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Contenu rédigé par Robert Mando
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Commentaires écrits par
Robert Mando (France)

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CSNY 1974 - Coffret 3 CD + DVD + Livret 188 pages
CSNY 1974 - Coffret 3 CD + DVD + Livret 188 pages
Prix : EUR 59,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le marathon des égos : « On l’a fait : je suis fier de nous » !, 26 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : CSNY 1974 - Coffret 3 CD + DVD + Livret 188 pages (CD)
Plutôt une bonne surprise quand la sortie du coffret fut annoncée dans la presse. La fameuse tournée 1974, tout le monde en avait entendu parlé et des bootlegs circulaient… mais le coffret, on ne savait pas bien à quoi s’attendre.

A l’époque, la tournée avait été un sacré défi : celui de jouer dans des stades de football ! Personne ne l’avait encore fait et pour tenter le coup, Stills et Young sont venus chercher le producteur Bill Graham, l’ancien propriétaire du Fillmore de NYC. En peu de temps, plus de 30 dates furent bloquées dont la plupart en plein air, dans de gigantesques stades. Il faut dire qu’à cette époque CSN&Y, bénéficiait d’une forte demande, poussée par la presse qui attendait leur come-back comme des morts de faim, après une longue interruption ponctuée de divers succès en solo.
Entre Juillet et septembre 1974, un staff technique de plus de 80 personnes va être mobilisé pour gérer au mieux l’affaire, incluant les conditions difficiles imposées par des lieux inappropriés. Au final, la tournée déplacera plus de 11 Millions de gens en un seul été, pour un bénéfice record de 12 Millions de dollars.
Pour les musiciens, on raconte que le marathon fut des plus éprouvants, avec beaucoup de pression, d’autant que la motivation de se produire devant des foules aussi importantes n’était pas partagée par tout le monde... « On l’a fait, je suis fier de nous » dira Stephen Stills après le dernier concert.
Au total, une dizaine de shows majeurs ont été enregistrés sur 16 pistes en prévision d’un prochain album live. A l’issue de la tournée, l’écoute des bandes par les protagonistes (en particulier le concert de Wembley) sera si décevante, que le projet fut aussitôt abandonné.

40 ans après, l’opiniâtreté de Graham Nash (assisté de Joël Bernstein) pendant 4 à 5 ans d’efforts et avec tous les progrès technologiques de l’intervalle, on obtient un coffret de haute tenue…
Pour bien des raisons, les 3 CD représentant les 3 sets qui constituaient l’architecture des concerts apportent de bonnes surprises et feront probablement date.
- d’abord pour la charge d’émotion que l’ensemble dégage. C’est une évidence : CSN&Y avait plaisir de jouer ensemble et cela s’entend (50 000 personnes qui écoutent en silence, 4 types minuscules chanter à capella au fond d'un stade…c’est quelque chose !)
- ensuite pour les titres inédits ou que l’on n’a jamais entendu dans cette formation et l’inspiration collective de CSN&Y dans leur interprétation.
- ensuite pour la qualité du son : 40 ans, ils ont bien fait d’attendre car sans la maitrise actuelle du numérique, le résultat n’aurait probablement pas été à ce niveau.
- enfin et encore pour l’alchimie incroyable du groupe. Je ne sais pas comment cela peut s’expliquer mais il faut avouer que le mélange des genres, l’osmose qui se dégage de la tessiture des 4 voix, ça tient de la magie… même avec les petits décalages inévitables de tuning dus aux conditions scéniques de la tournée.

Bien sûr, avec le recul et pour la majorité des jeunes générations, cela n’a probablement pas beaucoup de sens. Mais quand même, retrouver le son de la D45 de Crosby sur Guinevère, procure largement et sinon plus d’émotion que le meilleur des australiens Angus et Julia Stone !


Croz
Croz
Prix : EUR 17,00

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Tout le contraire d'un produit jetable..., 3 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Croz (CD)
Parler de David Crosby à l'époque de Daftpunk, est complètement paradoxal ! Pour nos 2 français, il aura fallu les casques et les costumes pour attirer l'attention de la maison Virgin. Pour David Crosby, c'est peut-être son foutu caractère qui aura marqué les esprits depuis ses premières bêtises californiennes à l'adolescence. Le 17 juillet 2013, dans le théâtre romain de Fourvière, quand CSN entra en scène je pensais encore que David Crosby restait le plus diletante des 3. L'enfant terrible qui a brulé sa vie et gâché son talent. Celui qui met les mains dans les poches et chante les yeux fermés quand les 2 autres sont au four et au moulin. Oui mais voilà, ce jour-là, DC crève l'écran et sa présence est indiscutable. Il impose par sa carrure, il brille par son charisme, son humour et sa voix domine l'espace sonore...sans que l'on s'en rende compte vraiment. L'instant rare ? les 3 à capella, à la nuit tombée, avec la voix profonde de Crosby qui donne le frisson en faisant vibrer les vieilles pierres du théâtre antique...
Bob Dylan parle de Crosby comme fin mélodiste. Cet album ne le contredira pas ! Je ne sais pas si on doit parler de nostalgie. Il faut juste prendre le temps de l'écouter, de savourer comme un vin du meilleur cru. Tout le contraire d'un produit jetable de grande consommation... tout le contraire de Daftpunk.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2014 3:10 PM MEST


Honky Tonk
Honky Tonk

3.0 étoiles sur 5 Allez le voir en live..., 4 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Honky Tonk (CD)
Ils en sont tous dingues... qui ça ? ...et bien les 11 pickers français qui pratiquent la musique Bluegrass dans leur salle de bain ! Faut dire que le public a déjà oublié l'épisode "O'Brother" des frères Coen et sa BO où l'on entendait (aussi) du Bluegrass. Bon, alors tout l'espoir repose désormais sur Sanseverino comme si l'opportunité du moment allait faire bouger les choses au point d'entendre résonner prochainement du banjo sur le plateau de l'émission The Voice (...)
Donc, le nouvel Opus de Sanseverino sort du manouche pour venir s'encanailler du côté de Bill Monroe. Est-ce vraiment surprenant quand on compare la structure musicale des deux genres ? ...Une flopée de notes à la seconde, une contrebasse qui fait des pompes et un violon qui brode autour! Ajoutez à tout ça un brin de spontanéité et un sens inné pour l'improvisation : vous avez tous les ingrédients pour comprendre le choix de Sanseverino.
A l'écoute de l'album, certaines oreilles pourront regretter le côté plus feutré, plus swing d'un accompagnement purement manouche. Et c'est vrai que la personnalité de Sanseverino, ses textes acerbes collent naturellement à l'esprit manouche. Son volume de mots à la minute, sa diction théatralisée... nécessitent un mimimum de fluidité dans l'accompagnement... Pas sûr que l'instrumentation liée au Bluegrass parvienne à équilibrer dans ce sens. A contrario, la bande à Séguret a suffisemment d'expérience et de talent pour exploser l'ambiance dans les concerts de la tournée qui débute ce printemps. De toute façon, Sanseverino, c'est surtout en live qu'il faut le découvrir... tout comme la poignée des 11 chanteurs français (un peu hors circuit) qui ont fourbi leurs premières armes à l'école de la rue.


4 Way Street
4 Way Street
Prix : EUR 14,63

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Celui qui reste..., 20 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 4 Way Street (CD)
Comment dire... j'ai acheté ce CD parce que mon double album vinyl est passablement usé. S'il est usé... c'est qu'il a été beaucoup écouté depuis sa sortie en 1971. Sans tomber dans une "nostalgia attitude" partisane et suspicieuse, je dois dire que la réécoute de cet album a été l'occasion de retrouver intact une ambiance artistique très particulière (sans doute liée aux courants de pensée des années 70) avec la surprise de ressentir le même plaisir qu'à l'époque où j'avais découvert l'album.
La première satisfaction a été de re-constater la qualité du son, notamment la sonorité des D45 Martin sur le premier CD. D'ailleurs, la partie acoustique mérite à elle seule l'achat de cet album, d'autant plus que la version CD s'enrichit de quelques inédits dont 2 titres chargés d'émotion de David Crosby, un medley convainquant de Neil Young et un titre de Graham Nash (pas indispensable à mon sens).
A l'époque, le double LP avait fait un carton (vendu à plus 4 millions d'exemplaires) malgré un accueil mitigé des chroniqueurs qui dénonçaient certaines approximations musicales. Depuis, les esprits rocks reconnaissent encore aujourd'hui la performance des joutes guitaristiques des 2 compères Stills et Young sur Carry On et Southern man. Pour ma part, j'ai toujours considéré le back line assuré par Johny Barbara (drums) et Calvin Samuels (bass) un peu lourd, en regrettant la finesse qu'aurait apporté Dallas Taylor par exemple.
Et les voix me direz-vous ? ...Evident mon cher Watson! Cela reste la marque de fabrique de ces 4 compères. L'exception absolue qui fait qu'aucun autre groupe ne pourra reproduire autant d'intensité harmonique et transmettre autant d'émotion. L'épreuve du live ne fait que confirmer cette force unique qui est à l'origine de leur collaboration et qui fait que cela dure encore 40 ans après. On ne s'en lasse pas!...


Privateering - Edition Standard (2 CD, 20 titres)
Privateering - Edition Standard (2 CD, 20 titres)
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Au détail près..., 14 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Privateering - Edition Standard (2 CD, 20 titres) (CD)
- Primo: un album de Marc Knopfler passe rarement inaperçu. Normal me direz-vous pour un guitar-hero. Sauf qu'en restant sur cette image, ce serait l'enfermer dans un cadre bien trop restreint. Oui bien sûr, il y a toujours cette image Dire Strait avec l'homme à la strato rouge...qui lui colle définitivement à la peau. Mais quand même, depuis le temps, il s'est passé bien des choses.
- Secondo: l'ennui avec une étiquette c'est que, quand le produit évolue, le consommateur a du mal à l'admettre. Un peu comme si, quelque part, on touchait à quelque chose d'intime et de personnel. Dans le cas présent, on peut comparer avec ceux qui sont restés dans l'époque de Dylan avec son harmonica... MK semble avoir tourné depuis longtemps, la page du guitariste au bandeau des années 80-90.
- Tertio: MK donne l'impression de n'en avoir que faire en poursuivant ses expérimentations tout en croisant la route de nouveaux artistes ou en testant d'autres sonorités, de nouvelles tonalités... l'art de concrétiser des opportunités artistiques par le biais d'un opus, qui la plupart du temps, lui permet de reprendre la route et la scène.
En quelque sorte, cela s'apparente tout à fait à ce qu'il convient d'appeler un biorythme. Celui qui règle sa vie et sa façon d'être. Un ensemble de cycles réguliers qui se succèdent finalement dans un long processus immuable.
Oui mais l'album dans tout ça ?... A mon sens, une restitution à un instant "T" dans le processus créatif de MK. La matérialisation d'une étape dans sa maturation artistique et intellectuelle. Presque un réflexe qui consiste à délivrer un signal extérieur: "Hé guys... j'ai des trucs à vous faire écouter...aujourd'hui, j'en suis là...vous me suivez toujours ?"
Après, chacun se fait son idée... les plus critiques diront que, s'il s'était cantonné à sélectionner les meilleurs titres dans un seul CD, on aurait obtenu un cru exceptionnel. Pour ma part, l'idée de croire que MK n'en a que faire, en se payant le luxe de ne pas trancher pour nous, ça me plait bien!
D'autant plus que je n'ai pas trouvé de mauvaises plages... et dans le détail (qui s'écoute au casque), il n'y a pas grand chose à changer : le ton est juste et l'harmonie experte. Le résultat est toujours aussi ...thérapeutique par ces temps moroses. Vivement le prochain opus !


Tempest
Tempest
Proposé par Mercury-music
Prix : EUR 11,16

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 On ne peut rien faire contre un mythe..., 5 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tempest (CD)
Bob Dylan fait encore parler de lui. Pas si mal, quand on pense à sa carrière qui affiche 50 piges au compteur... Sans aucun doute s'agit-il du privilège d'un mythe. Un mythe qui débuta dans les années 60 et qui réussit l'exploit d'impacter les générations X puis Y et peut-être Z (ou Facebook) en s'exprimant dans un art "mineur" (pour faire référence à notre Gainsbourg national). Contre la complexité du monde qui perd ses repères, le mythe est une réponse à la fois simple et irrationnelle. L'humanité en a besoin pour alimenter ses rêves...
Concernant Dylan, on ne sait plus, depuis longtemps, si son véritable leitmotiv est d'ordre artistique, alimentaire ou thérapeutique. Comment expliquer que le public et les médias continuent à lui faire confiance malgré tous ses concerts produits sur le mode autiste ? Parce-qu'il est Dylan ? Parce que la maison Sony/Colombia sont des as du marketing ? Qui se fait avoir dans l'histoire... ? Dylan a toujours prétendu que la réponse se situait au niveau de ses chansons (rien de plus)... L'art de raconter des histoires, comme au bon vieux temps d'Hank Williams et des songwritters américains qui griffonnaient leurs textes en écoutant les brèves de comptoir. Alors quand on pose la galette dans le lecteur, il est probable que le syndrome de distorsion de la réalité nous joue des tours. On a tous notre alibi... ce n'est pas si grave au fond parce qu'au final le résultat alimente notre besoin de rêve. Le moins que l'on puisse dire c'est que chaque titre de "Tempest" a le pouvoir de nous emporter dans une ambiance unique. On n'a pas besoin de reconnaître le talent de Dylan, l'efficacité redoutable de Charlie Sexton et de Tony Garnier ou encore d'un Fred Hidalgo pour apprécier l'affaire. La vraie question est de savoir si le mythe est éternel...


David Grisman Quintet
David Grisman Quintet
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 47,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Celui qu'il faut retenir..., 20 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : David Grisman Quintet (CD)
David Grisman est LE mandoliniste qui a révolutionné l'approche d'un instrument que le grand public français associe davantage à Vivaldi et au répertoire classique... Bon évidemment c'est sans compter la musique irlandaise où la silhouette de la mandoline à fond plat se profile à côté du bouzouki, juste derrière le fiddle des gigues. La mandoline façon David Grisman, c'est dans un premier temps du côté de Bill Monroe et son bluegrass originel qu'il faut regarder... Virtuosité, improvisation et approche acoustique sont restées des racines et valeurs largement développées par D. Grisman qui déploya tout son talent de mélodiste et un sens inné pour la syncope pour populariser un nouveau style de musique. La "Dawg music"(Dawg est le surnom de David) exploite toute l'étendue et les sonorités acoustiques des instruments à cordes issus de la musique bluegrass (violon, flat guitar, contrebasse et mandoline). Et le banjo me direz-vous ? D. Grisman le laissa de côté dès ce second opus au profit de l'utilisation de 2 mandolines sur certaines plages. Pas de vocaux non plus mais de longues suites instrumentales construites sur le modèle des standards de jazz. A mon sens "the David Grisman Quintet" est peut-être l'album le plus abouti ou plutôt le plus riche en terme de composition sur l'ensemble de sa discographie qui reste quelque fois trop expérimentale. Très centré autour des compositions personnelles de David, on retrouve aussi une version très rafraichissante de Minor Swing de Django. Pour l'accompagner, les ténors du moment sont là (Darol Anger, Mike Marshall, Todd Phillips et Tony Rice), tous à leur meilleur niveau de forme. Bref, on ne s'en lasse pas malgré les années (l'album est sorti en 1977) et sa fraicheur reste absolument intacte!


Déjà vu
Déjà vu
Prix : EUR 9,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Attention : monument !, 21 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Déjà vu (CD)
Note : 5 étoiles parce que cet album est historique à tous points de vue. Tous les titres (ou presque) sont passés à la postérité, aucun (ou presque) n'a pris une ride et la richesse des arrangements est remarquable. Difficile de faire mieux en termes d'harmonies vocales. On remarquera l'élégance d'un certain Jerry Garcia (Greatful Dead) à la pédal steal sur Teach your children de Graham Nash. Bref, si vous n'avez pas encore compris ou découvert cet album, il n'est pas trop tard. Un seul bémol à mes oreilles : la remastérisation n'apporte pas de pêche supplémentaire et c'est peut-être là que l'on se rend compte que l'oeuvre date des années 70. Peut-être aussi que les longues heures de sommeil sacrifiées par Stephen Stills au moment du mixage (à la recherche de l'oeuvre parfaite...) auront laissé quelques traces. Ceci dit, plutôt que vouloir faire écho au côté nostalgique d'une époque que certains dénigreraient, c'est plutôt sur le caractère "monumental" de l'album qu'il me parait intéressant de revenir. "Déjà Vu" a marqué les esprits de façon indélébile. Cela a été vrai pour la génération 70 mais également pour les suivantes. Le titre de l'album était sans doute prémonitoire : on a tous déjà entendu une ou deux plages de ce CD... au même titre qu'une ou deux plages du meilleur album des Beatles. Ce n'est pas peu dire...


Beethoven : Concerto Pour Violon - Mozart : Concerto Pour Violon N°4
Beethoven : Concerto Pour Violon - Mozart : Concerto Pour Violon N°4
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une simple question d'émotion..., 22 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Concerto Pour Violon - Mozart : Concerto Pour Violon N°4 (CD)
Que voulez-vous... la musique c'est avant tout une question de vibration, de feeling, de sentiments...d'émotions que l'on ressent ou que l'on ne ressent pas! Or il se trouve que Nigel Kennedy a la faculté (ou le talent) de transporter au-delà de l'oeuvre qu'il interprète... Bien sûr tout n'est pas toujours conforme aux formats habituels ou autres standards que seuls les plus spécialistes des critiques se bornent à reconnaitre exclusivement. Il faut oser introduire une séquence de violon électrique dans le concerto de Mozart... sauf que peu d'autres pourraient le faire aussi bien que lui. Je suis assez d'accord avec les propos de Lizzie Ball, premier violon de l' Orchestra of Life : "il a une technique ahurissante, lorsque vous le voyez jouer, vous ne pouvez rien lui refuser». Moi, j'ajouterai en plus : il a le rare pouvoir de rendre accessible au plus grand nombre, les oeuvres classiques que bien des interprètes arrivent tout juste à reproduire dans le plus stérile copier collé...Désolé pour les esprits chagrins, ne boudez pas le plaisir d'écouter cet artiste hors pair, digne descendant de Yehudi Menuhin.


Jam Session
Jam Session
Prix : EUR 10,70

5.0 étoiles sur 5 fine(s) lame(s) de swing, 8 novembre 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jam Session (CD)
Pas facile le violon!... Des bons violonistes il y a pléthore. Des excellents...c'est relativement courant, surtout si on reste dans un même registre (classique, jazz, fusion, rock ou folk...). Et puis il y a des inclassables qui font que l'on entrevoit soudain l'instrument avec un nouveau regard (ou plutôt une nouvelle oreille...). A mon sens, une poignée d'entre eux émerge du lot parce qu'ils ont réussi à être crédibles et créatifs, quelque soit le registre abordé (quitte à être perçu comme rebelle pour certains). Je citerai 3 artistes majeurs: Nigel Kennedy, Gilles Apap et surtout Mark O'Connor. Aussi à l'aise dans le répertoire classique, le Jazz ou le Bluegrass (plus proche du Texas style par lequel il se distingua dès son plus jeune âge), Mark O'Connor est déconcertant par son aisance, sa fluidité et son phrasé si particulier. Tout parait soudain facile et naturel, rien ne parait forcé... et pourtant techniquement virtuose et rare! Compositeur reconnu, sideman redoutable, soliste recherché, Mark O'Connor (quasiment inconnu en France) est à découvrir de toute urgence. Ce CD Live dévoué à l'improvisation est une excellente occasion, d'autant que l'artiste est entouré de fines gâchettes (Franck Vignola ou Bryan Sutton à la guitare, Jon Burr et Byron House à la contrebasse et Chris Thile, un mandoliniste bluegrass très populaire aux States). Ah j'oubliais : le mentor de Mark 0'Connor ? C'est Stéphane Grappelli bien sûr ! Raison de plus pour tendre une oreille attentive sur la version de Minor Swing : un bien bel hommage plein de fraicheur!
Pour les plus curieux, Mark O'Connor joua avec le David Grisman Quintet des années 80, participa à la formation éphémère "Strength in Numbers" (avec Sam Bush, Béla Fleck, Jerry Douglas et Edgar Meyer), inaugura en soliste les JO d'Atlanta et se produit régulièrement avec les plus grands orchestres symphoniques... Tout ça n'est pas un hasard!


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