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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
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Built to resist vol. 1
Built to resist vol. 1
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Là pour durer..., 26 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Built to resist vol. 1 (CD)
J’ai découvert Heavy Duty, groupe pourtant phare de la scène metal varoise, par hasard. Ils ouvraient pour les Sticky Boys à Luynes, et je tombai sous le charme quasi instantanément de la voix et la présence scénique de Ivan, le chanteur du groupe. Le son de groupe, et de cette voix, fait immédiatement penser à Stone Sour et à Corey Taylor. Plutôt une belle référence qu'ils assument totalement dans l'interview qu'ils nous ont accordée lors de leur passage au Volume, à Nice. Autour d'Ivan, on trouve une section rythmique expérimentée (comprenez des mecs qui ont plus de quarante-cinq balais, qui ont roulé leur bosse dans pas mal de formations et ne se font aucune illusion sur la difficile vie dans le music business). On trouve Alain et Chris, le noyau dur et fondateur du groupe, respectivement guitare et batterie, et Olivier à la basse. A noter que Chris est aussi le producteur de l'album, quand il n'écrit pas dans la presse moto tout terrain. Ce troisième album fait suite à Second Coming, sorti en 2012. Autre détail important, Ivan et Olivier ne sont apparus dans le groupe que sur ce second album, et le premier album du combo (What I've Been Through - 2010) avait été enregistré avec Michaëlle au chant (et son mari Vincent à la basse). Changement radical au mic, donc ! Chris donne pas mal de détails sur le changement dans son interview ; mais depuis 2012, le line up est stable, et même une totale osmose s'est installée. Et ça s'entend ! En effet, si la moitié des morceaux de Second Coming avaient été écrits sans Ivan, ce troisième album est entièrement composé par l'équipe en place. Les compos sont archi soignées, avec des refrains très accrocheurs. Ivan maîtrise totalement son chant, entre Phil Anselmo (beuglantes) et Corey Taylor (puissance, mélodie), il chante dans un anglais parfait, sans une seule pointe d'accent, c'est assez rare pour être souligné. Au final, le style global est plus proche, il me semble, de Stone Sour ou Five Finger Death Punch, que de Pantera, pour donner un in-your-face metal, comme ils aiment à le définir, fort réussi. D'ailleurs, il est amusant de voir qu'ils sortent aujourd'hui ce premier volume de leur album, comme leurs deux aînés (en terme de carrière) américains. Par contre, on ne peut rester qu'admiratif devant la démarche ambitieuse, car on est loin de la grosse artillerie marketing des deux groupes américains. Car ici c'est Toulon, France, et les mecs en [biiiiiiiip] des ronds de chapeau depuis plus de vingt ans. Je sais, c'est cruel.

Plus en détails maintenant. L'album ouvre sur une intro, Overture, que j'aime beaucoup. Ils l'utilisent d'ailleurs pour rentrer sur scène. Ambiance mélancolique, piano à la Linkin Park, et la voix d'Ivan, triste et posée, mais prête à exploser. Ca tombe bien justement puisque, le titre suivant, Wearing A Smile est enchaîné, et c'est un premier brise-nuque. Tout y est réussi : le refrain mélodique, le couplet violent, les hurlements, les gros mots. C'est un démarrage en trombe, d'autant que Alain y pose un super solo de guitare. Bien ! Mon seul petit regret est que la basse d'Olivier est très en retrait et on entend à peine les montées de manche sympa qu'il fait sur le morceau, et que j'ai pu tester en live. Le top, c'est que le morceau suivant c'est comme une seconde lame. I Want More est le "hit" de l'album, sans conteste possible. Alain nous balance un riff magistral, Chris sort la double, le refrain est super accrocheur, Alain et Olivier appuient Ivan par de bon chœurs. Mon tout est une tuerie, qu'il faut aller voir en live pour comprendre la réputation live du groupe. Pas le temps de trop se masser les cervicales, car 100,000 Times (notez les virgules à l’anglo-saxonne du titre - Heavy Duty soigne les moindres détails) est aussi basé sur un bon gros riff et un refrain accrocheur, une sorte de formule magique. Le morceau est plus lourd et le break encore plus pesant, l'utilisation de la wah-wah par Alain sur son solo est du meilleur effet.

Après cette entame en trombe, on ne s'ennuie jamais dans cet album, qui ne donne jamais la sensation de remplissage qu'on aurait pu suspecter dans un album à deux volumes. On trouve Everything You're Not, dans lequel Ivan semble cracher une rage qu'on ne peut réserver qu'à une ex (je dis ça, je dis rien...), où Alain dégaine encore la wah-wah et Chris assure un gros boulot à la Motörhead. Ivan démontre ses talents de chanteur dans Complete, au riff hyper lourdingue et jouissif. Il sait tout faire avec sa voix, clairement c'est un monstre. Allez le voir sur scène si vous êtes cap' ! Le morceau nous livre aussi un break "special live", juste avant un bon solo d'Alain.

L'album se termine par deux morceaux intéressants, pour des raisons différentes. Built To Resist Pt.1, au riff lent et lourd à la Black Sabbath, où Ivan chante (mieux qu'Ozzy) un peu à la James Hetfield et où on entend un peu plus Olivier et sa cinq cordes. J'aime bien le break lent (qui sonne presque comme du Pearl Jam), qui prouve que les bons breaks ne sont pas obligatoirement dangereux pour les cervicales, et j'aime aussi beaucoup le solo final d'Alain, très inspiré et vintage. Dommage qu'il le termine en fade out (j'aime pas les fade out !). Le dernière surprise de l'album est une belle ballade, No Tomorrow. Ivan y chante superbement bien, sans aucun artefact, avec juste Alain sur une guitare acoustique (arpèges à la Scorpions) et un joli violoncelle qui vient ajouter une note supplémentaire de mélancolie (et j'adore le violoncelle).

Vous l'aurez compris, les galériens de Heavy Duty méritent toute votre attention. N'attendez pas qu'ils jettent l'éponge pour leur donner une chance. D'ailleurs, vous pourriez attendre longtemps, ils sont "built to resist", et pas prêts de lâcher l'affaire. On se dit en les écoutant qu'ils n'ont pas de bol, et auraient pu être de Des Moines, Iowa, mais que non, ils sont bien de Toulon, France, où la qualité de vie est certainement meilleure qu'en Iowa. Courage les mecs, et vivement le Vol.2 (avec un peu plus de basse ?) !

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Kings & Queens of the Underground
Kings & Queens of the Underground
Prix : EUR 14,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Come On!, 17 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kings & Queens of the Underground (CD)
Billy Idol est de retour avec un nouvel album après neuf ans d’absence… Qui vient de dire dire "on s’en tape" au fond de la salle ? Jeune couillon, va ! Je vais t’expliquer pourquoi il était important d’avoir cet album chroniqué sur notre webzine, même si, je vous l’accorde, on n'est pas dans un style vraiment metal. On est dans quoi, vous allez me dire ? Plutôt dans le pop/rock, ou le post-punk, ou le punk-crooner-tendance-mélancolique. Tout ça définit assez bien notre ami Billy. Il faut que je vous explique, jeunes Padawans, que Billy Idol, c’est toute mon adolescence.

En 1977, nous sommes en pleine vague punk et new wave, Billy fréquente les infréquentables Sex Pistols. Il créé son propre groupe, Generation X, ou GenX, et décroche même un sacré hit avec le morceau Dancing With Myself qu’il réutilisera avec intelligence pour démarrer sa carrière solo. Ça marche et c’est le début d’une grosse carrière pop/rock/post-punk. Dans l’esprit, c’est un rebelle (Rebel Yell), c’est bien un punk ; mais dans la forme, c’est pas vraiment du punk, et il d’ailleurs a toujours bien chanté (oups !), d’où cette dénomination de punk-crooner. Voilà donc la première raison de cette chronique : respect pour cet artiste post-punk de cinquante-neuf ans, qui continue de trimballer sa célèbre moue (encore sur la pochette de celui-ci) et nous ensorceler de sa superbe voix. L’autre raison est que derrière tous les grands hits de Billy Idol, il y a un homme de l’ombre, un guitariste, compositeur talentueux à la coiffure improbable qui, lui, est un metalleux. Je veux parler de Steve Stevens. Et justement, le couple Stevens/Idol est à la manœuvre sur cet album. Ce bon vieux Steve méritait aussi cette chronique. La troisième raison est que l’album tourne en boucle dans ma bagnole, j’ai du mal à décrocher et qu'il fallait que j’en parle à quelqu’un ; pas de bol, c’est tombé sur vous. Enfin, et je garde le meilleur pour la fin, il ne vous aura certainement pas échappé que Billy Idol sera présent au Hellfest 2015.
Alors voilà surtout pourquoi je voulais vous en parler, et vous donner rendez-vous à Clisson pour venir voir en vrai de quoi un crooner post-punk mélancolique et son monstrueux gratteux échevelé sont encore capables à quasiment soixante ans, parce qu’à mon avis ça va valoir le déplacement. Bien sûr qu’on sera content d’entendre les gros classiques que même les clébards peuvent siffloter, mais en plus, ce dernier album viendra ajouter une bonne petite dose de nouveauté de très, très bon niveau.

Parce que ce septième album, Kings & Queens Of The Underground, est au final très réussi. Billy a toujours une voix magnifique, tantôt assez grave (Nothing To Fear), tantôt plus criée (Whiskey And Pills), toujours impeccable. Le son est très bon, et il faut signaler que c’est le célèbre Trevor Horn qui est aux commandes. Le compositions sont assez variés, toutes écrites par Billy et un co-auteur. Sept sur dix sont co-écrites avec Steve Stevens, et pour les autres on retrouve quelques noms connus comme Brian Tichy (Whiskey And Pills), Eric Bazillian (Bitter Pill), et Greg Kurstin (Can't Break Me Down, Save Me Now).

Sans rentrer dans le track by track, disons que la première partie de l’album est puissante, et dans les cinq premiers morceaux on ne s’ennuie pas une seconde. Le morceau qui est un hit potentiel est Postcards From The Past. Une tuerie, digne de ses plus grands tubes, avec un bon solo de maître Steve,"so come on !" Mais le premier morceau, Bitter Pill est aussi excellent. Can’t Break Me Down me fait penser à du The Cars, avec un bon feeling new wave et sa dose d’électro ; alors qu’avec toujours pas mal d’électro, je trouve que Save Me Now a de petits airs de Simple Minds. On note que dans les thèmes abordés, Billy est assez nostalgique du bon vieux temps "golden years", et ça transparaît dans des morceaux comme One Breath Away, où son chant rappel pas mal Jim Morrison, ou dans Postcards From The Past. C’est encore le cas dans le titre éponyme de l’album, dans lequel il raconte sa carrière en cinq minutes avec beaucoup d’émotion (Johnny Rotten, les concerts au Roxy, le sexe, la drogue, …), pour conclure qu’il est toujours là, malgré les abus de l’époque. L’album comprend aussi son lot de ballades (je rappelle que ce n’est pas un crooner-punk pour rien). Certaines plus réussies (Kings & Queens Of The Underground, Eyes Wide Shut, Ghosts In My Guitar) que d’autres (Nothing To Fear, Love And Glory). L’album termine en trombe, avec Whiskey And Pills, un morceau assez hard rock et presque punk qui surprend un peu son monde.

Globalement, je suis enchanté par cet album. Je regrette que la guitare de Steve ne soit pas plus en avant, noyée parfois sous des couches électro. Ce mec envoie des riffs de dingue (souvenez-vous de Top Gun ! Non pas la nana, ni Tom Cruise, mais le thème principal. Respect !), mais il est souvent un peu en retrait (sur Postcards From The Past, c’est fragrant). La basse y est assez présente, même dans les morceaux où pas mal d’électronique est utilisée. Enfin, c’est ma plus grosse critique, je trouve dommage que tous les morceaux plus calmes aient été placés les uns après les autres, du sixième au dixième morceau. Même si certaines de ces ballades sont chouettes, l’accumulation rend l’expérience un poil déroutante (et soporifique). Sinon c’est du tout bon, rappelez-vous-en en juin, vous êtes prévenus…

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 20, 2014 7:05 PM CET


Symphony for the flayed
Symphony for the flayed
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La magie de l'orgue Hammond..., 9 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphony for the flayed (CD)
Excellente découverte de cette fin d'année 2014 que ce premier album des Viennois de Flayed sorti chez Klonosphere, le collectif découvreur de talents métalliques en France.
Autour de la tête pensante du groupe, Julien, le guitariste qui a tout composé de l'album, mais au départ pour un autre line up qui ne lui donnait pas entière satisfaction, on trouve ses anciens potes : Renato pour la voix éraillée, Rico à la guitare rythmique (Julien assurant tous les solos), Charly à la basse, JP à la batterie et Raf aux claviers. Oui, il y a des claviers et pas n'importe lesquels puisque le Rafinet, son truc à lui, outre la grosse barbe et la pipe, c'est l'orgue Hammond. Et c'est là un des éléments essentiels du son (et de l'originalité) de Flayed, à savoir cet orgue qui de suite lui confère une touche vintage et rappelle forcément des groupes comme Deep Purple dont le combo admet volontier l'influence. Les autres composants de ce son, étant ce chant éraillé de Renato, particulièrement Rock 'n' Roll, d'excellentes compos dont les refrains vous restent dans le ciboulot, de bons solos de guitare, le tout épaulé par une solide section rythmique.

Dans le détail, l'album commence par le puissant Sweet Coverage, probablement le meilleur morceau de cet album. L'intro de l'orgue Hammond est particulièrement réussie. La voix de Renato est rugueuse et colle particulièrement bien au style, les autres assurent des chœurs sur le refrain, les solos de Julien sont bien envoyés.
Parmi les autres temps forts de cet album, j'aimerais citer Superhero, plus bluesy, presque typé Whitesnake de la vieille époque et Machine Fun, plus typé AC/DC avec un riff et un chant accrocheurs et un bon vieux groove, où Angus aurait rencontré John Lord, insufflé, bien sûr, par l'orgue de Raf.
On trouve aussi du plus pêchu avec par exemple des morceaux comme Old Manners et Son Of Sickness. Imaginez cette fois la rencontre entre la bande à Lemmy et John Lord, ça vous donne une petite idée, et c'est encore très bon. Pour éviter que Renato me tombe dessus, je précise que ses lignes de chant sont beaucoup plus chiadées que celle de Lemmy, notamment sur Son Of Sickness, où il réalise un super boulot. Never Unleash My Hand est aussi un bon morceau qui fait penser à Deep Purple dans les grandes années. Le refrain est remarquable, les solos Blackmore-iens et Renato à l'honneur.
Enfin, je ne peux pas ne pas avoir un petit mot pour les morceaux que sont Symphony For The Flayed, Upside Down et Free Mind, car c'est une facette carrément bluesy du groupe qui est mise en valeur. C'est très réussi, inspiré, la voix de Renato colle encore particulièrement bien à l'exercice, l'orgue est tout à fait à l'aise (le solo rappelle un peu The Doors), tout comme l'est la guitare de Julien.

Comme je le laissais entendre en intro, je me suis particulièrement régalé à l'écoute de cet album. Entre temps, j'ai aussi eu la chance de d'interviewer la sympathique équipe au complet et de la découvrir sur la scène du Korigan à Luynes. Même s'ils ne jouaient qu'assez peu de temps, j'ai pu déceler un groupe prometteur au style original qui viendra élargir encore l'éventail de choix du metal Français. Il faudra compter avec Flayed dans les années à venir.

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The last great hope
The last great hope
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quel son !, 9 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The last great hope (CD)
Certains artistes s’expriment et nous gratifiant d’albums plus ou moins réussis. Mais certains ont le besoin de s’exprimer entre deux albums (qui, pour des raisons qui nous sont ici inconnues, semble prendre du temps) et dans ce cas, la tendance actuelle est à la sortie d’un EP temporisateur. C’est le plan que nous proposent les Australiens d’Electric Mary avec ce The Last Great Hope. Il fait suite à l’album III qui m’avait particulièrement touché à sa sortie il y a déjà trois ans. Et oui, ça fait quand même un bout de temps, d’où l’idée de l’EP. Cet EP est composé de quatre nouveaux morceaux et d’un titre de III (So Cruel), pour vingt minutes de musique. C’est peu, vous allez me dire, mais, Electric Mary nous a habitué à des albums expéditifs et rentre dedans (trente huit minutes pour III), donc finalement vingt minutes pour un EP cinq titres c’est pas si mal. Côté line up, Venom, le fidèle compère du leader, Rusty, a quitté la place, remplacé par Davey Porter.

L’EP démarre avec l'intro de Sweet Mary C, teintée de southern blues, guitare slide et harmonica, et on sent déjà poindre le bon plan. Le son est excellent, et on y retrouve la recette Electric Mary: une grosse basse ronflante, des gros riffs et la voix éraillée de Rusty. Il nous raconte la vie de Mary Campbell, la boss du studio d’Electric Lady à New York à une certaine époque. Rusty nous avait expliqué que c’était cette même Mary qui avait donné le nom au groupe dans une interview, voilà qu’elle a maintenant sa chanson. Le morceau suivant, Welcome To The Otherside, a un petit air de No Else Does it Better Than Me, extrait de l’album Down To The Bones. Si vous ne captez pas ce que veut dire une basse qui claque, c’est le morceau idéal pour vous déniaiser, car l’attaque de la basse y est énorme. On continue avec une intro plus calme et très bluesy, celle de Nicotine. Ça fleure bon le vieux Led Zep et là encore, la voix de Rusty est un pur bonheur.

So Cruel, qui suit, est un morceau qui figurait déjà sur l’album III, un bon morceau mais pas une surprise donc. Sortez les briquets pour le dernier morceau, Already Gone, car nous avons affaire ici à la pure ballade années 70 et à un petit bijou qui rappelle encore Led Zep pour la voix et les petits délires de guitare, mais Deep Purple pour l’orgue Hammond qui vient de faire son apparition (c'est Lachy Doley qui est à l'œuvre). Les couplets ne sont quasiment qu’accompagnés de la grosse basse élimée d’Alex Raunjak. Ouch! encore un morceau chargé en émotion pure et 100% jouissif.

Du bon gros son, et toujours la voix éraillée de Rusty qui n’a pas son pareil actuellement, bref pas de raison de se priver de ces vingt minutes de pur kiff, même si la démarche de l’EP temporisateur n’est pas ma préférée et pose un certain nombre de questions : rapport prix/contenu ? les morceaux seront-ils répétés sur le prochain album ? Les fans achètent-ils des EP de cinq titres ? J’espère que la réponse à cette dernière question n’est pas en rapport avec le titre de l’EP, plutôt pessimiste.

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Falling Home (CD Digipack - Tirage Limité)
Falling Home (CD Digipack - Tirage Limité)
Prix : EUR 19,00

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le top, comme dab, 11 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Falling Home (CD Digipack - Tirage Limité) (CD)
Quelle histoire ! A la première écoute de ce nouvel album de Pain Of Salvation, mon groupe favori après Rush, j’ai bien cru que j’allais devoir en dire du mal. Oui mais ça, c’était avant. Avant de le réécouter plusieurs fois sur un casque haute-fidélité (et anti bruits). Car là, j’ai entendu des choses qui m’avaient échappées. Tellement de choses que je me suis même forcé de ne pas mettre de coup de cœur, pour ne pas perdre la face complètement. Car des choses musicales étonnantes et fantastiques, cet album en est bourré. Si vous lisez ces lignes en vous demandant si c’est du Pain Of Salvation, metal progressif de la première époque, j’ai bien peur que cet album, comme les deux précédents, ne soit toujours pas pour vous. J’ai aussi l’impression que le changement est imprimé dans la durée et que vous devriez vous faire une raison et tenter l’expérience en faisant abstraction du passé, aussi glorieux fut-il. Oui, Pain Of Salvation, toujours mené par son leader charismatique Daniel Gildenlöw, a changé et on retrouve ici le groupe version « bio », minimaliste, épuré, que nous avons découvert sur les albums Road Salt One et Road Salt Two. On est dans cette même logique. Pourtant, on lit dans le press kit que c’est une suite de l’album live acoustique 12:5 (déjà une pure merveille), alors qu’il me semble que c’est plutôt une évolution logique des Road Salt. Il faut rappeler aussi que l’album avait été annoncé il y a déjà pas mal de temps comme un intermède acoustique, sensé nous faire patienter en attendant l’album suivant. Mais, qu’entre temps, les soucis de santé graves dont a souffert Daniel sont venus perturber ses projets. Il précise aussi que l’idée d’enregistrer quelques titres en acoustique, lors de leurs sessions de répète, paraissait simple mais, au final, le perfectionniste qu’il est a réalisé que c’était un gros travail et du coup, ce Falling Home sort deux ans après le Road Salt Two. Les problèmes de Daniel étaient graves, nous étions tenus au courant sur sa page Facebook et Pain Of Salvation était à l’arrêt complet, la traditionnelle participation de Daniel à la tournée de Transatlantic annulée. Bref il était 100% accaparé par sa guérison qui a pris beaucoup de temps.
Alors que trouve-t-on sur cette nouvelle étape de l’expérience PoS ? Des réinterprétations acoustiques de certains de leurs morceaux, parfois très surprenantes, toujours avec une qualité de production irréprochable, un nouveau morceau, et deux reprises. Gros plan.

Disons-le de suite : j’étais inquiet, et espérais que les soucis de santé ne nuirait pas à la voix incroyable de Daniel. Soyez rassurés, braves gens, Daniel a toujours la voix la plus incroyable de la scène metal prog actuelle. Il suffit de quelques mesures de Stress, le premier morceau, pour s’en rendre compte. Un monstre, avec un éventail de tonalités impressionnant et un panel d’émotions tout aussi incroyable. Côté morceau, c’est un choc, car après une intro swing ponctuée de rires d’enfants et un clin d’œil à Imigrant Song de vous savez qui, le morceau aux vocaux particulièrement étonnants déjà dans la version originale (dans l’album Entropia) se voit relooké style boogie/swing, avec des breaks contrastés (un très rockabilly, puis un très funk). Même si j’ai été un peu choqué au départ je dois reconnaitre qu’au final, ce morceau est un modèle de progressivité, et qu’on peut légitimement crier au génie, notamment dans la qualité de son final groovy.

Un fois qu’on a capté l’idée de cet album et arrêté de lutter, on est vite conquis par les interprétations incroyables de Linoleum (Road Salt One) par exemple ou de Shoreline (Road Salt Two), de Spitfall (Scarsick) et de 1979 (Road Salt Two). On remarque que Daniel laisse plus de place vocalement à ses acolytes, avec des duo/trio, des chœurs, des contre voix, tous ajoutant une touche d’émotion incroyable aux morceaux pourtant déjà forts. On ne réécoutera plus les originaux de la même manière, c’est certain. Dans ces quatre morceaux tout est parfait : les voix donc (de tous), mais aussi la basse (de Gustaf Hielm, de retour dans le line up), pure et magnifique et la batterie (de Léo Margarit), particulièrement subtile. Ragnar Zolberg épaule Daniel à la guitare et amène ses influences, et Daniel D2 Karlsson (ex-bassiste de tournée du groupe) ajoute des petites touches de claviers. To The Shoreline accentue encore la petite touche Ennio Morricone et 1979 arrive à être encore plus chargée d’émotion que l’originale, ce qui semblait pourtant impossible.

Mon passage préféré reste Chain Sling (Remedy Lane) qui vous hérisse les poils des bras, juste dans son intro. Encore plus fort que dans 12:5, le chant de Daniel, très haut perché, est fantastique. L’ambiance médiévale de l’originale est conservé, un des membres du groupe (mais qui ?) vient chanter avec Daniel, le résultat est génial. Attention, il m’a semblé voir que dans certains packagings, ce morceau n’était pas présent. Méfiance donc ! La version de Mrs Modern Mother Mary (Scarsick) est aussi remarquable (chant, basse) et revisite de belle manière l’originale. On remarque aussi l’étonnante batterie (à la main ?) sur Flame To The Moth (Scarsick encore) très réussi.

On citera aussi le seul morceau original de l’album, et qui lui donne son nom. On avait eu l’occasion de l’entendre lors de la tournée acoustique, joué en duo avec Ragnar, il est tout aussi remarquable dans cette version, à la production particulièrement soignée. Le travail des voix est impressionnant.

Parlons des reprises quelques instants. J’en connaissais une des deux, pourtant je ne l’ai pas reconnue, mais alors pas reconnue du tout. Je veux parler de Holy Diver (de vous savez qui aussi), qui est revu en mode crooner (pas chanté par Daniel d’ailleurs), dans un style jazzy, un peu swing, avec même un clin d’œil à Jamin’ de Stevie Wonder. Clairement ça ne plaira pas à tout le monde et certain hurleront que Dio doit se retourner dans sa tombe. Pas si sûr, même si les reprises ne sont pas pour moi les meilleurs moments de l’album (j’aime pas les ba-la-ba-la du swing). La seconde reprise, est Perfect Day de Lou Reed, que je ne connaissais pas, et qui est le morceau qui me plait le moins dans cet album, je ne le trouve pas essentiel, un peu niais, presque une chanson de noël, et au final j’aurais préféré une autre de ces reprises magiques.

Bon pour conclure, je trouve que cet album est une vrai réussite. Le groupe continue d’y dévoiler son côté musical chargé d’émotion. Le Pain Of Salvation de la première génération n’est plus et le groupe a choisi une nouvelle direction artistique qui me convient, mais qui ne conviendra pas forcément à tous. Le virage entamé avec les deux Road Salt et la tournée intimiste est maintenant confirmé. Comme le fait Opeth aujourd’hui en choisissant aussi une nouvelle approche, radicalement différente, une page du groupe s’est tournée. Mais une chose est sûre : Le Pain of Salvation nouveau, rime avec… beau !

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Prix : EUR 31,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le petit boitier idéal, 24 octobre 2014
Le boitier est joli, sobre, costaud. Il possède en façade 5 ports USB:

- 2 sont des ports de charge 1.5A
- 2 sont des ports de charge 2.4A
- 1 est un port OTG (On-The-Go)

J'ai testé des tablettes (Androïd et iPad) ainsi que des smartphones (Androïd et iPhone), et tout à marché parfaitement bien.

Pour le port OTG c'est un peu plus compliqué. Il sert à brancher un appareil USB (Souris, clavier, clef, disque) sur une tablette Androïd via le port micro USB. Pour ça utilisez le câble fourni (un peu court), qui ne PEUT PAS être utilisé pour charger un appareil sur les autres ports. Branchez le sur le port OTG à l'arrière, et branchez l'appareil USB sur le port OTG en façade.

Je n'ai réussi à faire fonctionner qu'un clavier et une souris sur ma tablette, pas de disques/clefs, mais c'est peut-être un soucis avec ma tablette.

Très bon produit qui remplace avantageusement les 3 ou 4 chargeurs qui occupent des prises, inutilement.


Raise The Dead / Masters of Madness Tour 2013  (2 CD + Blu Ray)
Raise The Dead / Masters of Madness Tour 2013 (2 CD + Blu Ray)
Prix : EUR 23,90

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Debout les morts !, 24 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raise The Dead / Masters of Madness Tour 2013 (2 CD + Blu Ray) (Blu-ray)
Le cirque Alice Cooper (alias Vincent Damon Furnier) avait monté son chapiteau au Wacken 2013, et ce passage avait été enregistré ; il nous est proposé ici sous la forme d’un joli packaging 2xCD+DVD, chargé jusqu’à la gueule, avec presque une heure et demie de concert en DVD et un peu plus sur CD. Alors c’est clair qu’Alice Cooper, tout le monde connaît, au moins de nom. Le pépère trimballe ses maquillages et son horror show depuis cinquante ans (eh oui, cinquante ans de carrière ! Il en a aujourd’hui soixante-six ans – respect !!), et il est clair qu’il a pavé le chemin de bon nombre de groupes de cette catégorie. On ne peut qu’être admiratif devant une telle carrière et devant l’énergie qu’il déploie encore aujourd’hui. Alors si vous lisez ces lignes, de deux choses l’une, soit vous êtes fan de l’artiste depuis longtemps et vous savez de quoi il est question, soit vous ne connaissez que de nom et avez l’intelligence et la curiosité de vouloir en savoir un peu plus. Dans un cas comme dans l’autre, cet objet musical pourrait bien être essentiel dans votre médiathèque.

D’abord sur ce live, Alice Cooper, loin de faire son âge, parcourt toute sa carrière, et on a droit à un très bon best of. Ensuite dans la configuration 2013, Alice est bien entouré : on retrouve les trois guitaristes talentueux que sont Orianthi, Ryan Roxie et Tommy Henriksen. La section rythmique est assurée par Glen Sobel (batterie) et Chuck Garric (basse) ; et là encore, ça assure. Le son est excellent, l’énorme foule du Wacken n'est pas très bruyante et on voit bien sur le DVD que c’est plutôt calme et attentif. Outre les une heure vingt-huit de concert, le DVD comprend une interview d’Alice de dix-neuf minutes.

Mais attention, un concert d’Alice Cooper ça n’est pas que du son, c’est un véritable spectacle, et un spectacle bien huilé. Dans le premier tiers du concert plutôt "Glam", il se contente de balancer sa canne dans le public, puis il balance des faux billets dans le public (Billion Dollar Babies) en jouant avec une épée. Sur Dirty Diamonds, il balance des colliers de perles. Les premiers rangs dans un concert d’Alice Cooper en ont pour leur argent on dirait.

Après un très bon solo de batterie, appuyé par son pote bassiste, et un intermède instrumental qui laisse le temps à Alice de se changer, le ton monte, on attaque le côté plus sombre et la partie plus théâtrale du show. Alice est maintenant vêtu de cuir noir, et il porte un chapeau haut de forme géant. Sur Feed My Frankenstein, il enfile une charmante blouse blanche couverte de sang avant de passer dans une machine infernale qui le transforme en monstre géant. Une méchante infirmière lui enfile ensuite une jolie chemise blanche à manches dans le dos ; il arrive quand même à chanter Ballad Of Dwight Fry, puis à se détacher et tente d’étrangler l’horrible mégère, mais elle se défend et le poignarde. Il est ensuite conduit à la guillotine et sa tête est coupée sous les ordres de l’infirmière qui demande l’avis au public. La tête d’Alice est alors exhibée à la foule. Vive grand guignol !

Mais Alice est increvable (pour du bon) et après l’hémoglobine, on passe à un passage où il rend hommage à pas mal de ses artistes favoris, disparus, avec des reprises comme ce surprenant Break On Through des Doors. Sur la version CD, on a Revolution des Beatles et Foxy Lady de Jimi Hendrix, qui ne sont pas sur le DVD. Et c’est bien dommage car la blonde platine Orianthi, à l’œuvre dans le rôle de la Foxy Lady, assure grave. On trouve des traces en images amateurs sur YouTube, bien sûr. Le passage se termine avec My Generation des Who, particulièrement bien repris, avec notamment un excellent Chuck Garric dans le rôle de John Entwistle.

Comme s’il était besoin de nous prouver qu’Alice Cooper est intemporel, il enchaîne My Generation avec I’m Eighteen, puis nous atomise avec Poison, la foule immense (soixante-quinze mille personnes) exulte. Ils reviennent pour un rappel avec le génial School’s Out (que les fans de Guitar Hero connaissent forcément). La scène est envahie de bulles, puis de ballons géants et de confettis, la foule chante en chœur. La fin est des plus surprenantes : sacré Alice, il a toujours un tour dans son sac, puisqu’il pose sur School’s Out un morceau d’Another Brick In The Wall, de Pink Floyd. Il présente ses musiciens et termine par : “And playing the part of Alice Cooper tonight : Me!”. Ce type est génial !

PS : Un dernier petit mot pour signaler que ce CD/DVD sera le premier d’une série lancée par la Wacken Foundation, dont le but est de promouvoir les jeunes groupes de metal. Et donc un euro de chaque vente ira servir la bonne cause.

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 22, 2014 3:07 PM CET


Modern Vintage
Modern Vintage
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Et de trois !, 24 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Modern Vintage (CD)
Le trio SIXX:A.M. (Nikki Sixx, Dj Ashba et James Michael) est de retour avec un troisième album, qui fait suite à This Is Gonna Hurt (2011) et The Heroin Diaries (2007). Celui-ci s'appelle Modern Vintage, ce qui nous donne une petite idée de son contenu, à savoir un style vintage revisité et modernisé. Il faut aussi noter que les deux précédents albums illustraient chacun un livre. Le premier, le livre de Nikki qui racontait sa descente aux enfers en mode héroïnoman ; le second, un recueil de photos où nous avions pu découvrir ses nouveaux talents de (survivant) photographe. Pour ce troisième album, le trio n'est pas parti d'un bouquin mais d'une envie de rendre un hommage aux groupes et artistes qui les ont inspirés. Pourquoi pas ? Autre changement par rapport aux deux précédents opus : le groupe a utilisé un vrai batteur, Jeff Fabb, au lieu de machines et d'après les interviews des autres membres, il a pu apporter sa touche à l'édifice. Le feeling global est que le side project de Nikki Sixx est en train de devenir pas si "side" que cela, pour le jeune retraité de Mötley Crüe puisqu'ils ont décidé de partir défendre leur projet sur scène (seulement aux US pour l’instant), et qu’ils ont annoncé tout ça en live lors d’un concert donné à Los Angeles le soir de la sortie de l’album, concert retransmis en direct sur Internet.

Alors que dire de ce contenu vintage et moderne ? Eh bien, on va dire que globalement c’est très réussi, très varié, mais que dans l’ensemble aussi, ça vise les radios américaines et que c’est un peu plus pop que les albums précédents. Je m’explique. Ca commence de belle manière avec Stars et un riff de Dj Ashba, super trafiqué, et la voix de James Michael qui est superbe. Le refrain est hyper accrocheur, on a immédiatement la sensation de connaître le morceau. On tient là une des meilleures pièces de l’album, qui a d’ailleurs été choisie comme second single et qui j’imagine doit faire un tabac sur les ondes de l’oncle Sam. Les autres moments forts dans le même style, pêchu au refrain accrocheur, sont Relief avec un bon travail de batterie de Jeff, un super chant de James, des bons choeurs et un bon solo de Dj Ashba, ou Let’s Go, sa basse ronflante, ses gros riffs et ses choeurs glam. La griffe de Nikki est très marquée sur ce morceau, la wah-wah de Dj Ashba apporte aussi sa touche personnelle.

Mais les surprises sur cet album sont nombreuses, et j’aime les surprises. Par exemple, le premier single sorti pendant l’été, Gotta Get It Right, surprend, par le chant de James, incroyable, et le style du morceau, proche de Queen par le chant, les choeurs et la structure. Si c’est un hommage, il me semble réussi. Autre surprise au style un peu rétro, Get Ya Some, franchement pas metal pour un sou mais blindée d’émotion, grâce à un vieux son de piano, des choeurs années 50 et le chant fabuleux de James (une constante sur l’album). Quelle surprise aussi que cette reprise des Cars (je suis fan des Cars depuis ma jeunesse), Drive. J’aime beaucoup la ballade écrite par Rik Acasek, et forcément cette version de l’espace (les effets, les basses synthés) me choque un peu. Ca reste un bon morceau et le solo qu’y fait Dj Ashba est une franche réussite et un bien bel hommage. Plus surprenant encore, le morceau Hyperventilate, au rythme un peu fou. C’est un morceau très original, qui démontre le talent de ces trois compositeurs réunis pour le meilleur. La basse y est puissante et le solo de Dj Ashba inspiré, le chant de James encore magique. Le final en mode asthmatique est une idée géniale. High On The Music est aussi un morceau intéressant et surprenant, qui surprendra son monde. La voix est subtilement trafiquée, la ligne de basse explosive et des machines ajoutent une touche de modernité. Mais la fin de l’album nous réserve deux dernières surprises de taille, avec d’abord Miracle, carrément funky. Etonnante touche de génie. Ca groove sa mémé, c’est le Disco Queen de Pain Of Salvation, le Emotional Rescue des Rolling Stones, ou le I Was Made For Loving You de KISS. Trois minutes et quelques de fraîcheur inattendue, un vrai petit miracle. Et ça se termine avec un Before It’s Over carrément anachronique, typé boogie années 60, avec même un son de tuba pour appuyer les basses. Ces mecs sont dingues et, clairement, ils se sont bien éclatés sur cet album, en se libérant totalement de tout tabou.

SIXX:A.M. frappe fort en livrant un album très varié, très agréable, mélangeant des morceaux où on les attend, et des surprises totales qui prendront bon nombre d’entre-vous à contre-pied. SIXX:A.M. frappe aussi très fort aux portes des charts américains. Certains y verront certainement un virage dangereux, vers des morceaux taillés pour satisfaire une large audience, mais force est de constater qu’un certain nombre de ces morceaux sont d’une qualité exceptionnelle. Reste à savoir si ce virage est une courbe ou une épingle et si les fans de la première heure suivront le mouvement. L’avenir le dira... en tout cas, moi, je fonce tête baissée !

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Sonic child
Sonic child
Prix : EUR 20,00

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ca groove !, 17 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonic child (CD)
Le Hellfest ça sert aussi (surtout) à ça : découvrir des nouveaux groupes. Car on est comme ça nous autres metalleux, jamais assouvis de musique, on est toujours à la recherche d'une perle rare, que l'on pourrait ensuite faire découvrir à nos potes. Et bien c'est exactement le cas de Zodiac. J'avais pu les voir sous la tente Stoner, euh pardon Valley, lors du dernier Hellfest, et les Allemands avaient séduit l'audience qui avait dansé en écoutant ce hard rock chaud, très inspiré, tenté de blues et de rock psychédélique, bref, un bon petit trip seventies. Je me suis empressé de m'auto-assigner (privilège du boss !) le nouvel album Sonic Child. Je peux annoncer de suite, je suis très agréablement surpris. J'avais écouté les précédents albums du groupe, A Bit Of Devil en 2012, A Hiding Place en 2013, que j'avais déjà bien aimés, mais là, on passe au niveau supérieur car j'ai carrément adoré.
L'album commence pourtant assez bizarrement avec un texte lu sur fond de synthé/basse planant. C'est une sorte de devinette en fait, dont la réponse est : la musique. Quand la voix stoppe, le morceau continue, instrumental, très Pink Floyd, super relaxant, sorte de mise en condition, hippiesque que certains trouveront un peu molle pour une entame. Ecoutez quand même bien, car y'a du sacré bon son. Le premier morceau Swining On the Run est sympa, plus rock et pêchu, mais ça c'est avant les 2mn41, parce qu'après c'est du grand art. Un petit instru, avec un groove de dingue, un magnifique solo de Nick Van Delft (quand il ne chante pas, il assure à la gratte, le mec). Ce break (final ?), qui monte en puissance et dure jusqu'à la fin, est superbe, la section rythmique (Stephan Gall - guitare, Ruben Claro - basse, Janosch Rathmer - batterie) est une tuerie de précision et de (fausse) simplicité.
Sonic Child, le morceau, me fait penser un peu à du The Cult, de la belle époque (Sonic Temple), surtout par le style du chant. Le refrain de ce morceau plus court est excellent, le break aussi, la guitare lead de Nick très blues. On peu faire le même constat pour Out Of The City, plus enlevé, avec un piano bien sympa (joué par le bassiste - ça va se compliquer en live les gars). Encore une fois, le petit break qui permet à Nick de balancer un super solo de gratte est des plus réussis.
Bref, les excellents morceaux se succèdent, sans faux pas. Des plus marquants, je retiens Holding On, sa grosse basse et son très bon refrain, ou ce Good Times, presque funky. Rock Bottom Blues ravira les amateurs de blues lent, du style Dazed And Confused, c'est le morceau le plus long de l'album avec presque dix minutes.
Un morceau comme Sad Song est aussi à noter, car c'est un morceau calme, quasi-acoustique, à la guitare, avec des chœurs du groupe, la guitare slidée est encore très inspirée. Les Allemands semblent capables d'exceller dans tous les registres.
Un petit mot sur la tuerie de l'album, ce A Penny And A Dead Horse. Loin de leur Münster natal, les Allemands nous transportent littéralement dans le grand Ouest Américain, on se croirait dans Django Unchained. Le jeux de slide de Nick est exceptionnel (simple mais chargé d'émotion), et le morceau fait penser à du Cinderella époque blues, la voix aigüe et brisée de Tom Kiefer en moins, les effets psychédéliques en plus.

Bon il est temps de conclure que Zodiac nous balance un troisième album en trois ans qui est une vraie réussite, dans le style hard rock, bluesy, super groovy. La voix de Nick Van Delft y est clairement pour beaucoup, mais le reste du groupe assure aussi. Je suis bluffé par la qualité des compos et l'homogénéité de l'album que l'on sent bien pensé et muri. Les mecs sont inspirés et tiennent un bon filon, que j'espère voir les amateurs reconnaître et apprécier.

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 23, 2014 5:08 PM MEST


Second Nature
Second Nature
Prix : EUR 14,40

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Et les couleurs volent..., 11 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Second Nature (CD)
Pas facile à chroniquer, ce deuxième album de Flying Colors, je l’avoue. Pourtant, j’avais été séduit par le premier opus, sur lequel j’avais adoré la spontanéité, les influences très diverses apportées par chaque membre et bien sûr la classe de ces musiciens. Mais au final, malgré la réputation atomique des musiciens, ça n’était pas un album de prog à proprement parler. Certains trouvaient même que ça partait dans tous les sens.

Dans ce Second Nature de plus de soixante-cinq minutes (quarante et quelques pour le premier), on retrouve les mêmes cinq petits génies : Mike Portnoy (batterie), Neal Morse (claviers), Steve Morse (guitare), Dave LaRue (basse) et Casey McPherson (chant) ; le ton est globalement beaucoup plus réfléchi (moins spontané) et surtout beaucoup plus progressif.

Je dois dire que le départ me convient particulièrement. Le premier morceau, Open Up Your Eyes, est un long morceau épique dans le style Transatlantic inspiré. Le chant de Casey n’arrive qu’après quatre minutes d’intro, et Neal vient aussi chanter quelques passages. C’est très prog, c’est très bon. Steve Morse y fait des solos particulièrement inspirés et la basse de Dave ronronne de belle manière. Le morceau suivant, Mask Machine, qui a été choisi comme premier single (il faut bien vendre encore quelques CD), est une tuerie, beaucoup plus rock que prog. Il nous prend un peu à contre-pied. Alors quoi, c’est du prog ou pas ? Un influence Muse y pointe le bout du nez (j’avais déjà dit ça dans le premier album). La précision de la batterie de Mike est monstrueuse, le petit break où il joue avec son charleston est juste jouissif, tout comme le sont les roulements à la Neal Peart. J’adore ce morceau !
Sur Bombs Away, on est encore pris à contre-pied (déjà deux fois en trois morceaux), car c’est plutôt bluesy et la marque de Steve y est prépondérante. Côté voix, le chant de Casey fait un peu penser à Lenny Kravitz, ce Casey est un vrai caméléon.

Jusque-là, j’ai l’air plutôt content et vous allez vous demander qu’est-ce que j’ai encore à râler. Eh bien justement, on y arrive : c’est qu’un morceau comme la ballade The Fury Of My Love m’ennuie profondément. Certes, Casey y met tout son cœur, mais c’est très sympho et un peu lourdingue (Queen-esque ?), les couches de chœurs renforcent l’effet de niaiserie. Seul le solo de Steve me fait soulever une paupière déjà lourde.

Ouf ! Changement de décor pour A Place In Your World, fortement inspiré du travail de Neal Morse en solo et même carrément chanté par Neal. Si le couplet ne me semble pas des plus originaux, je dois dire que le refrain est un petit bonheur. Steve se lâche encore côté solo de guitare, c’est clair que le mec est tout à fait à son aise dans cette formation.
Aïe ! Le titre Lost Without You, m’inquiétait et j’avais raison car c’est bien pop, chanté par Casey avec beaucoup de chœurs sur un mid-tempo. Pas un grand moment d’originalité. La paupière retombe.
Sortez les elfes et les lutins et venez danser la ritournelle sur One Lost Forever, ou comment faire du prog-folk-celte ? Le son d’accordéon (des claviers de Neal ?) donne cette touche celtique, alors que Dave et Steve balancent de bons riffs hargneux. Casey et Neal alternent au micro. Le final est très progressif, typé Yes. Je reste un peu perplexe, pas sûr d’avoir vraiment apprécié.
C’est aussi le feeling qui m’étreint à l’écoute de Peaceful Harbor. Intro et refrain à la Jeff Buckley, puis accompagnement de Casey à la guitare acoustique. Le morceau démarre un peu vers la moitié avec un beau moment de guitare. Le final est carrément gospel puisqu'une chorale et une chanteuse gospel s’en mêlent. Mouais…

Un bon gros morceau de douze minutes vient clore l’album et remettre de l’ordre dans tout ça. Ce Cosmic Symphony, découpé en trois mouvements est une belle pièce de progressif. Un premier mouvement typé encore Muse, où Dave lâche un bon petit solo de basse de derrière les fagots, un second, un poil jazzy, et un dernier plus vintage (Neil Young), le tout ponctué d’excellents solos de guitares, de bruit d’orage et de ressac.

Au final, je suis quand même un chouïa déçu ; "The Thrill is gone", comme dirait l’autre. Je suis ennuyé de le dire, mais j’ai préféré l’album précédent : plus rentre-dedans, moins intello. Ça n’est peut-être qu’une affaire de temps et d’écoutes, car j’ai lu beaucoup de chroniques dithyrambiques sur l’album, surtout à l’étranger. Peut-être devrais-je envisager un traitement ? Tiens pour commencer, aller les voir lors de leur passage à Paris qui est imminent. Et si ça va pas mieux après, on s’inquiètera vraiment.

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