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Contenu rédigé par David Martin
Classement des meilleurs critiques: 38.630
Votes utiles : 172

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Commentaires écrits par
David Martin
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Lot de 2 vérins à gaz 250 N pour Kesseböhmer
Lot de 2 vérins à gaz 250 N pour Kesseböhmer
Proposé par S&O Handelsgesellschaft mbH
Prix : EUR 25,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Vérins génériques, 19 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lot de 2 vérins à gaz 250 N pour Kesseböhmer (Outils et accessoires)
Ces deux vérins viennent juste d'être installés et semblent faire le travail correctement. Malheureusement, ce sont des pièces génériques et pas les pièces d'origines Kesseböhmer, contrairement à ce que laisse entendre la description du produit.


Tefal E4400202 Talent Poêle 21 cm
Tefal E4400202 Talent Poêle 21 cm
Prix : EUR 22,98

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Durée de vie du revêtement ridicule, 23 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tefal E4400202 Talent Poêle 21 cm (Cuisine)
J'ai fait l'acquisition d'une de ces poêles le 28 janvier 2013 (il y a donc à peine deux ans). Une poêle équipée d'un revêtement Titanium Pro d'une durée de vie annoncée de 8 ans.

Hum. La poêle est lavée le plus souvent à la main et elle ne va probablement pas plus d'une fois par mois au lave-vaisselle (elle est de toute façon "compatible lave-vaisselle"). Malheureusement, le revêtement anti-adhésif est loin d'avoir tenu 8 ans, comme on peut le constater sur la photo jointe à ce commentaire. Mes deux autres poêles (24 et 28cm) achetées en même temps ont heureusement mieux vieilli, mais pour des poêles de deux ans seulement, elles ont quand même déjà piteuse mine.

À la question "Considérez-vous l'état de ma poêle 20cm comme normal au bout de deux ans ?", le service client Tefal m'a répondu "La durée de vie de nos poêles est une durée de vie "estimée", tout dépend de l'utilisation que vous en faites. Malheureusement, votre poêle n'est plus sous garantie."

"Achetez français", qu'ils disaient ! Les Suédois, pour un prix inférieur, garantissent leurs poêles fabriquées en Italie pendant 10 ans.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 10, 2016 12:22 PM CET


MARIA
MARIA
par Pierre Pelot
Edition : Broché
Prix : EUR 14,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Agréable mais court et sans vraie surprise, 22 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : MARIA (Broché)
"Maria" est la dernière production de l'écrivain Pierre Pelot, un roman trop court que d'aucuns n'hésiteront pas à plutôt appeler "nouvelle" : il ne faut pas plus de deux ou trois heures, après tout, pour en venir à bout.

Alors oui, évidemment, l'écriture est belle, toujours aussi belle chez cet écrivain et pour celui qui lira du Pelot pour la première ou la deuxième fois, ce sera certainement un plaisir authentique. Pour les autres, qui chercheront quelque chose de plus à quoi raccrocher leur envie, il faudra se contenter de cette recension de l'Histoire des Vosges (dont on se demande quand même un peu quel rapport elle entretient avec le reste de l'histoire ici contée ; après tout, d'autres régions françaises n'ont rien à envier à la violence de l'Histoire de Lorraine) et de cette intrigue qui elle aussi ne sera pas sans nous rappeler celles de Méchamment dimanche ou des Normales saisonnières : un secret, une rivalité ou une vengeance qui survit aux dizaines d'années d'une vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas Pelot, certainement une délicieuse mise en bouche. Pour les autres, un petit texte agréable, un peu déjà lu, pas vraiment moins ambitieux que d'autres romans du même d'auteur, mais qui souffre de sa brièveté.
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The Years of Rice and Salt
The Years of Rice and Salt
par Kim Stanley Robinson
Edition : Poche
Prix : EUR 8,36

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une uchronie intéressante, alourdie par un propos métaphysique omniprésent, 21 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Years of Rice and Salt (Poche)
Kim Stanley Robinson propose dans "The Years of Rice and Salt" une uchronie dont le point de divergence est la virulence de l'épidémie de peste noire qui a ravagé l'Europe au XIVe siècle. Alors que la civilisation d'inspiration chrétienne est réduite à néant, l'humanité prospère en Asie et au Moyen Orient, sous l'impulsion de l'islam. En une dizaine de récits faussement indépendants, Robinson rapporte les expériences terrestres et cosmiques d'un groupe de personnages réincarnés à travers les siècles et qui se retrouvent régulièrement - à la fin de chacune de leurs nombreuses vies - dans le bardo bouddhiste. Prenant peu à peu conscience de leur état, ils tentent de lutter contre la fatalité et les dieux qui les renvoient sans cesse dans le monde après leur avoir fait oublier leurs expériences précédentes. Alors que ces histoires, en soit, ne font que se succéder chronologiquement, Robinson y transpose quelques personnalités récurrentes, identifiées par l'initiale de leur nom qui reste constante au travers des réincarnations.

Au fil du roman, l'auteur passe en revue les activités d'exploration de la Chine dans son monde alternatif, et l'évolution des esprits et de la science. La chronologie fournie en début d'ouvrage permet de constater que les événements significatifs de ces civilisations se déroulent dans un laps de temps semblable à celui que nous connaissons. (Il est un peu dommage, d'ailleurs, de constater que l'épidémie de peste noire ne serve finalement qu'à vider l'Europe de ses occupants, sans que l'élément ne soit réellement décrit ni exploité par ailleurs.) Robinson mêle tout au long de son texte des considérations féministes, profite de certains passages pour parler de sociologie ou de philosophie, et tente d'expliquer comment l'homme ne fait rien d'autre finalement que réagir à son environnement - comment certains progrès scientifiques, notamment, dépendent directement du contexte contemporain des chercheurs. Dans la même veine que la trilogie martienne, "The Years of Rice and Salt" est un travail érudit sur les civilisations, les sciences, ou la religion. Mais ce travail se fait au détriment du style et de la dynamique du roman. Si chacun des récits sont autant d'histoires à part entière, ils manquent du souffle qui leur permettrait d'être vraiment indépendants, même si certains sont de petits bijoux qui se lisent avec un véritable plaisir (le voyage d'exploration du capitaine chinois, l'intégration du mystérieux Japonais exilé chez les Indiens, les expériences de l'alchimiste arabe). Le style évolue et s'adapte avec plus ou moins de bonheur à chaque récit, qui est porté par des personnages attachants. Il est d'autant plus étrange de constater que l'on s'intéresse à leurs aventures, sans toutefois être convaincu par l'aspect cosmique de leurs réincarnations. Et c'est peut-être ça qui est gênant finalement : le fait que la trame générale de l'histoire dépende directement du bouddhisme et de sa théorie de la réincarnation, auquel il n'est pas dit que le lecteur souscrive.

Comme il l'avait déjà prouvé avec la trilogie martienne, Robinson est un auteur intéressant parce qu'il propose au lecteur de réfléchir avec lui. Ici, ce sont les processus qui déterminent l'évolution des civilisations qui sont le sujet de son travail. Pourtant, la difficulté que l'on a à s'intéresser à l'histoire générale du roman tend à fragiliser la construction intellectuelle qu'il tente d'ériger. Dans l'ensemble, une déception.


Forty Signs of Rain
Forty Signs of Rain
par Kim Stanley Robinson
Edition : Poche
Prix : EUR 7,44

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un thriller scientifique qui synthétise les préoccupations actuelles sur le climat, 21 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Forty Signs of Rain (Poche)
Kim Stanley Robinson livre avec "Forty Signs of Rain" le premier volume d'une série de romans ayant pour cadre la capitale des États-Unis et dont la plupart des personnages est liée aux domaines de la science ou de l'environnement. Contrairement aux romans de la trilogie martienne ou à The Years of Rice and Salt, très contemplatifs, "Forty Signs of Rain" est le prolongement de S.O.S. Antarctica : un thriller scientifique plutôt enlevé, en phase avec l'actualité des dernières années concernant l'impact de l'activité humaine sur la planète, et dans lequel le moindre événement est l'occasion d'un éclairage pointu sur les sciences, la société, l'humanité, ou la politique.

Chacune des dix courtes parties du roman est introduite par une notice à caractère scientifique, et les personnages principaux travaillent pour la plupart dans le domaine de la recherche - qu'elle soit publique ou privée, ce qui est d'ailleurs l'occasion de rappeler les luttes d'intérêt parfois très personnelles de ce milieu. Charlie Quibler, lui, vit la politique américaine de l'intérieur et Robinson relate ainsi avec précision le rôle des lobbies et des conseillers (que ce soit ceux des sénateurs ou ceux du Président) dans la vie démocratique occidentale - car il serait bien entendu un peu naïf de croire que ce qu'il rapporte n'existe qu'aux États-Unis. Avec Frank Vanderwal, il constitue l'une des deux figures masculines du roman - père au foyer télé-travailleur et célibataire mal dans sa peau - qui sont l'occasion de passages plein de sensibilité sur la vie au quotidien. La narration est très fluide et le format du roman (des chapitres courts, des dialogues nombreux, un style plutôt "oral") incite à prolonger chaque fois sa lecture de quelques pages quand on songe à poser le livre. C'est le genre de texte capable de vous faire rater une station de métro et qui provoque la réflexion en proposant des pistes à propos d'un ensemble varié de sujets - on se retrouve d'ailleurs régulièrement en train de pianoter sur le web afin d'en savoir un peu plus.

Au final, et malgré un découpage en trois volumes qui laisse sérieusement sur sa faim et dont pâti l'intrigue - Fifty Degrees Below est paru en octobre 2005 aux États-Unis, alors que Sixty Days and Counting sera publié fin février 2007 -, "Forty Signs of Rain" est un thriller scientifique aux personnages bien campés, mais surtout un générateur de réflexion qui stimule l'intelligence de son lecteur. Un texte qui synthétise les préoccupations actuelles quant à la situation environnementale, et dont la conclusion résonne d'autant plus justement après les événements catastrophiques survenus à la Nouvelle-Orléans en août 2005 - le roman ayant quant à lui été publié en juin 2004.


Mars la bleue
Mars la bleue
par Kim-Stanley Robinson
Edition : Poche
Prix : EUR 13,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un roman touffu de hard science sur l'expansion de l'humanité au système solaire, 17 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mars la bleue (Poche)
"Mars la Bleue" est le troisième et dernier volume de la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson. Alors que Mars la Rouge relatait la colonisation de Mars par les terriens, Mars la Verte les tentatives d'une partie de la population de s'affranchir de l'influence des metanationales, "Mars la Bleue" s'attache à relater les dernières étapes de la terraformation de la planète qui est prête, désormais, à accueillir des organismes vivants.

Mais Robinson ne limite plus son récit à la seule planète Mars. Suite à une catastrophe géologique survenue sur Terre - des volcans sont entrés en éruption sous la calotte antarctique et ont provoqué l'élévation du niveau des océans -, l'expansion de l'humanité dans le système solaire a repris. Les Martiens viennent visiter la Terre et inspirer ses habitants. C'est d'ailleurs l'occasion pour Robinson de nous présenter sa vision de la Provence de 2128 - sur laquelle il porte le même regard que celui qu'il a posé jusqu'ici avec tant de soin sur la planète Mars - pendant que l'un de ses personnages visite Marseille et sa région natale. De nouvelles colonies sont établies sur Mercure, Jupiter, Venus. Des passages entiers du roman se déroulent au-delà de la planète Mars et permettent de replacer ses colonies au sein d'un processus plus vaste de terraformation du système solaire.

Comme dans les deux précédents volumes, les sciences sont omniprésentes. C'est la connaissance qui permet de modeler Mars et ses habitants, et c'est le défi à la connaissance qui permet aux Martiens d'en savoir plus encore. La psychologie, l'économie, la politique, la construction sociale, la géologie, l'hydrologie, les mathématiques, la physique, l'hydrologie, l'écologie, et d'autres encore sont évoquées en détails et permettent à chaque fois au lecteur de s'ouvrir à de nouveaux savoirs.

Le style est très factuel et après de longs chapitres consacrés aux recherches et à la vie des différents personnages, les quelques pages qui séparent chacune des quatorze parties du roman sont bienvenues. Souvent riches en sentiments, elles correspondent à des périodes d'introspection, ou à l'apparition des contes et des légendes dans le folklore martien. Parfois encore, Robinson en profite pour poser le décor des événements à venir. C'est le cas par exemple du passage décrivant la situation sur la planète Terre avant la venue des Martiens, ou celui sur la colonisation des autres planètes du système solaire.

"Mars la Bleue" est un roman touffu, dans la lignée des deux autres textes de la série. Il passionne, pas tant pour son écriture que pour la richesse et le réalisme de son contenu. Ce n'est pas l'un de ces romans qui tiennent en haleine par son suspense ou par les aventures que vivent ses personnages, mais plutôt une sorte de documentaire écrit sur le futur de l'humanité au-delà de notre planète Terre. À la fin de ses mille pages, on se promet de replonger un jour dans la saga de Mars.


La Voie du Sabre, II : L'homme qui voulait tuer l'Empereur
La Voie du Sabre, II : L'homme qui voulait tuer l'Empereur
par Thomas Day
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un texte trop pauvre, où l'action étouffe l'exposition, 17 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Voie du Sabre, II : L'homme qui voulait tuer l'Empereur (Poche)
Deuxième épisode de la série La Voie du sabre, "L'Homme qui voulait tuer l'Empereur" est en réalité un récit indépendant qui se déroule dans le même univers, et qui a déjà été publié sous une forme abrégée dans le numéro 32 de la revue Bifrost. Thomas Day livre cette fois une version étoffée, un texte de 260 pages découpé en trois parties qui nous emporte à nouveau dans son Japon de fantasy.

Comme c'était déjà le cas dans le volume précédent, la déception est au rendez-vous. Eh oui ! Voilà assurément un univers doté d'un riche background - ce que ne fait que confirmer la liste bibliographique figurant en fin d'ouvrage -, prometteur, qui n'est malheureusement pas utilisé à sa juste valeur. Voilà bien une histoire qui aurait mérité d'être développée, de fleurir et de s'épanouir. À la place de quoi les événements s'enchaînent à un rythme trop rapide, et l'action est privilégiée au détriment des scènes de transition. Le personnage du Français Bertrand Merteuil de Courcelles, s'il est bienvenu parce qu'il est un pendant plus léger au personnage de Daigoro, ne parvient pas à gagner en épaisseur et à s'écarter du cliché.

Une déception donc, même si le texte se lit avec aisance, parce qu'on ne peut s'empêcher de penser à ce qu'aurait pu donner ce Japon alternatif si un peu plus de soin lui avait été consacré. Dans l'état, on a l'impression par moment d'assister à une aventure de Conan, complète avec la chasse aux démons dans leurs propres enfers, le compagnon de route un peu trop bavard et indifférent à la mort, et les filles faciles. Une novella plus qu'un roman ; ce qui n'est pas un mal en soi, mais ne se lit pas de la même façon non plus.


The Prestige
The Prestige
par Christopher Priest
Edition : Broché
Prix : EUR 11,60

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une construction habile autour du double, 17 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Prestige (Broché)
On retrouve ici la même thématique que dans The Separation, peut-être un peu moins maîtrisée - ou en tout cas traitée d'une façon un peu plus classique - : le double, la gémellité, les faux-semblants, la perception d'une même série d'événements par différents protagonistes, sans toutefois basculer dans deux réalités parallèles comme c'était le cas dans l'autre roman. Le texte est construit autour des deux personnages principaux et des journaux intimes qu'ils rédigent avec plus ou moins d'assiduité au fil de leur vie. Mais le lecteur sait très vite, à travers le récit d'Alfred Borden qui vient en premier, qu'il ne saura pas tout, justement, et qu'il ne pourra pas se fier à tout ce qu'il lira. Le déroulement de certains événements est confirmé après avoir été rapporté plus loin par Rupert Angier. D'autres, au contraire, se révèlent plus ambigus, et bien malin alors celui qui saura tirer au clair la vérité.

Le style est riche et les pages se tournent avec plaisir. Le récit est toujours captivant, que ce soit lors des descriptions des représentations ou des "trucs" de magicien - qui sont le plus souvent gardés secrets -, lors des autobiographies de chacun des personnages, lors des voyages d'Angier et de sa rencontre avec Nikola Tesla, ou encore lors des passages se déroulant au XXe siècle. Priest a une écriture remarquable, c'est indéniable, et même si le thème de son roman - ainsi que sa façon de le traiter - n'est plus aussi original après la lecture de "The Separation", il n'en reste pas moins que le background construit par l'auteur suffit à rendre le récit très attachant. Le lecteur est invité à participer activement. Parce que certaines données sont contradictoires, parce que quelques paragraphes suffisent à faire basculer l'ensemble du récit dans une autre dimension, plus mystérieuse, on se prend régulièrement à feuilleter les pages en arrière, pour relire un passage qui semblait pourtant d'abord si innocent. C'est construit si habilement que l'on sent que chaque phrase a été pesée, et que chacune des pages peut receler une information essentielle sur la vie de l'un ou l'autre des deux héros. Qu'en est-il par exemple du gourou de cette secte, dont l'exploit fait office d'introduction au roman ? Si on oublie vite l'épisode au profit de l'histoire des deux magiciens, on ne peut s'empêcher de penser finalement qu'il a peut-être quand même un lien avec l'histoire principale...

Et même si la fin du roman paraît un peu fade - ou classique, comme je le disais plus haut - par rapport au reste du volume, on ne peut que se promettre de relire un jour "The Prestige" en sachant cette fois à quoi s'attendre, rien que pour la beauté de l'art.


Les masques de Wielstadt
Les masques de Wielstadt
par Pierre Pevel
Edition : Poche

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un deuxième volume qui laisse sur sa faim, 16 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les masques de Wielstadt (Poche)
"Les Masques de Wielstadt" est le deuxième roman de Pierre Pevel - après Les Ombres de Wielstadt - à se dérouler dans son XVIIe siècle alternatif. Les deux ouvrages sont tout à fait indépendants, et nombreux sont les passages ici qui résument les événements du premier volume. Tout est d'ailleurs tellement bien réintroduit que certains chapitres deviennent un peu ennuyeux pour celui dont les péripéties du premier tome sont encore bien fixées en mémoire. Les redites vont même jusqu'à reprendre et expliquer par moment quelques-unes des pages qui viennent d'être tournées ! Ajoutons les rappels historiques amenés sans grâce et assenés par paragraphes entiers ou par d'interminables et trop nombreuses notes de bas de page, et l'on retrouve une action saccadée, sans cesse interrompue, qui manque de fluidité. Même si ces détails historiques méritent bien d'être connus ! Peut-être Pevel aurait-il plutôt dû insérer en fin d'ouvrage une annexe qui lui aurait permis de regrouper hors du récit ces informations, qui sont intéressantes sans être capitales ?

Ce deuxième volume des aventures du chevalier Kantz présente par ailleurs un background moins riche que celui du premier roman. Le décor qui faisait de Wieldstadt une ville si originale n'est cette fois qu'anodin : le Dragon qui veille sur la cité n'apparaît qu'à peine, et encore, sans aucun rapport avec l'histoire. La Dame en Rouge, elle, voit son rôle étoffé, même si le mystère reste entier quant à sa fonction dans la ville. Les personnages secondaires qui faisaient toute la richesse des "Ombres de Wielstadt" ne font ici que de brèves apparitions, et l'on se retrouve avec un texte plus classique, centré sur le personnage de Kantz ' on commence d'ailleurs à en savoir un peu plus sur son historique. L'influence du jeu de rôle dans la narration et la diversité des personnages des "Ombres" était perceptible ; ce n'est malheureusement plus le cas ici.

Dans l'ensemble, voilà donc un ouvrage qui se lit avec plaisir, une histoire pleine de rebondissements dans un décor ciselé avec soin. Mais si l'auteur avait pu prendre tout son temps lors de la rédaction des "Ombres de Wielstadt", il n'a certainement pas pu s'appliquer autant pour ce deuxième épisode des aventures du chevalier Kantz. Ça se ressent...


Les Ombres de Wielstadt
Les Ombres de Wielstadt
par Pierre Pevel
Edition : Poche

4.0 étoiles sur 5 Une plaisante fantasy aux personnages attachants, située dans un univers germanique, 16 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Ombres de Wielstadt (Poche)
"Les Ombres de Wielstadt" est un excellent petit roman, prenant, qui donne envie d'être lu d'une traite et qui rappelle l'Abyme de Mathieu Gaborit. La quasi totalité de son intrigue se déroule dans la ville de Wielstadt, cité originale situé dans un Saint Empire romain germanique d'un XVIIe siècle de fantasy. Originale d'abord en raison du dragon qui veille sur elle depuis la nuit des temps et qui détruit irrémédiablement la moindre armée s'approchant de ses murs. Originale ensuite parce qu'en cette ville cohabitent paisiblement les hommes et les représentants du peuple fabuleux. Voilà une époque et un pays qui se prêtent particulièrement bien à la transcription dans un monde merveilleux, et Pevel est parvenu à forger pour ses romans un superbe décor.

Son récit est habilement mené, servi par de courts chapitres qui laissent à peine le lecteur respirer. La narration, même si elle porte principalement sur le personnage du chevalier, est dynamique : les personnages secondaires sont nombreux, attachants, et l'histoire est souvent relatée de leur propre point de vue pendant quelques paragraphes. Pevel prend même le temps de détailler et de consacrer un chapitre entier à certains d'entre eux alors que leur rôle n'est finalement qu'anecdotique ! Quelques parties descriptives sur l'histoire de la ville ou des peuples fabuleux, ou sur l'usage des armes à feux, viennent de temps en temps alourdir sans conséquence le récit, et participent après tout de la richesse du background. Les dialogues, nombreux, sont truculents. Tournés "à l'ancienne", ils n'en sombrent pas pour autant dans la parodie, et s'intègrent à merveille dans le récit.

Que peut-on reprocher à Pevel dans ce roman ? Eh bien peut-être l'abondance de son background, justement, pour des histoires qui se veulent indépendantes. Il semble bien avoir produit un univers qu'il va pouvoir réutiliser à loisir dans les prochains volumes de la série - qui contient aujourd'hui trois volumes - mais trop de choses sont présentées dans "Les Ombres de Wielstadt" qui pour l'instant jouent un rôle un peu obscur. Quel but poursuit exactement le dragon qui veille sur la ville ? Qui est la Dame Rouge ? Et quels secrets cache le chevalier Kantz ? Enfin, ne boudons pas notre plaisir, et ne reprochons pas à un auteur de soigner, à juste titre, son univers et de ne pas tirer immédiatement sur toutes les ficelles qu'il a tissées.


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