grâce à ses yeux dans les psaumes où « … les enluminures dédiées aux deux solistes, cette fois bien plus à leur affaire, clôturent avec panache ce disque néanmoins décevant ».

L’opposition entre théâtre et église transparaît souvent dans les appréciations des critiques. Difficile en fait de parvenir à un juste équilibre.

Selon Johan van Veen qui publie sur la Toile (MWI – 02/2014) le duo Jaroussky/Lezhneva y parvient presque. « Ils forment une paire idéale. Leurs voix s’harmonisent à la perfection, au point où il est difficile de les différencier ». « Ils sont très conscients du texte : chaque nuance utilisée par Pergolèse pour illustrer le texte est prise en compte ». Le critique apprécie également la contribution des I Barochisti et souligne l’apport du chœur dans les psaumes : « Les parties chorales sont très bien interprétées ; le chœur est agile et le son est transparent ». En somme, il s’agit de « … l’un des meilleurs enregistrements du Stabat Mater au catalogue actuel ».
Toujours sur la Toile, il est intéressant de lire le commentaire très appréciatif de Viet-Linn Nguyen chez Muse Baroque qui constate que nous sommes en présence « … d’une lecture plutôt intimiste, mesurée, d’une grande transparence, presque classicisante… » de la part de Diego Fasolis. Sans trop s’attarder sur la qualité des voix en présence, le critique vante surtout le rendu orchestral de I Barochisti : « … on admire le moelleux chaleureux et la cohérence d’ensemble, l’art de dessiner les contours d’un trait assuré… ». Curieusement, Nguyen ne semble pas trop impressionné par les psaumes offerts en complément de programme. Son regret : ces œuvres tout aussi intéressantes qu’elles puissent être « … nous rend(ent) trop violemment à la lumière après la pénombre d’une nef dépouillée ». Nonobstant cette réserve, ce disque selon lui se range au sommet de la discographie, en fait parmi les 4 ou 5 meilleures versions de cette œuvre.
Dernier à se joindre au concert de louanges, Lee Passarella d’Audiophile Audition (Note de 5/5)est épaté luis aussi par la « … pureté de ton » de Julia Lezhneva « … qui convient très bien à l’écriture de Pergolèse ». Il poursuit : « Sa voix se marie très bien au riche alto de Philippe Jaroussky. Avec Diego Fasolis à la direction, l’accompagnement musical atteint la quasi perfection. Voici donc une version très particulière de cette composition célèbre. Tout l’enregistrement en fait mérite ma plus haute recommandation ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID380 ».


Gesualdo / Responsoria 1611
Gesualdo / Responsoria 1611
Prix : EUR 25,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 28 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gesualdo / Responsoria 1611 (CD)
Ce qui retient l’attention à la lecture des 11 critiques recensées suite à la parution de cet enregistrement des « Tenebrae Responsoria » c’est qu’elles se divisent en deux catégories. La première regroupe les critiques de la presse écrite qui sont plutôt réservées alors que celles des média électroniques lui sont toutes extrêmement favorables.
Examinons donc successivement les divers points de vue émis. Chez Gramophone (02/2014), Fabrice Fitch constate qu’Herreweghe « répond à l’aspect dramatique de la musique par une interprétation réservée, contrôlée… ». Si cette version constitue une alternative valable à la version des Hilliards, Fitch, sans désapprouver la nouvelle version, dit préférer l’approche plus rhétorique de ces derniers.
Chez International Record Review, Carl Rosman rédige sa critique en comparant la version intégrale des Responsoria par Herrewedge à la réédition de la version partielle de Parrott et du Taverner Choir. Selon lui l’approche chorale du chef gantois nous donne un très beau résultat qui lui semble toutefois monochrome et ce malgré l’excellence des chanteurs. Et il ajoute plus loin : « Il est rare d’entendre la musique de Gesualdo sonner si peu madrigalesque (en fait dénuée de drame) ainsi que nous la propose Herreweghe – c’est un point de vue intéressant et assez intriguant mais c’est une approche à laquelle je ne puis souscrire ».
Du côté américain, Lyn René Bayley rédige une critique plutôt favorable à l’approche d’Herreweghe sans se livrer au jeu de la comparaison avec d’autres versions. À propos des chanteurs elle écrit : « … ce groupe est splendide. Il nous offre cette rare combinaison d’un très bon mélange vocal, de transparence de texture et d’excellente diction ». « Les voix féminines se marient parfaitement aux voix masculines. » Pour cette critique, il s’agit bel et bien « … d’un joyau à admirer ».
Du côté francophone, les points de vue sont beaucoup plus réservés. Guilaume Bunel rédige une courte critique pour Classica (# 157, 11/2013) et limite son appréciation à une note de 3. Il fait valoir que l’approche chorale « … à deux voire trois chanteurs par partie (…) exclut d’emblée une souplesse comparable à celle des versions solistes. La lecture se fait … plus raide et les inflexions de tempo requises… semblent moins spontanées, presque calculées parfois. » En somme une vision « … plus sage, plus austère aussi, (et) ce disque prend un parti pris … pas aussi convaincant. »
Le point de vue de Denis Morier chez Diapason (# 618, 11/2013) (Note de 3) est un tant soit peu similaire. « Cette lecture chorale… impressionne par sa perfection technique, la beauté et l’équilibre des timbres… la cohésion et la justesse parfaite de l’ensemble. Mais l’interprétation … paraît toute extérieure, et surtout d’une réelle froideur. » Le tout « … se mue en une religiosité convenue. Le sentiment d’inexorabilité qui émanait de la première version (Harmonia Mundi, HMT 790 1320) – Office du Samedi Saint) fait place à une impression de monotonie, voire de raideur. »

Examinons maintenant ce que nous proposent les critiques recensées sur la Toile.

Muse Baroque accorde sa plus haute mention, soit une Muse d’Or à l’enregistrement. Hubert Stoecklin énonce son enchantement en ces termes : « La splendeur de l’interprétation permet à la musique de Carlo Gesualdo de remplir tout l’espace. » « La pureté des voix, surtout des dessus, permet une précision d’orfèvre dans la découpe des lignes et des phrasés. Les nuances sont subtilement construites et les couleurs varient en fonction du dramatisme du moment. Il n’est presque pas possible de demander plus de beauté vocale, de sûreté d’émission, d’amplitude de nuances, ou de délicatesse de phrasés à un choeur ». Et il ajoute : « Cette interprétation démultiplie les audaces et l’inventivité de la musique de Gesualdo en de vastes proportions, très loin de l’intimisme des Leçons de Tenèbres à la française. »
Chez Musikzen le point de vue de Gérard Pangon nous semble recouper celui exprimé par Benjamin Balifh de ClassiqueNews. Pangon écrit : « Ce qui fascine chez Philippe Herreweghe, c’est son art d’équilibrer la musique et les mots, de ciseler la phrase musicale, de la rendre aérienne et en faire ressortir le caractère sublime. » « … Herreweghe s’attache au sens global de cet Office des Ténèbres destiné à la Semaine Sainte ». Sous la plume de Balifh on peut lire ces commentaire très éclairant. « « L’attention dramatique au verbe, l’éloquence de la ligne chromatique, toujours surprenante, mais jamais gratuite, le caractère à la fois lunaire et crépusculaire saisissent littéralement ici… » Et Balifh poursuit : « … jamais l’éblouissement final et la Résurrection qu’il sous-tend n’ont autant pesé dans la compréhension du cycle. Ce que semblent avoir parfaitement intégré les interprètes, portés par une claire confiance, une sérénité ineffable qui colore chaque épisode des Responsoria. »

Chez MWI, Mark Sealy constate également que « le Collegium Vocale Gent met toujours l’emphase sur l’authenticité, la primauté du texte et sur une approche qui contient une dose appropriée de rhétorique ». Pour lui, cette façon de faire de l’ensemble « est comme si l’on projetait à l’auditeur la voix et l’âme, en articulant chaque note, chaque phrase ». C’est comme si « …l’on se retrouvait à l’intérieur même de la passion et que cette vision devrait être le résultat de la contemplation de la diminution inévitable et graduelle de la lumière pendant l’Office des Ténèbres ». Cette version suscite l’émerveillement, conclut Sealy.
Sur son blog (Passée des arts), Jean-Christophe Pucek affirme tout de go que cette version des Tenebrae prend la tête de la discographie et il la qualifie d’incontournable. Il constate lui aussi qu’Herreweghe parvient « … à obtenir un équilibre assez admirable entre le rendu de la netteté architecturale, la clarté polyphonique et l’expressivité, sans pour autant sacrifier à cette dernière son goût pour la fluidité et la beauté sonores. » Il faut redire que les seize chanteurs du Collegium « … font montre outre d’une redoutable solidité technique, d’une discipline et d’une souplesse impressionnantes, (ils) s’investissent pleinement dans le projet interprétatif du chef.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des mots-clefs suivants « classicalacarte + ID369 ».


Vivaldi: Catone in Utica
Vivaldi: Catone in Utica
Prix : EUR 29,44

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 17 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vivaldi: Catone in Utica (CD)
« Catone in Utica » d’Antonio Vivaldi est le 15ième opéra à paraître dans l’Édition Vivaldi, projet titanesque amorcé en 2000 par Naïve qui se propose d’enregistrer l’intégrale des œuvres du compositeur conservées à la Bibliothèque Nationale de Turin.
L’enregistrement est paru fin août 2013. Depuis lors, une bonne douzaine d’articles lui ont été consacrés par la presse écrite ou ont paru sur la Toile.

Voici un enregistrement qui plaira aux amateurs d’opéras de Vivaldi. La presse internationale l’a fort bien accueilli, notamment du côté anglophone.

David Vickers de Gramophone (11/2013) se dit extrêmement satisfait de cette production de « Catone in Utica » dont il nous manque toujours la version originale de l’Acte 1. Il souligne le travail méritoire de reconstitution effectué par Alessandro Ciccolini. Il trouve la direction d’orchestre de Curtis inspirante et le rendu orchestral d’Il Complesso Barocco fort dynamique. Il n’a rien à redire des chanteurs : « the entire cast performs superbly » (Tous sont superbes). C’est Roberta Mamelli qui capte surtout son attention : « elle chante », nous dit-il, avec une technique éclatante, démontrant beaucoup de conviction et de versatilité au niveau des sentiments » dans les airs qui lui sont dévolus. Quant au trio Hallenberg, Prina, Basso, Vickers va même jusqu’à affirmer que nous avons là les trois meilleures mezzo-sopranos de la scène baroque actuelle.

BBC Music Magazine (12/2013) est également très enthousiasmé par cet enregistrement puisqu’on l’a désigné disque du mois dans la catégorie « opéra ».
On peut aussi lire une critique dithyrambique de la part de Tim Ashley du journal The Guardian. « La performance est glorieuse. La direction d’orchestre et le jeu des musiciens ont une énergie formidable et les chanteurs sont hors normes (« the singing is to die for »). Tous sont excellents, selon ce critique, sinon sensationnels (Hallenberg : « « sensational », Lehtipu et Mamelli : « electrifying », Prina et Basso : « outstanding contributions ». (Note : 5/5)

Simon Heighes d’International Record Review (10/2013) nous livre un très long article dans lequel il vante les mérites de l’opéra de Vivaldi qui, semble-t-il, connut un très beau succès suite à sa première présentation à Vérone en 1737. Ce critique souligne longuement les mérites de la reconstitution du premier acte. Il est aussi emballé par la prestation des chanteurs retenus pour cette réalisation. Entre autres, c’est Roberta Mamelli qui se démarque par son interprétation de César. Il ajoute : « Les chanteurs sont captivants dans les récitatifs.., ils sont si animés et impliqués dans le drame qu’il nous faut suivre le déroulement de l’action au moyen du livret ».

Le même genre d’appréciation nous vient de James Hobson de Early Music Today qui écrit « La performance des chanteurs et des instrumentistes est délicieuse ». Alan Curtis nous donne une performance hors de l’ordinaire (« outstanding »). Hobson souligne notamment la contribution de Topi Lehtipuu et de Romina Basso (« stellar performances »). Nous avons là « …une musique interprétée avec passion ». Du côté américain, la critique du magazine Fanfare reste à venir.

Chez Diapason (# 617, 09/2013), l’enregistrement s’est presque mérité un Diapason d’or n’eut été, selon Roger-Claude Travers, du «… choix de la tendre Roberta Mamelli » dans le rôle de Jules César ! Donc, appréciation à l’opposé de Vickers ! Pour le reste, « les voix sont superbes » sans aucune autre exception. Tout est magnifique ici. « Récitatifs vivants, déclamés avec passion, impliqués, suivis de près et commentés par un continuo réactif : on se parle, on se répond, on s’invective. L’orchestre charnu se colore de beaux cuivres ». « Catone » se mérite une note de 5 diapasons.

L’enthousiasme n’est toutefois pas totalement au rendez-vous du côté de Classica (# 155, 10/2013) Jérémie Bigorie critique surtout la prestation d’Alan Curtis et jette un peu d’ombre sur la reconstitution de l’Acte 1 réalisée par Ciccolini. Quant aux chanteurs nous avons, écrit-il, « … une brochette de solistes… (qui) s’impose haut la main sur la concurrence, chapeauté par un carré de dames gagnant… ». L’enregistrement se mérite une note de 3/5.

La seule critique franchement négative nous vient sous la plume d’Olivier Rouvière qui après avoir applaudi à la restitution de l’Acte I qui selon lui « … s’avère fort convaincante » critique vertement Alan Curtis. « Hélas, pour emporter l’adhésion, il eut fallu un autre chef qu’Alan Curtis qui enregistre infiniment trop vite et sans conviction apparente des œuvres dont la beauté ne s’impose qu’à condition des les investir affectivement. Le chef « … dispose d’une distribution adéquate »… mais il eut fallu une direction d’orchestre « … capable d’enflammer tous ces chanteurs, (pour) que cette bonne version puisse devenir une référence ». (Note : 2)

Ailleurs sur la Toile, les appréciations sont toutes positives. Chez MWI, nous avons droit à deux critiques très élogieuses de la part de Brian Wilson et Geoffrey Molyneux. Pour ce dernier, « …la plus extraordinaires des chanteuses est Roberta Mamelli » qui campe un César tout simplement exceptionnel. Tout est de premier ordre dans cet enregistrement : reconstitution de l’Acte 1, chanteurs, direction d’orchestre, livret, etc. Donc fortement recommandé. Camille de Joyeuse résume son appréciation de l’enregistrement en ces termes : « Pour l’Emilia d’Ann Hallenberg, l’Arbace d’Emöke Barath, et aussi le Fulvio de Romina Basso, cette nouvelle lecture du Catone vivaldien, version Curtis 2012, mérite absolument d’être écoutée ». Elle ajoute cependant : « Dommage que Curtis s’entête à surligner l’expressivité vivaldienne en écartant toute langueur au profit d’une permanente tension ».

Il convient également de mentionner les deux excellents commentaires postés sur Amazon France (signé « Philomèle ») et Amazon U.S.A. (signé « CD Collector »).

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement - Octobre – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID354 ».


Septem verba a Christo
Septem verba a Christo
Prix : EUR 17,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Septem verba a Christo (CD)
La paternité de l’oratorio « Septem verba a Christo in cruce moriente prolata » (Les Sept Paroles du Christ expirant sur la croix) paraît toujours douteuse. On voudrait croire, on aimerait croire qu’il s’agit d’une composition de Giovanni Battista Pergolesi possiblement composée entre 1730 et 1736. Rappelons-nous que ce dernier est décédé à l’âge de 26 ans et que pendant longtemps on lui a attribué jusqu’à 150 compositions !
Nous ne disposons toujours pas de preuve formelle. René Jacobs, dans son excellent texte de présentation écrit : « Je suis … disposé à croire, en vertu notamment des arguments stylistiques (avancés par Reinhard Fehling, l’éditeur des Septem Verba) que cet oratorio a été correctement attribué à Pergolèse ». Restons en là pour l’instant.
On se trouve en présence d’un enregistrement qui aurait dû susciter énormément plus d’enthousiasme de la part de la critique internationale (premier enregistrement, première publication d’une œuvre composée au 18ème siècle, et en plus, par un certain Signor Pergolesi…). Les réactions sont généralement positives mais nullement élégiaques. Et pourtant on ne trouve aucune faille majeure à l’enregistrement que réalisent René Jacobs, l’Akademie für Alte Musik Berlin, une brochette d’excellents solistes et Harmonia Mundi.

Chez Diapason (#612, 04/2013), nous avons droit à une critique bien élogieuse de la part de Bernard Schreudeurs qui souligne le travail méritoire de Jacobs qui « … sait révéler, à la tête des forces berlinoises, la variété dramatique de l’œuvre et magnifie la théâtralité des tableaux les plus saisissants ». Quant aux interprètes vocaux, le critique écrit d’eux : « Autour du Christ de Konstantin Wolff, désarmant d’humanité, Sophie Karthaüser, Christophe Dumaux et Julien Behr traduisent avec une éloquence remarquable les élans d’une âme inquiète et fervente ». Et malgré tous ces commentaires, le disque se mérite seulement une note de 4 diapasons !
Chez Classica (#151, 04/2013), Bertrand Dermoncourt écrit laconiquement : « … tout cela s’écoute avec attention…, notamment grâce aux interprètes, à la délicatesse de Sophie Karthaüser ou à la souplesse de Julien Behr, soutenus par l’Akademie für Alte Musik Berlin à son meilleur ici. Comme toujours, René Jacobs assure la cohérence et scrute la partition dans ses moindres détails ». Encore une fois, une note de 4 !
Chez Opera Magazine (#85, 06/2013), on est encore plus frileux. Romain Feist trouve à redire de la prestation de la basse Konstantin Wolff qui « … pose problème du fait d’une intonation trop souvent incertaine et surtout, d’une difficulté manifeste à maîtriser l’exécution des coloratures, qui fleurissent un peu partout dans la pièce. Ce critique trouve que nous avons tout simplement ici « … une découverte intéressante… » et il attribue une note de 3.

Chez les Anglais, on ne donne généralement pas de note, sauf chez BBC Music Magazine. Kate Bolton s’enthousiasme pour cette réalisation (note de 5) et souligne que « … René Jacobs dépeint un climat de concentration passionnée mettant en relief le drame quasi « opératique » et les effets en clair-obscur qui reflètent de façon si poignante la transition entre vie et mort ».
David Vickers écrit pour Gramophone (05/2013) : « Fascinating stuff, whoever composed it » (En tout point fascinant, quelqu’en soit le compositeur). Pour lui, les quatre solistes sont excellents de même que l’Academie für Alte Musik Berlin.
C’est Simon Heighes d’International Record Review (04/2013) qui rédige l’article le plus élaboré et le plus intéressant. Il nous fait une mise en garde fort judicieuse. Selon lui, il ne faut en aucune façon comparer les « Septem verba » au « Stabat Mater Mater » car « … la musique est moins charmante d’un point de vue mélodique mais elle nous interpelle davantage du point de vue dramatique ». Ce qui rend cet enregistrement si intéressant à ses yeux « … c’est l’extraordinaire instrumentation et la richesse expressive des accompagnements qui apportent toute sa couleur et son attrait dramatique aux arias du Christ ». René Jacobs, écrit Simon Heighes, « … nous donne une performance qui profite de chaque opportunité pour accentuer l’effet dramatique… » à tel point que « … par moment la musique semble ‘surdramatisée’ … comme si une telle approche nerveuse … semblait requise pour soutenir notre attention ». Nous sommes en présence d’une importante découverte interprétée d’une façon intensément dramatique ».
Chez Fanfare #36 :6, 07-08/2013), J.F. Weber signe un court article dans lequel il souligne la qualité des quatre solistes « … (who) do justice to this music ». Celui qui retient d’avantage son attention est le ténor Julien Behr qui selon Weber « … is highly accomplished, with a warm voice and an intelligent projection of the texts… ». Un chanteur dont on entendra parler sous peu…
Sur la Toile, c’est Steven Ritter qui rédige la critique la plus chaleureuse. « Je suis d’accord, écrit-il, avec Scherchen. Cet oratorio… est une trouvaille extraordinaire, superbement ciselée et tout simplement splendide (gorgeous) à écouter… Il faut reconnaître ici le mérite de René Jacobs qui nous la fait découvrir par cet enregistrement – fortement recommandé tant pour la musique que le son et l’interprétation ». (Note de 5).

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement – Avril 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID318 ».


Bach J.S. / Concertos
Bach J.S. / Concertos
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 14 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach J.S. / Concertos (CD)
Duncan Druce chez Gramophone (06/2013) apprécie l’enregistrement mais ne déborde pas d’enthousiasme dans l’ensemble. Il exprime certaines réserves concernant le clavecin d’Ottavio Dantone dans le BWV 1060R (transcription pour violon et clavecin).
Chez BBC Magazine on accorde également une note favorable (4/5) en notant que l’interprétation des Concertos # 1 (BWV 1041) et # 2 (BWV 1042) peut égaler toute autre interprétation sur disque.
Gaëtan Naulleau chez Diapason ( # 614, 06/2013) vante la nouvelle approche « baroque » de Viktoria Mullova, valorisée d’autant par le soutien orchestral que lui fournit Dantone et son Academia Bizantina. Naulleau se montre plutôt critique pour ce qui est des transcriptions : le BWV 1053 – « L’immense premier mouvement avance à tâtons, sans élégance… » - et le BWV 1060 – « … à demi convaincant… (de plus) « l’Adagio nous laisse froid… ». Mullova qui s’était méritée un Diapason d’or ( # 549, 07/2007) pour son intégrale des Sonates pour violon et clavecin de Bach Bach : Sonates (également disque du mois chez BBC Music Magazine) se voit toutefois décerner une notre fort honorable de 4 pour cet enregistrement-ci.
Chez Classica ( # 154 – 06/2013) nous avons droit à deux appréciations tout en contraste. Le « Pour » (avec une note de 4) est sous la responsabilité de Philippe Venturini. Voici un « … disque qui réserve bien des bonheurs… ». « … Mullova et Dantone optant pour le cantabile et le chatoiement, nous donnant ici « … une version les plus accomplies, les plus spontanément lyriques de la discographie …». Le « Contre » (avec une note de 2) revient à Éric Taver dont l’analyse s’avère plutôt sommaire. On ne sait pas trop en fait ce qu’il reproche à ce disque.
Du côté d’International Record Review (07-08/2013), Andrew Morris met en contraste l’interprétation des deux concertos dits « canoniques » (BWV 1041 et 1042) avec les deux autres (BWV 1053 et 1060) transcrits pour la circonstance par Dantone. Selon Morris, Mullova est bien servie par son expérience de chambriste et nous livre des interprétations des concertos pour violon seul qui sont « … transparentes et légères mais également d’une expressivité toujours engagée ». Le critique exprime certaines réserves pour le BWV 1053 qui lui paraît un peu « empâté » - tout en admirant le mouvement lent dont « … la mélodie enjôleuse s’accorde très bien au mariage du violon et du clavecin ». En conclusion Morris nous dit : « Mis à part mes réserves concernant les transcriptions, ceci est un très bon disque de Bach ».
D’autres critiques favorables à Mullova sont également disponibles sur la Toile. Celle du magazine américain « Fanfare » reste à venir.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID324 ».


Concertos pour violon BWV1041-43, concertos pour 3 violons BWV1064R
Concertos pour violon BWV1041-43, concertos pour 3 violons BWV1064R
Prix : EUR 20,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Revue de presse, 12 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos pour violon BWV1041-43, concertos pour 3 violons BWV1064R (CD)
Marc Rochester rédige pour International Record Review (04/2013) un critique en termes dithyrambiques, tellement il fait montre d’enthousiasme pour cette réalisation du Freiburger Barockorchester et de ses trois solistes : Petra Müllejans, Peter von der Goltz et Katherine Schreiber. « Nous avons là, écrit-il, un enregistrement absolument glorieux où chacun des éléments se combinent pour créer ce l’on pourrait résumer d’un seul terme : exceptionnel ». Il faut souligner « l’engagement absolu, et le jeu bien détaillé du Freiburger. Si les trois solistes sont stimulés par l’éclat de cette musique, l’orchestre pour sa part s’élève à des niveaux d’excellence musicale exceptionnels».
Chez Gramophone (05/2013), les éloges sont tout aussi soutenus. Jonathan Freeman Atwood écrit : « Nous sommes en présence de ce qui s’avère être une des lectures de référence … sur instruments d’époque ». Le critique loue tout particulièrement l’apport de Müllejans et de von der Goltz, contribuant à faire de cet ensemble l’un des meilleurs de l’heure.
L’appréciation de Gaëtan Naulleau chez Diapason (# 613 – 05/2013) (Note de 5) est également des plus positives. Son évaluation s’effectue en deux temps. Il se dit très appréciatif de l’interprétation du Double concerto (BWV 1043) ainsi que du BWV 1042 avec von der Gotz comme soliste mais se montre plutôt déçu du rendu de Müllejan dans le BWV 1041. Dans le 1064R, c’est le Freiburger qui, selon lui, ne répond pas à l’appel. Il nous réfère plutôt à l’interprétation que vient d’en donner tout récemment Rachel Podger et son ensemble, Brecon Baroque.
Chez Classica (# 151 – 04/2013), la note de 3 est sévère. Philippe Venturini n’a pas grand-chose à reprocher à l’enregistrement toutefois. Nous constatons, nous dit-il, que : « Comme à l’accoutumée, le propos est affirmé, le geste sûr et la mise en place impeccable ».
Chez BBC Music Magazine, l’enregistrement s’est mérité une note très favorable de 4/5. Nous attendons toujours l’appréciation qu’en fera le magazine américain Fanfare. Sur la Toile, on peut également consulter deux critiques fort élogieuses.
En résumé, une très belle version de ces concertos pour violon de Bach et du concerto pour trois clavecins transcrit pour trois violons qui se range parmi les meilleures de la vaste discographie disponible. Le No. 1 (BWV 1041) a été analysé en détail par Classica (# 151 -04/2013). Les versions de Café Zimmermann (Alpha)Bach : Concertos pour divers instruments - Vol. 4 et de Monica Huggett (Erato)Bach : Concertos pour violon - Concerto pour 2 violons ont toutefois été jugées les meilleures par leurs analystes.

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID296 ».
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