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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
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St Georges Day/Live Manchester
St Georges Day/Live Manchester
Prix : EUR 22,12

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 St Georges, priez pour nous, pauvre hardos..., 23 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : St Georges Day/Live Manchester (CD)
Je sais, vous allez tous me dire : "un Saxon live, on en a déjà des tonnes et celui-ci n'en est qu'un de plus". Eh ben je vous réponds : "Non monsieur !"

Car, premièrement, le son est excellent et deuxièmement, la setlist est phénoménale puisqu'on y trouve les meilleurs morceaux de leur dernier album, Sacrifice, que je trouve personnellement plus réussi que d'habitude et bien sûr les éternels hymnes de Saxon que tout le monde connait. La combinaison des nouveaux et des anciens titres n'a jamais aussi bien marché. Et que troisièmement, quand on est un peu en panne de musique (il y en a tellement à découvrir) comme je l'étais, retrouver des vraies valeurs comme ça fait un bien fou. Quatrièmement, ben... c'est Saxon quoi ! Je sais que pour les gens de mon âge, ce groupe a une saveur particulière qui leur rappelle leur dix-sept ans.

Pour moi cet enregistrement a un petit truc en plus puisque j'avais eu le bol d'être à l'Empire O2 de Londres le soir de leur passage avec The Quireboys. Cet enregistrement n'est pas la date de Londres et Biff l'explique entre deux morceaux, ils voulaient sortir un peu des classiques et ont choisi la date de Manchester et la salle du Ritz. Malgré tout, la setlist est similaire et ça me fait un chouette souvenir. On notera aussi que cet album ne sortira qu'en double CD, pas en DVD.

Par quoi commencer ? La foule scande "Saxon ! Saxon !" évidemment, sur l'intro symphonique de Sacrifice. Et puis ils envoient la purée, un peu avec les grumeaux sur le départ, mais ça se tasse assez rapidement. Sacrifice est un excellent morceau qui mérite largement d'ouvrir un de leur set. Je note quand même que Nigel Glocker, le batteur, a toujours une frappe de mule assez impressionnante, le bougre a soixante-et-un balais quand même et il va cogner comme ça pendant deux heures. Puisqu'on est en pleine tournée de l'album Sacrifice, ils continuent sur leur lancée avec le plus lancinant mais tout aussi efficace Wheels Of Terror. Après il est l'heure de fêter les trente ans de Power And The Glory, pas besoin de vous faire un dessin, ça déchire. Il faut reconnaitre que si les cheveux de Biff sont devenus blancs, sa voix ne l'a pas lâché, c'est beau. Il faut dire aussi que des riffs comme ceux de ces morceaux sont de tels bijoux qu'ils ne sont pas prêts de s'émousser : "can you feel the power ! can you feel the glory" ! Tu parles Charles ! En plus Biff profite du fait que c'est St Georges Day (23 avril), une des plus anciennes commémorations dans le pays en l'honneur de St Georges, patron des Saints Anglais, sous la bannière duquel la plupart des croisades eurent lieu. Made In Belfast, du dernier album, vient ensuite, rien à dire, ça le fait.

Après un petit laïus sur le fait qu'ils ont préféré Manchester plutôt que l'éternel Londres pour passer le St Georges Day ce qui, bien sûr, flatte le public, ils attaquent un ancien Rock 'N' Roll Gypsy. Après, comme au concert de Londres auquel j'ai assisté, Biff, en vrai showman, fait croire au public que la setlist leur appartient. Biff propose des titres et tout le monde répond en gueulant. Biff envoie ce qui était prévu. Dans le tas il y en a toujours un stock qui aura eu raison de toute façon. Filou ce Biff ! On a droit donc a And The Bands Played On, ancien, mais toujours aussi bon et ça permet à la foule de balancer quelques "ho ho ho", bien placés. A noter sur ce premier CD, un Conquistador de plus de huit minutes, sur lequel l'infatigable Nigel cale un solo de batterie. Comme souvent sur CD, dispensable. J'aime bien aussi le mid tempo de The Broken Heroes, qui va crescendo, monter en puissance et délivrer un max d'émotion. Le premier CD se termine par Guardians Of The Tomb, encore un extrait de Sacrifice, et encore une fois, une bête de course sur scène.

Après une première heure sur ce CD, on veut savoir comment ça finit, et donc on s'enfile le second CD, normal.

Ca continue avec Biff qui fait des blagues pour faire deviner le prochain morceau : En deux mots, que les jeunes ne doivent jamais oublier. Certains gueulent Never Surrender, il rigole et dit pourquoi pas Motorcycle Man ? C'était bien sûr Never Surrender. Après je suis un peu déçu, car ils jouent le reprise de Ride Like The Wind de Christopher Cross (en version plus bourrin, bien sûr), mais sans Spike des Quireboys, comme ils l'avaient fait à Londres. Dommage. Evidemment c'est Crusader qui fait un effet bœuf en ce jour de gloire à St Georges. Ca chante un peu, mais c'est pas monstrueux non plus, Biff doit assurer le reste. Ce qu'il fait très bien jusqu'au bout du CD d'ailleurs. Un petit dernier extrait de Sacrifice, Stand Up And Fight, et si après ça vous ne pensez pas que Saxon fait dans le chant guerrier moderne, alors c'est désespéré pour votre niveau d'anglais. Encore un bon apport de ce dernier album à la vaste carrière du groupe.

Mais ensuite les gars, c'est l'enchainement que j'appelle : patate-banane ! C'est à dire qu'au fur et à mesure que les cinq derniers morceaux défilent, on se choppe une grosse patate et à la fin on a la banane pour un bon moment. Faut dire : Dallas 1 PM, les gars, mon morceau préféré du groupe, rarement joué en plus, un monstre, en deuxième lame, 747 (Strangers In The Night), puis Wheels Of Steel si des fois quelques chose repoussait, mais comme on est jamais trop sûr, on envoie le duo Strong Arm Of The Law + Denim And Leather et avant que la poussière ne retombe sur vos carcasses fondues, un petit Princess Of The Night. K.O !

Y'en a un qui a quelque chose à ajouter ?

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2014 11:11 PM MEST


Bang! (Édition Limitée)
Bang! (Édition Limitée)
Prix : EUR 21,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bang, dans ta chetron!, 23 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bang! (Édition Limitée) (CD)
Ceux qui connaissent les Suisses de Gotthard savent déjà que le groupe, touché par la tragédie de la mort accidentelle de leur chanteur leader Steve Lee, était revenu malgré tout avec un nouvel album et un nouveau chanteur. Pari risqué, mais pari réussi puisque le nouveau chanteur, Nic Maeder, avait assuré un max sur Firebirth, le nouvel album. Il s'était avéré aussi un garçon absolument charmant quand je l'avais rencontré à Montpellier, et un sacré chanteur sur la scène du RockStore. Bref, tout bon. Restait à confirmer que tout ça était bâti sur du costaud et pouvait durer. Et donc je suis ravi aujourd'hui de vous présenter ce Bang! (dans ta gueule) car, oui, la réponse est : ça va durer ! Car ce Bang! (dans ta face) est une pure continuité de Firebirth. Vous avez aimé le virage (forcé) du groupe, vous allez continuer à aimer. Vous n'aviez pas aimé ? Aïe ! Faudra peut-être quand même réessayer, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

L'album attaque dans le lourd avec Bang! (dans ta tronche), qui dégage les cages à miel. La voix de Nic est excellente, il case même des petits clins d'œil en français, la classe. Le son est massif, le son du piano est assez vintage, j'aime beaucoup. Le reste du groupe chante le refrain, et Nic répond. Propre et archi efficace. Petit solo de guitare sympa et pas trop encombrant, et hop emballé, c'est pesé ! Trop facile j'ai presque envie de dire. Get Up N'Move... vient me rappeler qu'ils peuvent encore faire mieux. Tempo plus enlevé, orgue typé Hammond toujours vintage, un groove de dingue, un chant superbe, des chœurs, un petit côté années 70/80 qui me plait. Ouah !! Ca vous éclaircit le ciboulot, on y voit beaucoup plus clair dedans. Ca donne envie de se lever et de bouger... c'est le titre ? Ah ben ouais...
Vous allez me dire : "ouais mais il y a trop de ballades"... mais attendez les mecs, il y a ballades et ballades, et les ballades suisses, c'est de la bonne ballade, élevée en pâturages d'altitude, dans de belles montagnes enneigées, arrosée de vin blanc fin et agrémentée de fromage goûtu. Bref pas de la fiente, Feel What I Feel est le premier exemple et il y en a plusieurs (quoi ? plusieurs ballades ?? Chut derrière !). Beau chant, mélodie magnifique, super solo de Leo, la totale. L'enchainement avec C'est La Vie, une autre ballade est un poil questionnable, mais bon, c'est un morceau attachant, un peu franchouillard (le titre, l'accordéon), mais qui pourrait rendre les Scorpions archi jaloux, au point de mettre un terme à leur retraite, pour venir fumer ces petits Suisses qui se permettent de marcher sur leurs plate-bandes.

On reprend du rythme avec Jump The Gun, 100% good vibes et gros groove. Nic fait des miracles avec son chant. Le son du piano continue d'être énorme. On ne perd pas le rythme avec une autre tuerie, Spread Your Wing, où l'ambiance est carrément années 70, genre vieux Whitesnake, génial encore. Coverdale sort de ce corps ! Même ambiance pour I Won't Look Down, qui fait penser plutôt à un petit Kashmir de vous savez qui. Robert sort de ce corps ! Mais ils sont combien là dedans ?

Bon les gars, je continue ou bien ? Déjà sept morceaux et pas le moindre petit truc à reprocher, vous voulez quoi d'autre ?

Bon alors je continue, car My Belief est encore un bon morceau, bien écrit, avec encore un gros riff, un bon piano rétro, une excellente voix. Le mélange parfait semble avoir été trouvé par les Suisses de Lugano. Ha ? Une ballade, encore ? Maybe est, en effet, une ballade, chantée en duo avec la chanteuse américaine Melody Tibbits. Pas mal, un peu dans le style de We Are The World, qu'on peut chanter facilement avec des millions de gens pour une grande cause. C'est bien fait, joli piano et les deux voix qui se complètent bien. Avant que je ne dise que c'est la troisième ballade et que je commence à envisager d'émettre, éventuellement, une petite ébauche de reproche, je me prends le bluesy et lancinant Red On A Sleeve dans la façade. Je craque pour ce morceau, génial, le plus réussi de l'album pour moi. Encore des ambiances vintage comme je les aime, un petit changement de rythme, et Nic au mic, qui défonce tout. Euh... je viens de dire que Red On A Sleeve, était mon morceau préféré, mais en fait je dois dire que What You Get qui le suit, est aussi mon morceau préféré. Mais mince, c'est pas possible ! Comment faire ? Je ne sais plus mais le morceau est rapide, énervé même, le refrain est une tuerie (de plus), le travail de guitare / claviers superbe, et le chant... déjà dit vingt fois. Heu, attendez, j'ai le droit de changer encore ? Car en fait le morceau génial c'est Mr Ticket Man, j'adore ! Un morceau bluesy sur le thème des PV, ça me cause, je ne sais pas pourquoi... Un riff de bûcheron et une voix d'ange : la sauce Gotthard. On finit avec Thank You, et je fais mon sourire narquois du mec qui va dire du mal d'une grosse ballade (quatrième de l'album) de presque onze minutes, langoureuse à souhait, avec orchestre et tout le tintouin. Mais voilà, l'émotion du chant de Nic me coupe le sifflet et non seulement je vais fermer ma gueule et écouter religieusement mais en plus, je vais verser une petite larme, tellement c'est bien ficelé et bourré d'émotions. Une femme ou une elfe, j'hésite, viens chanter sur ce morceau aérien et super classe, tout comme le magnifique solo de Leo qui, une fois de plus, donne tout ce qu'il a.

Bon je fais quoi alors ? Ca fait quand même treize morceaux et je n'en vois pas un qui pourrait jouer le premier rôle du maillon faible à dégager.

Je l'avais dit et vous ne m'avez pas cru. Vous ne vous êtes pas méfiés, et vous voilà fort dépourvus. Eh oui, j'avais dit qu'avec Firebirth, Gotthard Saison 2 venait de commencer et que Nic était le nouvel homme de cette saison et que la saison serait longue. Je ne me trompais pas. Gotthard c'est de la dynamique ! Un album essentiel pour les fans de Gotthard, de Europe, de Pretty Maids, et pas mal d'autres super groupes de hard rock européens, tous toujours en super forme d'ailleurs.

Et vivement la tournée de l'automne, qu'on puisse allez goûter du live Bang! (dans ton lard)

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Démon
Démon
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Gazpacho... à consomer sans modération, 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Démon (CD)
Je connaissais Gazpacho depuis pas mal de temps déjà. J’avais adoré les albums Night et Tick Tock, mais un peu lâché depuis. Ils sont norvégiens et proposent depuis 2003 une musique résolument progressive et particulièrement originale, mêlant parfois électronique et musique folklorique pour obtenir un savant mélange. Au final, leur seul but est la recherche d’un esthétisme absolu, souvent minimaliste, qui touche l’auditeur en plein cœur. Pour cela, le groupe bénéficie d’un certain nombre de cordes à son arc. D’abord un chanteur assez incroyable, Jan Henrik Ohm, à la voix plutôt basse et très émouvante. Pour l’épauler, on trouve Jon-Arne Vilbo (guitares), Thomas Andersen (claviers), Lars Erik Asp (batterie), Kristian Torp (basse) et Mikael Krømer (violon, mandoline). Sur cet album sont aussi crédités Stian Carstensen (accordéons et banjos) et Charlotte Bredesen (chœurs). L’autre aspect étonnant de Gazpacho est que chaque album, ou presque, aborde un thème. Ils parlaient de Saint-Exupéry dans Tick Tock, et cette fois-ci, pour leur huitième album, le thème est celui d’un vieux grimoire découvert en République Tchèque qui raconte la traque sur plusieurs siècles du "démon" ; ouvrage écrit par un auteur inconnu à la longévité surprenante. Une partie des paroles de l’album est carrément extraite du grimoire aujourd’hui conservé dans une bibliothèque de Prague, principalement pour les étudiants en psychiatrie (ah oui, quand même !). Vous l’aurez compris l’ambiance est des plus pesante, grave, noire, et même possédée sur le dernier morceau. En principe, il n’est pas facile de parler d’un morceau en particulier dans un tel album, pourtant je vais quand même essayer.

On trouve quatre morceaux, pour une durée de (seulement) quarante-cinq minutes avec un placement assez surprenant puisque le morceau fleuve I've Been Walking est découpé en deux parties, placées en première et troisième position avec, au compteur, respectivement neuf minutes et quarante-sept seconde et douze minutes et trente secondes. Le dernier morceau, le tout aussi essentiel Death Room, pèse dix-huit minutes trente alors que le deuxième morceau, The Wizard Of Altai Mountain et ses quatre minutes cinquante-deux reste à mon goût le maillon faible de l’album et la seule raison qui me fait hésiter sur la note à attribuer.

I’ve Been Walking Part 1 et Part 2 sont des morceaux superbes. La voix de Jan Henrik est assez basse, mélancolique à souhait, il est souvent à l’unisson du violon de Mickael ou des sons profonds de violoncelle qui ponctuent le morceau. Un des passages les plus émouvants dans la Part 1 est proche de Steve Hoghart et Steve Rothery dans Marillion, on jubile. J’attribue aussi un prix spécial à Kristian et à son jeu de basse, qui nous prouve qu’on n’est pas obligé de faire compliqué pour faire du prog et que son jeu, souvent simple, n’a qu’un seul but : ajouter de la profondeur à la beauté du morceau. Dans Part 2, la mélancolie passe à une étape supérieure, inquiétante, lourde et les extraits d'une cantatrice sur vieux gramophone ne sont pas là pour égayer les choses. On frissonne presque. On note aussi plusieurs interventions de chœurs bien placés qui viennent accentuer cette ambiance étrange et dérangeante. Le final au violon seul, comme déjà entendu sur Night par exemple, est magnifique.

Deathroom, est la dernière étape, le Malin semble posséder cet album, d’ailleurs des bruitages vous font sursauter à plusieurs moments-clefs. C’est un magnifique moment, assez solennel dont les paroles sont extraites du grimoire. L’intro minimaliste est constituée d’un riff de banjo lancinant, de clappements de mains et d’interventions de violons dissonants. Le tout à écouter fort ! Alternance de passages flippants et de passages d’une grande beauté faisant par moment penser à du Radiohead, et à d'autres encore à du Muse. Dans tous les cas, c'est très inspiré.

Reste donc le second morceau The Wizard Of Altai Mountain. Si les deux premières minutes sont passables, le reste est assez difficile à accepter. On semble tout à coup plongé dans le quartier juif de Prague, mêlé à la foule dans un bar à écouter de la musique folklorique yiddish, une polka où violon et accordéon se partagent la scène. Je dois avouer que j’ai plusieurs fois passé le morceau pour retrouver au plus vite le Part 2 de I’ve Been Walking, ô combien jouissif. Je dois avouer je ne suis pas très polka comme mec.

N’êtes-vous jamais allés dans un musée d’art moderne ? A contempler des œuvres en vous disant que n’importe quel gamin de maternelle pourrait faire un barbouillage pareil, alors qu’à côté de vous certains sont en extase et peuvent vous parler de ce "Carré blanc dans un cercle bleu" de quatre mètres sur cinq pendant des heures avec des larmes aux yeux ? Eh bien Gazpacho, c’est pareil. La plupart des gens vont passer à côté et ne pas avoir la patience nécessaire. Je vous confirme qu’à la première écoute, je n’ai pas accroché et que deux semaines plus tard, après une bonne vingtaines d’écoutes, certains passages de I’ve Been Walking me font carrément monter les larmes aux yeux. Inexplicable effet Gazpacho !

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Live at Rockpalast
Live at Rockpalast
Prix : EUR 11,87

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hippie ça continue..., 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Rockpalast (CD)
Après le coup de cœur attribué à Devil Man, l'EP de Blues Pills sortit en octobre 2013, croyez bien que je me suis jeté comme un mort de faim sur cette nouvelle sortie du groupe franco-suédo-américain (effet de la mondialisation sur la musique). J'étais prévenu, mais je suis encore un peu déçu car c'est une nouvelle fois un bonheur de courte durée, puisque c'est un nouvel EP, live, contenant seulement quatre morceaux. C'est pour faire patienter en attendant l'album, nous explique-t-on du côté de Nuclear Blast. Bref, ces quatre morceaux (dont aucun n'était sur le précédent EP) ont été enregistrés lors du célèbre show TV allemand Rockpalast en octobre 2013. Le son est de qualité, et permet de se rendre bien compte de l'ambiance seventies d'un set de Blues Pills et de se dire qu'on a hâte d'être au Hellfest 2014 pour tester ça en terre de Muscadet.

L'EP commence par un court morceau instrumental de deux minutes, In The Beginning, pas mal, avec une bonne gratte du jeune guitariste français Dorian Sorriaux toujours tellement à l'aise dans ses tongues et inspiré dans ce style Hendrix/Led Zeppelin de la grande époque qu'il n'a pourtant pas pu connaitre, le bougre. Sa section rythmique constituée de Zack Anderson (basse) et Cory Berry (batterie), semble tout droit sortie du Jimi Hendrix Experience. L'enchainement avec Black Smoke est parfait. C'est là qu'apparait la belle voix d'Elin Larsson, tout aussi géniale, entre Janis Joplin, Robert Plant ou encore Grace Slick. Le morceau est calme sur une première moitié, Dorian susurre des plans de guitare pendant que la belle étale son talent. Le morceau s'accélère, rappelant pas mal le vieux Rainbow, les trois musiciens sont super bien en place. Dorian fait parler la poudre sur un bon solo, le nombre de bons plans qu'il balance sur un seul morceau est impressionnant.
Sur le morceau suivant, Little Sun (lui, par contre, était sur leur premier EP, Bliss), on retrouve la formule qui m'avait fait craquée sur Devil Man : petite musique calme et la voix d'Elin qui fait des miracles. Après un grand moment de douceur, le morceau finit par s'exciter, comme d'hab, et s'enchaine encore à merveille sur le dernier (déjà ?) titre de cet EP, Mind Exit, qui démarre en trombe avec un groove basse / batterie de qualité. Dorian vient y placer des plans qui rappelle un peu maitre Ritchie Blackmore. Tout ça est plus classique mais assez génial pour qu'on ait envie que ça dure vingt minutes. Le son de guitare à la wah-wah est atomique, la basse de Zack, assure le remplissage, avec des lignes qui rappellent le jeu de John Paul Jones. Hélas, ce petit instrumental de clôture ne dure que trois minutes cinquante-quatre, dommage.

Au final, c'est encore bien bon, même si on aimerait en avoir trois fois plus. Le pari était quand même osé : un autre EP, et deux morceaux sur quatre qui sont des instrumentaux quand on connait le niveau du chant de la belle Elin. Mais le pari est encore réussi et continuera d'entretenir votre petit côté hippie, en attendant un vrai album.

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Belkin F5L153edC00 Clavier Bluetooth AZERTY Ultra Fin noir pour iPad Mini
Belkin F5L153edC00 Clavier Bluetooth AZERTY Ultra Fin noir pour iPad Mini
Prix : EUR 73,11

4.0 étoiles sur 5 Détourné de sa fonction première, 3 avril 2014
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Je dois avouer de suite que je teste ce clavier dans une configuration pas du tout prévue. En effet, je possède une ancienne tablette sous Androïd (pour laquelle on ne trouve plus aucun accessoires) et cherchait à replacer le précédent clavier Bluetooth qui marchait très mal. La renommée de Belkin n'est plus a faire: clavier en alu, solide, toucher impeccable permettant un frappe précise. L'appareil à été reconnu immédiatement par ma tablette. Dommage que je ne puisse pas utiliser le système de fixation spécifique à l'iPad Mini car il a l'air très efficace. je suis surpris de l'ergonomie de ce clavier qui pourtant est très étroit. Génial pour les prises de notes en cours, ou en réunions interminables.


Wahoo Fitness Pack rythme cardiaque pour iPhone
Wahoo Fitness Pack rythme cardiaque pour iPhone
Prix : EUR 80,24

2.0 étoiles sur 5 Difficile de donner un avis dans ce cas..., 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wahoo Fitness Pack rythme cardiaque pour iPhone (Appareils électroniques)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
C'est ballot, mais quand l'appareil est apparu sur la lettre mensuelle des testeurs, il n'était pas du tout clair que cet appareil ne fonctionnait pas avec un iPhone 5. Il fallait savoir qu'un adaptateur ANT+, était le connecteur 30 broches des iPhone, iPod, iPad plus anciens. Partant de ce constat d'échec et pour pouvoir quand même tester l'object, j'ai commandé un convertisseur ANT+ vers le nouveau connecteur iPhone (il s'appelle comment celui là tiens ?). Hélas, après avoir ajouté le connecteur l'appareil ne fonctionne toujours pas, il ne capte pas le cardio. Une connexion Bluetooth aurait été tellement plus simple... En plus les gens qui courent utilisent souvent un brassard étanche pour y mettre leur iPhone, et l'ajout du connecteur ajoute un bon centimètre et empêche de fermer correctement la poche étanche. Pas glop. Echec total !


Aria
Aria
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un SOAD bis, c'est possible ?, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aria (CD)
On dirait que les fées du music business se sont penchées sur le berceau du groupe Viza (nommé Visa jusqu’en 2010). En effet sur ce nouvel album du groupe de Los Angeles, du beau monde s’est intéressé au projet. Sam Martin aux manettes, Warren Huart et Phil Allen au mixage, et Adam Ayan au mastering. On ne s’étonne donc pas d’une production hyper soignée, le contraire eut été surprenant. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout ce groupe formé en 2000, sachez que si les neuf (!) membres d’origine se rencontrent à Los Angeles, leurs origines sont européennes (de l’est) et orientales, et que cette mixité a forgé le son de Viza, dans lequel on entend d’indéniables influences orientales et arméniennes croisées avec des riffs rock et metal puissants. Des neuf musiciens de départ, il en reste six sur ce troisième album, qui fait suite à Carnivalia (2011) et Made in Chernobyl (2010) et deux EP avant cela. Autour du leader chanteur K'noup, on trouve Orbel Babayan et Shant Bismejian aux guitares, Andrew Kzirian à l'oud (instrument à cordes oriental), Alex Khatcherian à la basse et Chris Daniel au djembé. A noter que Hiram Rosario, batteur sur les albums précédents ne figure plus dans les membres du groupe. Les origines arméniennes nous mènent forcément à System Of A Down, et c’est tout à fait à propos car la première chose à laquelle j’ai pensé en découvrant cet Aria, c’est bien à System Of A Down. K’noup chante d’une façon assez similaire à Serj Tankian, et les compositions, teintées d’influences orientales, rappellent souvent aussi ce groupe. Je découvre ensuite que, justement, ils ont ouvert sur les tournée de Serj Tankian ; tiens, tiens, et que ce bon Serj encense le groupe dans le press kit de l’album. La communauté arménienne se serre les coudes. Ceci étant dit, l’album n’est pas pour autant à ranger au rayon des musiques traditionnelles, et c’est bien un album de metal, auquel nous avons affaire et que cet album est même beaucoup plus metal que ses prédécesseurs. Pour donner un nom au genre, je dirais que nous avons affaire à du World Metal, tout comme l’était System Of A Down et comme Myrath l’est sur certains morceaux.

Dans les premières mesures de Never Feel, qui ouvre les hostilités, des sonorités électro me font penser à The Prodigy, mais ça ne dure que le temps d’une intro ; car le reste penche définitivement plus sur le style de SoaD, et de Serj Tankian dans ses excellents albums solos. On y retrouve en effet les mêmes sonorités de guitares à l’unisson, et une voix puissante, assez proche de celle de Serj. La composition est excellente, le couplet plutôt calme, le refrain plus riffé. C’est très bien fait et ouvre l’album de belle manière. Quicksand est un tube en puissance, et encore un morceau qu’on n’aurait pas été surpris de trouver sur un album de Serj Tankian. Bien conçu, le morceau est rythmé par une bonne basse. K’noup s’énerve avec un chant hurlé qui contraste avec le reste du morceau plus posé. Comme dans Never Feel, on a droit à un court mais très harmonieux solo de guitare. Si les deux premiers morceaux sont plutôt dans le style Serj Tankian, le suivant Midnight Hour (Dingle Rock), qui semble avoir été choisi comme (premier) single, est plus énervé et plus dans le vrai style de System Of A Down. Les influences orientales ressortent plus, et un petit break calme dans lequel l'oud se fait entendre, vient rompre le rythme effréné du morceau. Les chœurs du groupe ajoutent encore au petit côté oriental. Tiens ben justement sur Vanished, le côté oriental est encore accentué avec l'oud, plus le djembé, plus des violons et des chœurs arabisants. Mais comme les riffs de guitare sont complètement rock, on a vraiment l’échantillon parfait du World Metal que j’évoquais plus tôt. Viktor’s Vanguard revient dans un style plus metal, avec un refrain assez folk metal, c’est assez jouissif. Un sans-faute dans cette première moitié de l’album, pour les amateur de System Of A Down.

J’accroche un peu moins sur la ballade The Girl That Doesn’t Exist, un peu conventionnelle à mon goût.

Si je mentionnais le folk metal, sur Viktor’s Vanguard, c’est encore plus flagrant sur Forward March : excellent, pêchu et bref, ce morceau est une petite tuerie qui, en live, devrait donner lieu à de beaux mouvements de foule. C’est aussi un style un peu diffèrent dans lequel visiblement le groupe est super à l’aise. Même remarque avec Take Over the World, et ses influences d’Europe de l’Est. Les amateurs de metal festif, piochant ses origines dans les musiques traditionnelle auront la banane. Brunette qui termine l’album, accentue encore la tendance folklorique de l’Est du combo, un poil trop peut-être, pour le coup.

C’est La Vie, prononcé parfaitement par K’noup, est assez metal oriental, par ses chœurs et son bon refrain musclé. On retrouve des structures musicales chères à nos amis tunisiens de Myrath. Et si un morceau illustre bien l’originalité de Viza, c’est bien Alley In Tijuana : un refrain hystérique, utilisé en intro, super speedé, vraiment metal, et des couplet plus calme, hispanisants, presque mariachi. Etonnant contraste, effet garanti !

Pour conclure, je suis assez impressionné par cet album et par ce groupe. J’ai un peu écouté les deux albums précédents, et celui-ci me semble franchement bien plus abordable pour nos oreilles de metalleux parfois intolérantes. Certains leur reprocheront probablement leurs influences appuyées de System Of A Down, mais que dire ? C’est bien fait, pas juste un plagiat, et au final on a relativement peu de groupes dans ce style assez original et très ouvert. En plus certains aspects ne sont pas si SoaD que ça et montre des facettes musicales étonnantes du groupe, qui louche de temps en temps vers le folk metal. Alors tant pis, je buzze !

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Into the Maelstrom
Into the Maelstrom
Prix : EUR 14,70

4.0 étoiles sur 5 Bigelf = Object Musical Non Identifié, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into the Maelstrom (CD)
J'étais prévenu ! Bigelf = OVNI disait le pitch. Bon je me renseigne, comme toujours quand je découvre un groupe que je ne connais pas et découvre que la presse est unanime pour classer Bigelf, comme... inclassable justement. D'où l'appellation OVNI, ou OMNI plutôt mais bon. Bigelf est un groupe américain, de Los Angeles, qu'on est obligé de mettre quand même dans le rayon metal/rock progressif tendance psyché, puisqu'il n'y a pas de rayon OMNI chez les disquaires (oui, les jeunes, vous savez, ces boutiques où l'on va discuter musique et acheter des CD). Le groupe existe depuis 1991 avec aux commandes un certain Damon Fox, qui est aux claviers et au chant, et même à la guitare par moment. Ils sortent trois albums, Money Machine (2000), Hex (2003) et Cheat The Gallows (2007), et tournent avec les plus grands noms du milieu comme Dream Theater, Opeth, Unexpect, Beardfish, Pain of Salvation et Porcupine Tree. Après quelques années de vide dues à une implosion du groupe, voilà que sort aujourd'hui un nouvel album, Into The Maelstrom. Bigelf avait créé la surprise en annonçant que le batteur y est nul autre que Mike Portnoy. On retrouve aussi le bassiste habituel de Bigelf, Duffy Snowhill et un nouveau guitariste, Luis Maldonado. Bigelf est bien de retour. Que le délire commence :

Car on a quand même l'impression de rentrer dans une sorte d'asile à l'écoute de cet Into The Maelstrom (un peu comme chez Unexpect d'ailleurs). Ceci dit, j'ai écouté des extraits des albums précédents, et je rassure les fans du groupe, ça n'est pas plus délirant qu'avant... ni moins. Pour ceux qui ne voient pas de quoi je veux parler, imaginez un cocktail avec une dose de Beatles, une de Pink Floyd, une grosse de Black Sabbath, une lichette de Zappa, vous secouez le tout dans un shaker et servez accompagné de zestes de tous les groupes précités avec lesquels Bigelf a tourné. Vous imaginez ? Non ? C'est normal, et pourtant c'est à peu près ça. Rappelez-vous qu'on parle d'eux comme d'un OVNI.

Alors forcément, tout ne peut pas plaire à tout le monde. C'est même assez extrême dans le cas de Bigelf, on peut dans le même quart d'heure adorer un morceau et haïr un autre, ou un passage par rapport à un autre. Par exemple, pour moi, le premier morceau ne passe pas. L'Incredible Time Machine me gave. Y'a des bruits (la machine à voyager dans le temps), je n'aime pas beaucoup le chant de Damon, dans un style John Lennon hippie, ça ne me plait guère. C'est le cirque et ça fait penser au Magical Mystery Tour des Beatles. Encore dans le style Beatles, mais plus à mon goût, Already Gone, permet d'apprécier le talent de la section rythmique classieuse. Le morceau, comme souvent, change de tempo dans le dernier tiers, et finit bien plus heavy, style un peu Rainbow. Je trouve que Mr. Harry McQuhae est aussi très inspiré des "FabFour". Dans le chant, par exemple, mais aussi les claviers, l'orchestration ou les chœurs du groupe. Je n'accroche pas trop, mais comme je commence à comprendre le principe, j'attends et je fais bien car après un break de violoncelle, ça change de style pour du plus musclé. Puis ça tourne au génial avec un passage de batterie assez démoniaque. Mike est dans la place. Le final est carrément différent, presque à la Neal Morse. Je suis un peu perdu. Theatre Of Dreams est encore d'inspiration Beatles, ou plutôt de Tears For Fears version (un peu) plus metal.

J'aime pas mal leur côté sludge, avec des gros riffs saturés à la Black Sabbath, et des ambiances pesantes. C'est le cas du morceau Hypersleep. Ca change de rythme, c'est bourré de bruitages électro, et même si j'aime encore pas trop le chant, c'est un morceau sur lequel on accroche bien, grâce, aussi à un bon refrain. Même remarque sur le très hippie The Professor & The Madman et sa cithare gonflante, ça part mal, mais quand les riffs de guitare démarrent avec un bon effet de wah-wah, ça le fait. Là encore les tempos changent, ça breake un peu dans tous les sens, on s'y perd un peu par moment. Dans cette même catégorie lourde et pesante, Edge Of Oblivion vaut son pesant de cacahouètes. Dans l'intro déjà, Damon montre que quand il arrête de chanter comme un hippie, il maîtrise carrément sa voix. Après, le morceau est très typé Black Sabbath, l'ombre d'Ozzy et Tony plane.

Par contre, je trouve excellent un morceau comme Alien Frequency. Ca commence pourtant encore avec une bizarrerie style Beatles, mais quand le riff décolle, c'est du lourd et le refrain est un monstre. Sont ajoutés des sons électro (à la Skrillex) qui, pour une fois, apportent (c'est un morceau sur les aliens ne l'oublions pas). Mike Portnoy fait un petit show, sur un break. J'aime bien aussi le morceau le plus court de l'album, Vertigod (deux minutes cinquante), très prog, un peu fou-fou, avec un bon solo de guitare et un refrain entêtant. Ca fait penser à Neal Morse, dans un pur style prog, que les spécialistes apprécieront forcément

Comme tout groupe prog, vous trouverez des morceaux fleuves. Par exemple un High de sept minutes, plus prog classique, assez vintage dans les sons de clavier. Le duo basse - batterie est au top, et permet à Damon de placer des couches de claviers assez inspirées. Mais le pompon revient à ITM (Into The Maelstrom, je suppose) de huit minutes dix, découpé en trois parties, démarche assez classique dans le prog. Une grosse minute d'intro, puis une première partie Neal Morsiène, puis une autre plus Floydiène, puis un passage Jethro Tullien, puis un truc de musique de cirque, un bon solo de piano, bref du changement, presque trop de changements car ce morceau m'exaspère un peu, c'est le dernier, on est déjà à plus d'une heure d'écoute, je perds le fils conducteur (y'en a t-il un ?)...

Au final, difficile de retranscrire par des mots l'expérience Bigelf. Si vous connaissez déjà le groupe, vous ne serez pas surpris, l'album est dans la lignée des précédents, peut-être plus heavy que psyché, mais dans la même veine. Si vous ne connaissez pas, comme moi il y a encore une semaine, alors, c'est un album intéressant qui ne laisse pas insensible, mais qui demande un esprit des plus ouverts. C'est très changeant, pas forcément linéaire, et ça risque de plaire surtout aux fans de metal prog habitués à ce genre d'exercice. Dommage quand même que l'album ne soit pas livré avec un échantillon de magic mushroom...

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Incura
Incura
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une révélation, et un chanteur !, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Incura (CD)
J'ai pris un gifle dès les premières mesures. Quelle fraicheur ! Quel originalité ! De diou ! Mais d'où est-ce qu'ils sortent ceux là ? Un coup de google (non pas un coup de gueule !) et me voilà moins bête : Incura est un groupe canadien, de Vancouver, formé en 2000, avec quatre EP au compteur, et donc, ce premier album éponyme sorti l'année dernière, mais uniquement au Canada. InsideOut Music nous permet de découvrir ce petit bijou de rock assez difficile à classer. On trouve au sein du combo Jim McLaren aux claviers, Jono Olson à la basse, Royce Whittaker à la guitare, Phil Gardner à la batterie et, retenez ce nom : Kyle Gruninger au chant. Pendant que des millions de téléspectateurs décérébrés se demandent qui sera la prochaine "Voix", le petit père Kyle nous sort un chant irréel, d'une autre planète peut-être même, et vient irradier les dix morceaux de cet album de son talent. Certains n'hésitent pas (et ça n'est pas exagéré) à le comparer à Freddie Mercury, carrément ! Et cela n'est pas surprenant, tant il transmet d'émotions au travers d'un chant hyper théâtral, qu'on adorerait voir sur scène, car à ce qu'on entend, je doute que le bougre reste caché derrière sa mèche. Il a aussi un spectre de tonalité assez impressionnant et une puissante décoiffante... en bref, Ze Chanteur. Comme il s'appuie sur des compos assez progressives, contrastées et aux signatures de temps improbables, je trouve que le tout fait penser beaucoup plus à du Coheed & Cambria qu'à du Queen. Mais pas de doute, on est bien au rayon metal. Si les compos sont complexes, le groupe est d'une précision irréprochable, chacun à son poste et délivrant un jeu recherché, complexe (sans être fatigant) et inspiré.

L'album démarre par les gros riffs de guitare de l'intro de Get The Gun, sur un fond ambiant un peu arabisant qui fait penser à Myrath. La comparaison s'arrête là. Car après une bonne minute d'intro, Kyle entre en jeu et change la physionomie du morceau. Alternance de parties au piano seul et de gros riffs. Beaucoup de contrastes, mais surtout un chant incroyable. On dirait qu'il joue dans une comédie musicale. C'est original et hyper bien fait. Des chœurs viennent encadrer le chant de Kyle. Dès ce premier morceau, on devine qu'on est tombé sur la première pépite de 2014. On retrouvera ces gros riffs qui contrastent avec ce doux piano et ce chant théâtral sur un certain nombre de morceaux. C'est la recette magique d'Incura. Par exemple sur le morceau suivant, Breath This, le chant est tout aussi extravagant, les montées en aigu son juste hallucinantes. Quelle maîtrise ! Je veux voir ce groupe en live, viiiiiitte ! Sur ce morceau, il faut aussi ajouter que le refrain est hyper accrocheur, ce qui ne gâte rien. I'm Here Waiting commence cette fois en piano et voix, toujours aussi théâtral, entre Queen (les petits breaks rappellent Bohemian Rapsody), et System Of A Down, pour le refrain par exemple. Encore une réussite totale, c'est à dire trois sur trois. Sur le morceau suivant, Who You Are, Kyle arrive encore à nous surprendre, avec un chant très Mercuryen, des roulements de "r" à la Fish, bref, il nous fait encore un spectacle qu'on a l'impression de voir rien qu'en l'écoutant chanter. A noter un excellent break riffs rapides / piano. Si Turning Blue est un peu plus classique, Decide est une power ballade avec une chouette intro piano / voix. Beaucoup de changements de rythmes et un chant magnifique. On pense encore à du Queen sous amphétamines, c'est bien fait. Avec Incura, pas besoin de faire des monstres de solo de guitare, c'est Kyle et sa voix qui assurent les breaks ! Here To Blame est très proche de System Of A Down ou plutôt des albums solo de Serj Tankian. La même folie, des lignes de chants surprenantes, un refrain accrocheur, une grosse rythmique et des cassures de rythme font de ce morceau une tuerie de l'album. On découvre que Kyle assure aussi en hurlements. The Greatest Con (attention faux ami : "la plus grosse arnaque" et pas "le plus grand con") est un morceau plus nu metal, au chant encore assez original et un rythme assez étonnant, où le piano est mis en avant. I'd Give Anything est un bon morceau où le piano est encore primordial. Le refrain fait penser à du Coheed & Cambria, surtout par le chant de Kyle qui rappelle celui de Claudio, le chevelu chanteur guitariste de Coheed & Cambria. J'ai un souci avec le dernier morceau, Sweat Runs Cold, dont les sons du clavier dans l'intro me sont désagréables à l'écoute. Ballot car passée l'intro, c'est encore une démonstration du talent exceptionnel de ce chanteur qui passe par de nombreux états émotionnels qu'il parvient à retranscrire dans son chant. On a l'impression d'y être, avec lui.

Au final je suis totalement sous le charme d'Incura, que hier encore je ne connaissais même pas. Quel pied de découvrir de tels artistes, comme ça presque par hasard (dans leur cas, leur nom a attiré mon regard et le presskit a fait le reste). Il ne fallait pas se laisser impressionner par leurs mèches de beaux gosses, qui au final, cachaient, derrière un look de "jeunots", un groupe d'une maturité musicale assez incroyable. C'est aussi là qu'on se rend compte que non, dans le rock, tout n'a pas été dit ou fait. Que la musique se décline à l'infini pour ceux qui sont créatifs et qu'on peut être encore original dans le paysage musical actuel. Bien sûr, ça ne paye pas, mais je leur tire mon chapeau : vous pouvez être fier de votre Œuvre. Et nous, pour qu'ils aient les moyens de nous en créer de telles autres, nous savons ce qu'il nous reste à faire...

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Kaleidoscope
Kaleidoscope
Prix : EUR 15,19

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur..., 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Un nouveau Transatlantic a atterri dans ma boite aux lettres et bizarrement, alors que je suis fan du super combo, j’ai eu un mal fou à le "digérer". Si j’avais réalisé la chronique à chaud, je pense que la note aurait été plus basse. La raison ? Pas sûr, mais je pense que par certains côtés, on ressent une certaine similitude, un réel manque de surprise par rapport aux albums précédents. Un autre aspect est aussi qu’on n’est pas toujours d’humeur pour écouter certaines choses plutôt complexes et que, des fois, on a juste pas envie de se forcer. Bon, au final, une semaine de vacances dans la poudreuse des Alpes a contribué à remonter mon niveau de zénitude à un niveau me permettant de trouver de bonnes choses dans cette galette, mais surtout d’aligner les mots pour vous en parler.

Bon, plus trop besoin de présenter le super groupe de prog, si ? Mike Portnoy (si vous ne le connaissez pas c’est désespéré pour vous), Neal Morse, Pete Trewavas (bassiste de Marillion) et Roine Stolt (guitariste de The Flower Kings). Ils proposent ce quatrième album, Kaleidoscope, avec cinq morceaux pour soixante-quinze minutes. Hou hou ! Rappelons-nous que le précédent opus ne comportait que seulement un morceau, éponyme de l’album, Wirldwind, de soixante-dix-sept minutes !

L’album commence avec un morceau de vingt-cinq minutes quand même, Into The Blue, dont l’intro au violoncelle (joué par Chris Carmichael) est plutôt sympa. Après un bridge de presque six minutes, c’est Neal Morse qui nous chante le morceau composé de cinq mouvements très différents. Si je trouve la longue intro assez peu originale, déjà entendue, je dirais quand même que certains des breaks instrumentaux sont assez géniaux. C’est le cas de A New Beginning. Tant qu’on en est à parler chant, un certain Daniel Gildenlöw apparait en guest sur une des sections, Written in Your Heart. Et là, par contre, quel talent, quelle voix ! Daniel participait déjà aux tournées de Transatlantic en Europe, mais franchement, si j’étais eux, je l’embaucherais pour chanter à la place de Neal. Neal chante bien, mais toujours un peu pareil (dans Transatlantic et dans ses albums solos), alors que Daniel est un OCNI (Object Chantant Non Identifié). On en profite pour lui souhaiter un prompt rétablissement puisqu’il est "out" pour raisons médicales. Je trouve que la guitare de Roine est particulièrement inspirée, mais que par contre, je suis un peu déçu par certains passages de basses de Pete. Sur la section A New Beginning, je trouve qu’il foire le groove. Au final, si on est fan de prog, ce premier morceau comporte de bon passages, avec quelques étonnants plan de batterie de l’ami Mike.
Le morceau suivant, Shine, fait penser à du Neal Morse en solo, un aussi à du Pink Floyd. C’est majoritairement à la guitare acoustique. Le refrain est sympa sans être non plus transcendant d’originalité. Je trouve que c’est encore Roine qui est le plus inspiré, il nous livre un bon petit solo Floydien de derrière les fagots. Je le trouve globalement très à l’aise dans cet album, et particulièrement bien mis en valeur dans le mix.
Le morceau suivant, Black as the Sky, est probablement mon préféré de l’album car il est le plus court, le plus percutant, le plus rock aussi. Les membres du groupe y assurent les chœurs. Je suis quasiment sûr que ça n’est pas Neal qui chante, mais je n’ai pas trouvé d’info indiquant qu’un autre membre du groupe la chante, peut-être Pete. Sa basse ronronne, elle aussi est bien mixée, c’est plaisant. Il balance une ligne de basse qui déménage, pendant que Mike malmène ses cymbales de façon surprenante. Là encore, c’est Roine qui se sort les doigts du nez pour nous servir un joli solo de guitare.
Je ne sais que penser de Beyond The Sun, car pour moi ça n’a pas grand-chose à faire sur un album de Transatlantic tant c’est un morceau de Neal Morse, tout seul, accompagné de son piano, du joli violoncelle déjà entendu dans l’intro de Into The Blue, et d'une steel guitar (Rich Mouser) qui nous imite le son des baleines en rut. Mignon mais pas de quoi s’extasier.
Kaleidoscope, le dernier morceau de l’album, en est le second morceau fleuve avec ses trente-et-une minutes au compteur. Il est découpé en sept mouvements assez différents avec comme dans Into The Blue, le dernier mouvement qui est une reprise du premier. La recette est appliquée à la lettre. Le mouvement Black Gold sonne un peu Deep Purple, Neal y fait un solo de piano dont je n’aime pas beaucoup le son, par contre la basse claque et Roine s’en donne encore à cœur joie. C’est Pete qui chante le mouvement Walking The Road, particulièrement niais et dispensable. Je pense que Pete et Roine sauvent la baraque sur ce morceau multi facettes interminable et où le clavier en fait trop.

L’édition grand luxe, vient avec un bonus CD d’environ quarante minutes comprenant un certain nombre de reprises improbables. C’est sympa d’entendre Transatlantic reprendre du vieux Yes (And You And I), parfaitement interprété (sauf la voix qui est loin de celle de Jon Anderson), mais bon, ça sert à quoi au final ? La reprise de I Can’t Get It Out Of My Head de Electric Light Orchestra, est fidèle, mais on baille à s’en déboiter la mâchoire. La version de Conquistador de Procol Harum (houla, ça ne nous rajeunit pas) est particulièrement pêchue. La reprise du Goodbye Yellow Brick Road, d’Elton John, n’apporte rien tellement on croirait entendre la version originale. Elton sort de ce corps ! Je ne connaissais aucune des autres reprises, donc pas facile de vous en parler. On trouve Tin Soldier des Small Faces, qui sonne assez The Who, ou encore Sylvia, une chanson du groupe Focus qui ne m’a pas impressionné, et Indiscipline de King Crimson dont je ne suis pas un fan. C’est alambiqué et zarbi, limite du supportable, ça parle plus que ne ça chante, bref j’accroche pas au délire : pas les bonnes drogues sûrement. On termine les bonus avec Nights in White Satin des Moody Blues, un classique assez fidèle mais poussif et inutile (je hais l’imitation flûte de pan à la Zamfir)

Au final, je suis quand même un peu déçu. Ca s’écoute, c’est certain, mais on a une sacrée impression de tourner en rond. Le bonus CD n’y change rien, on se pose encore la question qu’on se posait déjà avec l’album précédent : pourquoi j’irai écouter celui-ci plutôt qu’un des deux premiers ? Je n’ai pas de réponse, mais en attendant, rien de nouveau sur le Transatlantic !

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