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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   

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Alpine PartyPlug Bouchons d'Oreilles pour Concerts et Sorties Blanc
Alpine PartyPlug Bouchons d'Oreilles pour Concerts et Sorties Blanc
Prix : EUR 9,92

4.0 étoiles sur 5 Testés en Enfer !, 28 juin 2014
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Quel meilleur test pour ces protections auditives que le Hellfest ? 3 jours de gros son, de 11h à 2h du matin, non stop, et donc pas mal d'occasions de tester ces bouchons. D'abord, ils sont très confortables. La partie qui entre dans l'oreille est très souple, et on oublie carrément qu'on les porte, au bout de quelques minutes. Ils protègent très bien sans pour autant bloquer complètement certaines fréquences, du coup ils ne gâchent rien musicalement. Seuls point négatif, la tige par laquelle on tient le bouchon est très courte. Il faut faire attention à ne pas les laisser échapper lors des manipulations, surtout dans une foule agitée. En fait après avoir lu la notice, on découvre que dans la boite il y a un petit applicateur. Mais il n'est pas crédible de se balader avec un applicateur pour mettre ses bouchons. Et puis ça ne résout pas le problème pour les enlever. Des tiges un peu plus longues aurait été une bien meilleure solution.


So U
So U
Prix : EUR 20,00

3.0 étoiles sur 5 Neal, septième !, 28 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : So U (CD)
Si Neal Schön, a le sourire sur la pochette de son septième album solo, c'est qu'il a l'air de s'être fait sacrément plaisir sur cette nouvelle galette qui fait suite à The Calling en 2012. En fouillant sur le net, je m'aperçois qu'elle ne fait pourtant pas l'unanimité, loin de là. Qu'en est-il vraiment ? Mais d'abord, est-il besoin de présenter Neal, guitariste de Journey, avec qui il a enregistré quatorze album (ah quand même !?) mais qui a aussi manié la six cordes avec Santana ou encore Bad English. Un boss qui n'a plus rien à prouver (d'où le sourire). A ses côtés, on trouve son acolyte batteur dans Journey (entre autres), Deen Castronovo, et le célèbre bassiste Marco Mendoza (Black Star Riders, Whitesnake, Thin Lizzy). Tout se petit monde se relaie au mic ; quand mic il y a, car l'album comporte deux instrumentaux parmi les treize morceaux. Neal s'est occupé des compositions avec son pote Jack Blades de Nightranger.
L'album commence par Take A Ride, un morceau assez bluesy, qui porte bien son nom, et que j'aime bien. Il me fait instantanément penser à l'ambiance de l'album solo de notre Nono national. Carrément. Posé, limite impro sur certains passages, c'est l'exemple même du morceau bien coolos, qui vous fera monter le volume, et secouer (lentement) la tête en rythme. Je suis un peu plus mitigé sur So U, qui donne le titre à l'album. C'est encore un morceau Nono-esque, je trouve, mais qui dure bien trop longtemps. Avec plus de neuf minutes, on est quasiment dans un trip improvisé et un petit peu lassant. Le premier instrumental s'appelle Exodus, et il sonne assez jazzy, avec des petits airs de Santana. Je trouve ça assez réussi, j'aime bien la basse fretless de Marco, qu'on entendra sur plusieurs morceaux. C'est encore Neal qui chante sur What You Want, ça sonne étrangement comme du Lenny Kravitz, pas des plus inspirés.
Changement de tempo et changement de chanteur. C'est Deen qui prend le micro sur la ballade Love Finds a Way. Et là, on se dit que ça aurait tout aussi bien être sur un album de Journey. Il faut se rappeler que Deen assure pas mal de voix dans Journey, donc c'est assez logique. La ballade n'est pas super originale, et certaines mauvaises langues diront même que c'est probablement un morceau dont Journey n'a pas voulu (aïe c'est méchant ça !). C'est quand même bien chanté, et c'est la même remarque que l'on se fait en écoutant Serenity, un morceau plus pêchu qui sonne encore très Journey, avec donc Deen au chant. La voix de Deen ressort comme la plus sympa dans l'album, surtout si on est fan de Journey.
On My Way est, comme What You Want, un morceau un peu moins réussi ; ici on se dit que ça ressemble un peu à du Van Halen époque Sammy Hagar, c'est-à-dire époque que je n'aime pas. Heureusement que les plans de guitare de Neal sont bon, et que la prod est excellente. Le morceau que par contre je trouve bien sympa c'est le Shelter, très rock. C'est déjà bien plus original. Le promo CD ne donne pas d'info sur qui assure le chant, dommage. Big Ocean, qui clôt l'album, est un deuxième instrumental, lent et sur lequel Neal laisse traîner de belles notes, Marco ressort sa fretless, et qui fait penser à une ballade de Joe Satriani. Pas mal, mais pas super original.
Bon au final, je suis obligé de dire que c'est un album sympa, mais qui ne va pas révolutionner ma CD-thèque. Je l'écoute avec plaisir dans ma voiture, en rentrant du boulot, comme une sorte de easy listening pour metalleux fatigués après une journée de boulot. Les fans de Journey (dont je fais partie) apprécieront le côté blues teinté de jazz de Neal en solo (et sans Journey) et la qualité des deux musiciens qui l'entourent. Si le niveau des compositions est un peu léger, la qualité de la production est excellente.

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Love Game - tome 1 de la trilogie Tangled
Love Game - tome 1 de la trilogie Tangled
par Emma Chase
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 N'a pas convaincu ma fille..., 16 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love Game - tome 1 de la trilogie Tangled (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
C'est à ma fille de 20 ans que j'ai confié la lourde mission de commenter ce bouquin. Voilà ce qu'elle m'en dit:

Love Game est un livre très divertissant et simple à lire pour qui veut se détendre. Emma Chase possède un très bon style et écris particulièrement bien pour un premier livre. Toutefois, et c'est dommage, ce livre n'est à mon sens composé que de clichés. Même s'il affirme être original en donnant le point de vue masculin, on reste sur le fantasme féminin typique des histoires d'amour écrites par des femmes pour des femmes: le jeune homme séduisant et riche, coureur de jupon qui finit par tomber enfin amoureux d'une fille pas comme les autres, mais qui est inaccessible. Et ce n'est pas le contexte de compétition dans le travail pour pimenter cette relation amoureuse qui va améliorer l'originalité du roman. Finalement, je trouve que ce livre ressemble à un film du genre "happy ending" américain, ceux avec Jennifer Aniston, dont on devine les principaux rebondissements et la fin après avoir lu le premier chapitre. De plus, je trouve que l'affirmation "vous saurez enfin ce que pensent vraiment les hommes" est légèrement prétentieuse. L'auteur enchaîne les clichés sur les hommes, et Drew n'est finalement qu'un stéréotype du parfait "sale c#n" qui à mon avis ne reflète pas la réalité de la pensée masculine dans sa majorité.

Bref un livre léger et simple mais en rien original.


California Breed
California Breed
Prix : EUR 22,62

4.0 étoiles sur 5 Sacré Glenn..., 16 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : California Breed (CD)
Une fois de plus je me régale des découvertes musicales faites grâce au webzine. Comme souvent, je teste en voiture le CD d'un groupe inconnu de moi, en allant bosser. J'essaye de tester (au moins un morceau) tous les CD que nous recevons, avant de les dispatcher à mes vénérés chroniqueurs. Et California Breed, ça ne me dit rien, même si j'aime bien cette pochette, mais le CD n'était accompagné d'aucun press-kit explicatif. Je suis particulièrement impressionné par ce nouveau groupe dès la première écoute. Quelle maturité ! Ca sonne clairement années 70, j'aime, et je me dis que le chanteur est excellent et qu'il sonne un peu comme Glenn Hughes. Après le troisième morceau, je me dis que le tout sonne un peu Led Zep, notamment du côté de la batterie, et que je continue d'être sacrément impressionné. Heureusement un feu tricolore vient à mon secours et me permet de récupérer la pochette pour en savoir plus. Et là, surprise ! C'est bien Glenn Hughes ! Et re-surprise, c'est Jason Bonham aux fûts ! Tout s'explique alors. Et je réalise que California Breed est le combo issu du split de Black Country Communion. J'avais juste oublié.

Glenn Hughes avait prévenu qu'il continuerait l'aventure sans Joe Bonamassa qui refusait de tourner et n'était plus très disponible, ni très motivé. Glenn avait déjà accepté de faire le troisième album, Afterglow, qu'à la condition de tourner ensuite, mais le manager de BCC (et aussi celui de Bonamassa) revient sur sa promesse. Glenn est furax, il veut continuer BCC avec un autre guitariste (Satriani, ou Zakk Wylde étant même partants !), mais le manager en question, toujours lui, lui rappelle qu'il ne possède pas le nom, c'est à lui et Joe et qu'ils refusent de le vendre. Bonjour l'ambiance ! Glenn est hyper furax et décide de lâcher l'affaire et de partir remonter un projet avec Jason. Aux côtés de nos deux retraités de BCC, on trouve un jeune guitariste du nom de Andrew Watt, recommandé à Glenn par Julian Lennon. Pour les curieux et fans de BCC, sachez enfin, et ça a une certaine importance, qu'il n'y a pas de claviers dans California Breed, donc exit Derek Sherinian, le père Hughes est passé en mode commando, un power trio. Au final, ça n'est pas pour me déplaire. Aux manettes on trouve un certain Dave Cobb qui a fait, depuis Nashville Tennessee, un sacré bon boulot aux manettes avec beaucoup de prises live. Tout cela est bien expliqué dans l'interview que donne Glenn dans Bassiste Magazine No54.

Bref, dès le premier morceau, The Way, on se dit que si certains chanteurs ont des soucis avec leur voix en vieillissant, surtout dans les aigus (Ian Gillan, David Coverdale, Robert Plant, Klaus Maine pour n'en citer que quelques uns), Glenn lui, du haut de ses soixante-trois ans, n'a aucun souci de ce côté là. Incroyable ! Le morceau est assez typé Led Zeppelin, avec un Jason Bonham, assez monstrueux. Le petit nouveau, Andrew, balance une bonne grosse dose de riffs assez vintage sur ce morceau. Par contre sur Sweet Tea, la guitare d'Andrew se fait plus grunge, et il envoie un bon solo, on sent que le jeune n'est pas là que pour faire dans le vintage, et qu'il apporte sa pierre à l'édifice. On revient à du plus Zeppelinien avec Chemical Rain, un excellent morceau, plus calme, où la performance de Glenn au chant est carrément atomique ! C'est assez lancinant, les lignes de basse claquent, le couplet est calme sur fond de guitare acoustique. Quand on entend une intro de batterie comme celle de Midnight Oil, on se dit que de un, Bonham a vraiment étudié dans les moindres détails le son de son défunt père et que de deux, ça doit être tellement génial de jouer avec lui. On est tenté de dire que n'importe quel petit riff de gratte devient une tuerie. C'est le cas, je trouve ce morceau réussi, d'autant qu'il surprend encore dans son refrain avec des chœurs qui lui donne un petit air de Rolling Stones pas dégueu.

All Falls Down est un petit moment de calme, à la guitare acoustique sur l'intro, où Glenn montrer encore ses talents de chanteur. C'est une belle ballade, bien placée dans la tracklist, rien à dire. En plus, Andrew dévoile encore son style dans un chouette solo. Ca repart de plus belle avec une série de morceaux plus grunge dans leurs riffs, et dans lesquels on sent encore l'implication d'Andrew. C'est plus heavy et sombre que du BCC, sans chichi, sans fioriture, "in your face" comme on dit. Glenn y explose vocalement. Etonnant comme ils passent un morceau comme Spit It Out, presque de pop anglaise, avec même un petit piano honky tonk. Au moins c'est varié. Invisible revient à du heavy presque Sabbathien, mais bien chanté (non... pas la tête, je rigole...). C'est surtout le gros riff qui fait penser à Black Sabbath, le reste pas tant que ça. Bien sympa, en tout cas. J'aime beaucoup Scars, qui groove sa mère, un peu bluesy et dans lequel Glenn s'éclate au chant et à la basse. Ca sent la jam session en studio. L'album finit sur un Breathe qui démarre à l'acoustique avec un chant encore exceptionnel. C'est bon et un poil planant. The Voice, c'est lui putain, ne cherchez plus les mecs...

En plus d'être une des meilleures voix de la scène metal, Glenn est un hyper créatif, il est déchainé et il a encore beaucoup de choses à dire. Et c'est pas de sombres histoires de nom de groupe qui vont l'empêcher de composer et de partir en tourner dans le monde défendre, sur scène, ses morceaux. La retraite c'est pas son truc. Dommage pour ceux qui ne l'ont pas compris et tant mieux pour ceux qui l'apprécient (moi, nous, ...). Il annonce déjà la couleur : il tournera à la rentrée avec California Breed et s'ils n'ont encore qu'un album, peu importe, il jouera aussi des reprises de Deep Purple, de Led Zeppelin et de... Black Country Communion ! Eh oui, car c'est lui qui a composé quasiment tous les morceaux de BCC, et ça personne ne le lui enlèvera.

Fallait pas chercher des noises à papi Glenn !

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 24, 2014 1:20 AM MEST


Kxm
Kxm
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 16,51

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 KXM ? On Aime !, 14 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kxm (CD)
Il me fallait un électrochoc pour me sortir de ma torpeur musicale printanière. Et cet électrochoc a pour nom étrange KXM. Je serais probablement passé à côté, comme tout le monde, sans le petit pitch du label qui rappelait aux nullos de mon genre, que KXM étaient les lettres de Korn, King's X et Lynch Mob ; car, vous l'aurez compris, des membres de ces trois combos se sont regroupés pour former ce nouveau super groupe. Des membres, je disais donc, et pas des moindres puisqu'on trouve au chant et à la basse Dug Pinnick (King's X), à la guitare George Lynch (Dokken, Lynch Mob) et à la batterie Ray Luzier (Korn). La présence de Dug est pour moi l'attrait essentiel de cet album, alors que je le glisse dans le lecteur de ma bagnole. Grossière erreur ! Certes, j'adore le chant de Dug, entre soul et gospel, chargé à bloc d'émotion, mais je dois reconnaître que je suis aussi scotché par le jeu de Ray ! Vingt dieux, je suis pas super fan de Korn, mais je n'ai jamais entendu une telle présence dans aucun de leurs albums. Dans le mix de KXM, c'est un élément essentiel. Tout aussi essentiel est le jeu subtil de George, plutôt au service des morceaux et des deux autres lascars que dans un rôle de guitare hero m'as-tu-vu. On frôle le power trio parfait ! La production est excellente et le son énorme.

L'album attaque par un morceau étonnant, Stars, où on reste scotché par la batterie tribale (épaulée par des percus). Le chant de Dug est génial, même si je comprends que certains n'apprécient pas ce côté complainte qu'il utilise. Sur le couplet sa voix est filtrée. Sa basse est lourde à souhait, et le riff du père Lynch excellent, même si je trouve la gratte un poil en retrait.
Plusieurs morceaux dont ce premier font quand même beaucoup penser à du King's X, et les fans du trio texan apprécieront quasi instantanément cet album. Cet effet est dû bien sûr au fait qu'on retrouve la voix et la basse de King's X mais aussi probablement la patte de Dug à la composition. Reste que les deux autres musiciens apportent leur touche et que cette touche est particulièrement flagrante au niveau de la batterie, très impressionnante tout au long de l'album. Les sept premiers morceaux forment un ensemble des plus réussis et particulièrement jouissif, avec quelques pièces essentielles. Par exemple, Rescue Me qui sert de single, mid tempo, lourdingue, appuyé par une bonne batterie et une grosse basse. J'aime aussi beaucoup Gunfight, assez original, et dont les plans de batteries sont particulièrement travaillés. Le refrain est une tuerie. Never Stop est une ballade bluesy fort agréable, assez Stonienne dans l'âme, dans lequel un piano sympa fait son apparition. Les chœurs de femmes sur le refrain sont aussi bien amenés.

La foi est un thème récurrent dans les compos de Dug, et le morceau Faith Is a Room nous le rappelle. C'est un des meilleurs morceaux de l'album, à mon avis. Le duo basse/batterie envoie une rythmique des plus lourdes sur l'intro et le refrain, c'est très réussi. I'll Be Ok est ce qui se rapproche le plus, à mon sens, du style King's X. Très inspiré, avec un jeu de batterie des plus alambiqués. Difficile de ne pas reprendre à tue-tête: "I'll be okkkkkk". La méthode Coué que ça s'appelle, et il me semble qu'on en a bien besoin en se moment. Pour terminer la séquence, on tombe sur Sleep qui sonne aussi pas mal King's X, avec les membres du groupe qui reprennent le refrain en chœur, répondant à Dug. George balance un bon solo bluesy bien agréable.

Les deux morceaux qui suivent, Love et Burn, sont pour moi le moment le plus faiblard de l'album. C'est moins original et surtout il me semble que sur des riffs plus heavy (Burn), Dug n'a pas forcément la voix la plus adaptée. Dans ces deux morceaux, George est plus en valeur, Dug plus en difficulté. Do It Now me semble déjà plus réussi, Dug se sort les tripes côté chant. Ca le fait bien.
Human Friction, qui est le morceau le plus long de l'album, sonne plus heavy (plus Dokken aussi) mais contrairement à Love et Burn, le résultat me semble bien plus réussi. Le morceau final, Tranquilize, est un petit instrumental groovy à souhait et qui conclut en beauté cet album.

Pour moi, super groupe il y a quand le résultat est supérieur à la somme des talents présents dans l'affaire. Et c'est le cas ici. Chaque musicien semble s'être transcendé par la présence des deux autres et le tout transpire la créativité par tous les pores. Tous se placent au service du trio, aucun ne tire la couverture à soi. L'album déborde de spontanéité, on sent la jam session plus ou moins organisée, on devine les textes écris sur des coins de table, à l'arrache, même si les thèmes abordés sont des sujets sérieux comme la foi (Faith Is a Room), la drogue (Never Stop) ou la violence conjugale (Sleep).

Bref, on signe en bas de page et on en redemande...

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Three Lions
Three Lions
Prix : EUR 20,00

3.0 étoiles sur 5 3 Lions > 1 ASIA, 14 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Three Lions (CD)
J'avoue que je n'écoute pas beaucoup de Hard FM, aussi appelé AOR (Album-Oriented Rock), et pourtant j'ai eu envie de prendre ma plume et de vous causer de ces trois lions. Alors qui donc sont ces Three Lions en question ? Bien que ça soit un premier album, éponyme, on ne peut pas dire qu'on ait affaire à des jeunes loups, mais plutôt à des musiciens aguerris avec déjà une certaine bouteille (j'ai pas dit des vieux) et tout droit venus de Grande-Bretagne. Par exemple Vinnie Burns, le guitariste, est passé par Ten, Dare et Asia ; son pote Greg Morgan aussi par Ten et Dare. Par contre, on a un newbie en la personne de Nigel Bailey, au chant et à la basse.
Le tout sonne très mélodique, entre Asia, Foreigner, Magnum et une pointe de Gary Moore. Les compos sont bien gaulées et on se laisse facilement captiver par certains refrains. Par exemple, c'est avec la vidéo du premier morceau Trouble In A Red Dress que j'ai été séduit par la recette pourtant pas nouvelle. Non pas que le clip ait un intérêt quelconque, loin de là, mais le refrain est super accrocheur, et la guitare m'a fait penser à Gary Moore, ce qui est plutôt pas mal. Le chant de Nigel est excellent, particulièrement adapté au style, son jeu de basse assez classique, mais de bon augure sachant qu'il est aussi chanteur. Certains morceaux sont très imprégnés de Foreigner, c'est le cas de Hold Me Down. C'est bien fait, et on ne peut qu'approuver en secouant la tête en rythme. C'est aussi le cas de Twisted Soul et de son intro de piano et ses riffs à la Scorpions. C'est Vinnie qui assure le piano, ça risque de plus être possible en live, mais bon. C'est une ballade énervée. On trouve d'autres ballades énervées comme Don't Let Me Fall mais on trouve aussi pas mal de ballades calmes, caractéristiques du style, comme Winter Sun, Made For One Another ou encore Two Hearts Beat As One, particulièrement mielleuse... euh pardon, romantique, à la Foreigner, avec des chœurs un peu cucul. On remarquera aussi la ballade orientalisée Kathmandu, qui fait plus nord africain que népalais, mais bon, on va pas chipoter. C'est bien chanté, l'ambiance fait penser aux tunisiens de Myrath qui auraient eu un coup de mou. Dans le style Magnum, on trouve Just A Man, avec le même son de clavier. Gentillet et pas innovant pour un sou, mais pas désagréable. Les deux morceaux les plus pêchus, Hellfire Highway et Holy Water, permettent à l'album de ne pas tomber dans l'abus de mid tempo et de ballades. Les deux sont assez réussis. Et le travail de Vinnie à la guitare est très bon.

L'album se termine sur une ballade instrumentale Sicilian Kiss, plutôt classique, rappelant Gary Moore ou même Santana. On note que la ligne de basse est assez sympa, comme quoi quand il ne doit plus chanter, le Nigel se lâche sur ses grosses cordes. Encore un petit souci géographique, mais il me semble que ça sonne plus espagnol qu'italien sur la fin, mais bon je pinaille.

Au final, nous avons peut-être bien là l'album que les déçus des derniers Asia attendaient. Ceux de Foreigner aussi, et on ajoutera dans le lot ceux pas convaincus par le dernier Magnum. Tout ce petit monde, lassé de leurs groupes favoris qui tournent en rond depuis quelque temps devrait donner sa chance à ce trio de lions : c'est bien frais, bien agréable comme dirait l'autre. Au fait, si on tournait une suite à Top Gun, je crois qu'on tient la BO.

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Les Mensonges
Les Mensonges
par Karen Perry
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

3.0 étoiles sur 5 Pas évident..., 13 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mensonges (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Le sujet me semblait bon, et je m'attendais effectivement à pas mal de psychologie et relativement peu d'action, ce qui est le cas. Perdre un enfant doit être une difficile épreuve pour un couple, surtout si la responsabilité d'un des parents est en cause. Mais bizarrement, je n'ai pas réussi à vraiment rentrer dans l'histoire. J'aime pourtant bien cette façon d'alterner des chapitres vus par lui, et d'autres vus par elle, mais ici, ça rend l'histoire plus décousus puisque chacun y va de ses flashbacks sur l'époque Tanger, et introduit souvent de nouveau personnages. Pierre Lemaitre maitrisait totalement l’exercice dans "Robe de Mariée". C'est bien écrit, mais au final je n'ai pas vraiment pu me retrouver en tant que parent dans ce récit et c'est dommage.


Furiosity
Furiosity
Prix : EUR 13,83

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un monstre !, 8 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Furiosity (CD)
Quand j'ai entendu le nom de Monster Truck, ça m'a de suite plu. Ca m'a rappelé un jeu vidéo marrant auquel nous jouions avec les enfants plus jeunes. On avait même le volant "Force Feedback", une autre époque... J'ai pensé que c'était un groupe de gros rock sudiste comme j'aime. Comme son nom l'indique, c'est bien un groupe de hard rock, sudiste, bluesy à souhait, j'avais bien senti le truc. Par contre, question géographie, c'est un zéro pointé. Ces gars-là ne sont pas du sud des USA mais du Canada, de Hamilton dans l'Ontario plus exactement. Le groupe se compose de Jon Harvey (basse et chant), Jeremy Wilderman (guitares), Brandon Bliss (claviers), et Steve Kiely (batterie). Ce Furiosity est leur premier album, après deux EP. L'album est sorti déjà l'année dernière aux USA, mais il ne resurgit chez nous qu'aujourd'hui. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, écoutons-nous ça.

L'intro de Old Train est marrante, puisqu'ils attaquent sur le passage d'un train à vapeur. Dès les premières mesures, on apprécie le chant et le lourd jeu de basse de Jon. C'est puissant, la basse et la guitare sont à l'unisson sur un riff qui arrache tout. Je trouve que le couplet fait penser à celui de Smoke On The Water, un vrai petit air de famille. D'ailleurs, à plusieurs reprises, j'ai trouvé qu'il y avait clairement une influence Deep Purple chez nos amis canadiens. Vous l'aurez compris, on est dans le bon hard rock, un peu sudiste, dont les racines remontent vers la fin des années 70. C'est à la fois vintage, avec un son moderne et puissant. C'est pas le morceau The Lion qui me fera mentir. Gros riff, bonne voix, refrain accrocheur, on tient la formule idéale, dont le succès a déjà été moult fois démontré. Si la basse et la guitare sont bien en place, je trouve les claviers un peu en retrait, en tout cas sur ces premiers morceaux rentre-dedans. Sur Power To The People, la voix fait penser à Chad Kroeger, le chanteur de Nickelback. Sweet Mountain River aurait bien pu être entendu sur une scène californienne dans les années 70, en première partie de Jimi hendrix par exemple. L'intro est parfaite, et pour faire encore plus vintage, on a même droit à un excellent petit break.

Avec le rythme effréné de Psychics, on monte dans les tours et on pense à Motörhead, surtout sur le break et le solo de guitare, par ailleurs excellent. Comme d'hab, pas besoin de faire compliqué pour faire efficace. Tiens, je réalise que ça fait déjà cinq morceaux, et c'est un sans faute. C'est prometteur.

Oh Lord, est un morceau court, assez groovy, avec un bon riff de guitare. C'est pas souvent que je me retrouve dans la situation de dire qu'une ballade est le meilleur morceau de l'album, mais je doit reconnaître que For The Sun m'a particulièrement plu. Très Led Zeppelin dans l'âme, un peu à la Dazed And Confused, j'ai du mal à croire qu'on peut encore écrire un morceau comme ça, de plus de sept minutes, en 2014, et que ça soit une réussite. Au final, on en a eu dans toutes les décennies des ballades de ce genre, depuis les années 70, et on en aura sûrement d'autres. Ca prend aux tripes, c'est bien chanté, et là on entend bien l'orgue de Brandon. Le travail de la guitare est superbe, notamment sur l'intro. Boogie fleure bon le Texas et Undercover Love fait bien bouger tête et pieds, irrésistiblement, c'est bluesy et l'orgue Hammond donne de la voix. En parlant de blues, Call it A Spade est inspiré des meilleurs blues rock de ZZ Top, un pur plaisir pour les amateurs. Difficile à croire que le groupe n'est pas issu du sud des USA. L'album se termine sur My Love Is True, une ballade encore assez réussie, avec pas mal de choeurs féminin, presque gospel sur la fin. Le chant et la guitare s'accompagnent sur le refrain. Ca fait penser à certaines ballades sudistes de Molly Hatchet.

Bon, pour moi le compte y est. Un excellent groupe, qui sort un excellent premier album, surprenant de maturité. C'est clairement pour les amateurs de hard rock, teinté de blues et aux accents sudistes. On a droit à une succession de morceaux inspirés, parfois courts et rentre-dedans, mais aussi à quelques belles ballades, d'un genre qu'on pensait disparu. C'est certainement vintage, déjà entendu diront les aigris, mais je pense que la qualité est au rendez-vous et que Monster Truck saura trouver, et toucher, son public.

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DOUBLE DISCO ANIMAL STYLE
DOUBLE DISCO ANIMAL STYLE

4.0 étoiles sur 5 Un groupe avec du caractère, et une sacrée voix !, 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : DOUBLE DISCO ANIMAL STYLE (CD)
J'ai découvert Loading Data lors de leur passage à la MJC Picaud de Cannes. Ils ouvraient pour 7Weeks, et j'avoue avoir été assez impressionné, malgré le son pas forcément au top dans la salle. De retour derrière mon clavier, je m'empressais de contacter Patrón, leur chanteur, guitariste, leader pour solliciter une interview, que vous pouvez lire ici. Quelques sympathiques échanges Facebook plus tard, Patrón me met au courrier leur dernier CD en date, Double Disco Animal Style, sorti en 2013, et dont il m'a semblé important de vous parler.

Le groupe Loading Data existe depuis 1999. A l'époque, on parlait de lui comme un des piliers du stoner en France. Enfin, en France, pas uniquement, puisque le Patrón se partage entre la France et les Etats Unis où il a vécu de nombreuses années. Avec la bougeotte du chef, le groupe se retrouve pas mal tiraillé sur le plan du line up. Aujourd'hui, on y trouve Louise Decouflé à la basse, Robin Vieville aux fûts, Pablo Saguez à la guitare et aux claviers et Lo S. Data, alias Patròn à la voix et la guitare. Par contre pour l'album, c'est Patrón qui assure quasiment tout avec juste Robin aux fûts et une flopée d'invités comme Nick Oliveri (ex-Queens Of The Stone Age, ex-Kyuss, Mondo Generator) qui vient chanter un morceau, ou encore Hoss Wright (Mondo Generator) qui vient battre la mesure, et enfin Alain Johannes, qui non seulement est le producteur de l'album (et aussi celui de Queens Of The Stone Age, Them Crooked Vultures et d'autres) mais qui est aussi multi instrumentiste, et participe à certains morceaux. Tout ce petit monde s'est retrouvé à Los Angeles pour bosser sur cet album.

Et je dois dire qu'ils ont fait du bon boulot pour cette galette qui comporte quand même quatorze titres et un bonus. Sans rentrer dans un track-by-track, il faut reconnaitre un certain nombre de points forts. D'abord la voix de Patrón qui est remarquable. Bariton basse, nous explique t-il dans l'interview. Ca fait penser parfois à Elvis, d'autre fois à Dave Gahan de Depeche Mode, bref ça assure un max une voix aussi grave et c'est pas courant. Ensuite la production de l'album est excellente, et il est clair que la patte de Alain Johannes y est pour quelque chose. Enfin encore, les compositions sont sacrément soignées. Il faut dire que six ans ont passé depuis l'album précédent (et second) du groupe, Rodeo Ghettoblaster, ce qui a permis à Patrón, compositeur de l'ensemble, de soigner les détails. Résultat des courses, on trouve un certain nombre de pépites sur cet album. Commençons pas le commencement : Double Disco, dans un style assez stoner est excellente. Le riff est assez hypnotique, le son des grattes assez cradingue, le refrain super accrocheur, la voix a un peu d'effet. Ca le fait bien. Dans les réussites on citera aussi Give The Rat A Name, avec toujours ces riffs impressionnants et un peu mécaniques, et la voix du boss, impériale. Le morceau qui me semble le meilleur sur cet album c'est Butterfly Shelf. Là encore, la voix est grave de chez grave, énorme, le clavier très répétitif, donne un style un peu indus, le tout est original à souhait et mérite votre attention. Sur le break, on pense à du Depeche Mode, étonnant tout ça. En parlant de Depeche Mode, sur So High, je trouve que la comparaison est encore plus évidente. J'aime un peu moins ce morceau pourtant, qui semble avoir un peu de mal à décoller. La deuxième partie de l'album réserve un petit lot de bonnes choses. En vrac, Alright et son riff stoner qui tue est encore une réussite, avec un excellent refrain. J'aime aussi beaucoup le morceau Midnight Situation. La voix est encore incroyablement basse, en mode un peu crooner, et le Patrón risque d'en scotcher plus d'un. Le petit gimmick au clavier est plutôt bien trouvé. Le morceau vous reste collé au bulbe. Enfin, à égalité avec Butterfly Shelf, dans les morceaux les plus réussis, je mettrais On My Heart. Lent, lancinant, hypnotique et presque tribal, c'est original et inspiré. Le morceau est un peu long avec presque dix minutes, mais on ne s'en lasse pas.

J'ai un peu de mal avec le chant de Nick Oliveri, le guest sur Hanging Low, qui n'a rien à voir avec le style du groupe. Ca sonne plus punkisant, j'accroche moins. Je suis pas non plus fan du très répétitif Round 'n' Round, dont le son de la guitare est un peu irritant.

Le groupe sort aussi des sentiers battus avec par exemple cet étrangeté qu'est Teeth & Tongue. Difficile à décrire, ça plaira peut-être pas à tout le monde, moi j'accroche bien à ce genre de petit délire. Autre étrangeté dont le thème semble emprunter à l'hymne à la joie de Beethoven, Mezzoven (jeu de mot ?). La voix de Patròn semble doublée sur les une minute quarante-et-une de cet autre morceau un peu délirant. Not Gonna Take It est une autre bizarrerie dont Loading Data semble avoir le secret, entre musique de cirque et bande son de dessins animés, c'est encore un intermède de une minute vingt-deux des plus originaux. L'album contient aussi un bonus track des plus étonnants, Palinka. Ca sonne comme une parodie des années soixante, avec des chœurs graves et des chœurs aigus, qui viennent épauler Patrón qui, pour le coup, descend encore dans des fréquences incroyables. Il est accompagné d'un piano et de la batterie, il n'y a aucune guitare. On se croirait dans un épisode de Happy Days, qui aurait invité Capitaine Caverne pour le goûter.

Je vous recommande cet album et ce groupe si vous ne le connaissez pas déjà. Une preuve de plus que le problème du rock en France n'est pas un problème de groupes ni de créativité. On a des tonnes de groupes excellents, et dans toutes les catégories. C'est juste un problème d'audience. Et pendant que 98% du pays reste fidèle à ses (a)variétés pouraves, les groupes en questions crèvent la dalle. C'est moche !

L'album est en écoute dans sont intégralité sur le Bandcamp du groupe.

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In My Soul
In My Soul
Prix : EUR 14,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 On s'endort un peu..., 23 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : In My Soul (CD)
Robert Cray nous avait lâché un petite bombe en août 2012 avec son Nothin But Love. J'avoue avoir bien craqué pour cet album, et forcément j'ai envie de vous parler de In My Soul qui lui fait suite. D'autant que ça part fort, avec You Move Me, un blues mid tempo, à la ligne de basse génialissime, et piano bien sympa. Robert balance sa voix frêle, souvent soul, et ses petits plans de guitare lead tout au long du morceau. C'est très inspiré, et on se dit que le bonhomme est en pleine crise de créativité de la soixantaine, car au final ça fait moins de dix-huit mois que l'album précédent est sorti. On aime ce genre de crise. Pourtant, il y a eu un peu de changement dans le Robert Cray Band, puisqu'il acceuille un nouveau batteur, Les Falconer, et retrouve son ancien clavier d'il y a vingt ans, Dover Weinberg. Par contre, Richard Cousins est toujours fidèle à son poste de bassiste. Je suis content, car le morceau suivant est un peu plus R&B (de l'époque, pas la fiente de maintenant), avec une superbe section cuivre. Ca groove, quand le blues se fait plus sexy. Il s'appelle Nobody's Fault But Mine (une reprise d'Otis Reading). Ha là je sens que ça va coincer, avec mes metalleux extrêmes, je vais les perdre ici-même, c'est sûr ; car Fine Yesterday est un morceau calme, plus soul, un peu jazz même, le solo fait penser à du George Benson. Et le malheur, c'est que le morceau suivant est un blues lent, qui va difficilement couvrir vos ronflements. Pourtant, Your Good Thing's About To Come To An End (une autre reprise de la grosse époque de la Memphis Soul) est un petit bijoux de blues lent, avec cuivres et la complainte du petit Robert (pas pu la rater, celle-là) vous prend aux tripes. Ouf ! on se réveille avec I Guess I'll Never Know, qui groove sa mère, encore ponctué de cuivres. Hold On est un morceau encore un peu calme, plus soul que blues. Même remarque pour What Would You Say, les fans de Marvin Gaye seraient surpris et devraient y jeter une oreille. Si vous aimez les ambiances hippies des années soixante-dix, pantalons patte d'eph moulants, chemises à fleurs et cheveux longs, je crois que Robert vous a dédié un petit instrumental : Hip Tight Onions ; vintage et sympa. Deep In My Soul est un blues lent (de plus), dont le chant incroyable et le solo pourraient bien vous toucher en plein cœur, si vous en avez un, bien entendu. Pour les connaisseurs, c'est encore une reprise de Bobby "Blue" Bland. L'album promo comportait un bonus, Pillow, toujours très lent, plutôt soul, sympa, très bien chanté, on se croirait presque dans un gospel.

Au final, je comprends le titre de l'album. Je m'attendais à un autre brûlot de blues rock, et je tombe sur un hommage à la Soul Music (In My Soul). Suis-je bête ? Globalement, je suis encore emballé par le travail de Robert Cray et son Band. Sa voix est douce, soignée, émouvante, son style de guitare original. J'avoue quand même avoir une petite préférence pour Nothin But Love, surtout parce qu'il me semble plus blues, plus pêchu que celui-ci qui est plus lent, plus soul. Mais les deux albums se complètent bien. Il me reste encore une mission : aller le voir sur scène, lors d'un festival de blues/jazz d'été. Le top !

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