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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Didier Lalli
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Live DVD
Live DVD
DVD ~ Mass Hysteria

5.0 étoiles sur 5 Furiaaaaaaaaaa !!!!!, 18 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live DVD (CD)
Pour ses quinze ans de carrière, Mass Hysteria sort son premier DVD. Le Concert de ce DVD a été enregistré au Bikini de Toulouse, en décembre 2010. L'événement avait été bien annoncé et la foule avait répondu présente avec plus de mille personnes ce soir-là. Le concert commence par des vues de la foule qui attend et des musicos qui se concentrent et s'encouragent mutuellement dans les loges. Ensuite, Mouss remercie tout le monde de supporter la scène française et c'est parti pour une véritable tuerie (si, si). Le premier morceau donne le ton, avec un Babylone qui fait sauter la foule dès les premières secondes. On entend peu le public, qui pourtant répond à Mouss. Le nombre de caméras est impressionnant. Certaines transmettent l'ambiance comme si on y était (ou presque, et je peux comparer avec la date de la tournée Failles que j'avais eu la chance de voir à Gardanne). Par exemple, il y en a au moins deux dans la fosse, qui filment ce que voient les gens, et qui évidemment bougent avec eux et se font bousculer. Il y en a une aussi très originale, fixée au plafond, au-dessus de la fosse, qui filme la fosse, du coup on se rend bien compte des mouvements de la foule. Une caméra fixe est postée sur Raphaël, au-dessus de son charleston. Le garçon se dépense sans compter, c'est impressionnant. Les riffs de Une Somme de Details ne font pas dans la dentelle. Et Mouss se défonce, à peine le morceau commencé qu'il se jette directement dans la foule, il continue à chanter, porté par le public. L'ambiance est tellement énorme, je suis sidéré. Impossible de rester assis dans un canapé. Je me lève, je saute sur place. Les coussins volent dans tous les sens, comme les slameurs du Bikini. Mouss se frappe la poitrine, il a raison, l'effet Mass Hysteria a encore frappé. Pour World on Fire, issu de leur excellent dernier album, Failles, Yann tombe le sweet à capuche, tiens, il porte la barbe et un beau t-shirt Exodus. Nico assure les chœurs sur les refrains. La température monte, on entend déjà beaucoup plus le public chanter. Mouss a la banane, il demande si le public est payé ! Vu qu'ils avaient annoncé le DVD, tu m'étonnes qu'ils soient motivés. Même s'il y a de nombreuses caméras, aucune n'est jamais dans le champ. Belle prouesse. Le montage vidéo est excellent, on alterne régulièrement entre les caméras, il se passe toujours quelque chose. Je remarque qu'il y a beaucoup de filles. Elle n'ont apparemment pas peur de la furia dans la fosse, super les Mass Hysteria-girls ! Mouss tombe aussi le sweet, il arbore un chouette t-shirt des Beatles. Et sur les premiers accords de L'espoir Fou, il jumpe à nouveau dans la fosse, quelle énergie, c'est un vrai showman, il donne tout. Ils sortent trois toms devant Nico, Yann et Stephan pour attaquer Aimable à Souhait. Pendant un break, ils ajouteront tous les trois du rythme au morceau, en accompagnant Raphaël, guitares en bandoulière. De plus en plus fréquemment, des braves escaladent la scène et se sacrifient en se jetant dans la foule. Même quelques filles ! Pour l'hystérique morceau suivant, P4, ils innovent : Mouss, Nico, et Yann descendent dans la fosse et demandent aux gens de faire un circle pit autour d'eux. C'est du délire ! C'est filmé depuis l'œil du cyclone, il y a aussi la caméra du plafond qui donne une vision dantesque de l'effet. Stephan et Raphaël assurent la rythmique depuis la scène, et grâce aux caméras sur Raphaël on peut se rendre compte de la folie de ce morceau, pour lui. Ce sont des fous ! Une véritable leçon d'ambiance. Ils retournent avec difficultés sur scène à la fin. On passe à la leçon suivante. Les samples de "This is a Test" résonnent, Mouss retrace l'historique du rock français de l'époque. Donnez-Vous la Peine est vraiment une tuerie, dans la fosse on se croirait à un concert de Rage Against The Machine, Mouss exulte, il prend des libertés avec les paroles, il nous place quelques "Smack My Bitch Up" de Prodigy au beau milieu. Quelle ambiance ! Le pire c'est que c'est loin d'être fini, puisque un morceau comme Knowledge Is Power, qui est mythique, enflamme la salle. "La vie n'est pas un combat, mais une passion à défendre", hurle Mouss, "Non", lui répond le public en réponse. C'est superbe, Mouss saute une fois de plus dans la fosse et, cette fois, il faut l'aider un peu à rejoindre la scène. Sur Mass Protect, Mouss appelle les rockeurs écolos à faire du bruit. Et ça marche' Ils essayent de faire bouger la Terre en sautant sur place. Sur scène comme dans la fosse, ils sont tous synchros. Mouss dédie ensuite le morceau Failles aux filles, et c'est parti pour une autre tuerie. Les samples de ce morceau sont un vrai plus. Ca défonce, "De quelle force va-t-il falloir être ?". On se demande, mais là je dois dire qu'ils font très fort. Sur Get High, on a encore droit à de jolis mouvements de foule, vu de dessus c'est impressionnant. Ils terminent sur un Zion endiablé et filent en loge où ils sont filmés. Mouss essaye de reprendre son souffle. On les voit boire un coup, parallèlement la salle scande, les caméras dans la fosse filment au cœur même de l'action. Comme la foule crie "Toulousains", Mouss reprend du micro depuis la loge et leur demande s'il n'y a vraiment que des Toulousains ce soir. Il énumère toutes les régions, et ils reviennent pour attaquer un de leurs morceaux phares, Contraddiction. Mouss invite la foule à pêter les plombs, et les caméras de la fosses commencent à franchement tanguer. L'ambiance est superbe. Mouss se moque des méchés dans un monstrueux Killing The Hype, où je trouve qu'il a un peu de mal à chanter les refrains assez hauts perchés. Il semble souffrir un peu. Il salue au passage les vrais rockers comme Lofofora, Black Bomb A. Ils invitent les filles à monter sur scène sur fond sonore d'AC/DC et saluent encore plein de groupes français (et étrangers), et attaquent le célèbre Respect To The Dance Floor, avec les filles qui dansent sur scène avec eux (et un mec, un peu lourd, qui n'a pas dû entendre la consigne). A la fin, certaines se jettent dans la foule. Pas que de la gueule ces filles ! Puis c'est le traditionnel Furia, dans lequel Mouss demande à la salle de se couper en deux, les gars du Nord d'un côté et du Sud de l'autre. La salle est tellement pleine que ce n'est pas évident de laisser une espace central pour ce brave heart, mais bon, ça le fait et les caméras sont là pour capter le moment magique. Vu d'en haut ça paye aussi. C'est l'hystérie au Bikini. Magnifique. "On met le feu, on met le feu dans le cerveau" hurle Mouss qui fait une dernière visite sur la foule.

Le feu n'est pas que dans le cerveau, car avec ce DVD, j'ai dansé dans mon salon, fait des circle pit, autour de ma table basse, slammé sur mon canapé et jumpé devant l'écran, en montant le son de plus en plus fort. Mon seul regret : Ne pas avoir été là-bas ce jour-là.

On récapitule : Le son est excellent, disponible en 5.1 et Stéréo. La vidéo est géante, je n'ai pas réussi à compter le nombre de caméras utilisées mais une bonne dizaine c'est sûr. Question lumière, on est gâté aussi. Grosse présence, pas mal d'effet stroboscopiques et de rétro-éclairage.

Deux version sont proposées, un DVD simple, ou bien un DVD plus un CD. Le CD contient quasiment toute la playlist (manque P4 et Killing The Hype). Bizarrement, après avoir regardé le DVD sur un bel écran et avec un gros son, dans mon salon, j'ai trouvé le son du CD un peu petit. Mais c'est probablement dû au conditions de son de ma kangoo-mobile, donc pas d'inquiétude. Après tout, on avait pas de live des Mass depuis le fameux Live au Canada de 1998.

Ce DVD est indispensable. Indispensable aux 1100 personnes qui étaient à Toulouse ce soir-là (quel bol), indispensable aux milliers, comme moi, qui sont allés soutenir Mass lors de la longue tournée Failles, indispensable aux amateurs de Mass, et surtout indispensable aux autres qui ne connaîtraient pas Mass Hysteria, ou n'ont encore jamais été conquis par le phénomène. Faites-moi plaisir, essayez une dernière fois, avec ce DVD, et prenez votre gifle comme tout le monde. Ah si, j'oubliais. Dans sa dernière interview, Yann se désespérait qu'ils avaient 200000 "amis" sur Facebook, et pourtant seulement 70000 albums de Failles vendus, alors vous là, oui vous, c'est le moment, le moment de montrer ce qu'est un VRAI ami. Furia !

En Bonus on trouve aussi :

Le Making Of de Failles.
Des archives Live :
- Mass Protect aux Eurockéennes de Belfort (1999)
- Le Dernier Tango aux Eurockéennes de Belfort (1999)
- Fausse Route aux Eurockéennes de Belfort (2005)
- Nous Sommes Bien aux vieilles charrues (2007)

Un documentaire : Mass Hysteria "15 ans de Furia", avec des intervenants comme Francis Zegut, leurs anciens guitaristes, ancien manager, chanteurs de No One Is Innocent, etc... Super intéressant, on y découvre la montée en puissance du groupe, les dreadlocks de leurs débuts, leur première vraie tournée, leur tournée triomphale au Canada, et puis aussi leur passage à vide, les changements de line-up, et le retour en force avec les deux derniers albums. Passionnant !

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In My Own Time
In My Own Time
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le feeling..., 18 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : In My Own Time (CD)
Pat McManus, ca vous dit quelque chose ? Hum, fallait être là pendant les années 80 et avoir connu le groupe Irlandais formé des 3 frères Mac Manus, Mama's Boys. C'était bon, on se rappellera le fait que Pat y jouait de la guitare bien sur mais aussi du violon et ça semblait étonnant a l'époque. Bon ben voila, les Mama's Boys (Pat, Tommy et John) ne sont plus (suite au décès du jeune frère pet batteur Tommy des suite d'une maladie) et voila le retour de Pat le guitariste/violoniste avec un album solo intitulé "In my Own Time".

Ca part super fort avec le morceau "Got the Right", qui fait pensait un peu a du Eric Johnson. Le bougre manie sa 6 cordes a merveille. Sa voix est rocailleuse, les notes pleuvent. Entre ZZ TOP et Stevie Ray Vaughan et ben les gars y'a le Pat et il ne démérite pas. Il explique qu'il n'est pas né à Memphis ou à Chicago mais que, putain, il sait jouer le blues. Et c'est vrai, je confirme.

On a droit a plusieurs blues excellents sur cet album (Low Down Dirty Blues", "E--Mail Blues", "Ordinary Man", "Say Goodbye"). Mais attention y'a quelques autres bombes. Du genre "Juggernaut", très Eric Johnson encore, un superbe instrumental, ou on a droit à un solo de violon. Autre style, tout aussi bien maitrisé dans cet album, le solo de blues langoureux, sorte de complainte, comme Garry Moore pourrait aussi nous les gémir. "Same Old Story" en est l'exemple type, tout simplement superbe ! "Fool" en est un autre entre du grand ZZ Top et même un peu de LedZep quelque part ("Dazed and Confused"), la troisième est "Just for Shannon" instrumentale est super coolos. Hum que c'est bon !

Pas mal non plus le "Return To the G Man", calme, à la guitare acoustique et choeurs très inspirés ou dans le même genre mais avec du violon et de la guimbarde dans "Just got back today". Le morceaux "Back in the Saddle", rappelle un peu du Hendrix. Le solo est assez génial, le tout superbement ficelé.

Alors moi, je dis "Yes" et je plante un 17/20 car c'est pas tous les jours que j'ai des frissons dans les bras en écoutant un disque. Alors, vous me dites, pour qui un tel album ? Je réponds du tac au tac : pour les amateurs de belles guitares, les fans de blues bien sur, les inconditionnels de Gary Moore de (vieux) ZZ Top ou Stevie Ray Vaughan.

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Vivid
Vivid
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Et le funk metal est né..., 18 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vivid (CD)
En 1988 sortait un objet musical étonnant pondu par le groupe Living Colour. Le groupe est formé par le talentueux guitariste Vernon Reid, qui ne recrute alors que des musiciens noirs américains, tous super techniques. On retrouve alors Will Cahloun à la batterie, Muzz Skillings (remplacé en 1992 par Doug Wimbish) à la basse et Corey Glover au chant. Ils inventent un style qui fusionne le metal avec de nombreux autres styles comme le reggae, le funk, le punk, la soul ou le jazz. Un véritable melting pot de styles. L'album fait un véritable carton aux US et se vend à plus de deux millions d'exemplaires, et la chanson culte qui ouvre l'album, Cult Of Personality, reçoit un Grammy Award de chanson hardrock de l'année en 1989. Pas mal pour un premier album !

La chanson commence par l'extrait d'un discours de Malcolm X, sur lequel vient se poser le riff désormais célèbre. Reconnaissable en cinq notes (même trois), ce riff a fait le tour du monde et de bon nombre de jeux vidéo. Le son de la guitare est assez cru, plutôt agressif, la technique de Vernon est des plus impressionnantes. Le solo de guitare du morceau est monstrueux, tout en fausses dissonances et en vraies bizarreries, encore assez rare fin '80 (et toujours aujourd'hui, en fait). Le morceau change de rythme pour un final speedé des plus réussis. Il se termine sur un extrait de discours de JF Kennedy puis de Franklin Roosevelt. Si ce morceau est très metal, on trouve des choses beaucoup plus groovy comme par exemple I Want To Know ou Middle Man avec une basse qui claque et une batterie enlevée, que je qualifierais de plus funk metal, même si la guitare de Vernon reste foncièrement metal.

L'intro de Desperate People est une tuerie, le reste du morceau tout aussi sympa, avec un riff de malade et un bon refrain accrocheur. On remarque sur l'excellent break que les textes de Living Colour sont assez engagés : misère, galère, pauvreté, inégalités... dans leur pays, les USA (pour ceux qui roupillent au fond). Le solo de guitare pourra encore en choquer certains, mais au moins, le Vernon, fait dans l'originalité. En parlant des textes il faut écouter attentivement le morceau Open Letter (To A Landlord), morceau à l'intro calme, basse très groovy, dans lequel Corey s'en prend aux promoteurs qui démolissent leurs cités et relogent sans se soucier des gens. C'est un magnifique morceau, tout en émotion, Vernon maltraite encore sa guitare. Un pur bonheur, ce mec est génial. Il est tout aussi génial dans le très funky et amusant Funny Vibe, qui traite avec humour et en peu de mots du délit de sale gueule. Monstrueuse basse, énorme solo. C'est tout bon !

Vernon et Muzz, illuminent cet album et c'est particulièrement palpable sur Memories Can't Wait, une pure réussite, assez metal, avec un groove de malade porté par le duo basse-batterie au service d'un excellent chant de Corey, qui se permet un break soul bien emballé. Broken Hearts est assez étonnant comme morceau, avec une intro type cirque, puis harmonica, puis guitare coolos, style hawaïenne, pour une petite ballade assez bien rythmée (basse et batterie assez travaillées). On trouve aussi un joli petit solo de basse très inspiré, c'est assez rare pour le mentionner. Un de mes morceaux préféré reste Glamour Boy, au fabuleux rythme funky et basse claquante, magnifiquement chanté par Corey. C'est l'illustration type de la musique colorée de Living Colour, avec un couplet funky et un refrain metal. Génial ! Le morceau suivant What's Your Favorite Color? est un petit délire de 1:41mn, très funky, dans lequel ils se demandent quelle est leur couleur préférée. Il sert d'intro au dernier et très bon morceau de l'album Which Way To America?, qui aborde le thème de la société de consommation. Ce morceau illustre une fois de plus l'originalité du style de Vernon Reid, autant en rythmiques funky, en rythmiques metal, qu'en solos déjantés : tout y est !

Attention ! Attention ! Living Colour venait tout simplement d'inventer le Funk Metal et de sortir un album qui se doit d'être dans votre CDthèque car il est l'exemple type de mélange métallique réussi. C'est ça ou mourir idiot : tout simplement !

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Eat Dog Eat
Eat Dog Eat
Prix : EUR 12,82

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ca valait la peine de revenir..., 15 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eat Dog Eat (CD)
Je dis souvent qu'en hard rock, les vieux sont toujours là, en voila encore une bonne illustraton. Fastway sort un nouvel album, Eat Dog Eat (j'avoue que je connaissais l'expression Dog Eat Dog, mais pas l'inverse mais bon...) Fastway devrait réveiller en vous quelques souvenirs, enfin, en tout cas pour ceux qui était déjà des hardos dans les années 80. Formé en 1983 avec à sa tête "Fast" Eddy Clarke (Motörhead) et Pete Way (UFO) et au chant Dave King. A priori, vous l'aurez compris, un assemblage plutôt intéressant même si Pete Way n'y fit pas long feu. Fastway sort un album éponyme puis deux albums qui rencontrent un franc succès : Fastway;Fired Up et Waiting for the Roar. Pour ceux que ça intéresse, ces deux albums sont disponibles sous forme d'un mini coffret, à un prix fort raisonnable. Grâce à ces succès, Fastway se retrouve à ouvrir pour les plus grands de l'époque (AC/DC). En 1988 sort un déjà moins inspiré On Target puis en 1990 Bad Bad Girls. En 1991, ils se séparent et après quelques tentatives foirées de remonter l'affaire c'est finalement en 2007 que Fastway renaît de ses cendres avec au chant Toby Jepson (Little Angel) qui assure aussi la basse et Matt Eldridge aux fûts. Cet album sort donc vingt-et-un ans après le précédent. La vache !

Autant lâcher le morceau tout de suite, c'est un excellent album qui comblera sans problème les amateurs de bon hard rock et autres fans (plutôt que nostalgiques) des années 80 (dont je fais partie). Je classerai, surprise, cet album au même niveau que l'album solo de Brian Robertson, Diamonds And Dirt. Le son est tout à fait actuel (il défonce), avec une prod aux petits oignons et les compos de Fast Eddie (perso je ne l'ai jamais trouvé si rapide, mais bon à l'époque Yngwie n'avait pas encore chamboulé le paysage guitaristique) sont particulièrement réussies. Il a eu du temps pour les travailler, ceci dit.

Pas de faiblesse sur cet album, on commence fort et on ne relâche jamais la pression. Le premier morceau Deliver Me, donne une idée du contenu de la galette avec un riff massif, et une magnifique voix qui est celle de Toby (qui me fait pas mal penser à Myles Kennedy). Gros riff donc, bonne voix, mid tempo, excellent. Eddy n'a pas perdu la main, comme Brian Robertson, il est adepte de la wah-wah et des solos pas si rapides mais si inspirés, qui me semblent bien plus efficaces. Le refrain est archi accrocheur, que demander de plus ? Ben, il suffit de continuer à écouter. Car le Eddy semble avoir retrouvé une bonne inspiration. Avec Fade Out, il trouve encore le chemin de la chanson qui accroche l'auditeur : belle voix chaude, une basse simple mais efficace et un bon refrain. Ca semble facile pour lui ! Très facile. Les titres s'enchainent comme autant d'appel au tapé-du-pied et au bougé-de-tête. Le blues rock Leave The Light On ou l'excellent Sick As A Dog (dont l'intro fait immanquablement penser à du vieux Motörhead) sont des plus réussis. La ballade Dead And Gone est très sympatoche, pourtant je suis rarement fan, mais là j'accroche bien, faut dire que la guitare acoustique est prenante et la prestation de Toby au chant, troublante... que d'émotion ! Les fans de Bon Jovi pourraient bien y trouver leur compte. Le morceau s'énerve et change de style vers le milieu, le chant est toujours impressionnant, on pense encore à Myles Kennedy dans le style vocal. Franchement pas de passage à vide dans cet album grâce à ce savant mélange de superbe voix, de refrains accrocheurs et de bons riffs. Dans Do You Believe, Fast Eddy manie habilement sa pédale wah-wah, épaulé par une bonne grosse basse, le solo est fort inspiré, lent et subtil. Dans Love I Need, très bluesy, on pense un peu à Black Country Communion, c'est bien fait, et ça s'accroche bien au bulbe. On termine avec un On And On, qui, une fois de plus me fait penser à du Alter Bridge, propret et efficace. On termine avec une seule envie, s'en remettre une petite dose depuis le début.

Certes, cet album n'invente rien musicalement. Par contre, il délivre une dose massive de bonnes ondes rock'n'roll, ce qui fait un bien fou au quadragénaire qui rédige cette chronique. Pas de prise de tête, on comprend tout, tout de suite, c'est du hard rock, teinté de blues, le chant y est des plus agréable, la guitare très inspirée et finalement ça devient très vite un album qu'on écoute régulièrement.

Merci les gars, mais n'attendez pas vingt ans pour revenir !

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 2, 2012 5:58 PM CET


Revival Edition Limitée 2 CD
Revival Edition Limitée 2 CD
Prix : EUR 16,32

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 We are the Answer..., 11 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revival Edition Limitée 2 CD (CD)
Les Irlandais de The Answer, ont eu une année 2010 des plus chargée. Après avoir été choisis pour assurer l'ouverture de cent-dix-huit dates de la tournée Black Ice d'AC/DC, ils ont pris un peu de repos bien mérité, pour en 2011, revenir encore plus motivés. D'abord on les a vus assurer un excellent set au Hellfest, ensuite, comme ils nous l'expliquaient dans l'interview réalisée à cette occasion, ils nous ont concocté un DVD chargé à bloc (faut dire, il y avait de quoi faire), accompagné d'un CD, retraçant cette tournée monstre, puisqu'au total ils sont partis pour 412 jours, d'où ce titre : 412 Days Of Rock'N'Roll. Mais ça n'est pas tout puisqu'ils ont aussi bossé sur leur troisième album qui sort donc aujourd'hui sous le nom de Revival. Je dois dire d'abord que j'avais vraiment adoré Everyday Demons, l'album précédent et que la barre était donc placée très haut. Après avoir bien écouté ce Revival je dois avouer que je suis assez content, car c'est encore un très bon album de rock 'n'roll pur jus. La prod est impressionnante, tout en conservant un petit esprit vintage des plus réussi. Les compos sont toujours super soignées, assez courtes et toujours agrémentées de refrains qui tuent. Je dois quand même avouer une petite préférence pour Everyday Demons, que j'ai beaucoup écoutée, mais les choses pourraient changer avec le temps. Je dois aussi admettre que le fait d'avoir pu voir The Answer défendre cet album dans une petite salle lors d'un voyage à Vienne m'a aidé à mieux le comprendre et l'apprécier. Le groupe est hyper soudé, l'énergie dégagée en live est décuplée, comme disait la pub Ovo, c'est de la dynamique !

Le CD démarre de belle manière puisque c'est avec la slide de Paul Mahon pour l'intro de Waste Your Tears. On comprend de suite dans quel registre jouent nos Irlandais du Nord, et l'ombre de Led Zeppelin plane (croisée avec celles d'Aerosmith ou de Cinderella). Le refrain est du genre à vous coller aux tympans pour les semaines à venir. La voix de Cormac Neeson est parfaite, assez aiguë et éraillée, les chœurs de Micky Waters à la basse et de James Heatley à la batterie sont très présents sur ce morceau et pas mal d'autres. Les deux assurent une section rythmique en béton. Paul Mahon est un excellent guitariste dont le style est à la croisée de Jimmy Page, Joe Perry et Nuno Bettencourt. Le meilleur morceau pour moi reste le suivant, Use Me, avec un chant absolument irrésistible, ce Cormac est génial. Le solo de Paul dans ce morceau est aussi un des meilleurs de l'album. Quelle énergie ! Question intro, celle de Trouble, le morceau qui suit n'est pas mal non plus: slide, chant et harmonica, un mélange magique. Le réflexe de toute personne normalement constituée et de monter le volume d'encore un cran. Ces deux morceaux sont courts, percutants, le meilleur passage de l'album. Je dis ça mais il y a encore de nombreux bons moments sur cet album. Je trouve très bon ce Nowhere Freeway, un duo avec la chanteuse Lynne Jackaman, (Saint Jude). La combinaison des deux voix est très réussie. On retrouve des refrains accrocheurs sur quasiment tous les morceaux, comme Vida (I Want You), ou ce génial Caught On The Riverbed, qui me fait bien craquer, avec une bonne grosse section rythmique et la voix de Cormac, toujours excellente et Paul très varié dans ses rythmiques, et très inspiré dans son solo. La semi ballade Can't Remember, Can't Forget est aussi un morceau très agréable, bien chanté, avec un refrain très accrocheur, assez facile d'accès.

Je note aussi des morceaux moins habituels dans le style tels que Tornado, Destroy Me ou Lights Are Down plus calmes et posés. One More Revival finit en chants d'influence très gospel, étonnants aussi. Le groupe mûrit, plutôt bien même et négocie, avec brio, le virage du troisième album.

L'édition De Luxe contient un second CD, plutôt bien garni. On retrouve des morceaux inédits, une reprise de Free (Fire And Water) et des acoustiques de morceaux existants (Nowhere Freeway, Caught on the Riverbed, One More Revival et Lights Are Down). Les morceaux acoustiques sont particulièrement touchants. Le CD est franchement sympa, ça change des DVD de making-of habituellement fournis en bonus. The Answer reste un groupe de Rock 'n' Roll avec des choses à nous dire. Ce bonus CD le prouve.

Le tout fait un bon petit double CD que tout amateur de bon hard rock se doit de posséder. Si vous ne connaissez pas du tout The Answer (difficile à croire après le coup de pub de la tournée AC/DC), c'est un album qui vous donnera une bonne idée des possibilités des quatre irlandais. Si vous connaissez déjà le groupe, et bien, je pense qu'il n'y a pas besoin de vous faire un dessin. Si ?

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Weightless
Weightless
Prix : EUR 18,11

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oh un OVNI !, 5 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Weightless (CD)
Nous sommes pas mal sollicités par les labels, qui nous inondent de nouveautés. L'équipe étant réduite, il n'est pas toujours simple de choisir les albums qui seront chroniqués et ceux, nombreux, qui resteront en rade. Les labels le savent et font ce qu'il faut pour attirer l'œil du chroniqueur au travers des fameux press kits. Pourtant quand je lis le pitch de cet album, je vois que c'est le disque d'un guitariste prodige Afro-Américain, Tosin Abasi, ex guitariste d'un groupe de metalcore du nom de Reflux. Voilà, voilà, je zappe immédiatement. Pourtant je retrouve ce groupe en lisant le Rock Hard de novembre (dans un pur but d'analyse concurrentielle rassurez vous :-)), et découvre un article dithyrambique sur leur concert en première partie de Between The Buried And Me à Paris. Quoi ? Qu'est-ce ? Aurais-je merdé ? Serais-je passé à coté d'un truc ? Le doute m'habite (célèbre blague de mon voisin de bureau) tout à coup, et je décide de m'y plonger.

Grand bien m'en a fait car cet album restera pour moi un des trois OVNI artistique de 2011, avec le dernier Unexpect et le récent Primus, Green Naugahyde. Une montagne d'originalité, d'influences, de mélange, de trucs dingues, qui ne peut laisser insensible. Je comprends déjà mieux les commentaires du live report, et j'envie presque les parisiens (non, là j'exagère) de pouvoir voir de tels hurluberlus en liberté (live), dans la capitale.

Le groupe tire son nom d'un livre de Daniel Quinn sur la race humaine appelé Ismaël. Et contrairement au premier album Animals As Leaders, sorti en 2009, qui à l'époque était plutôt considéré comme un projet solo de Tosin Abasi, ce Weightless est bien un album de groupe puisque de vrais musiciens sont venus épauler Tosin en lieu et place des programmations. Le groupe d'aujourd'hui se compose donc de Tosin Abasi à la guitare (huit cordes), de Javier Reyes à l'autre guitare et de Navene Koperweis à la batterie. Dans la longue liste des choses étranges contenues dans cet album, on note qu'il n'y a pas de basse, tous les plans sont faits avec deux guitares et ça ne choque pas particulièrement, les trois musicos assurant particulièrement bien. La prod est excellente et question style on oscille entre Satriani dans les moments les plus traditionnels (rares), Vaï pour quelques bons délires, mais bien au delà pour tout le reste, mélangeant des influences fusion, progressives, et néo metal. Quasi indescriptible dans la plupart des cas. C'est toujours bien rythmé, très changeant dans la structure des morceaux et ponctué de quelques sons électro (en percus souvent).

On ne va pas faire du track by track, l'album contenant douze pistes instrumentales assez variées. Le premier morceau, An Infinite Regression, donne le ton, avec une intro de malade d'une sorte de tapping, une rythmique énorme, et des sons sortis de je ne sais où. C'est simple, ça m'a plu à la premier écoute. Même remarque avec Odessa et son intro en sorte de morse. Je ne savais pas qu'on pouvait faire des sons comme ça avec une guitare. Les grosses rythmiques syncopées de cette compo restent une constante dans l'album (par exemple dans Weightless, elle sont d'une lourdeur impressionante), le rendant toujours pêchu et captivant, tout au long de l'écoute. Ce qui n'est pas toujours le cas des albums instrumentaux de maitres es-guitare. Si certains sont assez classiques, certains autres sont atomiques d'étrangeté. Par exemple le très fusion Earth Departure qui semble bien être un morceau venu d'une autre planète dans sa structure. Certes typé fusion, mais aussi très puissant par la lourdeur de ses rythmiques, et très progressif par le break en arpège en son milieu et son solo magnifique. On trouve aussi des choses plus jazzy comme le solo de Cylindrical Sea ou celui de To Lead You To An Overwhelming Question. On trouve aussi deux petits intermèdes de calme, de volupté et d'étrangeté toujours, avec un Espera atmosphérique (et pourvu de subbass d'un autre monde) et David qui clôt l'album. Il faut avoir quand même l'esprit artistiquement très ouvert pour pouvoir savourer le voyage que propose cet album. Si on accepte de se laisser emporter, l'expérience est particulièrement enrichissante.

Captivant je vous disais...

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The shadows compendium
The shadows compendium
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Fortéssimo, 3 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The shadows compendium (CD)
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Stéphan Forté s'est forgé une sacrée réputation de guitariste grâce à son talent mis au service de son groupe Adagio. Aujourd'hui Stéphan enfonce le clou en proposant son premier album solo, un album instrumental dans la plus pure tradition des meilleurs guitaristes de la planète. C'est un album qui me semble assez personnel et par lequel Stéphan nous dévoile des facettes de sa personnalité pas forcément encore bien connues à travers Adagio. Pourtant, que les fans d'Adagio se rassurent, cet album a aussi de quoi les ravir. Les énormissimes rythmiques typiques du son d'Adagio sont encore bien là, donnant une impression de puissance déjà ressentie sur Archangels In Black. Oui, mais ici pas de chant. Par contre, pas mal de piano. Et là, on retrouve son camarade d'Adagio, Kevin Codfert (qui assure aussi les programmations de batterie)

Le premier morceau, éponyme de l'album, est assez représentatif de l'album. Des passages de shredding endiablés, une mélodie assez alambiquée délivrée par la guitare en lieu et place d'une voix. On accroche immédiatement. Le petit break de basse fretless arabisant est absolument génial. Les fans d'albums instrumentaux type guitar-hero apprécieront aussi, forcément. On se retrouve un peu ramené vingt ans en arrière à la première écoute de Malmsteen's Rising Force, le son de 2010 en plus. La jaquette promo indique que Jeff Loomis (Nevermore), est invité sur le morceau. Ah ? Mince, ben moi je ne dois pas être assez compétent pour savoir à quel moment il intervient, mais merci d'être venu. A la basse son pote d'Adagio, Franck Hermanny est aussi présent pour l'épauler.

Le morceau suivant, De Praestigiis Daemonum, reprend la même formule, typé Adagio, mais avec un autre invité de marque : Mattias IA Eklundh (Freak Kitchen). Là, par contre il me semble reconnaitre au détour d'un énième solo, son style déjanté. Le dernier solo, de Stéphan il me semble, est délivré dans une tonalité assez spéciale et clos le morceau de manière très abrupt.

Par contre on chavire de plaisir sur Spiritual Bliss. Un pur bijou de gammes et de sons étonnants, des solos tout en finesse. La vache ! Clairement le meilleur moment de l'album, pour son style des plus original. Pas mal de couches d'instruments se superposent ici, on entend par exemple un son de sitar. Etonnant et beau, le final en rythmique énorme et lead magnifique remet les pendules à l'heure. Dommage que ça finisse en décrescendo. Encore un invité sur le morceau suivant Duat, puisque Glen Drover (ex Megadeth) vient prêter main forte à Stéphan (en avait t-il vraiment besoin ?). Côté guitare très Adagio, très néoclassique dans les solos à la Malmsteen (Paganini avant lui). Je note une impressionnante ligne de batterie assez originale, même si globalement le morceau n'est pas le plus original du lot. Par contre il est forcement contre indiqué si vous êtes en train d'apprendre à jouer de la guitare. Quelle déprime !

J'aime beaucoup Sorrowful Centruroïde (d'où est-ce qu'il sort ces titres ?), dont la mélodie est superbe. On trouve un invité inconnu (de moi en tout cas, Derek Taylor), qu'il n'est pas facile d'identifier dans le morceau, encore une fois. Le morceau breake pour délivrer des solos de styles différents, c'est assez varié et agréable, le talent de Stéphan est indéniable à tous les niveaux. Le piano est aussi bien intégré dans ce morceau. Mais ce n'est pas fini car des duels piano/guitare de malade nous en avons dans Prophecies Of Loki XXI (?). Ambiance un peu folle, piano magnifique et un peu délirant et envolées de guitares géniales, ce morceau séduit pour ses changements de rythme. On a même un petit solo de piano classique vers les deux tiers du morceau : Incongru mais bien vu !

Dernier morceau intéressant, ce I think There's Someone In The Kitchen, assez varié, avec des sons de guitare pas tous dans le bouquin "J'apprend la guitare pour les nuls", c'est clair. On note une certaine prise de risque dans les tonalités utilisées. Ca démonte. Un invité est encore crédité, un certain Daniele Gottardo, guitariste italien. Encore une fois difficile de faire le distinguo entre le jeux de Stéphan et celui de son invité. Une écoute commentée par l'intéressé serait nécessaire.

Par contre j'ai plutôt du mal avec le morceau qui clôt l'album, improvisé sur une sonate de Beethoven, c'est beaucoup trop mou et classique à mon goût, ça fait un peu tâche avec le reste, plutôt bien pêchu de l'album, ça n'apporte rien non plus, vu que la guitare balance une note de temps en temps. J'ai pas compris, on dirait qu'il s'est endormi à son manche.

Au final, une belle surprise tout de même. Exercice pas évident, que celui de l'album acoustique de guitariste metal. Stéphan s'en sort haut la main, grâce à ses talents de guitariste hors normes mais aussi un savoir-faire de compositeur très inspiré. La productiobn est impeccable, assurée par l'ami Kevin Codfert, déjà génial aux manettes du dernier Myrath, Tales Of The Sands. Je pense que Stéphan n'a pas dit son dernier mot, ni avec Adagio, ni en solo.

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Chapter One
Chapter One
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 Bluffant !, 10 novembre 2011
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Quand on va écouter des groupes locaux dans une petite salle derrière le port de Nice, pour 5 euros et qu'on sirote une bière, on s'attend généralement à passer une bonne soirée mais pas forcément à faire des découvertes musicales étonnantes. Et pourtant ce soir là, au Sezamo, je suis doublement surpris. D'abord par le premier groupe Cloud9, d'un excellent niveau, et ensuite par Mystery Mind qui poursuit et termine la soirée en beauté. A la fin, nous discutons avec Nicolas Morel, le leader du groupe et il nous transmet son album en vue de cette chronique. Je dois reconnaître être sacrément bluffé par le talent qui jaillit de ce premier opus du groupe tout simplement nommé Chapter One. D'abord le line up est original, avec donc Nicolas Morel à la guitare, Marjolaine Alziary au violoncelle, Patrick Bonarrigo à la basse, Stefano Festa à la batterie et Karine Giraud aux chant, épaulée de belle manière par Cohryn aux harmonies vocales. A noter que Karine qui chante sur Chapter One, a quitté le groupe, remplacée par Miss Dey, et que Stefano a, depuis l'album, été remplacé par Manu Castilla. Ce sont donc bien eux, qui évoluaient au Sezamo ce soir là.

Parlons un peu de la guitare. Nicolas est un guitariste impressionnant, disons-le de suite. Sa technique est monstrueuse. Du grand art. Il assure toutes les parties de guitare électrique (sur des Vigier Excalibur pour être précis) ainsi que quelques excellents moments acoustiques (sur une magnifique Godin électro-acoustique, je vous le dis, ce garçon a du goût). Je ferai juste la petite remarque que certains solos sont assez chargés, et tournent un poil à la démonstration. Si l'idée est que Mystery Mind est un groupe, ce qui à l'air d'être le cas, il ne faudrait pas tomber dans les travers des albums instrumentaux de guitar-heros. Le reste du groupe justement, parlons en un peu. Tous totalement maîtres de leur instrument respectif, notamment de la basse, et du magnifique violoncelle. C'est dingue comme le son du violoncelle me parle en fait. Dans Mystery Mind, il remplace avantageusement un clavier ou une guitare rythmique, avec une présence et un son pur qui prend aux tripes. Une merveille sur scène.

Côté chant (en anglais) on est plutôt gâté avec un contraste très réussi de chant rock (Karine et Miss Dey aujourd'hui) et de chant lyrique (Cohryn). Je trouve que les deux voix se marient très bien. Quand Karine chante seule, c'est étonnant mais on croirait entendre Klaus Meine (Scorpions), c'est incroyable sur le couplet de Resistance par exemple ou sur Red Moon.

Côté compositions, c'est aussi très surprenant de maturité. Nicolas écrit toutes les paroles et musiques. On alterne entre classique, prog, et metal prog. Globalement il en ressort un sonorité néo classique, parfois même baroque, mais c'est assez difficile de classer tous les morceaux de l'album sous cette seule bannière.
Côté production, c'est plus que raisonnable, surtout pour une auto production. On imagine qu'avec un label derrière et une belle production, cet album en aurait surpris plus d'un (déjà que...)

Je retiens quelques morceaux qui m'ont particulièrement touchés comme le premier, Red Moon, où le talent de Nicolas, guitariste, est tout de suite mis en valeur. Le refrain est assez accrocheur, sur un rythme plus rapide que le couplet, il rappelle des vieux Scorpions époque Ulrich Roth. La voix de Karine accentue l'effet. Les deux solos qu'envoie Nicolas donnent le niveau du garçon (par ailleurs prof de guitare): juste énorme. Tout y passe : tapping, sweeping, et je passe d'autres "ing" que je ne connais pas. On y découvre aussi les passages en arpèges épaulés par le violoncelle qui seront récurrents dans l'album. J'aime bien le petit clin d'œil néo classique Antonio Bach Joke, très Malmsteen-ien. J'aime aussi beaucoup Alien Among Strangers et son refrain assez accrocheur une fois de plus. Les deux voix des filles sont vraiment bien posées sur ce morceau, beau contraste. J'avoue avoir totalement craqué pour Somewhere... un petit instrumental guitare acoustique, cordes nylon, et violoncelle, rejoints par une basse fretless superbe. Magnifique ! Chapeau messieurs dames ! Dommage juste qu'il soit enchainé avec un autre petit morceau acoustique plus classique (trop ?) peut être aurait-il mieux valu les espacer un peu plus sur l'album. Pas grave car, j'aime aussi bien les deux morceaux instrumentaux qui terminent l'album The Man And The Sea (assez Satriani-en) et Destructuration, le morceau le plus metal prog de l'album où chaque musicien donne une bonne idée de son potentiel. Les solos néoclassiques du second font un peu penser au tout premier album de Malmsteen, sauf qu'ici, on a le violoncelle en plus.

Je ne vois pas de gros point faible dans cet album et je reste sous le charme. Je rappelle que c'est un album auto produit, et pourtant le niveau de production est des plus impressionants. J'aurais juste aimé un mix relevant un peu plus la batterie pour ajouter un peu de profondeur à l'ensemble. Je trouve aussi qu'a certains moments on se heurte à quelques solos plus démonstratif qu'émotifs, mais je chipote car niveau composition c'est étonnant ! Et que de talents ! J'espère bien qu'on aura un Chapter Two et que le groupe trouvera un partenaire sérieux à la hauteur de ses ambitions. On me glisse à l'oreillette que le groupe vient d'être signé chez Musea Records, un scoop que vous retrouvez dans la première interview du groupe sur notre site.

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Road Salt Two - Édition Limitée (Digipack)
Road Salt Two - Édition Limitée (Digipack)
Proposé par nagiry
Prix : EUR 13,33

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 100% BIO, 22 octobre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Road Salt Two - Édition Limitée (Digipack) (CD)
Après avoir eu la chance d'interviewer Daniel Gildenlöw par téléphone pendant une bonne quarantaine de minutes, et écouté Road Salt Two en boucle pendant presque deux semaines, alterné avec Road Salt One pour être bien sûr d'avoir tout compris, je crois pouvoir vous annoncer que Pain Of Salvation est le premier groupe 100% Bio, et que Road Salt Two (comme le One) est bien un album 100% Bio, garanti sans additif et sans effet superflu. Le virage était déjà bien amorcé avec Road Salt One (même avec le Linoleum murmurent certains), Road Salt Two ne fait que confirmer ce retour à la terre, à la musique vraie, sans une once de tricherie, ce son vintage qui caractérise Pain Of Salvation aujourd'hui. Si vous avez détesté Road Salt One, et même si je suis surpris, je dois avouer, qu'il me sera très difficile de vous convaincre avec son jumeau Road Salt Two, tant la suite est logique (essayez quand même). Si par contre vous aviez aimé, ou comme pour moi, vous avez appris à aimer ce nouveau style minimaliste et pur du groupe alors vous serez tout aussi conquis par le deuxième volet.
Quand on lit l'interview, on réalise que Daniel est dans une démarche particulière, qu'il est en croisade (vaine ?) contre les super productions, contre le son surfait, voire contrefait des albums modernes. Selon lui 90% des artistes sont visés. Lui propose une démarche vraie, sans artifice, d'où mon idée du 100% bio.
C'est vrai que le son de Road Salt Two (tout comme son prédécesseur) fait très années soixante-dix. Le son de la batterie est minimaliste (pauvre Léo !) tout comme le son des guitares, laissant le champ libre au chant, toujours exceptionnel de Daniel.
Coté compositions, c'est encore du bon. Après une intro symphonique, sympa (moi elle me fait penser au boléro de Ravel bizarement), Softly She Cries ouvre vraiment l'album. C'est un morceau faussement mou, lancinant, avec un gros riff de guitare et une signature de temps improbable. L'émotion du chant de Daniel est déjà énorme, encore mis en valeur par la lourde rythmique et le retour des violons du thème d'intro. C'est probablement le morceau qui ressemble le plus au style Pain Of Salvation d'antan. Sur Conditioned, on ne peut s'empêcher de penser à Linoleum, dans le style c'est très proche, avec aussi un break lent et très beau dans son milieu. J'aime beaucoup l'ambiance médiévale de Healing Now, qui rappelle beaucoup le live acoustique 12:5 et aussi un passage de Be. C'est un morceau aux guitares acoustiques, très beau, captivant, où la voix de Daniel est très en valeur. le décor change carrément pour To The Shoreline, dont l'intro pourrait bien être la musique d'un western d'Ennio Morricone. C'est une chanson magnifique, tout en contraste et au chant en petites touches. Daniel pousse la chansonnette assez haut dans les aigus, sur une très belle mélodie, on a l'impression de galoper sur une plage. Eleven nous emmène dans une ambiance hippie, très années soixante-dix, un peu psychédélique. L'ombre de Janis Joplin plane sur le morceau : les chœurs, le son des guitares, les tambourins, les hurlements de Daniel, le petit break du milieu et son changement de rythme hyper rétro, tout est dans le même trip.
Avec 1979, Daniel semble porter le deuil de la décennie qui s'achève. C'est un morceau qui rappelle Sisters, très doux, au chant et au piano. Un moment de grâce comme Daniel et son team savent nous les concevoir. Comme avec Softly She Cries, on retrouve dans The Deeper Cut un Pain Of Salvation plus traditionnel. J'aime bien ce morceau, où le chant est encore impressionnant, et où on note aussi une belle démonstration du jeu de batterie de Léo. Le seul truc qui me gêne un peu, c'est la répétition d'une phrase par les chœurs, pendant que le morceau monte en puissance. Ca prend un peu la tête. Dans Mortal Grind on alterne les moments calmes et le chant torturé de Daniel. C'est plutôt bien foutu. je trouve Through The Distance encore magique, un peu comme Road Salt dans le premier volet. La mélodie est superbe, le chant de tête de Daniel encore très beau. Le morceau the Physics Of Gridlock est une sorte de morceau OVNI, bien conçu, avec une musique assez lancinante et répétitive, une belle mélodie, un bon refrain. La fin est aussi étonnante, puisque chantée en Français, avec un accent qui force un peu à tendre l'oreille. C'est un peu mystérieux. L'album se finit sur End Credits, un morceau symphonique, avec pas mal de violon qui, si on réécoute l'album, s'enchaine sur le premier.
Je note aussi que deux morceaux du Linoleum EP sont passés à la trappe, puisqu'il ne sont ni dans Road Salt One ni dans celui ci. Il s'agit de If You Wait et de Gone. Ca nous rend l'EP plus collector encore.

Avec Pain Of Salvation, on se dit que les hippies sont de retour, mais les hippies modernes, des hippies 2011, obnubilés par la pureté de leur son, le son vintage des années soixante-dix. Peut être pas un album facile d'accès mais, ni plus, ni moins que Road Salt One. Mais quand vous en trouvez la clef, c'est du bon, du beau, du bio...

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Electric Mary III (CD+DVD)
Electric Mary III (CD+DVD)
Prix : EUR 13,03

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 On ne change pas une formule qui gagne..., 22 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Electric Mary III (CD+DVD) (CD)
Si certains groupes font tout pour travailler un son vintage et minimaliste (cf ma chro du dernier Pain Of Salvation), d'autres n'ont pas trop à se forcer pour avoir un son brut de décoffrage et tout aussi vintage. Je veux vous parler ici du dernier album des Australiens d'Electric Mary, qui sortent leur troisième galette tout simplement appelée III (même le titre est minimaliste). Le groupe mené par le charismatique chanteur Rusty Brown donne toujours dans le hard rock hyper efficace, à forte tendance stoner (de plus en plus même). Comme pour le précédent album, Down To The Bone, les gars d'Electric Mary (toujours Venom aux fût, Fox Fagan à la basse, Pete Robinson à une des guitares mais l'autre est tenue par Glenn Proudfoot qui remplace Irwin Thomas) font dans le bref mais intense. Avec trente-huit minutes au compteur, les bougres ne perdent pas de temps en fioritures. Et comme pour leur album précédent, des fioritures, on s'en passe. Ici les riffs sont crus, hyper efficaces, les solos percutants, la basse et la batterie réglées comme des horloges suisses et la voix de Rusty fait le reste. Difficile d'imaginer Electric Mary sans Rusty tant sa présence irradie l'album entier. Les solos de guitares sont alternés par les deux axemen, toujours très pointus, soutenus par la grosse basse et la rude batterie. Pas un temps mort dans l'album, on commence à un bout avec un O.I.C, ponctué de plusieurs super solos, et on finit par un bien American Jam, où la guitare défonce encore. Au milieu c'est aussi bon. Que cela soit le très Led Zep, Stained (la vache, quelle voix !), ou bien le génial So Cruel, tubesque et à la rythmique archie lourdingue. On ne lâche rien avec des titres comme Long Time Coming où la voix se fait plus proche de celle de Bon Scott, écorchée vive, épaulée par des chœurs et des solos de gratte qui ne sont pas sans rappeler un Slash en forme. Comment ne pas succomber à un morceau comme Lies, et à sa rythmique stoner lancinante, superbement chanté. Ouais mec, ça déménage ! Même remarque sur Nobody's Perfect et Waiting où les deux guitares se croisent dans un jeux de rythmique énorme, ou le très AC/DC, Bone On Bone, dont la rythmique est assez jouissive.

Vous aimez le hard rock ? Le Stoner ? Les grosses guitares ? Les grosses voix ? Les grosse basses ? Les grosse batteries ? Les grosse cylindrées ? Les gros seins... oups je m'égare, mais bon Electric Mary III pourrait bien être, pour vous, une suite des plus logiques. Allez salut : Vraoummmmm !

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