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Contenu rédigé par D. Legare
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Commentaires écrits par
D. Legare "Lire c'est respirer" (Ile de France)
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Great Granny Webster
Great Granny Webster
Prix : EUR 10,05

4.0 étoiles sur 5 Une aïeule formidablement monstrueuse, 6 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Great Granny Webster (Format Kindle)
Dans ce roman partiellement autobiographique Caroline Blackwood nous fait le portrait de la grand-mère Granny Webster. C’est une femme hors du temps, rigide, puritaine, froide qui vit repliée sur elle-même dans une sorte de grande demeure gothique aux alentours de Brighton. On lui envoie sa petite-fille en convalescence pour quelques mois. C’est l’enfant devenue adulte qui est le narrateur du récit. L’enfant se retrouve très seule dans cette grande maison aux rideaux constamment tirés, il y fait froid et humide car les cheminées sont garnies mais jamais allumées. Les repas sont plus que frugaux car Granny Webster est adepte de l’extrême austérité malgré son immense fortune, d’ailleurs la grande maison ne compte qu’une seule employée de maison borgne et cassée en deux par l’ostéoporose. Granny Webster est toujours habillée de noir, n’aime personne, parle peu et uniquement pour énoncer des vérités. Elle ne sort pas sauf pour quelques allers et retours en Rolls le long de la plage chaque dimanche et ne fait rien de ses journées sinon rester assise sur une chaise en bois très droite. Elle lèguera l’intégralité de son immense fortune à la Society for Euthanasia !

Granny Webster est un personnage étrange et peu attachant qui pourrait sortir tout droit d’un roman gothique. La petite fille devenue adulte revient sur cet épisode et raconte aussi la destinée des enfants de Granny Webster, des vies tragiques dont le sens échappe totalement à leurs protagonistes. C’est un roman court, concis et pourtant particulièrement dense. Les personnages sont incroyables et on a l’impression de traverser plusieurs époques tant Granny Webster fait partie d’un autre monde. Le livre sera en compétition pour le Booker prize mais ne sera pas le gagnant à une voix près, celle de Philip Larkin qui pensait qu’un roman si largement autobiographique ne pouvait pas gagner un prix destiné aux œuvres de fiction. Comme si on pouvait mesurer la part qu’apporte chaque auteur de sa propre vie dans une œuvre de fiction. Ici cela ne pouvait être connu que parce Caroline Blackwood était un personnage connu et membre d’une famille célèbre. Je pense qu’il vaut bien mieux que beaucoup de livres ayant remporté le Booker que l’on a vu depuis.


Corrigan
Corrigan
Prix : EUR 10,20

4.0 étoiles sur 5 Jeu de dupes, 4 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Corrigan (Format Kindle)
C’est le dernier roman que Caroline Blackwood a écrit, un des seuls à être réédités en ce moment avec Great Granny Webster. En voici le thème :

La vie de Mrs Blunt est bien terne depuis qu’elle est devenue la veuve du colonel. Elle qui avait mené une vie insouciante et infantile avec l’amour de sa vie, s’est repliée sur elle-même et vit comme une recluse dans sa maison du Wiltshire avec Mrs Murphy qui s’occupe d’elle et de la maison. Mais un jour Corrigan apparait sur le pas de sa porte. C’est un homme en chaise roulante qui fait la tournée des maisons environnantes afin de récolter des dons pour Saint Crispin, le foyer médicalisé où il est hébergé à Londres. Corrigan est un irlandais charmeur, beau-parleur et manipulateur et il a tôt fait de mettre en confiance Mrs Blunt. Au fur et à mesure des semaines, Mrs Blunt investit de plus en plus de son énergie et de son argent pour aider le foyer St Crispin, ceci au grand dam de sa fille Nadine.

Caroline Blackwood nous balade avec subtilité d’un bout à l’autre du roman dont l’intrigue est au final un véritable jeu de dupes. Dès que nous croyons tenir l’essence d’un des personnages, une autre vérité se fait jour ajoutant à la complexité du bonhomme ! Un roman intelligent et humain, admirablement construit et où Blackwood transcende les apparences et se joue des clichés. Elle sait nous berner avec art afin de nous faire mieux appréhender l’infinie complexité des rapports humains.


The Miniaturist
The Miniaturist
par Jessie Burton
Edition : Broché
Prix : EUR 5,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La Vie Minuscule, 22 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Miniaturist (Broché)
1686 - La jeune Nella se retrouve dans une situation familiale difficile et fait un beau mariage avec un des plus riches marchands d’Amsterdam, Johannes Brandt. Elle s’installe dans la belle demeure du marchand qui est régie par la sœur de son mari, la très pieuse et très puritaine Marin. Mais la jeune Nella voit peu son mari qui voyage beaucoup pour le commerce, elle se sent très seule et bien mal accueillie dans cette nouvelle existence qui paraissait pourtant prometteuse. Cependant son époux lui a fait un riche présent pour se faire pardonner, il s’agit d’un meuble extraordinaire contenant une réplique exacte de la demeure Brandt et de ses habitants. Elle fascine très vite Nella, par la minutie de ses détails et la façon très étrange dont les poupées reflètent la vie et les secrets des habitants de la maison Brandt.

Voilà qui n’est pas un grand roman mais dont le thème est plutôt amusant, inhabituel et nous emmène de page en page jusqu’à la fin du roman sur fond historique de l’Amsterdam du 17ème siècle. On voit les personnages s’étoffer au fur et à mesure que le récit avance et on continue à lire avec plaisir même si le déroulement des événements est parfois prévisible. C’est un livre plaisir, un livre détente et au final un bon best-seller.


How I Became a Nun
How I Became a Nun
par César Aira
Edition : Broché
Prix : EUR 14,89

2.0 étoiles sur 5 Talent confus, 28 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : How I Became a Nun (Broché)
Como Me Hice Monja - Comment Je Suis Devenue Nonne - n’a pas encore été traduit en français (je ne l’ai pas trouvé en tous cas).

Un père emmène sa petite fille de six ans découvrir le goût de la crème glacée chez le glacier de la ville. La glace et les glaciers étant peu répandus à l’époque, cela promet d’être un vrai moment de plaisir, de partage et de découverte entre le père et la fille. Mais la glace à la fraise va faire basculer la vie de tous de façon tragique.
Voilà le tout début du récit et il m’a tout de suite captivée, mais j’ai été très vite un peu perdue, puis lassée par chaque épisode qui constituait ce très court roman d’environ 125 pages.
J’en suis sortie avec un sentiment plus que mitigé d’écriture un peu brouillonne, non pas dans le style mais dans la construction. On a l’impression que l’auteur suit sa plume et qu’il ne sait pas trop où il va, l’identité du personnage change, la petite fille devient un petit garçon par moments qui prend même le nom de l’auteur, Cesar Aira. Aira se perd dans des dédales peu convaincants dont on ne perçoit pas le but. On croit assez peu aussi au personnage principal de la petite fille/garçon qui a des réactions finalement assez peu ‘enfantines’, un double de l’auteur ? une mise en abyme un peu psychanalytique ?

Il me faudra tenter autre chose de l'auteur pour arriver à me faire une véritable opinion.


La trilogie de Gormenghast, Tome 1 : Titus d'enfer
La trilogie de Gormenghast, Tome 1 : Titus d'enfer
par Mervyn Peake
Edition : Broché
Prix : EUR 8,70

3.0 étoiles sur 5 Etrange Monde, 28 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La trilogie de Gormenghast, Tome 1 : Titus d'enfer (Broché)
Drôle de monde que celui de Mervyn Peake, il tient à la fois du baroque et du grotesque avec des relents de gothique, tel est Gormenghast, ce monumental château labyrinthique où l’auteur nous entraîne dans les dédales poussiéreux. Car le palais de Gormenghast est un personnage à part entière, probablement le personnage central. Tout y est à la fois immuable et vain, aussi bien sa construction anarchique, que tous les rituels savants et incompréhensibles qui y sont célébrés depuis des temps immémoriaux. Car, à Gormenghast, le rituel a remplacé le pouvoir et aussi la raison. Le comte, la comtesse et ceux qui les entourent sont des êtres aussi loufoques que débiles enfermés dans leurs rêves intérieurs et dans le palais. Leurs pulsions singulières sont parfois illuminées par un éclair de raison mais très vite, ils chavirent à nouveau dans leur monde imaginaire. Un seul être semble sensé dans ce chaos, c’est l’ex-mitron Steerpike, qui va mettre toute son intelligence à l’oeuvre pour gagner du pouvoir, et deviendra l’élément par lequel l’équilibre artificiel du palais va sans doute s’effondrer petit à petit.

Un drôle de roman, j’y ai aimé l’atmosphère étonnante et le style particulièrement travaillé, ornementé de l’auteur, l’effet d’accumulation. Le monde bizarre de Gormenghast peut séduire mais m’a laissée à distance, probablement parce que mêmes les personnages y sont trop étranges, trop outrés pour qu’on puisse se sentir en empathie – si légère soit elle - avec eux. Je continue cependant l’aventure avec le deuxième livre de cette trilogie pour voir si ce monde que M. Peake a si minutieusement mis en place pendant plus de 400 pages va réellement bouger et se mettre à ‘vivre’.


Jane and Prudence
Jane and Prudence
par Barbara Pym
Edition : Broché
Prix : EUR 13,28

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Aspects de la vie ordinaire, 4 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jane and Prudence (Broché)
Jane et Prudence sont deux femmes amies, la trentaine mûre, dans l'Angleterre de l'après-guerre. Elles sont toutes deux amies depuis l'université et diplômées d'Oxford. Jane a épousé un pasteur et mène une vie provinciale ponctuée par les thés et les luncheons qui sont donnés lors d'occasions paroissiales diverses. Elle n'a de cesse que de marier son amie Prudence et de lui présenter des célibataires éligibles. Prudence vit à Londres et travaille à relire des épreuves pour un professeur assez terne dont elle se croit secrètement amoureuse.

Barbara Pym est délectable dans sa description minutieuse et apparemment légère de la vie de ces deux femmes aux rêves étouffés par l'étroitesse de leur vie, par les routines et les conventions. Elle excelle à décrire les petites lâchetés et les petites trahisons de la vie ordinaire. Si son regard n'est pas tendre envers les hommes, il n'épargne pas pour autant ses congénères féminines dans leur course au mari. Son humour acidulé est plus palpable qu'ouvertement affiché et c'est ce qui fait le grand charme de son écriture. A déguster sans réserve.


Dans la main du diable
Dans la main du diable
par Anne-Marie Garat
Edition : Poche
Prix : EUR 12,70

3.0 étoiles sur 5 L'Amour Des Longueurs, 23 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la main du diable (Poche)
On ne peut s'y tromper c'est un roman fleuve. Quelques impressions seulement : je l'ai trouvé fort long, trop long et les explications et les cheminements de tout et de n'importe quoi m'ont vraiment agacée. Trop de bavardages inutiles et sans beaucoup de saveur à tous moments.

Ceci dit, on se laisse entraîner par l'histoire et on se demande ce qui va arriver, alors on tourne les pages (900 !) en sautant des paragraphes, voir des pages entières en ce qui me concerne, sinon je pense que j'aurais abandonné la belle Gabrielle à son destin tumultueux passé les 300 pages. A son crédit aussi, ce roman est bien documenté, alors parfois je me suis attachée à la petite histoire dans la grande Histoire.

Je ne renouvellerai pas l'expérience, car ce n'est pas vraiment le style de roman que j'affectionne en général, mais en vacances, les aventures mélodramatiques de la famille Galay me convenaient assez.


The Bookshop
The Bookshop
Prix : EUR 4,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Aspects de la vie provinciale, 24 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bookshop (Format Kindle)
C'est avec bonheur que j'ai découvert grâce à la BBC cette auteure britannique dont je n'avais jamais entendu parler. L'émission m'a si bien convaincue que j'ai commandé tout de suite trois romans d'elle. Je viens de terminer le premier et il me tarde déjà de lire les deux suivants.

Dans The Bookshop une veuve d'une quarantaine d'années, Florence Green, décide d'ouvrir une petite librairie dans une maison laissée depuis longtemps à l'abandon de son village de Hardborough. Le nom du village laisse présager que les choses ne seront pas faciles, il faut bien dire que personne n'avait jamais songé à l'utilité d'une librairie dans ce bourg. Florence Green, qui a travaillé auparavant dans une librairie, a investi toutes ses économies dans ce projet : d'abord l'acquisition de cette maison que personne ne voulait acheter puisqu'elle avait la réputation d'être hantée par un esprit frappeur, puis son aménagement. Une fois installée, les difficultés ne tardent pas à apparaître en grande partie en la personne de Mrs Gamart, qui fait partie de la bourgeoisie locale et se sent flouée qu'un tel projet n'ai pas eu lieu sous son haut patronage...

L'ambiance délétère du village et de la librairie est rendue à merveille par Penelope Fitzgerald dans ce roman assez inclassable. Elle y installe un personnage féminin particulièrement réussi et d'une grande complexité. On ne sait quoi penser de cette femme à la fois déterminée, un peu naïve, qui se bat avec douceur pour faire vivre cet endroit nouveau. Un endroit que le village semble d'abord accepter, puis expulse imperceptiblement, tel un corps étranger qui se serait incrusté dans ses chairs. Cette femme difficile à cerner a ouvert une librairie mais ne semble pas avoir un amour particulier pour les livres, elle n'en lit d'ailleurs aucun et son sens commercial laisse à désirer. Les autres personnages sont tout aussi fantasques et volatiles, en particulier, Christine, la jeune fille qu'elle a engagée pour l'aider. Tous ces gens finalement un peu mystérieux, et l'esprit frappeur qui ponctue la vie de la librairie contribuent au charme indéniable de ce roman.

Penelope Fitzgerald fait définitivement partie de ces auteures britanniques de grande qualité qui, pour moi, restaient à découvrir. Elle m'a un peu fait penser à Barbara Pym.


Les Luminaires
Les Luminaires
par Eleanor Catton
Edition : Broché
Prix : EUR 27,00

26 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un roman tour de force !, 27 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Luminaires (Broché)
J'ai fini par me décider à lire ce pavé de 834 pages à cause de toutes les bonnes critiques que j'avais lues ici ou là et pas du tout à cause de ma première expérience de cette auteure. En effet, La Répétition est un roman dans lequel je n'ai pas pu rentrer et qui m'a laissée déconcertée et parfaitement indifférente.

Les Luminaires est totalement différent, par sa construction ingénieuse, il tient à la fois d'un puzzle, d'un emboitement de poupées russes infini et d'un labyrinthe. C'est un roman qui se situe à la fin du 19ème siècle à Hokitika, dans une petite ville du sud de la Nouvelle Zélande, au moment de la ruée vers l'or. Au début du roman douze hommes se sont réunis dans le plus grand secret dans le salon d'un hôtel de la ville. Ils sont tous mêlés de près ou de loin à la disparition d'une fabuleuse fortune en or et peut-être bien d'un meurtre. Tous sont inquiets et se déclarent prêts à partager tout ce qu'ils savent de cette affaire. En apparence, c'est ce qu'ils font et nous partageons récit après récit. Ainsi, les grandes lignes de l'affaire commencent à apparaître, mais seulement à apparaître. La vérité ne sera dévoilée que très lentement, après mains tours et détours suivant la position des planètes. En effet chaque partie du récit est configurée en fonction de la position des planètes au moment où se produisent les évènements.

Ce roman n'est pas ce que j'appellerais un chef-d'oeuvre, mais c'est certainement un récit impeccablement mené sur plus de huit cent pages dans une langue du 19ème parfaite. L'ennui ne m'a jamais envahi, ce qui est déjà bien pour un livre aussi long. Ceci est probablement dû à cette construction si particulière et aussi à la complexité de quelques uns des personnages. Un bon et long moment de lecture.


White Bird in a Blizzard
White Bird in a Blizzard
Prix : EUR 8,11

4.0 étoiles sur 5 Univers glaçant, 22 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Bird in a Blizzard (Format Kindle)
Ambiance glacée dans ce roman de Laura Kasischke. D’habitude Laura Kasischke nous installe d’abord dans une ambiance de normalité avant de nous faire basculer petit à petit dans un monde où rien ne va plus. Ici, d’emblée, le décor est planté dans une famille dysfonctionnelle où la mère disparait par un après-midi très froid du mois de janvier.

J’ai du mal à résister à cette belle phrase d’introduction que je vous livre ‘in English’ car Laura Kasischke a du style, un très joli style :

“I am sixteen when my mother steps out of her skin one frozen January afternoon - pure self, atoms twinkling like microscopic diamond chips around her, perhaps the chiming of a clock, or a few bright flute notes in the distance - and disappears.
No one sees her leave, but she is gone.”

C’est à partir de cette phrase glaçante qu'elle nous fait découvrir l’univers familial d’une adolescente, Kat, qui se sent mal aimée par cette mère disparue qui n’avait de cesse de lui faire des remarques humiliantes. C’est une femme froide et sans amour que cette mère, qui tient une maison aseptisée et entretient des rapports aseptisés ou teintés de dégoût avec son mari. Kat, la fille un peu déboussolée, s’efforcera sans relâche de comprendre le pourquoi de cette disparition si soudaine et sans explication, tout en pansant ses blessures affectives.

Un Oiseau Blanc Dans Le Blizzard fait partie des ‘bons’ romans de Laura Kasischke qui nous livre parfois des œuvres inégales. Ici elle tisse un univers glacial, ou tout semble transi sous une fine couche de givre, que ce soient les personnages, leurs sentiments, la maison, ou ce qui les entoure à l’extérieur. L’évocation d’atmosphères très particulières constitue le point fort de Laura Kasischke, c’est là qu’elle excelle, et c’est à partir là qu’elle arrive à nous séduire et à nous entraîner jusqu’au bout du blizzard.


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