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Contenu rédigé par Durand Sébastien
Classement des meilleurs critiques: 372
Votes utiles : 5191
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Commentaires écrits par Durand Sébastien (France)
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3.0 étoiles sur 5
À la source du cycle de Cyann, 13 mars 2013
Premier volume d'un cycle majeur de la BD mais qu'on ne peut qualifier de cycle majeur de François Bourgeon (car ses autres cycles sont aussi importants : Les Passagers du Vent, Les Compagnons du Crépuscule), "La sOurce et la sOnde" fait la part belle à l'eau, comme souvent chez son auteur, mais aussi à un monde cette fois fantastique et situé à une époque et sur une planète différentes de la nôtre. Comme toujours, les filles sont sexy en diable et, sous prétexte d'être libres, restent quand même avant tout un fantasme de lecteur un peu macho, typique d'une certaine génération dans la BD.
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3.0 étoiles sur 5
Autant en emporte l'Algérie, 13 mars 2013
Alexandre Arcady a fait de "Ce que le jour doit à la nuit" (magnifique titre) un film de cinéma à l'ancienne avec des héros qui n'ont pas forcément le charisme des grands couples de légende. Car, en dehors d'Anne Parillaud (dans un beau rôle de "cougar") et d'Anne Consigny (dans celui, plus classique d'une "mère courafe"), ça manque de "poids lourds" malgré la présence de Mohamed Fellag et de Vincent Pérez. Le sujet est passionnant. Oui, l'Algérie française, puis l'Algérie algérienne, c'est un peu notre Sud façon "Autant en Emporte le Vent" à nous, un terreau narratif formidable (comme l'Indochine d'ailleurs). Et globalement, on suit le tout avec intérêt sinon avec passion. Mais imaginons un instant que le roman de Yasmina Kadra ait été adapté pour la télévision par le même réalisateur, Alexandre Arcady : il se serait donné le temps d'ajouter une heure de plus (en passant de près de 3 heures à 4 heures) en répartissant le tout en 4 épisodes, lui permettant de ne pas trop accéler le rythme sur les années de la guerre (curieusement zappées ici). Surtout, la forme narrative, hyper classique qu'il a choisie, parait assez datée sur grand écran alors qu'elle convient encore parfaitement au format saga d'été à la télé.
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Becket
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| DVD ~ Richard Burton |
| Prix : EUR 19,16 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Rendre à Henri ce qui est à Henri et à Dieu ce qui est à Dieu, 11 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Becket (DVD)
La relation tortueuse entre Henri II d'Angleterre et Becket, son ami chancelier puis son ennemi quand il devient archevêque de Canterbury. Quel sort curieux a frappé ce "Becket", invisible depuis des années en France, jamais ressorti en salles ou diffusé à la télé (à ma connaissance) et non disponible en vidéo jusqu'à cette réédition ? Car voici un excellent film, tiré de la pièce d'Anouilh et interprété par un duo magique, Peter O'Toole (Henri) et Richard Burton (Becket), dans une magnifique reconstitution (qui n'exclut pas les anachronismes, mais c'est de peu d'importance) et des dialogues splendides. Bien sûr, le tout est un peu bavard, eu égard à l'origine théâtrale du projet, mais finalement très shakespearien. À redécouvrir absolument.
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4.0 étoiles sur 5
Les défilés de mode sous toutes les coutures, 9 mars 2013
Les coulisses des défilés de mode, prêt-à-porter ou haute-couture, filmés avec intelligence et empathie par Loïc Prigent. Si l'on se doutait de l'effervescence qui règne avant cet arrêt de vie ou de mort que représente le défilé bisannuel devant les journalistes et blogueuses du secteur, on ne réalise pas forcément que pour un Lagerfeld impérial de maitrise de lui-même, on a un Gaultier qui semble dépassé et annule un tiers des robes - pas prêtes - à 5 mn du défilé ! Montrer les coulisses est toujours une opération risquée : parfois la magie en sort renforcée, parfois au contraire un peu diminuée. Mais dans une industrie qui est toujours plus en voie de disparition mais qui symbolise malgré tout le savoir-faire français (même si les documentaires ici voient plus large : l'Italie de Fendi, les USA etc.), "Le Jour d'Avant" est un témoignage précieux de cet art de vivre et de coudre.
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3.0 étoiles sur 5
Lagerfeld version contrôlée, 9 mars 2013
Même si le documentaire de Rodolphe Marconi ne tient pas toutes ses promesses et ne lève qu'un petit coin du voile - il s'agit après tout d'un reportage tout ce qu'il y a de plus "autorisé" - c'est sans doute plus que Karl Lagerfeld n'en avait jamais dit jusqu'alors (mais depuis, je trouve qu'on en apprend plus chez Loïc Prigent). On comprend en tout cas, mais on le soupçonnait, que KL n'est pas dupe de son personnage, du monstre qu'il a créé et qui semble parfois bien encombrant. Même à lui. Marconi bafouille parfois dans es questions, on le sent rougir derrière sa caméra et du coup il ne peut jamais prendre l'ascendant sur l'objet de son film. Karl Lagerfeld accumule les bons mots et les méchancetés, et avec quelle verve !
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4.0 étoiles sur 5
"On n'a que les limites qu'on se donne", 7 mars 2013
Avec la fascination et la complicité qui s'entremêlent toujours dans les documentaires mode et luxe de Loïc Prigent, ce nouvel opus nous plonge dans les coulisses de la création chez Chanel. Ce n'est pas l'angle un peu "too much" du "Lagerfeld Confidentiel" (de Rodolphe Marconi) qui s'exprime ici mais l'admiration - presque celle d'un enfant - envers le talent de toutes les "petites mains", de la rue Cambon ou du fin fond de la campagne française où vit une "gallonneuse" qui préfère parfois traire ses vaches que réaliser ses boutons ! (c'est elle qui répète "on n'a que les limites qu'on se donne"), ces femmes si cruciales à la réussite d'une collection. Aux confins de l'art et de l'artisanat, les coulisses d'une industrie dont on peut être fier, que ses créations nous soient ou pas accessibles.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le catalogue de l'expo Blanche-Neige à San Francisco, 7 mars 2013
Au prix d'une certaine confusion - J.B. Kaufman vient de publier le livre "définitif" sur le making of de Blanche-Neige - ce livre revient sur une exposition organisée en ce moment au Musée Walt Disney de San Francisco. Les textes sont moins conséquents (et on en apprend moins) que dans l'autre volume, en revanche, certaines des pièces montrées ici n'avaient encore jamais été présentées. On regrettera néanmoins d'apprendre que la plupart des cellos exposés sont en fait des reproductions modernes (les originaux étant désormais trop fragiles pour être déplacés, voire photographiés).
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4.0 étoiles sur 5
Cherchez la femme, 7 mars 2013
Ayse est "vendue" par les siens à une famille turque émigrée, officiellement pour se marier avec le fils de la maison. Mais en arrivant en Autriche, la jeune fille comprend qu'elle va en fait servir de seconde épouse au père. La mère Fatma est atteinte d'un cancer et l'a choisie elle-même pour assurer la continuité familiale. Sur un sujet difficile, Umut Dag réalise un film qui reste toujours clair, concis (à l'image d'Ayse qui parle le moins possible) et jamais manichéen. Les protagonistes ne sont pas forcément toujours ce qu'ils semblent être et tout ce petit monde partage le même appartement viennois, petit et forcément suffocant même si le metteur en scène choisit paradoxalement un format d'image qui agrandit le lieu, comme si chacun avait droit à son "espace de liberté dans les limites données". Dans le rôle d'Ayse, Begüm Akkaya est tout simplement remarquable.
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Indiscrétions
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| DVD ~ Cary Grant |
| Proposé par DVD-A-TOUT-PRIX |
| Prix : EUR 7,00 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
La comédie de remariage par excellence, 5 mars 2013
"The Philadelphia Story" assez sottement traduit par "Indiscrétions" en français, est une délicieuse comédie, l'un des plus délicieuses comédies de l'histoire de Hollywood, emblématique de ces "comédies de remariage" qui fleurissaient à l'âge d'or du cinéma. Élégance de la production (Mankiewiecz), précision millimétrée de la mise en scène (Cukor) et bien entendu un trio d'acteurs de première classe : Katharine Hepburn et sa morgue aristocratique (version philadelphienne de la duchesse de Guermantes) écartelée entre le détachement alcoolisée de Cary Grant et la naïveté roublarde (un oxymore, je sais, mais qui le décrit très justement) de James Stewart. On est transporté par l'intelligence des dialogues et la réussite intellectuelle de cette mécanique si bien huilée.
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4.0 étoiles sur 5
Une image vaut mille mots, 5 mars 2013
Aspect un peu méconnu des Parcs Disney, sauf des vrais fans, les "Imagineers" (concepteurs) réalisent des affiches annonçant les futures attractions (un peu à la façon d'une bande-annonce de cinéma) et disposées aux endroits stratégiques des différents Disneylands du monde entier. Depuis 1955, ces posters ont illustré l'évolution des styles graphiques avec cependant une nette préférence pour l'art déco. Réalisées à la main (et à l'ordinateur désormais), ces affiches sont ensuite déclinées suivant les parcs (en tenant compte des goûts culturels locaux) et sérigraphiées. Pour la première fois, un ouvrage recense ces posters et leurs différentes variations. Il y a de nombreuses gemmes dans ce livre grand format.
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