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Contenu rédigé par Didier Lalli
Classement des meilleurs critiques: 452
Votes utiles : 890

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Commentaires écrits par
Didier Lalli
(MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Live at Rockpalast
Live at Rockpalast

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Hippie ça continue..., 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Rockpalast (CD)
Après le coup de cœur attribué à Devil Man, l'EP de Blues Pills sortit en octobre 2013, croyez bien que je me suis jeté comme un mort de faim sur cette nouvelle sortie du groupe franco-suédo-américain (effet de la mondialisation sur la musique). J'étais prévenu, mais je suis encore un peu déçu car c'est une nouvelle fois un bonheur de courte durée, puisque c'est un nouvel EP, live, contenant seulement quatre morceaux. C'est pour faire patienter en attendant l'album, nous explique-t-on du côté de Nuclear Blast. Bref, ces quatre morceaux (dont aucun n'était sur le précédent EP) ont été enregistrés lors du célèbre show TV allemand Rockpalast en octobre 2013. Le son est de qualité, et permet de se rendre bien compte de l'ambiance seventies d'un set de Blues Pills et de se dire qu'on a hâte d'être au Hellfest 2014 pour tester ça en terre de Muscadet.

L'EP commence par un court morceau instrumental de deux minutes, In The Beginning, pas mal, avec une bonne gratte du jeune guitariste français Dorian Sorriaux toujours tellement à l'aise dans ses tongues et inspiré dans ce style Hendrix/Led Zeppelin de la grande époque qu'il n'a pourtant pas pu connaitre, le bougre. Sa section rythmique constituée de Zack Anderson (basse) et Cory Berry (batterie), semble tout droit sortie du Jimi Hendrix Experience. L'enchainement avec Black Smoke est parfait. C'est là qu'apparait la belle voix d'Elin Larsson, tout aussi géniale, entre Janis Joplin, Robert Plant ou encore Grace Slick. Le morceau est calme sur une première moitié, Dorian susurre des plans de guitare pendant que la belle étale son talent. Le morceau s'accélère, rappelant pas mal le vieux Rainbow, les trois musiciens sont super bien en place. Dorian fait parler la poudre sur un bon solo, le nombre de bons plans qu'il balance sur un seul morceau est impressionnant.
Sur le morceau suivant, Little Sun (lui, par contre, était sur leur premier EP, Bliss), on retrouve la formule qui m'avait fait craquée sur Devil Man : petite musique calme et la voix d'Elin qui fait des miracles. Après un grand moment de douceur, le morceau finit par s'exciter, comme d'hab, et s'enchaine encore à merveille sur le dernier (déjà ?) titre de cet EP, Mind Exit, qui démarre en trombe avec un groove basse / batterie de qualité. Dorian vient y placer des plans qui rappelle un peu maitre Ritchie Blackmore. Tout ça est plus classique mais assez génial pour qu'on ait envie que ça dure vingt minutes. Le son de guitare à la wah-wah est atomique, la basse de Zack, assure le remplissage, avec des lignes qui rappellent le jeu de John Paul Jones. Hélas, ce petit instrumental de clôture ne dure que trois minutes cinquante-quatre, dommage.

Au final, c'est encore bien bon, même si on aimerait en avoir trois fois plus. Le pari était quand même osé : un autre EP, et deux morceaux sur quatre qui sont des instrumentaux quand on connait le niveau du chant de la belle Elin. Mais le pari est encore réussi et continuera d'entretenir votre petit côté hippie, en attendant un vrai album.

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportedumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 29, 2014 11:51 AM CET


Belkin F5L153edC00 Clavier sans fil ultra fin iPad Mini
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4.0 étoiles sur 5 Détourné de sa fonction première, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Belkin F5L153edC00 Clavier sans fil ultra fin iPad Mini (Personal Computers)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Je dois avouer de suite que je teste ce clavier dans une configuration pas du tout prévue. En effet, je possède une ancienne tablette sous Androïd (pour laquelle on ne trouve plus aucun accessoires) et cherchait à replacer le précédent clavier Bluetooth qui marchait très mal. La renommée de Belkin n'est plus a faire: clavier en alu, solide, toucher impeccable permettant un frappe précise. L'appareil à été reconnu immédiatement par ma tablette. Dommage que je ne puisse pas utiliser le système de fixation spécifique à l'iPad Mini car il a l'air très efficace. je suis surpris de l'ergonomie de ce clavier qui pourtant est très étroit. Génial pour les prises de notes en cours, ou en réunions interminables.


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Prix : EUR 103,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Difficile de donner un avis dans ce cas..., 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceinture cardio Wahoo Fitness (Accessoires pour téléphone sans fil)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
C'est ballot, mais quand l'appareil est apparu sur la lettre mensuelle des testeurs, il n'était pas du tout clair que cet appareil ne fonctionnait pas avec un iPhone 5. Il fallait savoir qu'un adaptateur ANT+, était le connecteur 30 broches des iPhone, iPod, iPad plus anciens. Partant de ce constat d'échec et pour pouvoir quand même tester l'object, j'ai commandé un convertisseur ANT+ vers le nouveau connecteur iPhone (il s'appelle comment celui là tiens ?). Hélas, après avoir ajouté le connecteur l'appareil ne fonctionne toujours pas, il ne capte pas le cardio. Une connexion Bluetooth aurait été tellement plus simple... En plus les gens qui courent utilisent souvent un brassard étanche pour y mettre leur iPhone, et l'ajout du connecteur ajoute un bon centimètre et empêche de fermer correctement la poche étanche. Pas glop. Echec total !


Aria
Aria
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un SOAD bis, c'est possible ?, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aria (CD)
On dirait que les fées du music business se sont penchées sur le berceau du groupe Viza (nommé Visa jusqu’en 2010). En effet sur ce nouvel album du groupe de Los Angeles, du beau monde s’est intéressé au projet. Sam Martin aux manettes, Warren Huart et Phil Allen au mixage, et Adam Ayan au mastering. On ne s’étonne donc pas d’une production hyper soignée, le contraire eut été surprenant. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout ce groupe formé en 2000, sachez que si les neuf (!) membres d’origine se rencontrent à Los Angeles, leurs origines sont européennes (de l’est) et orientales, et que cette mixité a forgé le son de Viza, dans lequel on entend d’indéniables influences orientales et arméniennes croisées avec des riffs rock et metal puissants. Des neuf musiciens de départ, il en reste six sur ce troisième album, qui fait suite à Carnivalia (2011) et Made in Chernobyl (2010) et deux EP avant cela. Autour du leader chanteur K'noup, on trouve Orbel Babayan et Shant Bismejian aux guitares, Andrew Kzirian à l'oud (instrument à cordes oriental), Alex Khatcherian à la basse et Chris Daniel au djembé. A noter que Hiram Rosario, batteur sur les albums précédents ne figure plus dans les membres du groupe. Les origines arméniennes nous mènent forcément à System Of A Down, et c’est tout à fait à propos car la première chose à laquelle j’ai pensé en découvrant cet Aria, c’est bien à System Of A Down. K’noup chante d’une façon assez similaire à Serj Tankian, et les compositions, teintées d’influences orientales, rappellent souvent aussi ce groupe. Je découvre ensuite que, justement, ils ont ouvert sur les tournée de Serj Tankian ; tiens, tiens, et que ce bon Serj encense le groupe dans le press kit de l’album. La communauté arménienne se serre les coudes. Ceci étant dit, l’album n’est pas pour autant à ranger au rayon des musiques traditionnelles, et c’est bien un album de metal, auquel nous avons affaire et que cet album est même beaucoup plus metal que ses prédécesseurs. Pour donner un nom au genre, je dirais que nous avons affaire à du World Metal, tout comme l’était System Of A Down et comme Myrath l’est sur certains morceaux.

Dans les premières mesures de Never Feel, qui ouvre les hostilités, des sonorités électro me font penser à The Prodigy, mais ça ne dure que le temps d’une intro ; car le reste penche définitivement plus sur le style de SoaD, et de Serj Tankian dans ses excellents albums solos. On y retrouve en effet les mêmes sonorités de guitares à l’unisson, et une voix puissante, assez proche de celle de Serj. La composition est excellente, le couplet plutôt calme, le refrain plus riffé. C’est très bien fait et ouvre l’album de belle manière. Quicksand est un tube en puissance, et encore un morceau qu’on n’aurait pas été surpris de trouver sur un album de Serj Tankian. Bien conçu, le morceau est rythmé par une bonne basse. K’noup s’énerve avec un chant hurlé qui contraste avec le reste du morceau plus posé. Comme dans Never Feel, on a droit à un court mais très harmonieux solo de guitare. Si les deux premiers morceaux sont plutôt dans le style Serj Tankian, le suivant Midnight Hour (Dingle Rock), qui semble avoir été choisi comme (premier) single, est plus énervé et plus dans le vrai style de System Of A Down. Les influences orientales ressortent plus, et un petit break calme dans lequel l'oud se fait entendre, vient rompre le rythme effréné du morceau. Les chœurs du groupe ajoutent encore au petit côté oriental. Tiens ben justement sur Vanished, le côté oriental est encore accentué avec l'oud, plus le djembé, plus des violons et des chœurs arabisants. Mais comme les riffs de guitare sont complètement rock, on a vraiment l’échantillon parfait du World Metal que j’évoquais plus tôt. Viktor’s Vanguard revient dans un style plus metal, avec un refrain assez folk metal, c’est assez jouissif. Un sans-faute dans cette première moitié de l’album, pour les amateur de System Of A Down.

J’accroche un peu moins sur la ballade The Girl That Doesn’t Exist, un peu conventionnelle à mon goût.

Si je mentionnais le folk metal, sur Viktor’s Vanguard, c’est encore plus flagrant sur Forward March : excellent, pêchu et bref, ce morceau est une petite tuerie qui, en live, devrait donner lieu à de beaux mouvements de foule. C’est aussi un style un peu diffèrent dans lequel visiblement le groupe est super à l’aise. Même remarque avec Take Over the World, et ses influences d’Europe de l’Est. Les amateurs de metal festif, piochant ses origines dans les musiques traditionnelle auront la banane. Brunette qui termine l’album, accentue encore la tendance folklorique de l’Est du combo, un poil trop peut-être, pour le coup.

C’est La Vie, prononcé parfaitement par K’noup, est assez metal oriental, par ses chœurs et son bon refrain musclé. On retrouve des structures musicales chères à nos amis tunisiens de Myrath. Et si un morceau illustre bien l’originalité de Viza, c’est bien Alley In Tijuana : un refrain hystérique, utilisé en intro, super speedé, vraiment metal, et des couplet plus calme, hispanisants, presque mariachi. Etonnant contraste, effet garanti !

Pour conclure, je suis assez impressionné par cet album et par ce groupe. J’ai un peu écouté les deux albums précédents, et celui-ci me semble franchement bien plus abordable pour nos oreilles de metalleux parfois intolérantes. Certains leur reprocheront probablement leurs influences appuyées de System Of A Down, mais que dire ? C’est bien fait, pas juste un plagiat, et au final on a relativement peu de groupes dans ce style assez original et très ouvert. En plus certains aspects ne sont pas si SoaD que ça et montre des facettes musicales étonnantes du groupe, qui louche de temps en temps vers le folk metal. Alors tant pis, je buzze !

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Into the Maelstrom
Into the Maelstrom
Prix : EUR 20,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bigelf = Object Musical Non Identifié, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into the Maelstrom (CD)
J'étais prévenu ! Bigelf = OVNI disait le pitch. Bon je me renseigne, comme toujours quand je découvre un groupe que je ne connais pas et découvre que la presse est unanime pour classer Bigelf, comme... inclassable justement. D'où l'appellation OVNI, ou OMNI plutôt mais bon. Bigelf est un groupe américain, de Los Angeles, qu'on est obligé de mettre quand même dans le rayon metal/rock progressif tendance psyché, puisqu'il n'y a pas de rayon OMNI chez les disquaires (oui, les jeunes, vous savez, ces boutiques où l'on va discuter musique et acheter des CD). Le groupe existe depuis 1991 avec aux commandes un certain Damon Fox, qui est aux claviers et au chant, et même à la guitare par moment. Ils sortent trois albums, Money Machine (2000), Hex (2003) et Cheat The Gallows (2007), et tournent avec les plus grands noms du milieu comme Dream Theater, Opeth, Unexpect, Beardfish, Pain of Salvation et Porcupine Tree. Après quelques années de vide dues à une implosion du groupe, voilà que sort aujourd'hui un nouvel album, Into The Maelstrom. Bigelf avait créé la surprise en annonçant que le batteur y est nul autre que Mike Portnoy. On retrouve aussi le bassiste habituel de Bigelf, Duffy Snowhill et un nouveau guitariste, Luis Maldonado. Bigelf est bien de retour. Que le délire commence :

Car on a quand même l'impression de rentrer dans une sorte d'asile à l'écoute de cet Into The Maelstrom (un peu comme chez Unexpect d'ailleurs). Ceci dit, j'ai écouté des extraits des albums précédents, et je rassure les fans du groupe, ça n'est pas plus délirant qu'avant... ni moins. Pour ceux qui ne voient pas de quoi je veux parler, imaginez un cocktail avec une dose de Beatles, une de Pink Floyd, une grosse de Black Sabbath, une lichette de Zappa, vous secouez le tout dans un shaker et servez accompagné de zestes de tous les groupes précités avec lesquels Bigelf a tourné. Vous imaginez ? Non ? C'est normal, et pourtant c'est à peu près ça. Rappelez-vous qu'on parle d'eux comme d'un OVNI.

Alors forcément, tout ne peut pas plaire à tout le monde. C'est même assez extrême dans le cas de Bigelf, on peut dans le même quart d'heure adorer un morceau et haïr un autre, ou un passage par rapport à un autre. Par exemple, pour moi, le premier morceau ne passe pas. L'Incredible Time Machine me gave. Y'a des bruits (la machine à voyager dans le temps), je n'aime pas beaucoup le chant de Damon, dans un style John Lennon hippie, ça ne me plait guère. C'est le cirque et ça fait penser au Magical Mystery Tour des Beatles. Encore dans le style Beatles, mais plus à mon goût, Already Gone, permet d'apprécier le talent de la section rythmique classieuse. Le morceau, comme souvent, change de tempo dans le dernier tiers, et finit bien plus heavy, style un peu Rainbow. Je trouve que Mr. Harry McQuhae est aussi très inspiré des "FabFour". Dans le chant, par exemple, mais aussi les claviers, l'orchestration ou les chœurs du groupe. Je n'accroche pas trop, mais comme je commence à comprendre le principe, j'attends et je fais bien car après un break de violoncelle, ça change de style pour du plus musclé. Puis ça tourne au génial avec un passage de batterie assez démoniaque. Mike est dans la place. Le final est carrément différent, presque à la Neal Morse. Je suis un peu perdu. Theatre Of Dreams est encore d'inspiration Beatles, ou plutôt de Tears For Fears version (un peu) plus metal.

J'aime pas mal leur côté sludge, avec des gros riffs saturés à la Black Sabbath, et des ambiances pesantes. C'est le cas du morceau Hypersleep. Ca change de rythme, c'est bourré de bruitages électro, et même si j'aime encore pas trop le chant, c'est un morceau sur lequel on accroche bien, grâce, aussi à un bon refrain. Même remarque sur le très hippie The Professor & The Madman et sa cithare gonflante, ça part mal, mais quand les riffs de guitare démarrent avec un bon effet de wah-wah, ça le fait. Là encore les tempos changent, ça breake un peu dans tous les sens, on s'y perd un peu par moment. Dans cette même catégorie lourde et pesante, Edge Of Oblivion vaut son pesant de cacahouètes. Dans l'intro déjà, Damon montre que quand il arrête de chanter comme un hippie, il maîtrise carrément sa voix. Après, le morceau est très typé Black Sabbath, l'ombre d'Ozzy et Tony plane.

Par contre, je trouve excellent un morceau comme Alien Frequency. Ca commence pourtant encore avec une bizarrerie style Beatles, mais quand le riff décolle, c'est du lourd et le refrain est un monstre. Sont ajoutés des sons électro (à la Skrillex) qui, pour une fois, apportent (c'est un morceau sur les aliens ne l'oublions pas). Mike Portnoy fait un petit show, sur un break. J'aime bien aussi le morceau le plus court de l'album, Vertigod (deux minutes cinquante), très prog, un peu fou-fou, avec un bon solo de guitare et un refrain entêtant. Ca fait penser à Neal Morse, dans un pur style prog, que les spécialistes apprécieront forcément

Comme tout groupe prog, vous trouverez des morceaux fleuves. Par exemple un High de sept minutes, plus prog classique, assez vintage dans les sons de clavier. Le duo basse - batterie est au top, et permet à Damon de placer des couches de claviers assez inspirées. Mais le pompon revient à ITM (Into The Maelstrom, je suppose) de huit minutes dix, découpé en trois parties, démarche assez classique dans le prog. Une grosse minute d'intro, puis une première partie Neal Morsiène, puis une autre plus Floydiène, puis un passage Jethro Tullien, puis un truc de musique de cirque, un bon solo de piano, bref du changement, presque trop de changements car ce morceau m'exaspère un peu, c'est le dernier, on est déjà à plus d'une heure d'écoute, je perds le fils conducteur (y'en a t-il un ?)...

Au final, difficile de retranscrire par des mots l'expérience Bigelf. Si vous connaissez déjà le groupe, vous ne serez pas surpris, l'album est dans la lignée des précédents, peut-être plus heavy que psyché, mais dans la même veine. Si vous ne connaissez pas, comme moi il y a encore une semaine, alors, c'est un album intéressant qui ne laisse pas insensible, mais qui demande un esprit des plus ouverts. C'est très changeant, pas forcément linéaire, et ça risque de plaire surtout aux fans de metal prog habitués à ce genre d'exercice. Dommage quand même que l'album ne soit pas livré avec un échantillon de magic mushroom...

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Incura
Incura

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une révélation, et un chanteur !, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Incura (CD)
J'ai pris un gifle dès les premières mesures. Quelle fraicheur ! Quel originalité ! De diou ! Mais d'où est-ce qu'ils sortent ceux là ? Un coup de google (non pas un coup de gueule !) et me voilà moins bête : Incura est un groupe canadien, de Vancouver, formé en 2000, avec quatre EP au compteur, et donc, ce premier album éponyme sorti l'année dernière, mais uniquement au Canada. InsideOut Music nous permet de découvrir ce petit bijou de rock assez difficile à classer. On trouve au sein du combo Jim McLaren aux claviers, Jono Olson à la basse, Royce Whittaker à la guitare, Phil Gardner à la batterie et, retenez ce nom : Kyle Gruninger au chant. Pendant que des millions de téléspectateurs décérébrés se demandent qui sera la prochaine "Voix", le petit père Kyle nous sort un chant irréel, d'une autre planète peut-être même, et vient irradier les dix morceaux de cet album de son talent. Certains n'hésitent pas (et ça n'est pas exagéré) à le comparer à Freddie Mercury, carrément ! Et cela n'est pas surprenant, tant il transmet d'émotions au travers d'un chant hyper théâtral, qu'on adorerait voir sur scène, car à ce qu'on entend, je doute que le bougre reste caché derrière sa mèche. Il a aussi un spectre de tonalité assez impressionnant et une puissante décoiffante... en bref, Ze Chanteur. Comme il s'appuie sur des compos assez progressives, contrastées et aux signatures de temps improbables, je trouve que le tout fait penser beaucoup plus à du Coheed & Cambria qu'à du Queen. Mais pas de doute, on est bien au rayon metal. Si les compos sont complexes, le groupe est d'une précision irréprochable, chacun à son poste et délivrant un jeu recherché, complexe (sans être fatigant) et inspiré.

L'album démarre par les gros riffs de guitare de l'intro de Get The Gun, sur un fond ambiant un peu arabisant qui fait penser à Myrath. La comparaison s'arrête là. Car après une bonne minute d'intro, Kyle entre en jeu et change la physionomie du morceau. Alternance de parties au piano seul et de gros riffs. Beaucoup de contrastes, mais surtout un chant incroyable. On dirait qu'il joue dans une comédie musicale. C'est original et hyper bien fait. Des chœurs viennent encadrer le chant de Kyle. Dès ce premier morceau, on devine qu'on est tombé sur la première pépite de 2014. On retrouvera ces gros riffs qui contrastent avec ce doux piano et ce chant théâtral sur un certain nombre de morceaux. C'est la recette magique d'Incura. Par exemple sur le morceau suivant, Breath This, le chant est tout aussi extravagant, les montées en aigu son juste hallucinantes. Quelle maîtrise ! Je veux voir ce groupe en live, viiiiiitte ! Sur ce morceau, il faut aussi ajouter que le refrain est hyper accrocheur, ce qui ne gâte rien. I'm Here Waiting commence cette fois en piano et voix, toujours aussi théâtral, entre Queen (les petits breaks rappellent Bohemian Rapsody), et System Of A Down, pour le refrain par exemple. Encore une réussite totale, c'est à dire trois sur trois. Sur le morceau suivant, Who You Are, Kyle arrive encore à nous surprendre, avec un chant très Mercuryen, des roulements de "r" à la Fish, bref, il nous fait encore un spectacle qu'on a l'impression de voir rien qu'en l'écoutant chanter. A noter un excellent break riffs rapides / piano. Si Turning Blue est un peu plus classique, Decide est une power ballade avec une chouette intro piano / voix. Beaucoup de changements de rythmes et un chant magnifique. On pense encore à du Queen sous amphétamines, c'est bien fait. Avec Incura, pas besoin de faire des monstres de solo de guitare, c'est Kyle et sa voix qui assurent les breaks ! Here To Blame est très proche de System Of A Down ou plutôt des albums solo de Serj Tankian. La même folie, des lignes de chants surprenantes, un refrain accrocheur, une grosse rythmique et des cassures de rythme font de ce morceau une tuerie de l'album. On découvre que Kyle assure aussi en hurlements. The Greatest Con (attention faux ami : "la plus grosse arnaque" et pas "le plus grand con") est un morceau plus nu metal, au chant encore assez original et un rythme assez étonnant, où le piano est mis en avant. I'd Give Anything est un bon morceau où le piano est encore primordial. Le refrain fait penser à du Coheed & Cambria, surtout par le chant de Kyle qui rappelle celui de Claudio, le chevelu chanteur guitariste de Coheed & Cambria. J'ai un souci avec le dernier morceau, Sweat Runs Cold, dont les sons du clavier dans l'intro me sont désagréables à l'écoute. Ballot car passée l'intro, c'est encore une démonstration du talent exceptionnel de ce chanteur qui passe par de nombreux états émotionnels qu'il parvient à retranscrire dans son chant. On a l'impression d'y être, avec lui.

Au final je suis totalement sous le charme d'Incura, que hier encore je ne connaissais même pas. Quel pied de découvrir de tels artistes, comme ça presque par hasard (dans leur cas, leur nom a attiré mon regard et le presskit a fait le reste). Il ne fallait pas se laisser impressionner par leurs mèches de beaux gosses, qui au final, cachaient, derrière un look de "jeunots", un groupe d'une maturité musicale assez incroyable. C'est aussi là qu'on se rend compte que non, dans le rock, tout n'a pas été dit ou fait. Que la musique se décline à l'infini pour ceux qui sont créatifs et qu'on peut être encore original dans le paysage musical actuel. Bien sûr, ça ne paye pas, mais je leur tire mon chapeau : vous pouvez être fier de votre Œuvre. Et nous, pour qu'ils aient les moyens de nous en créer de telles autres, nous savons ce qu'il nous reste à faire...

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Kaleidoscope
Kaleidoscope
Prix : EUR 25,49

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur..., 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Un nouveau Transatlantic a atterri dans ma boite aux lettres et bizarrement, alors que je suis fan du super combo, j’ai eu un mal fou à le "digérer". Si j’avais réalisé la chronique à chaud, je pense que la note aurait été plus basse. La raison ? Pas sûr, mais je pense que par certains côtés, on ressent une certaine similitude, un réel manque de surprise par rapport aux albums précédents. Un autre aspect est aussi qu’on n’est pas toujours d’humeur pour écouter certaines choses plutôt complexes et que, des fois, on a juste pas envie de se forcer. Bon, au final, une semaine de vacances dans la poudreuse des Alpes a contribué à remonter mon niveau de zénitude à un niveau me permettant de trouver de bonnes choses dans cette galette, mais surtout d’aligner les mots pour vous en parler.

Bon, plus trop besoin de présenter le super groupe de prog, si ? Mike Portnoy (si vous ne le connaissez pas c’est désespéré pour vous), Neal Morse, Pete Trewavas (bassiste de Marillion) et Roine Stolt (guitariste de The Flower Kings). Ils proposent ce quatrième album, Kaleidoscope, avec cinq morceaux pour soixante-quinze minutes. Hou hou ! Rappelons-nous que le précédent opus ne comportait que seulement un morceau, éponyme de l’album, Wirldwind, de soixante-dix-sept minutes !

L’album commence avec un morceau de vingt-cinq minutes quand même, Into The Blue, dont l’intro au violoncelle (joué par Chris Carmichael) est plutôt sympa. Après un bridge de presque six minutes, c’est Neal Morse qui nous chante le morceau composé de cinq mouvements très différents. Si je trouve la longue intro assez peu originale, déjà entendue, je dirais quand même que certains des breaks instrumentaux sont assez géniaux. C’est le cas de A New Beginning. Tant qu’on en est à parler chant, un certain Daniel Gildenlöw apparait en guest sur une des sections, Written in Your Heart. Et là, par contre, quel talent, quelle voix ! Daniel participait déjà aux tournées de Transatlantic en Europe, mais franchement, si j’étais eux, je l’embaucherais pour chanter à la place de Neal. Neal chante bien, mais toujours un peu pareil (dans Transatlantic et dans ses albums solos), alors que Daniel est un OCNI (Object Chantant Non Identifié). On en profite pour lui souhaiter un prompt rétablissement puisqu’il est "out" pour raisons médicales. Je trouve que la guitare de Roine est particulièrement inspirée, mais que par contre, je suis un peu déçu par certains passages de basses de Pete. Sur la section A New Beginning, je trouve qu’il foire le groove. Au final, si on est fan de prog, ce premier morceau comporte de bon passages, avec quelques étonnants plan de batterie de l’ami Mike.
Le morceau suivant, Shine, fait penser à du Neal Morse en solo, un aussi à du Pink Floyd. C’est majoritairement à la guitare acoustique. Le refrain est sympa sans être non plus transcendant d’originalité. Je trouve que c’est encore Roine qui est le plus inspiré, il nous livre un bon petit solo Floydien de derrière les fagots. Je le trouve globalement très à l’aise dans cet album, et particulièrement bien mis en valeur dans le mix.
Le morceau suivant, Black as the Sky, est probablement mon préféré de l’album car il est le plus court, le plus percutant, le plus rock aussi. Les membres du groupe y assurent les chœurs. Je suis quasiment sûr que ça n’est pas Neal qui chante, mais je n’ai pas trouvé d’info indiquant qu’un autre membre du groupe la chante, peut-être Pete. Sa basse ronronne, elle aussi est bien mixée, c’est plaisant. Il balance une ligne de basse qui déménage, pendant que Mike malmène ses cymbales de façon surprenante. Là encore, c’est Roine qui se sort les doigts du nez pour nous servir un joli solo de guitare.
Je ne sais que penser de Beyond The Sun, car pour moi ça n’a pas grand-chose à faire sur un album de Transatlantic tant c’est un morceau de Neal Morse, tout seul, accompagné de son piano, du joli violoncelle déjà entendu dans l’intro de Into The Blue, et d'une steel guitar (Rich Mouser) qui nous imite le son des baleines en rut. Mignon mais pas de quoi s’extasier.
Kaleidoscope, le dernier morceau de l’album, en est le second morceau fleuve avec ses trente-et-une minutes au compteur. Il est découpé en sept mouvements assez différents avec comme dans Into The Blue, le dernier mouvement qui est une reprise du premier. La recette est appliquée à la lettre. Le mouvement Black Gold sonne un peu Deep Purple, Neal y fait un solo de piano dont je n’aime pas beaucoup le son, par contre la basse claque et Roine s’en donne encore à cœur joie. C’est Pete qui chante le mouvement Walking The Road, particulièrement niais et dispensable. Je pense que Pete et Roine sauvent la baraque sur ce morceau multi facettes interminable et où le clavier en fait trop.

L’édition grand luxe, vient avec un bonus CD d’environ quarante minutes comprenant un certain nombre de reprises improbables. C’est sympa d’entendre Transatlantic reprendre du vieux Yes (And You And I), parfaitement interprété (sauf la voix qui est loin de celle de Jon Anderson), mais bon, ça sert à quoi au final ? La reprise de I Can’t Get It Out Of My Head de Electric Light Orchestra, est fidèle, mais on baille à s’en déboiter la mâchoire. La version de Conquistador de Procol Harum (houla, ça ne nous rajeunit pas) est particulièrement pêchue. La reprise du Goodbye Yellow Brick Road, d’Elton John, n’apporte rien tellement on croirait entendre la version originale. Elton sort de ce corps ! Je ne connaissais aucune des autres reprises, donc pas facile de vous en parler. On trouve Tin Soldier des Small Faces, qui sonne assez The Who, ou encore Sylvia, une chanson du groupe Focus qui ne m’a pas impressionné, et Indiscipline de King Crimson dont je ne suis pas un fan. C’est alambiqué et zarbi, limite du supportable, ça parle plus que ne ça chante, bref j’accroche pas au délire : pas les bonnes drogues sûrement. On termine les bonus avec Nights in White Satin des Moody Blues, un classique assez fidèle mais poussif et inutile (je hais l’imitation flûte de pan à la Zamfir)

Au final, je suis quand même un peu déçu. Ca s’écoute, c’est certain, mais on a une sacrée impression de tourner en rond. Le bonus CD n’y change rien, on se pose encore la question qu’on se posait déjà avec l’album précédent : pourquoi j’irai écouter celui-ci plutôt qu’un des deux premiers ? Je n’ai pas de réponse, mais en attendant, rien de nouveau sur le Transatlantic !

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 23, 2014 11:30 AM CET


Suns of Stone
Suns of Stone
Prix : EUR 17,99

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Talking to Me?, 28 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Suns of Stone (CD)
Suns Of Stone est un groupe originaire de Ottawa au Canada. C'est un groupe de jeunes qui se sont rencontrés au lycée, dans lequel on trouve Alan Charlton au chant, Jimmy King à la guitare, Alex Scott à la batterie et Andrew Erlandson à la basse. Leurs influences sont clairement dans le blues rock, le hard rock fortement typé années 70s, et les références à Lynyrd Skynyrd, The Black Crowes, Queens of the Stone Age ou Led Zeppelin reviennent régulièrement. Le nom du groupe est bien Suns Of Stone (les soleils de pierre), il faudra qu'ils nous expliquent l'origine de ce nom un peu mystérieux. Après quelques années à roder leurs morceaux dans les bars d'Ottawa, ils enregistrent un premier EP puis ce premier album éponyme capturé dans les Audio Valley Studios d'Ottawa.

La production est moderne, mettant en valeur l'aspect assez vintage du son Suns Of Stone. Le chant d'Alan est bien mis en avant, tout comme les riffs de Jimmy, qui a dû pas mal idolâtrer Jimmy Page dans sa jeunesse. Dès les premiers morceaux, on découvre un soin particulier apporté aux compositions. Que ce soit sur Hold On Me et Rise Up, on est de suite séduit par cette ambiance heavy rock, ces morceaux sont bien riffés et bien chantés. On détecte sur Rise Up une petite attirance vers le rock sudiste, et l'excellent solo de guitare confirme les références à Lynyrd Skynyrd. Sur Stormbringer (tiens, tiens), une slide fait son apparition, le chant fait un peu penser aux Doors sur le début. C'est toujours inspiré et fort agréable. J'aime beaucoup le jeu de la guitare slidée, on continue de se promener dans des ambiances sudistes, d'autant que le morceau s'enchaine sur le suivant Another Dollar, encore plus sudiste. A noter que ce morceau est en deux parties, une première mid tempo, très sudiste donc, et puis vers la moitié, le tempo s'accélère, sur un gros riff de basse sur lequel la guitare vient poser un solo à la wah-wah, ça part pour deux bonnes minutes de délire, très typées années 70s, avec un bon groove. Excellent !

Ce sont les deux morceaux qui suivent qui pour moi forment le cœur artistique de l'album. C'est d'abord Talking To Me, au tempo un peu lent, avec encore un excellent riff de guitare, un bon gros groove de basse et un refrain très accrocheur, puis A Little More, tout aussi lent, sorte de ballade authentique, au riff assez lourd. Le chant de Alan est particulièrement réussi, le refrain super inspiré, l'émotion au rendez-vous. En parlant d'émotion, j'aime aussi beaucoup Sun Don't Shine où le duo chant/guitare nous transporte dans un premier temps dans une ambiance un peu indienne, puis au bout de deux minutes, le rythme change complètement (encore une fois) pour un riff assez irrésistible, à la slide encore. Le solo de guitare est assez hystérique, l'ambiance presque celle d'un rodéo. Enfin le morceau revient au rythme lancinant du départ. Etonnant cette structure de morceau, mais réussi.

Bref, une excellente découverte pour ce début 2014, que ces soleils de pierre. J'aime l'ambiance, les compos, le chant, la gratte, et je ne vois rien à redire sur cet album très homogène. Vous aimez le vrai rock pêchu, vos références artistiques trainent dans les années 70s, ou dans le Sud des Etats Unis, c'est bien, mais accordez aussi une chance aux petits nouveaux de Suns Of Stone, vous ne le regretterez pas. Et p'tet même que vous arrêterez de dire "qu'avant c'était mieux !"

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 29, 2014 4:26 PM CET


The Wrong Side of Heaven
The Wrong Side of Heaven
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les deux font la paire !, 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Wrong Side of Heaven (CD)
Voilà donc le deuxième volume des américains de 5FDP (Five Finger Death Punch). Le premier volume est sorti en juillet, et celui-là seulement quatre mois plus tard. Explication ? Ils étaient en studio et avaient vingt-quatre morceaux de qualité, ils ont donc décidé de sortir un double. Mais bon, ça n'est pas un double album puisque c'est deux simple, nuance. On remarquera que dans le même style, les cocos de Stone Sour, nous ont fait le même plan avec leur Part 1 et Part 2 de The House Of Gold And Bones. Ca doit être une nouvelle tendance. Bon, toujours est-il que j'avais vraiment flashé sur le metal puissant du groupe de Los Angeles et donné un coup de cœur au premier épisode. J'avais particulièrement apprécié la voix de leur leader, Ivan Moody. Comme les morceaux du Volume 1 et du Volume 2 ont été enregistrés au même moment et dans les mêmes conditions, je n'ai pas trop besoin de m'étendre. Mêmes bonhommes, même son, même chant pas content d'Ivan, même gros mots, même prod, juste des compositions différentes. Un autre détail diffère aussi, c'est qu'il n'y a aucun "featuring" dans cet album contrairement au premier volet.

C'est la guerre dès les premières mesures de Here To Die : riffs de mitrailleuse lourde, chant très énervé, explosions de sub basses. Le refrain est en voix claire. Décidément, Ivan a une voix géniale autant dans le hurlé que dans le clair. Weight Beneath My Sin enchaine sur le même principe : couplet méchant et lourd, refrain plus enlevé et clair. Ca marche plutôt bien. On ne peut que sourire en entendant la chanson Wrecking Ball. Ici pas de blondasse à poil sur une boule de démolition ni de léchage de masse, mais un gros morceau avec de bonnes grosses voix et des bonnes insultes à tout va. Le monsieur nous crie qu'il est une "Mother Fu%#ing Wrecking Ball" et vu le ton, et la double pédale explosive qui appuie son message, on aurait tendance à le croire. C'est un des meilleurs morceaux de l'album à mon goût. Cette entrée en matière atomique se calme sérieusement avec une ballade plutôt réussie, Battle Born, qui me fait penser à du Linkin Park, quand Linkin Park me plaisait encore. C'est assez formaté pour la FM américaine, c'est bien fait dans la catégorie méchants tatoués qui chantent des chansons gentilles.

Après ça repart en trombes avec Cradle To The Grave, sur laquelle j'aime bien l'effet des voix qui se répondent (celle claire de Ivan et une hurlante d'un des musiciens) et le refrain accrocheur. Le riff de Matter of Time est presque thrash sur le couplet, plus nu metal sur le refrain. Ca le fait encore. The Agony Of Regret, ça le fait un peu moins : une minute quarante-trois de guitare acoustique, sympa mais pas essentiel.

Ensuite c'est le moment d'inviter les filles à danser car c'est l'heure de la ballade langoureuse, avec au programme piano et belle voix (c'est vrai qu'il a une vraie belle voix). Je rigole, mais c'est une ballade quand même, la deuxième, et on pense ici un peu aux ballades à la Metallica sur le Black album. Bon perso, je trouve qu'on s'ennuie un peu. Après c'est, je trouve, un peu moins inspiré (Let this Go et My Heart Lied, A Day in My Life).

Un mot sur le morceau étrange qui clôture cet album, puisque c'est la reprise de House of Rising Sun, la célèbre chanson folk interprétée par des générations de chanteurs, et même par Johnny Halliday et ses Portes Du Pénitencier. Ici la chanson est transposée dans la ville du pêché, Las Vegas, en lieu et place de l'éternelle Nouvelle Orléans, l'ambiance se fait western, mais bon, je ne suis pas fan de ce genre d'exercice.

Au final, je trouve ce Volume 2 en deçà du premier, avec quelques morceaux dispensables. Mais rassurez-vous, certains autres restent franchement excellents (les quatre premiers par exemple), et les deux volumes forment, comme prévu, une belle paire de brûlots. Donc si vous avez aimé le premier, je ne vois pas ce qui va vous empêcher de vous procurer le deuxième...

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Devil Man [Mini Digipack]
Devil Man [Mini Digipack]
Prix : EUR 10,00

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hippie forever!, 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Devil Man [Mini Digipack] (CD)
Amis hippies, préparez-vous à entrer dans la machine à voyager dans le temps. Vers la fin des années soixante plus exactement. Pas besoin de drogue mais un cacheton virtuel avec nos amis de Blues Pills. Authentiques looks de hippies, authentique son de hippie et une authentique chanteuse hippie : Elin Larsson. Rappelez-vous de son nom, car le chant de la Suédoise est exceptionnel, entre Janis Joplin et Amy Winehouse. Espérons qu'elle ait un avenir plus serein que ces grandes sœurs spirituelles. Le reste du groupe est constitué de Cory Berry (batterie), Dorian Sorriaux (guitare) et Zack Anderson (basse). Un petit arrêt sur image s'impose sur Dorian, jeune guitariste français (de Douarnenez) d'à peine dix-huit ans et déjà considéré par la critique comme un prodige du blues. Il officiait au sein de Cosmic Sheep avant de rejoindre Blues Pills, il est tombé dans la marmite du blues dès son plus jeune âge (fan de ZZ Top à trois ans) et son jeu éclate au grand jour aujourd'hui dans cet EP de Blues Pills. Je pense que nous en entendrons parler dans les années à venir. Cette petite vidéo vous donnera une petite idée. Côté section rythmique, on peut noter aussi que le duo Cory et Zack œuvrait auparavant dans le groupe blues rock Radio Moscow avant de rejoindre les pilules du blues.

On peut donc immédiatement classer le groupe dans la catégorie blues rock d'inspiration late 60s, et 70s. Tantôt très proche du Jimi Hendrix Experience ou de Janis Joplin, tantôt des vieux Led Zeppelin ou de Cream. Entre blues inspiré et rock psychédélique vintage, le groupe est en train de combler un vide que finalement pas mal d'entre nous vont être ravis de voir comblé. Le groupe se forme en 2011 et sort une démo puis un premier EP, Bliss en 2011. Ils signent avec Nuclear Blast et arrivent aujourd'hui avec ce nouvel EP, Devil Man de seulement quatre titres, c'est maigre (seize minutes trente), certes, mais quand la qualité est là, qu'importe.

Parce que dès les premières notes de Devil Man (le morceau était déjà sur Bliss), on ne peut qu'être séduit. L'intro a cappella de la belle Suédoise vous prend directement aux tripes. Frissons garantis du haut en bas de la colonne. Quand les autres la rejoigne, je tombe de ma chaise ! La vache, c'est de la bombe ce truc : batterie atomique à la Mitch Mitchell, basse tout aussi hystérique et une guitare, monstrueuse. Le morceau s'envole sous les hurlements de la belle, accompagnée de cette guitare vintage. A la fin de ce morceau, sous le choc, je préfère rester debout, ça m'évitera de retomber. Je fait bien car je reste bouche bée sur ce The River minimaliste, guitare acoustique et voix. Mais quelle voix ! Entre Amy Whinehouse et Janis Joplin, c'est juste énorme, comment ne pas succomber ? Le morceau reste calme, rejoint par la basse et la batterie pour un superbe solo de guitare à la slide. C'est pas fini car sur Time is Now, la basse se met à l'honneur, bien grasse et saturée, elle rythme ce morceau qui est encore une réussite qui fait penser à du Janis/Jimi version 2013. Le dernier morceau, Dig In est encore une magnifique pièce, une ballade bluesy, magnifiquement chantée, et dont la guitare est encore une fois magique. La dernière minute du morceau s'excite et on regrette le decrescendo car on en aurait bien pris pour encore quelques dizaines de minutes.

Scotché, je suis, scotché je reste. Et je m'empresse de chroniquer ce petit bijou que j'avais raté à sa sortie, pour le rajouter in-extremis à mes découvertes de 2013. A quand l'album, bon dieu ? Mr Nuclear Blast, s'il vous plait, faites quelque chose ?

Si comme moi, vos enfants vous traitent régulièrement de hippie, je vous donne à tous rendez-vous au Hellfest en 2014, dimanche matin sur la Main Stage 1, où Blues Pills se produira. Réveillez le hippie qui est en vous ! Cette petite vidéo live extraite d'un concert au Rockpalast en Allemagne (et dont le son est attendu sous forme d'un autre EP live en février 2014) devrait finir de vous convaincre.

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