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Profil de Roger Dominique Maes > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Roger Dominiqu...
Classement des meilleurs critiques: 35
Votes utiles : 4129

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Commentaires écrits par
Roger Dominique Maes (Bruxelles)
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 3
Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 3
Proposé par STRADIVARIUS
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Szell et Fleisher, un couple !, 6 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 3 (CD)
Beethoven, "Concertos pour piano n°1 et 3", Léon Fleisher, Cleveland Orchestra, George Szell (février et avril 1961), 1 CD Sony Classical, 1991, notice en anglais.

Alors qu'un Brendel roule les notes comme une vague ses galets, que Backhaus semble les poser sur un échiquier, Léon Fleisher, solaire, les illumine comme une rosée du matin... Je sais tout ce que ce genre d'image peut avoir de vague et de réducteur, peut-être d'infantile. Ce ne sont là que des impressions, mais qui permettent de visulaiser un ressenti que, faute de mieux, je perdrais dans des explications laborieuses...
Oui, Fleisher est printanier, matinal, il joue comme on effeuille la marguerite, et Szell, Szell le sévère, Szell le méticuleux, Szell l'infaillible, l'accompagne, main dans la main, gambade avec lui, pour deux concertos, le 3e plus particulièrement, translucides, aérés... aussi dépourvus de faiblesses que de lourdeurs, évidents comme la lumière, et jeunes comme elle.

- Découvrir un chef-d'oeuvre est une des grandes joies de la vie, mais le réentendre d'une oreille comme neuve , lui qu'on croyait sans secrets, est une joie aussi grande... le temps est suspendu... apaisé, on sourit, sous un charme d'autant plus fort qu'il est inattendu. C'est ce qui se passe avec cette intégrale des concertos de Beethoven -reparue en CD séparés chez Sony en 1991- à connaître "toute affaire cessante"!


Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 3
Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 3
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 16,32

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Szell et Fleisher, un couple!, 6 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 3 (CD)
Beethoven, "Concertos pour piano n°1 et 3", Léon Fleisher, Cleveland Orchestra, George Szell (février et avril 1961), 1 CD Sony Classical, 1991, notice en anglais.

Alors qu'un Brendel roule les notes comme une vague ses galets, que Backhaus semble les poser sur un échiquier, Léon Fleisher, solaire, les illumine comme une rosée du matin... Je sais tout ce que ce genre d'image peut avoir de vague et de réducteur, peut-être d'infantile. Ce ne sont là que des impressions, mais qui permettent de visulaiser un ressenti que, faute de mieux, je perdrais dans des explications laborieuses...
Oui, Fleisher est printanier, matinal, il joue comme on effeuille la marguerite, et Szell, Szell le sévère, Szell le méticuleux, Szell l'infaillible, l'accompagne, main dans la main, gambade avec lui, pour deux concertos, le 3e plus particulièrement, translucides, aérés... aussi dépourvus de faiblesses que de lourdeurs, évidents comme la lumière, et jeunes comme elle.

- Découvrir un chef-d'oeuvre est une des grandes joies de la vie, mais le réentendre d'une oreille comme neuve , lui qu'on croyait sans secrets, est une joie aussi grande... le temps est suspendu... apaisé, on sourit, sous un charme d'autant plus fort qu'il est inattendu. C'est ce qui se passe avec cette intégrale des concertos de Beethoven -reparue en CD séparés chez Sony en 1991- à connaître "toute affaire cessante"!


Symphony 6 " Pastoral "
Symphony 6 " Pastoral "
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 43,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Une "Pastorale" ... par Rudolf Kempe., 6 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphony 6 " Pastoral " (CD)
Beethoven, "Symphonie n°6", Munich Philharmonic Orchestra, Rudolf Kempe (1972), 1 CD EMI, notice en anglais, 1992.

J'attendais beaucoup de Rudolf Kempe dans la plus "sensible" des symphonies de Beethoven... de ce chef qui nous a laissé des Wagner et des Richard Strauss mémorables (son "Lohengrin" de studio reste pour moi la plus grande réussite de cet opéra au disque).

Or cette "Pastorale", nullement indigne, loin de là, mais froide, d'apparence méthodique, qu'aucun feu n'anime, que la grâce éclaire peu, passe sans émouvoir, sans laisser d'autre impression que celle d'un regret, d'une occasion manquée.

Quand les mots sont prononcés, mais que le texte n'est pas dit...


Beethoven-Backhaus-Krauss-Concertos Pr Piano 4 & 5
Beethoven-Backhaus-Krauss-Concertos Pr Piano 4 & 5
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 22,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Beethoven, Backhaus, Krauss... et Vienne!, 5 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven-Backhaus-Krauss-Concertos Pr Piano 4 & 5 (CD)
Beethoven, "Concertos pour piano n°4 et 5", Wilhelm Backhaus, Wiener Philharmoniker, Clemens Krauss, (mai 1951- juin 1953), 1 CD Decca, 1990, notice en français, anglais et allemand.

Wilhelm Backhaus (1884-1969), un des pianistes marquants du XXe siècle semble un peu oublié aujourd'hui. Sans doute parce qu'il fut un pianiste solide, plutôt qu'un pianiste original, plus attentif à la lettre de la partition qu'à se placer entre elle et le public, qu'à séduire en virtuose. Son jeu, attentif aux détails -sans s'y perdre- n'est pas très chaud, mais la probité de l'approche, la précision du langage, finissent par convaincre l'auditeur sensible à la pureté stylistique de l'interprétation.

Hélas, pour le quatrième concerto, le son mono est indigne de ce qu'on pouvait réaliser en 1951, à Vienne, dans la grande salle du Musikverein: maigre, sifflant, il ne rend justice ni au piano (qui passe pourtant le mieux) ni à l'orchestre... ce Philharmonique dont -odieuse ironie!- les cordes grincent!
Clemens Krauss, peu démonstratif, accompagne le soliste, ou plutôt le suit en toute modestie. Ce n'est pas un quatrième qu'on retriendra.

Mais on retiendra et réécoutera cet "Empereur", enregistré en juin 1953, toujours au Musikverein. Il supporte la comparaison avec celui de l'intégrale réalisée par Wilhelm Backhaus et Hans Schmidt-Isserstedt à la tête, lui aussi, du Wiener Philharmoniker, entre 1959 et 1960.
Sans être extrêmement passionné, mais à nouveau d'une probité et d'une attention des plus scrupuleuses à l'écriture, il jouit d'une captation sonore supérieure (on retrouve enfin les cordes de Vienne et la baguette de Krauss!) au précédent, et réserve des moments d'une beauté intense, où la grâce ne le cède pas à la grandeur, ni la poésie à la virtuosité. Une version qu'il faut connaître... pour Beethoven, pour Backhaus, pour Krauss et pour Vienne!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 6, 2016 11:20 AM MEST


Concertos pour piano Nos 2 & 4
Concertos pour piano Nos 2 & 4
Proposé par Good Buy Music
Prix : EUR 18,07

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Fleisher et Szell, élégiaques et lumineux., 5 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos pour piano Nos 2 & 4 (CD)
Beethoven, "Concertos pour pianos n°2 et 4", Léon Fleisher, Cleveland Orchestra, George Szell (1959-1961), 1 CD Sony 1992, notice en français, anglais et allemand.

C'est l'enthousiasmante intégrale des symphonies de Beethoven par George Szell qui m'a amené à découvrir ses enregistrements avec Leon Fleisher -vainqueur du Concours Reine Elisabeth en 1952... C'est une révélation!

Que ce soit dans le deuxième concerto (qui, on le sait, est en fait le premier), le plus mozartien des concertos de Beethoven, où le soliste a moins à faire preuve de virtuosité que de lyrisme et de sensibilité, ou dans le quatrième, qui, toutes proportions gardées, me semble être aux concertos pour piano, ce que la Pastorale est aux symphonies, Leon Fleisher, marchant littéralement main dans la main avec George Szell qui pas un instant ne brutalise la partition ni n'embarrasse le soliste, sautille, papillonne, volète et voltige, effeuille les notes comme la marguerite... Cette apparence de désinvolture trouble d'abord -on a l'habitude de prendre Beethoven tellement au sérieux et de confondre le sérieux avec la lourdeur!- mais on a tort, on s'en aperçoit vite, et comme Fleisher a raison... dans son allégresse rayonnante, sa mélancolie translucide!
Non, Beethoven n'est pas que le colosse à mine renfrognée, le front empli de brumes et d'orages qu'on se figure. L'image presque caricaturale qu'en ont donnée peintres et sculpteurs du XIXème siècle, qui voyaient dans ce visage marqué par la douleur et le génie l'occasion d'un tour de force expressif, d'un, disons-le- facile exercice de style, nous bouche la vue... et parfois les oreilles.

Fleisher et Szell, l'un et l'autre élégiaques et précis, nous rendent un Beethoven jeune, sensible, lumineux!


Symfoni 6/8
Symfoni 6/8
Proposé par Giant Entertainment
Prix : EUR 23,76

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Tennstedt... candide ou scrupuleux?, 30 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symfoni 6/8 (CD)
Beethoven, "Symphonies n°8 et 6", London Philharmonic Orchestra, Klaus Tennstedt (1985-1986), 1 CD EMI, 1991, pas de notice.

L'oeuvre vit dans la partition, disait le grand Edwin Fischer, elle y dort, l'interprète doit l'éveiller "en l'embrassant, sans la brutaliser".
Un bon conseil dans une belle image: le baiser du prince à la belle endormie. On ne reprochera pas à Klaus Tennstedt de l'avoir donné
avec trop de fougue ou d'emportement ce baiser; il n'a pas froisé sa robe, ni dérangé sa coiffure.
Respect et mesure, voilà ce qui caractèrise ces deux interprétations.

Cela donne une huitième blanche et noble, aux sonorités polies, mais sans abus de legato, dont Tennstedt souligne -non sans droits- le
néo-classicisme (au sens architectural du terme), la belle ordonnance parfois répétitive, comme une colonnade...

Pour la sixième, le chef se montre-t-il trop sage? Face à tant de Pastorales opulentes, ou même théâtrales, celle-ci, dans sa robe virginale,
paraîtra-t-elle candide?
Encore une fois il faut prendre l'interprétation pour ce qu'elle est, "être attentif, tout simplement, à ce qu'une œuvre dit du seul fait qu'elle
existe", suivant l'excellent avis de Wolfgang Rihm. Donc, à condition bien sûr que la technique soit irréprochable, qu'aucune violence
n'est faite à l'oeuvre, prendre l'interprétation pour ce qu'elle est, entendre ce qu'elle dit, et jugée la cohérence de ses choix.

Cette Pastorale est jeune, rafraichissante, parfois languide, même le vent de l'orage ondule, tourbillonne plutôt pour enjôler que détruire
et troubler (on sait que Beethoven voulait évoquer non peindre, encore moins décrire, les scènes dont il a fait mention pour chaque
mouvement), et la candeur, d'ailleurs relative, cette impression de gentillesse, qui se dégage des choix de Tennstedt n'est pas faiblesse ou
platitude: sa Pastorale est une fille de seize ans, si l'on veut -reproche-t-on à l'adolescence d'avoir la peau fraîche et les yeux clairs?-,
elle est le printemps... et le printemps est toujours nouveau s'il n'est pas original.

Enregistrées dans les mythiques studios d'Abbey Road à Londres par un LPO superlatif, deux bellles versions de ces symphonies 6 et 8
que j'ai écoutées à plusieurs reprises avant d'en parler, autant par plaisir que par peur de me laisser entrainer par un enthousiasme peu
fondé... et que des commentateurs plus avisés pourraient me reprocher.


Beethoven : Les 5 Concertos pour piano
Beethoven : Les 5 Concertos pour piano

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Beethoven, Brendel, Haitink...un accomplissement., 30 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 5 Concertos pour piano (CD)
Beethoven, "Concertos pour piano n°1 à 5, Fantaisie chorale pour piano, choeur et orchestre", Alfred Brendel, London Philharmonic
Orchestra, Bernard Haitink, (1975-1977), 3 CD Philips, 1992, pas de notice.

Il y a la perfection, et il y a l'excellence. La perfection est technique, l'excellence artistique. Sans l'art, une technique parfaite n'est guère
qu'une machinerie, et sans une technique suffisante, l'art qu'une vélléité. On sait cela, seule la combinaison aboutie d'une technique et
d'un art mène à l'excellence. Celle-ci peut prendre plusieurs voies, avoir plusieurs formes, porter plusieurs noms : Backhaus ou
Rubinstein, Kempff ou Pollini, Gilels ou Katsaris, Perrahia ou Zacharias, Pirès ou Argerich... Elle porte ici celui de Brendel et celui de
Haitink, deux artistes accomplis dont le dialogue est à son tour un accomplissement.

Beethoven, Brendel, Haitink, une communion, une triade, on tomberait aisément dans le délire théologique, allant jusqu'au mot Trinité,
trois en un, un en trois...

Quand un cycle d'interprétations comble à ce point toutes les attentes du mélomane, mieux! les déborde, le jugement s'abolit, toute
vélléité critique semble dérisoire, on est sans voix, sans les mots pour le dire... ou avec trop de mots, se bousculant, inutilement, car trop
dire, c'est ne plus dire!
Contentons-nous d'accomplissement... ou plus prosaïque, de référence discographique absolue.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 30, 2016 3:10 PM MEST


Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD)
Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD)
Prix : EUR 23,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cluytens - Beethoven, le Temple de la Renommée!, 30 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
Beethoven, "Symphonies n°1 à 9, Ouvertures de Prométhée, Egmont, Fidélio", Orchestre Philharmonique de Berlin, André Cluytens
(1957-1960),
5 CD EMI 2006 (réédition du coffret EMI sorti en 1995)

La réputation de clarté "à la française" faite au chef d'origine belge pourrait faire craindre un Beethoven excessivement épuré, dépouillé,
dénaturé peut-être, il n'en est rien. La simplicité mûrie de réflexion qui caractérise la direction d'André Cluytens doit s'appeler l'honnêté
intellectuelle. Elle projette l'évidence, avec intensité. Et si toutes les symphonies trouvent ici leur unité organique, les grands moments,
les moments inoubliables sont les 5, 6 et 7èmes, la rigueur de la direction n'en freinant ni le souffle, ni le lyrisme.

Pour la Neuvième, si le premier mouvement semble un peu compassé, les deux suivants touchent à l'excellence, tant par la solidité de la
forme que par l'ampleur du discours: ils comblent profondément et les sens et l'esprit. Quant au mouvement final, Cluytens s'y refuse à
tout dramatisme, et malgré une présence chorale un peu maigre, l'Hymne, illuminé par les voix de Gré Brouwentsijn et Nicolai Gedda, se
déploie grandiose, plus exalté que martial, ce qu'il doit être. Il est vrai, à la décharge des chefs confondant liesse avec frénésie, que le texte
de Schiller et le rythme choisi par Beethoven peuvent prêter à confusion, et pousser au pathos ou à l'effet des esprits moins élevés que celui
d'André Cluytens.

Servie par un Berliner, tout à la fois riche et mordant, une intégrale ni excessive, ni timide, qui réussit un bel équilibre entre dynamisme
et solidité...
La dimension sans le gigantisme, la densité sans la lourdeur. Du grand Art!


Beethoven : les 9 Symphonies (Coffret 5 CD)
Beethoven : les 9 Symphonies (Coffret 5 CD)
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Cluytens - Beethoven, le Temple de la Renommée!, 30 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : les 9 Symphonies (Coffret 5 CD) (CD)
Beethoven, "Symphonies n°1 à 9, Ouvertures de Prométhée, Egmont, Fidélio", Orchestre Philharmonique de Berlin, André Cluytens
(1957-1960),
5 CD EMI-Erato 2010 (réédition des coffrets EMI sortis en 1995 et 2006).

La réputation de clarté "à la française" faite au chef d'origine belge pourrait faire craindre un Beethoven excessivement épuré, dépouillé,
dénaturé peut-être, il n'en est rien. La simplicité mûrie de réflexion qui caractérise la direction d'André Cluytens doit s'appeler l'honnêté
intellectuelle. Elle projette l'évidence, avec intensité. Et si toutes les symphonies trouvent ici leur unité organique, les grands moments,
les moments inoubliables sont les 5, 6 et 7èmes, la rigueur de la direction n'en freinant ni le souffle, ni le lyrisme.

Pour la Neuvième, si le premier mouvement semble un peu compassé, les deux suivants touchent à l'excellence, tant par la solidité de la
forme que par l'ampleur du discours: ils comblent profondément et les sens et l'esprit. Quant au mouvement final, Cluytens s'y refuse à
tout dramatisme, et malgré une présence chorale un peu maigre, l'Hymne, illuminé par les voix de Gré Brouwentsijn et Nicolai Gedda, se
déploie grandiose, plus exalté que martial, ce qu'il doit être. Il est vrai, à la décharge des chefs confondant liesse avec frénésie, que le texte
de Schiller et le rythme choisi par Beethoven peuvent prêter à confusion, et pousser au pathos ou à l'effet des esprits moins élevés que celui
d'André Cluytens.

Servie par un Berliner, tout à la fois riche et mordant, une intégrale ni excessive, ni timide, qui réussit un bel équilibre entre dynamisme
et solidité...
La dimension sans le gigantisme, la densité sans la lourdeur. Du grand Art!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 7, 2016 7:33 PM MEST


Symphonies Nos 1 à 9
Symphonies Nos 1 à 9
Prix : EUR 60,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Cluytens - Beethoven, le Temple de la Renommée!, 30 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies Nos 1 à 9 (CD)
Beethoven, "Symphonies n°1 à 9, Ouvertures de Prométhée, Egmont, Fidélio", Orchestre Philharmonique de Berlin, André Cluytens (1957-1960),
5 CD EMI, 1995, notice en français.

La réputation de clarté "à la française" faite au chef d'origine belge pourrait faire craindre un Beethoven excessivement épuré, dépouillé,
dénaturé peut-être, il n'en est rien. La simplicité mûrie de réflexion qui caractérise la direction d'André Cluytens doit s'appeler l'honnêté
intellectuelle. Elle projette l'évidence, avec intensité. Et si toutes les symphonies trouvent ici leur unité organique, les grands moments,
les moments inoubliables sont les5, 6 et 7èmes, la rigueur de la direction n'en freinant ni le souffle, ni le lyrisme.

Pour la Neuvième, si le premier mouvement semble un peu compassé, les deux suivants touchent à l'excellence, tant par la solidité de la
forme que par l'ampleur du discours: ils comblent profondément et les sens et l'esprit. Quant au mouvement final, Cluytens s'y refuse à
tout dramatisme, et malgré une présence chorale un peu maigre, l'Hymne, illuminé par les voix de Gré Brouwentsijn et Nicolai Gedda, se
déploie grandiose, plus exalté que martial, ce qu'il doit être. Il est vrai, à la décharge des chefs confondant liesse avec frénésie, que le texte
de Schiller et le rythme choisi par Beethoven peuvent prêter à confusion, et pousser au pathos ou à l'effet... des esprits moins élevés
que celui d'André Cluytens.

Servie par un Berliner, tout à la fois riche et mordant, une intégrale ni excessive, ni timide, qui réussit un bel équilibre entre dynamisme et solidité...
La dimension sans le gigantisme, la densité sans la lourdeur. Du grand Art!


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