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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
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Rock And Roll Is Black And Blue (Edition limitée)
Rock And Roll Is Black And Blue (Edition limitée)
Prix : EUR 17,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Danko for président !, 26 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock And Roll Is Black And Blue (Edition limitée) (CD)
Danko Jones est un petit malin. Après le fort réussi Below The Belt sorti en 2010, le revoilà pour Rock And Roll Is Black And Blue. On ne change pas une formule qui marche ou presque, et donc Danko Jones opère toujours en power trio avec toujours son fidèle John Calabrese à la quatre cordes saturée, mais un nouveau batteur Atom Willard (ex Social Distortion et The Offspring entres autres). C'était déjà Atom (Adam de son vrai prénom) qui était derrière les fûts quand nous avions vu Danko Jones à Toulon, il commence à faire partie des meubles, même si cet album est son premier avec Danko Jones. Je disais donc que Danko est un malin car, à la première écoute de son album, on est tenté de se dire : Ouais bof, y'a rien qui en ressort en particulier. Je n'arrivais pas à déterminer quel morceau serait le Lovercall de Born a Lion, le Had Enough de Below The Belt ou le First Date de Sleep Is The Enemy. Non pas qu'ils sont les seuls morceaux valables des albums précités, loin de là, mais ce sont juste des titres qui défoncent et qu'on peut écouter sans limite.

Seulement voilà Danko m'a eu ! Après seulement deux ou trois écoutes, j'ai toujours du mal à trouver le morceau clef, mais cette fois-ci parce qu'il y a plusieurs candidats !

Je mets dans ce lot de morceaux remarquables celui qui ouvre l'album, Terrified, aux gros riffs, et avec lequel j'ai eu un peu de mal, au départ, à cause du refrain. La basse de John est toujours aussi présente, et le jeu de batterie d'Atom est... atomique. Le trio parfait. En parlant de basse monstrueuse, écoutez donc Legs, un morceau dans lequel Danko explique qu'il y a un rapport inversement proportionnel entre la longueur des jambes d'une fille et le niveau intellectuel de Danko. Le morceau est simpliste, mais très efficace. A propos des paroles, rassurez vous, Danko ne va pas vous parler de la crise ou des mesures d'austérité des états Européens, mais juste de nanas, et de différents attributs féminins, dont ici, les jambes. On ne change pas une formule qui marche, je l'ai déjà dit.

Toujours dans les morceaux particulièrement réussis, je trouve Just a Beautiful Day, dans lequel le duo basse/batterie fournit un travail de titan, et sur lequel Danko n'a plus qu'à poser une ligne de chant particulièrement soignée. Probablement un des singles de l'album. Plus punk (il faut quand même rappeler que Danko Jones reste très punk rock dans son style et l'arrivée d'Atom Willard à la batterie confirme parfaitement), je trouve absolument génial ce I Don't Care. Ca pulse, sans fioritures et avec des paroles un poil mégalo, mais on adhère quasi instantanément.

Danko a une autre particularité : c'est un artiste qui ne cache pas ses influences. Je citais le punk rock à l'instant, mais à l'écoute du riff monstrueux de You Wear Me Down on se dit que Led Zeppelin est une autre de ses influences. Sans atteindre des choses exceptionnelles dans la partie solo, ni dans le chant, il nous livre ici un excellent morceau qui pourrait aussi être un des singles tirés de l'album. Un titre comme ça, c'est du pain béni pour les radio US. Sur Always Away, l'influence est clairement AC/DC dans la guitare (mais pas du tout dans la voix), le morceau est plutôt réussi et je trouve que, sur l'album, Danko a pris plus de risques sur les lignes de chant, et il s'en sort super bien. Une influence de Thin Lizzy se fait sentir sur Type Of Girl, plus gentillet, avec un solo simple et mélodique. On remarque que si Danko est un excellent riffeur, les solos sont souvent absents, ou assez simplistes. Entre efficacité et complexité, Danko a fait clairement son choix.

Encore un morceau punkisant, super réussi, ce Conceited, à la mélodie irrésistible et aux riffs saccadés, révèle une belle inspiration de The Offspring. Plus punk rock encore, moins mélodique, plus rentre dedans, le titre The Masochist, promet des pogos enflammés lors de la prochaine tournée. L'album termine sur un étonnant I Believe in God qui fait sourire. Danko explique qu'ils ont fait participer des vrais chanteurs de gospel, et que la situation était délicate, car les paroles n'était pas tout à fait, comment dire... très adaptées. Mais ils ont joué le jeu, pour un bon résultat qui ne risque pourtant pas d'être joué dans les églises, rassurez vous.

J'aime un peu moins Get Up et Don't Do This que je trouve plus banales, mais sur douze morceaux, c'est plutôt un bon ratio. Un morceau bonus, In Your Arms, se trouve sur certaines éditions, il n'était pas sur la promo, mais il est dispo sur Spotify et ne m'a pas emballé outre mesure.

Pour conclure, je dirai qu'avec Danko Jones on n'est jamais déçu. Le trio soigne les compositions, la production, la voix de Danko qui, je trouve, est plus variée que d'habitude, et la section rythmique toujours de très grande classe. Un très bon cru, qu'on aura grand plaisir à retrouver sur scène, car là aussi Danko Jones est une incontournable valeur sûre.

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Live At Sweden Rock Festival
Live At Sweden Rock Festival
Prix : EUR 19,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Triumph !, 18 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At Sweden Rock Festival (CD)
Probablement peu d'entre vous connaissent le power trio canadien Triumph. Eh oui, leur dernier album avec le line-up officiel commence à dater (Surveillance en 1987). Pourtant le groupe est mythique outre-Atlantique (comme leurs homologues de Rush), avec huit albums sur neuf au moins disques d'or dont trois disques de platine. Le groupe, originaire de Toronto (comme Rush), existe depuis 1975, avec à la guitare Rik Emmett, à la batterie Gil Moore et à la basse Mike Levine. Rik et Gil se partagent le chant, ce qui m'a toujours impressionné car il ne doit pas être évident de chanter en jouant de la batterie. Après neuf albums (dont les fabuleux Rock And Roll Machine et Allied Forces) avec cette équipe, les choses s'enveniment et Rik quitte le navire (1988), que les deux autres tentent de maintenir à flot. Ils sortent un dernier album avec Phil X à la guitare (1997) puis rachètent leur musique à leur label et sortent des compils, des albums et des DVD de concerts mémorables. Finalement en 2007, le groupe est intronisé au Canadian Music Hall Of Fame, ce qui permet aux deux camps de renouer les liens et de se réunir en 2008 pour un concert à l'occasion du Sweden Rock Festival. C'est ce concert qui sort aujourd'hui (soit quatre ans après !) sous la forme d'un CD + DVD.

Alors côté son, on est plutôt gâté car la production est excellente (ils ont eu du temps, faut dire...) et on se retrouve donc avec un cinquième album live, depuis A Night of Triumph sorti en 2004 (mais enregistré en 1987), qui commence, certes, à dater, mais comme aucun album n'est sorti entre temps, les setlists n'ont pas beaucoup évolué. Aucune surprise sur ce plan là, si ce n'est qu'un guitariste additionnel vient épauler Rick (un certain Dave Dunlop) et que le tout est joué brillamment, même la voix aigüe de Rik Emmett a sacrément bien vieilli.

Côté vidéo, c'est un peu la même remarque, puisque deux DVD live existaient déjà, avec des setlists comparables (un filmé à l'US Festival 1983 et l'autre à Halifax en 1987 pour la tournée de Sport Of Kings). Il est quand même sympa de retrouver les 3 bonshommes même avec quelques rides en plus. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils livrent lors du festival suédois une excellente prestation, devant un beau pareterre de fans européens qui n'avaient probablement jamais vu le groupe en concert. L'image est de qualité (les deux DVD précités étaient au départ des sorties VHS, restaurées pour le DVD), donc là, clairement, on y gagne.

Un peu de détail sur le contenu des 1h12 de concert :

Le concert commence au soleil couchant, c'est pas évident. Ils attaquent avec When the Lights Go Down, et Rick fait un petit break à la wah wah pour faire réagir le public un peu amorphe. On a droit a quelques effets pyrotechniques. Sur l'intro magique de Lay It On the Line, Mike Levine prend les claviers. La voix de Rick sur l'intro vous file des frissons. Sur ce premier morceau sa voix est impeccable et sa LesPaul magistrale. Le meilleur passage du DVD reste Allied Forces parfaitement interprété, enchainé avec le groovy Never Surrender dont le final est superbe. Sur I Live For The Weekend, Rik est pratiquement en solo tout le morceau, impressionnant le bougre, et quel toucher de gratte ! Des effets vidéo inutiles sont intercalés entre les morceaux, ils montrent une animation sur le thème de la pochette dont est extrait le morceau qui suit.
Rik sort sa célébrissime Gibson SG double corps (douze cordes en haut, six en bas) pour le mythique Blinding Light Show qu'il chante aussi. Il nous donne une petite leçon d'arpèges et d'harmoniques sur une douze cordes lors du petit break atmosphérique, un peu allongé pour l'occasion. Encore une petite leçon, de wah wah, cette fois sur le solo de Rik dans Rocky Mountain Way, et encore un grand moment qui se finit par un duel de guitares se répondant entre Rik et Dave (pas manchotte non plus la pièce rapportée). Sur Magic Power, Rik tente de faire chanter le public mais ça ne répond pas très bien, dommage car ce morceau est énorme. Sur Rock And Roll Machine, Rik envoie un solo de guitare quasiment fait à la main gauche, la droite bricolant dans le haut du manche. Il enchaine par une démo de ce qu'il est possible de faire juste avec un bouton de volume et termine par un festival de gros riffs. Ils reprennent et terminent le morceau avec une version super ralentie Roooooccckkkkk Annnnnd Roooooolll Machhhiiiiine ! Bizarre on dirait un 45 tours passé en 33.
Ils saluent, remercient et quittent la scène pour revenir pour un rappel avec, bien sûr, Fight The Good Fight, un autre de leurs énormes succès. On réalise alors qu'il fait presque nuit, les lumières mettent encore mieux la scène en valeur. Les écrans géants sont bien plus lumineux. Dommage qu'ils n'aient pas eu un créneau un peu plus tard sur ce festival. Rik n'a plus de son sur sa guitare alors qu'il est en train de chanter un passage assez délicat, son technicien lui remplace le câble, au vol, sans interrompre le chant : ça c'est du rock ! Mike alterne basse et clavier, le morceau est génial et les multiples solos de guitare juste... jouissifs (petit clin d'œil : Rik case un petit plan d'un solo de Ritchie Blackmore dans Child In Time, ça le fait marrer).

Quelques bonus viennent compléter tout ça avec la conférence de presse donnée la veille du concert (treize minutes). Il y a de bonnes questions ponctuées de petites vidéos d'eux pendant leurs répétitions et d'autres vieilles images d'archives. Rien n'est sous-titré par contre. Ils ne répondent pas trop aux questions sur un éventuel nouvel album, et la suite de Triumph. Par contre, Gil explique que c'est bien eux, qui au début voulaient jouer de jour, mais que finalement quand ils ont réalisé que c'était pas top, c'était trop tard pour changer. L'autre bonus est un mix entre des témoignages de fans dans le public et des images de la dernière répétition, la veille du concert. Toujours pas de sous-titres là non plus. La vidéo fait 8mn. On y voit aussi les musiciens se faire photographier à leur arrivée sur site ainsi que leur montée sur scène. Les 4 dernières minutes sont un diaporama sur When the Lights Go Down.

Reste pour moi la question majeure : pourquoi quatre ans pour sortir ce DVD ? Doit on comprendre que le groupe n'est toujours pas vraiment réuni ? Verra t-on un nouvel album studio du groupe ? Rik semblait bien inspiré dans son dernier projet en date avec Airtime. Que quelqu'un nous tienne au courant. Please ? Vraies fausses retrouvailles ou faux vrai coup médiatique ?

Une chose reste bien réelle en 2008 : Triumph est une vraie Rock And Roll Machine.

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Break The Silence
Break The Silence
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Danger : hits en puissance !, 14 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Break The Silence (CD)
Gun est un groupe Ecossais qui avait quasiment disparu de la circulation entre 1998 et 2008, après quelques albums prometteurs (en particulier, Gallus et Swagger) et qui revient avec un nouvel album qui porte bien son nom: Breaking The Silence. Pour ceux qui, comme moi, n'auraient jamais entendu parler des Gun, on va faire les présentations du Gun line-up 2012. Dante Gizzi est au chant (dans l'ancien line-up, il était à la basse), Guliano Gizzi, son frère, à la guitare; Derek Brown à la basse et Paul McManus à la batterie. Côté son, nous nous situons entre hard rock gentil, parfois punk rockisant mais surtout à très forte tendance pop. D'ailleurs, l'album contient au moins deux hits radio en puissance. J'en vois qui s'apprêtent à fuir: attendez ! C'est popisant, certes, mais c'est quand même pêchu et très bien fait, et si vous aimez le hard rock mélodique à tendance bien ficelé, cette galette pourrait bien être votre découverte de l'année.

Forts de leur nouveau line-up et de cette nouvelle orientation musicale, ils avaient déjà prévenu l'auditoire avec un EP, Popkiller, en 2010. Ils confirment et signent en balançant ce Breaking The Silence fort réussi. La qualité des compositions est remarquable, et le moins que l'on puisse dire c'est que les Ecossais savent pondre des refrains qui accrochent et vous marquent à jamais. C'est propre, poli, ça s'écoute facilement, ça plaira à votre femme, vos enfants, votre belle mère, votre chien bref potentiellement à tout le monde (sauf aux fans de metal extrême). Personellement, j'y ai retrouvé une fraicheur et un sens du hit inné que j'adorais dans le groupe The Cars dans ma jeunesse (particulièrement sur Lost & Found ou No Substitute). Mais pas uniquement. Le titre éponyme, par exemple, tube intergalactique en puissance, me fait cet effet, tout comme les excellents Caught In The Middle et 14 Stations, ainsi que Innocent Thieves. Il faut dire que la voix de Dante est assez impressionnante. Pour un bassiste promulgué au rôle de chanteur, c'est quand même exceptionel. Les fans de Mark Rankin, l'ancien chanteur, risquent d'être surpris mais ils ne pourront que reconnaitre que le bonhomme est particulièrement à l'aise et tout à fait à sa place dans tous les styles. Il sonne très rock'n'roll sur le titre qui ouvre l'album, Butcher Man, alors que sur 14 Stations, je trouve qu'on retrouve les intonations de D-A-D et enfin plus dans l'esprit de Green Day sur un titre comme Bad Things. Quoiqu'il en soit, le résultat est toujours bien fait, avec des compositions efficaces, courtes, des mélodies accrocheuses, peu ou pas de solo et pas mal de choeurs sur les refrains.

On pourrait éventuellement se plaindre de certains passages un peu plus/trop calmes (How Many Roads, Running Out Of Time) mais force est de constater que c'est un sacré bon album que nous balance ce Gun nouvelle formule et que j'ai passé un excellent été à l'écouter. Le morceau Breaking The Silence mériterait le titre de tube de l'été 2012, mais pour ça il faudrait changer tout le système actuel... et je n'ai pas le courage donc je me contente d'attribuer un coup de coeur amplement mérité.

Vous aimiez Gun ? Vous allez probablement aimer le Gun 2012. Vous ne connaissiez pas Gun ? Dommage, mais pour cette sortie là, vous n'avez pas d'excuses, vous êtes prévenus.

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Million Reload / a Sinner'S Saint
Million Reload / a Sinner'S Saint
Prix : EUR 12,58

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hard rock qui va bien..., 5 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Million Reload / a Sinner'S Saint (CD)
Hep, vous là ! Oui vous ! Vous cherchez un truc qui vous sortirait de votre torpeur estivale ? Un remède contre la morosité ambiante ? Un truc qui réveille les sens ? Je crois avoir ce qu'il vous faut. Je veux vous parler d'un très bon album de pur rock'n'roll qui va vous faire un bien fou. Si vous êtes amateur de gros riffs, de refrains accrocheurs, de voix éraillée, dans un style hard rock à tendance glam, je vous prescris trois écoutes par jour du dernier skud de Million Dollar Reload (M$R pour les intimes), pendant une semaine et tout ira forcément mieux (ou du moins pas plus mal).

J'avais zappé le premier album de nos Irlandais du Nord (de Belfast même), Anthem Of A Degeneration (2008), qui annoncait déjà la couleur, me dit-on dans l'oreillette, du coup je rattrappe cette bévue avec une petite chronique de ce A Sinner's Saint. Le groupe est composé de Phil Conalane au chant, Anday Mackle et Brian Mallon aux grattes, Kie McMurray à la basse et Sean McKernan à la batterie, et le style, s'il fallait le résumer, serait entre AC/DC, Aerosmith, Cinderella, avec des touches de Thin Lizzy. Un héritage des plus classique qui, je préfère l'annoncer de suite, ne va pas révolutionner le genre hard rock, mais plutôt me conforter sur le fait que le rock'n'roll n'est pas forcément synonyme de virtuosité, complexité et avant-gardisme, et qu'on peut encore accoucher d'un très bon album de hard rock, aujourd'hui, quand on a les tripes, la hargne et l'envie de tout péter.

D'ailleurs, le premier titre de l'album confirme mes dires, puisque Fight The System! est comme une grosse baffe dans ta tronche. Bullet in The Sky, typé Cinderella, est assez efficace aussi, avec un bon petit solo de guitare et un refrain bien accrocheur. Même remarque sur Blow Me Away, un peu plus glam, qui me rappelle beaucoup Tom Kiefer et sa bande, avec encore un très bon refrain, où les choeurs apporte un bon soutien au chant. Les titres s'enchaînent sans moment de faiblesse ni non plus de grande surprise. Tout reste hyper cohérent. Je retiens particulièrement Can't Tie Me Down et son petit côté Kiss sur le refrain, mais aussi la ballade Broken typée Tesla, où le chanteur démontre de très bonne capacités à transmettre des émotions. Et encore Smoke In Mirrors, au refrain bien accrocheur et les bluesy Headrush et Pretty People, inspiré de vieux Aerosmith, surtout sur le son des guitares.

Voilà, je vous livre mes impressions à chaud, brut de fonderie, tout comme l'est cet album. Brut, dans le fond, mais tout de même très soigné côté production, ne vous inquiétez pas. Ce Million Dollar Reload est vraiment un très bon moment de hard rock, que je recommande aux fans des Australiens d'Electric Mary, Airbourne, Koritni mais aussi d'AC/DC, Cinderella, et Aerosmith. Au final, un spectre assez large d'amateurs de hard rock old school, débordant d'énergie et de refrains rageurs et accrocheurs. C'est pour vous, en quelque sorte...

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Nothin But Love
Nothin But Love

37 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cray vin diou !, 5 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nothin But Love (CD)
Merci de venir lire cette chronique. De deux choses l’une. Soit vous savez qui est Robert Cray et vous aimez le blues. Soit vous ne savez pas qui est Robert Cray, mais votre curiosité musicale l’a emportée. Dans les deux cas merci car je me suis demandé s'il était oui ou non pertinent de chroniquer un album de blues sur notre webzine. Certes, le blues est à l’origine du rock et donc forcément du hard rock, mais il est clair qu’à l’écoute de certains groupes dits extrêmes, les racines blues sont très profondes, voire disparues et relativement peu de jeunes metalleux sont amateurs de blues, souvent relégué dans la catégorie de musique de vieux. Moi perso, j’assume, j’ai toujours aimé le blues et les groupes de metal influencés par le blues. Il faut reconnaitre aussi que des musiciens blues (hard) rock récents comme Joe Bonamassa, Philip Sayce, Kenny Wayne Shepherd ont pas mal fait pour redorer le blason du blues rock auprès des fans de rock plus pêchu, et c’est une bonne chose. J’ajouterais même que le dernier album d'Europe flirte pas mal avec le blues rock, et donne la sensation que cette musique est éternelle. Alors les portes du metal ont décidé de s’ouvrir en grand et d’accueillir cet album de blues. Les statistiques du site me donneront-elles raison ?

Robert Cray, 59 ans, c’est plutôt un gars de la vieille école, un ancien, une figure emblématique du blues. Il n’a plus rien à prouver : des Grammy Awards, intronisé au Blues Hall of Fame, des millions de disques vendus, il a joué avec les plus grands noms du blues, bref, celui que BB King a surnommé le Prophète du Blues revient en 2012 avec un nouvel album studio, Nothin But Love, le seizième de sa carrière. L’album est signé du Robert Cray Band et justement, ce Band est un peu un retour aux sources puisque d’anciens musiciens avec lesquels il avait déjà travaillé sont de retour. Tony Braunagel est à la batterie, Jim Pugh aux claviers, Richard Cousins à la basse et bien sûr Robert Cray au chant et à la guitare. Pour assurer un son moderne et puissant, Robert s’est offert les services de Kevin Shirley à la production, c’est le même Kevin qui produit des artistes comme Joe Bonamassa, Aerosmith ou encore The Black Crowes. L’album a été enregistré à Los Angeles en seulement deux semaines, et en seulement quelques prises live, pour restituer ce côté live et cru du blues.

Le ton d’un album de blues est souvent… mélancolique. Par essence, le blues c’est un peu la loose, la déprime, c’était à l’origine la musique des esclaves noirs américains, qui chantaient leurs conditions d’existence, donc forcément pas super folichon. Comme le dit le comique Eddy Le Quartier, dans son mythique sketch, sur ce qui est du rock et ce qui n’en est pas : "le blues c’est facile, tu t’assois dans un champ et tu cries". Il aurait pu tout aussi bien dire, "et tu pleures". Car là aussi, c’est plutôt tristounet et engendre la mélancolie et la réflexion. Sur cet album Robert chante des femmes qui le quittent ou l’ont quittées, la perte de son job, de sa maison, le chômage, bref, toujours des choses plutôt noires, sans jeu de mot. Cela dit, tout est ici triste mais beau, et même hors contexte blues, les artistes avouent avoir souvent plus de facilités à composer sur des thèmes tristes que lorsque tout va bien et que les oiseaux chantent.

Si la plupart des morceaux sont bien sûr très blues, on trouve aussi des choses plus soul (Great Big Old House) ou jazz (I'll Always Remember You), toujours de très bon goût. La voix de Robert est magique, cristalline et chaude, un vrai plaisir à écouter. Sa guitare l’accompagne quasi en permanence, de petites touches de solo et de rythmiques précises, qui viennent appuyer un magnifique piano blues d’une limpidité incroyable. Dans la catégorie des morceaux essentiels de cet album, je retiens celui qui l'ouvre, Won't Be Coming Home (là, sa femme le quitte et il reste assis à sa table comme un couillon). Il en ressort une émotion et une subtilité dans les jeux de guitare, piano et dans le chant qui sont incroyables, le tout mis en valeur par une prod aux petits oignons. J’aime beaucoup ce Worry (là, il s’inquiète pour la femme qu’il aime), typé vieux blues jazzy, avec un énorme piano et de bons chœurs sur le refrain. J’aime aussi beaucoup ce morceau I'll Always Remember You (là, sa femme est partie et lui boit), aux accents de vieux blues des années 50 (pourtant très jazzy pour mes goûts), avec une grosse section cuivre et un très bon piano, la guitare se contentant d’un excellent solo. Side Dish (là il n’arrive pas à brancher des nanas) est un morceau plus guilleret, très dansant, avec un riff de basse excellent qui rythme le tout. Le piano et la guitare s’en donnent à cœur joie, c’est un des meilleurs morceaux de l’album, à mon avis. Dans Blues Get Off My Shoulder, il explique que rien n’y fait, et malgré ses supplications il ne peut se débarrasser de ce blues qui l’accapare. Un fois de plus, le duo piano / guitare est magnifique, ici complété par une section cuivre. Fix This (là, il décrit pourquoi son couple est parti en vrille), est un très bon blues traditionnel, bien chanté. Great Big House (une maison qui tombe en ruine, abandonnée par ses occupants ruinés) est un morceau plus Soul, avec un gros son de synthé sur lequel la voix de Robert est superbe.
Tout ça fait déjà un paquet de bons morceaux, mais la perle est cachée en huitième position. Une tuerie, sous la forme d’un blues super calme, I’m Done Cryin’ (là, il a perdu son job, délocalisé à l’étranger, puis sa maison, pour finir avec sa famille dans la rue). S’il y dit n’avoir plus aucune larme à pleurer, méfiez-vous, vous pourriez vous-même succomber à l’émotion que dégage ce morceau, et en verser une petite. Triste et superbe à la fois, un petit bijou.

Pour conclure, je dirais que cet album, malgré sa tonalité tristounette, m’a fait un bien fou, comme si d’entendre les malheurs de quelqu’un d’autre permettait de relativiser les siens. Si vous êtes fan de blues, c’est un album à ajouter à votre collection car il est homogène et très bon. Si vous n’êtes pas fan de blues mais curieux, vous pourriez tenter l’expérience avec cette pépite du Prophète du Blues, aux sonorité modernes mais traditionnelles. Si des fois ça ne vous plaisait vraiment pas, je m’en excuse par avance, mais au moins vous serez fixé, vous n’aimez pas le blues, point barre, car c’est ici ce qu’on fait de mieux dans le genre.

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 6, 2013 1:38 PM CET


AmazonBasics Étui en silicone pour iPad 1 Noir
AmazonBasics Étui en silicone pour iPad 1 Noir

4.0 étoiles sur 5 Ca le fait, 2 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : AmazonBasics Étui en silicone pour iPad 1 Noir (Personal Computers)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
On peut difficilement disserter des heures sur un produit comme celui là. Il fait l'affaire. Voilà. je l'ai même testé sur un HP TouchPad (pour ceux qui ont réussi à en acheter un, j'avoue fallait être rapide). Ça marche moins bien, puisque certaines fonctions se retrouvent masquées (le haut parleur par exemple). Mais ça protège.


Bag Of Bones
Bag Of Bones
Prix : EUR 7,90

5.0 étoiles sur 5 Les 70s comme si vous y étiez..., 2 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bag Of Bones (CD)
Attention, le premier qui me sort qu'il connaît Europe uniquement par le tube intergalactique The Final Countdown et son petit clavier bontempiesque, je le caramélise sur place. Certes oui, Europe a bien écrit ce morceau, oui, ils en ont vendu des millions, mais fichtre non, désolé, ils n'ont pas fait que cela. Ils ont eu une première partie de carrière dans les années 80 avec en point d'orgue ce tube extrait de leur troisième album. Puis ils ont disparu de la circulation pendant treize ans, et soudain réapparu en 2003 pour sortir depuis des albums de fort bonne qualité, avec une régularité métronomique de tris ans, retrouvant au passage leur line-up d'origine avec Joey Tempest au chant, John Norum à la guitare, Mic Michaelis aux claviers (le thème de The Final Countdown, c'est lui les mecs !), Ian Hangland à la batterie et John Levén à la basse. Ce Bag of Bones fait suite au très bon Last Look At Eden sorti en 2009.
Sur cet album, on peu dire qu'il y a une surprise de taille, puisque l'album est clairement orienté blues rock / hard rock. L'ombre de Led Zep plane sur tout l'album. Je pense que les amateurs de Black Country Communion feraient bien d'y jeter une oreille attentive, tant le style s'en approche. D'ailleurs c'est sans surprise qu'on découvre que Kevin Shirley est à la production, c'est aussi lui qui s'occupe de Black Country Communion.

L'album commence par un excellent Riches To Rags, très vintage (late 70s), avec un gros son de guitare/basse appuyé par un orgue Hammond, qui rappelle les grands noms de l'époque tels que Deep Purple ou Led Zeppelin (le jeu de batterie rappelle fortement celui du Gonzo). Le morceau est punchy, la voix de Joey, authentique, le solo de John Norum, torturé, et aussi typé années 70, bref, on sent de suite que l'album va être une bonne cuvée. Pour moi, le morceau suivant vaut à lui seul l'achat du CD, tout simplement. Not Supposed To Sing The Blues est un superbe morceau, typé bluesy, où Joey se sort les tripes. On note des petites percus, type djembé, la voix est vraiment géniale, des chœurs de filles appuient le refrain, le solo de John à la wah-wah est tout aussi inspiré. Ca me rappelle aussi la grande époque de Whitesnake quand ils faisaient encore des morceaux bluesy. Chair de poule garantie !
Toujours très bon, axé autour d'une excellente ligne de basse, Firebox revient vers du style plus hard rock. Du hard rock haut de gamme. On a droit à un petit break très oriental (cithare), qui introduit le solo de guitare, il y a encore pas mal de choeurs qui mettent bien en valeur la voix de Joey. Bag of Bones qui donne le nom à l'album est aussi un morceau très réussi, qui commence en acoustique, avec juste la guitare de John. La voix de Joey est encore énorme, quelle émotion ! Le morceau s'anime puis revient à l'acoustique, doucement accompagné des autres musiciens, notamment d'une superbe basse. John balance un bon solo sur une des sections plus rapides, puis tout se termine en mode acoustique. Ce morceau a de la classe tout simplement. Cerise sur le gâteau, Joe Bonamassa lui-même assure les parties de slide. C'est pas la classe ça ?
Toujours pas de faux pas, et ce n'est pas My Woman My Friend qui va me faire changer d'avis, malgré le morceau bizarre de claviers qui lui sert d'intro (Requiem dure vingt-huit secondes). Le piano d'intro est excellent, plutôt sombre, les riffs qui enquillent derrière, tout aussi sombres, mais tout aussi bons. Encore de bons choeurs sur le refrain, et encore un clavier années 70 (RIP John Lord). Le morceau est plus calme, mid-tempo, et on peut encore dire que Joey y donne tout, c'est d'ailleurs une constante dans cet album. Le piano d'intro revient pour la conclusion, magique. Demon Head attaque avec un gros son d'orgue Hammond et la voix de Joey qui me rappelle pas mal celle de Robert Plant et carrément celle de Ian Astbury (The Cult) sur le final. En parlant de Robert Plant, j'ai l'impression géniale de revenir dans le temps avec ce Drink And A Smile, très folk, qui rappelle Led Zep en grande forme. L'ambiance est subtile, les guitares superbes, slidées, la batterie très minimaliste (claquements de mains et grosse caisse) et le chant magnifique. Un vrai petit bonheur de tout juste deux minutes et vingt secondes.
Doghouse est entre hard rock et blues rock, toujours très réussi, plus rythmé, avec du grand John Norum aux riffs et aux solos. Le chant est encore fort bon, les deux compères sont franchement dans une excellente phase de création. Profitons-en ! Mercy Me Mercy You est probablement le morceau le plus metal de tout l'album, avec un bon gros riff de gratte. On y remarquera un étonnant petit break style Police.
Le dernier morceau de l'album, toujours sans le moindre coup de mou, est une grosse ballade (il y a en a toujours une dans un album de Europe) du nom de Bring It All Home. C'est bien fait, beau piano / basse, bien chanté, refrain crève-coeur et solo tout aussi crève-coeur.

Au final, c'est pour moi la bonne grosse surprise. L'album que je n'attendais pas, et que je recommande absolument aux fans de bon hard rock tendance blues rock, ceux qui ont aimé les deux albums de Black Country Communion, ceux qui aiment Led Zep, les vieux Whitesnake, Deep Purple et le hard rock de la fin des années 70, enfin ceux qui aiment Europe bien sûr. Outre l'achat de cette pépite, je recommande aussi une petite sortie de votre tannière pour le passage de Europe en France, c'est pour l'automne, et ça va probablement être un grand moment de hard rock à ne pas rater.

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Clockwork Angels
Clockwork Angels
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A vos montre : 21h12 !, 21 juillet 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Clockwork Angels (CD)
Il n'est pas simple de chroniquer le dernier album de votre groupe préféré depuis trente ans. Pas facile car la plupart d'entre vous pourront me reprocher un certain fanatisme qui viendrait altérer ma subjectivité. Ceci étant dit, il faut bien que quelqu'un s'en charge, et comme il m'aurait été insupportable de laisser un autre chroniqueur s'en charger, me voilà donc.

Reprenons un peu. Cet album est le vingtième du groupe. Il fait suite à Snakes & Arrows, que j'avais trouvé fort à mon goût. Le nombre d'albums est un argument qui force le respect, mais laissez-moi vous en dévoiler quelques autres. Sur ces vingt albums studio, dix-neuf (tous sauf le tout premier en 1974) ont été enregistrés avec les mêmes trois Canadiens : Neil Peart (batterie et toutes les paroles), Alex Lifeson (guitares) et Geddy Lee (basse et chant). Tu parles d'un line up stable ? Une vraie famille oui ! Alex et Geddy sont potes depuis 44 ans ! Bien sûr les grosses années Rush sont bel et bien passées, mais le talent des musiciens, lui, est une constante. Chacun individuellement s'est retrouvé et se retrouve encore sur les premières pages des magazines de musiques. Le power trio a construit sa carrière sur cette virtuosité, le talent d'écrivain de Neal et des albums de génie (2112, Permanent Waves, Moving Pictures), qui ont inspirés la plupart des groupes de metal prog en activités depuis les années 80.

La question, avec une telle carrière derrière eux, est : comment faire à la fois plaisir aux fan inconditionnels du groupe, tout en évitant de tourner en rond ? Comment continuer à se faire plaisir et écrire de la musique qui plaise, alors qu'ils n'ont plus rien à prouver ? A ce propos, je vous suggère le DVD documentaire sur Rush - Beyond the lighted stage [Import anglais], vous y découvrirez des hommes vraiment humbles et attachants, bien loin des clichés rock'n'rollesques.

La réponse nous avait déjà été donnée avec le Snakes & Arrows : d'excellentes compositions, quelques instrumentaux mémorables, des lignes de basses atomiques, des guitares précises et soignées et une voix, moins aigus, mais plus mature. Clockwork Angels continue dans cette direction, en y ajoutant une histoire qui est racontée au fil des douze morceaux et soixante-six minutes de cet album. Car c'est bien un album concept auquel nous avons droit ici, comme à la belle époque de 2112, sauf que les morceaux ne sont pas enchaînés. L'histoire devrait aussi voir le jour sous forme de roman de science-fiction, et c'est l'auteur Kevin J. Anderson, ami de Neal, qui devrait s'en charger.

Le thème de cette histoire est le voyage initiatique d'un jeune homme qui quitte sa ferme, en empruntant un des trains à vapeur qu'il regarde sans arrêt passer. Il découvre, tout au long de cette aventure, un monde étrange et pas aussi idéal qu'il se l'était imaginé. Il poursuit néanmoins son rêve d'évasion et rencontre tour à tour la religion, l'amour, la trahison et pas mal d'autres choses. Chaque morceau représente une scène de l'histoire. Ceux qui se rappellent leurs années de lycée y verront une analogie avec Candide, de Voltaire, et d'ailleurs le préambule du dernier morceau y fait référence, puisque comme Candide, le héros revient « cultiver son jardin » au sens propre comme au figuré et conclut que seul l'amour et le respect restent de vraies valeurs à rechercher dans ce bas monde.

Coté production, on retrouve aussi le son de Snakes & Arrows et c'est un peu normal puisque le même producteur, Nick Raskulinecz, est à la manœuvre. Je trouve que si la basse et la guitare sont bien mis en valeur, la batterie me semble un peu en retrait, en sonorité et en technicité. Un coup de mou le père Neal ? La voix, qui a toujours été une signature de Rush, reste bien présente. Un peu moins haute, l'âge aidant certainement, mais au final plus mature et aboutie. Geddy vieillit plutôt bien, autant côté voix que côté lignes de basse (je vous conseille d'écouter Clockwork Angels, le morceau, pour vous faire une petite idée).

Certains morceaux ne sont pas des inconnus. En effet, deux d'entre eux étaient disponibles en téléchargement depuis un bon bout de temps et étaient même joués en live, par exemple sur le Time Machine 2011 Live In Cleveland. Il s'agit des deux premiers morceaux sur l'album : Caravan et BU2B (« Brought Up To Believe » / « élevé pour croire »). On note quand même une nouvelle intro calme pour BU2B qui vient s'ajouter au morceau que l'on connaissait. J'aime bien ces morceaux, même s'ils ne sont pas les meilleurs de l'album. Caravan pour son refrain accrocheur et son riff syncopé, le travail de titan de la basse. BU2B, plus complexe, pour ses superbes lignes de chant. Le morceau me rappelle un peu Red Barchetta (un peu). Les paroles touchent à la fatalité et au destin, une sorte de pamphlet contre notre éducation et la religion qui nous font croire que tout est écrit, couru d'avance et que si ça arrive c'est qu'on l'a mérité. Je trouve ce texte très édifiant et touchant (« Believe in what we're told, blind men in the market, buying what we're sold » / « Nous croyons ce qu'on nous dit, comme des aveugles sur un marché, achetant ce qu'on leur vend ». Headlong Flight est un morceau qui avait aussi été mis à l'écoute, mais plus récemment. Il sonne plus Rush des années 80, c'est le morceau chanté le plus aigu par Geddy. La ligne de basse est énorme, le solo d'Alex excellent, les deux ensemble : craquant.

Outre ces trois morceaux disons, connus, mon oreille est particulièrement attirée par le morceau qui donne le titre à l'album. Epique à souhait, c'est avec Headlong Flight les deux morceaux qui dépassent les sept minutes. C'est probablement mon préféré avec The Wreckers, dans la pure tradition de Rush (sans pour autant sentir le réchauffé), avec une basse et une voix franchement fantastique. Il me tarde d'entendre ça en live tant l'énergie y est débordante. Le refrain est subtil, bien chanté. Le break bluesy est étonnant : guitare acoustique slidée et voix radio-boxée. Un autre morceau qui force le respect, c'est The Anarchist. Le solo de guitare d'Alex est superbe, le chant parfait, la basse ronflante et tonitruante, c'est encore un futur morceau culte qui rappelle un peu l'époque Rush des synthé. Carnies est un morceau assez speedé, plus heavy, plus classique aussi, dans lequel Alex joue avec la voix de Geddy, tantôt en riff, tantôt en solo. Neal bourrine à l'arrière, enfin façon de parler car son jeu reste très élégant. The Wreckers est le morceau dont le refrain vous scotche par sa magnifique mélodie. C'est simple, depuis plusieurs jours, je me réveille avec ce refrain dans la tête. Enorme. Le morceau est tout en douceur, ce qui contraste avec la violence de la scène décrite (une phare dans la tempête, que les marins pensent salvateur, mais qui les drosse sur les récifs). Alex joue pas mal en acoustique et Geddy nous gratifie donc d'un somptueux et touchant refrain (« All I know is that sometimes you have to be wary of a Miracle to good to be true » / « On devrait toujours se méfier des miracles trop beaux pour être vrais »). Il y a vraiment du contenu et de la profondeur dans un morceau comme ça, il faut juste savoir l'entendre. Quand j'entends la ligne de chant, je me demande aussi comment certains peuvent critiquer Geddy sur sa voix.

BU2B2 is un petit intermède chanté par Geddy et accompagnés de violons et de violoncelles, qui ne dure qu'une minute et demi. L'album se termine avec les deux morceaux Wish Them Well et The Garden. Le premier possède une structure assez simple, assez rock, et un bon refrain, sur lequel Geddy fait ses propres chœurs. Alex y réalise un bon solo assez heavy et contrasté. Le deuxième décrivant le jardin dont je parlais tout à l'heure, métaphore du bonheur « The measure of a life is a measure of love and respect / Une vie se mesure à sa dose d'amour et de respect ». C'est un morceau calme, quasi acoustique, où la voix de Geddy, subtile et délicate, est accompagnée d'une guitare acoustique et de violoncelles. La basse et une légère batterie les rejoignent ensuite. Finalement, un superbe piano accompagne Geddy sur un petit break et sur le final (piano joué par Jason Sniderman). Alex n'oublie pas de se rappeller à notre bon souvenir au travers d'un solo très inspiré. C'est un très joli morceau qui se cache tout au bout de cet album, comme un dernier joyaux à découvrir. Ne le ratez pas.

Les morceaux les moins accrocheurs sont pour moi, Halo Effect, manquant un peu d'originalité malgré l'accompagnement subtil de violoncelles, et Seven Cities of Gold, pour lequel je fais la même remarque malgré l'intro de basse atomique. Ils restent largement acceptables, apportant leur pierre à l'histoire globale de l'album

Au final, je pense que c'est encore un très bon album de Rush, dans la lignée de son prédécesseur, peut-être même plus homogène encore. Certains pourront reprocher un certain manque de prise de risque, mais je trouve que ça serait un peu sévère devant ce que le groupe a déjà réalisé dans sa longue carrière, toujours à contre-courant, loin des modes et totalement occultée en France. On retrouve tout au long de l'album des petites touches qui nous rappellent les étapes de cette carrière, comme si ce voyage initiatique était, par la même occasion, un voyage dans cette carrière musicale sans égale. Comme toujours avec Rush, il faut du temps pour totalement appréhender un album et tenter de se plonger dans l'histoire qui est contée, en étudiant le magnifique livret de quatorze pages inclu. Les amateurs s'accorderont certainement ce temps et cet exercice. Ceux que Rush n'a toujours pas convaincu, ou touché, passent encore à côté de quelque chose d'énorme. On notera le petit clin d'œil sur la pochette représentant une horloge indiquant 21h12, les fans comprendront'

A l'heure où la tournée Clockworks Angel se dévoile petit à petit et que le groupe est annoncé en juin 2013 sur un festival en Suède, je prie tous les saints du metal (et surtout St Barbaud) pour que le Hellfest 2013 les accueillent dignement en tête d'affiche (enfin !), eux qui ne sont pas passé en France depuis 1992 ?!

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Fables of the Sleepless
Fables of the Sleepless

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une musique de dingue..., 5 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fables of the Sleepless (CD)
Je connaissais le livre qui rend fou, mais pas encore le CD qui rend fou et je crois bien que je viens de le trouver. Unexpect est un groupe canadien (francophone mais au chant en anglais) dont je n'avais jamais entendu parler. Je me suis intéressé à l'album car dans le press kit on pouvait lire que Mike Portnoy en disait beaucoup de bien, ma curiosité a fait le reste. En creusant, on découvre que Fables Of The Sleepless Empire est le troisième album d'Unexpect après In a Flesh Aquarium sorti en 2006 et Utopia sorti en 1999 (et un EP We Invaders sorti en 2003). Les membres du groupe se cachent derrière des pseudos rigolos:

syriaK, guitariste et chanteur,
Artagoth, guitariste et chanteur
Borboën, violoniste
Chaoth, bassiste
Leïlindel, chanteuse
Landryx, batteur

Ouais pourquoi pas ? Faudrait leur demander l'origine de ces noms à l'occasion (j'y travaille). Bref, j'aurais peut-être du faire gaffe au style, car derrière le pompeux "Avant Garde Metal" se cache un truc de dingue. On note des influences progressives, death, black, heavy metal, mais aussi jazz fusion, cirque, electro, tzigane et j'en passe. Je vous vois froncer les sourcils, eh bien, vous avez raison. Unexpect ne ressemble à rien ... que je n'avais encore entendu jusqu'alors. J'vous jure, la vie d'ma mère !

A la première écoute, je dois l'avouer, j'ai arraché à plusieurs reprises mon casque. Je devenais dingue, fallait que je fasse un break, je boive un coup. Mais en même temps j'étais intrigué, et reprenais où j'avais craqué.

Il est quasi impossible de vous décrire tous les morceaux dans le détail. Quelques points importants sont à relever. La technique est irréprochable, tous les musiciens sont à féliciter. Je note un son de basse de dingue. C'est une basse 9 cordes que manipule Chaoth, et c'est énorme, certains passage sonne comme du clavecin (début de Unsolved Ideas of a Distorted Guest ou The Quantum Symphony), d'autres comme une bonne grosse basse claquante (Words). Ensuite les voix. Enorme travail du côté des voix. Avec d'abord la voix de Leïlindel, tantôt angélique (un petit côté Björk par moment, surtout dans la manière de manier l'étrange), tantôt death, telle une sorcière qui vous glace les sangs. Elle alterne les deux registres sans aucun complexe. Ensuite les deux voix de syriaK et Artagoth, souvent ils se répondent avec la chanteuse pour un effet bœuf, surpuissant. On retrouve ce travail des voix dans tous les morceaux, mais dans Words c'est particulièrement représentatif. Autre point important la grosse présence du violon (Unfed Pendulum), qui n'est pas juste là pour s'exprimer de temps à autres, mais qui est partie intégrante du son Unexpect. Je ne pensais pas cela possible. En plus d'être un excellent violoniste, Borboën est aussi très habile au piano (Oranges Vigilantes). Dernier point, sur les compositions. Clairement on est dans le progressif, voire expérimental par moment (bruitages dans Words). On ne parle plus ici de break, puisque la normalité semble le break, peu ou pas de linéarité, aux chiottes les schémas classiques intro, couplets, refrain, ici tout est totalement chamboulé, pour servir l'originalité et la créativité.

Il est carrément impossible d'écouter cet album en faisant quoique ce soit d'autre, c'est une expérience qui accapare totalement le bulbe. L'écoute au casque est fantastique, pour capturer, écoute après écoute les subtilités de cette musique qui au premier abord peut sembler trop chargée, complexe, dissonante et sans style, puisque de tous les styles. Effectivement les influences sont piquées dans tous les styles pour ce savant assemblage. Une grosse dose de metal prog, certes, des chants par moment death, ok, des bruitages, des moments symphoniques, des passages d'opéra, des bouts de musique tziganes (le violon aidant). Par exemple dans The Quantum Symphony, on a un mix de tout ça, on se croirait dans une musique de film ou de comédie musicale. Moi je dis que si Tim Burton avait rencontré Unexpert, il les aurait pris pour la musique de Charlie et la Chocolaterie. Je dis ça mais dans certains autres passages, Roman Polanski aurait tout aussi bien pu les choisir pour la musique du Bal de Vampires (sauf qu'ils n'étaient probablement pas nés, mais bon). L'aspect Fusion, vient du fait que les plans de chaque instrument sont toujours assez complexes donnant parfois l'illusion que chacun joue son truc dans son coin, sans causer aux autres (problème que j'ai avec le jazz fusion). Pourtant là, en creusant un peu, on se rend compte que tout est bien calculé, assemblé et au final synchronisé, pour un effet unique et une expérience inoubliable.

Pour les morceaux, je trouve que le premier, Unsolved Ideas of a Distorted Guest, est un de mes favoris avec Words. C'est en effet dans ce premier morceau qu'on découvre le concept Unexpect. La basses 9 cordes, la douce voix de la chanteuse qui se transforme en furie au bout de seulement 1mn48, les contres voix des mecs, les riffs de guitare, le violon, les signatures de temps improbables, les sons electroniques. Tout y est ! Ensuite le Unfed Pendulum, à l'intro Floydienne est aussi des plus étranges. Les voix font un peu penser aux B'52s en versions Death :-). L'alternance de piano sautillant et de riffs agressifs est franchement flippante, tout comme l'est cette Quantum Symphony. Côté étrangeté inclassable on a aussi In the Mind of the Last Whale, où on se retrouve tout à coup dans Le Grand Bleu, sous les mers à nager avec les baleines, accompagné par des glouglous d'eau, des bruits et des voix/cris, un morceau qu'on aurait pu tout aussi bien retrouver sur un album de Björk, pour le coup, franchement expérimental. Moins expérimental (quoique) mais toujours très surprenant le petit A Fading Stance avec un joli duo violon/voix qui s'enchaine sur le très progressif When The Joyful Dead Are Dancing (même si le style est plus metallique et brutal, les amateurs de bons vieux Yes, époque de The Yes Album ou Relayer devraient s'y retrouver). Le dernier morceau, Until Yet a Few More Deaths Do Us Part (les titres sont aussi complexes que la musique) s'enchaine aussi, les trois derniers titres formant une unique pièce de dix minutes.

Au final, je ne comprends pas, ce truc est totalement addictif et je le réécoute. Ou bien je le réécoute parce que je ne le comprends pas, je ne sais plus. Je vous ai dit c'est un album qui rend fou... Certain crieront à la cacophonie, d'autres au génie musical, je ne vois qu'une façon pour vous de trancher. Si vous cherchez un peu de folie dans ce monde pas toujours des plus drôles, je crois que vous devriez trouver une petite heure de bonheur avec cet OVNI.

Peut être qu'au final c'est ça l'avant garde metal : la musique qu'on écoutera en 2112 ;-) !

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Apocalyptic Love
Apocalyptic Love
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un grand Slash dans ta face..., 5 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalyptic Love (CD)
J'avais beaucoup aimé le premier album solo de Slash, sur lequel il avait choisi de faire appel à différents chanteurs. On avait ainsi pu apprécier (ou pas) les voix de Lemmy, Ian Asturby, Ozzy, Chris Cornell, Kid Rock, Iggy Pop, et même de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas.

Parmis ces chanteurs, on trouvait aussi Myles Kennedy, le chanteur et leader de Alter Bridge, et il était le seul à assurer deux morceaux. Myles était aussi le compagnon de tournée de Slash, et on avait pu le voir à Nice pour la première partie, humide, d'AC/DC.

Aujourd'hui, Slash sort son deuxième album solo, la démarche a évolué, et ceci se voit déjà dès la pochette. En effet, l'album indique Slash et en plus petit, dessous : "featuring Myles Kennedy" et encore plus petit "and The Conspirators". C'est donc plutôt un duo Slash/Myles (ou l'inverse) auquel on doit s'attendre.

Le contenu le confirme, les treize morceaux sont coécrits par Myles et Saul Hudson (le vrai nom de Slash) et tous sont chantés par Myles, il n'y a donc pas de morceau intrumental comme dans le premier album (Watch This Dave) et les Conspirators sont Brent Fritz (batterie et piano) et Todd Kerns (basse).

Apocalyptic Love, qui donne son nom à l'album, ouvre le bal. Intro de pédale wah-wah et bons riffs slash-iens. Myles chante un peu à la Axl, conférant à ce morceau un style très Guns 'n' Roses. C'est une sensation qui revient sur quelques-uns des morceaux. Celui-ci comporte, en outre, un petit break plus calme, qui accentue ce ressenti. Le solo de Slash, à la wah-wah, est excellent et le refrain assez accrocheur. On part du bon pied.

Changement de style pour One Last Thrill, qui aurait pu être chanté par Iggy Pop, ou même les Sex Pistols. Le morceau est court, rentre dedans, un mix rock 'n' roll à tendance punk. Le morceau qui suit, Standing In The Sun, est mon favori de l'album. Magistralement chanté, il comporte tous les ingrédients du hit, avec un riff monstre typé Led Zep, sur le couplet, un bon solo, un petit break sympa. Comme par hasard c'est l'un des morceaux du nouvel album déjà intégré à la setlist qu'on a pu entendre au Hellfest 2012.

You're a Lie, qui vient ensuite, démontre que Slash assure toujours côté solo. Le morceau n'est pas inintéressant, même si je trouve le refrain un poil irritant. Comment ne pas penser à Sweet Child Of Mine en écoutant No More Heroes ? Enfin en tout cas, le lead de guitare y fait penser. Le chant est excellent. Etonnamment c'est le couplet que je trouve plus accrocheur que le refrain, et c'est une remarque que je me suis faite sur un certain nombre de morceaux. Halo est un autre de mes préférés, cette fois ci c'est le refrain qui est une tuerie. La voix de Myles et la guitare de Slash se répondent. Bien vu.

Je découvre une autre petite perle avec Anastasia, bien emmené par un bon gros riff, et un Myles flamboyant. Le refrain vous colle aux neurones, et les multiples solos de Slash (notamment celui qui clôt le morceau), risque de vous envoyer des frétillements dans les doigts, voire de déclencher une crise de air-guitar incontrolée. Prenez garde ! C'est l'une des réussites de cet album. Not For Me est une power ballade sur le thème de la drogue et de l'alcool ("this is not for me anymore"), qui prône une vie saine et équilibrée (si, si) : à quand le CD remboursé par la sécu ? Il y a aussi une vraie ballade, Far And Away, pas mal, bien chantée, mais pas des plus originale non plus.

Je trouve le couplet de Bad Rain très réussi et original. Une fois de plus, le son de Slash se reconnaît parmi des milliers. L'album se termine sur un Shots Fired, au riffs acérés, et rythmé par une lourde basse.

Au final, je trouve cet album fort réussi, dans un style purement hard rock de très bon cru. Une belle homogénéité dans les morceaux avec quasiment pas de points faibles, une bonne production avec ce petit côté Slash, un peu vintage. Même si je suis fan de Myles Kennedy, je trouve, sur le principe, dommage que Slash se fixe avec un seul chanteur. Faut croire qu'il est guéri de son Axlélite aigüe ou qu'avec Myles, il a trouvé le chanteur qui lui convenait. Il faut dire que le garçon a du talent. Mais du coup, on ne sait plus trop s'il s'agit d'un nouvel album de Slash featuring Myles Kennedy ou bien de Alter Bridge featuring Slash. Mais bon, je pinaille car c'est, au final, un bon album avec Slash tout simplement, à qui je file finalement une meilleure note.

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