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Contenu rédigé par Miguel Martin ...
Classement des meilleurs critiques: 15.965
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Commentaires écrits par
Miguel Martin Perez "Miguel" (Belgique)
(VRAI NOM)   

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Halcyon
Halcyon
par Marc Guggenheim
Edition : Broché
Prix : EUR 12,95

4.0 étoiles sur 5 Quand les super-héros se prennent la tête, 4 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Halcyon (Broché)
[...]

Halcyon est une surprise super bien agréable en cette période estivale ; Suivez le guide :)
C’est en visionnant le film Watchmen que les auteurs (couple dans la vie) Marc Guggenheim et Tara Butters se demandent ce qu'il arrivera si la guerre n'existait plus du jour au lendemain, si le crime, le mal et tous ces attenant disparaissaient ... c'est sûr que ça ferai chelou mais c’est sur cette idée que né Halcyon.
Dans un future proche, le crème de la crème des supers héros se sont réunions sous le nom Halcyon , genre de Justice League mais en plus up-to-date, regroupant des êtres au super pouvoir menant une lutte sans relâche contre le crime et les super-criminels (bouh !) ; Sauf que dernièrement un phénomène inexplicable envahie la Terre et ces vivants … le crime diminue, la délinquance disparait et des questionnement vont se poser dans la tête de nos super-héros : Que vont’ ils devenir ? Que vont’ ils faire ? Vendeur a McDo du coin ? Surtout que le super-criminel Oculus , genre le super méchant méchant, rend lui aussi les armes et remet son tablier à la justice. Le monde est-il devenu fou où est-ce un miracle ?
Même si tous cela semble « affreusement » bizarre, les hommes et nos héros vont accepter cet état de fait miraculeux, sauf Sabre, héros urbain, justicier, psychopathes à ces heures, qui décide d’enquêter à tambour battant sur l'origine de ce miracle … et si ce n’en n’étais pas un miracle mais que ce dernier hourdait (du verbe hourder) un quelque chose de pas honnête genre sinueux et machiavélique ?
Sous la plume de Guggenheim et Butters voici une intrigue complexe qui explore le côté relationnel entre les personnages et qui verra ces derniers affronter les fantômes. Un scénario bien construit mélangeant une histoire prenante avec de l’introspection sur la psyché des super-héros (des tarés en fait), de la super-baston (évidemment) surtout que c’est Mark Englert, dessinateur de la série zombie Revival , qui mène la truelle avec aisance et nous balance un dessin épuré et originale en phase avec cette intrigue.
Du coup, on se retrouve avec une aventure intelligente et des plus surprenantes qui vous empêchera de lâcher le bouquin avant d'arriver à sa conclusion. Un récit qui plaira aux amoureux d’histoire un peu moins main-Stream genre ce que nous pondent Batman, Superman, Spiderman et tous ce qui se termine en man.
Petit kwak, c’est disponible en VO chez Comics (pour la VO) et en espagnol chez Planeta DeAgostini mais pas de version frenchies en vue mais ce n’est pas ce genre de détails qui va vous faire peur hein ! ;) 132 pages de bonne bd cela ne se refuse pas.
Vous cherchez une histoire dynamique, si vous aimez les histoires bien chiadées, complexe, hors normes, qui malmènera les standards usuels des comics américains et avec une histoire qu'on n’a pas relue 30000 fois ? … Halcyon


Steampunk : De vapeur et d'acier
Steampunk : De vapeur et d'acier
par Xavier MAUMÉJEAN
Edition : Relié
Prix : EUR 29,00

4.0 étoiles sur 5 A voile et à vapeur, 13 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steampunk : De vapeur et d'acier (Relié)
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Aujourd’hui on sort des sentiers battus puisque je vais vous parler d’un livre voguant dans une autre dimension que celle de la bande dessinée, on va parler d’une de ses parentes : le livre illustré. Oui je vous vois venir avec vos charentaises cloutées pointure 64 et vos regards menaçants mais ce n’est pas un livre pour les tout petits, genre « Martine se fait tatouer le fessier » ou « Dora s’est encore perdue » (la conne), c’est un poil un peu plus « adulte ».

Alors vous pouvez sortir de votre caisson de cryogénisation et sortir vos montres à gousset et soyez les bienvenus dans l’univers de Steampunk, un livre rétro-futuriste (ou futuriste-rétro) édité par les Éditions LeClers.

Le bouquin en lui-même est une petite beauté des plus classes avec sa couverture en dur et qui nous propose pas moins d’une bonne centaine de pages (120 en fait) sur un papier des plus « glossy ». Évidemment, l’objet est beau, super classe mais est-ce que son contenu en vaut la peine ?

Ouech, bonne question que v’là. Histoire de faire mon oncle Paul : le Steampunk, kesako ?

Avant toute chose, le steampunk c’est une vision poétique, néoromantique et industrielle de l’évolution du temps à partir d’une altération temporelle. C’est exactement ça la thématique du steampunk, une autre vision de l’histoire vue d’une d’autre époque (comme ça, brut de coffre).

C’est un vrai mouvement esthétique (ahh cosplay quand tu nous tiens) et littéraire mélangeant paradoxe et uchronie ; certains vous sortiront des pamphlets pompeux genre qu’il prend ses racines aux alentours du XIXe siècle, époque charnière qui aurait au détour d’un évènement, bifurqué de la ligne temporelle que l’on connait (style Retour vers le Futur) ; d’autres viendront avec des explications alambiquées tournant autour d’une altération historique basée sur l’usage des machines à vapeur…

Comme je suis pour la paix des ménages, on va dire que la vérité est entre les deux ; mais ce dont je suis sûr, c’est que la terminologie et la mode steampunk sont vraiment apparues dans les années eighties, époque où la SF manquait cruellement de souffle et peinait à se renouveler. Pour rester simple, pour nous néophytes que nous sommes, c’est du révisionnisme (ouais m’dame) et qui plus est, très tendance à l’heure actuelle et dont les pères fondateurs n’ont pour inspiration que Jules Verne et H.G. Wells ou Léonard de Vinci, rien que ça.

Ce recueil mené par Xavier Mauméjean (à la craie) et Didier Graffet (au silex) nous offre ici un panorama complet du genre en revisitant, sous forme d’un journal de bord illustré, plusieurs évènements vus sous le prisme de l’anachronisme.

Mêlant subtilement mystère, aventure et humour, chaque récit proposé par le livre deviendra presque une expérience shamanique qui vous emportera aussi bien dans des moments passés que futurs ; le tout divinement illustré par des dessins d’ambiance réalisés par Dider Graffet. Du coup, on se retrouve dans une multitude de petites histoires faisant la part belle à l’étrange.

Les textes quant à eux sont courts, rédigés avec brio du style très « chronique de l’étrange » et feront évidemment référence à une pléiade d’évènements historiques ou imaginaires, en passant des 20.000 lieues sous les mers de l’ami Jules, Frankenstein, la découverte des Amériques, des revisites de mégapoles, un Titanic insubmersible, un Tesla qui pétrifie une ville suite à une expérience ratée etc. Bref il y en a pour tous les gouts.

Graphiquement, les dessins sont superbes et collent à merveille à chaque anecdote, ce qui est un vrai régal pour les yeux.

Paradoxe, anachronisme, dystopie, la sensibilité du lecteur n’aura que l’embarras du choix en découvrant toutes ces altérations historiques richement illustrées.

Voilà donc un condensé assez trapu, difficilement lisible avouons-le d’un seul coup mais à savourer en épisodes, entre deux prises de tête ou quand vous le sentez tout en sachant qu’on peut entamer le livre à partir de n’importe quelle page.

C’est passionnant, audacieux, intriguant, intéressant et est une véritable invitation à l’imagination. Clairement un must-have pour tout féru de cet univers étrange, de SF, des voyageurs de l’étrange, ou tout simplement d’amoureux de beaux livres.

Alors faites comme moi, laissez-vous emporter et sortez toutes voiles dehors pour de nouvelles aventures. Du pur bonheur !


Mes psychos BD, Tome 1 : Débordée, moi plus jamais!
Mes psychos BD, Tome 1 : Débordée, moi plus jamais!
par Pacotine
Edition : Relié
Prix : EUR 12,00

2.0 étoiles sur 5 zzzz, 7 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mes psychos BD, Tome 1 : Débordée, moi plus jamais! (Relié)
Mes Psychos BD Tome 1 , une série à l'impression très domestique éditée par Jungle en format 48 pages.
Bien que légèrement divertissante,n'attendez pas de cette BD qu'elle vous offre des solutions magiques quant à l'organisation... Aucune révélation surprenante ici,mais une somme de "conseils" qui ne sont autres que du bon sens en fin de compte (NDM : oui mais c'est bien de s'en rappeler) ... Bref,un peu léger à mon goût.
(NDM : la contre-critique ? Oui ? Et bien non car en fait c'est un tantinet amusant mais c'est vraiment trop de la bd "magazine" que l'on lit sans vraiment d'intéret et qui finalement ne nous apprend pas grand chose et ... pfiou c'est fissa oublié. Et si en plus graphiquement c'est bof ... me suis ennuyé ferme).

Tiens et si jamais en suivant ce petit lien vous pourrez lire toutes les autres critiques de Jiji : [...]


Louca - tome 1 - Coup d'envoi
Louca - tome 1 - Coup d'envoi
par Bruno Dequier
Edition : Relié
Prix : EUR 10,60

4.0 étoiles sur 5 Louca ou la prépuberté, 1 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Louca - tome 1 - Coup d'envoi (Relié)
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Qu’est ce qui intéresse un garçon ado de nos jours ? Le sport, les filles, faire la fête et ses amis. Bien échu pour notre héros du jour puisqu’il n’excelle (de cheval) dans aucun de ces domaines.

Mesdames et messieurs, welcome en plein drame prépubère !

Louca, notre protagoniste principal, est un ado comme tous les autres ; déjà il n’est pas dans la moyenne standard (quoique, mais là c’est mon côté grincheux qui parle), il est spécialement paresseux en classe avec une tendance vers le cancre professionnel, en foot ses joyeuses prouesses sonnent plus la maladresse qu’autre chose, et quant au côté relationnel (comprendre les filles) c’est le désert Tchernobyl total tellement il est gauche… Tel un pèlerin en quête du Graal, Louca se cherche et se pose des tonnes de questions plus échevelées les unes que les autres et pour faire bref, il a un paquet de soucis. Et que celui qui n’a jamais vécu cela meurt dans d’atroces souffrances, les autres vous pouvez lever votre doigt (le doigt j’ai dit ! Manu tu sors !).

Pourtant Louca aimerait bien s’affirmer, réussir à jouer comme un pro au foot, ramener de bonnes notes et surtout attirer le regard de la jolie Julie. Mais là, tout de suite, il y a vachement plus urgent comme genre réussir cette foutue interro qui est prévue dans quelques heures… Quoi de mieux dés lors que de s’enfermer au sein de l’école pour y vagabonder après les heures afin de chercher les copies d’examen (pas con hein !) ? Et là, quelque chose de fou va arriver en croisant au détour d’un couloir le jeune et talentueux Nathan. Le mot « croiser » est assez mal choisi en fait, j’aurais plutôt dû dire « apparaitre » genre comme la Vierge Marie ou la bite à Manu vous voyez (voir plus haut pour ceux qui suivent) ? Parce que Nathan, en plus d’être un Adonis et un footballeur spécialement doué, c’est aussi un revenant catégorie fantôme-mort mais sans la chemise délavée (rien que ça).

Nathan comprendra vite que Louca est le seul capable de le voir et l’entendre, et pour un mec mort c’est hard de rester ignoré de tous. Du coup un copain, ça ne se refuse pas.

Content de cette nouvelle amitié et passé le coup de la crise cardiaque (aaaaaah, un fantôme !), Nathan décidera de le coacher afin qu’il puisse devenir un poil meilleur au foot et emballer la petite Julie au passage. Parce que soyons francs, il a encore besoin de quelques heures d’entrainement avant de taquiner Ribéry (aka « Je pense qu’on espère qu’on va gagner »).

Premier épisode d’une série actuellement en cours (5 épisodes publiés), Bruno Dequier nous offre ici pour son premier album une belle et rafraichissante surprise sur le thème du ado-movie au sein d’un collège.

Editée chez Dupuis, cette bd pur jus d’ado pose les bonnes questions avec un style de dessin très Disney-ien, voire assez proche de l’animation ce qui n’est pas étonnant vu que Bruno (tu permets que j’utilise ton prénom ?) a travaillé dans le domaine (Le Lorax, Moi Moche et Méchant 2, etc. pour n’en citer que certains).

Visuellement c’est assez épuré, avec des visages très animés et expressifs, des découpes d’images dynamiques et bien rythmées, des situations et un scénario qui feront sourire ; les personnages sont assez attachants avec notamment un petit coup de cœur personnel pour son petit frère Antin qui idolâtre son grand frère alors que ce dernier simule la vérité.

On pourra faire rapidement le parallèle avec le manga « Olive et Tom » qui tourne essentiellement autour du Foot et du dépassement de soi-même mais ce serait une erreur vu que le scénario est plus touffu et le thème du foot n’est ici qu’un des éléments reliant les différentes pièces du puzzle entre les personnages.

Au final, une bande dessinée qui n’a pas plus d’ambition que de tenir le lecteur en haleine et qui remplit, ma foi, son but. Si vous êtes jeune d’esprit, un peu fou fou, pas trop élitiste et cherchez une histoire sympa pour tout public (même les non-footeux)… Go Go Go !

Sur ce, je prends fissa un petit cachet et un pack de six et on se revoit à la prochaine critique ? Tchussss

Ps : M’étonnerait pas qu’un de ces quatre on retrouve une version animée de la bande-dessinée.


HOMME DE L'ANNEE T01 1917 LE SOLDAT INCONNU
HOMME DE L'ANNEE T01 1917 LE SOLDAT INCONNU
par Jean-Pierre Pécau
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,95

3.0 étoiles sur 5 La guerre c'est pas bô mais le bouquin, lui , est bien, 15 mai 2014
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Calme. Tout est calme et serein sauf que non ! Sérieusement, il faut arrêter avec les bonnes séries TV à regarder. Il y a tellement d’épisodes que je n’ai même plus le temps d’écrire une petite bafouille afin d’agrémenter ma culture littéraire de simple profane que je suis. Que ce soit The Follow (macabre), Revenge (Dallas), Vampire Diaries (Sans gland), TBBT (humour), Walking Dead (mortel) et tant d’autres… C’est dingue comme c’est une pompe à temps incroyable… et ça me gonfle de perdre du temps (et pourtant je connais des moyens plus agréables pour me les gonfler).

Mais vous me connaissez, j’ai toujours un poumon sur ma main et histoire de faire simple, court et circoncis, on reprend rapidement nos bonnes habitudes, on enfile un joli maillot couleur « kaki-treillis » et on se jette à l’eau avec « L’homme de L’année : Le Soldat Inconnu », une collection éditée chez Delcourt.

Soit dit en passant et avant de plonger sur le sujet, ce premier opus intitulé « 1917 » est un one-shot , une histoire complète donc, faisant partie d’une collection mettant en avant des moments de l’Histoire dans lesquels des Hommes ont réussi, par leur présence ou leurs actes, à marquer ces instants oubliés. Évidemment, avec une date pareille, ça veut aussi dire aussi qu’on va causer sérieux puisque l’on va parler de la première guerre mondiale, époque où l’on se torchait encore le cul avec des feuilles de salade et des ronces ; et je vous garantis, ce n’est pas agréable du tout.

L’histoire repose sur la vie diamétralement opposée de deux hommes qui, par le truchement d’épreuves, vont vivre ensemble la première guerre mondiale. Tout commence en 1910, dans un village en Côte d’Ivoire, où Boubacar N’Dore, jeune Africain, exploité et travaillant dans une plantation de cacao, va être recruté par un colon blanc du nom de Joseph, et ce afin de devenir un soldat. Malheureusement pour nos deux amis, la guerre en Europe les rattrape et ils sont tous appelés au front pour combattre l’armée allemande, en passant par l’Afrique et ce jusqu’aux terres boueuses de Verdun. Nos deux lascars, à travers des moments forts, des questionnements et des combats aveugles au fin fond des tranchées, vont rapidement voir le lien « maitre-esclave » les unissant, se transformer petit à petit pour devenir bien plus que de simples compagnons d’armes, au péril de leur vie.

Une bd qui prône un cinglant hommage à l’amitié et à tous ces hommes et femmes qui ont combattu pour un idéal qui n’est parfois pas le leur ; s’ensuivra évidemment une réflexion morale sur la guerre, le racisme latent, une page d’histoire sur les tirailleurs africains, etc. Mais là n’est pas forcément le sujet de la critique et je m’abstiendrai de m’étaler comme un étron sur le sujet vu que primo, ça pue ; et deuzio cela risque d’être hors-sujet et subjectif.

Pour ce premier opus, c’est Duval et Jean-Pierre Pecau (pas l’animateur télé) qui sont de corvée de patates, avec à la gâchette un certain Mr Fab ; ce dernier faisant un boulot graphique et esthétique en adéquation avec l’histoire grâce notamment à un découpage et un dessin classique, parfois crayonné, avec des couleurs soignées, sombres et parfois chaudasses contrastant avec la noirceur de la situation.

J’avoue pourtant qu’à la base ce genre d’histoire ce n’est pas trop ma came. Parce que déjà je l’avais reçu pour Nouvel An (quand je vous dis que j’ai du retard dans mes lectures) et surtout après avoir vu les trois premières pages de la bd ; mais l’histoire change radicalement dès la 4ème planche et nous emmène directement dans une autre vision des choses.

C’est fichtrement bien dessiné donc même si assez classique dans l’approche, et c’est surtout accompagné d’un scénario solide et une narration impeccable sur un contexte historique bien réel. L’émotion est au rendez-vous et ce drame transpire le vécu au quotidien. Petite cerise sur le gâteau : une fin brutale, tragique… et ironique.

Pour finir, voilà donc un premier volume surprenant, nous rappelant la dureté de l’époque et remettant en abîme là où nous en sommes aujourd’hui. Je ne sais pas vous dire si les autres numéros de la collection sont de la même qualité ou du même gabarit mais celui-ci est plus que recommandable (on me souffle aux tympans que c’est le meilleur de la série).

Pour le reste, faites comme moi, emboitez le pas sur cet épisode car c’est du bon. Sur ce, on me salue ! Rompez !

Ps : Me ferais bien un cacao chaud sur le coup, il fait frisquet non ?


The Building
The Building
par Will Eisner
Edition : Broché
Prix : EUR 17,15

4.0 étoiles sur 5 waw la claque!, 14 avril 2014
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Hello les amis,

Aujourd’hui j’ai l’esprit léger et le pas guilleret, un peu comme la floraison des cerisiers au Japon, car j’ai déterré pour vous un auteur figure de proue d’un renouveau bd aux US, j’ai nommé Will Eisner (ouais, rien que ça !).

Ne prenant que mon courage à deux mains je suis parti tirer les vers du nez de mon libraire, ce qui n’était pas une mince affaire vu son rhume, et j’ai déniché un « pas si vieux que cela » (1987) bouquin portant le nom de « Building ».

Pour la petite anecdote, Will Eisner est un gars genre bien mort (1917-2005) mais qui est devenu avec les années un pilier de l’art visuel de la BD américaine grâce notamment à une inventivité graphique en avance sur son temps, un style narratif unique et une vision des choses différente des us et coutumes de l’époque ; du coup il a été une inspiration pour pas mal d’auteurs underground et estampillé « bête de guerre » dans son genre. Il a même défini le concept du « roman graphique » tel qu’on le connait aujourd’hui c’est-à-dire des histoires bd sérieuses et pas forcément chiantes. Alors oui, aujourd’hui c’est presque du petit lait mais à l’époque les comics et bd avaient une connotation infantile et ça faisait un peu rétrograde quand un adulte un poil sérieux en lisait une (pointage du doigt, bonnet d’âne, ricanement, plumes et goudron, etc.). Bref, un auteur des plus célèbres outre-Atlantique à tel point que l’Oscar de la bande dessinée porte son nom.

On ne va pas se repasser tout son curriculum en vue mais si l’on doit retenir quelques œuvres notables du gaillard, je ne citerais que The Spirit, A contract with God, Fagin le Juif, The building et j’en passe.

The Building va nous téléporter à une époque où la longueur des jupes commençait à rétrécir et les pantalons à pinces étaient toujours à la mode ; nous voilà en plein sixties ! Quatre personnages complètement atypiques vont nous faire découvrir la vie d’un immeuble new-yorkais : un violoncelliste passionné, une femme infidèle éprise d’un poète, un homme aigri par l’argent ainsi qu’une personne ayant eu un traumatisme et qui s’est donné pour mission d’aider les enfants, voilà pour nos guides attitrés. Tous vont partager une histoire, leurs histoires ; parfois triste, mélancolique et avec des sursauts de joies ayant pour lieu commun : l’immeuble (The Building en VO) ; cet immeuble qui est justement l’élément central, et qui sera le témoin de cette tranche de vie, du temps qui passe et des liens entre les hommes. Un immeuble peut-il avoir une âme ?

Vous l’aurez compris, ici on ne cogne pas, pas de communistes en mal de destructions massives ni de terroristes palestino-indiens, et encore moins de tripes virevoltantes ne vous laissant pas le temps de faire marcher vos neurones. Au contraire, décapsulez une boisson gazeuse, respirez un bon coup et mettez-vous plutôt à l’aise sous la couette.

Visuellement c’est beau, sobre, agréable à lire et est un vrai plaisir à regarder avec sa mise en page hors-norme remplie d’audace graphique et au dessin épuré ; chaque planche est émouvante et emplie d’émotions et vous plongera dans le gris de l’existence comme un bon coup de pelle projetant du mortier dans les dents (désolé, c’est mon côté maçon qui ressort). Mitonné de second degré et d’un double niveau de lecture, vous verrez au fil de la lecture les cases s’effacer pour donner vie à cette histoire au thème humaniste et qui étudie le comportement humain et social sans pour autant porter un quelconque jugement, ni être moralisateur.

Non content d’être un excellent album se suffisant à lui-même, celui-ci fait partie d’une trilogie (The building est en fait le tome 2), et est composé de 80 pages nous montrant un instantané de la vie raconté avec une finesse poétique assez rare, à tel point qu’on le termine sans s’en apercevoir. Bref, c’est une lecture un poil étrange, qui sort des sentiers battus et qui est rafraichissante.

Au final, voici une œuvre intemporelle, originale et même novatrice vis-à-vis de tout ce qui sort actuellement et qui se résume trop souvent à un gros méchant, un complot et des boy-scouts qui sauvent la princesse à coup de semelle cloutée pointure 44. Alors, pardonnez mon hardiesse, somme toute pas subtile du tout, de vous suggérer la lecture de cette bd sous peine de passer à côté de quelque chose.

Si vous aimez les bonnes et belles BD avec une histoire intelligente qui vous ouvrira l’esprit, celle-ci est clairement pour vous !


New York Trilogie, Tome 2 : L'Immeuble
New York Trilogie, Tome 2 : L'Immeuble
par Will Eisner
Edition : Broché
Prix : EUR 14,95

4.0 étoiles sur 5 Waw la claque, 14 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : New York Trilogie, Tome 2 : L'Immeuble (Broché)
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Hello les amis,

Aujourd’hui j’ai l’esprit léger et le pas guilleret, un peu comme la floraison des cerisiers au Japon, car j’ai déterré pour vous un auteur figure de proue d’un renouveau bd aux US, j’ai nommé Will Eisner (ouais, rien que ça !).

Ne prenant que mon courage à deux mains je suis parti tirer les vers du nez de mon libraire, ce qui n’était pas une mince affaire vu son rhume, et j’ai déniché un « pas si vieux que cela » (1987) bouquin portant le nom de « Building ».

Pour la petite anecdote, Will Eisner est un gars genre bien mort (1917-2005) mais qui est devenu avec les années un pilier de l’art visuel de la BD américaine grâce notamment à une inventivité graphique en avance sur son temps, un style narratif unique et une vision des choses différente des us et coutumes de l’époque ; du coup il a été une inspiration pour pas mal d’auteurs underground et estampillé « bête de guerre » dans son genre. Il a même défini le concept du « roman graphique » tel qu’on le connait aujourd’hui c’est-à-dire des histoires bd sérieuses et pas forcément chiantes. Alors oui, aujourd’hui c’est presque du petit lait mais à l’époque les comics et bd avaient une connotation infantile et ça faisait un peu rétrograde quand un adulte un poil sérieux en lisait une (pointage du doigt, bonnet d’âne, ricanement, plumes et goudron, etc.). Bref, un auteur des plus célèbres outre-Atlantique à tel point que l’Oscar de la bande dessinée porte son nom.

On ne va pas se repasser tout son curriculum en vue mais si l’on doit retenir quelques œuvres notables du gaillard, je ne citerais que The Spirit, A contract with God, Fagin le Juif, The building et j’en passe.

The Building va nous téléporter à une époque où la longueur des jupes commençait à rétrécir et les pantalons à pinces étaient toujours à la mode ; nous voilà en plein sixties ! Quatre personnages complètement atypiques vont nous faire découvrir la vie d’un immeuble new-yorkais : un violoncelliste passionné, une femme infidèle éprise d’un poète, un homme aigri par l’argent ainsi qu’une personne ayant eu un traumatisme et qui s’est donné pour mission d’aider les enfants, voilà pour nos guides attitrés. Tous vont partager une histoire, leurs histoires ; parfois triste, mélancolique et avec des sursauts de joies ayant pour lieu commun : l’immeuble (The Building en VO) ; cet immeuble qui est justement l’élément central, et qui sera le témoin de cette tranche de vie, du temps qui passe et des liens entre les hommes. Un immeuble peut-il avoir une âme ?

Vous l’aurez compris, ici on ne cogne pas, pas de communistes en mal de destructions massives ni de terroristes palestino-indiens, et encore moins de tripes virevoltantes ne vous laissant pas le temps de faire marcher vos neurones. Au contraire, décapsulez une boisson gazeuse, respirez un bon coup et mettez-vous plutôt à l’aise sous la couette.

Visuellement c’est beau, sobre, agréable à lire et est un vrai plaisir à regarder avec sa mise en page hors-norme remplie d’audace graphique et au dessin épuré ; chaque planche est émouvante et emplie d’émotions et vous plongera dans le gris de l’existence comme un bon coup de pelle projetant du mortier dans les dents (désolé, c’est mon côté maçon qui ressort). Mitonné de second degré et d’un double niveau de lecture, vous verrez au fil de la lecture les cases s’effacer pour donner vie à cette histoire au thème humaniste et qui étudie le comportement humain et social sans pour autant porter un quelconque jugement, ni être moralisateur.

Non content d’être un excellent album se suffisant à lui-même, celui-ci fait partie d’une trilogie (The building est en fait le tome 2), et est composé de 80 pages nous montrant un instantané de la vie raconté avec une finesse poétique assez rare, à tel point qu’on le termine sans s’en apercevoir. Bref, c’est une lecture un poil étrange, qui sort des sentiers battus et qui est rafraichissante.

Au final, voici une œuvre intemporelle, originale et même novatrice vis-à-vis de tout ce qui sort actuellement et qui se résume trop souvent à un gros méchant, un complot et des boy-scouts qui sauvent la princesse à coup de semelle cloutée pointure 44. Alors, pardonnez mon hardiesse, somme toute pas subtile du tout, de vous suggérer la lecture de cette bd sous peine de passer à côté de quelque chose.

Si vous aimez les bonnes et belles BD avec une histoire intelligente qui vous ouvrira l’esprit, celle-ci est clairement pour vous !


Hellboy en enfer T1 (Éd. spéciale N&B)
Hellboy en enfer T1 (Éd. spéciale N&B)
par Mike Mignola
Edition : Cartonné

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Hell's bell, 27 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hellboy en enfer T1 (Éd. spéciale N&B) (Cartonné)
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Salut les lecteurs et haut les cœurs. Alors ça biche ? Tenez-vous bien et sortez la bouteille de Champomy car on va s’intéresser à une BD qui déglingue sa race au canif, on va parler d’une série qui aura pour thème : douleurs, larmes, philosophie et baston (je vous avais bien dit de vous accrocher) ; bienvenue dans l’univers d’Hellboy.

Hellboy c’est une histoire éponyme sortie il y a belle lurette et qui va justement fêter son 20ème anniversaire en juin 2014. Comme tout merchandising qui se respecte, c’est à coup de promotion et pubs diverses que l’on va en bouffer ; l’on démarre les hostilités en force par les Éditions Delcourt et sa sortie collector-noir-et-blanc-paillette de Hellboy In Hell (en anglais dans le texte).

Ouais mais avant toute chose, qui est Hellboy ? Parce que tout le monde ne connait pas forcément.

Hellboy, pour les deux du fond qui ne suivent pas, c’est un démon. À la base, il a été invoqué par les nazis durant la seconde guerre mondiale histoire de leur donner un petit coup de pouce. Manque de bol, ça foire grave et ce dernier est sauvé in extremis pas une bande de militaires-archéologues-ricains genre X-File. Du coup ils sauvent Hellboy, bottent le cul aux nazis et s’en retournent aux States afin d’éduquer comme il se doit le démon, lui inculquer les bonne valeurs de l’oncle Sam et l’intégrer dans leur département paramilitaire en charge de, je vous le donne en mille, investiguer et nettoyer tout ce qui est paranormal. Voilà bien un prétexte fallacieux pour nous emmener évidemment visiter tous les contes et légendes, mystères, et anachronismes de l’Histoire.

Tout va passer à la moulinette dans le cerveau de l’auteur Mike Mignola surtout que c’est son bébé , son œuvre maitresse , qu’il a quasiment piloté tous les scénarios de la série et en a illustré une bonne moitié. Bref vous l’avez compris, c’est tout un univers onirique qui a été créé et c’est très bien ! Ça c’est pour la partie préambule de la série, ici on parle de l’édition Collector. Alors de quoi ça cause bon sang ? ( Et la je vous répondrai Woozzzaaaahh !!! )

Dans ce nouvel opus qui a commencé en 2013, Hellboy, histoire de sauver l’humanité et promouvoir la démocratisation du poulet grillé (nan je déconne), affronte un Dragon dans un combat titanesque qui ferait repousser les cheveux sur le crâne de n’importe quel chauve brûlé au 30ème degré ; du coup il se prend une rouste du tonnerre qui l’envoie fissa en Enfer (bouh) manger les spaghettis par les racines. Et justement l’Enfer c’est surtout pour lui un retour aux sources, à ses origines puisque c’est là que son père est mort, là où il a été créé et là aussi où Hellboy a bafoué sa destinée préinscrite parce que c’est un gros facho-rebelle « qu’on lui dit pas ce qu’il doit faire ».

Au premier coup d’œil, on comprend rapidement que l’on n’est pas à Disneyland, que l’Enfer ce n’est pas celui de Dante, que son père était un gangsta (gangster ?) démoniaque et qu’on risque de se faire pincer les tétons, bouffer du chien et j’en passe… Bref rien à voir avec vos fantasmes S&M et l’iconographie du genre. Mais l’Enfer c’est aussi un monde qui manque cruellement d’un roi car son Lucifer de père est mort et le trône est vide. Hellboy voyagera du coup vers le Pandémonium où sa destinée semble inexorablement le conduire et où de nouveaux dangers et aventures l’attendent. Peut-on échapper à un si lourd fardeau ? Quelle est vraiment sa destinée ? Et qui sont ces créatures qui veulent tellement l’aider ?

Voilà donc une édition bien Collector comme il faut qui mettra au garde-à-vous tous les fans de la saga. Une saga très attendue et qui signe notamment le retour de Mike Mignola au scénario mais aussi aux dessins puisqu'il déléguait pas mal cette partie à d’autres auteurs depuis un certain nombre d’années. Du coup le retour de son style graphique est un vent de fraîcheur pour tous ses fans, un trait justement très peu académique qui, en quelques lignes, arrive à créer par de subtils jeux d’ombres une ambiance du diable qui n’est là que pour supporter une histoire bien tortueuse.

Graphiquement épurée, techniquement et esthétiquement très beau, on reconnait le style si caractéristique de l’auteur. L’histoire est, ma foi, assez intéressante car on se plonge, comme à l’accoutumée et au-delà de la baston basique du « je vais t’exploser » , de plus en plus loin dans la psychologie complexe de cet anti-héros en ouvrant des portes et des questionnements philosophiques voire même religieux, le tout teinté d’obscurantisme et de gothisme.

On admire la mise en scène et la narration imposées par l’auteur, et les méchants vont comme d’habitude voir leurs plans chier dans la colle. L’histoire, elle, est très bien montée (oui je sais, merci) même si parfois un peu trop confuse pour le lecteur néophyte mais là j’y reviendrai.

Le tout est un beau bouquin cartonné d’une bonne centaine de pages qui couvre les 4 premiers épisodes de ce cycle déjà paru aux US (en fait, le 4e venant à peine de sortir là-bas et le 5e est prévu pour mai 2014). Petit bonus à la fin du bouquin : les couvertures non pas des 4 mais des 5 numéros de la série (ouais, même celui qui n’est pas encore imprimé).

Moi, avec mon œil critique, j’ai apprécié moyennement ce sympathique objet car le manque de couleurs m’a clairement gêné. Je trouve justement que les jeux de couleurs donnent une dimension supplémentaire et complémentaire à l’histoire, chose que la version monochrome n’a pas, et ce, même servie avec des Chipitos.

En plus c’est destiné à ceux qui connaissent bien l’histoire vu les références, flashbacks et ce genre de trucs… Bref faut pas commencer par celui-là.

Pour résumer, cet objet sera indubitablement à cataloguer pour les collectionneurs, fans et les puristes. Et pour toi, ami et commun des mortels, sache que cette série est excellente mais attends d'abord la version couleur, c’est vachement mieux.

ps : Pour résumer, et pour vous montrer la densité du machin et le succès de celui-ci, j’ai mis ci-dessous une photo pour savoir comment lire les BD de cet univers, si ma foi vous décidez de vous y lancer… Mais vous savez déjà quoi faire.


Gisèle et Béatrice - tome 0 - Gisèle et Béatrice
Gisèle et Béatrice - tome 0 - Gisèle et Béatrice
par Benoît Feroumont
Edition : Cartonné
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sex & Sexy, 24 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gisèle et Béatrice - tome 0 - Gisèle et Béatrice (Cartonné)
Lectrice plutôt novice dans le monde de la BD ,c'est mon mari (NDM : kikou, ça va?) qui se charge de mon éducation dans ce domaine... Il m'a offert "Gisèle et Béatrice" pour Noël.

Le packaging très sympa m'a intriguée : une jolie pochette dans laquelle est glissée cette petite BD coquine. Tout d'abord,j'ai tout de suite accroché aux expressions de ces protagonistes ; c'est excessivement bien rendu!

Quant au pitch ; une employée qui bosse pour sa reconnaissance et que son patron aimerait voir faire d'autres efforts,plus "physiques"! ;o)

Mais tel est pris qui voulait prendre...Je ne vous en dis pas plus pour ne pas en dévoiler trop.Annoncé comme "érotique",c'est assez soft et c'est appréciable.Pas de gros plans "gynéco",mais de jolies courbes sensuelles...De très beaux dessins!

Bref,un bon moment de détente , une belle découverte qui me donne envie d'en connaître plus sur cet auteur (Feroumont). Je pense que je vais me lancer dans la lecture du "Royaume". C'est pas si mal la BD finalement! (NDM : Excellente idée)

NDM : J'en profite pour vous conseiller, de manière désintéressée s'entend, son blog accessible à l'adresse quelque part ci-dessous.
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Colère de Fantômas (La) - tome 2 - Tout l'or de Paris (2/3)
Colère de Fantômas (La) - tome 2 - Tout l'or de Paris (2/3)
par Julie Rocheleau
Edition : Relié
Prix : EUR 13,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Superbement intriguant, 28 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Colère de Fantômas (La) - tome 2 - Tout l'or de Paris (2/3) (Relié)
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J’en avais parlé à couille rabattue lors de la critique du premier volume de la trilogie concernant la Colère de Fantômas ; parce que oui, Fantômas il est en colère genre pas content du tout et prêt à assouvir ses besoins revanchards. Et devinez quoi ? Le deuxième tome est fraichement sorti des presses et est prêt à être dévoré des yeux.

Je ne saurais trop vous conseiller de relire la petite missive concernant le premier épisode et décrivant l’origine de la saga écrite par Marcel Allain et Pierre Souvestre, histoire d’y voir un peu plus clair sur cette suite des plus alléchantes.

Paris, toujours début du XXe siècle, il pleut.

Après un premier épisode dans lequel Fantômas terminait l’épisode en nous annonçant à cri qu’il se vengerait et dans lequel on avait vu ce Moriarty du crime, pourchassé, condamné, décapité , et revenu d’entre les morts pour nous annoncer qu’il allait lancer sa vendetta.

Toujours psychopathe, toujours insaisissable, et toujours aussi rusé, Fantômas fourbit ses armes et est en train de planifier ses représailles car il ne supporte pas que l’on se dresse contre lui. Son plan ? Voler tout l’Or de Paris afin de déclencher une crise financière de derrière les fagots et faire plier l’échine à Paris et donc à la France. Ceci fait, plus rien ni personne n’osera se mettre face à lui et ses plans. Et pour ce faire, Fantômas mettra la main à la pâte jusqu’à revêtir mille visages et commencera par piller toutes les dorures, statues en or, bref toute dorure de Paris et ce, avant de s’attaquer aux banques elles-mêmes. Mais pour ce faire, il va avoir besoin de Juve ... ou plutôt de son visage.

L’inspecteur Juve lui-même aura bien à faire dans son enquête mais pourra compter sur ses amis Fandor et un certain Georges Méliès … Mais qui sera le plus dupe à ce jeu ? Fantômas, Juve ou Paris ?

Avec ce deuxième tome toujours aussi stylisé, Olivier Bocquet et Julie Rocheteau nous confirment leur talent et nous remettent le couvert avec succès dans cette suite assez attendue. Plus violent, plus sombre mais aussi avec un ton parfois plus léger grâce à certains ressorts comiques à travers l’inspecteur Juve, ce conte allégorique sur le mal nous emmène à nouveau dans une aventure perfide où la ruse et la manipulation sont maitres-mots.

À noter tout de même que la fin reste ouverte pour un final, que l’on espère,apocalyptique puisque l’on annonce le retour de la mère de Fandor (oui oui, celle que Fantômas voulait tuer au premier épisode).

Un choix de couleurs judicieux liant jeux d’ombres et regard fou, un dessin dynamique et tonitruant, un plaisir de tourner les pages et vous aurez compris que vous tenez entre vos fines mains pleines de doigts une bande dessinée hautement fréquentable et recommandable.

Le mal est de retour, et rien ne pourra l’arrêter … alors profitez-en.


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