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Contenu rédigé par Oliv'
Classement des meilleurs critiques: 56.598
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Commentaires écrits par
Oliv'

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Straight Ahead
Straight Ahead
Prix : EUR 13,53

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du Basie comme on l'aime, 14 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Straight Ahead (CD)
J’ai découvert cet album un peu par hasard en magasin en fouillant dans la discographie de Basie. Je connais bien sûr la plupart des grands classiques de Basie des années 50, mais là il s’agit d’un album studio enregistré fin 68. Comme je ne connaissais pas cette période du Count, je me suis dis pourquoi pas…
Bien m’en a pris: comme précédemment on se régale encore de la puissance et de l’excellence de ce magnifique orchestre. Et puis quelle machine à swing! Ce n’est certes pas nouveau, mais quel plaisir tout de même!

On retrouve bien sûr des musiciens emblématiques de cet orchestre: par exemple Freddie Green (bien sûr!) à la guitare, Marshall Royal à l’alto, Eddie «Lockjaw» Davis au ténor ; et d’autres musiciens que je ne connais pas, comme par exemple la section rythmique Norman Keenan à la basse et Harold Jones à la batterie. Les intros piano de Basie sont toujours aussi diablement efficaces.
Mais c’est le compositeur/arrangeur Sammy Nestico, que je ne connaissais pas non plus, qui est le grand bonhomme de cette session. C’est lui qui a composé et arrangé tous les titres, et c’est une belle réussite, les arrangements en particulier. Evidemment le swing et la puissance de l’orchestre sont mis en avant mais il y a aussi certaines trouvailles vraiment bien vues.
On se régalera du swing ravageur de titres comme “Basie – Straight Ahead” ou “Magic Flea”, ou de belles ballades comme “Lonely Street” ou “That warm feeling”, ce dernier titre étant un peu le “Lil’ Darlin’ ” de cet album, avec des petites touches d’orgue hammond judicieusement placés.

Bref rien de nouveau sous le soleil de Count Basie, certains classiques de cet orchestre étant supérieurs à cet album, mais il comprend tous les ingrédients qui nous plaisent chez ce grand orchestre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 18, 2013 11:22 PM MEST


Night Songs
Night Songs
Prix : EUR 19,89

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Pas cet album là..., 23 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night Songs (CD)
Jonathan Kreisberg est un des guitaristes les plus intéressants de notre époque; ayant bien sûr assimilé les grands courants de la guitare jazz (et du jazz tout court), il est un des musiciens actuels qui porte haut le flambeau de cet instrument dans le jazz contemporain, un peu dans la lignée de Kurt Rosenwinkel, même si son jeu est tout de même bien différent.
Plusieurs albums illustrent largement ces talents, citons par exemple South of Everywhere, Unearth ou Nine Stories Wide (voir ma chronique), albums qui m'ont enthousiasmé.

Sur celui-ci le guitariste se frotte au répertoire des ballades. A titre personnel c'est ce répertoire qui me touche le plus; on a tous en tête des versions boulversantes de ces thèmes par des artistes comme Bill Evans, Charlie Parker, Miles Davis, John Coltrane... Un répertoire exigeant donc, qui ne doit pas s'encombrer de superflux car doit toucher au coeur.
Ce n'est pas évident de faire un album entier composé de ballades uniquement certes, un concept ambitieux. Mais on compte de magnifiques réussites inoubliables, par exemple l'album Ballads de John Coltrane, ou même plus récemment Songs de Brad Mehldau

Pour ma part, je n'ai pas été convaincu par cet album de Jonathan Kreisberg; la musique est plutôt endormante, mollasone... Alors qu'elle devrait être au contraire poignante! Le déclic ne s'est pas fait sur cet album; il y (trop) peu de réussites, 1 ou 2 morceaux tout au plus, sans que ces versions restent inoubliables d'ailleurs. Rien à dire de particulier sur les autres musiciens (Gary Versace au piano, Matt Penman à la contrebasse, Make Ferber à la batterie), si ce n'est pas que ça joue juste bien évidemment. Mais la flamme n'y est pas...

Ca n'enlève rien au talent de ce grand musicien, mais mieux vaut s'orienter vers d'autres albums de lui.


Nine Stories Wide
Nine Stories Wide
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 12,58

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Trio d'un guitariste passionnant, 27 janvier 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nine Stories Wide (CD)
Jonathan Kreisberg fait partie du mouvement du jazz actuel joué dans la grosse pomme; bien que sa renommée n’égale pas encore celle d’un Kurt Rosenwinkel, l’écoute de cet album nous permet d’affirmer sans coup férir que Jonathan Kreisberg fait partie comme celui-ci des guitaristes les plus passionnants de notre époque, à la fois par son incroyable virtuosité mais aussi par la singularité de son jeu.
Ses albums en leader nous proposent des musiques assez différentes, contemporaines du jazz new-yorkais actuel (Unearth, South of Everywhere) ou de facture plus classique: de premier abord cet album fait partie de courant: il d’agit d’un trio acoustique guitare/contrebasse/batterie, avec un (beau) son de guitare naturel. Le répertoire comprend des standards, des reprises moins connus et quelques compositions personnelles.

Le jeu déployé par Jonathan Kreisberg sur cet album est réellement sidérant de maîtrise, d’assurance et de justesse. Ses chorus ont toujours quelque chose de particulier: on sent qu’il a assimilé parfaitement le langage des différents maîtres de cet instrument, mais il a clairement développé une vrai singularité. Son jeu en arpège en particulier est impressionnant; le flux rythmique qu’on ressent dans le développement de ses chorus est des plus remarquables.
La plupart des reprises sont revus avec originalité: on notera une version en 5/4 de “Summertime”, ou encore une reprises de “Michelle” des Beatles très largement remaniée. Ne passer pas à côté de la reprise de “Just In Time” où Jonathan met littéralement le feu d’entrée… Côté ballade on retrouvera la superbe reprise de “My ideal”, thème qui a été joué entre autre par Chet Baker.
Côté compo, ma préféré de cet album est “Dana”, un thème latin sur lequel Jonathan nous offre un chorus incroyable.
Ses partenaires sont Larry Grenadier et Bill Stewart, inutile d’évoquer les mérites respectifs de ces immenses musiciens…Je dirais simplement qu’ils sont en excellente forme et que le trio est très cohérent.

Cet album est en somme un vrai régal, et permet de découvrir ce superbe musicien qu’est Jonathan Kreisberg.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 25, 2013 9:33 PM CET


Where Do You Start
Where Do You Start
Prix : EUR 10,34

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour du trio de Brad Mehdlau - Versant reprises, 5 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Do You Start (CD)
Ca faisait quelques années que Brad n’avait pas sorti d’albums avec son trio habituel, le pianiste s’étant intéressé à d’autres formats des plus divers: solo (Live in Marciac), duo avec Pat Metheny, Kevin Hays, Joshua Redman… ou même grand orchestre (Highway Rider).

Coup double donc en cette année 2012 pour ce trio car 2 albums sont parus cette année: Ode qui ne contient que des compositions du pianiste, et que je n'ai pas encore écouté, et donc cet album "Where de you start", composé de reprises à l'exception de "Jam", un thème qui porte bien son nom et qui est une improvisation qui conclue "Samba E Amor", un thème de Chico Buarque.
Pour aller droit au but (sans faire référence à l’OM…Qu’est ce qu’on se marre!): j'adore vraiment cet album, qui est à mon sens très réussi! Les derniers albums de Brad en trio (le dernier Live au Vanguard et Day Is Done) m'avaient plutôt déçus dans l'ensemble et j'en venais à regretter le temps où Jorge Rossy faisait partie du trio… Le batteur Jeff Ballard apporte une touche plus rock que Jorge, en plus de sa grande connaissance du jazz par ailleurs, mais je trouvais le nouveau trio pas aussi soudé que le précédent.

Cet album est sans doute le plus réussi du trio de Brad avec Jeff Ballard. Tous les morceaux ont leur propre ambiance et sont différents. Les morceaux les plus intéressants sont selon moi “Holland” (avec son motif répétitif de basse), “Brownie speaks” (sans doutes le thème le plus swing), “Aquelas Coisas Todas” (une reprise bossa très réussie), "Airegin" et les 2 superbes ballades “Baby plays around” et “Where do you start ?”, qui sont peut-être les 2 sommets de l’album.
Les autres thèmes sont bons aussi. Le seul morceau que je n’aime pas, et qui dénote d’ailleurs avec le reste de l’album, est “Time has told me”: non seulement le thème n’est pas très intéressant, mais sur cette reprise Brad retombe dans certains de ses travers intellectuels qui m’ennuient…Pour les reste c’est du tout bon!
Je trouve aussi que c’est sur cet album que la complicité et l’unité du trio Mehldau/Grenadier/Ballard est la mieux représentée. Leur unité de son est superbe, et cet album démontre que cette section rythmique a ses propres qualités, différentes de l’ancien trio, et qu’il n’a rien à lui envier!

Bref sans être du niveau des albums “Art of trio”, cet album est donc excellent. Me reste donc à découvrir le versant composition de Brad via l’album “Ode”, issue des mêmes sessions.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 31, 2013 11:12 AM MEST


Live At Maybeck /Vol 10
Live At Maybeck /Vol 10

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Kenny Barron en solo à Maybeck, 29 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At Maybeck /Vol 10 (CD)
Même si j’ai quelques albums de Kenny Barron, je suis loin d’être un spécialiste de sa discographie…Il faut dire qu’il en a publié un paquet, le Kenny! De ce que je connais la plupart de ces albums sont en trio ou en quintet. On trouve aussi quelques duos, dont celui avec Charlie Haden et bien sûr le magnifique album avec Stan Getz:People Time. Bizarrement, on ne trouve quasiment pas chez ce pianiste d’albums en solo, un exercice dont certains de ses confrères pianistiques sont pourtant très friands…

Ce live at Maybeck comble donc un vide en ce sens, et vaut d’autant plus son pesant d’or que Kenny est au sommet de sa forme sur cet enregistrement ! Le concert commence par un “I’m getting sentimental over you” des plus swings, et enchaîne par une superbe version de “Witchcraft” dans la même veine. Le répertoire est largement orienté bop et swing dans son ensemble, même si tous les morceaux sont variés et bien différents. La virtuosité de Kenny Barron est impressionnante, on reconnaît tout de suite sa pâte: écouter en particulier la magnifique progression de ses chorus sur “Well, you needn’t”, ou dans un style différent sur “Sunshower”, une des ses composition: on ne peut qu’admettre à ces écoutes que Kenny est sans conteste un des pianistes les plus passionnants de notre époque, même si il est resté dans une veine plus traditionnel que des pianistes tels que Chick Corea, Keith Jarrett ou Fred Hersch...
Les ballades arrivent à point nommer pour atténuer le feu du jeu de Kenny: on appréciera en particulier la reprise de “Spring is here” jouée dans un climat des plus apaisant, et sa composition “Sunshower” qui clôt l’album, sur une ambiance assez différente du reste de l’album.

Cet album est excellent en totalité, ce qui est loin d’être toujours le cas des albums de piano solo… Pour ceux qui connaissent la collection Live at Maybeck, qui n’éditait que des concerts de piano solo, il est à noter que c’est un des albums de cette série qui est réédité régulièrement, et qu’on trouve donc facilement à un prix modique; ce n’est pas le cas des live at Maybeck de Kenny Werner, Richie Beirach ou Monty Alexander, pour ne citer que quelques exemples, dont le prix atteint des sommes déraisonnables...
Pour toutes ces raisons voici donc un album que je recommande fortement.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 5, 2012 11:05 PM CET


King Crimson
King Crimson
par Aymeric Leroy
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent livre sur King Crimson par un expert du rock progressif, 3 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : King Crimson (Broché)
Trouver un ouvrage digne de ce nom sur King Crimson n'est pas chose aisé...D'autant moins en français! Cet ouvrage vient donc combler un manque et tous les fans francophiles de ce groupe seront comblés. Il faut dire que l'auteur n'est pas n'importe qui : Aymeric Leroy est LE spécialiste français du rock progressif, fin connaisseur entre autre des groupes issus de la scène de Canterbury (Soft Machine, Caravan, Hatfield and the north…): je savais donc en me procurant cet ouvrage qu’il y avait peu de risques d’être déçu…

Et mes impressions furent confirmées: l’analyse est très pertinente, précise et juste. L’auteur ne tombe jamais dans une admiration béate (ce que je déteste dans les biographies de groupe de musiques), et reste très objectif. Il y a énormément d’information en particulier sur les débuts du groupe, et auparavant sur la rencontre de Fripp avec les frères Giles. On apprendra beaucoup de choses en particulier sur le tandem Fripp/Sinfield. Les textes de Peter Sinfield sont très finement analysés, et il s’agit sans doutes d’un des éléments les plus intéressants de cet ouvrage ! Les analyses des musiques sont également très pointues: moi qui connaît bien la musique de King Crimson j’ai parfois découvert des choses que je ne soupçonnais pas.
Les années 80 à aujourd’hui sont aussi très bien décrites et analysées. Les citations au journal de Robert Fripp abondent, ainsi que les références aux albums lives sortis via le Collector club.

Seul petit regret: du fait de la taille de l’ouvrage, 240 pages environ, tout n’est pas non plus évoqué (mais vu le prix de l‘ouvrage il n’y a pas à se plaindre). Ainsi les albums “Soundscapes” de Robert Fripp sont à peine évoqués. Mentionné également mais non détaillé: la création et les différents évènements autour de Discipline Global Mobile, label crée par Fripp. Mais on ne peut tout dire dans ce format de livre de taille moyenne et Aymeric Leroy s’est attaché aux points les plus importants. Une sélection intelligente et juste…

Après les goûts de l’auteur sont aussi reflétés (ce qui est normal) mais toujours de façon argumentés. Les qualités des albums des années 80/90/2000 sont aussi mises en avant par l’auteur, fort à propos d’ailleurs car ces albums sont souvent décriés à tort (je pense en particulier à “The Construktion of light”)! Par contre j’étais étonné du manque d’enthousiasme de l’auteur à propos de “Red”, l’auteur semble largement lui préférer “Starless and Bible Black”. J’aime aussi cet album mais “Red” me parait nettement plus abouti. Je ne suis pas non plus d’accord pour dire que “One more red nightmare” est moins réussi que les autres titres de Red, et je conteste le fait que Red est rentré au panthéon des albums phares du rock depuis qu’on a appris qu’il s’agissait d’un album de chevet de Kurt Cobain: il l’était déjà bien avant cet évènement… Encore une fois il s’agit là de goûts personnels sur lesquels on être d’accord ou non, mais sur l’ensemble c’est excellent.

Pour conclure je ne peux que conseiller l’acquisition de cet excellent ouvrage aux fans de King Crimson.


Impulse 2-on-1: Illumination! / Dear John C.
Impulse 2-on-1: Illumination! / Dear John C.
Prix : EUR 12,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbes albums d'Elvin Jones chez Impulse, 7 avril 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Impulse 2-on-1: Illumination! / Dear John C. (CD)
Ces rééditions Impulse de 2 albums en 1 ont de nombreux mérites: d'abord de rééditer des albums qui n'étaient pas forcément évidents à trouver; le prix est aussi très modique, et son est excellent! Certains albums (pas tous!) sont d'ailleurs d'excellents crus. C'est le cas de ces 2 albums d'Elvin Jones, et il serait vraiment dommage de faire l'impasse dessus.

- Illumination!: Cet album est sous le leadership d'Elvin Jones et de Jimmy Garrison, c'est-à-dire la section rythmique du fameux quartet du John Coltrane. On retrouve d'ailleurs également McCoy Tyner au piano. L'originalité de cette formation (sextet) tient plutôt des cuivres: Prince Lasha à la clarinette et à la flute, Sonny Simmons au sax alto et au cor anglais, et Charles Davis au saxophone baryton. La musique de cette session (datée d'août 1963) est très modale (proche de thème comme "Impressions" de Trane), laissant une grande liberté au soliste. IL y a aussi quelques thèmes avec des rythmiques complexes, comme "Half and half"... Les 3 premiers titres sont excellents. A noter en particulier la superbe ballade "Oriental Flower" de McCoy Tyner, avec un bel arrangement des cuivres, et un superbe solo de piano, typique du style du pianiste. Les 3 derniers titres sont moins bons bien que les solos soient tout de même de bonne tenue. Charles Davis est très présent et on peut regretter de ne pas avoir entendu plus ce saxophoniste baryton par ailleurs. Elvin est en excellente forme, et son jeu est dans la lignée de ce qu'il faisait à l'époque avec Coltrane (écouter "Nuttin'Out Jones", "Aborigine Dance in Scotland")
A l'exception d'Elvin, chacun apporte au moins une composition, cette session est très égalitaire. Note: 4 étoiles.

- Dear John C.: Cette session datée de 1965 n'a rien à voir avec la précédente. Elvin joue ici en quartet et parfois en trio. Outre le talent d'Elvin, cet album permet de retrouver 2 musiciens que j'adore et que je trouve finalement assez sous-estimés: Charlie Mariano au sax alto et Richard Davis à la contrebasse. Le piano est tenu soit par Hank Jones, soit par "Sir" Roland Hanna. Ce projet a été mené par Elvin Jones et Charlie Mariano. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la musique est moins proche de celle de Trane que l'album précédent, à l'exception du titre hommage "Dear John C." qui est une déviation d'"Impressions". La musique est moins modale. Cet album est vraiment superbe, tout est excellent , et les morceaux sont tous différents.
Les 3 pièces en trio sax/basse/batterie, superbes, sont peut être les plus libres, mais tout est très mélodique. Les 2 pianistes et Elvin sont bien sûr très bons, mais je trouve que c'est surtout Charlie Mariano et Richard Davis qui sont exceptionnels sur cet album. Davis est un virtuose de premier ordre, digne d'un Scott LaFaro mais avec un jeu différent, et ce qu'il fait sur cet album est incroyable! Ecouter en particulier les pièces en trio (par exemple "This love of mine"). Quant à Charlie Mariano, on insistera particulièrement sur l'émotion de son jeu: magnifique! Ecouter en particulier la ballade "Feeling Good". Charlie a réussi à avoir un jeu très singulier, et l'influence de Parker ne se fait pas ressentir contrairement à bon nombre de ses collègues altistes...
Bref cet album est un régal: à décourvrir! Note: 5 étoiles.

Le seul bémol: comme toujours avec ces rééditions, les liner-notes sont trop petites.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 5, 2014 10:51 PM MEST


Conversations with Christian
Conversations with Christian
Prix : EUR 18,47

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Christian McBride duettise, 25 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conversations with Christian (CD)
Cet album est paru fin 2011, en même temps qu'un autre album en leader du bassiste au format "big Band", The Good Feeling. 13 titres sont proposés ici, tous en duo avec un musicien différent à chaque fois, sur des instruments différents (souvent du piano et voix, mais aussi de la trompette, du saxophone ténor, de la guitare). Les styles joués sont variés : swing pour la plupart, free mais aussi latin (avec Eddie Palmieri), et on s'éloigne du jazz de temps en temps en allant sur le terrain world music (Angelique Kidjo), pop (Sting) ou Soul (Dee Dee Bridgewater).

Les titres sont plus ou moins réussis mais sur l'ensemble l'album est bon. On le sait, Christian McBride est un (le ?) des plus grands virtuose actuels sur la contrebasse, et cet album le démontre amplement. Sa technique et sa musicalité sont superlatives, en plus bien sûr d'une très belle sonorité: on ne peut être qu'admiratif d'une telle maîtrise. Moi il m'impressionne en tous cas... Il arrive sur certains moment que son discours soit un peu trop technique, mais la grande majorité du temps c'est parfait et sa musicalité est juste incroyable. Sur quelques morceaux il ne prend pas de solo, se contentant d'accompagner, avec Sting par exemple.
Comme je le disais le résultat est assez inégal. Les moins bons moments sont le duo avec Sting (où le morceau joué est assez banal et pas très intéressant), celui avec Dee Dee Bridgewater (où la chanteuse en fait des tonnes), et celui avec l'actrice Gina Gershon à la guimbarde (une rencontre assez drôle, mais le morceau est quand même trop long... et donc lourdingue !).
A l'inverse les meilleurs thèmes de l'album, ceux qui sortent du lot, sont selon moi:
- Afririka avec Angelique Kidjo. Avec un excellent riff de basse et une chanteuse qui ne fait pas semblant de donner de la voie!
- Spiritual avec Billy Taylor. Un beau thème joué avec beaucoup d'élégance et de retenue.
- McDukey Blues avec Georges Duke. Les 2 protagonistes se donnent sans réserves sur ce blues.
- Tango Improvisation #1 avec Chick Corea. Rien n'est prévu mais les 2 protagonistes se suivent parfaitement et au final c'est un des meilleurs moments de l'album. C'est le morceau le plus aventureux en tous cas, celui où McBride prend le plus de risque.

D'autre thèmes sont également réussis, mais n'apporte rien de vraiment de neuf. Comme par exemple le duo avec Hank Jones ou celui avec Roy Hargrove. C'est le cas également du thème latin avec Eddie Palmieri, même si le morceau est bon.

C'est vrai que malgré tout l'album donne un peu l'impression de faire «carte de visite» du talent de bassiste de McBride, car on entend de nombreuses facettes de son jeu: en solo, à l'archet en accompagnement mais aussi en tant que compositeur. Mais c'est très varié, et donc très agréable à écouter. Il n'y a certes pas de concept très poussé derrière ce projet mais si on laisse le côté intellectuel de côté (ce que certains artistes devraient d'ailleurs faire plus souvent !), les moments de plaisir sont nombreux!
Reste que j'attends désormais d'un musicien de la trempe de McBride un projet musical d'un d'une autre ampleur. Son talent mérite bien sûr respect et admirations pour tout ce qu'il a fait jusqu'à présent, mais comparé à des artistes comme Brad Mehldau, ou Dave Holland (pour citer un autre contrebassiste), il lui manque une formation personnelle stable qui irait plus loin, au niveau singularité et au niveau compositions. Je sais je suis dur, mais c'est selon moi le seul élément qu'il lui manque pour faire définitivement parti des géants du jazz.

Cet album est tout de même une réussite. Et puis quel contrebassiste tout de même...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2012 8:58 PM MEST


Impulse 2-on-1: Jazz Messengers!!!!! / A Jazz Message
Impulse 2-on-1: Jazz Messengers!!!!! / A Jazz Message
Prix : EUR 12,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Albums moins connus d'Art Blakey chez Impulse!, 7 janvier 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Impulse 2-on-1: Jazz Messengers!!!!! / A Jazz Message (CD)
Avec sa série 2-on-1, Impulse réédite des albums parfois devenus des classiques (par exemple les 2 albums de Charles Mingus ), des albums un peu moins célèbres de musiciens de renom (comme c'est le cas ici pour Art Blakey), voir de musiciens moins célèbres (Mel Brown, Michael White...).
Concernant Art Blakey, ces 2 albums Impulse ne sont donc pas considérés au même niveau que les albums Blue Note de la même époque, devenus eux des classiques pour la plupart. Le premier opus concerne la formation mythique des jazz messengers, et le second présente Art Blakey en quartet, hors des messengers.

- Jazz Messengers !!!!!: cet album des Messengers constitue le 1er album en sextet. Curtis Fuller a été invité spécialement pour cet enregistrement (daté de juin 1961) et c'est suite à celle-ci qu'il rejoindra officiellement la formation d'Art Blakey. Il faut dire que la seule composition de l'album est de sa plume ('Alamode', qui ouvre l'album) et que c'est de loin le meilleur morceau de l'album. Ce thème fait partie je pense des meilleurs morceaux des messengers en sextet. L'arrangement de cuivres est excellent, et on retrouve la grande puissance et la fougue des solos, et un soutien rythmique tout en énergie, typique de cette formation. Bref, un classique du courant Hard Bop. Les autres messengers sont (outre Blakey) Wayne Shorter, Bobby Timmons, Lee Morgan et Jimmy Merritt.
Le reste de l''album, bien que bien arrangé et avec de bonnes idées, est en dessous d'Alamode. Ce sont des reprises des standards, bien qu''il y a beaucoup d''idées coté arrangements (sur Invitation par exemple). Il y a de nombreux changements de rythmes, parfois trop! On ne retrouve pas non plus l''énergie du premier thème ou des albums suivants. Mais ça reste évidemment très bon. En résumé un bon album mais en dessous de certains classiques Blue Note. Note: 4 étoiles.

- A jazz message: c'est hors des messengers qu'Art Blakey se présente en quartet, avec des musiciens qui ne faisait d'ailleurs pas partie de cette formation: Sonny Stitt au ténor et à l'alto, McCoy Tyner au piano et Art Davis à la contrebasse. Pour le coup, on est loin de la sophistication des arrangements de la formation hard-bop, ça swingue de manière plus relax, il n'y a pas d'arrangement particuliers: Blakey disait d'ailleurs lors de cette session qu'il souhaitait simplement s'assoir, se détendre et swinguer: Pari réussi! Les musiciens sont particulièrement en forme et se font plaisir, ça s'entend nettement. Art Davis et McCoy Tyner sont particulièrement inspirés, et Sonny Stitt fait des merveilles aussi bien à l'alto ('The song is you') qu'au ténor ('Café', 'Sunday'). Le jeu d'Art est toujours aussi puissant mais plus relaxé, ce qui laisse plus d'espace aux autres. Des 2 albums je préfère au final celui-ci, qui permet d'entendre Art dans un contexte plus posé que d'habitude. Un album très agréable à l'écoute, avec tous les éléments qui nous permettent d'obtenir un jazz d'excellente facture (Blues, swing...) bien que classique dans la forme. Note: 4 étoiles.

Un mot sur ces rééditions. Le prix est bien sûr très attractif, et côté son c'est tout à fait correct. C'est bien aussi qu'il y ait un livret, mais les textes sont trop petits. Quitte à ce qu'il y en ait pourquoi ne pas avoir agrandit les liner notes pour qu'elle soient lisibles? Quel est l'intérêt d'avoir un livret dans ce cas ? Ca n'aurait sans doutes pas coûter beaucoup plus cher de rajouter quelques pages, et nous aurions gagner largement en confort de lecture. Quel dommage!
Par contre côté musique c'est souvent du bon, voire du très bon.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2012 6:38 PM CET


Lee konitz compilation
Lee konitz compilation
Prix : EUR 26,79

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Période Soul Note chez Lee Konitz, 11 décembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lee konitz compilation (CD)
Ce 3e lot de parutions de coffrets "Black Saint/Soul Note", sortis en mai 2011, concerne 4 artistes : David Murray, Steve Lacy, Anthony Braxton et celui qui nous intéresse ici: Lee Konitz. Ce coffret sur le saxophoniste alto contient 5 albums, tous parus chez Soul Note, qui couvrent la période 1979-1992. Lee se présente ici sous plusieurs types de formation: en quartet sur 3 albums, en nonet sur un album, et en sextet (à géométrie variable) sur le dernier album.

- Live at Laren: c'est le seul album live de ce coffret, et Lee se présente dans une formule assez peu utilisée: le nonet, avec 6 cuivres et une section rythmique piano/basse/batterie. Parmi les participants on notera la présence de Red Rodney, Jimmy Kneeper, Ronnie Cuber, et la section rythmique Ray Drummond/Billy Hart. L'album est très plaisant et les chorus sont bons. Certains titres sont tout de même meilleurs que d'autres: "Without a song" et "Moon Dreams" sont superbement joués, les arrangements y sont excellents. Les autres titres sont un peu en dessous de ceux-là même si il y a de bonnes choses sur chaque thème. Si par exemple les 2 thèmes de Chick Corea contiennent de bons moments, on y trouve aussi quelques longueurs. Côté son on peut regretter que le son de Lee soit aussi éloigné par moment, mais le problème ne se pose que sur quelques titres. Un bon album en tous cas, avec quelques passages superbes. Note : 4 étoiles.

- Ideal Scene. Cet album enregistré en 1986 en quartet présente aux côtés de Lee le pianiste Harold Danko, sideman régulier du saxophoniste et que les fans de Chet Baker connaissent entre autre via le live in Japan, Rufus Reid à la contrebasse et Al Harewood à la batterie. On trouve plusieurs compositions du pianiste (dont un thème joué sur la trame harmonique de Giant Steps), une de Lee Konitz , un thème de George Russel et quelques standards. Le groupe joue excellemment bien sur cet album, il y a une belle énergie. Les solos de Lee sont excellents, et Harold Danko est intensément lyrique. Rufus Reid fait également de belles choses. Lee est magnifique en particulier sur la reprise de "If you could see me now". Excellent album, mon préféré de ce coffret. Note : 5 étoiles.

- The New York Album. Autre album en quartet en quartet, enregistré à New York en 1987 avec toujours Harold Danko et cette fois Marc Johnson à la contrebasse et Adam Nussbaum à la batterie. Cet album est assez proche de l'album précédent, mais l'ambiance est plus feutrée, la musique d'une manière générale est un peu plus posée. Mais c'est excellent également. Les solos Harold Danko sont toujours aussi superbes et Lee est très inspiré, que ce soit à l'alto ou au soprano. La ballade "Dream Variation" est magnifique, et le chorus de Lee est beau à pleurer... Note : 5 étoiles.

- Zounds: encore un album en quartet, enregistré à New York en 1990. On retrouve cette fois Kenny Werner aux claviers, Ron McClure à la basse et Bill Stewart à la batterie. La musique est ici plus audacieuse: on retrouve beaucoup plus de pièces free, et il y a beaucoup de sons de synthés dont certains ont d'ailleurs assez mal vieilli. A côté de ces thèmes "synthétiques" et de ces morceaux free, on retrouve quelques reprises. Certaines thèmes sont à oublier, comme par exemple la version de "Prelude to a kiss" avec ces horribles sons de synthés au goût douteux. Parmi les pièces libres, on retrouve des choses intéressantes où l'utilisation de ces sons est bien vu, sur "Prologue" par exemple. D'autres pièces sont inégales, et d'autres carrément mauvaises: "Synthesthetics" est bien représentatif de l'album, avec d'excellents moments, d'autres moins intéressants (voir soporifiques...) et d'autres vraiment mauvais. Je n'aime pas particulièrement ce que fait Kenny Werner sur cet album, à l'exception de quelques thèmes dont le superbe "Piece for my dad" joué en piano solo, un des meilleurs moments de l'album. La section rythmique y est elle intéressante, en particulier Bill Stewart dont le jeu est déjà très imaginatif (Bill n'a que 24 ans à l'époque...) malgré la sonorité inhabituelle un peu froide de ces fûts. En tous cas l'homogénéité de groupe est réelle... Et délectable! ("Prologue", "Soft Lee"...)
Cet album est tout de même le moins réussi de ce coffret, et de loin! Mais certains passages méritent notre attention. Note : 3 étoiles.

- Lunasea. Sur cet album Lee est cette fois co-leader avec la pianiste Peggy Stern. Le saxophoniste est un peu moins en avant que sur les autres albums, et on sent que c'est plutôt Peggy Stern qui dirige les opérations; c'est d'ailleurs l'occasion de découvrir son style très abouti et tout à fait intéressant. On lorgnera également sur le jeu passionnant du guitariste Vic Juris, très orignal et à la personnalité bien affirmée. On ne retrouve que des compositions des musiciens de la session, la quasi-totalité étant signées Peggy Stern. Il y a de nombreux duos (sax/piano, sax/guitar...) et quelques pièces en piano solo. Il y a quelques improvisations aussi, en duos ou trios notamment. On retrouve de très bonnes choses, des ambiances variées. L'album est peut être un peu long,tout n'est pas mémorable mais les occasions d'entendre Peggy Stern et Vic Juris sont plutôt rares donc ne boudons pas notre plaisir! Note: 3,5 étoiles.

Comme d'habitude, il n'y a pas de livrets avec ces coffrets, et les notes au dos de chaque jaquette sont parfois quasi-illisibles. Il n'empêche que ces albums sont tous intéressants, et que le prix est tout à fait raisonnable. C'est du tout bon...
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