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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
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The Wrong Side of Heaven
The Wrong Side of Heaven
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les deux font la paire !, 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Wrong Side of Heaven (CD)
Voilà donc le deuxième volume des américains de 5FDP (Five Finger Death Punch). Le premier volume est sorti en juillet, et celui-là seulement quatre mois plus tard. Explication ? Ils étaient en studio et avaient vingt-quatre morceaux de qualité, ils ont donc décidé de sortir un double. Mais bon, ça n'est pas un double album puisque c'est deux simple, nuance. On remarquera que dans le même style, les cocos de Stone Sour, nous ont fait le même plan avec leur Part 1 et Part 2 de The House Of Gold And Bones. Ca doit être une nouvelle tendance. Bon, toujours est-il que j'avais vraiment flashé sur le metal puissant du groupe de Los Angeles et donné un coup de cœur au premier épisode. J'avais particulièrement apprécié la voix de leur leader, Ivan Moody. Comme les morceaux du Volume 1 et du Volume 2 ont été enregistrés au même moment et dans les mêmes conditions, je n'ai pas trop besoin de m'étendre. Mêmes bonhommes, même son, même chant pas content d'Ivan, même gros mots, même prod, juste des compositions différentes. Un autre détail diffère aussi, c'est qu'il n'y a aucun "featuring" dans cet album contrairement au premier volet.

C'est la guerre dès les premières mesures de Here To Die : riffs de mitrailleuse lourde, chant très énervé, explosions de sub basses. Le refrain est en voix claire. Décidément, Ivan a une voix géniale autant dans le hurlé que dans le clair. Weight Beneath My Sin enchaine sur le même principe : couplet méchant et lourd, refrain plus enlevé et clair. Ca marche plutôt bien. On ne peut que sourire en entendant la chanson Wrecking Ball. Ici pas de blondasse à poil sur une boule de démolition ni de léchage de masse, mais un gros morceau avec de bonnes grosses voix et des bonnes insultes à tout va. Le monsieur nous crie qu'il est une "Mother Fu%#ing Wrecking Ball" et vu le ton, et la double pédale explosive qui appuie son message, on aurait tendance à le croire. C'est un des meilleurs morceaux de l'album à mon goût. Cette entrée en matière atomique se calme sérieusement avec une ballade plutôt réussie, Battle Born, qui me fait penser à du Linkin Park, quand Linkin Park me plaisait encore. C'est assez formaté pour la FM américaine, c'est bien fait dans la catégorie méchants tatoués qui chantent des chansons gentilles.

Après ça repart en trombes avec Cradle To The Grave, sur laquelle j'aime bien l'effet des voix qui se répondent (celle claire de Ivan et une hurlante d'un des musiciens) et le refrain accrocheur. Le riff de Matter of Time est presque thrash sur le couplet, plus nu metal sur le refrain. Ca le fait encore. The Agony Of Regret, ça le fait un peu moins : une minute quarante-trois de guitare acoustique, sympa mais pas essentiel.

Ensuite c'est le moment d'inviter les filles à danser car c'est l'heure de la ballade langoureuse, avec au programme piano et belle voix (c'est vrai qu'il a une vraie belle voix). Je rigole, mais c'est une ballade quand même, la deuxième, et on pense ici un peu aux ballades à la Metallica sur le Black album. Bon perso, je trouve qu'on s'ennuie un peu. Après c'est, je trouve, un peu moins inspiré (Let this Go et My Heart Lied, A Day in My Life).

Un mot sur le morceau étrange qui clôture cet album, puisque c'est la reprise de House of Rising Sun, la célèbre chanson folk interprétée par des générations de chanteurs, et même par Johnny Halliday et ses Portes Du Pénitencier. Ici la chanson est transposée dans la ville du pêché, Las Vegas, en lieu et place de l'éternelle Nouvelle Orléans, l'ambiance se fait western, mais bon, je ne suis pas fan de ce genre d'exercice.

Au final, je trouve ce Volume 2 en deçà du premier, avec quelques morceaux dispensables. Mais rassurez-vous, certains autres restent franchement excellents (les quatre premiers par exemple), et les deux volumes forment, comme prévu, une belle paire de brûlots. Donc si vous avez aimé le premier, je ne vois pas ce qui va vous empêcher de vous procurer le deuxième...

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Devil Man [Mini Digipack]
Devil Man [Mini Digipack]
Prix : EUR 13,91

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hippie forever!, 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Devil Man [Mini Digipack] (CD)
Amis hippies, préparez-vous à entrer dans la machine à voyager dans le temps. Vers la fin des années soixante plus exactement. Pas besoin de drogue mais un cacheton virtuel avec nos amis de Blues Pills. Authentiques looks de hippies, authentique son de hippie et une authentique chanteuse hippie : Elin Larsson. Rappelez-vous de son nom, car le chant de la Suédoise est exceptionnel, entre Janis Joplin et Amy Winehouse. Espérons qu'elle ait un avenir plus serein que ces grandes sœurs spirituelles. Le reste du groupe est constitué de Cory Berry (batterie), Dorian Sorriaux (guitare) et Zack Anderson (basse). Un petit arrêt sur image s'impose sur Dorian, jeune guitariste français (de Douarnenez) d'à peine dix-huit ans et déjà considéré par la critique comme un prodige du blues. Il officiait au sein de Cosmic Sheep avant de rejoindre Blues Pills, il est tombé dans la marmite du blues dès son plus jeune âge (fan de ZZ Top à trois ans) et son jeu éclate au grand jour aujourd'hui dans cet EP de Blues Pills. Je pense que nous en entendrons parler dans les années à venir. Cette petite vidéo vous donnera une petite idée. Côté section rythmique, on peut noter aussi que le duo Cory et Zack œuvrait auparavant dans le groupe blues rock Radio Moscow avant de rejoindre les pilules du blues.

On peut donc immédiatement classer le groupe dans la catégorie blues rock d'inspiration late 60s, et 70s. Tantôt très proche du Jimi Hendrix Experience ou de Janis Joplin, tantôt des vieux Led Zeppelin ou de Cream. Entre blues inspiré et rock psychédélique vintage, le groupe est en train de combler un vide que finalement pas mal d'entre nous vont être ravis de voir comblé. Le groupe se forme en 2011 et sort une démo puis un premier EP, Bliss en 2011. Ils signent avec Nuclear Blast et arrivent aujourd'hui avec ce nouvel EP, Devil Man de seulement quatre titres, c'est maigre (seize minutes trente), certes, mais quand la qualité est là, qu'importe.

Parce que dès les premières notes de Devil Man (le morceau était déjà sur Bliss), on ne peut qu'être séduit. L'intro a cappella de la belle Suédoise vous prend directement aux tripes. Frissons garantis du haut en bas de la colonne. Quand les autres la rejoigne, je tombe de ma chaise ! La vache, c'est de la bombe ce truc : batterie atomique à la Mitch Mitchell, basse tout aussi hystérique et une guitare, monstrueuse. Le morceau s'envole sous les hurlements de la belle, accompagnée de cette guitare vintage. A la fin de ce morceau, sous le choc, je préfère rester debout, ça m'évitera de retomber. Je fait bien car je reste bouche bée sur ce The River minimaliste, guitare acoustique et voix. Mais quelle voix ! Entre Amy Whinehouse et Janis Joplin, c'est juste énorme, comment ne pas succomber ? Le morceau reste calme, rejoint par la basse et la batterie pour un superbe solo de guitare à la slide. C'est pas fini car sur Time is Now, la basse se met à l'honneur, bien grasse et saturée, elle rythme ce morceau qui est encore une réussite qui fait penser à du Janis/Jimi version 2013. Le dernier morceau, Dig In est encore une magnifique pièce, une ballade bluesy, magnifiquement chantée, et dont la guitare est encore une fois magique. La dernière minute du morceau s'excite et on regrette le decrescendo car on en aurait bien pris pour encore quelques dizaines de minutes.

Scotché, je suis, scotché je reste. Et je m'empresse de chroniquer ce petit bijou que j'avais raté à sa sortie, pour le rajouter in-extremis à mes découvertes de 2013. A quand l'album, bon dieu ? Mr Nuclear Blast, s'il vous plait, faites quelque chose ?

Si comme moi, vos enfants vous traitent régulièrement de hippie, je vous donne à tous rendez-vous au Hellfest en 2014, dimanche matin sur la Main Stage 1, où Blues Pills se produira. Réveillez le hippie qui est en vous ! Cette petite vidéo live extraite d'un concert au Rockpalast en Allemagne (et dont le son est attendu sous forme d'un autre EP live en février 2014) devrait finir de vous convaincre.

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Frantic Four Reunion 2013 Live Hammersmith
Frantic Four Reunion 2013 Live Hammersmith
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quo! Quo! Quo! Quo!, 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frantic Four Reunion 2013 Live Hammersmith (CD)
Qu'on aime ou pas Status Quo, on est quand même forcé de reconnaître que leur carrière force le respect. Démarré sous d'autres noms dès 1962, le groupe anglais de boogie rock est crédité de 128 millions d'albums vendus dans le monde. Depuis quelques années, le duo de guitaristes, Francis Rossi et Rick Parfitt, avec Andy Bown (aux claviers depuis 1976) continuaient de faire tourner le Quo, en compagnie de John "Rhino" Edwards à la basse et Jeff Rich puis Matt Letley aux fûts. Pour les avoir vus successivement à Nice en 2008 et à la pinède de Juan les Pins en 2012, je dois reconnaître que les papis sont encore sacrément verts et que leur répertoire est bourré de pépites que l'on prend un plaisir fou à écouter en live, joué de mains de maîtres sur des Stratocaster de plus en plus patinées.

En 2013, ils créent le buzz en annonçant une série de quatre concerts avec la formation d'origine : Parfitt et Rossi retrouvent Alan Lancaster (basse et cofondateur) et John Coghlan (batterie). La tournée s'appelle le "Frantic Four Reunion" (ils ont tous plus de 63 ans quand même !!) et passe par Wolverhampton, Manchester, Glasgow et Londres. De cette mini tournée hystérique dont les billets se sont tous vendus en huit minutes, seront capturés une vidéo (DVD et blu-ray) de la date de Londres (au stade de Wembley), un double vinyle du concert de Glasgow et un double CD du concert de l'Hammersmith Apollo (de Londres encore), et c'est de ce double CD qu'il est question ici. Pour être complet il existe aussi un coffret avec la totale. Tous ces albums sont sous-titrés "Back2SQ.1", pour "Back To Square One", c'est à dire retour à la case départ.

Alors les papis qui n'ont pas joué ensemble depuis trente ans ça donne quoi ? Eh ben, ça donne plutôt bien. On se retrouve transporté en 1976, au moment où les morceaux du groupe les plus sympas sont Junior's Wailing, Is There a Better Way ou In My Chair. Pour moi, le clou du premier CD est Backwater. Il faut dire que cet album tournait en boucle dans mon adolescence et ce morceau est génial, quel break ! Sur le blues lent Most of The Time, la foule reprend en chœur le refrain, l'ambiance est bonne. Ils chantent souvent à deux, ça s'entend bien sur Railroad, sur lequel un bon petit harmonica vient planter un décor définitivement sudiste.

Certes, il y a quelques pains, et les duos de voix ne sont pas toujours au top, mais cela n'éclipse en rien la fougue de ces rockeurs sexagénaires indémodables.

Sur le second CD, c'est toujours aussi bon avec une série de classiques du groupe comme 4500 Times, repris en chœur par la foule, un Rain génialissime sur lequel il est quasi impossible de contrôler le battement de son pied. Il y a encore ce Big Fat Mama endiablé, Don't Waste My Time et Down Down, qui reste le plus réussi du CD 2 et la preuve qu'en rock, on n'est pas obligé de faire compliqué pour faire bien. On trouve aussi la reprise du célèbre Roadhouse Blues des Doors, particulièrement réussie, avec en appui un excellent harmonica. Et pour conclure, celle de Johnny B. Goode de Chuck Berry chantée par la foule.

Bon bref, si vous êtes fan du Quo, je ne vais pas vous faire un dessin c'est une réunion inespérée qu'il ne faut pas rater. Je regrette juste que certains morceaux mythiques manquent à l'appel, comme Whatever You Want ou Caroline mais bon, difficile de contenter tout le monde. Si vous êtes fans, vous devez déjà aussi savoir que le groupe se produira à Paris dans cette configuration. Pour tous les autres, il n'est jamais trop tard pour découvrir ces papis du boogie, et je vous donne rendez-vous au Hellfest en 2014, vous pourriez bien être surpris par le Quo sur la MainStage.

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 9, 2014 2:54 PM CET


Live in Europe
Live in Europe
DVD ~ Flying Colors
Prix : EUR 17,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Plein les mirettes !, 29 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Europe (DVD)
Etonnant quand même, que de sortir un double CD et DVD d'un concert enregistré à Tilburg aux Pays-Bas en septembre 2012 après seulement un album studio au compteur. Certes, l'album était excellent, mais il est quand même évident que le statut de "super groupe" a dû aider à la manœuvre. Car Flying Colors est bien un "super groupe" dans lequel on trouve l'infatigable Mike Portnoy à la batterie, le tout aussi infatigable Neal Morse aux claviers (les deux se croisant déjà dans le projet Transatlantic et sur les albums solo de Neal), son homonyme Steve Morse, orfèvre de la six cordes œuvrant dans Deep Purple depuis des années, son pote dans Dixie Dregs, Dave LaRue à la basse, et un petit "jeunot" au chant, Casey McPherson. Les deux CD contiennent les dix-sept morceaux du concert (110 minutes), le DVD contient ces mêmes dix-sept morceaux (son DTS ou DTS 5.1 Surround) avec un bonus caché, plus un documentaire de quarante-cinq minutes avec des images des répétitions, de la tournée et des interviews de chacun des membres. J'ai commencé par écouter les deux CD, et pour tout vous dire j'ai trouvé le tout un peu moins excitant que sur album. Un peu pâlichon dirons-nous. Le DVD m'a beaucoup plus séduit, un vrai déclic, car voir ces demi-dieux de la basse / guitare / batterie / clavier s'éclater sur scène a quelque chose de jouissif. Bien sûr j'ai encore pesté sur le fait que leur seule date française fut à Paris, encore jalousé mon vénérable collègue Blaster Of Muppets qui y avait assisté, et qui en plus avait interviewé Mike Portoy (saligaud ! je me vengerai !) mais au final j'étais quand même bien content de me consoler sur ce DVD.

Mais revenons au contenu de cette sortie. C'est très simple puisque les onze morceaux de l'album sont interprétés au cours du concert. Rien à dire, tout est magnifiquement joué. la voix de Casey est formidable, et les musicos impeccables. Dés que le riff de basse de Blue Ocean résonne, on comprend que le son va être "aux petits oignons". Les musiciens font leur entrée petit à petit sur l'intro, avec Casey arrivant en dernier. Il joue de la guitare (en gaucher) en plus de donner de la voix. Neal, Mike et parfois Steve assurent les chœurs. Ces onze morceaux de l'album, sont très bons, mais certains sont encore meilleurs quand on voit le boulot des musiciens à l'œuvre. Les soli de Steve Morse, par exemple sont superbes, sous l'œil des nombreuses caméras, on n'en perd pas une miette. Même remarque sur le jeu de Mike et Steve. Juste impressionnants de facilité. Dave LaRue est aussi un monstre, mais un monstre plus caché, souvent en retrait et un peu snobé par les caméras. Casey utilise souvent une guitare acoustique, sur Love Is What I'm Waiting For, par exemple, très typée Beatles. Je ne les citerai pas tous mais The Storm est une tuerie : harmonies vocales, solo de guitare, final en solo de Steve fabuleux. Forever In A Daze est aussi à citer, énorme : la basse slappée de Dave fait groover la salle. Kayla est aussi une vrai réussite mid tempo. On a droit a Neal Morse qui chambre un peu Mike Portnoy avant d'annoncer qu'il sait même chanter, puisque sur Fool In My Heart, c'est bien lui qui chante tout en jouant de sa batterie, il trouve même encore le temps de faire des grigris avec ses baguettes. Encore un temps fort. Allez, un petit dernier pour la route, justement c'est le morceau final, Infinite Fire, très typé Spock's Beard ou Yes, avec de nombreuses envolées et petits breaks géniaux.

Ca c'était pour les morceaux de l'album mais comme l'explique Mike après trois titres (Mike joue un peu le rôle d'animateur de l'équipe, avec Neal qui fait celui du pitre), ils n'ont pas assez de compos pour tenir deux heures et ils savent que le public de Tilburg est demandeur et n'est pas venu pour des figues. Et donc ils ont décidé de jouer quelques morceaux du répertoire "passé" de chacun des artistes, et qu'ils vont commencer avec Casey, le p'tit jeune (d'ailleurs il explique aussi que c'est son premier voyage en Europe !). Le morceau, Can't Find A Way, est extrait d'un album d'Endochine (non pas Indochine), groupe dans lequel œuvrait (œuvre toujours ?) Casey. C'est pas mal, bien chanté, un peu mou, mais tout à fait dans le style de Flying Colors, Steve Morse en profite pour caser un solo tueur, très inspiré. La caméra le suit de très près, on peut même voir tous les bricolages qu'il a effectué sur sa guitare. L'enchaînement de The Storm avec le très progressif et instrumental Odyssey (du groupe Dixie Dregs dans lequel jouent Steve et Dave) est somptueux, les soli sont multiples, quelle dextérité sur une même scène, mes aïeux ! Moins judicieux par contre, est ce choix de reprendre le morceau de Leonard Cohen rendu célèbre par Jeff Buckley, Hallelujah, car l'interprétation ne casse pas trois pattes à un canard, c'est à mon goût le seul point faible de ce concert. Casey la joue tout seul à la guitare. On s'ennuie sec.

Spur Of A Moment est un petit solo de basse, extrait du répertoire de Dave LaRue, c'est bien fait c'est sûr, le bougre connait le tapping, mais ce qui est plus intéressant à mon goût c'est qu'il l'enchaîne avec le fabuleux morceau de Dream Theater, Repentance. La salle est aux anges. C'est encore Mike qui chante, et il chante bien le bougre. L'ambiance du morceau est géniale, le solo de Steve est magnifique, John Petrucci a trouvé un maître. La contribution de Neal Morse, est le morceau de Spock's Beard (son ancien groupe), June. C'est aussi un des bons moments de ce concert, dans lequel Neal vient chanter sur le devant de la scène, rejoint par Mike à la contre voix. L'ambiance, avec juste deux guitare, est guilleret, contrairement au morceau précédent plus pesant.

Alors que l'écoute du CD ne m'avait pas fait plus d'effet que cela, je suis resté bouche bée devant le spectacle du DVD. Flying Colors, le super groupe de studio, est bel et bien un super groupe tout court. En j'en viens à supplier que le super groupe nous fasse une super suite, un super deuxième album. Au final je recommande vivement l'achat de ce concert en DVD ou blu-ray à ceux qui, comme moi, n'ont pas pu assister au passage de cet OVNI, mais aussi à ceux qui ont eu le bol d'y aller (ça fait un beau souvenir), et aussi à tous les autres un tant soit peu mélomanes et amateurs de musiciens hors normes, qui viennent de me lire jusqu'au bout (d'ailleurs merci).

PS: Si tous les chroniqueurs de ce live que j'ai lus sur internet avaient vraiment regardé le DVD, ils auraient vu le dernier rappel non mentionné sur la pochette, qui n'est autre qu'une reprise endiablée de Deep Purple, Space Truckin. Hé hé hé !

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Shout!
Shout!
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bonne tête de Mule, 29 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shout! (CD)
L'étrange nom de ce groupe est en fait l'abréviation de Gouvernement Mule, le nom donné à une loi adoptée par le président américain Lincoln, qui offrait un lopin de terre et une mule aux esclaves affranchis. La loi est enterrée avec Lincoln après son assassinat. Voilà pour la minute culturelle. Le groupe est créé par deux membres de The Allman Brothers Band qui voulaient, en 1994, se faire un petit projet parallèle en trio. Il s'agissait de Warren Haynes (guitare et chant) et Allen Woody (basse) qui quittait finalement The Allman Brothers Band trois ans plus tard. Ils sont accompagnés de Matt Abts à la batterie. Après deux albums, Allen Woody meure d'une overdose et le groupe manque de disparaitre. Finalement la décision est prise de continuer l'aventure. Ils enregistrent un double album (The Deep End Volume 1 et 2) en hommage à leur bassiste disparu, en invitant vingt-cinq bassistes de légendes, un par morceau. Aujourd'hui le trio est devenu un quatuor avec l'arrivée de Jorgen Carlsson à la basse et de Danny Louis aux claviers et il sort son neuvième album studio, Shout!

The Mule, pour les averties, évolue dans un style blues rock, fortement imprégné de rock sudiste avec quelques influences funk et même reggae. Le groupe est aussi célèbre pour ses concerts fleuves dans lesquels ils surprennent l'auditoire en jouant des albums d'autres artistes (Rolling Stones, Led Zeppelin, Pink Floyd, The Who).

Cet album est assez original, puisque c'est un double album, avec sur le second CD, bonus, les mêmes morceaux dans un autre ordre et chantés par un invité de prestige puisque on y retrouve en vrac : Myles Kennedy, Steve Winwood, Ben Harper, Elvis Costello, Glenn Hughes, Dave Mathews, Dr John, Jim James, Grace Potter, Toots Hibbert et Ty Taylor. Tout un programme.

Le premier CD est donc chanté par Warren Haynes et commence par un superbe morceau groovy, World Boss, un peu funky, avec une basse et un piano particulièrement inspiré. La voix est typique des groupes sudistes, on est sous le charme dès les premières mesures. Le solo de guitare de Warren est bien cool. Ca sent un peu le ZZ Top et ça me plait bien, il faut dire que Jorgen à la basse en impose. Tous les morceaux de l'album sont assez longs et celui là est un des plus courts avec ses cinq minutes vingt-cinq. No Reward qui suit est plus bluesy, très vintage, avec un superbe son d'orgue et encore une grosse basse. On tombe dans le hippiesque avec Whisper in Your Soul, dans le Pink Floydien avec les neuf minutes de Captured, dans le reggae avec Scared To Live, mais on tombe surtout en arrêt sur Stoop So Low, une sorte de blues funky avec un son de clavier à la Led Zep et un rendu très vintage, accentué par des chœurs féminins particulièrement réussis. Warren donne de la wah-wah... encore huit minutes de panard. On se ramollit un peu sur la ballade sudiste Forsaken Savior, ou celle plus jazzy When The World Gets Small d'inspiration Santana (quel solo !), mais Done Got Wise renvoie la purée, avec une ligne de basse d'un autre monde. La guitare est à contre temps, c'est fou ce qu'on pense à Led Zeppelin en écoutant ce truc. Le long morceau qui clôture l'album, Bring On the Music, est encore une ballade typée années 70. Elle s'excite vers le milieu pour un bon solo de guitare avant de revenir à son rythme de croisière et de permettre à Warren de continuer son solo plus calmement, mais toujours avec beaucoup d'émotion. A la basse, c'est encore une belle démonstration d'inspiration.

A la fin de ce premier CD, je suis déjà pas mal emballé par la Mule et me promets de jeter une oreille attentive au reste de leur répertoire. Mais le deuxième CD relève quelques belles surprise aussi. On reconnait bien World Boss et son groove, mais cette fois, Ben Harper est au micro, avec Warren en duo sur le refrain. Sympa, mais pas très différente de l'original. Le chant d'Elvis Costello est plus différent que celui de l'originale pour Funny Little Tragedy. C'est étonnant, on se dit même que cette chanson semble avoir été écrite par Elvis Costello. Le Stoop So Low, déjà génial sur le premier CD, devient monstrueux, chanté par le bluesman Dr John. La voix de Jim James (de My Morning Jacket) est très mélodieuse et elle se prête bien à la ballade Captured, ça le fait bien aussi. On retrouve la voix de Grace Potter (sans ses Nocturnals) sur Whispering in Your Soul. Comme elle rappelle Janis Joplin, c'est sûr que ça le fait aussi plutôt bien, dans le trip flower power. Même remarque pour le morceau reggae, cette fois chanté par Toots Hibberts (sans ses Maytals). Glenn Hughes reste un chanteur exceptionnel et sur No Reward, il s'en donne à cœur joie. Ty Taylor (Vintage Trouble) n'apporte pas grand chose sur Bring On the Music, même s'il y chante très bien. Même remarque, sur l'interprétation de Forsaken Savior par Dave Matthews. Je ne trouve pas que la voix de Myles Kennedy se marie bien avec Done Got Wise, pourtant j'aime beaucoup Myles et le morceau sur le premier CD. Enfin Steve Winwood ne transcende pas non plus When The World Gets Small, qui reste une ballade un peu gentillette.

Au final ce CD ne change pas grand chose à l'histoire, les bons morceaux restent des bons morceaux une fois chantés par d'autres artistes, tout comme les moins bons restent moins bons, quelque soit le chanteur. Attention le CD 2 reste un bonus et pour un bonus, c'est de très bon goût et fait de ce Shout! une excellente pièce pour votre cdthèque.

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Clockwork Angels Tour
Clockwork Angels Tour
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Encore un live... à posséder !, 25 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Clockwork Angels Tour (CD)
Chroniquer un n-ième album live de Rush pourrait paraître une tâche difficile, même pour un fan absolu du trio canadien que je suis. En effet, comment expliquer au commun des mortels que celui-ci est mieux que le précédent, ou encore celui d'avant, il y en a tellement. Le groupe, depuis quelques années, sort systématiquement un album live de la tournée du dernier album. Vous imaginez ? Je pourrais vous dire que celui-là, je l'aime bien parce que j'avais pu aller voir la date d'Amsterdam lors d'un voyage d'affaire (hé, hé) et que c'est toujours bien cool d'avoir un CD ou un DVD d'une tournée qu'on a vu, ça fait comme un trophée de guerre. Mais j'avais déjà raconté ça pour le Snakes and Arrows - Live.

Ah je sais, je vais vous dire que c'est un triple album. Mais ça aussi ils l'avaient déjà fait. Ici, on retrouve sur le premier CD ce que le groupe appelait le "Set 1" lors de la tournée, c'est à dire la première partie du show, avant le break de quinze minutes que le groupe s'octroie. Sur ce Set 1 lors de cette tournée, on retrouve quelques morceaux de Rush des années 80, avec pas mal de claviers. Comment résister à l'intro de Subdivisions par exemple ? Hein, je vous le demande ? Moi, perso, ça me file presque les larmes aux yeux. On retrouve aussi quelques morceaux moins courants comme The Big Money, Force Ten (quelle intro encore !), Body Electric, tous de la même époque. Le premier CD se termine par un morceau plus récent, Far Cry, précédé par un instrumental dont Rush a le secret (ça veut dire génial), enchaîné avec un premier solo de batterie (il y en a deux autres, un sur chaque CD), assez court pour ne pas devenir rébarbatif, mais qui permet de se rendre compte du talent sans limite de Neil Peart. Difficile de croire en écoutant ce CD 1 que nous avons affaire à un trio. Alex Lifeson, assure rythmiques et solos sans faillir (celui de The Big Money est par exemple magnifique, mais je pourrais aussi citer celui de Bravado, et d'autres encore). Et Geddy Lee, que dire ? C'est juste mon idole et il alterne chant, basse et claviers (pieds ou mains) sans avoir l'air d'avoir la moindre difficulté. Sur la vidéo, on le voit même se marrer. Pourtant ses lignes de basse sont des monstres (mais c'est quoi cette ligne de dingue sur The Analog Kid mec ? Et comment tu fais pour chanter dessus, et pour passer aux claviers comme ça ? Arg !), et ses paroles super chiadées. Je continue d'être sidéré à chaque écoute de Rush en live, et ce trente-trois ans après avoir découvert le groupe.

Toujours pas ? Et si je vous dis que sur cet album Rush n'est plus un trio ? Ha ? Là, je fais mouche ? Eh oui, en effet, pour la première fois (si on exclut les tout débuts où Rush a été, par moment, un quatuor), le groupe apparait sur scène en configuration plus étoffée. Ils sont partis en tournée avec un ensemble à cordes tout simplement appelé le Clockworks Angels String Ensemble et composé de violons violons et deux violoncelles. Le second CD correspond au "set 2" de la tournée, et est entièrement réalisé avec la participation de l'orchestre. L'effet est plutôt réussi, j'avais déjà pu en juger à Amsterdam, sur certains morceaux plus que d'autres. Le groupe de musiciens est placé en hauteur, derrière la batterie de Neil, et de ce que j'en ai vu, il régnait une sacrée bonne ambiance entre le trio et les musiciens. Dans les morceaux où clairement l'orchestre apporte un plus, je placerais Clockwork Angels lui même, The Wreckers, Headlong Flight, et l'émouvant The Garden (carrément génial, la vidéo est dans la tracklist), par contre pour moi, ça n'apporte rien à Caravan. En tout cas, c'est le CD 2 qui met à l'honneur le dernier album Clockwork Angels puisque dix morceaux y sont présents, c'est à dire quasiment tout l'album. A noter qu'Alex fait un petit solo de guitare acoustique assez agréable en intro de Halo Effect.

Et le troisième CD alors ? Tiens, vous commencez à craquer ? Ben, il faut se rappeler qu'un concert de Rush dure plus de deux heures trente, donc on a sur le CD 3 la fin du "Set 2", qui est une tuerie que vous avez peut-être déjà découverte dans mon live report. A savoir Dreamline (super avec les violons), le fabuleux Red Sector A (frissons garantis, et les violons le transcendent), YYZ avec l'orchestre s'il vous plait, énorme, et Spirit Of Radio. Mais ce n'est pas fini, petit rappel avec juste l'inévitable Tom Sawyer, et carrément la face un de 2112 (pour ceux qui connaissent les vinyles). Une tuerie je vous ai dit !

Bon, comme il fallait pas gâcher, sur le reste du troisième CD, on trouve des morceaux joués au soundcheck (Limelight) ou à certains concerts mais pas d'autres, comme par exemple Middletown Dreams, The Pass et l'excellent Manhantan Project (avec orchestre aussi).

J'ajouterais, pour finir, que l'album a été enregistré lors du passage de Rush à Phoenix, Dallas et San Antonio et le public américain se montre à la hauteur de leurs idoles. Il faut dire que Rush aux US est un groupe mythique. Le mot est même faible. Chez nous, il reste quasi inconnu au bataillon, et pour le coup ils nous le rendent bien et ne sont pas passés par la France depuis 1992, c'était la seule fois d'ailleurs. Ce qui me mène à la conclusion, qu'à votre place, je prendrais la version vidéo de ce concert (blu-ray même, si équipé), car si écouter un live de Rush est une expérience, regarder un concert de Rush en HD sur grand écran et avec gros son est un pur bonheur.

Alors, convaincus de l'utilité de la chose ?

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Unplugged and Strung Up
Unplugged and Strung Up
Prix : EUR 17,55

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le Saxon et son Orchestre présentent..., 12 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unplugged and Strung Up (CD)
Fan de Saxon depuis les années 80, j’ai abusé de mon pouvoir de Président Dictateur Général du webzine pour m’octroyer la chronique de cette nouvelle sortie prometteuse portant le nom de Unplugged and Strung Up. Prometteuse car je suis aussi super fan des "unplugged" qui, bien souvent, révèlent des faces cachées formidables de certains groupes (Nirvana, Korn, Pain Of Salvation, …). Bref je me suis jeté dessus comme un mort de faim. En fait, j’aurais mieux fait de réviser mes verbes irréguliers anglais, car "Stung" est bien le participe passé de "sting" et donc, il ne s’agissait pas juste d’un "unplugged" mais surtout d’un album de morceaux réenregistrés en version largement orchestrée, avec, donc, pas mal de violons, violoncelles et autres instruments à cordes (string). Au final, il n’y a que quatre morceaux acoustiques, dont un live, pour quatorze titres. Cette première contrariété digérée, je dois avouer que j’ai pris pas mal de plaisir à écouter ces morceaux revisités. Le son y est moderne, super bien arrangé et les cordes apportent un vrai plus, même si souvent, les morceaux choisis sont des ballades ou des morceaux plutôt lents. Ce qu’il en ressort aussi, en parlant de cordes, c’est que Biff est un fabuleux chanteur et que les versions de Red Star Falling et Frozen Rainbow mettent en valeur ses talents de belle manière. Ce sont d’ailleurs, pour moi, les meilleurs moments de l’album. Les autres bons moments sont le remix de Stallions Of The Highway qui ouvre l’album, particulièrement pêchu et à la prod particulièrement soignée, tout comme Battle Cry et Militia Guard. Décidément, les chants guerriers sont une spécialité saxonne.

Le moins bon moment pour moi est ce Crusader dont le break orchestral est bien trop accentué, trop celtique, et, hérésie, utilise des cloches (et je hais les cloches !).

On a aucune explication (réenregistrés ? remixés ?) sur Battle Cry et Militia Guard, qui sonnent pourtant très modernes et forcément remaniés car ce sont de vieux morceaux (de Rock The Nations en 1986 et de Saxon, le premier album en 1979, respectivement). Les morceaux acoustiques que j’attendais tant ne sont pas forcément ceux qui m’ont le plus emballés. Le Frozen Rainbow est excellent car, je l’ai déjà mentionné, Biff y fait une prestation qui en bouche un coin. Iron Wheels n’est pas vraiment acoustique mais plutôt un morceau live où les deux guitares sont acoustiques, tout le reste étant bel et bien "plugged". C’est un bon morceau, sur lequel Biff fait chanter le public. On a aussi Requiem extrait de Solid Ball of Rock (1991), qui en acoustique fait penser à du U2 ou du Bon Jovi. C’est très bien chanté une fois de plus, Biff déverse des tonnes d’émotion dans son chant. Le morceau qui termine l’album est un extrait de Killing Ground (2001), Coming Home, qui était déjà sorti en version acoustique sur Into The Labyrinth (2009). On y retrouve l’ambiance roots, clameur du bayou, et moustiques de la voix de Biff combinée aux guitares slidées.

Le CD sort aussi en version digipak, qui me parait une bien meilleure affaire. Car sur le deuxième CD, vous retrouverez le contenu intégral du premier CD de la compilation Heavy Metal Thunder sortie en 2002 regroupant les plus grand tubes du groupe dans une version modernisée.

Au final et malgré une courte déception initiale liée, vous l’aurez compris, à mes compétences grammaticales, cet album m’a bien plu et il comblera en premier lieu tous les fans de Saxon. Ce qui est vraiment sympa, c’est que les remix et réorchestrations sont faites sur des morceaux relativement moins connus que les éternels classiques du groupe que tout le monde connait. Un bon moyen de découvrir des faces cachées de Saxon et de rendre justice à certains de ces morceaux qui étaient passés au second plan malgré des qualités certaines. Dans sa version digipak, cet album pourrait tout aussi bien convaincre quelques non-initiés, curieux de découvrir (il n’est jamais trop tard pour bien faire !) le groupe car le deuxième CD représente une superbe compilation des incontournables de Saxon. Vous voulez pas 100 balles et un café aussi ?

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Still Climbing
Still Climbing
Prix : EUR 18,00

4.0 étoiles sur 5 Leslie grimpe toujours..., 12 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Still Climbing (CD)
Leslie West, vous connaissez certainement, puisque je vous avais déjà détaillé son dernier album solo Unusual Suspects. Je ne vais pas revenir sur la vie mouvementée de cette légende vivante (chut, il n'aime pas qu'on dise ça), mais me contenter de vous parler de son nouvel album solo, Still Climbing. Si notre ami "grimpe toujours" ce n'est certainement pas dans le Top 50 des plus belles pochettes de CD, car celle-ci bat des records de nullité. Mais soyons fort et ne jugeons pas un album sur son aspect extérieur. Car, en effet, le contenu est plutôt sympathique. Leslie, reprend la bonne vieille recette de Unusual Suspects, et invite des musiciens à venir faire un bœuf avec lui. Si dans l'album précédent on avait pu entendre à ses côtés, Steve Lukather, Zakk Wylde, Billy Gibbons, Joe Bonamassa et Slash, sur ce Still Climbing les invités de marque sont: Mark Tremonti (Creed / Alter Bridge) , Johnny Winter, Dee Snider (Twisted Sister), Jonny Lang et Dylan Rose. Encore du beau monde ! Pour changer, c'est le célèbre Mike Fraser, qui est au manettes garantissant un gros son.

L'album est encore à classer dans la rubrique blues-rock, même si tout n'est pas bluesy, loin de là. Par exemple le premier morceau, Dyin’ Since The Day I Was Born, est plutôt d'influence Mountain (le groupe mythique fondé par Leslie en 1969), c'est-à-dire hard rock gras, à voix éraillée et aux gros riffs de guitares. La voix de Leslie est puissante, il dit que depuis qu'il a arrêté de fumer, sa voix s'est améliorée (ça alors ?), et sa guitare qui lui répond (à la ZZ TOP), tout aussi puissante. Si le sexagénaire (68 ans) a dû être amputé d'une jambe, à cause de son diabète, le solo qu'il balance sur le morceau nous rassure sur l'état de ses dix doigts. Fichtre ! L'ambiance est plutôt southern rock sur Long Red, où la voix et la rythmique rappellent Lynyrd Skynyrd, le refrain est bien foutu. En parlant de bon refrain, le riff de Don’t ever let me go, est aussi bien trouvé ; c'est un morceau très rock, dans lequel le jeune guitariste Dylan Rose vient lui prêter main forte (est-ce bien utile ?).

Mais le blues est aussi bien présent dans cet album, et la présence de Johnny Winter en est une preuve irréfutable. Sur le morceau Busted, Disgusted or Dead, Leslie et Johnny se tapent un petit duel de guitare blues, à la slide, très sympa. On est aussi content de savoir que Johnny Winter va mieux, car la dernière fois que je l'avais vu en concert, il était moribond. Apparemment il prépare même un nouvel album. Sur Fade Into You, Leslie revisite la ballade bluesy et c'est plutôt réussi: on pense à du Garry Moore, toujours bien inspiré, dommage que la fin du morceau et le solo, soit coupée decrescendo. Le morceau mid tempo Not Over You At All, est aussi à mettre dans le lot des blues, un saxo vient y donner du solo, Leslie et sa gratte s'occupe du reste. Hatfield or McCoy est un blues minimaliste, pour moi, un des meilleurs de l'album sorte de blues, country qui fleur bon le bayou, ses crocodiles et ses moustiques. La slide est de sortie, et la voix de Leslie est géniale, il forme un véritable duo avec sa guitare slide, c'est énorme.

Comme dans l'album précédent, Leslie West propose de revisiter quelques grands classiques, d'une façon tout à fait originale. Par exemple pour une reprise de Feeling Good (rendue célèbre par Traffic ou Nina Simone, pour les vieux, et par Muse pour les plus jeunes, mais écrite en 1965 par Anthony Newley et Leslie Bricusse pour une comédie musicale), il est accompagné au chant par Dee Snider -oui, oui, le chevelu chanteur de Twisted Sister. Et je dois reconnaître que sur le morceau il se gave. La guitare de Leslie claque, un peu comme celle de Joe Bonamassa, et vient compléter cette reprise tout à fait réussie. L'autre reprise de l'album, c'est le tout aussi classique When A Man Loves a Woman, chantée par Percy Sledge en 1966 (mais écrite par Calvin Lewis and Andrew Wright). Ca ne nous rajeunit pas tout ça ! Sur cette reprise c'est la jeune star montante du blues, Jonny Lang qui vient faire baisser la moyenne d'âge. Il a une voix exceptionnelle, certes, mais bon le morceau reste la grosse ballade en accord d'orgue hammond, sur lequel papa a invité maman à la boum du lycée. Les deux hommes se relayent aux solos de guitares, se répondent, c'est quand même sympa.

Le morceau qui clôt l'album, Rev Jones Time (Somewhere Over The Rainbow), est une petite douceur acoustique et instrumentale, inclassable.

Les problèmes de santé de Leslie de ces dernières années lui ont donné une frénésie créatrice qu'il veut nous faire partager. Et en écoutant le résultat, nous ne pouvons répondre qu'une chose: partageons !

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Walking Papers
Walking Papers
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 14,42

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La perle rare !, 12 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walking Papers (CD)
Je suis sous le charme alors il faut que je vous en parle. Je viens de découvrir complètement par hasard le premier album éponyme de Walking Papers. L'accroche promotionnelle s'est orientée sur le fait que Duff McKagan (ex Guns 'n' Roses) y joue de la basse. Je pensais que c'était son nouveau projet mais en fait non, il n'y joue QUE la basse et l'intérêt de l'album est ailleurs même si la basse est excellente. Le projet est en fait celui du batteur Barret Martin (ex-Screaming Trees et Mad Season dont je n'ai jamais entendu parler) et du guitariste chanteur Jeff Angell (ex-Post Stardom Depression et The Missionary Position dont je n'ai jamais entendu parler non plus). Pour couronner tout ça, certains soli de guitares sont posés par Mike McCready qui officie dans Pearl Jam. Comme Pearl Jam, le combo est originaire de Seattle, et propose ce premier album difficile à étiqueter, car très varié, mais que je taxerais de petit bijou. Ce coup de maître alterne des morceaux rock minimalistes à la Lou Reed (RIP), avec des morceaux plus pêchus faisant parfois penser à Bruce Springsteen ou à The Doors. L'album fait voyager dans l'ouest américain, il raconte des histoires, des tranches de vies, souvent tristes, tragiques, pauvres (Walking Paper est le terme utilisé aux US pour une lettre de licenciement) avec une certaine poésie.

A bien des égards, cet album me rappelle celui de David & David, un duo de Los Angeles qui en 1986 sortait un album mythique et unique : Welcome To The Boomtown. Bon comme je dois être le seul, ou presque, à connaître cet album superbe, ça ne va pas vous aider beaucoup. Mais comme pour cet album à l'époque, je suis séduit dès les premières mesures de Already Dead qui ouvre le CD. Super minimaliste, grosse caisse et balais pour la caisse claire, ambiance sombre, le chant assez bas de Jeff est superbe. La ligne de basse super propre, surligne une production sans faille, on est immédiatement envouté par ce pure morceau de rock. Dans ce style rock minimaliste super inspiré, on trouve aussi Leave Me In The Dark où la batterie de Barret est parfaite, tout comme le chant très différent de Jeff. C'est Benjamin Anderson qui est crédité pour les excellents claviers du morceau (type orgue Hammond). The Butcher est aussi un morceau rock minimaliste, cette fois l'accompagnement principal est au piano, mais encore une fois les qualités de composition et de chant de Jeff sont indéniables. Les paroles sont aussi bien travaillées : "just when things can't get no worse... that's when they do, baby". Le dernier morceau de ce type, est le génialissime I'll Stick Around probablement le plus réussi de l'album. La guitare un peu blues est excellente, le chant de Jeff est superbe. Seul le petit délire de clavier strident qui double le solo de guitare (qui n'en avait pas besoin) de Mike McCready me semble dispensable. En parlant de dispensable, j'aime moins l'espèce de passo, A Place Like This. C'est accompagné d'un xylophone, et je n'aime pas trop. C'est quand même bien chanté et une trompette étonnante vient faire un solo sympa.

Pour rassurer les plus velus d'entre-vous, il y aussi du plus costaud sur l'album. Par exemple Whole World's Watching est une petite tuerie, la batterie est millimétrique, le chant super, les riffs de basse et guitares puissants. Le morceau accroche et on a l'impression à la deuxième écoute de le connaitre par cœur. Le solo de Mike McCready est des plus furieux. Le top. Dans la même veine, vous avez Your Secret's Safe With Me où le couple basse / batterie fait encore travail d'orfèvrerie, le refrain est super accrocheur. Red Envelopes est aussi remarquable à plusieurs égards. D'abord c'est un boogie à la Status Quo, entraînant, ensuite il y a des cuivres, qui font que ça ressemble aussi un peu à un blues à la Blues Brothers, enfin Jeff y pose un beau solo de guitare. J'aime aussi le riff guitare / basse tueur de Two Tickets And A Room, sur lequel Jeff balance de bons petits soli. Capital T est un morceau qui rappelle un peu Lenny Kravitz pour le son de guitare et le groove. C'est une vraie réussite aussi, et le chant de Jeff y est encore un peu différent, plus trainant, le refrain est encore très bon. L'album s'achève sur Independence Day, encore différent, sombre et rock, qui fait clairement penser aux Doors et au chant de Jim Morrison.

Les bonus de la version digipak sont très sympas. On y trouve en effet quatre morceaux live, enregistrés dans des petites salles où on n'entend guère le public. Un orchestre (le Synergia Northwest Orchestra) les accompagne et ajoute une dimension intéressante. Ce sont quatre des meilleurs morceaux de l'album, et en prime c'est Mike McCready qui se charge des soli de guitare. De vrais bonus.

Un travail de composition exceptionnel, une voix magnifique, ce CD est une pure merveille. Il s'écoute comme une série d'histoires, entre Lou Reed, les Doors, et Springsteen, à travers l'Ouest américain et les tranches de vies de pauvres bougres. L'ambiance est souvent plombée, les paroles crues (pour ceux qui y accordent un peu d'intérêt).

Comme vous m'avez lu jusqu'au bout, je vous ai trouvé trente minutes de live/interview enregistrées dans une station radio de Seattle, c'est d'excellente qualité video et son, et donne une très bonne idée du style du groupe. Du rock, les gars, du vrai, du pur.

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Philips Citiscape SHB8000BK/00 Foldie Casque Audio pliable Bluetooth avec Fonction prise d'appel pour Téléphone portable
Philips Citiscape SHB8000BK/00 Foldie Casque Audio pliable Bluetooth avec Fonction prise d'appel pour Téléphone portable
Proposé par PineApple Uk
Prix : EUR 54,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bon, pas trop longtemps, 7 décembre 2013
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Ce casque sait à peut prêt tout faire. On peut l'utiliser en mode filaire, c'est a dire avec un câble audio, fourni, connecté à n'importe quel appareil audio muni d'un jack 3,5' (iPod, téléphone, ordinateur, ...). Dans ce mode là aucune des fonctions de contrôle ne fonctionne, même pas le volume. Par contre en mode Bluetooth, les choses s'améliorent fortement. En premier lieu il faut appairer le casque avec son homologue Bluetooth (téléphone, ordinateur portable, ...) en restant longtemps appuyé sur la grosse touche (jusqu'à ce que la led clignote bleu/blanc alternativement. Une fois la connexion établie, c'est cool, on écoute sa musique tranquille, sans fils, avec une portée jusqu'à 10 bons mètres. On peut régler le volume, et passer d'une piste à l'autre avec une molette situé sur l'écouteur droit. Pour la musique mais pas que. Si vous êtes connecté à votre téléphone, alors vous pouvez aussi répondre à une communication, discuter puis raccrocher, juste depuis votre casque. Le micro est aussi situé sur un des écouteurs, mais d'après mes correspondants, le son était bon.

Par contre, dés que vous branchez le câble audio, la connexion Bluetooth est coupée.

Musicalement le son est bon, avec pas mal de basse s'il est bien centré sur les oreilles et un très bon rendu aussi dans les aigus. Le casque se replie pour prendre (un peu) moins de place et semble résistant. Le casque se recharge grâce à une prise micro USB des plus classiques (5 heures pour une recharge complète d'après la mini documentation)

Au final, mon seul souci est qu'après un long moment d'utilisation, je suis obligé de retirer car il me serre un peu trop la tête. Je l'ai pourtant réglé à l'ouverture maximale, mais malgré tout ça reste inconfortable dans la durée (plusieurs heures).


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