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Contenu rédigé par Didier Lalli
Classement des meilleurs critiques: 303
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   

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Blues Pills
Blues Pills
Prix : EUR 20,90

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Je suis un hippie et je ne me soigne pas..., 22 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues Pills (CD)
Ca y est, le voilà enfin, le premier album de Blues Pills. Après deux EP et un EP Live, voilà Blues Pills, et sa pochette carrément psychédélique. Le groupe n’est quand même pas banal. D’abord il regroupe une section rythmique américaine composée de Zack Anderson (basse) et Cory Berry (batterie), un jeune guitariste breton de dix-huit ans, Dorian Sorriaux et une chanteuse suédoise, Elin Larsson. Tout ce petit monde s’est installé aujourd’hui en Suède pour nous préparer ce premier album. Leur parcours n’est pas banal non plus. Signés chez Nuclear Blast, en tournée dans le monde entier, sur les plus gros festivals metal, comme par exemple au dernier Hellfest où ils sont apparus sur la Main Stage 1, quand même, le dimanche matin alors qu’ils n’avaient à l’époque pas encore d’album. C’est assez incroyable, d’autant que la foule était au rendez-vous.

Alors après tout ce buzz, penchons-nous sur ce premier opus composé de dix morceaux. On retrouve certains des morceaux déjà présents dans les EP (six), mais tous ont été réenregistrés, voire sacrément modifiés, j’y reviendrai. On trouve aussi de nouveaux morceaux (trois), bien sûr, et même une reprise. L’album commence par trois nouveaux (ou presque) titres, tous excellents. High Class Woman pour démarrer, avec une basse énorme, saturée, des gros riffs vintages, et la voix magique d’Elin. Le ton est donné. Vous allez comprendre pourquoi on compare souvent Elin à Janis Joplin. Le morceau possède un petit break, hippièsque, très atmosphérique, où Dorian place un bon solo. Vous aimez ? Vous allez être gâtés car l’intro de Ain’t No Change annonce la suite. Petit solo de guitare qui se répond à lui-même, pour laisser la place à Elin et sa voix pleine d’émotion. Là encore le morceau se réserve un petit break plus calme, où là encore Dorian place un solo très inspiré alors que le morceau repart de plus belle. L’ambiance est clairement années 70, avec des morceaux qui pourraient durer des heures en version live. Le troisième morceau, Jupiter, est en fait un remake du morceau Bliss extrait du premier EP éponyme, mais qui était à l’époque chanté en suédois. C’est un morceau bien plus heavy. Effet renforcé par la basse saturée de Zack. Le son de Dorian est super vintage, accentué par l’utilisation d’une wah-wah. On pense forcément à Jimi Hendrix Experience en écoutant ça. Génial. Le morceau cache encore un petit break où Elin met de la soul dans sa voix. Le solo de Dorian vient terminer le morceau en beauté.

Ouf, après ces trois petites perles bien pêchues, voilà une intro style ballade minimaliste (vieux Led Zep, Janis Joplin) où Elin laisse parler son talent. C’est Black Smoke, un morceau qu’on avait pu entendre sur l’EP live. Le calme est de courte durée puisque le morceau alterne ballade et refrain plus speed. J’adore ces contrastes. River, que nous connaissons déjà de l’EP Devil Man, est une vraie ballade minimaliste, de tradition années 70 comme on en faisait plus. La guitare susurre subtilement, la voix de Elin fait le reste. Des riffs simples qui montent en puissance, c’est bien fait. Si on connaissait River, la ballade suivante, No Hope Left For Me est une nouvelle chanson, doublée d’un pur bijou. La vache, il y a des frissons dans l’air. Le style est carrément Joplin-ien, Elin se lâche: quelle voix ! Quelle présence ! Dorian utilise une sorte de trémolo sur son solo qui renforce l’émotion dégagée par ce morceau.

Arg ! Quelle surprise ! J’attendais avec jubilation le morceau suivant, Devil Man, car sur l’EP l’intro a cappella m’a fait craquer pour le groupe. Sur l’album la partie a cappella a disparu, ça me choque un peu, je l’avoue, mais ça reste un très bon morceau. Astralplane, comme on s’y attendait un peu, est un morceau à l’intro planante, mais qui se durcit ensuite, dans une ambiance mid-tempo, très vintage, où encore une fois Elin et Dorian s’illustrent chacun avec leur instrument, épaulés par une section rythmique classieuse. Gypsy est une reprise de Chubby Checker, assez déjantée et agrémentée de percus. On en ressortirait presque ses pantalons pat-def, ses chemises à jabot et sa coiffure afro. Le morceau qui clôt ce premier album totalement réussi est Little Sun qu’on connaissait déjà du premier EP, Bliss. C’est un petit moment de calme, de faux calme par moment, très inspiré.

Bon, vous allez me dire que mon avis est biaisé, que Blues Pills sont mes chouchous du moment, ben ouais. J’adore, et j’adore depuis que j’ai entendu l’intro de Devil Man sur l’EP du même nom. Alors avec cet album, je jubile, car ils confirment totalement le buzz qui les précède. Grâce au Hellfest, j’ai pu aussi constater que leur prestation scénique est excellente, et pour avoir rencontré Dorian en interview j’ajouterais qu’il est adorable. Donc oui, ce sont mes chouchous mais pas que du moment, ça c'est sûr. Bon je vous laisse, je suis vieux, et justement c’est l’heure de mon traitement… de Blues Pills.

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Blood Song T1 La Voix du sang
Blood Song T1 La Voix du sang
par Anthony Ryan
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Vivement le tome 2 !, 10 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blood Song T1 La Voix du sang (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Commentaire réalisé par ma fille:

Un livre exceptionnellement bien écrit ! Ancienne fan de livres fantastiques, j'ai l'habitude des ouvrages de cette longueur, et, bien souvent, cela implique quelques longueurs, quelques "ralentissements". Mais avec "La voix du sang", on ne s'ennuie pas une seule seconde: l'auteur nous tient en haleine tout au long des 900 pages, qu'on finit de lire avant même de s'en rendre compte. L'histoire reste simple à comprendre, mais en même temps l'intrigue est complexe, avec des personnages fins, des caractères poussés et d'innombrables rebondissements. Pour autant, on s'y retrouve facilement dans les noms des personnages et des lieux, contrairement à d'autres romans fantastiques.

En bref, un grand bravo à Anthony Ryan,pour ce premier roman qui n'a rien a envier aux grands.


Alpine PartyPlug Bouchons d'Oreilles pour Concerts et Sorties Blanc
Alpine PartyPlug Bouchons d'Oreilles pour Concerts et Sorties Blanc
Prix : EUR 10,95

4.0 étoiles sur 5 Testés en Enfer !, 28 juin 2014
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Quel meilleur test pour ces protections auditives que le Hellfest ? 3 jours de gros son, de 11h à 2h du matin, non stop, et donc pas mal d'occasions de tester ces bouchons. D'abord, ils sont très confortables. La partie qui entre dans l'oreille est très souple, et on oublie carrément qu'on les porte, au bout de quelques minutes. Ils protègent très bien sans pour autant bloquer complètement certaines fréquences, du coup ils ne gâchent rien musicalement. Seuls point négatif, la tige par laquelle on tient le bouchon est très courte. Il faut faire attention à ne pas les laisser échapper lors des manipulations, surtout dans une foule agitée. En fait après avoir lu la notice, on découvre que dans la boite il y a un petit applicateur. Mais il n'est pas crédible de se balader avec un applicateur pour mettre ses bouchons. Et puis ça ne résout pas le problème pour les enlever. Des tiges un peu plus longues aurait été une bien meilleure solution.


So U
So U
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Neal, septième !, 28 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : So U (CD)
Si Neal Schön, a le sourire sur la pochette de son septième album solo, c'est qu'il a l'air de s'être fait sacrément plaisir sur cette nouvelle galette qui fait suite à The Calling en 2012. En fouillant sur le net, je m'aperçois qu'elle ne fait pourtant pas l'unanimité, loin de là. Qu'en est-il vraiment ? Mais d'abord, est-il besoin de présenter Neal, guitariste de Journey, avec qui il a enregistré quatorze album (ah quand même !?) mais qui a aussi manié la six cordes avec Santana ou encore Bad English. Un boss qui n'a plus rien à prouver (d'où le sourire). A ses côtés, on trouve son acolyte batteur dans Journey (entre autres), Deen Castronovo, et le célèbre bassiste Marco Mendoza (Black Star Riders, Whitesnake, Thin Lizzy). Tout se petit monde se relaie au mic ; quand mic il y a, car l'album comporte deux instrumentaux parmi les treize morceaux. Neal s'est occupé des compositions avec son pote Jack Blades de Nightranger.
L'album commence par Take A Ride, un morceau assez bluesy, qui porte bien son nom, et que j'aime bien. Il me fait instantanément penser à l'ambiance de l'album solo de notre Nono national. Carrément. Posé, limite impro sur certains passages, c'est l'exemple même du morceau bien coolos, qui vous fera monter le volume, et secouer (lentement) la tête en rythme. Je suis un peu plus mitigé sur So U, qui donne le titre à l'album. C'est encore un morceau Nono-esque, je trouve, mais qui dure bien trop longtemps. Avec plus de neuf minutes, on est quasiment dans un trip improvisé et un petit peu lassant. Le premier instrumental s'appelle Exodus, et il sonne assez jazzy, avec des petits airs de Santana. Je trouve ça assez réussi, j'aime bien la basse fretless de Marco, qu'on entendra sur plusieurs morceaux. C'est encore Neal qui chante sur What You Want, ça sonne étrangement comme du Lenny Kravitz, pas des plus inspirés.
Changement de tempo et changement de chanteur. C'est Deen qui prend le micro sur la ballade Love Finds a Way. Et là, on se dit que ça aurait tout aussi bien être sur un album de Journey. Il faut se rappeler que Deen assure pas mal de voix dans Journey, donc c'est assez logique. La ballade n'est pas super originale, et certaines mauvaises langues diront même que c'est probablement un morceau dont Journey n'a pas voulu (aïe c'est méchant ça !). C'est quand même bien chanté, et c'est la même remarque que l'on se fait en écoutant Serenity, un morceau plus pêchu qui sonne encore très Journey, avec donc Deen au chant. La voix de Deen ressort comme la plus sympa dans l'album, surtout si on est fan de Journey.
On My Way est, comme What You Want, un morceau un peu moins réussi ; ici on se dit que ça ressemble un peu à du Van Halen époque Sammy Hagar, c'est-à-dire époque que je n'aime pas. Heureusement que les plans de guitare de Neal sont bon, et que la prod est excellente. Le morceau que par contre je trouve bien sympa c'est le Shelter, très rock. C'est déjà bien plus original. Le promo CD ne donne pas d'info sur qui assure le chant, dommage. Big Ocean, qui clôt l'album, est un deuxième instrumental, lent et sur lequel Neal laisse traîner de belles notes, Marco ressort sa fretless, et qui fait penser à une ballade de Joe Satriani. Pas mal, mais pas super original.
Bon au final, je suis obligé de dire que c'est un album sympa, mais qui ne va pas révolutionner ma CD-thèque. Je l'écoute avec plaisir dans ma voiture, en rentrant du boulot, comme une sorte de easy listening pour metalleux fatigués après une journée de boulot. Les fans de Journey (dont je fais partie) apprécieront le côté blues teinté de jazz de Neal en solo (et sans Journey) et la qualité des deux musiciens qui l'entourent. Si le niveau des compositions est un peu léger, la qualité de la production est excellente.

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Love Game - tome 1 de la trilogie Tangled
Love Game - tome 1 de la trilogie Tangled
par Emma Chase
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 N'a pas convaincu ma fille..., 16 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love Game - tome 1 de la trilogie Tangled (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
C'est à ma fille de 20 ans que j'ai confié la lourde mission de commenter ce bouquin. Voilà ce qu'elle m'en dit:

Love Game est un livre très divertissant et simple à lire pour qui veut se détendre. Emma Chase possède un très bon style et écris particulièrement bien pour un premier livre. Toutefois, et c'est dommage, ce livre n'est à mon sens composé que de clichés. Même s'il affirme être original en donnant le point de vue masculin, on reste sur le fantasme féminin typique des histoires d'amour écrites par des femmes pour des femmes: le jeune homme séduisant et riche, coureur de jupon qui finit par tomber enfin amoureux d'une fille pas comme les autres, mais qui est inaccessible. Et ce n'est pas le contexte de compétition dans le travail pour pimenter cette relation amoureuse qui va améliorer l'originalité du roman. Finalement, je trouve que ce livre ressemble à un film du genre "happy ending" américain, ceux avec Jennifer Aniston, dont on devine les principaux rebondissements et la fin après avoir lu le premier chapitre. De plus, je trouve que l'affirmation "vous saurez enfin ce que pensent vraiment les hommes" est légèrement prétentieuse. L'auteur enchaîne les clichés sur les hommes, et Drew n'est finalement qu'un stéréotype du parfait "sale c#n" qui à mon avis ne reflète pas la réalité de la pensée masculine dans sa majorité.

Bref un livre léger et simple mais en rien original.


California Breed
California Breed
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sacré Glenn..., 16 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : California Breed (CD)
Une fois de plus je me régale des découvertes musicales faites grâce au webzine. Comme souvent, je teste en voiture le CD d'un groupe inconnu de moi, en allant bosser. J'essaye de tester (au moins un morceau) tous les CD que nous recevons, avant de les dispatcher à mes vénérés chroniqueurs. Et California Breed, ça ne me dit rien, même si j'aime bien cette pochette, mais le CD n'était accompagné d'aucun press-kit explicatif. Je suis particulièrement impressionné par ce nouveau groupe dès la première écoute. Quelle maturité ! Ca sonne clairement années 70, j'aime, et je me dis que le chanteur est excellent et qu'il sonne un peu comme Glenn Hughes. Après le troisième morceau, je me dis que le tout sonne un peu Led Zep, notamment du côté de la batterie, et que je continue d'être sacrément impressionné. Heureusement un feu tricolore vient à mon secours et me permet de récupérer la pochette pour en savoir plus. Et là, surprise ! C'est bien Glenn Hughes ! Et re-surprise, c'est Jason Bonham aux fûts ! Tout s'explique alors. Et je réalise que California Breed est le combo issu du split de Black Country Communion. J'avais juste oublié.

Glenn Hughes avait prévenu qu'il continuerait l'aventure sans Joe Bonamassa qui refusait de tourner et n'était plus très disponible, ni très motivé. Glenn avait déjà accepté de faire le troisième album, Afterglow, qu'à la condition de tourner ensuite, mais le manager de BCC (et aussi celui de Bonamassa) revient sur sa promesse. Glenn est furax, il veut continuer BCC avec un autre guitariste (Satriani, ou Zakk Wylde étant même partants !), mais le manager en question, toujours lui, lui rappelle qu'il ne possède pas le nom, c'est à lui et Joe et qu'ils refusent de le vendre. Bonjour l'ambiance ! Glenn est hyper furax et décide de lâcher l'affaire et de partir remonter un projet avec Jason. Aux côtés de nos deux retraités de BCC, on trouve un jeune guitariste du nom de Andrew Watt, recommandé à Glenn par Julian Lennon. Pour les curieux et fans de BCC, sachez enfin, et ça a une certaine importance, qu'il n'y a pas de claviers dans California Breed, donc exit Derek Sherinian, le père Hughes est passé en mode commando, un power trio. Au final, ça n'est pas pour me déplaire. Aux manettes on trouve un certain Dave Cobb qui a fait, depuis Nashville Tennessee, un sacré bon boulot aux manettes avec beaucoup de prises live. Tout cela est bien expliqué dans l'interview que donne Glenn dans Bassiste Magazine No54.

Bref, dès le premier morceau, The Way, on se dit que si certains chanteurs ont des soucis avec leur voix en vieillissant, surtout dans les aigus (Ian Gillan, David Coverdale, Robert Plant, Klaus Maine pour n'en citer que quelques uns), Glenn lui, du haut de ses soixante-trois ans, n'a aucun souci de ce côté là. Incroyable ! Le morceau est assez typé Led Zeppelin, avec un Jason Bonham, assez monstrueux. Le petit nouveau, Andrew, balance une bonne grosse dose de riffs assez vintage sur ce morceau. Par contre sur Sweet Tea, la guitare d'Andrew se fait plus grunge, et il envoie un bon solo, on sent que le jeune n'est pas là que pour faire dans le vintage, et qu'il apporte sa pierre à l'édifice. On revient à du plus Zeppelinien avec Chemical Rain, un excellent morceau, plus calme, où la performance de Glenn au chant est carrément atomique ! C'est assez lancinant, les lignes de basse claquent, le couplet est calme sur fond de guitare acoustique. Quand on entend une intro de batterie comme celle de Midnight Oil, on se dit que de un, Bonham a vraiment étudié dans les moindres détails le son de son défunt père et que de deux, ça doit être tellement génial de jouer avec lui. On est tenté de dire que n'importe quel petit riff de gratte devient une tuerie. C'est le cas, je trouve ce morceau réussi, d'autant qu'il surprend encore dans son refrain avec des chœurs qui lui donne un petit air de Rolling Stones pas dégueu.

All Falls Down est un petit moment de calme, à la guitare acoustique sur l'intro, où Glenn montrer encore ses talents de chanteur. C'est une belle ballade, bien placée dans la tracklist, rien à dire. En plus, Andrew dévoile encore son style dans un chouette solo. Ca repart de plus belle avec une série de morceaux plus grunge dans leurs riffs, et dans lesquels on sent encore l'implication d'Andrew. C'est plus heavy et sombre que du BCC, sans chichi, sans fioriture, "in your face" comme on dit. Glenn y explose vocalement. Etonnant comme ils passent un morceau comme Spit It Out, presque de pop anglaise, avec même un petit piano honky tonk. Au moins c'est varié. Invisible revient à du heavy presque Sabbathien, mais bien chanté (non... pas la tête, je rigole...). C'est surtout le gros riff qui fait penser à Black Sabbath, le reste pas tant que ça. Bien sympa, en tout cas. J'aime beaucoup Scars, qui groove sa mère, un peu bluesy et dans lequel Glenn s'éclate au chant et à la basse. Ca sent la jam session en studio. L'album finit sur un Breathe qui démarre à l'acoustique avec un chant encore exceptionnel. C'est bon et un poil planant. The Voice, c'est lui putain, ne cherchez plus les mecs...

En plus d'être une des meilleures voix de la scène metal, Glenn est un hyper créatif, il est déchainé et il a encore beaucoup de choses à dire. Et c'est pas de sombres histoires de nom de groupe qui vont l'empêcher de composer et de partir en tourner dans le monde défendre, sur scène, ses morceaux. La retraite c'est pas son truc. Dommage pour ceux qui ne l'ont pas compris et tant mieux pour ceux qui l'apprécient (moi, nous, ...). Il annonce déjà la couleur : il tournera à la rentrée avec California Breed et s'ils n'ont encore qu'un album, peu importe, il jouera aussi des reprises de Deep Purple, de Led Zeppelin et de... Black Country Communion ! Eh oui, car c'est lui qui a composé quasiment tous les morceaux de BCC, et ça personne ne le lui enlèvera.

Fallait pas chercher des noises à papi Glenn !

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 24, 2014 1:20 AM MEST


Kxm
Kxm
Prix : EUR 16,02

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 KXM ? On Aime !, 14 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kxm (CD)
Il me fallait un électrochoc pour me sortir de ma torpeur musicale printanière. Et cet électrochoc a pour nom étrange KXM. Je serais probablement passé à côté, comme tout le monde, sans le petit pitch du label qui rappelait aux nullos de mon genre, que KXM étaient les lettres de Korn, King's X et Lynch Mob ; car, vous l'aurez compris, des membres de ces trois combos se sont regroupés pour former ce nouveau super groupe. Des membres, je disais donc, et pas des moindres puisqu'on trouve au chant et à la basse Dug Pinnick (King's X), à la guitare George Lynch (Dokken, Lynch Mob) et à la batterie Ray Luzier (Korn). La présence de Dug est pour moi l'attrait essentiel de cet album, alors que je le glisse dans le lecteur de ma bagnole. Grossière erreur ! Certes, j'adore le chant de Dug, entre soul et gospel, chargé à bloc d'émotion, mais je dois reconnaître que je suis aussi scotché par le jeu de Ray ! Vingt dieux, je suis pas super fan de Korn, mais je n'ai jamais entendu une telle présence dans aucun de leurs albums. Dans le mix de KXM, c'est un élément essentiel. Tout aussi essentiel est le jeu subtil de George, plutôt au service des morceaux et des deux autres lascars que dans un rôle de guitare hero m'as-tu-vu. On frôle le power trio parfait ! La production est excellente et le son énorme.

L'album attaque par un morceau étonnant, Stars, où on reste scotché par la batterie tribale (épaulée par des percus). Le chant de Dug est génial, même si je comprends que certains n'apprécient pas ce côté complainte qu'il utilise. Sur le couplet sa voix est filtrée. Sa basse est lourde à souhait, et le riff du père Lynch excellent, même si je trouve la gratte un poil en retrait.
Plusieurs morceaux dont ce premier font quand même beaucoup penser à du King's X, et les fans du trio texan apprécieront quasi instantanément cet album. Cet effet est dû bien sûr au fait qu'on retrouve la voix et la basse de King's X mais aussi probablement la patte de Dug à la composition. Reste que les deux autres musiciens apportent leur touche et que cette touche est particulièrement flagrante au niveau de la batterie, très impressionnante tout au long de l'album. Les sept premiers morceaux forment un ensemble des plus réussis et particulièrement jouissif, avec quelques pièces essentielles. Par exemple, Rescue Me qui sert de single, mid tempo, lourdingue, appuyé par une bonne batterie et une grosse basse. J'aime aussi beaucoup Gunfight, assez original, et dont les plans de batteries sont particulièrement travaillés. Le refrain est une tuerie. Never Stop est une ballade bluesy fort agréable, assez Stonienne dans l'âme, dans lequel un piano sympa fait son apparition. Les chœurs de femmes sur le refrain sont aussi bien amenés.

La foi est un thème récurrent dans les compos de Dug, et le morceau Faith Is a Room nous le rappelle. C'est un des meilleurs morceaux de l'album, à mon avis. Le duo basse/batterie envoie une rythmique des plus lourdes sur l'intro et le refrain, c'est très réussi. I'll Be Ok est ce qui se rapproche le plus, à mon sens, du style King's X. Très inspiré, avec un jeu de batterie des plus alambiqués. Difficile de ne pas reprendre à tue-tête: "I'll be okkkkkk". La méthode Coué que ça s'appelle, et il me semble qu'on en a bien besoin en se moment. Pour terminer la séquence, on tombe sur Sleep qui sonne aussi pas mal King's X, avec les membres du groupe qui reprennent le refrain en chœur, répondant à Dug. George balance un bon solo bluesy bien agréable.

Les deux morceaux qui suivent, Love et Burn, sont pour moi le moment le plus faiblard de l'album. C'est moins original et surtout il me semble que sur des riffs plus heavy (Burn), Dug n'a pas forcément la voix la plus adaptée. Dans ces deux morceaux, George est plus en valeur, Dug plus en difficulté. Do It Now me semble déjà plus réussi, Dug se sort les tripes côté chant. Ca le fait bien.
Human Friction, qui est le morceau le plus long de l'album, sonne plus heavy (plus Dokken aussi) mais contrairement à Love et Burn, le résultat me semble bien plus réussi. Le morceau final, Tranquilize, est un petit instrumental groovy à souhait et qui conclut en beauté cet album.

Pour moi, super groupe il y a quand le résultat est supérieur à la somme des talents présents dans l'affaire. Et c'est le cas ici. Chaque musicien semble s'être transcendé par la présence des deux autres et le tout transpire la créativité par tous les pores. Tous se placent au service du trio, aucun ne tire la couverture à soi. L'album déborde de spontanéité, on sent la jam session plus ou moins organisée, on devine les textes écris sur des coins de table, à l'arrache, même si les thèmes abordés sont des sujets sérieux comme la foi (Faith Is a Room), la drogue (Never Stop) ou la violence conjugale (Sleep).

Bref, on signe en bas de page et on en redemande...

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 24, 2014 8:42 PM MEST


Three Lions
Three Lions
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 3 Lions > 1 ASIA, 14 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Three Lions (CD)
J'avoue que je n'écoute pas beaucoup de Hard FM, aussi appelé AOR (Album-Oriented Rock), et pourtant j'ai eu envie de prendre ma plume et de vous causer de ces trois lions. Alors qui donc sont ces Three Lions en question ? Bien que ça soit un premier album, éponyme, on ne peut pas dire qu'on ait affaire à des jeunes loups, mais plutôt à des musiciens aguerris avec déjà une certaine bouteille (j'ai pas dit des vieux) et tout droit venus de Grande-Bretagne. Par exemple Vinnie Burns, le guitariste, est passé par Ten, Dare et Asia ; son pote Greg Morgan aussi par Ten et Dare. Par contre, on a un newbie en la personne de Nigel Bailey, au chant et à la basse.
Le tout sonne très mélodique, entre Asia, Foreigner, Magnum et une pointe de Gary Moore. Les compos sont bien gaulées et on se laisse facilement captiver par certains refrains. Par exemple, c'est avec la vidéo du premier morceau Trouble In A Red Dress que j'ai été séduit par la recette pourtant pas nouvelle. Non pas que le clip ait un intérêt quelconque, loin de là, mais le refrain est super accrocheur, et la guitare m'a fait penser à Gary Moore, ce qui est plutôt pas mal. Le chant de Nigel est excellent, particulièrement adapté au style, son jeu de basse assez classique, mais de bon augure sachant qu'il est aussi chanteur. Certains morceaux sont très imprégnés de Foreigner, c'est le cas de Hold Me Down. C'est bien fait, et on ne peut qu'approuver en secouant la tête en rythme. C'est aussi le cas de Twisted Soul et de son intro de piano et ses riffs à la Scorpions. C'est Vinnie qui assure le piano, ça risque de plus être possible en live, mais bon. C'est une ballade énervée. On trouve d'autres ballades énervées comme Don't Let Me Fall mais on trouve aussi pas mal de ballades calmes, caractéristiques du style, comme Winter Sun, Made For One Another ou encore Two Hearts Beat As One, particulièrement mielleuse... euh pardon, romantique, à la Foreigner, avec des chœurs un peu cucul. On remarquera aussi la ballade orientalisée Kathmandu, qui fait plus nord africain que népalais, mais bon, on va pas chipoter. C'est bien chanté, l'ambiance fait penser aux tunisiens de Myrath qui auraient eu un coup de mou. Dans le style Magnum, on trouve Just A Man, avec le même son de clavier. Gentillet et pas innovant pour un sou, mais pas désagréable. Les deux morceaux les plus pêchus, Hellfire Highway et Holy Water, permettent à l'album de ne pas tomber dans l'abus de mid tempo et de ballades. Les deux sont assez réussis. Et le travail de Vinnie à la guitare est très bon.

L'album se termine sur une ballade instrumentale Sicilian Kiss, plutôt classique, rappelant Gary Moore ou même Santana. On note que la ligne de basse est assez sympa, comme quoi quand il ne doit plus chanter, le Nigel se lâche sur ses grosses cordes. Encore un petit souci géographique, mais il me semble que ça sonne plus espagnol qu'italien sur la fin, mais bon je pinaille.

Au final, nous avons peut-être bien là l'album que les déçus des derniers Asia attendaient. Ceux de Foreigner aussi, et on ajoutera dans le lot ceux pas convaincus par le dernier Magnum. Tout ce petit monde, lassé de leurs groupes favoris qui tournent en rond depuis quelque temps devrait donner sa chance à ce trio de lions : c'est bien frais, bien agréable comme dirait l'autre. Au fait, si on tournait une suite à Top Gun, je crois qu'on tient la BO.

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Les Mensonges
Les Mensonges
par Karen Perry
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

3.0 étoiles sur 5 Pas évident..., 13 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mensonges (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Le sujet me semblait bon, et je m'attendais effectivement à pas mal de psychologie et relativement peu d'action, ce qui est le cas. Perdre un enfant doit être une difficile épreuve pour un couple, surtout si la responsabilité d'un des parents est en cause. Mais bizarrement, je n'ai pas réussi à vraiment rentrer dans l'histoire. J'aime pourtant bien cette façon d'alterner des chapitres vus par lui, et d'autres vus par elle, mais ici, ça rend l'histoire plus décousus puisque chacun y va de ses flashbacks sur l'époque Tanger, et introduit souvent de nouveau personnages. Pierre Lemaitre maitrisait totalement l’exercice dans "Robe de Mariée". C'est bien écrit, mais au final je n'ai pas vraiment pu me retrouver en tant que parent dans ce récit et c'est dommage.


Furiosity
Furiosity
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 7,76

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un monstre !, 8 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Furiosity (CD)
Quand j'ai entendu le nom de Monster Truck, ça m'a de suite plu. Ca m'a rappelé un jeu vidéo marrant auquel nous jouions avec les enfants plus jeunes. On avait même le volant "Force Feedback", une autre époque... J'ai pensé que c'était un groupe de gros rock sudiste comme j'aime. Comme son nom l'indique, c'est bien un groupe de hard rock, sudiste, bluesy à souhait, j'avais bien senti le truc. Par contre, question géographie, c'est un zéro pointé. Ces gars-là ne sont pas du sud des USA mais du Canada, de Hamilton dans l'Ontario plus exactement. Le groupe se compose de Jon Harvey (basse et chant), Jeremy Wilderman (guitares), Brandon Bliss (claviers), et Steve Kiely (batterie). Ce Furiosity est leur premier album, après deux EP. L'album est sorti déjà l'année dernière aux USA, mais il ne resurgit chez nous qu'aujourd'hui. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, écoutons-nous ça.

L'intro de Old Train est marrante, puisqu'ils attaquent sur le passage d'un train à vapeur. Dès les premières mesures, on apprécie le chant et le lourd jeu de basse de Jon. C'est puissant, la basse et la guitare sont à l'unisson sur un riff qui arrache tout. Je trouve que le couplet fait penser à celui de Smoke On The Water, un vrai petit air de famille. D'ailleurs, à plusieurs reprises, j'ai trouvé qu'il y avait clairement une influence Deep Purple chez nos amis canadiens. Vous l'aurez compris, on est dans le bon hard rock, un peu sudiste, dont les racines remontent vers la fin des années 70. C'est à la fois vintage, avec un son moderne et puissant. C'est pas le morceau The Lion qui me fera mentir. Gros riff, bonne voix, refrain accrocheur, on tient la formule idéale, dont le succès a déjà été moult fois démontré. Si la basse et la guitare sont bien en place, je trouve les claviers un peu en retrait, en tout cas sur ces premiers morceaux rentre-dedans. Sur Power To The People, la voix fait penser à Chad Kroeger, le chanteur de Nickelback. Sweet Mountain River aurait bien pu être entendu sur une scène californienne dans les années 70, en première partie de Jimi hendrix par exemple. L'intro est parfaite, et pour faire encore plus vintage, on a même droit à un excellent petit break.

Avec le rythme effréné de Psychics, on monte dans les tours et on pense à Motörhead, surtout sur le break et le solo de guitare, par ailleurs excellent. Comme d'hab, pas besoin de faire compliqué pour faire efficace. Tiens, je réalise que ça fait déjà cinq morceaux, et c'est un sans faute. C'est prometteur.

Oh Lord, est un morceau court, assez groovy, avec un bon riff de guitare. C'est pas souvent que je me retrouve dans la situation de dire qu'une ballade est le meilleur morceau de l'album, mais je doit reconnaître que For The Sun m'a particulièrement plu. Très Led Zeppelin dans l'âme, un peu à la Dazed And Confused, j'ai du mal à croire qu'on peut encore écrire un morceau comme ça, de plus de sept minutes, en 2014, et que ça soit une réussite. Au final, on en a eu dans toutes les décennies des ballades de ce genre, depuis les années 70, et on en aura sûrement d'autres. Ca prend aux tripes, c'est bien chanté, et là on entend bien l'orgue de Brandon. Le travail de la guitare est superbe, notamment sur l'intro. Boogie fleure bon le Texas et Undercover Love fait bien bouger tête et pieds, irrésistiblement, c'est bluesy et l'orgue Hammond donne de la voix. En parlant de blues, Call it A Spade est inspiré des meilleurs blues rock de ZZ Top, un pur plaisir pour les amateurs. Difficile à croire que le groupe n'est pas issu du sud des USA. L'album se termine sur My Love Is True, une ballade encore assez réussie, avec pas mal de choeurs féminin, presque gospel sur la fin. Le chant et la guitare s'accompagnent sur le refrain. Ca fait penser à certaines ballades sudistes de Molly Hatchet.

Bon, pour moi le compte y est. Un excellent groupe, qui sort un excellent premier album, surprenant de maturité. C'est clairement pour les amateurs de hard rock, teinté de blues et aux accents sudistes. On a droit à une succession de morceaux inspirés, parfois courts et rentre-dedans, mais aussi à quelques belles ballades, d'un genre qu'on pensait disparu. C'est certainement vintage, déjà entendu diront les aigris, mais je pense que la qualité est au rendez-vous et que Monster Truck saura trouver, et toucher, son public.

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