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Contenu rédigé par Incognita
Classement des meilleurs critiques: 315
Votes utiles : 1379

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Commentaires écrits par
Incognita
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Brothers
Brothers
DVD ~ Jake Gyllenhaal
Prix : EUR 8,79

4.0 étoiles sur 5 Frères, au-delà de la douleur, 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brothers (DVD)
Lorsqu'il est envoyé au front, un jeune soldat confie sa femme à son jeune frère. Mais lorsqu'il est présumé mort au combat, celle-ci va se rapprocher de son beau-frère. Contre toute attente, le soldat revient à la maison...

Un sujet certes déjà exploité, des comédiens parfaits pour la plupart dans les rôles dramatiques, un réalisateur emprunt d'humanisme... On peut penser qu'il s'agit d'un mélo américain habituel. Et bien ce film fait mieux, qui traite de plusieurs sujets à la fois et a le mérite de ne jamais abuser de son statut et de son sujet. C'est en douceur que le réalisateur impose un sujet très glissant où les gestes et les regards de tendresse ne virent pas au rose bonbon.

Les blessures de guerre, directes ou collatérales (comme la perte d'un proche), ont vite tendance a bouleverser un univers, ici celui de l'épouse, une Nathalie Portman dont j'ai moyennement apprécié la prestation, rendant propice des alliances improbables. Mais ce que le réalisateur exploite parfaitement, c'est ce fameux triangle, non pas amoureux mais fait de séduction et de détresse, qui emplit l'écran à chaque instant, même si le personnage de Jack Gyllenhaal apporte cette touche de douceur amère qui sied parfaitement au film.

Car à la douceur de ce frère, répond la psychose et la détresse de l'autre, que les blessures physiques et psychiques perturbent, mais qui, en outre, ouvrent les yeux d'une famille déjà en proie à quelques troubles bien ancrés. Et c'est dans ce rôle que Tobey Maguire, en soldat survivant mais dont la guerre est toujours enfouie au fond de lui, explose, retrouvant un personnage à sa réelle mesure, que la folie, la haine (de lui-même d'abord) et la peur déchirent. Alors entre les deux, Nathalie Portman ne compte pas que les points, mais bascule elle aussi progressivement, entre amour pour son mari et absence de l'être cher, dans un réel dilemme. Les fillettes jouent très bien, notamment la jeune Bailee Madison, entre fraîcheur de l'enfance et gravité d'une perception déjà pleine de maturité.

Cependant, là où le film perd un peu de sa puissance, c'est qu'il semble réellement se scinder en deux parties, après le retour du soldat. Alors que la douceur et la finesse avaient prédominé, une rupture brutale appuie un peu trop fortement sur les personnages et leurs angoisses. En fin de compte, « Brothers » est un film qui montre finement comme la guerre, une guerre, toutes les guerres viennent détruire plus que des vies, des esprits des cœurs, des familles.


Pinceaux de maquillage 32pcs USpicy Brosse Cosmétique professionnel Essentiel avec Pochette de Voyage / réal technique - Noir
Pinceaux de maquillage 32pcs USpicy Brosse Cosmétique professionnel Essentiel avec Pochette de Voyage / réal technique - Noir
Proposé par Sunvalley-FR
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Apprentie maquilleuse, 19 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Que dire de plus qui ne l'a pas déjà été ? Je suis très satisfaite de ces pinceaux de maquillage, qui sont présentés dans une trousse élégante, et donc facilement et agréablement transportables.

Certaines se plaignent de l'odeur émanant de la pochette. Je dois dire que cela ne m'a pas gênée particulièrement. Il suffit de déposer deux ou trois gouttes de parfum ou d'huile essentielle à son goût pour rendre l'objet tout à fait plaisant.

Le prix est très modeste eu égard à l'ensemble des outils fournis. Et on peut passer quelques bons moments joyeux avec ses filles à inventer un salon d'esthéticienne à la maison !

Voici un petit résumé des différents pinceaux à notre disposition :
- une brosse peigne cils/sourcils pour un regard naturel : le peigne pour les cils, la brosse pour estomper le crayon à sourcils. Le peigne s'adapte bien aux cils. La brosse est un peu dure, mais tient bien son rôle.
- un goupillon : une brosse rigide qui permet de coiffer les sourcils et d'enlever le trop plein de mascara.
- deux applicateurs mousse: un noir et un clair pour le fard à paupière.
- un gros pinceau biseauté : permet de redessiner grâce à la poudre les pleins et les creux du visage.
- 4 pinceaux blush et poudre, rond et épais, de tailles différentes destinés aux fonds de teint.
- 6 pinceaux type anti cernes, plats au bout arrondi, bien serrés qui peuvent permettre des corrections.
- 2 pinceaux éventail : un gros et un petit pour le surplus de poudre.
- les 14 autres pinceaux sont pour le maquillage des yeux et des lèvres. Il y en a pour tous les goûts et toutes les utilisations (à noter le pinceau eye-liner pointu et fin pour les liquides).

Seul léger bémol : il manque un petit mode d'emploi pour utiliser à la perfection cette trousse ; on trouve heureusement sur Amazon une fiche qui nomme les pinceaux et nous met sur la voie de l'apprentie maquilleuse !
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Les Garçons et Guillaume, à table ! (César® 2014 du meilleur film et du meilleur acteur)
Les Garçons et Guillaume, à table ! (César® 2014 du meilleur film et du meilleur acteur)
DVD ~ Guillaume Gallienne
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 5,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Jamais sans sa mère, 16 mai 2016
Le voici donc, le film qui a soulevé (un poil exagérément ?) un raz de marée populaire appuyé par la critique.

Ce qui frappe en premier lieu avec Les Garçons et Guillaume, à table, c'est sa modestie formelle. Jamais Guillaume Gallienne ne joue la carte du grand cinéma: tout est fait, ou presque, pour rappeler la théâtralité d'origine, avec de fréquents renvois à la scène et au spectacle originel. Sur le plan narratif, le film avance par sketches plus ou moins réussis, plus ou moins drôles. Si l'on reste surpris des rires provoqués par un lavage anal et par la cruauté familiale envers celui qui est différent, Les Garçons et Guillaume, à table ! parvient à toucher par sa sincérité et son approche à la fois intime et universelle.

Que faire quand on est un garçon fasciné par sa mère en particulier et les femmes en général ? On prend les mêmes voix, les mêmes intonations, les mêmes gestes, les mêmes expressions. Et on se féminise de plus en plus au point que l’entourage nous confonde en certaines occasions avec notre propre mère. S’en suivront des problèmes d’identité et de multiples séances de psychanalyse pour comprendre qui on est vraiment. Guillaume Gallienne revient sur son parcours escarpé du genre humain...

Le trésor du film est là, dans le fait que chaque spectateur appréciera sans doute différemment le fabuleux (ou triste destin) de Guillaume Gallienne, comédie pour les uns, film d'horreur pour les autres. Il ne fait aucun doute que le film est avant tout une déclaration d'amour d'un fils pour sa mère... et la narration, originale et bourrée d'auto-dérision, du chemin qu'il lui faut parcourir pour s'en émanciper sans haine ni amertume. Qu'est-ce qui fait qu'on est comme on est...? est la question qui volette tout au long de ce premier long métrage de G. Gallienne.

Un film courageux car autobiographique qui suit la pièce de théâtre éponyme. Gallienne aurait pu se poser en victime, mais il s'assume. On rit, malgré un fond plutôt pathétique en arrière plan. Numéro de haut vol aussi pour cet acteur qui réussit à jouer sa mère avec une aisance qui permet de comprendre pourquoi il est sociétaire de la Comédie française.


Nivea Q10+ Anti-Rides Soin Contour de l'oeil 15 ml
Nivea Q10+ Anti-Rides Soin Contour de l'oeil 15 ml
Prix : EUR 9,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Pas convaincue, 15 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nivea Q10+ Anti-Rides Soin Contour de l'oeil 15 ml (Beauté et hygiène)
Me voilà plutôt déçue par ce produit. On m'avait du bien de de Nivea Q10+. Malheureusement, je n'ai pas la même analyse, en tout cas pour ce produit.

Si cette crème offre quelque qualité hydratante, par contre je n'ai vu absolument aucune efficacité à court ou à long terme sur les rides. Par contre, le tube est hygiénique, facile à transporter et dure assez longtemps. L'utilisation est pratique.

Il n'y a pas d' odeur particulière et le produit n'est certes pas cher. Mais en ce cas, inutile de le classer dans la catégorie des anti-rides.

Je n'achèterai pas une nouvelle fois.


Tristesse Club
Tristesse Club
DVD ~ Ludivine Sagnier
Prix : EUR 17,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A suivre..., 15 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tristesse Club (DVD)
Dans Tristesse Club, comme dans tout bon road movie, une voiture tient un rôle décisif : c'est une vieille Porsche et elle appartient à Léon, ancien tennisman tombé dans la loose intégrale, plaqué par sa femme et méprisé par son propre fils de dix ans, à qui il essaie pathétiquement de taxer de l'argent. Cette voiture, c'est un peu la dernière chose qu'il possède dans l'existence, et il s'y accroche comme à une bouée de sauvetage face au naufrage de sa vie. Ladite Porsche va servir à beaucoup de choses au cours du film : par exemple, elle se transformera en abri protecteur contre une meute de chiens errants, ou d'issue de secours pour échapper à la rancœur ambiante.

Car Léon a rendez-vous avec son frère Bruno pour enterrer leur père, qu'ils n'ont pas vu depuis des lustres et avec qui ils entretenaient des rapports opposés : houleux pour Léon, résignés pour Bruno. Les choses s'enveniment encore lorsqu'ils font la connaissance d'une demi-sœur dont ils ignoraient l'existence. Elle leur avoue que leur père n'est pas mort ; il a juste disparu sans laisser de traces.

Voilà donc un trio de comédien formidablement constitué, notamment grâce à un casting astucieux qui réunit Laurent Lafitte, en raté grincheux et cynique, Vincent Macaigne, qui optimise à merveille son rôle de timide lunaire et maladroit, et Ludivine Sagnier, en fille libre et extravertie, gentiment manipulatrice. Ensemble, ils vont devoir faire le deuil d'un fantôme, c'est-à-dire lui trouver sa juste place dans leur vie. J'ai été impressionnée par Vincent Macaigne, qui semble "à part" par son phrasé, sa gestuelle. Il a aussi une puissance de jeu assez phénoménale.

On a souvent dit que Vincent Mariette avait pas mal emprunté à Wes Anderson, notamment une certaine stylisation dans la mise en scène.
"Tristesse Club" aligne ses scènes comme autant de sketchs s'enfilant l'un à la suite de l'autre, chacun recombinant les accessoires (transition parfois signifiée par le glissement de la caméra circulant entre les personnages) ; malheureusement j'ai regretté que cette enfilade ne soit pas articulée par un liant qui aurait pu donner à cette succession une évidence autre que la marche forcée du scénario.

On relève facilement dans la façon de filmer et de cadrer, dans les couleurs également, des caractéristiques typiquement modernes. Un peu trop facilement. Un peu trop moderne aussi.

Cela dit, je vais rester attentive aux productions futures de Vincent Mariette, car il me semble avoir beaucoup d'un (futur) grand...


Casque Bluetooth 4.1 TaoTronics - Écouteurs Sans-fil Compatibles Siri / S Voice Écouteurs Intra-auriculaires Sports Stéréo Résistants à la sueur (aptX,Contrôle en Ligne, Micro, CVC6.0, IPX5)
Casque Bluetooth 4.1 TaoTronics - Écouteurs Sans-fil Compatibles Siri / S Voice Écouteurs Intra-auriculaires Sports Stéréo Résistants à la sueur (aptX,Contrôle en Ligne, Micro, CVC6.0, IPX5)
Proposé par Sunvalley-FR
Prix : EUR 29,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Prévisiblement sans mauvaise surprise avec cette marque, 11 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Voici un casque que je recommande vivement, même si je ne suis pas une spécialiste dans ce type de matériel ni même en son. Chacun(e) a eu l'occasion de tester des écouteurs en situation de pratique sportive ou même seulement de marche rapide. On a souvent de mauvaises surprises avec des écouteurs qui ne tiennent pas (lorsqu'on arrive déjà à les insérer dans l'oreille !!).

Ces écouteurs paraissent plus massifs que d'autres, mais finalement ils sont solides et surtout tiennent très bien grâce à un système de fermeture astucieux.

Les basses sont présentes mais pas envahissantes. On n'entend pas le reste du monde (ou si peu), et c'est agréable surtout dans des salles de sport où l'on n'hésite pas à faire fonctionner la musique fort. Il est déclaré étanche ! Je n'ai pas vérifié sous la douche ; par contre, lorsqu'on a une sudation abondante (et c'est mon cas...), le résultat reste excellent.

L'emballage est joliment pensé. On a une alimentation micro-usb (certes un peu courte), et 4 oreillettes supplémentaires. L'autonomie est correcte (jusqu'à 6 heures) et la finition est impeccable. On relèvera le prix particulièrement accessible. Et la possibilité d'obtenir une garantie gratuite de 6 mois !

Bref, ce matériel inspire confiance. Cela dit, pour celles et ceux qui pratiquent TaoTronics, on n'est pas surpris !
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Etui Kazam Trooper 450L Noir Royal Exception avec rangement interne porte carte et fixation adhesive et repositionnable - Protection Fabriquée en France
Etui Kazam Trooper 450L Noir Royal Exception avec rangement interne porte carte et fixation adhesive et repositionnable - Protection Fabriquée en France
Proposé par Pimpmyphone
Prix : EUR 11,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Déçue, 7 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Après une première erreur d'achat (un étui pour un Kazam Trooper 450 au lieu de 450 L), suite de mes mésaventures avec les housses pour téléphone...
Fort de ma première expérience, j'ai trouvé le bon modèle, mais à réception, c'est la déception (quelle rime !) : on annonce une fermeture par aimant grâce à un clapet et une fixation du smartphone dans l'étui à l'aide d'un adhésif repositionnable.
Que nenni !! L'adhésif est une illusion d'adhésif, et le téléphone, même léger, ne tient pas en place. Du coup, il se déplace de haut en bas, et l'aimant ne fixe rien sinon le clapet lui-même.

J'ai renvoyé cet article, et Case Industry me l'a remboursé. A ce jour, je reste sans étui, car je n'ai guère envie d'une troisième tentative... Ne reste plus qu'à déjouer ma maladresse...


Etui / Housse en Cuir (simili-cuir) pour Kazam Trooper 450 Noir avec support et identification de l'appelant
Etui / Housse en Cuir (simili-cuir) pour Kazam Trooper 450 Noir avec support et identification de l'appelant

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Attention (à tous les sens du terme), 7 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Il s'agit d'une housse en simili-cuir destinée à un Kazam Trooper 450 et non 450 L !!
Je me suis trompée et évidemment l'un n'est pas adapté à l'autre. Il faut presque avoir un bac +5 pour choisir un étui à téléphone actuellement !!
Cela dit, j'ai renvoyé l'article qui m'a été remboursé.
Donc, simplement, ne pas faire comme moi et être très attentif au moment de l'achat !


Les Délices de Tokyo
Les Délices de Tokyo
DVD ~ Kirin Kiki
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Touché par la grâce et la sagesse, 7 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Délices de Tokyo (DVD)
La patience, comme source salvatrice d’une philosophie, accompagne, autant qu’elle guide, quiconque appréhende la vie comme un chemin qu’il n’est pas offert de contourner. C’est ce que semble nous enseigner Tokue, sensible et émouvante héroïne humble, de cette leçon de vie, tout au long de sa rencontre avec Sentaro, à qui elle apprend à améliorer ses Dorayaki en lui délivrant les secrets d’une délicieuse pâte an.

Au départ, Les délices de Tokyo n’est qu’une agréable anecdote locale : Sentaro vend ses pâtisseries dans une petite boutique de la capitale, où la jeune Wakana aime s’arrêter sur le chemin du lycée. Tokue, vieille et fatiguée, mais passionnée, viendra l’aider à améliorer ses gâteaux. La simplicité du récit cache la richesse du propos : bientôt, au rythme de l’évolution de la relation entre les personnages, la naïveté bienveillante de cette histoire banalement culinaire se chargera des mystères de la vie, ceux qui font des Hommes des porteurs de leurs blessures inévitables, en même temps qu’ils incarnent l’essence même de leur nature, à avoir un certain optimisme dès lors qu’ils deviennent sensible à la communion.

Communion des passions (au sens propres), communion des destinées, communion avec la Nature. Communion autour de la sagesse : au contact de Tokue, Sentaro trouvera le sens qui manquait à sa vie, assombrie par les douleurs dont il ne parvenait pas jusqu’alors à se départir. Celles de Tokue, bien plus grandes encore, n’ont jamais entaché l’enthousiasme de la vieille dame. La sagesse de la vieille est contagieuse. Il faut juste laisser le temps faire… Pour la jeune Wakana, c’est une leçon au berceau. Tokue est une ancienne lépreuse, enfermée au sanatorium, et les déformations physiques que la maladie a laissé sur son corps mettront à mal le commerce de Sentaro, effrayant les clients, alors même que ces mains tordues et usées sont celles qui ont donné aux Dorayaki de la boutique la saveur tant appréciée par les acheteurs. Ce paradoxe douloureux est un fil rouge au film de Naomi Kawase, qui imprègne en permanence le goût du doux-amer à son aventure humaine. A ce titre, la peine et les larmes accompagnent les instants de bonheur : si les uns pleurent le destin de Tokue, la sérénité de cette vieille dame -son approche de la vie- semble leur répondre par une esquisse de sourire.

La recette de dorayaki raisonne évidemment, dans Les délices de Tokyo, comme une leçon de vie : si vivre parait complexe, la recette est simple. Accepter d’attendre, observer, communiquer et entrer en connivence avec l’inanimé : Tokue parle à sa pâte de haricots rouges, elle attend des heures à côté de la marmite, elle observe la consistance, la couleur, elle saisit le bon moment… Cuisiner et vivre, c’est être humble, semble chuchoter les yeux complices de Tokue. Et Nami Kawase d’appuyer, avec élégance, l’impression d’un temps qui passe, inéluctablement et sereinement : son film avance au rythme des sakura, de leur sortie de l’hiver à leur floraison, lorsqu’ils se couvrent quelques jours de leur habit blanc…

Les plans serrés, sur les fleurs de cerisiers comme sur les éclats de la pâte qui bouillonne doucement, répondent à ceux qui s’arrêtent sur les mains ou les regards. C’est en effet une histoire intime que nous conte la cinéaste japonaise. Et c’est sans doute la direction d’acteurs qui donne au film son indéniable sens de la sincérité : Kirin Kiki compose une Tokue fatiguée, en équilibre entre fragilité et sérénité. Formidable d’émotion. Masatoshi Nagase donne à son personnage d’homme résigné qui renait une sensibilité émouvante.

Les Délices de Tokyo, par un savant mélange de légèreté, de gravité, d’universel et d’intime, évoque autant la mélancolie que l’espoir : il y a dans la dernière scène, lors des piques-niques d’Hanami, l’acceptation d’une lecture sereine de sa destinée, bien au delà de toute résignation.


Skyfall
Skyfall
DVD ~ Daniel Craig
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 8,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Allez, ne boudons pas notre plaisir, 7 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Skyfall (DVD)
En 2012, la MGM a fêté en grandes pompes le 50ème anniversaire de la saga James Bond avec sa 23ème aventure, Skyfall, réalisée par Sam Mendes (American Beauty, Jarhead, Les Noces Rebelles). On y retrouve Daniel Craig qui, pour le troisième film consécutif depuis Casino Royale en 2006, incarne le plus célèbre agent secret britannique. Respectant à la fois les codes imposés par sa feuille de route cinquantenaire et la longue liste d’auto-références, ce James Bond remonte le temps à tous les niveaux et humanise son héros.

Alors que James Bond (Daniel Craig), passé pour mort, se la coule douce (sa bouteille de Heineken à la main) sous le soleil des caraïbes, le QG du MI6 (son employeur) explose sous les yeux hagards de la grande patronne M (Judi Dench). Cette attaque terroriste contre les services secrets britanniques semble directement la viser. L’agent 007 va devoir ressusciter et revenir de sa cachette pour sauver la plus importante James Bond Girl de l’histoire de la saga.

Cinquantième anniversaire oblige, Sam Mendes réalise, comme au bon vieux temps, un film hommage blindé de références bondiennes (scènes d’action chorégraphiées qui réinterprètent les Bonds précédents en ressuscitant, tel son héros, la musique, l’Aston Martin, le Whalter PPK et les décors d’autrefois) et dont le scénario va en dévoiler un peu plus sur le sombre passé de l’agent secret, de retour en Écosse, sur les lieux de son enfance. L’arrivée de Daniel Craig dans Casino Royale en 2006 marquait une certaine volonté des producteurs à donner un coup de jeune et de sérieux à la licence James Bond. Six ans plus tard, après la déception d’un Quantum Of Solace (2008), il semblerait que Skyfall prenne le parti de retourner aux sources de la légende tout en assumant ses rides et peut être de re-séduire son public plus âgé. La résurrection et le retour sont deux des thèmes du film qui reviennent le plus souvent comme de véritables leitmotivs. Même si James est âgé, il n’en est pas moins un vieux singe, qui prouve que même avec les anciennes techniques de défense (la scène du manoir écossais) en compagnie de deux autres « vieux », il reste le meilleur. Il n’a pas non plus de gros gadgets, le nouveau Q (Ben Whishaw) ne lui livre qu’une radio et un bon vieux Whalter PPK un peu amélioré, lui déclarant qu’un retour aux bonnes vieilles méthodes semble la meilleure chose aujourd’hui à l’image d’un MI6 détruit reprenant les vieux quartiers souterrains de Londres élaborés par Winston Churchill pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La séquence de générique, sur le tube d’Adèle et dotée d’un nouvel esthétisme numérique, reprend les grandes lignes du film à venir, en y incluant les personnages du film, tel un générique d’une vieille aventure de la Panthère Rose ou d’un Sherlock Holmes. Une approche globale de la licence un peu réac qui s’étend au delà des armes de James Bond, puisque le MI6 lui-même, représenté par sa cheftaine M, sera remis en question dans ses méthodes et ses décisions et devra prouver par une fin salvatrice que the old way is the best way. Pour ce troisième film avec Daniel Craig on notera également le grand retour de l’humour anglais (enfin!) et des répliques cinglantes, tous deux si présents lors des interprétations précédentes du personnage. Un James Bond qui se décoince, s’humanise, se sensibilise (un peu), et s’ancre dans un quotidien plus proche des spectateurs au travers d’une belle séquence sans précédent dans le métro londonien loin des destinations exotiques habituelles.

Côté acteurs, outre la présence tout en muscle de Daniel Craig, on notera la performance délectable, quoique très cabotine, de Javier Bardem en super vilain. A la fois drôle et tout aussi terrifiant que dans No Country For Old Men, lorsqu’il révèle son vrai visage, Bardem en volerait presque la vedette à Daniel Craig dans quelques unes de leurs scènes communes, notamment celle où sa sexualité plus qu’ambiguë va pousser Bond dans un rapport de force homo-érotique assez drôle. En plus de l’introduction du personnage de Q en version nerd (Ben Whishaw qui reprend le flambeau après l’adorable Desmond Llewelyn et le rigolo John Cleese), Skyfall accueille l’arrivée d’un Ralph Fiennes amené à revenir dans les prochains épisodes. Malgré le rôle prépondérant que prend Judi Dench et la surprise finale que nous réserve Naomi Harris, une petite place est tout de même laissée à la belle découverte de Bérénice Marlohe en sexy et féline James Bond Girl sombre et fatale.

Il n’y a pas de doute, les fans de la saga James Bond trouveront leur compte dans ce Skyfall. Même si l’on pourra lui reprocher d’être cousu de fils blancs, avec un héros vivant des aventures déjà vécues, ce passage obligé semble néanmoins nécessaire et inévitable pour boucler sa boucle et mieux repartir lors de son 24ème film ?


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