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Contenu rédigé par Didier Lalli
Classement des meilleurs critiques: 289
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   

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AmazonBasics Câble HDMI Haute Performance Compatible Ethernet / 3D / Retour audio [Nouvelles normes] 4,6 m
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Prix : EUR 11,49

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 C'est du lourd..., 3 janvier 2013
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Ce cable est bien pratique pour les longues connections (4,6 m) sans perte, ni parasitage. Son blindage le rend néanmoins assez peu maniable, donc à conseiller pour des installations fixes. Les connecteurs ont l'air fiables et clippent bien. Le cable répond à la dernière norme HDMI 1.4 et permet donc de transporter un réseau Ethernet. Bien sûr ceci n'est valable que si vous avez des appareils déjà équipés de cette norme (cherchez le label HEC sur vos appareils). Cette fonctionalité, encore peu courante, évite de distribuer un cable Ethernet (RJ-45) par appareil puisque tout transite par ce HDMI Ethernet Cable (HEC). Je n'ai pas pu tester cette fonctionalité, n'étant, moi même, pas équipé.


Flying dutchmen
Flying dutchmen
Prix : EUR 13,57

5.0 étoiles sur 5 Hard rock dans années 80, quand tu nous tiens..., 7 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flying dutchmen (CD)
Vanderbuyst est un groupe des Pays Bas qui avait retenu toute mon attention lors du dernier Hellfest. Plusieurs raisons à cela. D'abord c'est un power trio, et c'est une formation qui en principe révèle des groupes à fort potentiel. Ensuite ils oeuvrent dans un style heavy rock/hard rock fortement imprégné des années 80 que j'apprécie énormément. Enfin, et il m'a fallu un certain avant de réaliser ce dernier point, ils me rappellent pas mal un de mes groupes fétiches, à savoir Triumph. Alors qui sont-ils ces hollandais ? A l'origine du projet, on trouve Willem Verbuyst (ex-Powervice) à la guitare, qui est rejoint par Barry Van Esbroek à la batterie et Jochem Jonkman, qui chante et assure aussi la basse. Ils sortent un EP en 2008, puis en 2010 leur premier album éponyme, suivi rapidement de In Dutch, en 2011. Nous voilà en 2012, et la frénésie des fiers bataves est toujours de mise puisqu'ils présentent en cette fin d'année The Flying Dutchmen, leur dernier né.

Bon autant vous prévenir de suite, on reste dans le style de prédilection du combo, à savoir le hard rock ancré dans les années 80. Et de ce point de vue là, pas de révolution, ni même une évolution. C'est assez classique, avec un bon chant, des riffs appuyés et vintages, et des bons solos de guitares tout aussi vintages. Quel est l'intérêt vous allez me dire ? Ben, d'écouter de la bonne zic qu'on aime tout bêtement.

Si le style n'est pas révolutionnaire, nous ne sommes pas non plus en plein plagiat. Les compositions sont soignées, les refrains souvent accrocheurs. Par exemple, j'aime bien les changements de rythme sur Frivolous Franny qui ouvre l'album. On y trouve cette petit touche de Rik Emmett (Triumph) dans le jeu de guitare de Willem. Refrain accrocheur encore dans Waiting In The Wings, où les choeurs du refrain rappellent encore Triumph. Les interventions guitaristiques de Willem sont encore de très grande qualité. Give Me One More Shot, est la power ballade du power trio. Le refrain est fort sympatoche, la voix plus basse, les solos de guitares toujours bien cool. C'est vraiment une chouette ballade, c'est assez rare pour être souligné. J'aime bien le jeu en arpèges de The Butcher's Knife, décidément ce guitariste sait tout faire. Dans le style plus rock 'n' roll, toujours dans un style qui rappelle les canadiens de Triumph, on trouve un morceau comme Tears Won’t Rinse ou bien Never Be Clever dont je trouve le refrain vraiment excellent. Je trouve assez originale aussi le titre Johnny Got Lucky, au niveau du refrain et du rythme du morceau. C'est aussi un morceau où la basse se fait plus présente, ce qui me plait bien. Lecherous, possède un riff assez simpliste, pourtant c'est un excellent morceau, où basse et guitare s'en donnent à coeur joie. La chanson éponyme, quant à elle, possède encore un bon refrain, et quelques belles descentes de manche.

Globalement la production est assez bonne, sans être exceptionnelle non plus. On donne ici dans le vintage, la priorité va à la simplicité et à l'efficacité. La part belle est faite au jeu de guitare et à la voix. La basse et surtout la batterie sont un peu en retrait, leurs jeux plus simplistes aussi. C'est un album homogène, sans vrai point faible. Je persiste à dire que les fans de Triumph devraient y trouver leur compte, tout comme ceux de Thin Lizzy ou UFO. Bref, les amateurs de bon hard rock old school !

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportesdumetal.com


Logitech UE Mobile Boom Box 984-000240 Enceinte bluetooth portable Bleu
Logitech UE Mobile Boom Box 984-000240 Enceinte bluetooth portable Bleu

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un très bon rapport son/encombrement, 17 novembre 2012
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Le produit fait assez sérieux, il est présenté dans une belle boîte rigide transparente. L'appareil est lui même assez lourd, de couleur grise avec la façade bleue. la notice est succincte, mais comme le produit est assez intuitif, elle est suffisante. Un adaptateur secteur type USB, pouvant servir à chercher n'importe quel autre appareil USB est inclus.

Sur l'arrière de l'enceinte, on trouve un bouton marche arrêt, la prise micro USB d'alimentation ainsi qu'une entrée audio jack 3,5mm. Sur le dessus de l'appareil, en ton sur ton gris, on a deux gros boutons + et - pour contrôler le volume et un bouton central d'appairage Bluetooth. Plusieurs appareils Bluetooth peuvent être appairés, mais j'avoue n'avoir essayé que mon téléphone. La procédure est hyper simple:

- allumé l'enceinte, un témoin bleu clignote signalant que l'appairage Bluetooth est autorisé
- sur votre téléphone ou lecteur mp3 Bluetooth, lancer une recherche des appareils Bluetooth
- l'enceinte se signale sous le nom: UE Mobile Boombox
- appairé et voilà

Maintenant quand un son est émis par le téléphone il est amplifié sur la petite enceinte. Idéal pour écouter à plusieurs les musiques stockées sur n'importe quel appareil Bluetooth. Le son est pas mal du tout, notamment au niveau des basses. Ceci dit vous ne pourrez pas sonoriser votre prochaine soirée avec ça.

Il n'y a pas de support du protocole AirPlay, donc c'est Bluetooth, ou câble audio.


Duracell - Pile Alcaline - AAA x 8 - Ultra Power (LR03)
Duracell - Pile Alcaline - AAA x 8 - Ultra Power (LR03)
Proposé par Go Green Batteries FR
Prix : EUR 6,15

5.0 étoiles sur 5 La Rolls des piles, 11 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duracell - Pile Alcaline - AAA x 8 - Ultra Power (LR03) (Beauté et hygiène)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Difficile de disserter sur un lot de 8 piles alcalines. L'intérêt principal de ce modèle de pile réside dans le fait qu'il possède un testeur intégré, bien pratique. En tenant la pile à deux mains, et en appuyant chaque pouce sur une marque blanche bien indiquée, on obtient un test de la charge de la pile, sur une echelle de 0 à 100%. Chaque pile est aussi datée (mois et année), ce qui permet de connaitre la date limite d'utilisation. La boite est elle même datée (année uniquement), ce qui permet d'éviter d'acheter des vieilles piles restées en rayon trop longtemps.


Afterglow
Afterglow
Prix : EUR 18,00

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jamais deux sans trois..., 30 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Afterglow (CD)
On dit bien "jamais deux sans trois ?" Cela semble plutôt se vérifier avec Glenn Hugues et sa bande de Black Country Communion. Le bougre a la bougeotte, un peu comme s'il avait peur que ce moment de grâce ne dure pas et qu’il veuille en profiter au maximum. Nous voilà donc avec le troisième album de BCC en seulement deux ans après un excellent album éponyme, suivi d’une tout aussi excellent album tout simplement appelé 2. Je vous passe le CD + DVD live qui a suivi la tournée de 2, bref, les BCC ont des choses à dire. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve à la guitare Maitre Joe Bonamassa, aux claviers Derek Sherinian, aux fûts Jason Bonham, Glenn Hugues assurant le chant (et quel chant, mes aïeux !) et la basse. On ne change pas non plus le chef d’orchestre puisqu'à la production, on retrouve leur maestro Kevin Shirley, qui les materne depuis le début de l’aventure. Vous l’avez compris, c’est du lourd dans l’équipe, mais pour une fois, et ça n’est pas toujours le cas, c’est du lourd à l’arrivée. Dans une interview, Glenn, qui mène quand même tout ce petit monde, explique que à cause de l’indisponibilité de Joe, occupé avec son excellent dernier album solo (est-ce que ce mec a déjà fait rien qu’une seule fois, quelque chose qui n’est pas excellent – dénoncez-le nous sur 0800-AUXPORTES) l’album a pris beaucoup de temps (tu parles, six mois !) par rapport aux quelques semaines des deux précédents. Autre point important, c’est que c’est Glenn qui, du coup, a tout composé.

Je vais pas le dire pour chaque morceau, mais Glenn Hugues a quand même une voix exceptionnelle, unique en son genre et donc reconnaissable parmi des milliers. Que ce soit sur les morceaux Zeppelinien (Afterglow, This Is Your Time) ou des choses plus blues (Cry Freedom), plus calmes (The Circle), ou juste de hard rock (Big Train), il est tout simplement génial. J’ajouterai même que dans certains morceaux, il FAIT le morceau. Par exemple, sur Big Train qui ouvre le CD, le riff n'est pas exceptionnel, mais l’engagement de Glenn dans son chant en fait un morceau super bon. La montée dans les aigus est incroyable. J’ai dit un riff pas exceptionnel, c’est quand même pas mal, sans oublier le jeux de batterie de Jason qui lui est franchement bon. Sur This Is Your Time, le riff est particulièrement cool. Par contre, Glenn en fait des tonnes, dans un style très soul. Joe balance un super solo et on a tous la banane. Surtout que les morceaux se suivent et s’ils ne se ressemblent pas, ils sont tous excellents. Dans Midnight Sun, Glenn envoie du lourd, épaulé par de gros claviers et Joe nous sort un sacré bon solo (de plus). Cry Freedom est, d’après moi, le meilleur morceau de cet album. Joe y chante en duo avec Glenn, et le refrain est canon. La slide de Joe est particulièrement inspirée, le riff principal et son solo aussi. Comment ne pas penser à Led Zeppelin en entendant Afterglow ? Le résultat vous interpelle, c’est une ballade, avec de beaux claviers, et avec un refrain plus speed. Une autre réussite de cet album. Dans le même style, tout aussi prenant, The Circle est pas mal non plus. Faussement calme, troublante, magnifiquement chantée par Glenn dans les extrêmes, c’est un des meilleurs moments. Le son de Joe est au top, sur la petite mélodie du couplet, ainsi que sur les riffs qui mènent au refrain. Si je fais référence régulièrement à Led Zeppelin, je ne peux pas oublier de signaler cette étrange similitude entre le riff de Common Man avec la rythmique de Tom Sawyer de Rush, car c’est un peu troublant. Le reste du couplet n’a rien à voir, mais les connaisseurs risquent d’entendre ça de suite. Je note dans ce morceau un gros travail de Derek aux claviers, il semble globalement plus présent sur cet album. L’album se termine en beauté avec deux superbes morceaux. D’abord ce The Giver, tout en douceur du chant de Glenn et de la guitare de Joe. Comme souvent le refrain monte en puissance, contrastant avec le couplet, c’est un vrai régal pour les oreilles. On conclut avec Crawl qui est typique de l’originalité du style BCC, avec une excellente rythmique mid tempo, un peu bluesy, qui fait bouger la tête. Glenn au chant semble répondre à Joe à la six cordes, c’est bien fait. On note au passage que Kevin Shirley s’est investi dans la composition de ces deux morceaux.

On a ici un album plus abouti encore que ses prédécesseurs, plus homogène, tous les participants livrent le meilleur d’eux-mêmes, c’est vraiment l’assemblage musical parfait. Du feeling, du talent, et de la créativité, emballé dans un son au top. Pour terminer sur une note moins drôle, je dirais que cette boulimie de créativité n’est pas anodine puisque d’après Glenn Hugues, ce serait bien là le dernier album de cette Dream Team de Black Country Communion. En effet et toujours d’après Glenn, les membres ne sont pas assez disponibles pour ce projet-là notamment pour tourner. Il y a clairement de l’eau dans le gaz entre Glenn et Joe, pointé du doigt par ces remarques, et c’est bien dommage. A consommer donc, comme si c’était le dernier…

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 22, 2013 4:58 PM MEST


Sounds that can't be made
Sounds that can't be made
Prix : EUR 13,70

15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ils peuvent le faire !, 15 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sounds that can't be made (CD)
Chroniquer un album de Marillion est toujours une tache ardue. Et ce Sounds That Can't Be Made ne fait pas exception à la règle. C'est le 17ème album du groupe en bientôt trente ans de carrière. L'album sort chez Rackets Records, la maison de disque que le groupe a créé pour garder son indépendance vis à vis du music business. Résultat des courses : ils sont totalement libres de faire ce qu'ils veulent et laissent libre cours à leur créativité. Ce dernier opus de soixante-quinze minutes représente encore une œuvre qu'il faut découvrir, et apprendre à écouter avant d'apprécier. Les impatients remarqueront seulement Sounds That Can't Be Made et Power. Le premier est un excellent morceau mid-tempo, avec une grosse présence des claviers de Mark Kelly et le chant de Steve Hogarth, toujours aussi énorme dans la catégorie émotion pure. Sur la fin, le morceau évolue un peu vers du plus progressif, toujours mené par les claviers, rejoints ensuite par un Steve Rothery des plus inspiré. Ce gars à vraiment de la magie dans les doigts. Le deuxième morceau facile à capter c'est Power, super groovy, mené cette fois par une ligne de basse superbe de Pete Trewalas, accompagné de son acolyte Ian Mosley à la batterie. Steve n'a plus qu'a poser un refrain magnifique dont il a le secret pour vous faire chavirer. Pour moi le meilleur morceau de l'album.

Ca, c'était pour les impatients, mais pour les autres on va se pencher un plus en profondeur sur les autres pièces de cet album. D'abord sur le premier morceau, Gaza, avec ses dix-sept minutes cinquante, c'est un des morceaux les plus longs de Marillion depuis bien longtemps (Ocean Cloud sur l'album Marbles). C'est aussi un morceau engagé, car c'est bien du problème israélo-palestinien dont ils s'agit, et ce vu des yeux d'un enfant de Gaza. Marillion ne nous avait pas souvent habitué à des textes engagés. Le texte est assez dur, écrit par Steve, il dénonce une injustice "It Just Ain't Right", et quelques réactions qui découlent de cette situation qui perdure (fanatisme, martyrs, commandos suicide). Dans le livret, à côté du texte, Steve H explique sa démarche et les conversations qu'il a eu avant d'écrire ce texte. Il précise le fait qu'il n'a rien contre les juifs d'Israël, mais que la situation de Gazza ne peut plus durer. Musicalement c'est un bon morceau qui se découpe en quatre parties. Une intro d'une bonne minute de bruits de rue (de Gaza je suppose) se fait à peine entendre avant que la musique ne commence réellement. Elle se fait assez agressive, collant de près au texte. Steve est a son aise, son métier est clairement celui de colporteur d'émotion. Steve R sort aussi les griffes pour un solo un peu thrash comme on en entend rarement de sa part. Au bout de cinq minutes, le break vous transperce le cœur, juste clavier et voix (mais quelle voix) : "For every hot-head stone, a hundred come back". A partir de six minutes trente, le ton redevient dur, pour accompagner une description de la dureté de la vie des habitants de Gaza. Le son des claviers et des guitares accentuent l'effet. Et puis à partir de huit minutes trente, on passe dans une autre dimension, plus planante et lente, avec un solo magnifique de Steve R qui accompagne le crève-cœur de Steve H : "It Just Ain't Right". Du grand Marillion qui fait frissonner !

Puisque j'en suis à parler des morceaux fleuve, je vais passer à Montréal (prononcé à l'anglaise : Mont-trait-ale). C'est encore un long morceau de quatorze minutes, qui nous parle d'un autre coin du monde. Pourtant, l'ambiance ici est bien plus légère, et si la musique s'écoute gentiment, les paroles sont nunuches à souhait. Steve raconte sur un ton de doux hippy rêveur leur dernière visite dans la ville canadienne. Le problème c'est qu'il ne se passe pas grand chose. Ils prennent un taxi, ils arrivent à l'hôtel, le réceptionniste leur souhaite la bienvenue à Montréal, il monte dans sa chambre, il fait du Skype avec son gamin, c'est génial, vive la technologie, mais bon je trouve qu'après la gravité de Gaza, on a du mal a rentrer dans la visite de Montréal. Le morceau mue au bout de cinq minutes en quelque chose de plus planant avant de reprendre son rythme nonchalant. Les claviers de Mark me semblent sonner très Marillion années 80, c'est marrant. C'est bien chanté, même si les textes me laissent un peu perplexe, et Steve R vient encore poser de jolis petits solos.

La troisième grosse "pièce" de l'album c'est The Sky Above The Rain, qui le clôt. Plutôt centré sur la voix et le piano, c'est un morceau doux comme un câlin. Steve R dépose par ci, par là de petits moments de bonheur intenses, Steve H assure une magnifique mélodie tout au long du morceau, il semble se livrer totalement sur cette compo dont le thème semble être celui de l'amour dans un vieux couple, de ses hauts (the blue sky), et ses bas (the rain). Encore dix minutes et trente-quatre secondes pour faire le plein de douceur et d'émotion.

Un petit mot sur les trois autres morceaux de l'album. My Love, c'est un morceau calme, une ballade assez classique, presque trop. le son de la guitare fait penser à celui de Asylum Satellite #1. Le solo de guitare de Steve est franchement sympa. Sur Invisible Ink, c'est Steve qui fait l'intro presque a cappella, avec un léger piano. Le morceau dans ses deux première minutes est hyper calme, assez proche de ce que fait Steve H dans sa carrière solo. Ca risque d'énerver certains, même si ça reste très beau. Mark y accomplit un excellent boulot, tout comme Steve (quel chanteur ?!). Après deux minutes, le reste du groupe vient rappeler sa présence pour un morceau au final très réussi. Le dernier est Lucky Man, aux sonorités proches de Pour My Love et donc encore Asylum Satellite #1. C'est encore calme vous allez me dire. Certes, mais c'est beau, fort en émotion, ça vous prend au tripes et ça monte crescendo pour devenir un peu plus virulent, avec encore un gros son de piano vintage.

Au final, un très bon album (de plus) de Marillion, subtil, fin, recherché, avec tout de même deux morceaux évidents et faciles d'accès. Si Mark Kelly semble un peu plus présent, on ne peut que constater une réelle homogénéité dans le groupe, une recette optimale, un savant mélange au service de la mélodie et de l'émotion. On sent le groupe totalement libéré et libre de créer pour le plus grand plaisir de son infaillible fanbase. Une fois de plus, on ne peut qu'être admiratif du chant incroyable de Steve, des mélodies de Mark et des solos de Steve toujours aussi magiques. La pochette, de Simon Ward, est de toute beauté, ce qui ne gâte rien. Sound That Can't be Made? Ben on dirait que si finalement...

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L'Armée Des Ombres (CD + DVD)
L'Armée Des Ombres (CD + DVD)
Prix : EUR 20,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tout doit disparaitre..., 8 octobre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Armée Des Ombres (CD + DVD) (CD)
Si vous voyez quelqu'un qui remue la tête en rythme, son casque sur les oreilles, et qui arbore un sourire diabolique, de vous inquiétez pas, il doit être comme moi en train d'écouter le dernier album de Mass Hysteria, et comme moi, il sourit car sur chaque morceau ou presque, il est en train de penser à la Furia que ça va être au prochain concert. Et ça tombe bien, la tournée de Mass Hysteria, pour l'album L'Armée Des Ombres, va passer par tous les recoins perdus de France et de Navarre (même Nice, c'est dire) et vous allez pouvoir aller tester de visu le phénomène. Alors cet album on en cause un peu ? C'est le septième album du groupe, qui fait suite à Failles sorti il y a trois ans. Le groupe, plutôt stable côté line-up, connait cette fois-ci un changement d'importance puisque Stephan, bassiste et cofondateur a été remplacé par Vincent Mercier. On n'espère rien de grave pour Stephan, même si la confusion qui a régné dans la presse et sur le net autour de son départ ne laisse rien présager de bon. Autre point intéressant : Olivier Coursier, déjà dans le groupe de 2000 à 2007, avant de partir co-fonder AaRON et sortir leur tube intergalactique U-Turn (Lili), est revenu pour s'occuper des samples, et ça s'entend car on est passé de quelques samples à de vrais claviers et passages électro omniprésents. A quand donc un clavier/samples sur scène comme au bon vieux temps ?

L'album est une sorte de suite de Failles, mais une suite plus sombre, plus lourde, plus puissante aussi et on se retrouve à psychoter, gagnés par une certaine paranoïa, craignant de tomber sur un membre de l'armée des ombres à tout moment. Sans être un véritable album concept, il faut reconnaitre que les dix morceaux (douze dans la version de luxe) plonge l'auditeur dans une ambiance des plus pesantes. Pas de répits, un son énorme, une production monstrueuse assurée par Fred Duquesne, pour un constat : Mass Hysteria est le meilleur groupe de metal français. Stop !

La célèbre maxime de Mouss, "positif à bloc" est devenu un titre, et même le titre qui ouvre les hostilités. Intro de bruitages, sons électro et les riffs débarquent, violent et lourds, voire lourdingues sur le refrain que je n'aime pas trop. Ecouter ce morceau et le disque sur une bonne chaine avec des bonnes basses ou un bon casque prend carrément une autre dimension. Nombreux sons sub-bass, une batterie précise qui appuie des rythmes électro, une double lame de guitare (Yann et Nico), bref le top. Si je n'accroche pas trop au refrain, par contre le break est génial. C'est une constante dans cet album, pratiquement tous les morceaux ont un petit break génial, conçu à mon avis pour faire sauter tout le monde dans les concerts et mettre le feu dans le cerveau. A peine remis de ce premier morceau que déboule L'Homme s'entête, qui aurait pu aussi être "l'Homme Sans Tête", et ce morceau est ma tuerie préférée sur cette galette. Le break est tout simplement irrésistible, les machines se déchainent, on se croirait dans les souterrains des résistants de Terminator. Je note un bon petit pont de basse: l'ami Vincent prend ses marques. C'est encore Skynet et ses machines qui démarre sur le morceau suivant Commedia Dell' Inferno, et là encore c'est une franche réussite. Le morceau est encore sombre, il décrit l'armée des ombres, il est totalement en osmose avec la pochette et ses photos dérangeantes. Comme sur Positif à Bloc, le refrain n'est pas forcément le passage que je préfère. La rythmique du couplet par contre défonce tout, Mouss place bien son texte, c'est une remarque globale sur l'album. Même si j'explose est le morceau qui sert de (premier) single et de clip vidéo. L'ambiance se plombe un peu plus, le rythme du riff est atypique et les sons électro, très présents, forment carrément un son de synthé. Un fois de plus, je reste scotché par le break. Il file des frissons, la montée en puissance promet un champ de bataille dans le pit, elle se conclut par un autre petit solo de basse saturée. En tout cas, ce piano d'intro et de fin file les jetons. Tout doit Disparaitre est aussi un excellent morceau, sombre, introduit et rythmé par un tic-tac stressant d'une horloge. Les fonds sonores électroniques entretiennent une ambiance pré-apocalyptique, Mouss y soigne le phrasé et le placement de son texte, sur le refrain les rythmiques sont monstrueuses, le break est calme pour une fois, laissant la place libre aux machines. Serum Barbare n'a rien à envier à Rammstein, c'est un sacré morceau, introduit par de grosses machines, que la batterie de Rapha (monstrueux le Rapha sur tout l'album) et les guitares viennent compléter. Mouss nous balance quelques formules dont il a le secret et tout à fait d'actualité: "Début du troisième millénaire, la dictature est bancaire". L'armée des ombres est partout. J'aime aussi pas mal ce Raison Close, plus lent mais tout aussi pesant. Une fois de plus, le break est au top et les machines prennent une place prépondérante, pour un résultat fort réussi. Pulsion est un morceau au rythme assez lent, dont les refrains sont fait uniquement de machines, avec la voix de Mouss, alors que les instruments entrent en piste pour les refrains. J'aime un poil moins, mais la puissance dégagée sauve la mise. Vertige des Mondes, c'est le contre pied complet : rythme hystérique, punkisant, qui rappelle beaucoup le morceau P4. Deux minutes cinquante de folie engagée : "Réseaux, clans, sectes, soif de pouvoir abjecte", voilà, voilà. Le morceau bonus, Soyez Vous-même, qui termine cette petite bombe est excellent, il serait dommage de s'en priver: très indus, la rythmique est juste ... géniale, les sons du synthé apportent un vrai plus à l'ambiance du morceau. Le break mené par le synthé est encore une fois très bon. Mouss nous envoie un dernier : "Soyez vous même ou fuyez". Non seulement je ne fuis pas mais, je remets ça, tout de suite: Positif à Bloc !

J'ai passé sous silence L'Esprit du Temps, qui me semble un peu en dessous malgré le break et ses sons électro d'un autre monde et La valse des pantins, l'autre morceau bonus, avec son intro au piano à une touche emprunté à David Guetta. Le morceau me convient juste un peu moins, et peut être que l'électro en fait un peu trop ce coup ci.

Au final, pas une gifle mais une double mandale, qui m'a retourné la tête. L'album est un peu court (sept morceaux sous les trois minutes trente, c'est intense et bref chez les Mass) donc je conseille la version CD + DVD car, pour deux euros de plus, vous avez deux morceaux en bonus dont l'excellent Soyez Vous-même et le DVD qui est aussi assez sympa puisqu'on y voit les Mass en studio qui bossent sur l'album avec Fred, et qui nous en parlent. On apprend pas mal de trucs. Ils reviennent aussi sur la tournée de Failles, le concert du bikini et celui de Nouméa. Outre les quelques morceaux énormes qui figurent sur cet album, c'est le son énorme et ces petits break de fou que je retiens le plus, les Mass en sont devenus les maitres incontestés. La production de l'album est vraiment soignée, il y a une vraie profondeur, tout est en relief, bien mis en valeur. On sent bien que c'est un groupe de scène et que pour eux, les vrais morceaux se défendent sur les planches face aux Furieux !

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Last Of A Dyin' Breed
Last Of A Dyin' Breed
Prix : EUR 22,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dying Breed? Pas si sûr, 2 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last Of A Dyin' Breed (CD)
Lynyrd Skynyrd sort un nouvel album, Last of a Dyin' Breed. Le titre semble indiquer que l'album est le dernier d'une lignée qui s'éteint, à moins que ça ne soit du groupe qu'il s'agisse, dernier d'une lignée de groupes sudistes. L'histoire ne le dit pas, mais ce qui est sûr c'est que même si le line-up de Lynyrd Skynyrd n'a plus grand chose à voir avec celui de la grande époque (1977), la tradition, elle, se perpétue, et Ronnie Van Zant (emblématique chanteur du groupe mort dans le tragique accident d'avion qui décima le groupe en 1977) peut continuer à reposer en paix. C'est son petit frère Johnny qui a repris le flambeau et le le micro en 1987 et qui mène la barque aujourd'hui. A ces côtés il ne reste que Gary Rosington, cofondateur du groupe en 1964 (même si le nom de Lynyrd Skynyrd n'apparaît que six ans plus tard), les autres membres du groupe, non décédés dans le crash de 1977, sont aujourd'hui tous disparus. La relève est assurée par Rickey Medlocke (guitare), que certains connaissent peut-être comme leader d'un autre groupe sudiste des années 80, Blackfoot. A la troisième guitare (puisque Gary est aussi guitariste), on trouve Mark Matejka, à la basse Johnny Colt (dernier arrivé en provenance de Black Crowes), Michael Cartellone à la batterie (depuis 1999), Peter Keys au piano (au nom prémonitoire, qui remplace le cofondateur Billy Powel décédé en 2009) ainsi que Dale Krantz (épouse de Gary) et Carol Chase aux chœurs. On a pu voir tout ce beau petit monde lors du dernier Hellfest pour une prestation de très bon niveau qui a convaincu petits et grands du talent du groupe et de la force de rassemblement du southern rock quand il est bien fait. Cet album fait suite à God & Guns, sorti en 2009 et déjà fort réussi et vient porter à quatorze le nombre d'albums studio du groupe mythique de Jacksonville.

C'est le titre éponyme qui ouvre l'album, tout à fait dans le style Lynyrd, avec une bonne guitare slide et un rythme un peu country qui fait immédiatement taper du pied. On retrouve aussi un bon piano type honky tonk, la bonne voix, virile, de Johnny, bref la formule idéale du morceau de southern rock. On y cause grosses cylindrées, autoroutes et liberté. Plus calme mais tout aussi sympa, One Day At A time, est une bonne ballade sur l'idée qu'il faut profiter de la vie, au jour le jour. On entend bien les choristes, qui apportent un vrai plus. On avait déjà noté ça dans l'album précédent, et on le retrouve là, sur Homegrown, mais quand Lynyrd Skynyrd accentue son côté rock au détriment du son sudiste, ça sonne vraiment comme du Nickelback. C'est flagrant sur ce morceau, qui reste fort sympathique, avec un bon solo de guitare et un refrain accrocheur. J'aime beaucoup cette émouvante ballade, Ready to Fly, où une mère appelle son fils car elle sent qu'elle va bientôt mourir. La mélodie est fort réussie, le chant de Johnny très émouvant, le piano et les guitares sont élégamment rehaussées par des violons. Bien, très bien même.

Après cet excellent premier quart d'album, la suite est plus variée. Un morceau très southern, Mississipi Blood, avec slide et sonorités country/bluegrass, on se croirait dans "Délivrance", un autre comme Good Teacher, avec un bon boulot de wah-wah, qui file la pêche et dans lequel Johnny parle de son idole de grand frère. Moins original à mon gout Something to Live For, une n-ième ballade country rock, qui rappelle encore Nickelback, et qui me semble dispensable. Life's Twisted passe bien, avec son mid-tempo et encore une guitare slide subtile, faut dire que le chant est aussi particulièrement réussi. A noter que se sont les gugusses de Black Stone Cherry, fans de Lynyrd Skynyrd, qui ont écrit le morceau. Nothing Comes Easy est un morceau qui, comme Last of a Dyin' Breed, sonne très Lynyrd Skynyrd traditionnel, même si je le trouve un peu moins accrocheur, ça reste un bon titre. J'aime plutôt bien Honey Hole, un morceau calme, mélancolique mais que je trouve assez inspiré avec son refrain assez hargneux. Enfin, Start Livin' Life Again est un morceau calme, quasi acoustique, avec un duo banjo et slide, on semble sorti tout droit d'une vieille grange de Jacksonville, Florida. Sortez vos stetson et vos bottes, attention aux bouses, les rednecks sont de sortie.

A noter que John 5 est mentionné pour des guitares additionnelles et cosigne deux titres. Difficile par contre de savoir quelles parties de guitare il assure dans un groupe avec déjà trois guitaristes.

Pour conclure, je suis très content de cet album, qui confirme ce dont j'ai été témoin au dernier Hellfest : le Lynyrd Skynyrd du 21ème siècle se porte très bien. Même si le genre southern rock ne semble plus avoir de nombreux nouveaux porte-parole, les vieux de la vieille comme Lynyrd Skynyrd ou Molly Hatchett sont toujours là pour faire perdurer le style. Les puristes vont râler et me dire que c'est plus le Skynyrd de 1977 : qu'ils retournent à leurs vinyles et arrêtent de ressasser leurs vieille rengaines du siècle dernier. Marre des aigris ! Alors : Last of a Dyin' Breed ? Pas si sûr !

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Knight in York [Import anglais]
Knight in York [Import anglais]
DVD ~ Blackmore's Night
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 15,08

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vous connaissez pas le Rock Médiéval ? C'est le moment !, 26 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Knight in York [Import anglais] (DVD)
Peut être que certains quadras et quinquas se demandent ce que devient ce bon vieux Ritchie Blackmore ? Pour les autres, j'espère que le nom évoque quelque chose. Car est-il encore bien utile de présenter Ritchie Blackmore ? L'homme à la stratocaster blanche, l'homme qui a pondu le riff de Smoke On The Water. Certains l'ont découvert dans Deep Purple bien sûr, d'autres, un peu plus tard, leader de Rainbow, toujours accompagné de fabuleux chanteurs (Dio, John Lynn Turner, Graham Bonnet) et de talentueux musiciens (Cozy Powell, Don Airey, Doogie White, Jimmy Bain, Bob Daisley...). C'est dans une des dernières tournées de Deep Purple qu'apparait Candice Night, alors comme simple choriste. Et pouf ! L'amour fait le reste. Car entre Ritchie et la belle choriste, le courant (et plus puisque affinité) passe très bien. Elle intègre Rainbow toujours comme choriste et co-écrit déjà un titre. Ensuite ils commencent à bosser tous les deux sur un projet de musique acoustique de la Renaissance. A cette époque, Rainbow remplit encore les salles dans le monde entier. De cette osmose est né Blackmore's Night et un style bien étrange, une ambiance donjons et dragons, troubadours et ménestrels alors que s'éteint doucement Rainbow. Nous voilà en 2012, Ritchie a 67 ans et après une grosse quinzaine d'années au régime troubadour, le couple a accouché d'une petite dizaine d'albums, d'une petite fille et il sort aujourd'hui ce DVD, A Knight In York, jeu de mot subtil entre Knight (chevalier) et Night (soirée). C'est déjà la troisième sortie DVD du groupe, mais c'est le premier qui tombe entre nos mains et je dois reconnaitre qu'au départ j'ai pris ça de haut, plutôt goguenard, car moi, les elfes, les lutins, les dragons et les autres créatures fantastiques de ce style, je m'en tamponne un peu.

Le DVD comporte le concert de une heure trente, qu'on peut visionner en 5.1 DTS, 5.1 Dolby Digital ou 2.0 PCM et un mini bonus, A Day in York qui pendant deux minutes et quarante-trois secondes nous fait faire le tour de la ville de York. Sur fond de musique médiévale du groupe et sponsorisé (certainement) par l'office du tourisme de York, cette carte postale, certes idyllique, est totalement inutile.

Le concert commence lui aussi par les mêmes quelques vues de la ville de York en Angleterre, et on attaque avec un air médiéval entrainant, joué par Ritchie à la mandoline, posée sur un trépied, car il a aussi une guitare acoustique en bandoulière. Candice a une voix cristalline, c'est aussi une très belle femme, habillée en reine des bois, elle est irrésistible. La scène est couverte de verdure, de fleurs, de bottes de paille, de rochers, on se croirait dans un décor cheap d'une pièce de théâtre où se jouerait une adaptation de Robin des Bois. Le groupe est en place derrière le couple: piano, basse, violon, batterie. Le son est excellent, la voix bluffante. Candice joue d'une flûte médiévale alors que Ritchie attaque un chouette solo à l'acoustique rejoint ensuite par une violoniste (Gypsy Rose). Les musiciens sont tous costumés (époque médiévale bien entendu), et je doit reconnaitre que Ritchie en elfe des bois, avec ses bottes en daim, ça me fait un peu sourire. Au premier break, Candice s'entretient avec le public anglais, nous parle de sa petite fille d'un an, Autumn, qui a donné son titre à leur dernier album studio, Autumn Sky. Elle explique que la petite boit comme son père et dort comme sa mère : humour médiéval ! Plus drôle encore quand Candice introduit la chanson suivante, Ritchie demande s'il y a des gens de France, apparemment pas, et on l'entend dire: "I don't like France". Comme ça c'est dit ! J'ai pas capté, peut-être est ce en rapport avec le morceau Gilded Cage et se rapporte aux rapports plutôt tendus qu'entretenaient la France et l'Angleterre à l'époque. Le morceau est calme, le bassiste s'est emparé d'une mandoline et Ritchie d'une électro acoustique. Une fois de plus, Candice fait un sacré boulot, par sa voix et sa présence scénique.

Sur The Circle, Ritchie attaque encore avec sa mandoline posée sur pied, mais autour de son cou, que vois je ? Une statocaster blanche ! La curiosité me scotche au canapé, mon fils qui se foutait de moi, ne moufte plus, il reste comme moi, hypnotisé par l'étonnante musique et la belle blonde qui occupe le centre de la scène. Ritchie attaque un solo arabisant, et paf... on se retrouve dans du bon Rainbow d'il y a vingt ans. Purée j'ai la chair de poule, son solo me fait presque pleurer: Quel son ! Quel style unique ! Blackmore's power ! La claque ce morceau, vraiment. Le rock médiéval vient de trouver une nouvelle recrue. Le morceau suivant met en valeur le pianiste, Bard David Of Larchmont (ça en jette) car pour intro, il nous fait un remake des Carmina Burana, des plus réussies, et à lui tout seul. A la basse Earl Grey of Chimay (j'invente rien) martèle un bon petit groove pendant que Ritchie se lance encore dans un bon solo. Au bout de trente minutes de concert, ma fille nous rejoint aussi sur le canapé hypnotique, se demandant pourquoi nous ne parlons plus, et restons la bouche ouverte à regarder un rockeur ménestrel, élégant, balancer des solos efficaces les yeux fermés. Il faut dire qu'il a fier allure le Ritchie, la blonde resplendissante qui s'agite devant lui sur scène nous l'a complètement transformé : rajeuni, posé, très zen. Son épouse a décidément beaucoup d'humour. Entre deux morceaux, elle plaisante en présentant Squire Malcom of Lumley à la batterie et un spécialiste des instruments anciens (lui-même ancien) du nom de Minstrel Albert (on n'en sort pas) qui joue de toutes sortes d'instruments anciens. Elle présente aussi sa flûte en bois, en joue, et précise que ça a dû attirer des canards au dessus du théâtre et que ça va faire du dégât sur leurs voitures.

On poursuit avec un autre morceau plutôt calme et acoustique, au milieu duquel un petit bout de choux apparait en robe blanche et bouclettes blonde, comme maman. C'est Autumn, bien sûr, qui fait sa première scène, sous les hourras de la foule. Elle est un peu perdue entre sa mère, impressionnante en plein chant et son père occupé à sa guitare. Elle finit dans les bras de sa mère, visiblement intimidée par la salle. Ritchie et Candice tentent de la dérider mais rien n'y fait (ah si, elle éternue sur sa mère). Candice plaisante encore en se demandant comment, en grandissant elle pourrait se rebeller contre ça, en montrant son accoutrement médiéval. C'est vrai que l'ambiance est plutôt bucolique, zen à tendance fortement hippie.

Les mélodies des morceaux qui suivent sont superbes, magnifiquement interprétées par la voix de Candice, c'est très folk, parfois à deux mandolines, avec souvent du violon, du piano et de la flûte, on ne peut qu'être impressionné. Les amateurs de metal symphonique à voix féminine devraient jeter aussi une oreille à ce groupe car il a de quoi en combler plus d'un.

A travers ces musiques, nous visitons musicalement des contrées éloignées des terres d'Angleterre. Sur World Of Stone et Fires At Midnight, Candice explique que Ritchie s'est inspiré (elle ajoute même qu'il a tout pompé) d'artistes espagnols, sur Toast Of Tomorrow c'est plutôt d'inspiration folklorique russe. On voit du pays au moins. Pendant le morceau russe on a une petite pause humour avec une fausse Lady Gaga (le pianiste déguisé) qui vient chanter un bout d'une chanson de Lady Gag ! Sur le très beau Fires At Midnight, le bassiste utilise une superbe guitare acoustique double corps, six cordes et quatre cordes. Ritchie nous gratifie d'un joli solo à l'acoustique, même sans stratocaster, le garçon est doué. Sur Dance Of The Darkness on a droit à un bon petit break du bassiste qui a repris sa basse.

Pour le rappel, ils jouent encore trois titres. D'abord plutôt calme et mélancolique avec Dandelion Wine, puis frétillants et guilleret avec All The Fun Of The Fayre où Candice agite un tambourin pendant que Ritchie secoue sa mandoline. On termine tout en douceur ce voyage dans le temps avec First Of May qui clôt ce DVD.

Oyez oyez, damoiselles, damoiseaux, ce DVD est déroutant, je vous le recommande pour vos prochaines soirées médiévales (ou pas), vous allez épater vos compagnons, c'est moi qui vous le dit...

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Rock And Roll Is Black And Blue (Edition limitée)
Rock And Roll Is Black And Blue (Edition limitée)
Prix : EUR 17,00

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Danko for président !, 26 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock And Roll Is Black And Blue (Edition limitée) (CD)
Danko Jones est un petit malin. Après le fort réussi Below The Belt sorti en 2010, le revoilà pour Rock And Roll Is Black And Blue. On ne change pas une formule qui marche ou presque, et donc Danko Jones opère toujours en power trio avec toujours son fidèle John Calabrese à la quatre cordes saturée, mais un nouveau batteur Atom Willard (ex Social Distortion et The Offspring entres autres). C'était déjà Atom (Adam de son vrai prénom) qui était derrière les fûts quand nous avions vu Danko Jones à Toulon, il commence à faire partie des meubles, même si cet album est son premier avec Danko Jones. Je disais donc que Danko est un malin car, à la première écoute de son album, on est tenté de se dire : Ouais bof, y'a rien qui en ressort en particulier. Je n'arrivais pas à déterminer quel morceau serait le Lovercall de Born a Lion, le Had Enough de Below The Belt ou le First Date de Sleep Is The Enemy. Non pas qu'ils sont les seuls morceaux valables des albums précités, loin de là, mais ce sont juste des titres qui défoncent et qu'on peut écouter sans limite.

Seulement voilà Danko m'a eu ! Après seulement deux ou trois écoutes, j'ai toujours du mal à trouver le morceau clef, mais cette fois-ci parce qu'il y a plusieurs candidats !

Je mets dans ce lot de morceaux remarquables celui qui ouvre l'album, Terrified, aux gros riffs, et avec lequel j'ai eu un peu de mal, au départ, à cause du refrain. La basse de John est toujours aussi présente, et le jeu de batterie d'Atom est... atomique. Le trio parfait. En parlant de basse monstrueuse, écoutez donc Legs, un morceau dans lequel Danko explique qu'il y a un rapport inversement proportionnel entre la longueur des jambes d'une fille et le niveau intellectuel de Danko. Le morceau est simpliste, mais très efficace. A propos des paroles, rassurez vous, Danko ne va pas vous parler de la crise ou des mesures d'austérité des états Européens, mais juste de nanas, et de différents attributs féminins, dont ici, les jambes. On ne change pas une formule qui marche, je l'ai déjà dit.

Toujours dans les morceaux particulièrement réussis, je trouve Just a Beautiful Day, dans lequel le duo basse/batterie fournit un travail de titan, et sur lequel Danko n'a plus qu'à poser une ligne de chant particulièrement soignée. Probablement un des singles de l'album. Plus punk (il faut quand même rappeler que Danko Jones reste très punk rock dans son style et l'arrivée d'Atom Willard à la batterie confirme parfaitement), je trouve absolument génial ce I Don't Care. Ca pulse, sans fioritures et avec des paroles un poil mégalo, mais on adhère quasi instantanément.

Danko a une autre particularité : c'est un artiste qui ne cache pas ses influences. Je citais le punk rock à l'instant, mais à l'écoute du riff monstrueux de You Wear Me Down on se dit que Led Zeppelin est une autre de ses influences. Sans atteindre des choses exceptionnelles dans la partie solo, ni dans le chant, il nous livre ici un excellent morceau qui pourrait aussi être un des singles tirés de l'album. Un titre comme ça, c'est du pain béni pour les radio US. Sur Always Away, l'influence est clairement AC/DC dans la guitare (mais pas du tout dans la voix), le morceau est plutôt réussi et je trouve que, sur l'album, Danko a pris plus de risques sur les lignes de chant, et il s'en sort super bien. Une influence de Thin Lizzy se fait sentir sur Type Of Girl, plus gentillet, avec un solo simple et mélodique. On remarque que si Danko est un excellent riffeur, les solos sont souvent absents, ou assez simplistes. Entre efficacité et complexité, Danko a fait clairement son choix.

Encore un morceau punkisant, super réussi, ce Conceited, à la mélodie irrésistible et aux riffs saccadés, révèle une belle inspiration de The Offspring. Plus punk rock encore, moins mélodique, plus rentre dedans, le titre The Masochist, promet des pogos enflammés lors de la prochaine tournée. L'album termine sur un étonnant I Believe in God qui fait sourire. Danko explique qu'ils ont fait participer des vrais chanteurs de gospel, et que la situation était délicate, car les paroles n'était pas tout à fait, comment dire... très adaptées. Mais ils ont joué le jeu, pour un bon résultat qui ne risque pourtant pas d'être joué dans les églises, rassurez vous.

J'aime un peu moins Get Up et Don't Do This que je trouve plus banales, mais sur douze morceaux, c'est plutôt un bon ratio. Un morceau bonus, In Your Arms, se trouve sur certaines éditions, il n'était pas sur la promo, mais il est dispo sur Spotify et ne m'a pas emballé outre mesure.

Pour conclure, je dirai qu'avec Danko Jones on n'est jamais déçu. Le trio soigne les compositions, la production, la voix de Danko qui, je trouve, est plus variée que d'habitude, et la section rythmique toujours de très grande classe. Un très bon cru, qu'on aura grand plaisir à retrouver sur scène, car là aussi Danko Jones est une incontournable valeur sûre.

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