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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
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The last great hope
The last great hope
Prix : EUR 12,00

4.0 étoiles sur 5 Quel son !, 9 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The last great hope (CD)
Certains artistes s’expriment et nous gratifiant d’albums plus ou moins réussis. Mais certains ont le besoin de s’exprimer entre deux albums (qui, pour des raisons qui nous sont ici inconnues, semble prendre du temps) et dans ce cas, la tendance actuelle est à la sortie d’un EP temporisateur. C’est le plan que nous proposent les Australiens d’Electric Mary avec ce The Last Great Hope. Il fait suite à l’album III qui m’avait particulièrement touché à sa sortie il y a déjà trois ans. Et oui, ça fait quand même un bout de temps, d’où l’idée de l’EP. Cet EP est composé de quatre nouveaux morceaux et d’un titre de III (So Cruel), pour vingt minutes de musique. C’est peu, vous allez me dire, mais, Electric Mary nous a habitué à des albums expéditifs et rentre dedans (trente huit minutes pour III), donc finalement vingt minutes pour un EP cinq titres c’est pas si mal. Côté line up, Venom, le fidèle compère du leader, Rusty, a quitté la place, remplacé par Davey Porter.

L’EP démarre avec l'intro de Sweet Mary C, teintée de southern blues, guitare slide et harmonica, et on sent déjà poindre le bon plan. Le son est excellent, et on y retrouve la recette Electric Mary: une grosse basse ronflante, des gros riffs et la voix éraillée de Rusty. Il nous raconte la vie de Mary Campbell, la boss du studio d’Electric Lady à New York à une certaine époque. Rusty nous avait expliqué que c’était cette même Mary qui avait donné le nom au groupe dans une interview, voilà qu’elle a maintenant sa chanson. Le morceau suivant, Welcome To The Otherside, a un petit air de No Else Does it Better Than Me, extrait de l’album Down To The Bones. Si vous ne captez pas ce que veut dire une basse qui claque, c’est le morceau idéal pour vous déniaiser, car l’attaque de la basse y est énorme. On continue avec une intro plus calme et très bluesy, celle de Nicotine. Ça fleure bon le vieux Led Zep et là encore, la voix de Rusty est un pur bonheur.

So Cruel, qui suit, est un morceau qui figurait déjà sur l’album III, un bon morceau mais pas une surprise donc. Sortez les briquets pour le dernier morceau, Already Gone, car nous avons affaire ici à la pure ballade années 70 et à un petit bijou qui rappelle encore Led Zep pour la voix et les petits délires de guitare, mais Deep Purple pour l’orgue Hammond qui vient de faire son apparition (c'est Lachy Doley qui est à l'œuvre). Les couplets ne sont quasiment qu’accompagnés de la grosse basse élimée d’Alex Raunjak. Ouch! encore un morceau chargé en émotion pure et 100% jouissif.

Du bon gros son, et toujours la voix éraillée de Rusty qui n’a pas son pareil actuellement, bref pas de raison de se priver de ces vingt minutes de pur kiff, même si la démarche de l’EP temporisateur n’est pas ma préférée et pose un certain nombre de questions : rapport prix/contenu ? les morceaux seront-ils répétés sur le prochain album ? Les fans achètent-ils des EP de cinq titres ? J’espère que la réponse à cette dernière question n’est pas en rapport avec le titre de l’EP, plutôt pessimiste.

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Falling Home (CD Digipack - Tirage Limité)
Falling Home (CD Digipack - Tirage Limité)
Prix : EUR 19,00

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le top, comme dab, 11 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Falling Home (CD Digipack - Tirage Limité) (CD)
Quelle histoire ! A la première écoute de ce nouvel album de Pain Of Salvation, mon groupe favori après Rush, j’ai bien cru que j’allais devoir en dire du mal. Oui mais ça, c’était avant. Avant de le réécouter plusieurs fois sur un casque haute-fidélité (et anti bruits). Car là, j’ai entendu des choses qui m’avaient échappées. Tellement de choses que je me suis même forcé de ne pas mettre de coup de cœur, pour ne pas perdre la face complètement. Car des choses musicales étonnantes et fantastiques, cet album en est bourré. Si vous lisez ces lignes en vous demandant si c’est du Pain Of Salvation, metal progressif de la première époque, j’ai bien peur que cet album, comme les deux précédents, ne soit toujours pas pour vous. J’ai aussi l’impression que le changement est imprimé dans la durée et que vous devriez vous faire une raison et tenter l’expérience en faisant abstraction du passé, aussi glorieux fut-il. Oui, Pain Of Salvation, toujours mené par son leader charismatique Daniel Gildenlöw, a changé et on retrouve ici le groupe version « bio », minimaliste, épuré, que nous avons découvert sur les albums Road Salt One et Road Salt Two. On est dans cette même logique. Pourtant, on lit dans le press kit que c’est une suite de l’album live acoustique 12:5 (déjà une pure merveille), alors qu’il me semble que c’est plutôt une évolution logique des Road Salt. Il faut rappeler aussi que l’album avait été annoncé il y a déjà pas mal de temps comme un intermède acoustique, sensé nous faire patienter en attendant l’album suivant. Mais, qu’entre temps, les soucis de santé graves dont a souffert Daniel sont venus perturber ses projets. Il précise aussi que l’idée d’enregistrer quelques titres en acoustique, lors de leurs sessions de répète, paraissait simple mais, au final, le perfectionniste qu’il est a réalisé que c’était un gros travail et du coup, ce Falling Home sort deux ans après le Road Salt Two. Les problèmes de Daniel étaient graves, nous étions tenus au courant sur sa page Facebook et Pain Of Salvation était à l’arrêt complet, la traditionnelle participation de Daniel à la tournée de Transatlantic annulée. Bref il était 100% accaparé par sa guérison qui a pris beaucoup de temps.
Alors que trouve-t-on sur cette nouvelle étape de l’expérience PoS ? Des réinterprétations acoustiques de certains de leurs morceaux, parfois très surprenantes, toujours avec une qualité de production irréprochable, un nouveau morceau, et deux reprises. Gros plan.

Disons-le de suite : j’étais inquiet, et espérais que les soucis de santé ne nuirait pas à la voix incroyable de Daniel. Soyez rassurés, braves gens, Daniel a toujours la voix la plus incroyable de la scène metal prog actuelle. Il suffit de quelques mesures de Stress, le premier morceau, pour s’en rendre compte. Un monstre, avec un éventail de tonalités impressionnant et un panel d’émotions tout aussi incroyable. Côté morceau, c’est un choc, car après une intro swing ponctuée de rires d’enfants et un clin d’œil à Imigrant Song de vous savez qui, le morceau aux vocaux particulièrement étonnants déjà dans la version originale (dans l’album Entropia) se voit relooké style boogie/swing, avec des breaks contrastés (un très rockabilly, puis un très funk). Même si j’ai été un peu choqué au départ je dois reconnaitre qu’au final, ce morceau est un modèle de progressivité, et qu’on peut légitimement crier au génie, notamment dans la qualité de son final groovy.

Un fois qu’on a capté l’idée de cet album et arrêté de lutter, on est vite conquis par les interprétations incroyables de Linoleum (Road Salt One) par exemple ou de Shoreline (Road Salt Two), de Spitfall (Scarsick) et de 1979 (Road Salt Two). On remarque que Daniel laisse plus de place vocalement à ses acolytes, avec des duo/trio, des chœurs, des contre voix, tous ajoutant une touche d’émotion incroyable aux morceaux pourtant déjà forts. On ne réécoutera plus les originaux de la même manière, c’est certain. Dans ces quatre morceaux tout est parfait : les voix donc (de tous), mais aussi la basse (de Gustaf Hielm, de retour dans le line up), pure et magnifique et la batterie (de Léo Margarit), particulièrement subtile. Ragnar Zolberg épaule Daniel à la guitare et amène ses influences, et Daniel D2 Karlsson (ex-bassiste de tournée du groupe) ajoute des petites touches de claviers. To The Shoreline accentue encore la petite touche Ennio Morricone et 1979 arrive à être encore plus chargée d’émotion que l’originale, ce qui semblait pourtant impossible.

Mon passage préféré reste Chain Sling (Remedy Lane) qui vous hérisse les poils des bras, juste dans son intro. Encore plus fort que dans 12:5, le chant de Daniel, très haut perché, est fantastique. L’ambiance médiévale de l’originale est conservé, un des membres du groupe (mais qui ?) vient chanter avec Daniel, le résultat est génial. Attention, il m’a semblé voir que dans certains packagings, ce morceau n’était pas présent. Méfiance donc ! La version de Mrs Modern Mother Mary (Scarsick) est aussi remarquable (chant, basse) et revisite de belle manière l’originale. On remarque aussi l’étonnante batterie (à la main ?) sur Flame To The Moth (Scarsick encore) très réussi.

On citera aussi le seul morceau original de l’album, et qui lui donne son nom. On avait eu l’occasion de l’entendre lors de la tournée acoustique, joué en duo avec Ragnar, il est tout aussi remarquable dans cette version, à la production particulièrement soignée. Le travail des voix est impressionnant.

Parlons des reprises quelques instants. J’en connaissais une des deux, pourtant je ne l’ai pas reconnue, mais alors pas reconnue du tout. Je veux parler de Holy Diver (de vous savez qui aussi), qui est revu en mode crooner (pas chanté par Daniel d’ailleurs), dans un style jazzy, un peu swing, avec même un clin d’œil à Jamin’ de Stevie Wonder. Clairement ça ne plaira pas à tout le monde et certain hurleront que Dio doit se retourner dans sa tombe. Pas si sûr, même si les reprises ne sont pas pour moi les meilleurs moments de l’album (j’aime pas les ba-la-ba-la du swing). La seconde reprise, est Perfect Day de Lou Reed, que je ne connaissais pas, et qui est le morceau qui me plait le moins dans cet album, je ne le trouve pas essentiel, un peu niais, presque une chanson de noël, et au final j’aurais préféré une autre de ces reprises magiques.

Bon pour conclure, je trouve que cet album est une vrai réussite. Le groupe continue d’y dévoiler son côté musical chargé d’émotion. Le Pain Of Salvation de la première génération n’est plus et le groupe a choisi une nouvelle direction artistique qui me convient, mais qui ne conviendra pas forcément à tous. Le virage entamé avec les deux Road Salt et la tournée intimiste est maintenant confirmé. Comme le fait Opeth aujourd’hui en choisissant aussi une nouvelle approche, radicalement différente, une page du groupe s’est tournée. Mais une chose est sûre : Le Pain of Salvation nouveau, rime avec… beau !

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HooToo® 40W Chargeur USB Secteur 4 Ports plus un OTG port pour smartphone android , Iphone, PDA, tablette tacile.
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Proposé par Sunvalley-FR
Prix : EUR 34,99

5.0 étoiles sur 5 Le petit boitier idéal, 24 octobre 2014
Le boitier est joli, sobre, costaud. Il possède en façade 5 ports USB:

- 2 sont des ports de charge 1.5A
- 2 sont des ports de charge 2.4A
- 1 est un port OTG (On-The-Go)

J'ai testé des tablettes (Androïd et iPad) ainsi que des smartphones (Androïd et iPhone), et tout à marché parfaitement bien.

Pour le port OTG c'est un peu plus compliqué. Il sert à brancher un appareil USB (Souris, clavier, clef, disque) sur une tablette Androïd via le port micro USB. Pour ça utilisez le câble fourni (un peu court), qui ne PEUT PAS être utilisé pour charger un appareil sur les autres ports. Branchez le sur le port OTG à l'arrière, et branchez l'appareil USB sur le port OTG en façade.

Je n'ai réussi à faire fonctionner qu'un clavier et une souris sur ma tablette, pas de disques/clefs, mais c'est peut-être un soucis avec ma tablette.

Très bon produit qui remplace avantageusement les 3 ou 4 chargeurs qui occupent des prises, inutilement.


Raise The Dead / Masters of Madness Tour 2013  (2 CD + Blu Ray)
Raise The Dead / Masters of Madness Tour 2013 (2 CD + Blu Ray)
Prix : EUR 22,80

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Debout les morts !, 24 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raise The Dead / Masters of Madness Tour 2013 (2 CD + Blu Ray) (Blu-ray)
Le cirque Alice Cooper (alias Vincent Damon Furnier) avait monté son chapiteau au Wacken 2013, et ce passage avait été enregistré ; il nous est proposé ici sous la forme d’un joli packaging 2xCD+DVD, chargé jusqu’à la gueule, avec presque une heure et demie de concert en DVD et un peu plus sur CD. Alors c’est clair qu’Alice Cooper, tout le monde connaît, au moins de nom. Le pépère trimballe ses maquillages et son horror show depuis cinquante ans (eh oui, cinquante ans de carrière ! Il en a aujourd’hui soixante-six ans – respect !!), et il est clair qu’il a pavé le chemin de bon nombre de groupes de cette catégorie. On ne peut qu’être admiratif devant une telle carrière et devant l’énergie qu’il déploie encore aujourd’hui. Alors si vous lisez ces lignes, de deux choses l’une, soit vous êtes fan de l’artiste depuis longtemps et vous savez de quoi il est question, soit vous ne connaissez que de nom et avez l’intelligence et la curiosité de vouloir en savoir un peu plus. Dans un cas comme dans l’autre, cet objet musical pourrait bien être essentiel dans votre médiathèque.

D’abord sur ce live, Alice Cooper, loin de faire son âge, parcourt toute sa carrière, et on a droit à un très bon best of. Ensuite dans la configuration 2013, Alice est bien entouré : on retrouve les trois guitaristes talentueux que sont Orianthi, Ryan Roxie et Tommy Henriksen. La section rythmique est assurée par Glen Sobel (batterie) et Chuck Garric (basse) ; et là encore, ça assure. Le son est excellent, l’énorme foule du Wacken n'est pas très bruyante et on voit bien sur le DVD que c’est plutôt calme et attentif. Outre les une heure vingt-huit de concert, le DVD comprend une interview d’Alice de dix-neuf minutes.

Mais attention, un concert d’Alice Cooper ça n’est pas que du son, c’est un véritable spectacle, et un spectacle bien huilé. Dans le premier tiers du concert plutôt "Glam", il se contente de balancer sa canne dans le public, puis il balance des faux billets dans le public (Billion Dollar Babies) en jouant avec une épée. Sur Dirty Diamonds, il balance des colliers de perles. Les premiers rangs dans un concert d’Alice Cooper en ont pour leur argent on dirait.

Après un très bon solo de batterie, appuyé par son pote bassiste, et un intermède instrumental qui laisse le temps à Alice de se changer, le ton monte, on attaque le côté plus sombre et la partie plus théâtrale du show. Alice est maintenant vêtu de cuir noir, et il porte un chapeau haut de forme géant. Sur Feed My Frankenstein, il enfile une charmante blouse blanche couverte de sang avant de passer dans une machine infernale qui le transforme en monstre géant. Une méchante infirmière lui enfile ensuite une jolie chemise blanche à manches dans le dos ; il arrive quand même à chanter Ballad Of Dwight Fry, puis à se détacher et tente d’étrangler l’horrible mégère, mais elle se défend et le poignarde. Il est ensuite conduit à la guillotine et sa tête est coupée sous les ordres de l’infirmière qui demande l’avis au public. La tête d’Alice est alors exhibée à la foule. Vive grand guignol !

Mais Alice est increvable (pour du bon) et après l’hémoglobine, on passe à un passage où il rend hommage à pas mal de ses artistes favoris, disparus, avec des reprises comme ce surprenant Break On Through des Doors. Sur la version CD, on a Revolution des Beatles et Foxy Lady de Jimi Hendrix, qui ne sont pas sur le DVD. Et c’est bien dommage car la blonde platine Orianthi, à l’œuvre dans le rôle de la Foxy Lady, assure grave. On trouve des traces en images amateurs sur YouTube, bien sûr. Le passage se termine avec My Generation des Who, particulièrement bien repris, avec notamment un excellent Chuck Garric dans le rôle de John Entwistle.

Comme s’il était besoin de nous prouver qu’Alice Cooper est intemporel, il enchaîne My Generation avec I’m Eighteen, puis nous atomise avec Poison, la foule immense (soixante-quinze mille personnes) exulte. Ils reviennent pour un rappel avec le génial School’s Out (que les fans de Guitar Hero connaissent forcément). La scène est envahie de bulles, puis de ballons géants et de confettis, la foule chante en chœur. La fin est des plus surprenantes : sacré Alice, il a toujours un tour dans son sac, puisqu’il pose sur School’s Out un morceau d’Another Brick In The Wall, de Pink Floyd. Il présente ses musiciens et termine par : “And playing the part of Alice Cooper tonight : Me!”. Ce type est génial !

PS : Un dernier petit mot pour signaler que ce CD/DVD sera le premier d’une série lancée par la Wacken Foundation, dont le but est de promouvoir les jeunes groupes de metal. Et donc un euro de chaque vente ira servir la bonne cause.

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Modern Vintage
Modern Vintage
Prix : EUR 17,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Et de trois !, 24 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Modern Vintage (CD)
Le trio SIXX:A.M. (Nikki Sixx, Dj Ashba et James Michael) est de retour avec un troisième album, qui fait suite à This Is Gonna Hurt (2011) et The Heroin Diaries (2007). Celui-ci s'appelle Modern Vintage, ce qui nous donne une petite idée de son contenu, à savoir un style vintage revisité et modernisé. Il faut aussi noter que les deux précédents albums illustraient chacun un livre. Le premier, le livre de Nikki qui racontait sa descente aux enfers en mode héroïnoman ; le second, un recueil de photos où nous avions pu découvrir ses nouveaux talents de (survivant) photographe. Pour ce troisième album, le trio n'est pas parti d'un bouquin mais d'une envie de rendre un hommage aux groupes et artistes qui les ont inspirés. Pourquoi pas ? Autre changement par rapport aux deux précédents opus : le groupe a utilisé un vrai batteur, Jeff Fabb, au lieu de machines et d'après les interviews des autres membres, il a pu apporter sa touche à l'édifice. Le feeling global est que le side project de Nikki Sixx est en train de devenir pas si "side" que cela, pour le jeune retraité de Mötley Crüe puisqu'ils ont décidé de partir défendre leur projet sur scène (seulement aux US pour l’instant), et qu’ils ont annoncé tout ça en live lors d’un concert donné à Los Angeles le soir de la sortie de l’album, concert retransmis en direct sur Internet.

Alors que dire de ce contenu vintage et moderne ? Eh bien, on va dire que globalement c’est très réussi, très varié, mais que dans l’ensemble aussi, ça vise les radios américaines et que c’est un peu plus pop que les albums précédents. Je m’explique. Ca commence de belle manière avec Stars et un riff de Dj Ashba, super trafiqué, et la voix de James Michael qui est superbe. Le refrain est hyper accrocheur, on a immédiatement la sensation de connaître le morceau. On tient là une des meilleures pièces de l’album, qui a d’ailleurs été choisie comme second single et qui j’imagine doit faire un tabac sur les ondes de l’oncle Sam. Les autres moments forts dans le même style, pêchu au refrain accrocheur, sont Relief avec un bon travail de batterie de Jeff, un super chant de James, des bons choeurs et un bon solo de Dj Ashba, ou Let’s Go, sa basse ronflante, ses gros riffs et ses choeurs glam. La griffe de Nikki est très marquée sur ce morceau, la wah-wah de Dj Ashba apporte aussi sa touche personnelle.

Mais les surprises sur cet album sont nombreuses, et j’aime les surprises. Par exemple, le premier single sorti pendant l’été, Gotta Get It Right, surprend, par le chant de James, incroyable, et le style du morceau, proche de Queen par le chant, les choeurs et la structure. Si c’est un hommage, il me semble réussi. Autre surprise au style un peu rétro, Get Ya Some, franchement pas metal pour un sou mais blindée d’émotion, grâce à un vieux son de piano, des choeurs années 50 et le chant fabuleux de James (une constante sur l’album). Quelle surprise aussi que cette reprise des Cars (je suis fan des Cars depuis ma jeunesse), Drive. J’aime beaucoup la ballade écrite par Rik Acasek, et forcément cette version de l’espace (les effets, les basses synthés) me choque un peu. Ca reste un bon morceau et le solo qu’y fait Dj Ashba est une franche réussite et un bien bel hommage. Plus surprenant encore, le morceau Hyperventilate, au rythme un peu fou. C’est un morceau très original, qui démontre le talent de ces trois compositeurs réunis pour le meilleur. La basse y est puissante et le solo de Dj Ashba inspiré, le chant de James encore magique. Le final en mode asthmatique est une idée géniale. High On The Music est aussi un morceau intéressant et surprenant, qui surprendra son monde. La voix est subtilement trafiquée, la ligne de basse explosive et des machines ajoutent une touche de modernité. Mais la fin de l’album nous réserve deux dernières surprises de taille, avec d’abord Miracle, carrément funky. Etonnante touche de génie. Ca groove sa mémé, c’est le Disco Queen de Pain Of Salvation, le Emotional Rescue des Rolling Stones, ou le I Was Made For Loving You de KISS. Trois minutes et quelques de fraîcheur inattendue, un vrai petit miracle. Et ça se termine avec un Before It’s Over carrément anachronique, typé boogie années 60, avec même un son de tuba pour appuyer les basses. Ces mecs sont dingues et, clairement, ils se sont bien éclatés sur cet album, en se libérant totalement de tout tabou.

SIXX:A.M. frappe fort en livrant un album très varié, très agréable, mélangeant des morceaux où on les attend, et des surprises totales qui prendront bon nombre d’entre-vous à contre-pied. SIXX:A.M. frappe aussi très fort aux portes des charts américains. Certains y verront certainement un virage dangereux, vers des morceaux taillés pour satisfaire une large audience, mais force est de constater qu’un certain nombre de ces morceaux sont d’une qualité exceptionnelle. Reste à savoir si ce virage est une courbe ou une épingle et si les fans de la première heure suivront le mouvement. L’avenir le dira... en tout cas, moi, je fonce tête baissée !

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Sonic child
Sonic child
Prix : EUR 16,99

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ca groove !, 17 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonic child (CD)
Le Hellfest ça sert aussi (surtout) à ça : découvrir des nouveaux groupes. Car on est comme ça nous autres metalleux, jamais assouvis de musique, on est toujours à la recherche d'une perle rare, que l'on pourrait ensuite faire découvrir à nos potes. Et bien c'est exactement le cas de Zodiac. J'avais pu les voir sous la tente Stoner, euh pardon Valley, lors du dernier Hellfest, et les Allemands avaient séduit l'audience qui avait dansé en écoutant ce hard rock chaud, très inspiré, tenté de blues et de rock psychédélique, bref, un bon petit trip seventies. Je me suis empressé de m'auto-assigner (privilège du boss !) le nouvel album Sonic Child. Je peux annoncer de suite, je suis très agréablement surpris. J'avais écouté les précédents albums du groupe, A Bit Of Devil en 2012, A Hiding Place en 2013, que j'avais déjà bien aimés, mais là, on passe au niveau supérieur car j'ai carrément adoré.
L'album commence pourtant assez bizarrement avec un texte lu sur fond de synthé/basse planant. C'est une sorte de devinette en fait, dont la réponse est : la musique. Quand la voix stoppe, le morceau continue, instrumental, très Pink Floyd, super relaxant, sorte de mise en condition, hippiesque que certains trouveront un peu molle pour une entame. Ecoutez quand même bien, car y'a du sacré bon son. Le premier morceau Swining On the Run est sympa, plus rock et pêchu, mais ça c'est avant les 2mn41, parce qu'après c'est du grand art. Un petit instru, avec un groove de dingue, un magnifique solo de Nick Van Delft (quand il ne chante pas, il assure à la gratte, le mec). Ce break (final ?), qui monte en puissance et dure jusqu'à la fin, est superbe, la section rythmique (Stephan Gall - guitare, Ruben Claro - basse, Janosch Rathmer - batterie) est une tuerie de précision et de (fausse) simplicité.
Sonic Child, le morceau, me fait penser un peu à du The Cult, de la belle époque (Sonic Temple), surtout par le style du chant. Le refrain de ce morceau plus court est excellent, le break aussi, la guitare lead de Nick très blues. On peu faire le même constat pour Out Of The City, plus enlevé, avec un piano bien sympa (joué par le bassiste - ça va se compliquer en live les gars). Encore une fois, le petit break qui permet à Nick de balancer un super solo de gratte est des plus réussis.
Bref, les excellents morceaux se succèdent, sans faux pas. Des plus marquants, je retiens Holding On, sa grosse basse et son très bon refrain, ou ce Good Times, presque funky. Rock Bottom Blues ravira les amateurs de blues lent, du style Dazed And Confused, c'est le morceau le plus long de l'album avec presque dix minutes.
Un morceau comme Sad Song est aussi à noter, car c'est un morceau calme, quasi-acoustique, à la guitare, avec des chœurs du groupe, la guitare slidée est encore très inspirée. Les Allemands semblent capables d'exceller dans tous les registres.
Un petit mot sur la tuerie de l'album, ce A Penny And A Dead Horse. Loin de leur Münster natal, les Allemands nous transportent littéralement dans le grand Ouest Américain, on se croirait dans Django Unchained. Le jeux de slide de Nick est exceptionnel (simple mais chargé d'émotion), et le morceau fait penser à du Cinderella époque blues, la voix aigüe et brisée de Tom Kiefer en moins, les effets psychédéliques en plus.

Bon il est temps de conclure que Zodiac nous balance un troisième album en trois ans qui est une vraie réussite, dans le style hard rock, bluesy, super groovy. La voix de Nick Van Delft y est clairement pour beaucoup, mais le reste du groupe assure aussi. Je suis bluffé par la qualité des compos et l'homogénéité de l'album que l'on sent bien pensé et muri. Les mecs sont inspirés et tiennent un bon filon, que j'espère voir les amateurs reconnaître et apprécier.

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Second Nature
Second Nature
Prix : EUR 14,40

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Et les couleurs volent..., 11 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Second Nature (CD)
Pas facile à chroniquer, ce deuxième album de Flying Colors, je l’avoue. Pourtant, j’avais été séduit par le premier opus, sur lequel j’avais adoré la spontanéité, les influences très diverses apportées par chaque membre et bien sûr la classe de ces musiciens. Mais au final, malgré la réputation atomique des musiciens, ça n’était pas un album de prog à proprement parler. Certains trouvaient même que ça partait dans tous les sens.

Dans ce Second Nature de plus de soixante-cinq minutes (quarante et quelques pour le premier), on retrouve les mêmes cinq petits génies : Mike Portnoy (batterie), Neal Morse (claviers), Steve Morse (guitare), Dave LaRue (basse) et Casey McPherson (chant) ; le ton est globalement beaucoup plus réfléchi (moins spontané) et surtout beaucoup plus progressif.

Je dois dire que le départ me convient particulièrement. Le premier morceau, Open Up Your Eyes, est un long morceau épique dans le style Transatlantic inspiré. Le chant de Casey n’arrive qu’après quatre minutes d’intro, et Neal vient aussi chanter quelques passages. C’est très prog, c’est très bon. Steve Morse y fait des solos particulièrement inspirés et la basse de Dave ronronne de belle manière. Le morceau suivant, Mask Machine, qui a été choisi comme premier single (il faut bien vendre encore quelques CD), est une tuerie, beaucoup plus rock que prog. Il nous prend un peu à contre-pied. Alors quoi, c’est du prog ou pas ? Un influence Muse y pointe le bout du nez (j’avais déjà dit ça dans le premier album). La précision de la batterie de Mike est monstrueuse, le petit break où il joue avec son charleston est juste jouissif, tout comme le sont les roulements à la Neal Peart. J’adore ce morceau !
Sur Bombs Away, on est encore pris à contre-pied (déjà deux fois en trois morceaux), car c’est plutôt bluesy et la marque de Steve y est prépondérante. Côté voix, le chant de Casey fait un peu penser à Lenny Kravitz, ce Casey est un vrai caméléon.

Jusque-là, j’ai l’air plutôt content et vous allez vous demander qu’est-ce que j’ai encore à râler. Eh bien justement, on y arrive : c’est qu’un morceau comme la ballade The Fury Of My Love m’ennuie profondément. Certes, Casey y met tout son cœur, mais c’est très sympho et un peu lourdingue (Queen-esque ?), les couches de chœurs renforcent l’effet de niaiserie. Seul le solo de Steve me fait soulever une paupière déjà lourde.

Ouf ! Changement de décor pour A Place In Your World, fortement inspiré du travail de Neal Morse en solo et même carrément chanté par Neal. Si le couplet ne me semble pas des plus originaux, je dois dire que le refrain est un petit bonheur. Steve se lâche encore côté solo de guitare, c’est clair que le mec est tout à fait à son aise dans cette formation.
Aïe ! Le titre Lost Without You, m’inquiétait et j’avais raison car c’est bien pop, chanté par Casey avec beaucoup de chœurs sur un mid-tempo. Pas un grand moment d’originalité. La paupière retombe.
Sortez les elfes et les lutins et venez danser la ritournelle sur One Lost Forever, ou comment faire du prog-folk-celte ? Le son d’accordéon (des claviers de Neal ?) donne cette touche celtique, alors que Dave et Steve balancent de bons riffs hargneux. Casey et Neal alternent au micro. Le final est très progressif, typé Yes. Je reste un peu perplexe, pas sûr d’avoir vraiment apprécié.
C’est aussi le feeling qui m’étreint à l’écoute de Peaceful Harbor. Intro et refrain à la Jeff Buckley, puis accompagnement de Casey à la guitare acoustique. Le morceau démarre un peu vers la moitié avec un beau moment de guitare. Le final est carrément gospel puisqu'une chorale et une chanteuse gospel s’en mêlent. Mouais…

Un bon gros morceau de douze minutes vient clore l’album et remettre de l’ordre dans tout ça. Ce Cosmic Symphony, découpé en trois mouvements est une belle pièce de progressif. Un premier mouvement typé encore Muse, où Dave lâche un bon petit solo de basse de derrière les fagots, un second, un poil jazzy, et un dernier plus vintage (Neil Young), le tout ponctué d’excellents solos de guitares, de bruit d’orage et de ressac.

Au final, je suis quand même un chouïa déçu ; "The Thrill is gone", comme dirait l’autre. Je suis ennuyé de le dire, mais j’ai préféré l’album précédent : plus rentre-dedans, moins intello. Ça n’est peut-être qu’une affaire de temps et d’écoutes, car j’ai lu beaucoup de chroniques dithyrambiques sur l’album, surtout à l’étranger. Peut-être devrais-je envisager un traitement ? Tiens pour commencer, aller les voir lors de leur passage à Paris qui est imminent. Et si ça va pas mieux après, on s’inquiètera vraiment.

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Live in Rome
Live in Rome
Prix : EUR 28,00

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un avant gout de The Ghosts Of Pripyat, 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Rome (CD)
Steve Rothery, pour ceux qui l'ignorent, est le guitariste du groupe anglais de rock progressif Marillion, et ce, depuis l'origine. Tout en restant fidèle à son poste depuis 1982, Steve réalise aussi quelques projets parallèles, comme The Wishing Tree et le Steve Rothery Band dont il s'agit ici. Le Steve Rothery Band nous avait proposé un Live In Plovdiv fin 2013, et c'est un Live In Rome qui sort cet été sous un format classieux de double CD + DVD. Le groupe est constitué autour de Steve avec Yatim Halimi à la basse, Leon Parr à la batterie et Dave Foster à la guitare. Sur ce live, Riccardo Romano est aussi invité aux claviers. Alors que sort cet automne le premier vrai album du groupe, sous le titre The Ghosts Of Pripyat, voyons ce que l'un des plus mélodieux et atmosphériques guitaristes de la scène prog nous propose dans ce double live.

Le concert est découpé en deux parties distinctes qui, ça tombe bien, tiennent chacune sur un CD. Sur le premier CD, on a droit à un avant-goût de l'album The Ghosts Of Pripyat, puisque pas moins de six des sept morceaux de cet album sont joués en live et en avant-première ; dans le même ordre que l'album qui plus est. C'est finalement assez original d'avoir la version live avant l'album. Eh bien Steve l'a fait. Le second CD est constitué de reprises de Marillion, certaines de l'époque Fish et d'autres de l'époque Steve Hogarth, chantées par des chanteurs italiens invités pour l'occasion.

Je dois reconnaître que j'ai été bluffé par le premier CD. D'abord, c'est totalement instrumental, extrêmement mélodique et atmosphérique, planant. Clairement, l'ombre des Pink Floyd plane sur ce premier CD. Le son est magnifique. Le public romain, un peu dissipé sur le second CD, doit être médusé sur le premier devant tant de beauté. Dans Morpheus, le premier morceau de plus de dix minutes, on peut fermer les yeux et se retrouver dans l'océan ou perdu dans le désert. La guitare de Steve est juste ensorcelante. Steve discute un peu entre les morceaux, en explique la genèse (un oncle disparu par-ci, la fin de l'été par-là). Il est super humble, c'en est émouvant. Il explique aussi qu'il ne voulait pas refaire un album de The Wishing Tree avec du chant, trop long, trop compliqué, et qu'il voulait que ce nouvel album soit instrumental ; il l'a d'ailleurs composé comme une musique de film... sans film. Il explique aussi que c'est seulement la deuxième fois que le groupe le joue ensemble sur scène. Malgré la longueur des morceaux, on ne s'ennuie jamais tant les variations sont nombreuses : passages plus énervés, montées en puissance, tension, relâchement... Ses solos font mouche systématiquement. Kendis est peu tribal, sonne un peu comme un ancien Marillion, ou encore plus surprenant comme le Engines Of Creation de Joe Satriani, avec ce petit côté électro planant. Encore plus réussi, je trouve, c'est ce très mélancolique The Old Man Of The Sea, où Steve montre toute sa dextérité en tenues de notes interminables et en arpèges. Encore un petit côté Floydien sur ce morceau que j'aime beaucoup. Même chose avec White Pass, et son intro, style chant des baleines, superbe.

Après un entracte bien mérité, le groupe revient accompagné d'une chanteuse (Manuela Milanese) qui vient interpréter Waiting To Happen. Si le morceau de Marillion est une pure merveille, avec Steve H au chant, je ne suis pas fan de la voix fragile de Manuela ; pour moi, elle a clairement du mal à atteindre le niveau de Steve H. Elle passe le micro pour le morceau suivant, Afraid Of Sunlight, toujours normalement chanté par Steve Hogarth. Le public romain se fait plus indiscipliné et apostrophe le chanteur invité pour l'occasion, Alessandro Carmassi. Dès le début, je ne suis pas conquis et je trouve que, là encore, Steve H est difficile à égaler. Clairement, les variations sont telles que Alessandro est à la peine. Le charisme n'est pas non plus là. Il s'en tire quand même mieux que Manuela sur le morceau précédent.
Il reste au micro pour le sacro saint Easter. Poussées de chair de poule au programme, ce morceau est une tuerie. Hélas, Alessandro n'est, pour moi, pas à la hauteur. Il faut dire que la barre est extrêmement haute. Le piano ne sonne pas non plus aussi bien que celui de Mark Kelly ; par contre, le solo de Steve vient remettre tout le monde d'accord et vous arracher des grosses larmes des yeux. Quel bonheur, ce solo !
On remonte dans le temps avec deux morceaux de Marillion génération 1, avec Fish donc. C'est Manuela qui reprend du micro, et qui peine tout autant sur les alternances graves/aigus de notre Ecossais favori. Ca manque de coffre aussi. Le morceau reste chargé d'émotion, c'est juste que le plaisir n'est pas total. Le solo de Steve vous coupe toujours le souffle, c'est déjà ça. Repassage de micro à Alessandro, qui va aussi essayer d'égaler Fish sur un grand classique de l'époque Cinderella Search. Fish n'est pas Steve H, et réciproquement, mais que les deux sont de grands chanteurs ! C'est en écoutant d'autres tenter de chanter les mêmes morceaux qu'on le réalise (un seul être vous manque...). Il me semble s'en sortir mieux que sur les morceaux de Steve H, et surtout mieux que Manuela. Sur la remontée célèbre, le public se réveille enfin et tape des mains, Steve s'enflamme à la guitare et fait chauffer le manche.

Les deux derniers morceaux Materna Luna et Monolith Pt.2 sont des morceaux de RanestRane, un groupe de prog italien dans lequel on retrouve Riccardo Romano (ici aux claviers), et avec qui Steve Rothery a enregistré et composé plusieurs morceaux. Le premier est instrumental, planant, le second chanté en italien, et pas trop dans le ton du reste de l'album (mis à part le solo de guitare) ; on se demande un peu d'où il sort.

Au final, je suis conquis par le premier CD mais reste sur ma faim avec le second. C'est sympa d'entendre des morceaux live de Marillion, mais franchement il y en a de bien meilleurs... par Marillion tout simplement. Et pour ceux comme moi qui tomberaient sous le charme du premier CD, il me semble impératif de nous intéresser de près à ce The Ghosts Of Pripyat qui vient de sortir, et sur lequel apparaissent quelques invités de marque comme Steve Hackett, Don Airey ou Steven Wilson.

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Make art
Make art
Prix : EUR 12,60

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand Art !, 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Make art (CD)
Alors cette semaine, dans Jeune & Metal, je vous propose un concours. Etes-vous un(e) vrai(e) hard rockeur(euse) ?

Alors le test, vous allez voir, est très simple : lancez un rythme de batterie basique et percutant : boum (grosse caisse), tchak (caisse claire), boum, tchak, avec le charleston qui fait en même temps : tss, tss, tss, tss, tss, tss, tss. Laissez passer deux mesures, puis ajouter une basse mononote, le tout à 130 BPM. Attendez encore deux ou trois mesures. Est-ce que votre pied bat la mesure ? Est-ce que vous secouez la tête en rythme en attendant la suite ?

Si vous avez répondu oui, alors cet album de Sticky Boys est clairement pour vous, et vous êtes certainement fan de hard rock typé AC/DC, Airbourne, Koritni et un paquet d'autres. Je l'avoue aussi j'en suis friand et je ne rate jamais une occasion de faire partager cet engouement. Là, je suis pris par surprise. J'explique : je suis tout seul dans ma voiture, sur la route de Lyon, je plonge la main dans ma besace à CD et y pioche un truc au hasard, parmi les CD reçus sur le site, dont personne n'a encore voulu. Je fais souvent ça, quand j'ai des heures de route. Le nom du groupe ne me dit rien. La pochette me fait instantanément penser à du punk-art. Play ! A défaut de pousser les watts de mon moteur (zone à risque dit mon GPS), je mets les watts de la sono ! Et les premiers riffs de Merry Christmas déchirent l'habitacle. Je pousse le volume, la basse mononote, hyper puissante, manque de faire imploser les vitres. Houaaa, ça décoiffe ce truc ! C'est carrément dangereux, au volant, je headbangue, c'est trop bon, et ça fait rire les automobilistes autour de moi. C'est bref et pêchu, c'est un mélange de classic hard rock (Airbourne) avec du punk rock (Sum 41), une pointe de Motörhead, de D.A.D et une pincée de Clash. Vous voyez pas ? J'ajouterais même que l'esprit Ramones plane sur ce skud. Vous voyez toujours pas ? Pourtant c'est simple : morceaux courts, rapides, énervés, gros riffs, chant viril, section rythmique en or massif.

Quasiment tous les morceaux peuvent être utilisés pour le test dont je parlais en intro. High Power Thunder, par exemple, et son intro de basse mononote, sonne un peu D.A.D, avec les chœurs des autres musiciens. Ou bien Love On The Line plus Airbourne avec une basse atomique. Ou l'encore plus efficace Uncle Rock, l'oncle que l'on aurait tous aimé avoir, entre D.A.D et Airbourne, la machine à riffs Sticky Boys est lancée, pas sûr qu'on arrive à l'arrêter avant la fin du CD.

"Hey papi ! C'est encore du hard rock à la AC/DC", me diront certains jeunes boutonneux. Ouais, mais pas que. L'esprit punk californien souffle sur cette galette, on rajeunit de dix ans par écoute (j'exagère un peu, je sais). Les compositions sont top niveaux, les morceaux même courts et archi-efficaces possèdent souvent un petit break basse/batterie, qui relance la machine. Les chœurs sont très présents sur pratiquement tous les morceaux et rendent l'ambiance super festive, aussi bien qu'un Steel Panther de ce point de vue là.

Sur Bad Reputation, on pense carrément à Motörhead de la belle époque et ça le fait encore une fois, avec un break batterie suivi d'un bon solo à la wah-wah. Sur The Future In Your Hands, on pense à The Clash, c'est génial avec les chants et les chœurs qui vont bien. Le punkisant The Game Is Over est énorme, et pourtant c'est un riff à trois notes, mais quelle énergie ! Une preuve de plus que technicité et complexité ne sont pas forcément essentiels pour faire du bon vieux rock qui déménage. La simplicité, l'authenticité, c'est bien aussi, et le moins qu'on puisse dire c'est que cet album en déborde. C'est punk, c'est hard rock, c'est festif, c'est Sticky Boys !

L'album se termine par le morceau éponyme de l'album, plus long mais tout aussi réussi. Sticky Boys Make Art, c'est carrément du Grand Art même...

Au fait, j'ai oublié quelques détails en intro, alors je vous les mets en conclusion. Le groupe est français, et il est composé d'Alex Kourelis (guitare et chant) J.B. Chesnot (basse) et Tom Bullot (batterie). Ce Make Art est le second album du trio infernal après This Is Rock And Roll sorti en 2012. Et j'ai honte d'ajouter que je les ai zappés au Hellfest 2011 et qu'ils tournent dans toute la France, alors ne les ratez pas.

PS : J'ai oublié encore un truc : vous avez répondu non au test du début ? Cassez-vous !

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Prix : EUR 49,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Au cas où, 27 septembre 2014
Je pense que tout a déjà été dit sur les spécifications techniques de cet appareil, donc je vais plutôt me concentrer sur son utilité.

On pourrait penser que c’est un gadget, qui va, comme souvent, nous amuser un petit moment, puis finir au fond d’un tiroir. Pourtant on devrait plutôt le considérer comme l’outil essentiel dans la trousse de secours d’un baroudeur du XXIème siècle. Tout comme la trousse de secours, elle ne sert normalement à rien, jusqu’au jour où … Et là, ça peut vous sauver la vie (ou autre). Qu’il soit stocké au fond d’un sac à dos, d’une boite à gants de voiture, dans un bateau, dans une sacoche de vélo ou de moto, il vous sera bien utile au cas où, le jour J, pour un téléphone, une tablette, un GPS, ou autre.
En fait, c’est un peu comme avoir un petit jerricane d’essence, dans son coffre de voiture, sauf que là, c’est un petit jerricane d’électricité, et ça sent moins mauvais.


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