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Contenu rédigé par Hervé "Horne"
Classement des meilleurs critiques: 424
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Commentaires écrits par
Hervé "Horne" (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Humoresque [Import USA Zone 1]
Humoresque [Import USA Zone 1]
DVD ~ Joan Crawford

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un grand moment de cinéma !!, 1 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Humoresque [Import USA Zone 1] (DVD)
Après de nombreuses semaines consacrées aux commentaires de films légers, bien que très agréables à regarder, il était temps pour moi de revenir vers des réalisations plus exigeantes et qui m'ont particulièrement impressionné.

Joan Crawford, était l'une des actrices les plus charismatiques de toute l'histoire du 7ème Art. Sa vie personnelle semblait aussi tumultueuse que celle des personnages qu'elle incarnait à l'écran. Elle avait endossé de nombreux rôles inoubliables, parvenant par la seule force de son regard à véhiculer des émotions complexes... Un talent acquis par ses premières expériences dans la cinéma muet.

SYNOPSIS : Helen Wright (Joan Crawford), femme du monde névrotique, jette son dévolu sur le jeune et ambitieux violoniste Paul Boray (John Garfield). Il l'aime aussi mais la musique est son univers. Elle devient son impresario, l'aidant sur la route du succès mais ne peut se résigner à jouer les seconds rôles, à n'être qu'un "second instrument" dans sa vie. Leur relation va prendre un tour tragique...

"HUMORESQUE" avant de devenir le titre du film de Jean Negulesco en 1946, fut un terme inventé par Robert Schumann et repris par Dvorak pour un cycle de huit pièces pour piano composées vers la fin de sa vie. Comme souvent, Antonin Dvorak s'inspirait de mélodies entendues dans "Le nouveau monde"... Rentré en "Bohème" vers 1894, il compose alors ses humoresques pour piano. L'humoresque N°7 étant la plus célèbre des huit, de nombreux arrangements en ont été faits après sa mort... et notamment celui pour violon utilisé comme thème du film. Cette composition pleine de fantaisie, au tempo plutôt vif, devient alors pour l'occasion très romantique de façon à mieux coller au climat ambiant... Presque tous les autres thèmes sont composés par le chef d'orchestre Franz Waxman qui possédait une créativité hors du commun et un grand sens de la tension dramatique.
On notera qu'un large extrait de l'opéra "Carmen" sera joué par le violoniste virtuose accompagné d'un orchestre symphonique pour notre plus grand plaisir... (et peut-être le futur plaisir d'une amie aficionados que je salue au passage et à qui je conseille VIVEMENT ce chef-d’œuvre).
La fin du film restera ancrée dans les mémoires par la puissance dramatique du jeu silencieux et enfiévré de Joan Crawford. La musique d'accompagnement fera un emprunt à cet autre opéra extrêmement émouvant : Tristan et Iseult de Richard Wagner.
Assurément, il s'agit d'un des premiers films, si ce n'est le premier où la musique de concert joue un rôle majeur dans le déroulement de l'histoire. Elle représente un personnage à elle seule et en l’occurrence, la véritable et unique rivale de notre héroïne.
On ne peut aborder convenablement l’œuvre sans mentionner la qualité de la mise en scène, l'éclat du noir et blanc, et les effets spéciaux utilisés pour substituer les mains et les doigts de l'acteur John Garfield à celles du violoniste Issac Stern qui servit de doublure pour les plans serrés de chaque prestation musicales du personnage. Le subterfuge est bluffant ! Les dialogues seront à la hauteur de cette superbe réalisation. J'en garderai ces quelques bribes...

- "Le talent, c'est un art de vivre, pas quelque chose qu'on décide".
- "L'idéalisme est un luxe de gamin"..."Tu te complais à être le héros de tes rêves".

Elle - "Vous allez au concert?"
Lui - "Rarement... s'il est bon, je suis jaloux. Sinon, je m'ennuie"

Lui - "Pourquoi buvez-vous?"
Elle - "Pas de question, si vous ne voulez pas de mensonges"

Lui - "Bois ton café"...
Elle - "Il n'y a que ceux qui ne boivent pas pour croire que le café dessoûle"
L'autre - "J'envie les buveurs, ils savent qui accuser de tout"
Elle - "Pourquoi ne buvez-vous pas?"
L'autre - "Je manque de caractère"

L'autre, c'est Oscar Levant (pianiste, compositeur et acteur) qui joue le rôle de l'ami du couple Crawford/Garfield.
Il interprétait souvent son propre personnage dans différentes comédies musicales notoires.
Anecdote "amusante" le concernant... Sur sa pierre tombale est inscrite la fameuse phrase : I told them I was ill ("Je leur avais bien dit que j'étais malade").
Pour finir, je recommande ce film magnifique qui à mon sens, se doit de figurer dans toutes collections dignes de ce nom !
Attention... Ce DVD zone 1 en VOST nécessite l'utilisation d'un lecteur multi-zones.


The Thrill of It All! [Import USA Zone 1]
The Thrill of It All! [Import USA Zone 1]
DVD ~ James Garner
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 8,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le piment de la vie., 31 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Thrill of It All! [Import USA Zone 1] (DVD)
SYNOPSIS : Au cours d'un dîner, Beverley Boyer, femme d'un obstétricien réputé, tape dans l’œil d'un industriel grâce à sa fraicheur et sa spontanéité. Il l'engage pour assurer ses spots publicitaires vantant les vertus d'un savon et, malgré quelques réticences et un début calamiteux, elle cède aux sirènes des paillettes et de l'argent facile. Elle devient alors une vedette de la télé, mais ceci n'est pas sans conséquences sur sa vie de couple...
Comédie romantique à la fois délirante, désopilante et pleine de charme ! Une de mes préférées avec Doris Day, excellente comédienne de divertissement. Bien entendu, tout cela reste convenu dans la forme comme dans le fond ; et si le scénario demeure classique, le développement de l'histoire s'avère "pour le moins" insolite. Seule, la fin du film avec cette ridicule scène de l'accouchement dans la voiture, manque de vraisemblance, s'étire en longueur et ne sert qu'à justifier la décision final que doit prendre notre héroïne.
Pour le reste, c'est une totale réussite que cette petite comédie romantique de 1963 dans laquelle Doris, à mon grand regret, ne chante pas ! En revanche, son mari de circonstance (l'excellent James Garner) pousse régulièrement la chansonnette, notamment lorsqu'il fait mine d'avoir trop bu... Je n'en dirai pas davantage.
Film réservé aux amoureux de Doris et des comédies "bon enfant".

Attention : Assurez vous que votre lecteur DVD soit bien multi-zone avant de commander ce film (zone 1) qui heureusement, bénéficie d'une VO sous-titrée en français.


Eleven Classic Albums
Eleven Classic Albums
Prix : EUR 11,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Day by Day..., 31 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eleven Classic Albums (CD)
Dans les années 50, Elle était sans aucun doute l'image féminine la plus représentative de ce qu'on appelait "l'Américan way of life". Son registre était destiné à enchanter petits et grands par de nombreuses mélodies doucereuses, souvent jazzy, parfois sirupeuses (il ne faut pas se mentir), mais qui possédaient une qualité rare, celle de réchauffer les cœurs. Aujourd'hui, nous sommes encore un certain nombre de quinqua et sexa qui nous efforçons à faire de la résistance...
De toute évidence, dans notre pays, peu de gens se vantent encore de prendre plaisir à écouter ce style de mélodies. Leur hardiesse les incitent tout au plus à exprimer occasionnellement un certain penchant pour la variété des 70's et 80's façon Goldman, Samson, Dassin, Cabrel ou Souchon, mais sans trop s'étaler sur le sujet par crainte d'être taxés de ringards !
Quoi qu'il en soit, tout ceci n'est en définitive que du divertissement : "Entertainment" comme disent les Ricains... Que ce soit du jazz, du blues, du Black métal, du classique, du rock ou de la variété, l'essentiel est d'y trouver son plaisir, et parfois même, son BONHEUR !
Ce coffret de 100 chansons sur 4 cds offre l'avantage de réunir le contenu de 11 albums originaux de Doris Day pour un prix dérisoire. Associé au second coffret tout aussi riche (8 albums pour 95 chansons supplémentaires), ces enregistrements studio couvrent les meilleures années de sa carrière. Mais pas d'erreur, ici, mon commentaire ne s'appuie que sur le premier coffret aux cent titres.
Doris Day restera le symbole emblématique d'une joie de vivre affichée, forme d'insouciance par cette propension à nous divertir avec une grande générosité assortie d'un charme proverbial qui emportera l'adhésion des plus récalcitrants !


En suivant la flotte
En suivant la flotte
DVD ~ Fred Astaire
Proposé par dvd05 (dvd jeuxvidéos ...) Expedié le jour de la commande.
Prix : EUR 6,85

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Fredo aurait donc aussi le pied marin !!!?, 28 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : En suivant la flotte (DVD)
Tiré d'une pièce de théâtre "Shore leave", puis adapté en comédie musicale "Hit the deck-1927", le film fut enfin monté par la R.K.O. dès 1930... puis en 1936 avec un troisième et dernier titre FOLLOW THE FLEET et une nouvelle partition signée Irving Berlin. La mise en scène sera assuré par le fidèle Mark Sandrich, qui, dans le genre n'en était pas à son coup d'essai.
A l'origine, les personnages interprétés par Fred Astaire et Ginger Rodgers n'existaient pas et furent ajoutés au scénario pour la circonstance. L'idée était d'associer leur couple peu sophistiqué à celui, bien plus guindé, formé par Randolph Scott et Harriet Hillard.
Pour la première fois dans un film musical, Fred introduit ce que l'on pourrait appeler une pantomime dramatique : "Let's face the music and dance": un numéro de chant et de danse en décalage avec le reste du film, et qui raconte l'histoire d'un joueur sur la paille, bien décidé à se suicider ; qui rencontre une femme (Ginger) dans la même situation que lui. C'est en dansant qu'ils retrouvent ensemble leur joie de vivre... De toute évidence, il s'agit de leur plus beau duo dans le film.
Par une furtive apparition, on peut reconnaitre deux futures vedettes encore inconnues du grand public : Betty Grable et Lucille Ball.
Si Follow the fleet n'est pas le meilleur musical de l'association Astaire/Rogers/Sandrich, il n'en demeure pas moins virtuose et généreux quant à l'abondance des prestations artistiques de nos acteurs principaux.


Swing Time
Swing Time
DVD ~ Fred Astaire
Proposé par brocanbulles
Prix : EUR 30,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quelques instants de bonheur !, 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Swing Time (DVD)
Lorsqu'en 1936, le réalisateur George Stevens (oscarisé en 1952 pour "Une place au soleil" et en 1957 pour "Geant") se voyait confier les rennes d'un film destiné à mettre en lumière Fred Astaire et Ginger Rodgers, le résultat avait toutes les chances d'être admirable... Surtout si les protagonistes avaient le bonheur et l'avantage de bénéficier du concours de Jerome Kern, le grand compositeur de Show Boat qui composa pour les deux vedettes une partition sensationnelle, notamment "A fine romance" et surtout "The way you look tonight" qui reçu l'Oscar de la meilleure chanson... Le film est également mémorable pour l'élégance de ses décors et pour le long hommage d'Astaire au danseur noir Bill Robinson dans l'incroyable passage où il a pour partenaire trois ombres géantes. La dernière séquence en duo avec Fred, restera sans doute celle où Ginger Rogers interprètera son plus impressionnant numéro dansé, le meilleur selon moi (tous films confondus)!
Lorsque Fred et Ginger dansaient ensemble, ils paraissaient comme deux anges évoluant dans une zone indéfinie, située quelque part entre le sol et l'espace...


Shall We Dance
Shall We Dance
DVD ~ Fred Astaire

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Fredo en croisière..., 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shall We Dance (DVD)
SHALL WE DANCE (L'entreprenant Mr Petrov) réalisé de façon alerte par Mark Sandrich en 1937, oppose un danseur classique des ballets russes à une meneuse de revue. Combat de l'ancien et du nouveau, du classique et du moderne, cher à Astaire et qui se répètera dans bon nombre de ses films comme "Entrons dans la danse" et "Tous en scène".
"Shall we dance" marque le retour de Fred Astaire et Ginger Rogers dans l'élégante société de "Top Hat", faite de palaces et d'oisiveté. Ce sera la dernière partition composée par Georges Gershwin peu avant sa disparition.
Cette comédie sophistiquée en partie tourné sur un transatlantique, est l'occasion pour Astaire d'un excitant solo au rythme des pistons du paquebot, accompagné par des machinistes jazzmen !
Le film s'ouvre par "Beginner's Luck" qui lance Astaire dans un frénétique et amusant numéro de claquettes régulièrement interrompu par un phonographe déréglé. Cette idée de danser avec un objet sera ensuite souvent repris dans la carrière de l'acteur... On retrouve la même originalité avec "Let's gall the whole thing off" où Fred et Ginger, en promenade dans Central Park, dansent avec des patins à roulettes ; un numéro qui exigea des dizaines de prises et plusieurs jours de tournage. Il ne fut dépassé en virtuosité que dans le fameux "Like Myself" de "Beau fixe sur New York".
Les meilleurs moments musicaux sont la promenade des chiens sur le pont du bateau, qui scelle la complicité des deux protagonistes, ainsi que la poignante ballade "They can't take that away from me" qui précède leur rupture. Mais la plus belle séquence verra Fred Astaire chercher sa partenaire dans une troupe de danseuses portant toutes un masque de Ginger Rogers.
Fred Astaire ou les derniers soubresauts de la grâce dans un monde qui en ignore déjà le sens.


Top Hat - Coffret Digipack Collector [Édition Collector]
Top Hat - Coffret Digipack Collector [Édition Collector]
DVD ~ Fred Astaire
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 11,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un film pour l'éternité., 25 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Top Hat - Coffret Digipack Collector [Édition Collector] (DVD)
Parmi les neuf films qu'ils ont tourné ensemble, ce quatrième opus du tandem Astaire-Rogers tourné en 1935 reprend tous les éléments qui avaient fait le triomphe de leur précédent succès : "La Joyeuse Divorcée". Le couple qui fit la fortune de la RKO est alors au sommet de son art. Ce qui fait la différence ici, c'est l'introduction des chorégraphies dans le récit. Elles ne sont plus seulement des prétextes autour desquelles est construit le scénario, mais elles participent au cheminement de l'histoire. Dans TOP HAT, c'est lors des parties chantées, et surtout dansées, que l'histoire d'amour se développe le plus.
L'histoire comporte les archétypes esthétiques et narratifs qui en font une sorte de modèle du genre. Les décors stylisés à l’extrême, avec de somptueux appartements tout en satin blanc concourent à célébrer Venise et son atmosphère de rêve.
Fred Astaire affine son personnage de danseur aérien qu'aucune limite ne semble pouvoir freiner, aidé par les chorégraphies de Hermes Pan qui permettent de passer de l'action aux numéros dansées sans rupture de rythme. Il suffit d'une danse "Isn't this a lovely day" amorcée sous un kiosque en compagnie de sa partenaire pour se rendre compte que les limites de la virtuosité et du perfectionnisme sont repoussées, jusqu'à ce qu'un violent coup de tonnerre les fige dans leur élan pour mieux les relancer l'instant d'après. Ce duo est l'exemple même de l'affrontement entre deux danseurs de génie.
TOP HAT bénéficie également de cinq magnifiques chansons composées sur mesure par Irving Berlin qui, de fait, succède à Cole Porter. Dans "No strings", après avoir réveillé sa belle en dansant, Astaire la berce en semant du sable pour adoucir le son de ses pas... Dans "White tie and tails" Astaire fusille de sa canne tout un peloton de rivaux... "Cheek to cheek" restera leur plus célèbre pas de deux romantique, dans lequel Ginger arbore la fameuse robe à plumes de Bernard Newman ! Ce numéro sera pastiché par Astaire et Judy Garland dans "Parade de printemps", puis par Marcello Mastroianni et Giulietta Masina dans "Ginger et Fred" de Federico Fellini... Un large extrait sera également diffusé à la fin de "La rose pourpre du Caire" de Woody Allen.
TOP HAT pulvérisa tous les records de recette et demeure le plus célèbre des films de Fred Astaire et Ginger Rogers !
Chef d’œuvre incontournable, film enchanteur, voire indispensable. Réservé aux mordus du genre, mais pas seulement à eux.


La Rivière
La Rivière
DVD ~ Mel Gibson
Proposé par COLLECTORSHOP
Prix : EUR 13,04

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Revenons aux fondamentaux..., 25 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Rivière (DVD)
Vous souvenez-vous de ce passage dans "Autant en emporte le vent" où Scarlett O'Hara, agenouillée dans la boue jure qu'elle n'aura plus jamais faim et que plus jamais on ne lui fera quitter sa terre ? C'était la fin de la première partie, juste avant la pose esquimaux... Plus tard, dans le même style, il y eu la longue tirade du vieux lord Greystoke expliquant à Tarzan-Lambert : "Never sell !" Ne vends pas cette terre ! Sous-entendu : ce serait te vendre toi même... Bref, cela fait belle lurette que le cinéma outre-atlantique nous prêche la bonne parole sur le thème : La terre, y'a qu'ça d'vrai !
Mais tout cela n'était rien à côté du vent moralisateur qui allait souffler sur les écrans à la fin de l'année 1984. Trois films similaires (LA RIVIÈRE, LES MOISSONS DE LA COLÈRE et LES SAISONS DU CŒUR) venaient nous rappeler quelques valeurs fondamentales... Sans sa terre, l'homme est perdu - sans sa famille, il n'est plus un homme - et sans sa femme, il n'est pas grand chose... Sans oublier le fameux : pour vivre heureux, soyons honnêtes et travailleurs. Toutefois, dans ces trois films, une nouveauté : Le pire ennemi de l'homme, ce n'est plus le diable, mais son banquier ! En somme, rien de nouveau depuis....... toujours !?!
Alors bien sûr, tous les sociologues se sont penchés sur ce phénomène cinématographique, diagnostiquant une conséquence directe du reaganisme. Aussi, lorsque les Américains se choisissent une nouvelle raison de vivre, ils emploient les grands moyens, en l'occurrence leurs meilleures stars. C'est là que le phénomène devient intéressant, car c'est grâce à ce type de film que les femmes volent généralement la vedette aux hommes car se sont elles les vraies héroïnes de ces aventures agrestes. Il faut bien reconnaître que chacune à leur manière, s'investissent totalement dans leur rôle où elles deviennent parfaitement crédibles.
Sissy Spacek incarne dans "La rivière" une paysanne contemporaine, heureuse en ménage mais victime des méfaits conjugués des fléaux naturels (une rivière en crue) et du grand capital (le patron d'une coopérative agricole). La terre ne suffisant plus à subvenir aux besoins de la famille, le mari part gagner sa vie en usine et lui laisse la responsabilité des récoltes de maïs. Un message autant social que moral, car le mari (Mel Gibson) employé comme "jaune" (briseur de grève) dans une usine occupée par des grévistes devra à son tour affronter les "jaunes" qui viennent saboter la digue qu'il construisait pour protéger ses récoltes.
Le réalisateur Mark Rydell, a su intelligemment alterner scènes urbaines et scènes rurales. Il donne du "rêve américain" une vision réaliste, faisant de la femme la clef de voûte du noyau familial dont la sauvegarde est, à ses yeux, plus importante que celle de la terre. Néanmoins, partant d'une belle idée, Rydell réalise hélas, un film sans surprise, sans relief, et sans beaucoup d'émotion non plus. Déjà "La maison du lac", malgré une interprétation hors pair, sentait le fabriqué. "La rivière", à coup d'images trop léchées et de musique sirupeuse, sonne faux sur un sujet grave. Les malheurs de la famille Garvey ne nous touchent guère. On le regrette d'autant plus que Sissy Spacek est une excellente actrice et que beaucoup d'acteurs américains pourraient envier la sobriété de Mel Gibson qui méritait mieux que d'être utilisé simplement pour sa photogénie.


Norma Rae [Blu-ray]
Norma Rae [Blu-ray]
DVD ~ Sally Field
Prix : EUR 13,69

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Martin, cinéaste "aimé-Ritt", 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Norma Rae [Blu-ray] (Blu-ray)
Anciennement victime du maccarthysme, Martin Ritt demeure fidèle à sa réputation de cinéaste "social" en témoignant constamment de l'approche humaine de son matériau... "Conrack", "Sounder", "Le prête nom", sont aussi la preuve d'une réelle conscience politique et démontrent une façon courageuse et tranquille d'affronter les problèmes de notre temps. De fait, le film conforte tous ceux qui sont convaincus qu'un peu de courage et de chaleur humaine peuvent améliorer la société... Ce que du reste, personne n'oserait nier.
Une histoire vraie, dit le réalisateur : Une jeune femme engagée dans le combat syndical, se voyait en butte aux attaques de ses patrons qui lançaient une campagne de calomnie à son égard. Elle avait, il est vrai, un certain passé, eu de nombreuses liaisons, deux enfants illégitimes qu'elle éleva avec amour... Mais avant que l'orage n'éclate, elle choisit avec courage et sincérité de réunir ses enfants et de tout leur dire... C'est à ce moment là qu'elle s'assuma véritablement.
Cette femme de trente-deux ans, nous l'appellerons Norma Rae, elle vit avec ses parents et ses deux enfants. Une fois par semaine, elle entretient une liaison "installée" avec un voyageur de commerce. Elle travaille dans une usine d'industrie textile. Jusqu'ici, ses patrons ont réussi à ce que ne soit pas créée de section syndicale. Arrive alors un "permanent" de New York. Une relation complexe s'installe entre lui et Norma Rae... Son mari en prend ombrage, mais cette rencontre sera l'étincelle qui mettra le feu aux poudres et transformera la jeune femme en une sorte de passionaria, une Jeanne d'Arc de la lutte syndicale...
Le tournage aura lieu en usine dans l'Alabama, et les acteurs seront mêlés à de véritables ouvrières. C'est caméra à l'épaule que le cinéaste aura à cœur d'attester de la bravoure de cette femme et de ses collègues d'infortune.
Le film sera émouvant, exaltant, positif, totalement situé au niveau de l'homme mais toujours sur la corde raide : Les relations entre Norma et le permanent sont teintées d'érotisme, sans que jamais rien n'aboutisse ou culmine... Personnages touffus, denses, réclamant des acteurs de tout premier ordre : Ron Lieberman (le permanent)- Beau Bridges (le mari)- et surtout Sally Field en Norma Rae dont la composition force le respect. Son côté "je ne me laisserai pas marcher sur les pieds", attitude très américaine (c'est même un des côtés les plus séduisants des américains) et en même temps, une sensualité très forte, très présente.
80 ou même 90% de la valeur d'un film viennent souvent du choix des acteurs, de la manière dont on approche cette veine d'or pur qu'ils ont en eux; le cinéma ne pouvant leur demander d'exprimer une sensibilité qu'ils ne possèdent déjà. C'est pourquoi la moindre erreur de casting peut mettre un film par terre... Sans la moindre concession à un sentimentalisme cru, Sally Field est de cette veine-là.
Elle fut justement récompensée par un Oscar et un prix d'interprétation au festival de Cannes 1979... Somme toute, le minimum syndical !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 27, 2015 12:36 AM MEST


Tcm Spotlight: Doris Day Collection [Import USA Zone 1]
Tcm Spotlight: Doris Day Collection [Import USA Zone 1]
DVD ~ Doris Day

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 DORIS DAY... éternelle !, 19 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tcm Spotlight: Doris Day Collection [Import USA Zone 1] (DVD)
J’ai beau consulter plusieurs guides ou dictionnaires cinématographiques faisant référence en la matière, qu’ils soient orchestrés par Jean Tulard, Jacques Lourcelles ou Télérama, aucun d’entre eux n’évoque la filmographie de Doris Day … sauf lorsqu’il s’agit du Hitchcock (L’homme qui en savait trop) ou du Michael Curtiz (La femme aux chimères) … et encore, c’est à peine s’ils mentionnent la présence de notre charmante actrice dans leurs commentaires mitigés et laconiques.
Elle joua néanmoins dans plus de 40 films avec la compagnie Warner Bros ou la MGM, qui auraient pu valoir à la star davantage de considération dans l’hexagone ! Elle fut pourtant productrice, chanteuse, danseuse …. Surtout chanteuse ! Sa voix douce et sensuelle couvrait différents styles et genres musicaux : le blues, jazz, ballades, Rock’n’ Roll, pop, big band, etc … Elle enregistra plus de 600 chansons populaires qu’elle chanta dans les films auxquels elle participa. Notamment dans le Hitchcock cité plus haut avec "que sera sera", mais aussi dans "Tea for two", le remake cinématographique du musical de Broadway "No, No, Nanette" crée en 1925, dont est tiré la chanson sifflée beaucoup plus tard par les héros de "La grande vadrouille" dans la célèbre scène du hammam.
Doris fut souvent assimilée à une « crooner » façon Bing Crosby ou Franck Sinatra. Elle chantait avec douceur, donnant l’impression de s’adresser directement au spectateur. Elle avait un contrôle incroyable de sa voix, d’où ses nombreuses prestations musicales dans plusieurs comédies que seuls ses admirateurs connaissent et apprécient à leur juste valeur. Ses partenaires furent aussi nombreux que célèbres : Rock Hudson, James Stewart, Richard Widmark, Kirk Douglas, Cary Grant, James Cagney, Clark Gable, Frank Sinatra, Jack Lemmon, David Niven… Tous en co-vedette avec Doris. Excusez du peu !
Pour revenir sur les "professionnels de la profession", je me dois de préciser que leurs dictionnaires alignent sans complexe de nombreux films d’un intérêt discutable. A savoir, les dispensables séries des Bidasses ou des Charlots dans quelques productions de René Clair ou de Claude Zidi. Sans parler des insignifiantes et superficielles bluettes "pseudo" érotiques comme "Bilitis" ou "Premiers désirs".
En revanche, ils ignorent superbement les excellents films des charmantes et élégantes Doris Day ou Lena Horne, pour ne citer qu’elles… Ces vieux journalistes pervers n’ont vraiment pas honte ! Hé bien moi, il m'arrive d'avoir honte de vivre dans un pays qui a trop longtemps donné des leçons de bon goût au monde entier et qui aujourd’hui se complait dans une médiocrité doublée d’un cynisme souvent associé. Tirant systématiquement le public vers les chemins les moins nobles, "sans prise de tête" comme le disent ceux qui se croient "cool"... Ils sont particulièrement représentatifs d’un certain état d’esprit, qui tend à faire croire que de chercher désespérément à découvrir autre chose que ce qu’on nous propose ordinairement serait synonyme de "se prendre la tête"... (Je n'invente rien, on me l'a reproché mot pour mot)! Cette escroquerie doublée d’une paresse morale et intellectuelle confine à la mise au pas généralisée, mondialisée. Ce totalitarisme qui nous a menés de la grande Barbra Streisand à Rihanna, en passant par Madonna, Britney Spears, puis Lady Gaga. Le tableau est édifiant! Cette descente vertigineuse se passe de tout commentaire. Mais l’analyse de ce constat nous mènerait trop loin… en tout cas, ici.
Le plus drôle c’est qu’il y aura toujours quelqu'un pour venir me dire : "Si tu n’y trouves pas ton compte, change de crèmerie, rien ne t’oblige à acheter" ou "Si tu n’aimes pas, n’en dégoûte pas les autres" ou encore "Tu n’as pas le monopole du bon goût" et blablabla, et blablabla… Alors inutile de vous fatiguer, bande de soumis ! car je vous coupe d’emblée l’herbe sous le pied … A savoir que vous n’avez décidément rien compris à ce qui se trame chaque jour sous votre nez. En effet, on peut parler du choix à la seule condition que les radios et les chaines de télé ne marchent pas systématiquement "main dans la main", aux ordres des majors qui font la loi et leur imposent les tendances et les aspirations supposées des consommateurs. Il est souvent utile de rappeler que ces derniers n’achètent que ce qu’on leur propose. C’est un peu comme dans la mode vestimentaire où il devient impossible pour les femmes de dégoter un jean qui ne soit pas "taille basse" ! Passé 40 ou 50 ans ou pour peu qu’elles dépassent le 38, elles doivent se résigner à renoncer à ce tissu qu’elles ont pourtant toujours porté. La métaphore n’est pas outrée. Elle illustre parfaitement ce que nous subissons en permanence dans l’univers de la musique, mais aussi du cinéma, de la politique, de la pensée unique, de l’architecture, de l’art contemporain, et de la culture en général. Mais là aussi, développer le sujet nous mènerait trop loin…
Pour étayer mon propos, j’aurais tout aussi bien pu m’appuyer sur d’autres artistes (tous genres confondus) comme : Bette Davis, Lena Horne, Leonor Fini, Boris Vallejo, Douglas Sirk, Tom Jones, etc … Aucune émission ne leur est jamais consacrée. Bien sûr, je parle d’émissions dignes de leur immense talent. Pas d’une simple rubrique dans télématin, comme j’ai pu récemment le voir pour le phénoménal Tom Jones. Quelle turpitude ! Quelle injure ! Alors que beaucoup d’autres ont systématiquement droit à de multiples et interminables émissions diffusées en "prime time". Je pense notamment à J. Hallyday, Céline Dion, Bruel, M. Jackson et quelques autres que les valets du système comme Drucker, Foucault, ou N. Aliagas promeuvent jusqu’à l’écœurement. Tout talent mis à part, leur omniprésence nous prive de l’immense majorité des artistes français ou étrangers auxquels on ne laisse aucun espace pour se faire mieux connaître. C’est comme les films multi diffusés (5 à 10 fois) durant plus d’un mois et à différentes heures de la journée, afin d’être sûr que tout le monde ait bien appris le même catéchisme en même temps, alors que tant d’œuvres ne sont jamais diffusés depuis plus de 40 ans ! Qu’attendent t-ils ? Que nous soyons tous mort ? Mais enfin qu'est-ce que vous croyez ? après nous, plus personne ne s’intéressera aux films rares des années 30, 40, 50, ou même 60… D'ici 10 ou 15 ans, ces films seront tous diffusés gratuitement sur You Tube car plus personne n’acceptera de payer pour les voir.
Alors OUI, mon coup de gueule est salutaire ! D’ailleurs tous les coups de gueule le sont lorsqu’ils sont sincères et fondés. Et celui-ci l’est, n’en déplaise à certains… j’en connais. Et si ceux-là n’ont rien d’autre à m’opposer que leurs aboiements perpétuels, alors qu’ils s’abstiennent d’intervenir sur ma page. Ça leur épargnera l’humiliation par mon glaive punitif. De toute façon, je devine déjà qu’ils seront fidèles à leur lâcheté habituelle, en cliquant sur « NON » à la question posée sous chaque commentaire et qui conforte et encourage constamment leurs cafardages et leur couardise.

Revenons donc à notre chère Doris Day… Je ne m’étais pas égaré, mon factum était voulu !
J’admets volontiers que les comédies dans lesquelles Doris Day exerçait ses talents n’ont jamais révolutionné le cinéma. Mais bon sang ! Quelle aisance ! Quelle fraîcheur ! Quelle classe ! Loin de tout cynisme, de toute violence, de toute propension à la morosité, à l’obscénité, à la perversion ou à la haine, dont le cinéma actuel, trop souvent nous abreuve avec la complaisance de nombreux journalistes pour des films tels que "la vie d’Adèle", "Irréversible", ou "Pulp fiction", mais aussi " Fight club", "Danny the dog", ou même "Scarface (1983)". Bref, pas ou peu de fond, aucune perspective, tout dans l’artifice et la violence gratuite.

Je me souviens d’un temps où le (mon) cinéma était essentiellement destiné à faire rêver, à s’évader du quotidien, à développer son imaginaire, sa réflexion, son émerveillement, sa fantaisie, et même parfois… ses projets.
Sans doute vivais-je sur une autre planète.

Ce coffret est un trésor au sens le plus noble du terme. Il nous propose d’admirer toute la palette des talents de Doris Day dans ses jeunes années par un choix judicieux de 5 films, pétillants comme une bouteille de Champagne ! Elle dansera merveilleusement dans "TEA FOR TWO" 1950… Elle jouera tout en finesse dans "THE TUNNEL OF LOVE" 1958… vous fera rire dans "IT'S A GREAT FEELING" 1949... vous séduira pour sa participation dans "STARLIFT" 1951... vous dynamisera dans "APRIL IN PARIS" 1952… et partout, elle chantera, seule ou en duo, mais toujours avec cette fraicheur, cette joie affichée, si réjouissante, si rayonnante, si lumineuse !

Merci infiniment Doris Day… vous me faites aimer la vie !

IMPORTANT : Tous les films de ce coffret bénéficient d'une VOST et Contrairement à ce qui est inscrit dans la fiche technique d'amazon, chacun d'entre eux est lisible sur un lecteur DVD ZONE 2.


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