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Contenu rédigé par Tortue Géniale
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Commentaires écrits par
Tortue Géniale (France)

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Inglourious Basterds
Inglourious Basterds
DVD ~ Brad Pitt
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,72

1 internaute sur 6 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 le retour d'un Tarantino en forme, 6 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
La sortie d'un nouveau film de Quentin Tarantino est toujours un évènement. Le cinéaste n'a jamais caché son amour du cinéma de genre, impossible à dissimuler de toute manière puisque ses films font d'innombrables références à ses films préférés (je vous conseille par ailleurs de lire son interview par Bertrand Tavernier dans un récent numéro de Brazil, ou dans son livre Amis Américains ; un bonheur).
Après un Kill Bill ravageur, Tarantino avait quelque peu déçu avec Boulevard de la mort : trop référentiel, trop bavard, trop inaccessible. Le réalisateur se devait de remettre les pendules à l'heure après cette déconvenue.

France, 1941.
Un groupe de soldats alliés, les Bâtards, sèment la terreur dans la France occupée avec une méthode un peu particulière. En effet, les Bâtards sont cruels et sadiques, et scalpent littéralement leurs victimes nazies. Leur prochaine cible ? Un petit cinéma parisien qui va accueillir l'avant-première de la dernière réalisation de Goebles, qui réunira les grands pontes de l'armée nazie, et pourquoi pas ? Hitler lui-même. L'occasion de mettre fin à la Guerre ?
Ce qu'ignorent nos soldats, c'est que la directrice du cinéma, Shosanna, est une juive ayant échappé aux SS. Et elle a bien l'intention de se faire vengeance par elle-même...

Inglorious Basterds un vieux projet de Tarantino, puisqu'il en a commencé l'écriture bien avant Kill Bill. Après maintes réécritures, on ne peut que saluer le résultat. Inglorious Basterds est certainement le film le plus passionnant du réalisateur depuis... Pulp Fiction !

Comme d'habitude chez Tarantino, son film comporte pas mal de violence et c'est peut-être le seul défaut que j'y ai trouvé. Ames sensibles, faites attention : le film ne comporte pas énormément de scènes violentes, mais certaines sont tout de même corsées si l'on a pas été prévenu (remarquez, maintenant c'est fait).

Le gros point positif, c'est que le film fonctionne à plusieurs niveaux : il y a l'intrigue principale, véritable film de guerre et de sabotage, où l'on se demande continuellement quels obstacles les héros vont rencontrer (voire même si Shosanna - épatante Mélanie Laurent - et les Bâtards ne vont pas se gêner). Mieux, Tarantino va développer deux notions importantes : celle du langage (parlé, gestuel) et celle de la puissance du cinéma.

Dans Inglorious Basterds, les personnages parlent souvent plusieurs langues (français, anglais, allemand, voire italien dans une mémorable scène comique). L'auteur choisit de ne pas céder à la facilité et chaque changement de langue entraîne un sous-titrage. Mieux : la méconnaissance d'une langue peut s'avérer fatale et propulse le suspens à un sacré niveau dans deux scènes virtuoses (la toute première et celle de la cave). Un vrai plaisir, qui mériterait un revisionnage.

"Pas besoin de dynamite quand on a de la pellicule" annonçait Tarantino dans un récent Cahiers du Cinéma. Et son film en est la plus brillante démonstration. On va y parler du cinéma de propagande bien entendu, avec Goebels (et un faux film à la gloire du Reich). Mais Tarantino, dans un énorme tour de force, étale aux yeux de tous sa croyance, naïve et si puissante, que oui, le cinéma peut changer le monde.

Dernier bon point, et je vous laisse : le casting. Brad Pitt n'est pas impressionnant mais amusant en chasseur de nazis bourrin et sadique, ses coéquipiers sont parfaitement dans le ton mais c'est surtout Chrispoph Waltz dans le rôle du colonel nazi Landa qui impressionne. Wow, quelle teigne ! Quel mélange de gentillesse feinte et de cruauté. L'acteur a remporté un prix à Cannes, et ça n'est pas une surprise finalement, il est impérial. Et avec Mélanie Laurent, ils relèguent les Inglorious Basterds au second rang.

Passionnant, drôle, cruel, assez sobre dans les dialogues (ouf !) et avec des moments de suspens parfait, Inglorious basterds annonce le retour d'un Tarantino en forme. Il est de retour, et il va falloir compter avec lui !


Coeurs perdus en Atlantide
Coeurs perdus en Atlantide
par Stephen King
Edition : Broché
Prix : EUR 23,20

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un morceau d'une époque, 2 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coeurs perdus en Atlantide (Broché)
On considère souvent à tort Stephen King comme le "Maître de l'Horreur" de la littérature contemporaine, car ses romans font rarement frissonner. On devrait plutôt dire "Maître du Fantastique" tout simplement, tant l'auteur s'amuse à introduire des éléments surnaturels dans la vie tranquille de ses personnages.

Au fur et à mesure de son travail, on devinait qu'il existait un autre Stephen King, un auteur intéressé par les Etats-Unis de son enfance, par un doux parfum de nostalgie. Prenez "Ça", un de ses classiques : le roman regorge de flashbacks consacrés aux escapades fantastiques d'un groupe de gamins. Et l'exemple le plus flagrant est la nouvelle "Le Corps" (du recueil "Différentes Saisons") qui est un vibrant hommage à l'Amérique des années 50-60 et à une époque et une jeunesse désormais révolues.

"Coeurs perdus en Atlantide" s'inscrit parfaitement dans la veine nostalgique de l'auteur. L'ouvrage se présente concrètement sous la forme de cinq nouvelles de tailles très variées et à première vue indépendantes.

"1960 - Crapules de bas étages en manteau jaune" nous permet de suivre les aventures du jeune Bobbie Garfield. Ce petit garçon vit avec une mère autoritaire (suite au décès de son père) et sa vie va changer du tout au tout lorsqu'il va se lier d'amitié avec un vieil homme bien mystérieux.
Dans "1966 - Chasse-coeurs en Atlantide", nous suivons le quotidien de Peter dans un internat d'étudiants, plus préoccupés à jouer aux cartes qu'à réussir leurs études. Sachant que ceux qui ne décrocheront pas leur bourse d'étude finiront probablement au Viêt-Nam.
Willie Shearman est un homme perturbé puisqu'il endosse quotidiennement trois personnalités disctinctes, dont celle d'un mendiant. Vous découvrirez une journée type dans "1983 - Willie l'aveugle".
Sullivan est un vétéran du Viêt-Nam qui revient d'une réunion d'anciens combattants, lorsque d'un coup d'un seul une multitude d'objets tombent du ciel. Quel est le passé de Sully ? A suivre dans "1999 - Pourquoi nous étions au Viêt-Nam".
Enfin, "1999 - Ainsi tombent les ombres célestes de la nuit" conclue le livre et boucle les intrigues laissées en suspens.

Le livre de King n'échappe pas à une règle simple : dans un recueil de nouvelles, il y a forcément du bon et du moins bon. Vendu comme un roman (d'après la couverture), le livre est constitué de ces nouvelles habilement rafistolées pour former un tout cohérent. Car à travers les différentes histoires, nous retraçons le parcours de deux jeunes enfants présentés dans la toute première nouvelle. Mais l'on sent tout de même le rafistolage, et l'on se dit par moment que les liens sont bien artificiels. Pirec, la première nouvelle en question ne peut être totalement comprise uniquement si l'on a lu le Cycle de la Tour Sombre, une saga titanesque de Stephen King. Si ce n'est pas votre cas, rien d'incompréhensible mais vous passerez à côté de quelques allusions.

Si l'on passe outre ces soucis, l'ouvrage se lit avec grand plaisir, car comme d'habitude avec cet auteur, on s'attache très rapidement aux personnages et à leur destin. Si bien qu'à travers une nouvelle, on guette des informations sur les deux personnages principaux.

"Coeurs perdus en Atlantide" essaie de transmettre au lecteur un morceau d'une époque, celle des années 60, et il en ressort une sensation de nostalgie peut-être encore plus importante que dans les autres romans de King. Un roman rafraîchissant et à part dans la biographie ténèbreuse du King.


Pas d'orchidées pour Miss Blandish
Pas d'orchidées pour Miss Blandish
par James Hadley Chase
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un très bon policier dans la mouvance "noir", 2 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pas d'orchidées pour Miss Blandish (Poche)
Nous sommes dans les années 30 aux Etats-Unis.
Une bande de voyous imaginent pouvoir réussir un bon coup : dérober un collier de diamant de grande valeur à la fille du richissime M. Blandish. Pas de chance pour eux, l'opération tourne mal : non seulement ils sont obligés de tuer le fiancé de la jeune femme, mais les voilà forcés de la kidnapper ! La perspective de faire chanter le père les arrange bien, si ce n'est qu'ils sont maintenant poursuivis à la fois par les fédéraux (pour le meurtre) et le gang de Maman Grisson, qui veut mettre la main sur le précieux collier...

Ce premier roman de James Hadley Chase (il y en aura plein d'autres tant il fut un succès) se lit presque d'une traite. Rapide, étonnement rythmé (pour un roman de 1939), et nerveux, ce livre est un très bon policier dans la mouvance "noir".

Curieusement, Chase choisit de ne pas mettre en avant les policiers et détectives, et ce sont bien les bandits qui tiennent ici la vedette. Chacun a son caractère bien trempé, et c'est une véritable galerie de gangsters que nous dépeint Chase, avec des stéréotypes qu'on aime retrouver : l'as de la mitraillette, le psychopathe qui joue du surin, la femme obèse chef de gang. Leur point commun ? Un langage cru et violent : la légende veut que Chase, anglais d'origine, ait écrit son livre avec un dictionnaire argotique sous la main. Curieusement, l'auteur n'a, lorsqu'il écrivit son roman, jamais mis les pieds aux States, mais on ne s'en rend jamais compte.

L'histoire est sombre, notamment à cause de ses personnages peu recommandables, et l'on s'interroge continuellement sur le destin de Miss Blandish (le titre nous renseigne finalement un peu sur son devenir). La première partie du roman est consacrée au kidnapping en lui-même et la façon dont le gang Grisson réussit son coup. La second met en avant un détective privé chargé de retrouver Miss Blandish. Curieusement, même à ce moment-là, on a le sentiment qu'il reste un personnage secondaire.

Pas d'Orchidées pour Miss Blandish me renoue avec le genre, et j'ai bien hâte de lire la suite que Chase écrivit une dizaine d'années plus tard : La Chair de l'Orchidée. A noter qu'une bonne partie des romans de James Hadley Chase sont republiés depuis quelques mois dans la collection Folio Policier.


L'Épouvanteur, Tome 1 : L'apprenti-épouvanteur
L'Épouvanteur, Tome 1 : L'apprenti-épouvanteur
par Mr Joseph Delaney
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 parfaitement lisible par un adulte, 2 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Épouvanteur, Tome 1 : L'apprenti-épouvanteur (Broché)
Thomas Ward est le septième enfant d'une famille de fermiers. Son père étant lui-même le septième enfant de sa famille, la tradition veut que Tom soit confié à l'Epouvanteur, un homme chargé de protéger les citoyens des sorcières, gobelins et autres créatures de la nuit. Un sort qui n'est pas sans inquiéter Tom : s'accomodra-t-il d'une vie pleine de dangers, loin de sa famille ?
Rapidement, le jeune garçon se découvre un bon apprenti. Mais sa naïveté et son inexpérience l'amènent à libérer une terrible menace : Mère Markin, une effroyable sorcière...

L'Apprenti-Epouvanteur est un livre jeunesse, c'est-à-dire qu'il est plus destiné aux ados. Et pourtant, il est parfaitement lisible par un adulte, et c'est sa première qualité. Joseph Delaney ne tombe que très rarement dans la mièvrerie.

On suit avec plaisir le quotidien de Tom, qui nous sert de candide dans cet univers fantastique. Le monde n'a rien d'extraordinaire, si ce n'est qu'on n'arrive pas vraiment à situer la période de l'intrigue : elle se déroule environ entre notre XIème et XVème siècle ? Mystère. La géographie elle-même est découverte au fur et à mesure des avancées du héros.

L'Epouvanteur fait une bonne figure paternelle, et Delaney n'oublie pas de développer quelques mystères familiaux (la mère de Tom semble en savoir bien plus qu'elle n'en dit, par exemple).

L'histoire se lit bien, si bien qu'on arrive facilement à bout de ce premier volume. Et c'est presque son principal défaut : il manque un "je ne sais quoi" d'épique. J'ai l'impression que l'auteur n'ose pas se lancer complètement dans une grande histoire et se contente d'une petite intrigue vite résolue. Depuis la sortie du volume, l'Epouvanteur a connu son petit succès, si bien que de nombreux volumes sont maintenant disponibles et j'espère qu'une bonne grosse intrigue épique va se développer.

L'Apprenti-Epouvanteur constitue donc une parfaite lecture détente pour nous autres adultes. A suivre dans le deuxième opus, qui devra réussir à dépasser les limites du premier.


La nuit nous appartient (Edition Collector, double DVD) [Édition Collector]
La nuit nous appartient (Edition Collector, double DVD) [Édition Collector]
DVD ~ Joaquin Phoenix
Proposé par DVDOCCAS
Prix : EUR 25,99

4.0 étoiles sur 5 Du bon et du beau polar comme j'aimerais en voir plus souvent., 2 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La nuit nous appartient (Edition Collector, double DVD) [Édition Collector] (DVD)
Cela faisait longtemps que ce film me faisait de l'oeil. Une bonne occasion d'acquérir la version DVD collector, et hop, c'est parti !

Nous sommes à New-York, à la fin des années 80. Bobby dirige une boîte de nuit à la mode, dans laquelle viennent s'amuser pas mal de trafiquants de drogue. Une bonne raison pour que personne dans son entourage n'apprenne que Bobby appartient à une famille de flics : son père et son frère travaillent tous les deux dans la police. Et comme lui dit son père : un jour tu devras faire un choix entre ta famille et ton entourage.
Alors quand son frangin lui demande de devenir indic, pour appréhender un trafiquant russe, la situation de Bobby se complique...

Lorsque je regardais La Nuit nous appartient, j'avais l'impression d'assister à un classique instantanné (sensation que j'avais déjà eu cette année avec Gran Torino, par exemple). James Gray qui s'était déjà fait remarquer il y a quelques années avec Little Odessa, réalise ici un polar de haute volée et très agréable.

Joaquim Phoenix réussit à incarner parfaitement Bobby, on y croit, il EST le personnage et sert beaucoup dans la réussite de l'ensemble. Les autres rôles sont bien choisis : Robert Duvall dans le rôle du père et Mark Whalberg dans celui du frangin. Reste Eva Mendes, dans un rôle un peu trop léger, dans le sens où elle n'a pas un rôle très important.

L'ambiance années 80 est fidèlement retranscrite avec une bande-son de haute volée (vous l'avez en bonus dans la version collector du dvd chez Wild Side Vidéo).

On frissonne, on réfléchit à ce que l'on ferait à la place de Bobby, et le tout sans violence ni vulgarité.

Du bon et du beau polar comme j'aimerais en voir plus souvent. Immanquable si vous êtes fan du genre.


Dead Snow
Dead Snow
DVD ~ Tommy Wirkola
Proposé par S-PION
Prix : EUR 9,99

6 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Fuyez., 2 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dead Snow (DVD)
Houla, attention, voilà un film d'horreur norvégien. Que voulez-vous, actuellement, les pays nordiques ont la cote auprès des amateurs de frissons ! Mais ne nous emballons pas trop, car à bien y regarder, il s'agit d'un produit bien médiocre sous ses aspects de petits films d'horreur sympa...

C'est les vacances de neige pour 6 jeunes adultes norvégiens ! Ils rejoignent le coeur léger le chalet qu'ils ont loué, perdu au milieu des montagnes enneigées. Pas de chance : ils ont atterri dans une région hantée par des zombis, et de la pire espèce puisqu'il s'agit de zombis nazis revenus d'entre les morts pour récupérer leur trésor de guerre... C'est le début du massacre.

Dead Snow, c'est nul tout simplement. La première heure enchaîne péniblement tous les clichés du genre, rebattus depuis au moins trente ans. Le réalisateur glisse des références grosses comme un camion, ce dont on n'avait même pas besoin tant elles sont évidentes (Evil Dead et Braindead). Mais il ne suffit pas de servilement citer ces références pour obtenir un bon film. Donc durant une heure, il ne se passe pas grand chose, et l'on s'ennuie presque.

Puis les zombis arrivent et l'on se dit que ça va enfin commencer. Même pas. La plupart des scènes empruntent donc aux 2 grands ancêtres cités, mais jamais le réalisateur ne tente un quelconque truc original. Pire, les acteurs sont imbuvables, les scènes pas très logiques, et les raccords photo foirés.

Allez, il reste dans cet océan de vide deux passages un brin drôles. Le premier intervient lorsqu'un des personnages se défend avec un marteau et une faucille face à un zombi nazi qui tire la tronche. Le second, lorsque les derniers survivants se retrouvent face au big boss des zombis, après avoir vaincu une horde de morts-vivants. Et eux de dire un truc genre "on va se le faire, ce salaud !". Et ce dernier de crier "Resssuuurrrecction" pour lever une nouvelle armée de zombis. Ah ah ah. Voilà je vous ai spoilé les deux gags un semblant drôles du film, vous avez économisé une location. Merci qui ?

Fuyez.
N'essayez même pas de le voir.
Vous le regretteriez. Le cas typique du produit complètement foiré qu'on trouve trop souvent dans le cinéma d'horreur actuel.


Le Dahlia Noir
Le Dahlia Noir
par James Ellroy
Edition : Poche
Prix : EUR 10,65

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 comme un no man's land grisâtre, 2 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Dahlia Noir (Poche)
Je voulais lire Le Dahlia Noir depuis pas mal de temps. Parce que c'est un classique du roman noir, et que j'ai envie de me mettre à ce genre de livres depuis quelques mois. Et on m'avait dit le plus grand bien de ce livre.

Dwight Bleichert, policier de Los Angeles, se lie d'amitié avec Leland Blanchard, un collègue. Les deux hommes travaillent ensemble, ils forment un bon duo de flics. Jusqu'au jour où une enquête va bouleverser complètement leurs vies.
Janvier 1947. Le corps d'Elizabeth Short est retrouvé, atrocement mutilé, dans un terrain vague de Los Angeles. L'affaire fait grand bruit, et la police, sous la pression de la mairie, doit tout mettre en oeuvre pour retrouver l'assassin. Bleichert et Blanchard se voient confier l'affaire. Ils vont plonger au coeur des ténèbres, à la recherche d'un tueur insaisissable...

Je vois le Dahlia Noir comme un no man's land grisâtre. Généralement, dans les intrigues, le Bien et le Mal sont clairement délimités, et la frontière entre eux assez mince : soit un personnage est gentil, soit il est mauvais.
Dans le Dahlia Noir, Le Bien et le Mal sont des notions extrèmes, et l'ensemble des personnages du roman naviguent constamment entre les deux. Tout le monde a sa part sombre, et même lorsqu'un personnage tente de faire le bien, il finit irrémédiablement par commettre des actes répréhensibles. C'est la grande force du roman : assister à l'évolution de ces personnages dans cette zone bien sombre, ce no man's land.

James Ellroy prend son temps : l'auteur consacre les 100 premières pages à détailler les débuts de la relation entre Bleichert et Blanchard. On ne s'ennuie pas, mais on ne voit pas où il veut en venir. On aimerait que l'intrigue commence "réellement". Et puis le cadavre d'Elizabeth Short surgit dans l'intrigue, et plus rien ne sera comme avant. On comprend alors pourquoi le roman ne commence pas par le meurtre, parce qu'Ellroy veut appuyer sur la manière dont il va transformer la vie des deux flics.

Dans Le Dahlia Noir, toutes les couches de la société en prennent un coup, personne n'est innocent. Que ce soit l'aristocratie, les politiques, les autorités, etc. tout le monde a quelque chose à se reprocher, d'une manière ou d'une autre. Les deux personnages principaux seront les plus touchés dans cette histoire.

James Ellroy travaille à partir de faits réels, mais transforment la réalité : l'affaire du Dahlia ne fut jamais résolue. Ici, Ellroy aboutit à une conclusion, donne un coupable mais en fin de compte cela n'a plus réellement d'importance.
On sent la volonté de l'auteur de faire vrai, de donner une profusion de détails, c'est aussi l'un des défauts de son histoire. Il faut une lecture attentive pour ne pas crouler sous les noms de personnages. Heureusement ici on s'en sort encore sans prendre de notes. Mais pour peu que vous lachiez le livre une ou deux semaines, cela devient délicat d'y revenir. Il vaudra donc mieux le lire d'une traite.

Le Dahlia Noir est un livre magnifique, très noir, qui ne m'a pas déçu. Je retournerai bientôt vers cet auteur avec Le Grand Nulle Part.

Critique publié sur mon blog : [...]


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