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Contenu rédigé par D. Legare
Classement des meilleurs critiques: 522
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Commentaires écrits par
D. Legare "Lire c'est respirer" (Ile de France)
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The Bell Jar
The Bell Jar
par Sylvia Plath
Edition : Broché
Prix : EUR 8,30

5.0 étoiles sur 5 Un monde intérieur terrifiant, 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bell Jar (Broché)
Beaucoup a déjà été dit sur ce ‘roman’, j’ai d'ailleurs un peu de mal à dire ‘roman’ car on sent que c’est quelque chose de vécu. J'ai adoré mais j’ai dû le poser à plusieurs reprises pour reprendre mon souffle et ne pas me laisser aspirer dans ce vortex de désespérance. Bien sûr, l’esprit est mordant et l’écriture est incisive, mais le désespoir est tellement prégnant, palpable sous l’humour. Un roman magnifique, et si triste de cette jeune femme à l’esprit singulier qui n’arrive pas à se saisir de sa vie, qui vit au milieu des autres mais à l’écart sous sa ‘cloche de verre’. Elle observe avec beaucoup de vivacité tout ce qui l’entoure sans être vraiment capable d’en faire partie, avec l’incapacité d’aimer ou de détester. La dépression racontée de l’intérieur, c’est terrifiant, surtout avec le talent d’écrivain de Sylvia Plath qui nous transpose au cœur de son mal-être.


The Dark Room
The Dark Room
par Minette Walters
Edition : Poche
Prix : EUR 5,00

3.0 étoiles sur 5 Amnésie ? Tiens donc..., 23 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dark Room (Poche)
Lorsque Jane Kingsley, fille d’un homme d’affaire sans scrupules et ex-mafieux, se réveille à l’hôpital, elle souffre d’une amnésie partielle et apprend qu’elle a tenté de se suicider en fonçant dans un pilier de béton avec sa voiture. Elle n’y croit pas une minute et essaie de recouvrer la mémoire tout doucement dans une maison de convalescence. Toutefois lorsque la police vient lui rendre visite et qu’elle apprend qu’elle est le suspect numéro un dans leur enquête pour le meurtre de son ex-petit ami et de sa compagne, une course contre le temps s’amorce, elle doit retrouver la mémoire pour se disculper.

C’est le moins convaincant des romans de Minette Walters que j’ai lu jusqu’à présent. Il y a des longueurs menant à une chute assez prévisible. Je l’ai lu néanmoins jusqu’au bout mais en sautant quelques passages. Les romans de Minette Walters sont bien plus captivants d'habitude.


Solaris
Solaris
par Stanislas Lem
Edition : Poche
Prix : EUR 7,00

4.0 étoiles sur 5 Enigmatique mais envoûtant, 23 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Solaris (Poche)
Solaris est une planète découverte depuis longtemps et elle est entièrement recouverte par un océan protoplasmique intelligent mais en apparence indifférent à la présence des humains et/ou incapable de communiquer avec eux.

Lorsque Kelvin débarque sur la station d’observation en orbite autour de la planète, la station semble un peu à l’abandon et les astronautes présents ont un comportement étrange. L’un vient de mettre fin à ses jours, un autre reste enfermé dans ses quartiers et communique difficilement, et enfin le troisième semble confus, négligé et un tantinet alcoolique. Ce dernier parle à Kelvin de ‘visiteurs’ que sans doute il ne tardera pas à rencontrer.

Car sur Solaris les trois humains qui tentent encore de comprendre la planète sont confrontés aux fantômes de leur passé ; c’est ainsi que la planète de défend de leurs dernières incursions brutales, l’océan recrée des êtres qu’ils ont connus de près et qui sont morts. Elle fait apparaître ces avatars à leurs côtés sans qu’ils puissent les éviter ou s’en débarrasser. Kelvin retrouve ainsi Haley, une jeune femme qu’il a aimée, quittée puis qui s’est suicidée.

Solaris est un bon roman de SF, aux thèmes multiples et énigmatiques que chacun peut interpréter à plusieurs niveaux. Stanislas Lem ne donne pas de clés au terme du livre même si la fin est un peu apaisée. L’ambiance délétère, presque funeste de la base spatiale est saisissante et je serais curieuse de voir une des adaptations cinématographiques. C’est un roman brillant et original mêmes si quelques passages très techniques sont un peu longs (on peut toujours les lire en diagonale !).


Age of Iron (Viking) (Paperback) - Common
Age of Iron (Viking) (Paperback) - Common
par By (author) J. M. Coetzee
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 La honte qui ronge, 23 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Age of Iron (Viking) (Paperback) - Common (Broché)
Encore un magnifique roman de Coetzee sur fond de fin d’apartheid et dont je vais avoir bien du mal à parler pour lui rendre justice, en voilà le thème :

Une femme d’un certain âge, professeur d’université à la retraite, apprend qu’elle est atteinte d’un cancer généralisé et qu’elle ne tardera pas à mourir. Elle vit seule, sa fille ayant décidé de quitter le pays et de ne jamais y revenir tant que le régime qu’elle abomine serait en place.

La vieille dame doit donc affronter seule sa fin de vie mais elle tient à écrire une longue lettre à sa fille jusqu’à la fin, pour lui dire ce qu’elle pense, ce qu’elle vit et tout ce qu’elle n’a jamais eu l’occasion de lui dire. C’est cette lettre que nous livre ce roman, un écrit du quotidien, mais aussi de la réminiscence, et surtout des évènements terriblement violents qui sont en train de se produire alors que les soulèvements dans les quartiers noirs sont de plus en plus fréquents. La seule personne qui restera à ses côtés sera un SDF alcoolique qui était venu s’installer dans son jardin.

Un superbe roman sur un système en fin de vie, un cancer qui ronge un pays, en même temps qu’il ronge la vieille dame, elle-même rongée par la honte de ce système, la honte devenue cancer. Le SDF est le témoin muet et néanmoins l’ultime acteur qui fait preuve d’humanité dans un pays déliquescent, dont le système répressif ne fait plus que générer de la violence et de la haine. A l’habitude, l’écriture est précise, élégante et incisive et on ressort du livre un peu étouffé par l’ambiance de déchéance accélérée qui y règne. Un livre qui marque, et qu’on a du mal à oublier tant et si bien qu’il est difficile de passer à autre chose.


The Red Badge of Courage 4e (NCE)
The Red Badge of Courage 4e (NCE)
par Stephen Crane
Edition : Broché
Prix : EUR 11,39

4.0 étoiles sur 5 Surmonter la peur, 12 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Red Badge of Courage 4e (NCE) (Broché)
Dans ce court roman Stephen Crane nous raconte les batailles d’une jeune recrue qui se retrouve au combat pendant la guerre de Sécession. C’est surtout le côté psychologique du combat qui est abordé ici, et malgré le fait qu’il ait été publié en 1895, je trouve l’approche vraiment assez novatrice. Bien sûr quelques scènes de batailles sont rapportées, mais c’est véritablement l’état d’esprit du jeune homme qui est raconté par le menu.

Le jeune est confronté à la peur et tout d’abord à la peur d’avoir peur et de se conduire en lâche. C’est bien sûr ce qui va lui arriver lors de son premier assaut : il fuit. Mais ensuite le récit se transforme en roman d’apprentissage, celui du courage. Notre jeune s’endurcit, se conduit même avec bravoure et enfin fait preuve d’une indifférence féroce presque irréelle face aux dangers des combats. Il y gagnera une blessure, gage de son courage d’où le titre anglais ‘The Red Badge Of Courage’.

Dans ce récit d’apprentissage Stephen Crane explore très finement les différentes formes que peut prendre le courage et les sentiments des hommes au combat. Il ne cite pas de lieu précis et fait obliquement référence à l’époque, de même, souvent, il ne nomme pas ses personnages et ne les aborde que par ce qui fait leur caractéristique principale : 'the youth' ou 'the tall soldier'. C’est sans doute ce qui contribue encore aujourd’hui au caractère d’universalité et d’intemporalité du livre.

Pas étonnant que ce roman ait connu un tel succès lors de sa parution et qu’il soit devenu un classique. Fait surprenant, Stephen Crane n’a jamais lui-même combattu, mais en tant que reporter de guerre il a dû se montrer assez proche des soldats pour pouvoir percevoir et analyser leurs sentiments de façon aussi minutieuse.


Quand j'étais grand
Quand j'étais grand
par Margaux Duroux
Edition : Album
Prix : EUR 8,50

4.0 étoiles sur 5 Le petit ours qui rêve, 12 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quand j'étais grand (Album)
Voilà une très jolie lecture à faire aux tout petits qui sont enchantés par les images et en redemandent.

Ce petit ours rouge rêve qu'il était grand et qu'il pouvait faire toutes sortes de choses et vivre des aventures de 'grands'. C'est une idée originale et Margaux Duroux a eu le talent de combiner différentes scènes de la vie courante avec des images adorables mettant en scène le petit ours rouge. Les tout petits craquent et d'ailleurs ils ne sont pas les seuls...


Les Veuves du jeudi
Les Veuves du jeudi
par Claudia Pineiro
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Cage dorée, 12 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Veuves du jeudi (Broché)
Voilà un roman que j’ai lu avec plaisir de bout en bout ! Le récit se déroule en Argentine dans un quartier très favorisé un peu à l’écart de Buenos Aires : Altos de las Cascadas. Il s’agit de ce que les argentins appellent un ‘country’, un quartier résidentiel fermé, et gardé. Ici viennent habiter quelques familles ultra-privilégiées. Tous y vivent en vase clos, dans un espace ultra-réglementé. Les enfants y vont à l’école puis au lycée, on peut aussi y faire ses courses, ou encore du sport. C’est ainsi que tous s’imaginent y être à l’abri du monde et de ses turpitudes, mais ce n’est qu’un rêve doré et la menace d’un futur bien plus périlleux plane en permanence.

Claudia Piñeiro nous révèle ce monde finalement assez impitoyable à travers les yeux de quelques-uns de ses habitants et les voiles de la cage dorée se lèvent sur des secrets peu engageants jusqu’au drame final qui est habilement placé juste au début du roman. La construction du roman est ingénieuse sous forme de flash backs à des moments divers du passé et on se sent gagné par le désenchantement progressif des personnages et la cruauté de cet îlot refermé sur lui même.

PS : Les Veuves du Jeudis sont les épouses ‘privilégiées’ de certains de ces hommes ‘privilégiés’, ainsi surnommées car leurs maris se réservent les jeudis soirs pour passer une soirée entre hommes chez l’un d’entre eux, pour jouer aux cartes, boire, etc..


Great Granny Webster
Great Granny Webster
Prix : EUR 9,50

4.0 étoiles sur 5 Une aïeule formidablement monstrueuse, 6 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Great Granny Webster (Format Kindle)
Dans ce roman partiellement autobiographique Caroline Blackwood nous fait le portrait de la grand-mère Granny Webster. C’est une femme hors du temps, rigide, puritaine, froide qui vit repliée sur elle-même dans une sorte de grande demeure gothique aux alentours de Brighton. On lui envoie sa petite-fille en convalescence pour quelques mois. C’est l’enfant devenue adulte qui est le narrateur du récit. L’enfant se retrouve très seule dans cette grande maison aux rideaux constamment tirés, il y fait froid et humide car les cheminées sont garnies mais jamais allumées. Les repas sont plus que frugaux car Granny Webster est adepte de l’extrême austérité malgré son immense fortune, d’ailleurs la grande maison ne compte qu’une seule employée de maison borgne et cassée en deux par l’ostéoporose. Granny Webster est toujours habillée de noir, n’aime personne, parle peu et uniquement pour énoncer des vérités. Elle ne sort pas sauf pour quelques allers et retours en Rolls le long de la plage chaque dimanche et ne fait rien de ses journées sinon rester assise sur une chaise en bois très droite. Elle lèguera l’intégralité de son immense fortune à la Society for Euthanasia !

Granny Webster est un personnage étrange et peu attachant qui pourrait sortir tout droit d’un roman gothique. La petite fille devenue adulte revient sur cet épisode et raconte aussi la destinée des enfants de Granny Webster, des vies tragiques dont le sens échappe totalement à leurs protagonistes. C’est un roman court, concis et pourtant particulièrement dense. Les personnages sont incroyables et on a l’impression de traverser plusieurs époques tant Granny Webster fait partie d’un autre monde. Le livre sera en compétition pour le Booker prize mais ne sera pas le gagnant à une voix près, celle de Philip Larkin qui pensait qu’un roman si largement autobiographique ne pouvait pas gagner un prix destiné aux œuvres de fiction. Comme si on pouvait mesurer la part qu’apporte chaque auteur de sa propre vie dans une œuvre de fiction. Ici cela ne pouvait être connu que parce Caroline Blackwood était un personnage connu et membre d’une famille célèbre. Je pense qu’il vaut bien mieux que beaucoup de livres ayant remporté le Booker que l’on a vu depuis.


Corrigan
Corrigan
Prix : EUR 9,97

4.0 étoiles sur 5 Jeu de dupes, 4 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Corrigan (Format Kindle)
C’est le dernier roman que Caroline Blackwood a écrit, un des seuls à être réédités en ce moment avec Great Granny Webster. En voici le thème :

La vie de Mrs Blunt est bien terne depuis qu’elle est devenue la veuve du colonel. Elle qui avait mené une vie insouciante et infantile avec l’amour de sa vie, s’est repliée sur elle-même et vit comme une recluse dans sa maison du Wiltshire avec Mrs Murphy qui s’occupe d’elle et de la maison. Mais un jour Corrigan apparait sur le pas de sa porte. C’est un homme en chaise roulante qui fait la tournée des maisons environnantes afin de récolter des dons pour Saint Crispin, le foyer médicalisé où il est hébergé à Londres. Corrigan est un irlandais charmeur, beau-parleur et manipulateur et il a tôt fait de mettre en confiance Mrs Blunt. Au fur et à mesure des semaines, Mrs Blunt investit de plus en plus de son énergie et de son argent pour aider le foyer St Crispin, ceci au grand dam de sa fille Nadine.

Caroline Blackwood nous balade avec subtilité d’un bout à l’autre du roman dont l’intrigue est au final un véritable jeu de dupes. Dès que nous croyons tenir l’essence d’un des personnages, une autre vérité se fait jour ajoutant à la complexité du bonhomme ! Un roman intelligent et humain, admirablement construit et où Blackwood transcende les apparences et se joue des clichés. Elle sait nous berner avec art afin de nous faire mieux appréhender l’infinie complexité des rapports humains.


The Miniaturist
The Miniaturist
par Jessie Burton
Edition : Broché
Prix : EUR 6,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La Vie Minuscule, 22 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Miniaturist (Broché)
1686 - La jeune Nella se retrouve dans une situation familiale difficile et fait un beau mariage avec un des plus riches marchands d’Amsterdam, Johannes Brandt. Elle s’installe dans la belle demeure du marchand qui est régie par la sœur de son mari, la très pieuse et très puritaine Marin. Mais la jeune Nella voit peu son mari qui voyage beaucoup pour le commerce, elle se sent très seule et bien mal accueillie dans cette nouvelle existence qui paraissait pourtant prometteuse. Cependant son époux lui a fait un riche présent pour se faire pardonner, il s’agit d’un meuble extraordinaire contenant une réplique exacte de la demeure Brandt et de ses habitants. Elle fascine très vite Nella, par la minutie de ses détails et la façon très étrange dont les poupées reflètent la vie et les secrets des habitants de la maison Brandt.

Voilà qui n’est pas un grand roman mais dont le thème est plutôt amusant, inhabituel et nous emmène de page en page jusqu’à la fin du roman sur fond historique de l’Amsterdam du 17ème siècle. On voit les personnages s’étoffer au fur et à mesure que le récit avance et on continue à lire avec plaisir même si le déroulement des événements est parfois prévisible. C’est un livre plaisir, un livre détente et au final un bon best-seller.


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