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Fiche d'identité

Contenu rédigé par Miguel Martin ...
Classement des meilleurs critiques: 11.833
Votes utiles : 61

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Commentaires écrits par
Miguel Martin Perez "Miguel" (Belgique)
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Proposé par take-now
Prix : EUR 159,98

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas mal, 3 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Pas mal du tout, petit de taille
attention à l'alim, le connecteur doit être bien connecté
requiere un port HDMI (c'est le minimum aujourd'hui)
pas de capteur micro, c'est juste une unité CPU avec son OS
un peu court au niveau de l'espace


Une soupe 100% sorcière
Une soupe 100% sorcière
par Quitterie Simon
Edition : Album
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 Tout simplement génial, 24 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une soupe 100% sorcière (Album)
[...]

« Une soupe 100% sorcière » n’est pas un livre comme les autres. C’est un conte et surtout l’histoire de la sorcière Kroquela.

Ce jour-là, elle se trouve fort embêtée car elle n’a pas les ingrédients nécessaires afin de préparer sa terrible soupe magique ; qu’à cela ne tienne, la voilà chevauchant son balai enchanté, partie quêter (rien de cochon, promis), auprès de ses voisins les Ogres, la famille du Petit Poucet ou même chez Mère-Grand… Enfin, quêter c’est vite dit ; elle va surtout leur chaparder ce qu’elle peut dans leur potager sans rien demander. :)

Mais cette soupe magique va lui réserver bien des surprises et du fil à retordre…
Cette histoire qui s’étale sur une trentaine de pages est une sacrée jolie surprise. Écrit et dessiné par Simon Quitterie et Magalie Le Huche, ce récit est destiné principalement à la tranche 4-7 ans et servira aisément de porte ouverte ou de tremplin vers d’autres contes traditionnels.

Même si c’est une vilaine sorcière, tout dans cette histoire est original, plein d’humour et de rebondissements. Le vocable utilisé est super accessible, facile à maitriser et à lire. De plus, l’histoire est joliment illustrée par de savoureux dessins qui plairont aux enfants, ce qui n’est pas chose facile. Et ce, sans compter l’histoire elle-même qui permettra aux enfants de découvrir aussi bien une jolie histoire que les bienfaits d’une bonne soupe… et qui sait, de la gouter ? Ça fait grandir que la madame sorcière elle a dit !

Que demander de plus ? Une couverture dans le vent, des couleurs palpitantes, un format à l’italienne ? Pas de soucis, les éditions P’tit Glénat avec leur collection Vitamine ont prévu le coup et vous font la totale.

Vous avez compris, cette soupe de sorcière est un vrai régal à lire, ou à faire lire.
Bon appétit !

Ps : Et n’oubliez pas de manger des fruits. :)


Aucun titre disponible

4.0 étoiles sur 5 Tout simplement génial, 24 mai 2015
[...]

« Une soupe 100% sorcière » n’est pas un livre comme les autres. C’est un conte et surtout l’histoire de la sorcière Kroquela.

Ce jour-là, elle se trouve fort embêtée car elle n’a pas les ingrédients nécessaires afin de préparer sa terrible soupe magique ; qu’à cela ne tienne, la voilà chevauchant son balai enchanté, partie quêter (rien de cochon, promis), auprès de ses voisins les Ogres, la famille du Petit Poucet ou même chez Mère-Grand… Enfin, quêter c’est vite dit ; elle va surtout leur chaparder ce qu’elle peut dans leur potager sans rien demander. :)

Mais cette soupe magique va lui réserver bien des surprises et du fil à retordre…
Cette histoire qui s’étale sur une trentaine de pages est une sacrée jolie surprise. Écrit et dessiné par Simon Quitterie et Magalie Le Huche, ce récit est destiné principalement à la tranche 4-7 ans et servira aisément de porte ouverte ou de tremplin vers d’autres contes traditionnels.

Même si c’est une vilaine sorcière, tout dans cette histoire est original, plein d’humour et de rebondissements. Le vocable utilisé est super accessible, facile à maitriser et à lire. De plus, l’histoire est joliment illustrée par de savoureux dessins qui plairont aux enfants, ce qui n’est pas chose facile. Et ce, sans compter l’histoire elle-même qui permettra aux enfants de découvrir aussi bien une jolie histoire que les bienfaits d’une bonne soupe… et qui sait, de la gouter ? Ça fait grandir que la madame sorcière elle a dit !

Que demander de plus ? Une couverture dans le vent, des couleurs palpitantes, un format à l’italienne ? Pas de soucis, les éditions P’tit Glénat avec leur collection Vitamine ont prévu le coup et vous font la totale.

Vous avez compris, cette soupe de sorcière est un vrai régal à lire, ou à faire lire.
Bon appétit !

Ps : Et n’oubliez pas de manger des fruits. :)


L'homme à la tête de vis et autres histoires déjantées
L'homme à la tête de vis et autres histoires déjantées
par Mike Mignola
Edition : Album
Prix : EUR 14,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Wesh , pas mal comme introduction à l'univers sombre de Mike Mignola, 16 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme à la tête de vis et autres histoires déjantées (Album)
[...]

« L’homme à la tête de vis » est un agent gouvernemental très très spécial. Attendez une seconde, j’ai dit un agent « spécial » ?

Oui car « Tête de vis » n’est pas juste un surnom ! C’est vraiment une tête de vis, genre ampoule 200w, et qui s’emboite dans le corps, adaptée à sa tâche comme l’on enfile une chemise pour aller en soirée ou un maillot pour aller à la plage.

Au service du président Abraham Lincoln, sa prochaine mission sera de partir affronter le terrible et machiavélique empereur Zombie qui voudrait bien s’emparer de certains fragments anciens et qui rêve surtout de dominer le monde. Au menu ? Cavale et course poursuite désopilantes.

Loin de l’univers noir de Hellboy ou BPRD qui font encore aujourd’hui le succès de Mike Mignola, ici on est téléporté en pleine époque victorienne et Mary Shelley (boules). L’univers est sombre, empreint de néoromantisme, poétique, déjanté voire même ridicule.

Initialement publié chez Dark Horse (US) sous format d’épisodes, ce recueil est à prendre comme un side-project qui recompile les histoires courtes écrites fin des années 2000.

Ça fourmille de personnages absurdes et cocasses ; le dessin et le style graphique de l’auteur sont plus que reconnaissables puisqu’il arrive, comme toujours via quelques traits bien placés, à créer une ambiance et nous emporter directement dans son histoire ; indéniablement il est doué.

Teintées d’une atmosphère surnaturelle, c’est sous 77 pages que l’on suivra les aventures extravagantes de cet agent bizarroïde et d’autres aventures qui auront pour trame l’univers et pas, comme le titre le suggère erronément, le héros Tête de Vis.

En parlant de vice, justement il y en a un. Si le traitement graphique est superbe, l’ensemble pourrait manquer de cohérence ou sembler inégal pour l’aficionado et le néophyte.

Il ne faut pas s’y tromper ; le livre est à voir comme un point d’entrée pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur et surtout les plus jeunes. Vous voyez, c’est le genre d’histoire que l’on peut raconter à nos chères têtes blondes/brunes/rousses/chauves/autres au coin d’un feu par une nuit de pleine lune sans trop les traumatiser, mais assez pour les faire frissonner.

D’ailleurs sa propre fille Katie Mignola, âgée à l’époque de 7ans (ouais), a été créditée en tant que co-scénariste pour l’une des histoires ; histoire qui a, par ailleurs et pour la petite anecdote, reçu pas moins que l’Eisner Award de la meilleure histoire courte en 2003 (Le magicien et le serpent).

À sa lecture, l’on entend l’innocence de l’enfance, l’aventure, le rêve, l’étrange, sans oublier une petite dose d’humour et de légèreté. Les inconditionnels de l’auteur et les doux rêveurs apprécieront.

C’est disponible à peu près partout, c’est édité aux éditions Delcourt pour la version frenchie ou chez Norma Editorial pour la version espagnole.

Pour résumer et comme dirait Peter Pan, un dessin qui fait mouche avec des histoires atypiques et tout en poésie. Un agent bariolé ? Un sorcier déjanté ? Un guerrier perdu en terre onirique ? Tentez l’expérience.


Breach núm. 02 (de 2)
Breach núm. 02 (de 2)
par Guillermo Ruiz Carreras
Edition : Broché
Prix : EUR 14,50

4.0 étoiles sur 5 Top top top, 4 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breach núm. 02 (de 2) (Broché)
[...]

80’s, Reagan est au pouvoir, Madonna se trémousse à « oualpé » dans Playboy et le programme Starwars bat son plein. Manque de bol, c’est aussi l’époque de la guerre froide où les Américains et les Soviétiques s’adonnent à leurs sports favoris : la course à l’armement et l’avancée scientifique. Bref comme on dit par chez nous : « À celui qui a la plus grosse », thème on ne peut plus machiste.

Le Major Zanetti est, un militaire pur jus bien patriote comme il faut mais pas trop, père de famille et qui opère, en plus, en tant qu’un des responsables d’une expérience militaro-scientifique assez foireuse ; d’ailleurs le jour J, suite à un problème technique, tout part en couille et presque tout le monde périt dans l’expérience (badaboum).

Unique survivant, et après un coma d’une bonne vingtaine d’années le coupant du monde, il se réveille enfermé dans un caisson, où il apprendra qu’il a perdu non seulement sa femme, son fils, ses amis, son chien, son chat, ses poils, une décoloration, un mal de tête de chien, une bonne déprime mais aussi sa propre identité lors du cataclysme (yeahhh) ; bon, tout n’est pas super noir non plus, il a tout de même gagné au change un super pouvoir qui tuera malheureusement tous ceux qui l’approchent, le condamnant à une solitude certaine… Oui bon, c’est pas la fête. ;)

Isolé, manipulé et dépossédé d’une partie de sa propre humanité, il cherchera à se reconstruire mais c’est sans compter sur de terribles pertes de mémoire et les étranges créatures cauchemardesques qui font fi des humains sur leur passage…

Initialement la saga avait été commandée par DC Comics pour refaire le reboot de Captain Atom et relancer la saga du même nom, parce que bon restons sérieux, PERSONNE ne connait Captain Atom !!! (si si, j’insiste, personne). Mais pour une raison obscure ($$$) et surement parsemée de droits d’auteur, le projet fut sabordé. Du coup, comme le scénario était déjà sous le coude et pas bancal, il n’en fallait pas plus pour que le récit soit adapté et publié. Bonne idée leur en a pris car l’on est loin des histoires à la moralité patriotique déversée par la culture US (ouf !).

L’histoire commence de manière classique avec une tragédie, un accident et une menace à affronter. Bien loin de cette trame conventionnelle, les auteurs nous abreuvent ici d’une histoire beaucoup plus savoureuse, humaine et complexe. Au-delà de la lutte entre le bien et le mal, le personnage principal est vraiment fascinant : un héros torturé, tragique, puissant et qui se voit lui-même en tant qu’une menace.

Dès les premières cases, on sent que l’on a des personnages consistants, avec une vraie épaisseur ; les auteurs arrivent à imprégner un rythme assez particulier loin de ceux où l’on peut rencontrer de l’esbroufe en slip rouge et des canons manichéens du super-héros.

Il faut dire que la dream-team aux commandes de cette saga de deux volumes est composée de Bob Harras pour le scénario, un gars qui a visiblement bien bourlingué dans le monde des comics US, et au dessin Marcos Martin, un autre gars super talentueux qui a déjà reçu le prix Will Eisner en 2012 parce qu’il dessine trop bien. Je ne serais pas exhaustif si je ne mentionnais pas le travail d’ancrage d’Alvaro Lopez et la mise en couleur par les studios « Javier Rodriguez ».

Au niveau du visuel, Marcos Martin fournit un travail dantesque parsemé d’une certaine frénésie impactant jusqu’à la découpe des dessins elle-même. Bref, du tout bon.

Se terminant par un cliffhanger de haut-niveau, cet intégral de plus de 250 pages en deux volumes est malheureusement inédit en français mais disponible en anglais aux éditions DC Comics et en espagnol chez ECC. Perso, je vous le conseille.

En conclusion, Bob Harras, Marcos Martin, Breach : clairement un cocktail explosif qui nous livre une fable servie par un trait dynamique au style défoulatoire et d’une efficacité brute. À conseiller aux amateurs du genre.

[...]


Breach núm. 01 (de 2)
Breach núm. 01 (de 2)
par Guillermo Ruiz Carreras
Edition : Broché
Prix : EUR 12,50

4.0 étoiles sur 5 Top top top, 4 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breach núm. 01 (de 2) (Broché)
[...]

80’s, Reagan est au pouvoir, Madonna se trémousse à « oualpé » dans Playboy et le programme Starwars bat son plein. Manque de bol, c’est aussi l’époque de la guerre froide où les Américains et les Soviétiques s’adonnent à leurs sports favoris : la course à l’armement et l’avancée scientifique. Bref comme on dit par chez nous : « À celui qui a la plus grosse », thème on ne peut plus machiste.

Le Major Zanetti est, un militaire pur jus bien patriote comme il faut mais pas trop, père de famille et qui opère, en plus, en tant qu’un des responsables d’une expérience militaro-scientifique assez foireuse ; d’ailleurs le jour J, suite à un problème technique, tout part en couille et presque tout le monde périt dans l’expérience (badaboum).

Unique survivant, et après un coma d’une bonne vingtaine d’années le coupant du monde, il se réveille enfermé dans un caisson, où il apprendra qu’il a perdu non seulement sa femme, son fils, ses amis, son chien, son chat, ses poils, une décoloration, un mal de tête de chien, une bonne déprime mais aussi sa propre identité lors du cataclysme (yeahhh) ; bon, tout n’est pas super noir non plus, il a tout de même gagné au change un super pouvoir qui tuera malheureusement tous ceux qui l’approchent, le condamnant à une solitude certaine… Oui bon, c’est pas la fête. ;)

Isolé, manipulé et dépossédé d’une partie de sa propre humanité, il cherchera à se reconstruire mais c’est sans compter sur de terribles pertes de mémoire et les étranges créatures cauchemardesques qui font fi des humains sur leur passage…

Initialement la saga avait été commandée par DC Comics pour refaire le reboot de Captain Atom et relancer la saga du même nom, parce que bon restons sérieux, PERSONNE ne connait Captain Atom !!! (si si, j’insiste, personne). Mais pour une raison obscure ($$$) et surement parsemée de droits d’auteur, le projet fut sabordé. Du coup, comme le scénario était déjà sous le coude et pas bancal, il n’en fallait pas plus pour que le récit soit adapté et publié. Bonne idée leur en a pris car l’on est loin des histoires à la moralité patriotique déversée par la culture US (ouf !).

L’histoire commence de manière classique avec une tragédie, un accident et une menace à affronter. Bien loin de cette trame conventionnelle, les auteurs nous abreuvent ici d’une histoire beaucoup plus savoureuse, humaine et complexe. Au-delà de la lutte entre le bien et le mal, le personnage principal est vraiment fascinant : un héros torturé, tragique, puissant et qui se voit lui-même en tant qu’une menace.

Dès les premières cases, on sent que l’on a des personnages consistants, avec une vraie épaisseur ; les auteurs arrivent à imprégner un rythme assez particulier loin de ceux où l’on peut rencontrer de l’esbroufe en slip rouge et des canons manichéens du super-héros.

Il faut dire que la dream-team aux commandes de cette saga de deux volumes est composée de Bob Harras pour le scénario, un gars qui a visiblement bien bourlingué dans le monde des comics US, et au dessin Marcos Martin, un autre gars super talentueux qui a déjà reçu le prix Will Eisner en 2012 parce qu’il dessine trop bien. Je ne serais pas exhaustif si je ne mentionnais pas le travail d’ancrage d’Alvaro Lopez et la mise en couleur par les studios « Javier Rodriguez ».

Au niveau du visuel, Marcos Martin fournit un travail dantesque parsemé d’une certaine frénésie impactant jusqu’à la découpe des dessins elle-même. Bref, du tout bon.

Se terminant par un cliffhanger de haut-niveau, cet intégral de plus de 250 pages en deux volumes est malheureusement inédit en français mais disponible en anglais aux éditions DC Comics et en espagnol chez ECC. Perso, je vous le conseille.

En conclusion, Bob Harras, Marcos Martin, Breach : clairement un cocktail explosif qui nous livre une fable servie par un trait dynamique au style défoulatoire et d’une efficacité brute. À conseiller aux amateurs du genre.
[...]


L'Intégrale, Maus : un survivant raconte
L'Intégrale, Maus : un survivant raconte
par Art Spiegelman
Edition : Album
Prix : EUR 30,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quand histoire , culture et bd s'allie, 22 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Intégrale, Maus : un survivant raconte (Album)
[...]

Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.
À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu’après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j’ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s’entassent et que j’ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m’en a pris car, quelle surprise !!!!
Ce n’est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu’il est en mon devoir de partager avec vous tellement c’est bien.
Alors « non ! » je n’ai pas l’intention d’écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l’écriture mais tant qu’à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l’on s’échine un peu pour en parler.
Alors soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c’est l’effet kiss-cool).
Celle d’Art Spiegelman, dessinateur underground, qui a décidé de retranscrire sous forme de bande dessinée l’histoire de Vladeck, son père, survivant d’Auschwitz… Le problème (et de taille) ; son père est un vieux râleur borné comme on n’en fait plus et ça ne va pas être de la tarte de lui soutirer les vers (pilés) du nez… Dialogue de sourds, deux mondes diamétralement opposés qui essayent de communiquer.

La deuxième histoire c’est celle de Vladeck et sa famille, juive et polonaise de surcroit qui, en pleine déportation, vont se voir happés par les véhémences xénophobes de l’Allemagne d’antan et son idéologie. Et pour survivre, il faudra faire des compromis voire même limite collaborer. Mais que n’est-on pas capable de faire dans de telles circonstances pour protéger les siens et par amour, alors que l’on côtoie en permanence des atrocités où se mélangent la haine et la peur ?

Bien plus qu’une simple bande dessinée, Art Spiegelman raconte avec une certaine élégance l’histoire biographique de son père tout en mettant en abime la relation conflictuelle qu’il a eue avec ce dernier, ainsi que la conception du livre.
Sans pour autant l’édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l’auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d’une sincérité ébouriffante, une construction originale et l’utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.
Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d’avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s’apitoyer sur le sort des uns et des autres à l’instar des différents reportages que l’on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.
D’ailleurs c’est grâce à ce livre qu’Art Spiegelman n’a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu’en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…
Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu’elle en devient presque incontournable.
En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris), j’ai vraiment eu l’impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j’avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu’il faudra le lire en plusieurs parties.
Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n’est pas votre tasse de thé.


The Complete MAUS
The Complete MAUS
par Art Spiegelman
Edition : Broché
Prix : EUR 15,25

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quand histoire , culture et bd s'allie, 22 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete MAUS (Broché)
Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.
À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu’après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j’ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s’entassent et que j’ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m’en a pris car, quelle surprise !!!!
Ce n’est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu’il est en mon devoir de partager avec vous tellement c’est bien.
Alors « non ! » je n’ai pas l’intention d’écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l’écriture mais tant qu’à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l’on s’échine un peu pour en parler.
Alors soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c’est l’effet kiss-cool).
Celle d’Art Spiegelman, dessinateur underground, qui a décidé de retranscrire sous forme de bande dessinée l’histoire de Vladeck, son père, survivant d’Auschwitz… Le problème (et de taille) ; son père est un vieux râleur borné comme on n’en fait plus et ça ne va pas être de la tarte de lui soutirer les vers (pilés) du nez… Dialogue de sourds, deux mondes diamétralement opposés qui essayent de communiquer.

La deuxième histoire c’est celle de Vladeck et sa famille, juive et polonaise de surcroit qui, en pleine déportation, vont se voir happés par les véhémences xénophobes de l’Allemagne d’antan et son idéologie. Et pour survivre, il faudra faire des compromis voire même limite collaborer. Mais que n’est-on pas capable de faire dans de telles circonstances pour protéger les siens et par amour, alors que l’on côtoie en permanence des atrocités où se mélangent la haine et la peur ?

Bien plus qu’une simple bande dessinée, Art Spiegelman raconte avec une certaine élégance l’histoire biographique de son père tout en mettant en abime la relation conflictuelle qu’il a eue avec ce dernier, ainsi que la conception du livre.
Sans pour autant l’édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l’auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d’une sincérité ébouriffante, une construction originale et l’utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.
Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d’avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s’apitoyer sur le sort des uns et des autres à l’instar des différents reportages que l’on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.
D’ailleurs c’est grâce à ce livre qu’Art Spiegelman n’a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu’en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…
Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu’elle en devient presque incontournable.
En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris), j’ai vraiment eu l’impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j’avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu’il faudra le lire en plusieurs parties.
Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n’est pas votre tasse de thé.


Chroniques martiennes
Chroniques martiennes
par Ray Bradbury
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

3.0 étoiles sur 5 Toi qui sais rêver, 1 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chroniques martiennes (Poche)
Et si Mars était habitée ? Et si l’homme décidait d’y aller s’installer ? Et si … l’histoire de la conquête de Mars vous était contée ?
Les Chroniques Martiennes est avant tout un recueil de nouvelles écrites par Ray Bradbury dans les années 40’ . Ray nous invite sur Mars et nous conte sur un ton teinté d’humour noir l’histoire de cette planète, rouge soit-dit en passant, de ses habitants, ses us, ses déboires et ce, jusqu’à sa conquête par l’homme.
Initialement publiée dans des journaux sous formes de petites histoires, les « Chroniques Martiennes » en est le condensé. Un roman qui ne se prend clairement pas au sérieux, et dont le fil conducteur est Mars elle-même. Une porte ouverte vers l’imaginaire et vers une réflexion et des questionnements sur le bienfondé de nos choix de société (aahh le besoin de tous formater et le refus de l’inconnu) …
Les « Chroniques Martiennes » c’est une lecture profondément poétique, humaine et surtout indémodable.
Bref, un contenu qui ne déçoit pas. A conseiller à tous les lecteurs qui savent rêver

[...])


Master Lock 1503EURD Cadenas à combinaison fixe 48 mm (Coloris aléatoire)
Master Lock 1503EURD Cadenas à combinaison fixe 48 mm (Coloris aléatoire)
Prix : EUR 8,70

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 parfait, 31 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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