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Commentaires écrits par
Coriolan (France)

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Richter interprète Schubert en concert (Coffret 4 CD)
Richter interprète Schubert en concert (Coffret 4 CD)
Proposé par Polyphon
Prix : EUR 25,90

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Richter dans Schubert : 4 disques inédits et indispensables, 18 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Richter interprète Schubert en concert (Coffret 4 CD) (CD)
Melodiya nous propose ici 4 disques de concerts inédits de Richter, enregistrés entre 1971 et 1979 dans la Grande Salle du Conservatoire de Moscou (prise de son remarquable pour l'époque et la salle). Trois disques de sonates, suivi d'un disque de pièces isolées, tirées ou non de grands cahiers.

Alors certes, Richter dans Schubert est déjà très bien documenté, et dans de très bonnes conditions. Mais ces disques sont tout de même essentiels. Tout d'abord les petites sonates : D.566 (deux fois, en trois et en quatre mouvements), D575, D.625, D.664. Richter leur apporte le même soin que les grandes sonates, et les aborde tout à fait sérieusement, sans que pour autant les écraser par un excès de dramatisme ou par un monumentalisme architectural trop envahissant. Ensuite D.894 & D.958. Pour D.958, nous disposions déjà d'un live londonien, mais surtout d'un immense studio salzbourgeois. Ici nous somme entre les deux, nettement devant Londres (en particulier grâce à la prise de son), mais un cran en-dessous de Salzbourg, en particulier à cause d'une tension un peu moins maîtrisée (aléas du live). D.894 est toujours aussi fascinante sous les doigts du pianiste soviétique, avec ce premier mouvement ample et incroyable de douceur. La captation est proche dans le temps du document publié par Brilliant, mais s'avère nettement meilleure.
Le dernier disque, composé de petites pièces pour piano et de trois impromptus tirés de D.899 peut paraître quantité négligeable, mais il est d'égale importance avec le reste du coffret. Tout d'abord il apporte quelques inédits à la discographie de Richter (et oui, c'est encore possible, malgré le volume impressionnant de disques consacrés aux concerts de Richter) : le scherzo D.593, l'andante D.604, quelques écossaises D.734 & D.421 ainsi deux allemandes D.790. Et le piano de Richter n'a peut-être jamais eu autant de charme que dans ces œuvres. La nostalgie est immense, mais le piano garde toujours une forme de naïveté indispensable.


Sonates pour piano Nos 2, 7 & 8
Sonates pour piano Nos 2, 7 & 8

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un autre Prokofiev, 18 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonates pour piano Nos 2, 7 & 8 (CD)
Pletnev, comme souvent, se démarque ici nettement des différentes traditions d'interprétation qui peuvent exister dans les oeuvres qu'il aborde. Et c'est ici d'autant plus méritoire que la tradition soviétique d'interprétation de ces sonates est forte, qu'elle est très bien documentée depuis la création des oeuvres et qu'elle est extrêmement prégnante pour ces trois sonates, probablement les trois plus grandes de Prokofiev. Beaucoup de pianistes se sont inscrits dans cette tradition à la suite des soviétiques historiques, Ovchinnikov, Gavrilov ou Marshev par exemple.

Pletnev sait qu'il n'a pas la puissance de Richter, de Guilels ou de Grinberg, mais ne cherche surtout pas à combler ce déficit. Au contraire, il gomme en grande partie la dimension physique et martiale de cette musique pour chercher autant que possible le chant, ce qui donne des interprétations très lyriques des oeuvres, exaltant par ailleurs leur classicisme. La tension imposée par Pletnev à chaque moment fait que ces sonates ne perdent rien en violence, même si ici elle est souterraine. Il y a également un soin digital exceptionnel, ce qui donne un finale de la 7ème incroyable de détails malgré un tempo infernal (et ce n'est pas un artifice de studio, il existe un live de Stockholm peut-être encore plus impressionnant).

Un disque idéal pour tous ceux qui n'aiment pas la castagne dans ces sonates, et une alternative plus que nourrissante pour les habitués des interprétations historiques.


Zelenka / Trio Sonatas
Zelenka / Trio Sonatas
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Réédition d'un des meilleurs albums consacrés à la musique de Zelenka et au hautbois baroque, 18 avril 2015
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Alors que les parutions documentant l'oeuvre vocale de Zelenka se multiplient, la réédition de ce double album initialement paru chez Accent (les fusions et rachats de labels faisant que Glossa et Accent appartiennent maintenant au même groupe) est bienvenue.

En effet, jamais le talent de Zelenka n'aura paru aussi flagrant que dans ces sonates en trio, publiées sous le nom de "Sonate a due Hautbois et Basson con due bassi obligati" : contrepoint serré et très travaillé, harmonies surprenantes, thèmes peu conventionnels. L'équilibre trouvé par Zelenka entre lyrisme, tension dramatique et recherche contrapuntique est finalement assez rare, en tout cas peu souvent porté à cette hauteur.

Et l'interprétation de ce qui est probablement le chef-d'oeuvre du compositeur bohémien est ici extraordinaire : les hautbois de Dombrecht, Ponseele et Ebbinge complétés pour la 3ème sonate par le violon de Banchini ont toute la virtuosité exigée par la partition et tiennent la partie supérieure. La basse est assurée par le basson de Bond, le violoncelle de Van der Meer, et le clavecin de Kohnen. La réactivité de ce continuo ainsi que sa précision assurent une parfaite lisibilité du contrepoint, qualité absolument nécessaire ici.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 25, 2015 7:41 AM MEST


Janacek / String Quartets n°1 & 2, Smetana / String quartet n°1
Janacek / String Quartets n°1 & 2, Smetana / String quartet n°1
Prix : EUR 15,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une autre voie, 15 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Janacek / String Quartets n°1 & 2, Smetana / String quartet n°1 (CD)
Les quatuors de Janacek et Smetana sont marqués comme toute la musique tchèque par les interprètes tchèques. Et ces derniers sont tellement nombreux a avoir excellé dans ces trois quatuors qu'il serait vain d'en dresser la liste. La seule chose que l'on peut dire c'est qu'ils se démarquent très nettement des autres quatuors à avoir abordé ces œuvres, l'idiomatisme tchèque étant prnoncé, et un des plus nécessaires.

Ici, et ça se ressent en particulier dans les Janacek, les Jerusalem ne tentent nullement de coller à cet idiomatisme. Aucun élément rustique ou populaire n'est mis en avant, les rugosités sont absentes, la recherche de couleurs singulière.
La maîtrise technique des Jerusalem n'est plus à vanter : à part leurs homologues (tchèques !) des Pavel Haas, aucun autre quatuor ne peut se vanter aujourd'hui d'une telle maîtrise individuelle et collective (et même dans le passé, peu auront atteint ce niveau). La cohésion d'ensemble n'est jamais prise en défaut (vertigineux III. du 1er de Smetana) et la justesse d'intonation proprement stupéfiante (les Janacek). Et ceci n'est pas à mettre sur les facilités accordées par le studio : en live ils sont tous aussi impressionnants et avaient donnés d'exceptionnels premiers de Smetana et de Janacek lors de la parisienne biennale de quatuor à cordes. Si cette perfection peut paraître parfois quelque peu froide au disque, leurs concerts sont généralement d'une tension extraordinaire.

La prise de son est très belle, détaillée et suffisamment réverbérée (l'aération ne nuisant pas du tout à un jeu aussi précis et intense).

Souhaitons qu'Harmonia Mundi continue à enregistrer ces artistes majeurs.


Annie Fischer: The Complete London Studio Recordings
Annie Fischer: The Complete London Studio Recordings
Prix : EUR 18,99

48 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Edition indispensable des enregistrements EMI d'Annie Fischer, 12 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Annie Fischer: The Complete London Studio Recordings (CD)
Ce coffret regroupe les studios enregistrés par Annie Fischer pour EMI, principalement dans les années 1950.
Les trois premiers disques sont ceux des concertos n°20, n°21, n°22, n°23, n°24 & n°27 de Mozart. Si ceux accompagnés par Sawallisch (K.467 & K.482) sont très connus, les disques accompagnés par Boult et Kurtz (et toujours avec le Philharmonia) connaissent une diffusion beaucoup plus erratique. Ces trois disques font partie des plus grands enregistrements de concertos de Mozart. L'approche est toujours très noble, sans pour autant être inhibée. Tous les mouvements lents sont à tomber, l'accentuation des rondos est toujours surprenante, mais indiscutable.

La deuxième partie de ce coffret est constituée des sonates n°8, n°14, n°18, n°21, n°24, n°30 & n°32, enregistrements différents de l'intégrale enregistrée plus tardivement pour Hungaroton. On retrouve ici l'approche très franche et implacable d'Annie Fischer dans ces sonates. Aucune complaisance dans ce jeu, aucun didactisme malvenu.

Viennent deux impromptus de Schubert (D.935 n°2 & n°4), et la sonate D.960. Les impromptus sont superbes, la sonate peut-être pas au même niveau. A noter qu'elle n'effectue pas la grande reprise du premier mouvement, ce qui déséquilibre toujours cette sonate.

Les Schumann (op.9, n°15, n°16 & n°17) sont aussi exceptionnels que les Mozart et Beethoven. Ils avaient été diffusés dans un coffret "les Indispensables", mais étaient depuis longtemps introuvables. La Fantaisie en ut est immense.

Le dernier disque est un disque de concertos : Schumann et 1er de Liszt avec Klemperer et 3ème de Bartók avec Markevitch. Le 3ème de Bartók a suivi Fischer pendant toute sa carrière, et elle a laissé ma version préférée de ce concerto en live avec l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise et Ferenc Fricsay. On est ici un cran en-dessous de cette référence, mais c'est tout de même indispensable.
Les concertos avec Klemperer ont connu un accouchement difficile (sessions réparties sur deux années), et le résultat s'en ressent malheureusement un peu.

Cette réédition est une aubaine à ne rater sous aucun prétexte. Vous avez sous la main un coffret qui propose un immense 21ème de Mozart, un immense op.111 de Beethoven et un immense op.17 de Schumann, vous aurez beau chercher, peu proposent d'aussi grandes interprétations dans ces sommets de la musique pour piano.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 23, 2014 7:41 AM MEST


Chostakovitch : Symphonie n°4
Chostakovitch : Symphonie n°4
Prix : EUR 16,05

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des trois grands enregistrements de cette symphonie par Kondrachine, 22 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n°4 (CD)
Si l'on devait garder trois interprétations de cette symphonie, le créateur de l'oeuvre (Kondrachine donc) occuperait les trois places du podium : avec le studio moscovite, première version enregistrée et jalon essentiel de la meilleure intégrale des symphonies de Chostakovitch, avec ce live dresdois, témoignage de la première allemande de l'oeuvre, très peu de temps après la création officielle, et un live amstellodamois de 1971, un des joyaux de la riche collaboration de Kondrachine avec cet orchestre. Trois enregistrements qui domine une discographie peu satisfaisante tant nombre de chefs paraissent trop timides dans une symphonie qui ne tolère pas ceux que Chostakovitch appelait les mezzo-fortistes.

Ici on a donc affaire à la Staatskapelle de Dresde, captée dans une mono satisfaisante. Comme dans les trois autres versions du chef les tempi sont rapides, la structure parfaitement maîtrisée dans une symphonie peu évidente (en partie grâce à la fréquentation réussie du corpus malhérien), et l'orchestre tenu d'une main de fer.

Cet enregistrement nous montre qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un orchestre russe sous la main pour souligner toute la violence, la crudité et l'amertume de cette musique. Et la Staatskapelle offre même ici un grand avantage : en plus de nous proposer des bois extrêmement engagés et des cuivres dont l'agressivité ne départ pas, elle nous offre des cordes beaucoup plus compactes que la Philharmonie de Moscou. Ce qui permet d'avoir un son plus compact mais aussi une réserve de puissance ahurissante, réserve dans laquelle Kondrachine n'hésite pas à puiser pour nous donner un avant-goût de l'apocalypse.

L'engagement est suprême, ce qui donne des moments de folie pure, comme le grand fugato de la fin du premier mouvement (la réussite de ce passage est une constante dans les trois versions Kondrachine). Le tout cadenassé, jamais l'orchestre ne semble perdre pied ou relâcher la tension, et est surtout d'une précision étonnante (précision technique aussi bien que précision expressive) pour un orchestre qui découvrait une œuvre complexe d'un répertoire qu'il ne connaissait que très peu à cette époque.

On ressort assommé d'un tel déluge orchestral, mais n'est-ce pas le but de l’œuvre ?


Beethoven : Intégrale des Sonates pour piano
Beethoven : Intégrale des Sonates pour piano
Prix : EUR 56,70

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Immense intégrale d'un immense corpus, 19 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Intégrale des Sonates pour piano (CD)
Je suis heureux de voir que les avis sont globalement tous très positifs sur cette intégrale.
Je possède l'ancienne édition en disques séparés, achetés un à un. Et je me souviens encore du choc qu'avait été l'écoute de l'op.2 n°1 par Grinberg (cette interprétation continue d'ailleurs à me hanter par bien des aspects).

Les défauts en sont évidents : une prise de son dure et parfois un peu aléatoire, des pianos pas toujours idéalement préparés.

Mais il est nécessaire d'aller au-delà et tout ceci finit par s'oublier.

L'approche de Grinberg est sans concession : tout le texte beethovénien nous est donné dans sa puissance, sa grandeur mais aussi sa violence. Et il n'y a non plus aucune concession à toute surinterprétation : Grinberg ne sollicite pas le texte, elle nous le donne.

Les sommets sont nombreux, la densité globale de cette intégrale impressionne de plus en plus au fur et à mesure des réécoutes. L'intelligence du jeu de Grinberg fait que chaque sonate est habilement caractérisée, on a un ici un op.2, un op.28 ou bien des op.109/110/111 qui peuvent se confronter à n'importe-quelle version isolée.

La seule vraie faiblesse réside probablement dans une Hammerklavier décevante, bien que très bonne dans l'absolu.

A noter qu'il existe des versions mono de certaines sonates par Grinberg (op.13, op.53 & op.111), difficilement trouvables hormis sur un site de partage de vidéos bien connu.

Indispensable à bien des égards, il faut profiter de la mise en boîte de cette intégrale si vous ne l'avez pas encore.


Sonatas & Rondos
Sonatas & Rondos
Prix : EUR 18,37

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La gloire de Pletnev, 19 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonatas & Rondos (CD)
Si l'on devait chercher quelques pianistes vivants pouvant rivaliser aisément avec les grands anciens, Pletnev en ferait sûrement partie : précision digitale irréprochable, approche idiosyncratique des partitions, sortilèges pianistiques, domination des grandes œuvres du répertoire pianistique.

Ce disque fait sans aucun doute partie de ses plus grands albums : Pletnev réussit à dompter l'écriture si déroutante de CPE Bach et à donner une cohérence rare à des partitions dans lesquelles les ruptures rhétoriques sont présentes à foison.

Son utilisation de l'échelle dynamique est remarquable : il ne dépasse que rarement le mezzo-forte, ce qui n'est pas du tout hors sujet lorsque l'on aborde ce répertoire. Mais les gradations sont infinies à l'intérieur de cet espace réduit, ce qui permet d'éclairer les nombreux clairs-obscurs de ces œuvres.

Sa merveilleuse technique digitale, déjà en vue dans les deux albums Scarlatti, est ici à nouveau en pleine gloire : le détail de l'articulation dans la sonate en sol majeur est ahurissant.

Comme la plupart des disques de Pletnev chez DGG et contrairement aux horribles prises Virgin, cet album est très bien enregistré et nous fait bénéficier des qualité du son de Pletnev.

Le répertoire est rare mais fort beau, et il est ici on ne peut mieux servi, foncez !


Bartòk / Fricsay
Bartòk / Fricsay
Prix : EUR 10,50

19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 A deux doigts de l'arnaque, 19 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartòk / Fricsay (CD)
Sur la pochette de cet album est indiqué : "Paris, Théâtre des Champs-Elysées, 25 mai 1952".

J'ai ainsi cru acheter un concert inédit. Hors, il ne s'agit que de reports (excellents il faut le reconnaître) des enregistrements studio DGG réalisés par Fricsay avec l'Orchestre Symphonique de la RIAS agencés selon l'ordre de ce fameux concert du 25 mai 1952.

La publicité mensongère est quasiment caractérisée. Et ce n'est pas la première fois que Praga Digitals cède à ces méthodes commerciales insupportables : dans la très bienvenue édition Richter, on trouve cependant quelques enregistrements qui ne sont pas pragois, qui sont souvent bien connus, mais qui sont présents pour remplir des albums vendus au prix fort. Et les renseignements techniques sur ces enregistrements sont très mal indiqués (cas de la D.845), ce qui est simplement malhonnête quand on prétend exhumer des archives rares.


Strauss : Les Grands Opéras
Strauss : Les Grands Opéras
Prix : EUR 42,90

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une base solide, 4 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss : Les Grands Opéras (CD)
Pour qui cherche à se constituer une base sur les opéras de Strauss ce coffret est tout indiqué. Les prises de son sont impeccables, les distributions très denses, et même si Sawallisch et la Radio Bavaroise sont très présents, le coffret reste partagé entre quatre chefs et quatre orchestres.
Les chefs sont parmi les plus rodés à l'idiome straussien, Sawallisch étant probablement un des seuls avec Böhm à avoir abordé la quasi totalité des opéras de Strauss en concert. Les orchestres sont tous superlatifs (Philharmonia des années 50, Dresde, Vienne, Radio Bavaroise), le plus fascinant restant probablement le Philharmonique de Vienne de la Salome de Karajan : à coup sûr discutable, mais d'une moiteur, d'une sensualité et d'un luxe insurpassables.

Un bon point est la reprise de l'Ariadne de Kempe, nettement moins réédité que celle bien connue de Karajan.

On regrettera tout de même l'absence d'Arabella (pour Guntram ou Feuersnot c'est moins dommageable) alors qu'il existe dans le catalogue EMI une version Sawallisch, jamais rééditée en cd à ma connaissance.


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