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Contenu rédigé par Incognita
Classement des meilleurs critiques: 455
Votes utiles : 272
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Commentaires écrits par Incognita
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4.0 étoiles sur 5
Une fraternité musicale fructueuse, 7 mars 2013
Renaud Capuçon est violoniste, Nicholas Angelich pianiste : ces deux solistes, de nombreuses fois récompensés,qui se sont rencontrés pour la première fois au Conservatoire national supérieur de Paris, se sont découverts très tôt des points communs et partagent le même goût pour l'excellence. Ils se produisent régulièrement ensemble… Ils se sont rencontrés pour la première fois au Conservatoire National Supérieur de Paris, ont reçu une pléthore de récompenses et partagent le même goût pour l’excellence. Deux musiciens d’exception : au piano Nicholas Angelich, au violon Renaud Capuçon. Les trois sonates pour violon et piano de Brahms sont comme trois enfants géniaux, mais d'essences différentes. La première est d'essence mélancolique, la seconde sourit tout le temps et la troisième est une séductrice passionnée. Le violoniste Renaud Capuçon et le pianiste Nicholas Angelich se sont trouvés. Ils respirent sur les mêmes hauteurs. Le piano portant le violon avec la grâce infinie d'un couple de danse classique. Une très bonne version classique. Une seule remarque : il me semble que, autant le piano de Nicholas Angelich se révèle ici inventif, autant le jeu de Renaud Capuçon semble propre mais sans prendre de grands risques. On aimerait une interprétation un peu plus "habitée".
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4.0 étoiles sur 5
Inusable, 7 mars 2013
L'enregistrement des deux sonates de Brahms par Talich et Bogunia est l'un de mes préférés... après celui de Zimmermann et Barenboim, absolument magnifique. Il y a très peu de bonnes versions de ces sonates, et j'ai bien dû en écouter une dizaine. Je pense que cela s'explique assez simplement : dans la musique de chambre en général, et celle de Brahms en particulier, la qualité du piano reste un élément fondamental. Et par ailleurs, si l'on compte pléthore d'excellents violonistes et violoncellistes, il n'en va pas de même pour les altistes ; un problème s'ajoutant à l'autre... Cette version transcende ces limites à force de retenue, de finesse, de suggestivité contrôlée avec grande classe. Je ne m'en lasse pas.
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3.0 étoiles sur 5
Que voit-on de l'Autre ?, 4 mars 2013
L’argument du film : après des années de vie commune, François et Isa vont enfin se rencontrer... Pour ses débuts à la réalisation en solo, l’ancien Inconnu marrant réussit son baptême de l’air. Sa "Face cachée" est une radioscopie du couple d’une certaine finesse et d’une grande sincérité artistique qui dévoile à nu tout le talent d’écriture de Campan. Son film est avant tout verbal (et malheureusement un peu verbeux) ; il suit les interrogations dépressives et morbides d’un époux qui se sent glisser loin de sa moitié au sein d’un couple et d'un monde dont il ne comprend plus trop la finalité. Sa femme, interprétée par une Karin Viard lunaire et torturée, est insondable et ne fait qu’augmenter l’opacité de leur relation trouble à la limite du pathétique. Campan s’interroge. Comment deux êtres se côtoyant intimement depuis des années peuvent-ils en arriver à un tel aveuglement quand il s’agit de percevoir les souffrances de l’autre ? La question est posée par un cinéaste finaud qui va jusqu’au bout de son vague à l’âme, refusant la schématisation facile pour mieux approfondir les personnalités bien trempées qu’il exploite, au premier plan (le couple Campan/Viard) et en arrière-plan (le couple de son ami, Jean-Hugues Anglade, beaucoup trop rare au cinéma). Curieusement, Karine Viard (actrice que j'aime beaucoup) me semblait en décalage, comme à la traîne... Alors oui, par moment, le film me semblait vouloir suivre trop de pistes à la fois... Je restais sur ma faim. Et puis, tout à coup, tout finit par s'expliquer... et devient comme évident. L'interprétation de Karine Viard, le rythme parfois lent, les coupures brutales... Comme dans le récit, le temps fait son oeuvre. Le résultat est plombant, austère et parfois un peu ennuyeux, mais le glissement final, qui nous éclaire un peu plus sur la polysémie du titre, confère finalement à cette première œuvre, en tant que réalisateur, une certaine densité. On comprend mal pourquoi il a été, globalement, descendu en flèche par la critique...
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Louis XI
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| DVD ~ Jacques Perrin |
| Prix : EUR 12,99 |
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
La France !, 2 mars 2013
Ni ange ni démon, le monarque Louis XI (1423 - 1483) – campé magnifiquement par Jacques Perrin – est un vieux singe qui connaît toutes les grimaces, un animal politique qui joue ses dernières cartes et, en cette dernière journée de sa vie, celui qui délivre à sa fille aînée, Anne de France, interprétée par Florence Pernel, une ultime leçon de stratégie et de patience. Au service du royaume et de l’État. Son père, Charles VII, indissociable de l’épopée de Jeanne d’Arc, était surnommé « le Victorieux » ou le « Bien Servi », et son fils, Charles VIII, « l’Affable ». Louis XI, lui, était qualifié seulement de « Prudent » ou se voyait comparé à une araignée tissant patiemment sa toile pour piéger ses ennemis (« l’Universelle araigne »). On le disait tyrannique, sournois, cruel, et les rares portraits passés à la postérité montrent un visage aux traits grossiers, au menton lourd et au nez proéminent. Mais on ne le connaît que par des clichés, comme celui des cages de fer, les fameuses “fillettes”, dans lesquelles il enfermait ses ennemis. Le réalisateur Henri Helman et l'adaptateur Jacques Santamaria ont voulu rappelé qu’il fut surtout un grand monarque, une incarnation du génie politique. Il a réussi le tour de force de réunir, grâce à ses talents de diplomate et à sa ruse, les duchés et les baronnies qui font aujourd’hui la France. Son film s’inscrit clairement dans un mouvement de réhabilitation, nourri par les travaux des historiens, des Français Pierre Champion (dans les années 1930) et Jean Favier en 2001, à l’Américain Paul Murray Kendall (dans les années 1970). Démontant pièce par pièce la légende noire véhiculée depuis quatre cents ans, ils ont contribué à dessiner un portrait plus nuancé, insistant sur la sagesse politique, le pragmatisme et la modernité de celui qui a contribué, par le développement des postes, des routes et des foires, à sortir du marasme économique un pays ruiné par la guerre de Cent Ans. Résumer vingt-deux ans de règne, rythmé par les batailles, les alliances et les trahisons, en une heure et demie de film restait un défi de taille. Toute l’astuce d’Henri Helman fut de se concentrer sur la dernière journée du roi et de faire d’un complot fictif (mais guère saugrenu puisqu’il s’inspire des nombreuses tentatives d’assassinat que déjoua Louis XI) le révélateur de sa personnalité hors norme. Le gendre du roi Louis XI (1423-1483, interprété par Jacques Perrin), Louis d’Orléans, est à l’été 1483 à la tête d’un complot mené par les ministres du souverain afin de l’assassiner. Ces derniers voient en effet d’un très mauvais oeil les divers projets de Louis XI, qui doivent les priver de leurs privilèges et leurs pouvoirs au profit des bourgeois et des villes… Mais le roi, bien qu’affaibli par la maladie, tient encore le pouvoir : Louis d’Orléans devra faire face au vieux souverain et à sa fille, Anne, épouse de Pierre de Beaujeu, qui aura un rôle important pour le royaume de France dans les années 1480 et 1490. Jacques Perrin, qui obtint pour ce rôle un prix d’interprétation au dernier Festival des créations télévisuelles de Luchon, apporte un mélange de dureté et d’humanité, ainsi qu’une malice de vieux renard à ce personnage de grand stratège, entièrement dévoué à l’exercice du pouvoir et aux intérêts du royaume. À ses côtés, Gaëlle Bona et Florence Pernel composent deux belles figures féminines, tout en contrastes : Jeanne « la boiteuse », fille cadette de Louis XI, canonisée en 1950, n’est que bonté et dévotion tandis qu’Anne, l’aînée et future régente du royaume, semble faite du même roc que son père, qui voit en elle une héritière de sa trempe. Cette fiction fut filmée en 2010 à Châteaudin, à l’abbaye de Fontevrault, au château du Plessis-Macé ou encore au Plessis-Bourré, château que Jacques Perrin retrouve ici après y avoir tourné il y a 40 ans dans le film de Jacques Demy, Peau d’âne. Une très bonne surprise télévisuelle, et c'est si rare...
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4.0 étoiles sur 5
M'sieur Clémenceau..., 2 mars 2013
Comment ne pas fondre en revoyant cette série qui non seulement avait l'attrait de nous rendre moins bêtes en la visionnant mais aussi régalait nos pupilles devant les tenues, les mines des malfrats, les voitures de l'époque et la célèbre musique qui l'ouvre. On regrette bien sûr la mauvaise qualité d'images, le jeu parfois forcé de quelques personnages, l'absence de bonus expliquant un peu plus en détail le cadre historique et politique de l'épisode, mais diable, quel charme ! Même les enfants restent pendus à cette série pourtant vieillotte mais qui enchante l'imagination. On ne s'en lasse pas !
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4.0 étoiles sur 5
Transports costumés, 2 mars 2013
Le «Roi de la flûte» auquel on rend hommage, c'est Frédéric II, le «despote éclairé», amateur d'art et musicien qui régna de 1740 à 1786. Pahud joue ici son Concerto en do majeur. Le programme de ce CD "Flute the king" est ambitieux et trace un tableau panoramique de l'époque. Le premier CD propose quatre concertos écrits par les plus grands compositeurs de Berlin : Carl Philipp Emmanuel Bach, le maître en résidence, Benda, l'émigré de Bohème, Quantz, le maître incontesté de la flûte et... Frédéric II soi-même qui n'a pas à rougir de la concurrence. Le second CD nous introduit dans l'intimité de la musique de chambre (J.S. Et C.P.E. Bach, Agricola, le souverain et sa soeur Anna Amalia de Prusse) là où le discours se resserre, où les voix s'enchevêtrent et se répondent. Une beauté indicible se dégage de la conversation en musique entre la flûte d'Emmanuel Pahud et les instrumentistes de la Kammeracademie de Postdam et, pour les concertos et au clavecin, Trevor Pinnock officie. Avec le tact qu'on lui connaît. On se transporte sur des cimes.
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4.0 étoiles sur 5
Vive la F.M. ainsi présentée !, 20 février 2013
Pas de mauvaise surprise avec cette collection. Le conservatoire où se trouvent mes deux filles l'ont demandé, et sans prétendre être spécialiste de solfège, heu pardon... de formation musicale, il me semble que ce livre (et ses semblables pour les autres niveaux) est bien fait, accessible si l'enfant est accompagné, et agréable dans sa présentation. Votre enfant ne devrait pas trouver son enseignement pénible. Et ma foi, pour qui a connu l'apprentissage de cette matière il y a vingt ou trente ans... cela est réjouissant !
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3.0 étoiles sur 5
On espérait mieux encore, 17 février 2013
Années trente, pendant la grande dépression. Michael Sullivan doit tout à M. Rooney, parrain local de la mafia irlandaise, qui l'a recueilli à la mort de ses parents. Depuis il est son homme à tout faire et spécialement des sales besognes. Mike Junior, qui se sent mal-aimé, s'est toujours demandé quel pouvait bien être son métier. Pour en avoir le coeur net, il suit son père parti "travailler" et est témoin d'une discussion qui tourne mal. Connor, le fils de Rooney, vient d'abattre un mafieux qui l'accusait de détourner de l'argent. Jaloux de Michael qui est le préféré dans le coeur du patriarche et craignant d'être dénoncé, Connor exécute la femme de Michael et son plus jeune fils, Peter. Un tueur à leurs trousses, Michael et son fils doivent prendre la fuite, direction: la ville de Perdition. Comme dans "Un monde parfait", il s'agit d'une tragédie de la transmission. Tragédie pour Rooney le patriarche qui ne sait pas lequel de ses deux fils, l'un de chair, l'autre d'esprit, il doit tuer pour être enfin tranquille. Mais pour lui "Les fils sont là pour embêter les pères" et tel un fantôme il finira abattu dans une très belle scène de mitraillage sans aucun son. Tragédie de la transmission aussi pour Michael qui ne veut pas que son fils entre dans l'engrenage des armes. Sa mort, vue de loin et au travers d'une vitre par son fils, préserve en partie celui-ci et son dernier acte avant de mourir est d'épargner à son fils de devoir tirer pour défendre sa vie. Très bien photographié par le vétéran Conrad L. Hall, le deuxième film de l'Anglais Sam Mendes transforme un film de genre ("Il était une fois en Amérique" ou "Miller's Crossing" ou "Les Incorruptibles") en une tragédie familiale classique. L'émotion affleure, ici et là, sous l'impeccable glacis de l'image, et la perfection lisse d'un cinéma un peu trop millimétré. Bref, on a là le film américain-moyen-typique-production-holywoodienne comme on en voit malheureusement trop : scénario correct mais sans originalité, scènes prévisibles, touche finale moralisatrice etc... Mais le film est malgré tout délassant, entre autres grâce à la qualité du jeu des acteurs, notamment un Tom Hanks très à contre-emploi dans ce film, mais aussi l'immortel et toujours séduisant Paul Newman.
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4.0 étoiles sur 5
Soutenir la mémoire, 15 février 2013
Une lecture des grands moments de 2012. Semaine après semaine, un rappel de tous les faits politiques, économiques, culturels, scientifiques et sportifs qui ont marqué l'année 2012. Très intéressant de voir redéfiler une année au fil des pages. Les grands et les petits évenement, ceux à coté desquels on est passé sans y faire vraiment attention. Très bien illustré, on peut s'y replonger à tout moment pour voir l'évolution de notre société en constante mutation ! Je l'achète depuis des années et je n'ai été que très rarement déçu. Utile et pratique pour ancrer la mémoire du temps et pour revoir l'actualité contemporaine dans un monde où chaque événement efface le précédent.
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5.0 étoiles sur 5
Indispensable passé, 10 février 2013
A l'heure où la France semble s'interroger sur sa place dans le monde, cet ouvrage entend retracer, dans un récit chronologique synthétique et rigoureux, l'histoire plurimillénaire des peuples qui ont forgé l'identité de cette pointe occidentale de l'Europe. De l'arrivée de l'Homo erectus sur le sol français à la Ve République, on peut revivre tous les principaux moments de notre histoire politique, économique, sociale et culturelle. Une large place est accordée également dans cette ouvrage aux faits de civilisation ainsi qu'à la vie quotidienne de nos ancêtres, afin de dresser un panorama complet et vivant de notre passé. Faisant le point des dernières recherches des historiens, Le grand Larousse de l'Histoire de France recense ce que nous devons à chaque période, depuis la préhistoire jusqu'au XXIe siècle. Cet ouvrage est également un beau livre, avec plus de 1 000 illustrations et cartes. Voici un magnifique livre sur l'Histoire de France, indispensable à toute la famille et où chacun trouvera à s'instruire, tout en se distrayant. Ma fille de 15 ans, passionnée d'histoire, s'y plonge quotidiennement.
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