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Fiche d'identité

Contenu rédigé par John Murdoch
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Commentaires écrits par
John Murdoch (Colmar, France)

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Dark City [Blu-ray]
Dark City [Blu-ray]
DVD ~ Rufus Sewell
Prix : EUR 16,99

5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre méconnu, 2 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dark City [Blu-ray] (Blu-ray)
Mon pseudo pourra témoigner de -n'ayons pas peur des mots- l'amour que je porte au film. Tout a été dit et très bien dit par les internautes, "Dark City" est une oeuvre complexe, aux références multiples et assumées, dont les moyens de blockbuster servent une réflexion intense sur bien des thèmes: notre rapport à l'image, notre rapport au réel, notre quête d'identité, etc.

On peut y voir également en filigrane un discours sur l'enfance et la peur de devenir adulte, symbolisées entre autres par l'obsession de John Murdoch pour Shell Beach, à la fois terre paradisiaque et époque insouciante et révolue, par les Étrangers, dont l'ombre menaçante plane constamment sur le devenir du protagoniste, et bien sûr par la ville elle-même, sorte de boule à neige aux formes toujours incertaines, au gigantisme effrayant.

Un mot au sujet de la director's cut: celle-ci est une plus-valus dont on ne saurait faire l'économie. La production avait à l'époque imposée une introduction trop explicite aux yeux d'Alex Proyas, trop "spoiler". Les spectateurs heureux ont l'opportunité de découvrir une version autrement plus riche, pour une conclusion flamboyante.

Le film a eu la malchance de sortir à l'époque au même moment que "Cube", gros succès commercial. L'excellente version blu-ray devrait pouvoir réparer cette injustice.


Reflektor (Double CD Digipack)
Reflektor (Double CD Digipack)
Proposé par Star Deals De
Prix : EUR 12,98

11 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Subtil et épais comme un blockbuster, 30 octobre 2013
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Super hyper-production à l'arrière goût 80's, l'album surfe sur à peu près toutes les tendances actuelles à la fois. Alors oui, c'est bien fichu, oui, on retrouve un peu de l'énergie brute et positive qui constitue l'identité du collectif, oui il est bon de voir nos groupes préférés tenter de se renouveler, mais quid de l'émotion qui transpirait dans le premier album ou encore dans certains titres d'exception comme "no cars go"? Tout a été (parfaitement) compressé, lissé, dilué dans des synthés et autres boîtes à rythme pas franchement bienvenus, pour un opus au final très étriqué. En d'autre termes, et mis à part les deux premiers titres, on s'ennuie ferme. Frustrant et terriblement décevant.


Kveikur
Kveikur
Prix : EUR 9,90

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sigur Ros is back!, 17 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kveikur (CD)
Oui, Sigur Ros est de retour et on ne va pas bouder notre plaisir.

Car si Valtari avait prouvé que le quatuor, pardon, le trio, s'y entendait toujours en ambiances éthérées et planantes, il avait surtout montré que sans sa formation rythmique, Sigur Ros n'est plus vraiment Sigur Ros.

Le retour aux sources n'en est que plus délectable pour nos appareils auditifs; ça claque, ça gifle, ça décoiffe tous azimuts, comme un Agaetys Byrjun qu'on aurait gonflé aux amphets, une drôle d'expérience en somme. Les trois premiers titres, véritables coups dans l'estomac, vont flanqueront à terre, vous aurez un peu de temps pour vous remettre sur pied grâce à un Yfirborð plus faible, mais dépêchez-vous car la fin de l'album aura tôt fait de vous renvoyer dans les cordes.

Energie à couper le souffle, esthétique flamboyante, production formidable... du grand art!


Yanqui Uxo
Yanqui Uxo
Prix : EUR 29,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plus grand album post-rock(?), 17 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Yanqui Uxo (Album vinyle)
Magistral, politique, poétique, apocalyptique, wagnérien, immense, beau, ... ce ne sont pas les qualificatifs qui manquent pour tenter de parler du meilleur album du collectif canadien, peut-être même du meilleur album post-rock, reléguant la concurrence, même aguerrie, à un simple rôle de faire-valoir. C'est qu'il y a de la rage dans l'opus aux bombes, une envie d'en découdre avec un système où le profit est un tyran, honni, dénoncé par un habile jeu de fléchages au dos de la jaquette où l'on nous permet de mieux comprendre les liens invisibles entre quelques grandes multinationales déshumanisées ayant pignon sur rue. Chacun sera libre de se faire une idée sur la démarche.

Pour ce qui est de la musique, gageons que les avis seront unanimes. "Godspeed" nous balance des phrases d'une beauté jamais entendue dans leurs précédents productions, bestiale par moments, totale à chaque instant. J'ai eu cette chance étrange d'écouter l'album pour la première fois alors qu'une tempête éclatait au dehors; j'en garde encore aujourd'hui le souvenir brûlant.

"Yanqui UXO" est une expérience dont on ne sort pas indemne. Dressement pileux et frissons garantis. Je vous aurais prévenus.


Allelujiah! Don't Bend! Ascend
Allelujiah! Don't Bend! Ascend
Prix : EUR 15,39

12 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du (très) bon Godspeed!, 16 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Allelujiah! Don't Bend! Ascend (CD)
C'est toujours un défi de mettre des mots sur les productions du collectif canadien, un pari quasi impossible. D'abord parce "Godspeed you black emperor", ou "god's pee" pour les fainéants, est au post-rock ce que Picasso fut au cubisme: un pionnier qui fait l'unanimité de par son génie et sa créativité. N'ayons pas peur des mots...

Le groupe nous a habitués au long de ses albums à un lyrisme souvent aérien, prenant appui sur une énergie toute tellurique qui accessoirement fait souvent vrombir le caisson de basse de ma sono, mais aussi à un souci constant de l'harmonie ou la dissonance a sa place de choix. C'est bien ce territoire qu'Efrim et sa bande nous invite à parcourir de nouveau, à cent mille lieues des sentiers battus par un mainstream sans la moindre imagination. Car, et au risque de me perdre un peu dans des métaphores empruntées à la synesthésie, "Allelujiah! Don't Bend! Ascend!" est d'abord une musique visuelle, qui dessine de (longs) paysages sombres, tordus, vaporeux, malades, - en tout cas, c'est ce que me disent les yeux de mes oreilles (bref, je me comprends...), et qui, par un fait inexpliqué, fait du bien à la tête comme au corps!

Au final, God's pee fait du Godspeed: des moments de grâce totale, du muscle utilisé à bon escient pour une émotion progressive, ce qui n'est pas sans nous rappeler le meilleur de "Yanqui UXO", instants entachés toutefois par des élans bruitistes pas forcément nécessaires. Un très bon album en somme, sans doute pas le meilleur du lot, mais les fans s'y retrouveront sans mal. Pour les autres, "god's pee" étant quasiment ce qui se fait de mieux sur la planète post-rock, il n'y a pas non plus matière à hésiter.


Valtari
Valtari
Prix : EUR 6,99

14 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une déception à la hauteur de l'attente, 26 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Valtari (CD)
Oui, c'est bien le mot qui convient: déçu. Il semble que le quator, séparé pendant un temps, a eu toutes les peines du monde à se retrouver dans leur piscine de studio pour finalement s'y noyer. La faute aux différents projets solos de ses membres, à commencer par leur leader? A certaines tentations mercantiles difficilement compréhensibles, symbolisées par une première mondiale d'un extrait de l'album dans une série de vampires pour ados? On ne peut guère en vouloir à un groupe tel que Sigur Ros de chercher à étendre son réseau de fans, sauf qu'ici, l'intégrité artistique du quator semble touchée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela fait mal.

Car à l'exception de "varud", exceptionnel, mais qui sonne comme un ultime morceau de bravoure, on s'ennuie ferme. Ceux qui sont tombés sous le charme du très (trop?) contemplatif "riceboy sleeps" du charismatique Jonsi y trouveront aisément matière à émotion. En revanche, le derme des fans friands d'envolées propulsées par des percussions rageuses risque fort de rester hermétique tout au long de ce dernier opus. Orri Pall a obtenu un contrat à mi-temps sur sa batterie, Goggi n'a jamais autant aimé les rondeurs flegmatiques de sa basse. Un peu fainéant, tout cela... De quoi donner au fan total que je suis l'envie incontrôlable de me jeter tout entier dans les autres albums, histoire de ne pas oublier que, quand même, nous avons bien affaire à quatre génies. C'est déjà ça.


De Cape et de Crocs, Tome 10 : De la lune à la terre
De Cape et de Crocs, Tome 10 : De la lune à la terre
par Jean-Luc Masbou
Edition : Comic
Prix : EUR 13,95

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un épilogue grandiose!, 12 avril 2012
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Oui, un épilogue qualité XXXL d'une des toutes meilleures séries de la dernière décennie. Ca fourmille, ça fulmine, ça tourbillonne tous azimuts. La verve reste inégalée, les clins d'oeil, nécessaires, aux chapitres précédents sont toujours heureux et malicieux, les références littéraires pleuvent sans jamais tirer l'ensemble vers un produit d'élite, un grand album, que dis-je, un magnifique album, un chef d'oeuvre!!

Le tome 4 avait jusque-là ma préférence, cette ultime tirade se hisse largement au niveau. On regretterait presque que ce soit la fin des aventures du plus improbable couple picaresque, on peut se consoler en se disant que ce bougre de lapin d'Eusèbe parviendra quand même un jour à raconter son histoire inouïe à qui veut (enfin) l'entendre dans un futur dyptique. Haut les coeurs!


The Nightmare Before Christmas (Bof)
The Nightmare Before Christmas (Bof)
Prix : EUR 12,91

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE chef d'oeuvre de Danny Elfman, 18 décembre 2011
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Quand un génie rencontre un autre génie, ça ne peut être que génial! Tim Burton et Danny Elfman ont construit ensemble musique et texte, et à l'arrivée, c'est bien d'un chef d'oeuvre total dont il s'agit, LE chef d'oeuvre même du compositeur américain, à ranger à côté, ou plutôt au-devant des BO de "Batman Le Défi" et d'"Edward Aux Mains d'Argent". Excusez du peu...

Tonitruant, inventif, poétique d'un bout à l'autre, la galette en met plein les oreilles, et donne une leçon d'écriture et d'arrangements. L'auditeur heureux nage en plein merveilleux, avec des instants de lyrisme et de poésie rares ("Jack's Lament", "Sally's Song", "Oogie Boogie's Song").

A acheter, à posséder, à (ré-)écouter!!


Inni: Deluxe (2CD + DVD)
Inni: Deluxe (2CD + DVD)
Prix : EUR 18,02

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 la fin d'une ère?, 26 novembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inni: Deluxe (2CD + DVD) (CD)
Enfin un enregistrement audio live du plus grand groupe du monde, on en rêvait... Plus encore depuis "Heima", fabuleux objet où la musique des quatre comparses prenait tout son sens devant les paysages islandais à couper le souffle. Pour ceux qui n'ont jamais eu la chance d'écouter Sigur ros de près, les 15 morceaux présents sur la double-galette devraient compenser un peu au moins cette profonde injustice.

Un peu seulement, car ce n'est que lorsque le groupe s'écarte des versions studio que l'émotion nous étreint ; on s'ennuie ainsi un peu sur "glosoli", "hoppipola" ou "saeglopur" (pourtant un morceau calibré pour le live), totalement sur le fainéant "all alright" et l'inédit "luppulagid". Pour le reste, c'est au pire très bon, au mieux, exceptionnel, avec notamment des versions de "sven g enflar", "ny batteri" au paroxysme de leur intensisté et du dantesque "popplagid", qui ferme traditionnellement les concerts du quatuor.

La surprise vient véritablement du film. Les angles, les effets multiples, la photographie, le tout déroule dans un magnifique noir et blanc pour accentuer l'aspect onirique de la musique. Une vraie réussite. S'il est difficile de le mesurer, on a à certains instants des réminiscences de l'impressionnisme allemand. Ainsi, certains plans rappellent furieusement le cinéma de Fritz Lang, "Metropolis" en tête. Pour l'aspect plus technique, le film a été mixé en 5.1, les extras eux compressés en stéréo, ce qui est dommage, sans être un drame.

A l'arrivée, il s'agit bien d'un coffret indispensable pour les fans, témoignage d'une époque à jamais marquée par le génie de quatre types venus du Nord. Faut-il y voir un testament? On tremble de peur à cette éventualité...!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2012 11:50 AM MEST


Ascenseur pour l'échafaud
Ascenseur pour l'échafaud
Prix : EUR 8,99

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le meilleur de Miles (?), 12 septembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ascenseur pour l'échafaud (CD)
Je voue à cet album un culte total et irraisonné bien que cela me semble aller de soi. Tant d'écoutes qu'aujourd'hui la platine a bien du mal à lire le CD. Il fallut quelques heures seulement à Miles Davis pour réaliser ce chef d'oeuvre, une fois la demande expresse de Louis Malle acceptée, sans doute plus pour Jeanne Moreau que pour le réalisateur, et les musiciens réunis sans peine, René Utreger en tête sur son piano. A l'arrivée, les prémices d'un jazz modal déjà au paroxysme de sa beauté, le souffle libre de l'improvisation. Symbole de ce génie absolu, le morceau "générique" ouvrant la B.O., on y voit sans peine des rues sombres et humides, un homme seul coiffé d'un feutre, rentrant dans son bar d'habitué pour échapper à la pluie, humant l'air ambiant, fait de relents de fumée de cigare et de larmes de whisky. La musique fut à ce point parfaite que le film lui dut une grande partie de son succès. Absolument incontournable.


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