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Contenu rédigé par Naturally
Classement des meilleurs critiques: 777.967
Votes utiles : 64
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Commentaires écrits par Naturally (France)
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
BD de salle d'attente, 12 décembre 2012
Dessins qui se veulent épurés mais que ne sont que plats et fades, couleurs choisies sans intelligence et, surtout, un scénario où la violence gratuite le dispute à la vulgarité racoleuse. Si vous aimez les films - et les dialogues - de Luc Besson, foncez ! Au moins, vous ne risquerez pas d'attraper la méningite. Si vous aimez le neuvième art, fuyez. "Aire Libre" est tombée bien bas.
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Léviathan
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par Paul Auster Edition : Poche |
| Prix : EUR 5,79 |
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1.0 étoiles sur 5
Que s'est-il passé ?, 3 octobre 2012
Après la Trilogie New Yorkaise, la douche écossaise ! Je me réjouissais de découvrir ce roman de Paul Auster ; j'ai été bien puni (sans savoir d'ailleurs de quoi). Quelle horreur ! C'est long, c'est laborieux, c'est besogneux. Les péripéties & rebondissements censés rythmer l'intrigue sont ternes, ça tombe à plat avant d'avoir décollé. Le tout est porté par un style où la lourdeur le dispute à la grandiloquence. Rien ne se passe sans que le narrateur, écrivain insipide et compassé, ne nous assomme d'adjectifs intersidéraux. Il boit un verre de trop ? C'est l'ivresse fantasmagorique. Il lève deux gonzesses dans la semaine ? C'est l'orgie priapique des sens. Il va pisser un coup ? Ce sont les chutes du Niagara. Etc. On remercie le ciel de n'avoir pas à lire un de ses romans ! Les personnages féminins sont, paraît-il, une réussite ; je leur trouve la profondeur psychologique d'un article de Marie-Claire. Le narrateur a beau nous marteler que ce qu'il raconte est incroyable et que les personnages de son récit sont tous exceptionnels, fascinants et attachants, on s'ennuie et on compte les pages restantes avant de passer à un vrai livre. D'une manière générale, le roman entier traîne une tare rédhibitoire pour un ouvrage qui se veut "politique" : il n'a rien à dire. On sent qu'Auster se damnerait pour sortir quelque chose d'un tant soit peu profond et original et... rien ne vient. Il n'a rien d'autre à proposer que ce sentimentalisme écoeurant et ses métaphores provinciales. C'est horrible à dire mais ces 316 pages auraient pu être pondues par Didier Van Cauwelaert. C'est dire !... Ce machin est une débâcle ; je félicite, j'envie ceux qui ont eu la chance & le bon goût de ne pas le lire.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Paname by Loustal !, 2 octobre 2012
Le cru Loustal 2012 est excellent. Le graphiste et coloriste hors pair nous ballade dans un quartier qu'il connaît bien et a manifestement pris plaisir à dépeindre son "chez soi" ! Etonnant de la part d'un homme connu pour son goût des voyages en général et de l'exotisme en particulier... Ici le déplacement s'opère plutôt dans le temps - l'histoire se déroulant dans les années 50 - mais la force du projet réside justement dans le caractère intemporel des images. Loustal ne verse jamais dans le pittoresque ou le nostalgique ; il est sans doute moins question pour lui de faire revivre une époque que de créer un Paris de toutes pièces, un Paris Loustalien, factice comme un travelo, chatoyant comme un tableau de Fernand Léger, et un peu vicié comme un roman de Modiano.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La Musique des Sphères, 26 novembre 2007
Un grand guitariste des 70's qui n'a rien à envier à Hendrix, accompagné par un duo basse-batterie vivant et sensuel. Ajoutez à cela que le bassiste était un chanteur absolument remarquable, dont la voix chaude, sombre et envoûtante n'était pas le moindre des atouts du groupe. La musique du Robin Trower de l'époque était particulièrement inspirée : intense, lourde et hautement psychédélique, il en émanait toujours quelque chose de cosmique. Les instruments sonnaient comme si on les torturait, comme si la wah-wah empêchait la guitare de respirer, comme si le rythme cardiaque des musiciens ralentissait sous l'effet de quelque substance illicite... On a souvent décrit l'homme comme un émule d'Hendrix ; c'était ignorer la profonde originalité de sa musique, de son jeu - reconnaissable à la troisième note pour qui l'a écouté un peu longtemps. Ses compositions étaient à des années-lumières de tout ce qui se faisait alors : des textures sonores au choix des tempos en passant par la structure (souvent déroutante) de ses morceaux, Trower brillait par une sensibilité qui le démarquait de showmen plus... virils, ou photogéniques ! Pour ceux qui ne jugent pas la musique selon la gueule de celui qui la joue, Pour ceux qui n'ont pas d'oeillères...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un beau livre, 17 novembre 2007
Une histoire intense, épaisse et dure, illustrée par un graphiste génial. En lisant ce très beau roman, on comprend l'amour que lui porte Loustal qui, souvent dans son oeuvre, s'est lui aussi complu dans de "tristes Tropiques", ces univers exotiques et décadents. Avec une économie de moyens qui force l'admiration et à laquelle le trait épuré de Loustal semble faire écho, Simenon décrit ici la déchéance humide, poisseuse des "civilisés" échoués à Tahiti. Le style efficace et sec de l'écrivain, associé à des images dignes de Gaugin, nous entraîne dans une lente et irrépressible descente, comme un glissement douloureux et suave.
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5.0 étoiles sur 5
Un grand Loustal !!!, 17 novembre 2007
Extrêmement réussi, cet album est un Loustal grand cru. Les couleurs, dignes de Matisse, illuminent un dessin épuré, élégant et sensible, le tout servant deux récits à la sauce aigre-douce. C'est beau, le talent...
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6 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Quelle déception !, 17 novembre 2007
Visuellement très réussie, cette série est malheureusement desservie par la faiblesse du scénario et, surtout, par la médiocrité des acteurs, le principal d'entre eux étant une pâle copie d'Al Pacino. J'ai passé quelques épisodes à attendre que la mayonnaise prenne, j'ai patienté, patienté puis me suis dit que la vie était trop courte pour s'infliger volontairement ce doucereux ennui. Si vous cherchez une vraie bonne série, orientez-vous plutôt vers "The Wire", "Rome", "24" ou encore "The Shield"...
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5.0 étoiles sur 5
Un chef-d'oeuvre de la bande dessinée, 15 novembre 2007
Cet album voit s'épanouir le style si particulier de Jacques de Loustal, dessinateur unique et coloriste surdoué. Les personnages sont plus hiératiques que jamais, évoquant tour à tour Fernand Léger, Edward Hopper ou la statuaire africaine, et semblent flotter en apesanteur dans des décors tracés avec cette fausse maladresse qui fait toute la grâce du dessin de Loustal. La lumière de New York a visiblement inspiré le coloriste qui recrée avec virtuosité l'atmosphère pesante, étouffante du Lower East Side. La narration fait preuve, elle aussi, d'une grande originalité, chargeant de sens les images et créant avec elles un déroutant contrepoint. Le laconisme du texte de Charyn, ses commentaires sèchement cruels donnent toute sa force à cette histoire simple et tragique. Pour moi, une des plus belles bandes dessinées jamais éditées...
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4 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Y a plus de jeunesse, ma bonne dame..., 5 octobre 2007
Un chapelet de geignements et d'anecdotes dignes du Café du Commerce censés constituer une "réflexion" héritée de Péguy (on croit rêver...). Un vide intellectuel intersidéral agrémenté de formules creuses, le tout servant de prétexte à maints passages télé et radio (le bouffon boursouflé ne va pas à la télé pour parler de ses livres ; il les écrit POUR passer à la télé). Consternant. Si vous voulez engraisser cette parodie d'intellectuel engagé, allez-y. Sinon, il y a aussi Raymond Aron, René Girard, Emmanuel Todd, Guy Sorman... Moins télégéniques mais sans doute plus enrichissants !
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9 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
La victoire de l'insignifiance, 5 octobre 2007
Un mémoire poussif s'achevant sur des considérations culturo-médiatiques que mon boucher et ma concierge partagent sans doute. L'oeuvre d'un clown triste.
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