Profil de Didier Lalli > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Didier Lalli
Classement des meilleurs critiques: 298
Votes utiles : 757

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Didier Lalli
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-19
pixel
Russian Holiday Ep
Russian Holiday Ep
Prix : EUR 10,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quelle surprise !!, 15 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Russian Holiday Ep (CD)
Je préviens tout de suite, Blaze Bayley je ne connaissais pas du tout. Bien sûr, je savais qu'il avait été chanteur de Iron Maiden (et de Wolfbane avant cela) au départ de Bruce Dickinson, ce qui témoigne quelque part de ses capacités vocales. Je savais aussi ses deux albums enregistrés avec Iron Maiden très controversés, pas entièrement à mettre sur le dos du pauvre Blaze, mais bon, tout ça m'avait fait classer le brave homme dans la catégorie des loosers. C'était certainement aller un peu vite, je l'avoue, mais, du coup, c'est avec très peu d'entrain que je glissais ce CD dans mon lecteur de voiture. Et là, je dois reconnaitre que c'est un choc. D'abord c'est un album acoustique à l'ambiance feutrée. Au cœur de cette ambiance, Blaze chante avec toute ses tripes, juste accompagné d'une guitare classique, cordes de nylon, et d'un violon. Le résultat est tout simplement bluffant !

C'est un EP, certes, mais tout de même cinq titres dont un très long pour un total de vingt huit minutes. Pour accompagner Blaze et qui cosigne l'album, Thomas Zwijsen, un guitariste classique qui n'est pas un inconnu puisqu'il était déjà compositeur et guitariste dans l'album précédent de Blaze Bayley, The King Of Metal. C'est aussi un garçon qui connait bien Iron Maiden puisqu'il a sorti un album de morceaux de Maiden à la guitare classique appelé Nylon Maiden que l'on trouve sur son site web. Le premier morceau Stealing Time est un ancien morceau de Blaze (extrait de Tenth Dimension). L'intro de violon (jouée par Anne Baker), puis de guitare donne un belle profondeur au morceau. La voix de Blaze est superbement mise en valeur. Les amateurs de Tenicious D pourrait bien y trouver aussi leur compte, l'humour en moins. Le morceau interpelle, par la symbiose entre ces trois instruments: guitare acoustique, violon, voix. Je n'aime pas du tout le mini solo de violon qui heurte mon oreille, mais qui ne dure que quelques secondes, pour le reste je suis épaté.

Et ce n'est que le début ! En effet, le morceau suivant, une nouvelle composition des deux compères, qui donne le titre à l'album Russian Holidays, est encore plus impressionnant. Le violon a disparu, ne laissant que le duo, voix et guitare. Le jeu de Thomas est de toute beauté, la voix de Blaze vraiment imposante. La classe ! Quand je pense que les fans d'Iron Maiden le trouvaient mauvais... Le morceau change de rythme pour prendre une coloration flamenco très réussie aussi. En écoutant fort et dans de bonnes conditions, on a l'impression d'avoir Blaze dans son salon.

Mais ce n'est encore pas fini car commence ensuite Soundtrack Of My Life (extrait de l'album Blood & Belief), qui me semble le meilleur morceau de cet EP. Grosse prise de risque sur des lignes de chant difficiles, le Blaze se balade. C'est encore un duo guitare et voix, l'alternance d'arpèges et de rythmique est superbe, Thomas est un sacré guitariste, il faut le souligner. Le petit break qu'il réalise sur ce morceau, est magique. Blaze termine presque en larmes, moi aussi, je suis scotché.

Le morceau suivant est encore plus touchant. C'est One More Step, extrait du dernier album de Blaze, The King Of Metal. L'ambiance est triste à souhait, la guitare de Thomas est encore magnifique, les petits solos sont très beaux, la voix de Blaze époustouflante. Le dernier morceau risque de faire plaisir aux fans de Maiden (ou pas). En effet c'est une version acoustique de Sign Of The Cross (qui ouvrait l'album The X Factor avec Blaze au chant évidemment). L'intro de guitare annonce la couleur : profondeur et âme. Blaze y débarque en chuchotant. Un violon triste accompagne la guitare de Thomas, le tout prend une couleur un peu médiévale, un peu folk celtique. Je trouve cette interprétation de toute beauté, grâce surtout au jeu du violon. C'est toujours un morceau épique de plus de dix minutes, avec un bon gros break et une ambiance inquiétante. La sortie du break et l'enchainement sur le solo de guitare est encore un magnifique moment.

Qui l'eut cru ? Que je me fasse atomisé par un EP, un EP acoustique ? D'un chanteur que j'avais honteusement mésestimé ? C'est pourtant la réalité, je ne lâche plus ce CD dans ma voiture, au bureau, au casque, et je vous le recommande pour ces petits moments de calme et de volupté, ou pour étonner vos amis non metaleux. J'ai testé, ça marche. Sacré Blaze !

PS: Un point de bonus aussi pour la très jolie pochette.

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine auxportesdumetal.com


Ignite
Ignite
Prix : EUR 16,48

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Je m'engage de suite..., 2 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ignite (CD)
Les filles qui chantent dans les groupes de metal symphonique sont assez nombreuses. Par contre, dans les autres styles, elles ne sont pas si nombreuses. Si vous avez suivi mes dernières chroniques vous avez peut-être lu celle de l’OVNI Sound Painter et peut-être même suivi mes conseils et tenté l’expérience. Cette semaine je vais vous parler d’un autre album de la même veine, à savoir, le vrai hard rock cru et pêchu, à chant féminin. Cette fois-ci, le groupe s’appelle Your Army. Le groupe est anglais, de Brighton plus précisément et la chanteuse s’appelle Lucy Caffrey et elle est entourée de Chris Skelly à la guitare, de Simon Key à la basse et de Andy Hollick à la batterie. Ignite est le premier album du groupe et il est produit par Ace de Skunk Anansie. Houla, vous allez me dire que c’est pas du metal ? Mais je vous répondrai que c’est du rock musclé, limite punk et que donc ça va forcément intéresser les plus ouverts d’entre vous. Car les douze titres de ce Ignite sont bourrés de testostérone et d’énergie positive (toujours bon à emmagasiner par les temps qui courent). Presque tous les morceaux sont courts (moins de trois minutes) et super accrocheurs, on prend un réel plaisir à écouter et réécouter cette galette. Pour les plus pressés d’entre vous, on peut simplifier en disant qu’on est pas très loin du rock à tendance punk de Paramore. Mais ça serait bien trop simpliste.

Le chant de Lucy est puissant, elle réalise sur ce premier album une superbe prestation. Par exemple, le morceau qui ouvre l’album est sacrément couillu puisqu’elle attaque avec un duo chant batterie. Fallait oser. A de nombreuses occasions, elle tente des lignes de chant très originales et c’est à chaque fois un pari réussi. Les musiciens derrière elle font corps et assure un bon gros son. Que ce soit la batterie hystérique ou la bonne grosse basse. La guitare n’a plus qu’à assurer soit par des riffs hargneux, soit par des arpèges bien placés. Les compositions sont de qualité. Pas un seul point faible à l’horizon à ce niveau-là.

La série Without Regret, No Good qui entame l’album est excellente. Sur No Good les chœurs du groupe sont excellents. Le phrasé de la chanson est travaillé. C’est assez irrésistible. J’aime aussi particulièrement le morceau Dance, véritable hit en puissance : refrain entêtant, chant superbe dans le couplet, basse ronflante, batterie de bûcheron, tout y est. Dans la même veine on trouve aussi Killer et sa basse-tueuse et 10 seconds, où Lucy assure un max sur le chant. Je recommande aussi Liberate Yourself, qui fait bouger tête et pieds, et où Lucy prend des risques sur ses lignes de chant. Résultat étonnant ! Lucy se fait tigresse et s’en prend à son homme sur un Sleeping With Her haineux, et il ne doit pas la ramener le bougre ! Je signalerai enfin Throw Up Your Flag, car c’est un excellent morceau, bien chanté, plus mélodieux (par exemple dans le joli break où Lucy assure ses propres chœurs) et bien rythmé par le duo de choc basse/batterie.

Tous ces morceaux sont pêchus, sans fioritures, sans solo, mais toujours ponctués d’un break. Seul le dernier, Chase The World, est un poil plus calme, avec une belle démonstration des capacités vocales de Lucy, ce qui en fait un autre bon morceau. On remarquera aussi la ligne de basse géniale de ce morceau. C’est elle qui fait quasiment le couplet.

Je réalise en terminant cette chronique qu’avec un chant masculin, on se rapproche pas mal de ce que fait Danko Jones, du hard rock puissant guitare-basse-batterie et des refrains qui vous monopolise le bulbe pour les années à venir. Le même (bon) esprit plane en tout cas. Au final j’ai adoré cet album et je vais en abuser.

Décidément que ça soit en mode sympho/lyrique pour certains ou en mode tripes/sueur (pour moi), ces filles, elles assurent !

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine auxportesdumetal.com


Patients
Patients
par Grand corps malade
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Et la musique dans tout ça ?, 10 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Patients (Broché)
Je suis un peu déçu. C'est bien écrit, c'est sûr, mais je pensais trouver beaucoup plus de choses sur la genèse de la carrière musicale de l'auteur. Bêtement, je pensais que ça avait fait partie de la thérapie, ce passage de sportif brisé à artiste, n'est pas du tout abordé. Du coup je me suis ennuyé un peu. Le livre se lit très vite, et je note que le titre est très bien trouvé, le patient porte bien son nom car les choses évoluent lentement dans ce milieu médical, certains perdent d'ailleurs tout espoir, Fabien, lui, garde le sien et il en sortira plus fort. Peut-être verra t-on un tome 2 qui couvrira sa carrière musicale ? Je l'espère.


In crescendo
In crescendo
Prix : EUR 13,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un sans faute..., 7 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : In crescendo (CD)
Je vous avais déjà parlé de Kingcrow lors de la sortie de Phlegethon qui était un petit chef-d'œuvre, seulement voilà, vous ne m'avez pas cru. Les Romains ne vous avaient pas tentés, et c'est dommage car aujourd'hui ils reviennent avec un nouvel album In Crescendo, et, grosse nouvelle, partent en tournée avec Pain Of Salvation, aux USA. Alors qu'est-ce qu'on dit ? Qui c'est qui avait raison et vu venir le truc ?

Bon, laissez moi vous parler un peu de ce nouvel album. D'abord la pochette est encore magnifique, je dis ça car j'avais trouvé la précédente superbe aussi. "On s'en fout de la pochette" me crient les feignasses au fond de la classe. OK, perso je trouve qu'une belle pochette soignée ça vous met en condition, et c'est un plus. Mais bref, la production est encore une fois aux petits oignons. Ca parait évident, et pourtant la clarté, que dis-je, la cristallinité (ça existe ce mot ?) du son frappe dès les premiers instants de l'album composé de huit morceaux, pas un de moins de cinq minutes mais un, le morceau qui donne le titre à l'album, de onze minutes. Du prog quoi !

Le premier morceau, Right Before, assez pêchu, permet aux Italiens de planter le décor : rythmes changeants, riffs syncopés, superbe chant de Diego Marchesi, compositions complexes. Sur ce premier morceau, je pense un peu à Angra (le chant surtout) époque Holy Land. Rien à dire du côté du talent incontestable des musiciens que sont Ivan Nastasi et Diego Caffola aux guitares, Francesco D'Errico à la basse Cristian Della Polla aux claviers et Thundra Caffola à la batterie: La maitrise totale. Le second morceau, This Ain't Another Love Song est encore une belle pièce à géométrie variable, qui fait penser à Riverside dans certains passages et à Dream Theater dans d'autres. On commence doucement, avec la douce voix de Diego sur fond de guitare acoustique et de claviers, on monte en puissance, on implose enfin vers la moitié du morceau. Quels changements de rythme époustouflant ! Thundra, le batteur, semble avoir six bras et quatre jambes sur ce passage énorme. Les solos jouent plutôt la carte de l'émotion que celle de la virtuosité à tout prix, les chœurs (Ivan et Diego C)qui épaulent Diego sont bien dosés. Ambiance sympho teintée d'électro sur l'intro de The Hatch. Guitare acoustique, claviers, grosse basse, belle voix posée de Diego. Des chœurs s'en mêlent. On pense à Pain Of Salvation sur le style et le chant, c'est vraiment excellent, ça prend aux tripes. On a encore droit à une démonstration de signatures de temps complexes et de changements de rythmes à donner le tournis. L'enchainement solo de piano, solo de guitare est bien placé, le morceau s'anime encore, pose un riff lancinant, et repart sur le thème principal avant de finir calmement comme il avait commencé. Whaou ! Puisque la formule semble marcher, Morning Rain la reprend. Début boite-à-musiquesque (pas dans le dico, mais vous comprendrez en écoutant), et jolie ballade complexe qui fait penser à du vieux Queensrÿche. A nouveau l'émotion monte, rythmée par une excellente basse, et laisse exploser la créativité des musiciens (gros claviers, wah-wah de guitare). On se dit que ce disque est l'exemple même du truc qu'on a envie de savourer tout seul, avec un gros son (casque, bagnole, auditorium), pour en découvrir les subtilités cachées, les multiples couches. The Drowning Line, plus rentre dedans, fait immédiatement penser à Porcupine Tree, la voix un peu trafiquée sur le couplet, accentue l'effet. Le refrain s'en écarte par contre. Il se dégage du morceau un sentiment de puissance totalement maitrisée, que cela soit au niveau des guitares ou de la batterie toujours au millimètre, que de la basse monstrueuse. Quel pied ça doit être pour un chanteur comme Diego de venir poser sa voix sur une telle base. The Glass Fortress, est une magnifique composition, qui fait la part belle au piano. La mélodie est superbe, épaulée d'une bonne basse et de guitare acoustique. Une fois de plus Diego n'a plus qu'à se gaver. Le coup du mec sur le répondeur fait penser au répondeur de Dieu dans l'album Be de Pain Of Salvation. Le morceau est encore assez calme et posé, mais tout semble s'enchainer si bien, que dire ? Encore un exemple qu'un album s'écoute en entier et pas un morceau, comme ça, sorti de son contexte. Bref ici, sans même prêter attention aux paroles, on réalise que ça forme un tout, parfaitement imbriqué, façonné et pensé par des artistes faisant preuve d'une exceptionnelle maturité. Summer'97 s'ouvre sur la même recette, calme, cette fois. C'est un solo de guitare wah-wah qui nous guide au départ. Jusqu'à sa moitié, c'est un morceau un peu (trop) mou, qui finit par devenir plus fou (enfin). Par contre quand il s'affole, il devient énorme avec un batteur qui se permet des trucs monstrueux, sur une rythmique plus pêchue. Une machine ce mec ! La fin du morceau est carrément jouissive.

On se dit que c'est excellent mais plutôt calme dans l'ensemble. Mais ça c'est avant In Crescendo le morceau épique qui donne son nom à l'album et en occupe onze bonnes minutes. Etonnant ce choix d'avoir clôturé avec un morceau aussi puissant au lieu d'ouvrir. Encore une fois, respectons ces choix artistiques, et contentons nous d'apprécier. On a droit à une première montée en puissance, subtil, avant d'attaquer un pont mené par un piano magique. Les instruments jouent littéralement avec le chant de Diego, chacun à sa place, mais au service d'un tout, des plus réussis. Le piano est omniprésent dans ce morceau, et quand il s'étend sur des gros riffs de guitare, pulsés par une batterie démente ça me file des frissons, je repense aux morceaux mythiques des vieux Pain Of Salvation (Hand Full Of Nothing). Le final est somptueux, frissons garantis, purée j'ai pas vu passer le temps !

Eh bien, après Phlegethon fort réussi, Kingcrow avait du pain sur la planche et pourtant ils ont fait encore mieux. Ils sont fous ces Romains ! Ils sont forts surtout, car Kingcrow vient encore de franchir une étape et avec ce In Crescendo, ils rejoignent l'élite du metal progressif mondial, tout simplement. Il me semble tout à fait justifié de les trouver dans les grands ProgFest européens et américains, ainsi qu'en première partie de Pain Of Salvation. Une belle reconnaissance de leur talent. J'attends l'étape suivante avec une totale confiance.

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportesdumetal.com


Marware - Atlas - Étui pour Kindle - Noir (est compatible avec Kindle Paperwhite, Kindle et Kindle Touch)
Marware - Atlas - Étui pour Kindle - Noir (est compatible avec Kindle Paperwhite, Kindle et Kindle Touch)

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Plûtot sympa, 27 février 2013
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
L’extérieur de la housse est en imitation cuir plutôt bien faite, mais qui semble, du coup, assez fragile. L’intérieur est d’aspect daim et un élastique noir permet de bloquer la housse en position fermée. La housse est légèrement plus grande que le Kindle de sorte qu’aucune partie de l’appareil ne peut être heurtée en cas de chute. Le Kindle se place sur la partie droite de la housse alors que la partie gauche se rabat sur l’arrière. Cette même partie gauche intègre une sorte de poignée permettant d’y glisser les doigts de la main, droite ou gauche, ceci afin de pouvoir lire d’une seule main. Le Kindle est fixé à la house par quatre coins élastiques. Ça parait pas top au premier abord, mais finalement, je dois reconnaitre que l’appareil est très bien maintenu en place. Un logo Marware ton sur ton orne le rabat.

Au final mon Kindle est bien protégé, partout où je l’emmène, même si, du coup, il devient deux fois plus épais. Dernier petit regret, celui de ne pas pouvoir utiliser la housse comme un pupitre. C’est faisable en format paysage, mais ça n’est pas mon format de lecture préféré.


Snakecharmer
Snakecharmer
Prix : EUR 8,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Encore une bonne histoire de serpent..., 27 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Snakecharmer (Téléchargement MP3)
Vous aimez les histoires de serpents ? Laissez-moi vous en conter une belle.

D’abord, reconnaissons qu’il était facile de passer à côté de ce premier album de Snakecharmer du même titre. La pochette est relativement banale alors que, pourtant, derrière ce charmeur de serpent se cache un groupe de musiciens qui ne nous sont pas inconnus. En effet, le noyau de Snakecharmer est formé de Micky Moody (guitare) and Neil Murray (basse), tous deux membres originel du Whitesnake historique (époque 79-81), celui des Ready And Willing et Come And Get It et autres. Autour des deux ex-serpents blancs, on trouve Laurie Wisefield (guitare) d’un autre groupe mythique anglais, Wishbone Ash, Harry James (batterie) ayant partitipé à Thunder et Magnum, Adam Wakeman (fils de Rick Wakewan, aux claviers bien sûr, comme papa) aussi clavier de Ozzy Osbourne, et enfin Chris Ousey (Monroe, Heartland), au chant. Peut-on parler de super groupe ? Difficile à dire encore, mais le savant brassage artistique de ces musiciens possédant une grosse expérience musicale fonctionne à merveille car cet album est un vrai plaisir à écouter. Le style est plutôt hard rock, un peu bluesy, avec un petit côté sudiste, fort sympathique. Le tout est bien produit (par le groupe) avec un gros son, assez américain assez varié oscillant entre Whitesnake, Foreigner et Lynyrd Skynyrd.

Par exemple My Angel, qui ouvre l’album serait dans la première catégorie, typé Whitesnake. La voix de Chris Ousey est très agréable, il possède un petit défaut de langue assez identifiable et transmet une grosse dose d’émotion dans son chant. C’est marrant, par moment il me fait penser à Tina Turner en mec. Le morceau bien rythmé par une guitare acoustique, est agrémenté d’un refrain hyper accrocheur et on trouve aussi un excellent break chant, suivi d’un bon petit solo de guitare slide très Whitesnake. Guilty As Charged, qui est un des meilleurs morceaux de l’album, est de la même veine, bien rythmé, avec un gros orgue hammond et un solo de guitare tout en émotion, magique. La voix de Chris fait le reste. Dire qu’il se gave serait un euphémisme, il explose ! En effet si l’ombre de Whitesnake plane sur cet album, à aucun moment on ne pense ou regrette la voix de David Coverdale, tant Chris est à l’aise dans ses baskets. On pourrait dire la même chose de Nothing To Loose, une autre réussite de l’album, avec cette fois-ci un super piano honky tonk, et encore une voix parfaite et un solo tout en finesse et en toucher de manche. Que dire de White Boy Blues qui clôt cet album ? Ben que c’est bon ! Guitare slide, une putain de voix et une section rythmique en béton sur une composition typée Whitesnake du meilleur goût. Le solo de slide y est particulièrement réussi, chapeau bas, Mr Micky Moody !

To The Rescue est l’exemple même du morceau aux influences blues et sudistes, des plus réussies. La grosse basse qui rythme le morceau est irrésistible, impossible de ne pas taper du pied. L’orgue hammond nous fait un bon solo tout aussi efficace que celui de ses homologues maniant les six cordes. Falling Leaves peut aussi être rangé dans ce groupe de morceaux typé sudiste. C’est un grosse ballade, sur laquelle Chris Ousey fait un sacré bon boulot, épaulé par des jolis chœurs (pas cœurs) féminins. Les deux guitares en profitent pour nous balancer un duo digne de Lynyrd Skynyrd. Toujours bluesy et hyper groovy, ce A Little Rock & Roll, pas super original mais tellement bien fait, mené par un bon lead de guitare slidée et un solo de wah-wah génial, au feeling de dingue. La fin du morceau est monstrueuse, le chant fait penser à un morceau de Moby (album Play), la vache, le frisson me saisit ! On pense encore à Lynyrd Skynyrd à l’écoute de Smokin Guns, on se dit encore que Chris a un style de chant qui rappelle bougrement Tina Turner sur une tonalité, une façon de passer de l’énergie et de l’émotion.

Accident Prone, fait partie des morceaux qui font penser à Foreigner : superbe voix, refrain accrocheur. La bonne grosse basse de Neil Murray fait groover le tout de belle manière. Les choristes amènent un petit plus sudiste, le duo de guitares en rajoute même une petite couche. Même remarque avec l’excellent Turn Of The Screw, au refrain irrésistible. Le chant de Chris en fait des tonnes, sur l’intro par exemple, mais il faut dire que le bougre est sacrément doué. On pense encore à Foreigner dans le morceau Stand Up, autant pour les guitares que pour le style de la composition. On est irrésistiblement attiré, même si ça n’est pas le plus original. La même irrésistible attirance vous captera sur Cover Me In You, c’est sans doute l’effet Snakecharmer : savant mélange de bonnes grosses guitares pur rock ‘n’ roll et d’une voix de fou.

Une bonne petite surprise au final que ce Snakecharmer qui ne renie pas son passé et ses influences de Whitesnake, tout en y mêlant énergie et fraicheur pour onze titres clairement modernes et qui ne demandent qu’à vous séduire. Il faut dire que le chant de Chris Ousey est une douce tuerie, il a trouvé dans Snakecharmer les partenaires de jeux idéals, pour briller. Vous laisserez-vous charmer ?

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 7, 2013 6:08 PM CET


Sound Painter
Sound Painter
Proposé par Edealcity
Prix : EUR 9,98

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dallas, son univers impitoyable...., 30 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sound Painter (CD)
Et une bonne grosse claque, une !

Et oui c’est comme ça, pourtant rien ne laissait présager une telle réaction. CD promo en carton, artiste totalement inconnue (de moi en tout cas), nom étrange : Dallas Frasca ? Késako ? Et bien c’est le nom d’une jeune femme en provenance d’Australie qui nous balance à la tronche son nouvel album, Sound Painter, premier vraiment disponible à l’international, ou du moins en France. Il fait suite à Not For Love Or Money sorti en 2009, Learn Your Routes en 2007 et un EP, Acoustic Slide Groove sorti en 2005. La jeune femme qui joue aussi de la guitare est entourée de Jeff Curran (grosse barbe, guitare, dobro), et de Sam Lukeis (batterie). Si l’album précédent était signé Dallas Frasca & Her Gentlemen, seul le nom de la belle apparaît sur ce dernier album sorti en mai 2012 en Australie.

Alors, comment vous décrire le style de Dallas Frasca ? Prenez un peu la voix de Janis Joplin, les frasques (Frasca) un peu trash de Beth Ditto (Gossip), ajoutez une pointe de poésie engagée de Patty Smith et un zeste de Led Zep, et vous aurez le savant style développé par Dallas Frasca. Sa voix éraillée (qu’elle a bien cru perdre pendant de longs mois suite à des soucis de santé), passée au travers d’un filtre un poil saturé, donne cette sensation trash qui perdure pendant les quarante-cinq minutes de l’album. Le premier morceau assez pop, All My Love, est un tube en puissance. Un bon riff de guitare, une bonne voix déglinguée, ça respire le Rock'n'Roll dès les premières mesures. Le refrain est très bon, le final a cappella interpelle. One Man Woman, sonne plus minimaliste, presque tribal, la voix assure un max, le refrain est excellent. Quelle présence vocale ! La fin du morceau est assez surprenante (c’est le cas dans plusieurs morceaux d’ailleurs), puisqu'elle change de rythme et de registre. On est pas au bout de nos surprises on dirait. Sur Coming Home, Dallas chante plus bas, plus posé, le résultat est tout aussi intéressant, avec un groove de dingue. On ne peut pas ne pas avoir une pensée pour Janis Joplin sur ce morceau. Une fois de plus le morceau change pour adopter une sorte de riff assez Black Sabbath-esque avant de revenir au thème normal. Purée de purée, cet album respire le rock'n'roll à plein nez où je ne m’y connais plus. Sur Better Without You, on pense à Led Zep, un peu pour le chant, beaucoup pour les cris, les gémissements, mais aussi pour les changements de rythme, et autres étrangetés auquel le groupe nous avait habitué. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? J’adore ! On souffle un peu avec Birds Of Wisdom, un peu psyché, années 70. Encore un excellent moment avec un refrain calme, posé et puissant. Le break surprenant ressemble ce coup-ci à du Paul McCartney dans Live and Let Die, nous prenant toujours à contre-pied (contre-oreille plutôt ?). C’est très bon. Oh la vache ! On se retrouve sur la scène de Woodstock, quarante ans en arrière. Ca groove comme du Janis Joplin, Dallas chante et crie comme Janis, le refrain est super accrocheur, un excellent morceau, qui explique que Dallas soit surnommée la Janis australienne. Ça continue comme ça sans faille, sans la moindre baisse de régime, avec Hey Mama aux très bonnes guitares qui font un peu penser à du vieux Aerosmith, Anything Left To Wonder assez speed, très rock and roll, back to basics, comme on dit. Un riff simple, un peu boogie, un bon refrain et hop c’est pesé, on a même droit à un petit solo de guitare un peu trash. Même recette pour I Only See You, et son refrain plus calme, plus pop.

J’attire aussi l’attention sur le morceau très root, et minimaliste, Freedom, sa guitare slide et son refrain lancinant. Pour le coup on se retrouve dans un remake de Délivrance made in Australia. La complainte de Dallas vous prend aux tripes. Enfin, comment ne pas conclure par un petit mot sur le morceau qui termine l’album, Ain’t No Fury. Un petit bijou de ballade, une voix magnifique, juste accompagnée de guitare, de slide, et de chouettes chœurs, un refrain époustouflant, une vraie réussite.

Sur scène apparemment la bougresse envoie du lourd. Slam dans la foule, elle porte son guitariste sur ses épaules, je n’ai vu que des photos, mais ça a l’air d’assurer. D’ailleurs elle sera en France à partir de février dans une dizaine de villes, les mecs (et les filles bien sûr), faudrait voir à ne pas louper ça. En attendant, je recommande cet album, cru, un peu trash, et rudement rock'n'roll, teinté de blues rock, qui risque d’en surprendre plus d’un(e). N’est-ce pas le but au final ?

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportesdumetal.com


Shrine Of New Generation Slaves
Shrine Of New Generation Slaves
Prix : EUR 17,52

9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un sans-faute !, 22 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shrine Of New Generation Slaves (CD)
Riverside est un des groupes de mon hit top 5 avec Marillion, Dream Theater, Pain Of Salvation et bien sûr Rush. Pour la bonne raison qu'ils ne m'ont encore jamais déçu. Après l'incontournable trilogie dénommée Reality Dream et composée des albums Out Of Myself (2003), Second Life Syndrome (2005) et Rapid Eye Movement (2007), ils avaient enchainé avec une régularité métronomique, sur un Anno Domini High Definition (2009) un peu plus heavy, mais tout aussi réussi, avant de fêter leur dix ans d'existence avec un EP, Memories In My Head, en 2011. C'est donc tout à fait logiquement que nous accueillons, pour ce début 2013, le dernier opus de Mariusz et sa bande, au titre toujours aussi obscure de Shrine Of New Generation Slaves (SONGS pour faire simple).

Mariusz c'est Mariusz Duda, chanteur, bassiste (guitare acoustique aussi) et leader du groupe. Sa bande c'est Piotr Grudzinski à la guitare, Piotr Kozieradzski à la batterie et Michal Lapaj aux claviers. Si n'y voyez pas d'inconvénient, nous les appellerons par leurs prénoms dans le reste de l'article.

Alors si vous n'avez jamais écouté Riverside, sachez d'abord que c'est une grave erreur, car ils sont bons, et si on devait chercher des influences pour vous permettre de les étiqueter (quelle horreur !) alors je citerais des groupes comme Porcupine Tree (l'obsession du son et de la production), Tool (la mélancolie, l'ambiance), Opeth (les contrastes) et Pink Floyd (tout).
Ce SONGS ne déroge pas aux règles d'or du quatuor. La production est superbe, la voix de Mariusz toujours aussi mélancolique et forte en émotions, les compositions toujours très recherchées, avec toujours un accent énorme mis sur les mélodies (voix, contre-voix, piano, solo de guitare).

Pour donner un peu plus de détails, je vais commencer par un détail que je regrette : Dans le premier morceau, New Generation Slave, je n'aime pas beaucoup cet effet métallique sur la voix. D'ailleurs, je n'aime pas les effets sur la voix. Tout simplement. Bon, peut être qu'il y a une justification par rapport aux paroles, mais malgré l'excellent accent anglais de Mariusz, je n'ai rien compris aux paroles. L'intro du morceau dure quand même deux minutes sur les 4:17 du morceau, c'est beaucoup. La voix trafiquée me faire vraiment penser à Porcupine Tree. Dernier point, que s'est-il passé à la fin du morceau ? On dirait un enchainement raté avec le morceau suivant, The Depth Of Self-Delusion. Ca coupe et ça repart, c'est peut être un bug de la promotion, mais quand même on ne voit pas trop comment ça pourrait être autrement avec la différence entre la fin et le début suivant. A vérifier. Ce deuxième morceau de 7mn39 est assez lent, avec un refrain où la voix est encore filtrée. C'est dommage à mon goût. Les interventions de Piotr, le guitariste, sont excellentes. Sur certains petit break on retrouve l'ambiance du dernier (et décrié) Opeth, à la guitare acoustique, c'est très agréable cette ambiance minimaliste. La suite est plus agressive avec Celebrity Touch, très Porcupine Tree et avec une voix encore trafiquée (mais euh !). De bons petits breaks plus calmes alternent avec les riffs assez accrocheurs du morceau. Le solo de Piotr sonne très Pink Floyd, bien soutenu par la basse de Mariusz.

Les points forts de cet album sont les morceaux comme Feel Like Falling, au rythme improbable et dont la mélodie imparable (chant appuyé par la guitare) ne peut laisser insensible. Tout simplement magique. La partie mélodique du solo de guitare peut faire penser à Steve Rothery (Marillion) alors que la suite est beaucoup plus heavy. Autre point fort, le plus classique We Got Used To Us, avec une voix fragile de Mariusz, qui fait encore pas mal penser à Steven Wilson dans le style de morceau, tout en douceur et en mélodie. C'est le piano qui drive le morceau, servant de support à la voix, la guitare sussurant des petits solos "bien frais, bien agréables" comme dirait quelqu'un.

Mais le top du top de cet album reste, à mon avis, Deprived (Irretrievably Lost Imagination) et ses 8:26 au compteur (et quelle complexité du titre, j'arrive même pas à le dire). Le morceau de metal prog par excellence. Intro feutrée, inquiétante, montée en puissance mélodique... la magie opère. Le jeu de basse de Mariusz est génial, ses lignes de basse soutiennent littéralement le morceau comme régulièrement dans la discographie du groupe. Vers la moitié du morceau, l'ambiance se fait planante à souhait, rappelant un peu Gazpacho. On a droit à un excellent solo de clarinette (il me semble bien que c'est une clarinette) pour un final faisant penser à un célèbre morceau de Sting.

Au final, on a une nouvelle étape dans le sans faute de Riverside. La pochette est encore signée Travis Smith (pour le coup ça me fait penser aux jolis dessins du jeux video "Syberia", dessinés par Benoit Sokal), pour un bel effet. Que dire d'autre ? Si vous n'avez jamais tenté l'expérience, que vous êtes fan de belles ambiances, de sonorités soignées, de productions aux petits oignons (certains appellent déjà Mariusz le Steven Wilson polonais, ces deux là devraient songer à monter un projet ensemble, ça pourrait s'avérer intéressant), de mélodies magiques, et bien je vous conseille de vous pencher sur la discographie de Riverside, mais plutôt en commençant par le commencement, la trilogie Reality Dream, pour arriver jusqu'à ce SONGS. N'inversons pas cette logique polonaise ! (blague stupide qui ne pourra être comprise que par d'éventuels esprits scientifiques quinquagénaires).

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 29, 2013 5:25 PM CET


Alive and kicking
Alive and kicking
Prix : EUR 14,99

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Alive c'est sûr..., 15 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alive and kicking (CD)
Koritni soigne ses fans pour la nouvelle année. Koritni c’est ce combo franco-australien dont on vous parle régulièrement sur le site, qui mène sa barque bon an, mal an, sans arriver à obtenir la reconnaissance portant méritée. Peut-être à cause de l’ombre de certaines grosses pointures (AC/DC, Airbourne, …), on en parlait avec Rusty (Electric Mary) lors de leur passage à Grenoble, toujours est-il que ce n’est pas faute de ménager leur peine. Car Koritni se bouge ! Après trois albums studio, Lady Luck (2007), Game Of Fools (2009) et Welcome To The Crossroad (2012), tous fort réussis, voilà revenu le temps des cadeaux bonux (oui je sais, plus personne ne connais cette expression !). En effet, Koritni, comme je le disais en introduction, a toujours soigné son fanbase avec des sorties de trucs sympas intercalées entre les albums. On avait eu le Red Live Joint (2008), au format CD + DVD, contenant du live et des reprises sympas, puis le No More Bets (2010), bourré de petites pépites live et inédites, nous voilà aujourd’hui accueillant ce Alive And Kicking au format, à nouveau, CD + DVD.

Alors, que nous ont concoctés cette fois-ci Alex Koritni (chant) et sa bande ? Avant de le découvrir, notons que l’appellation de groupe franco-australien est de plus en plus justifiée car, aux côtés du français Eddy Santacreu, on trouve une recrue de choix puisque c’est Manu Livertout qui remplace Luke Cuerden à l’autre guitare, toujours épaulés par la paire australienne Chris Brown (batterie) et Matt Hunter (basse). On avait déjà vu Manu avec Koritni au Hellfest et au Divan du Monde, on ne sait toujours pas s’il y est juste de passage ou pas.

Commençons pas le DVD si vous le voulez bien car la chose est très simple à décrire. Vous étiez au Hellfest 2012 ? Non ? Dommage, car vous avez raté plein de trucs dont l’excellent set de Koritni du samedi après-midi, sous le soleil. Vous y étiez ? Tant mieux car vous saurez de quoi je parle si je vous dis que le DVD contient l’intégralité du set, filmé par les onze caméras de la mainstage. Le résultat est parfait, on se rend compte du monde qui est massé devant la scène, une véritable marée humaine, on comprend que les groupes aiment venir au Hellfest. La setlist est pas mal du tout même si le départ avec Sometimes n'est pas forcément le plus facile car le morceau met un moment à se mettre en place. On retrouve les excellents moments qu’avaient été 155 et son intro de basse de Matt, le solo de guitare joué par Lex sur la guitare d’Eddy sur le blues final Sweet Home Chicago, ou encore Lex à la slide sur Down At The Crossroads (un petit air de Rose Tattoo) et Manu Livertout en support classieux d’Eddy tout au long du set. Bref, un très bon moment capturé par les caméras pro d’ArteLive. Lex était très en voix ce jour-là, il parle régulièrement à la foule, en français (un peu) et ce DVD est un bon souvenir pour ceux qui y étaient, et un petit lot de consolation pour les autres.

Sur le CD, les dix premiers morceaux (51mn) sont la version audio du concert du Hellfest. Il semble y avoir eu assez peu de post-production, le son est naturel, rendant particulièrement bien le set de cette journée mémorable. Par exemple, et c’est mon seul petit point négatif, je trouve que sur l’intro de Lost For Words une des guitare n’est pas accordée tout à fait correctement et les arpèges me choquent. C’est peut-être mes oreilles chastes, ou bien tout simplement les joies du live. Au final, quelques grands moments, comme ce Down At The Crossroads Rose Tattoo-ien, le 155 déjanté, Highway Dreams où Lex fait chanter le Hellfest et ce final blues avec un Sweet Home Chicago, un peu décalé mais super jouissif. Un beau pied de nez à ceux qui ne voient dans le Hellfest qu’un festival de metal extrême.

Après ce concert au Hellfest, on trouve des extraits du concert du Divan du Monde en mars 2012 (avant le Hellfest donc) pendant la tournée de Welcome To The Crossroads. On retrouve un excellent Game Of Fools, un tout aussi excellent Party’s Over. Le son est particulièrement bien mixé, je le trouve meilleur que sur le Hellfest. Probablement moins facile de capturer le son extérieur. Viennent ensuite un Stab In The Back bien pêchu, suivi d’une reprise très sympa de Got To Get You Into My Life des Beatles que Lex chante super bien. Pour finir cette session, on trouve I Wanna Know (un morceau de Green Dollar Colour, le groupe de Lex avant qu’il s’appelle Koritni).

La dernière partie est enregistrée en beaucoup plus petit comité, ambiance concert privé acoustique puisque ce sont des extraits du concert donné par le groupe lors de leur passage chez tonton Zégut dans Pop Rock Station. A la clef, une reprise de leurs compatriotes de Midnight Oil, Beds Are Burning à la guitare acoustique, suivie de Khe Sanh, une chanson australienne qui porte le nom d’une bataille de la guerre du Vietnam, et qui était à l’origine chantée par Jimmy Barnes.

Au final, encore 72mn de son plus 51mn d’image d’un groupe qui ne se fout pas de la gueule de ses fans. Dommage qu’ils soient si peu nombreux à les supporter. Au risque de me répéter, soyons un peu honnête et au lieu d’attendre bêtement les prochains AC/DC ou Airbourne surmédiatisés, pourquoi ne pas donner leur chance à ces p’tits gars, qui le méritent vraiment.

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine: auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 28, 2013 3:30 PM CET


AmazonBasics Câble HDMI Haute Performance Compatible Ethernet / 3D / Retour audio [Nouvelles normes] 4,6 m
AmazonBasics Câble HDMI Haute Performance Compatible Ethernet / 3D / Retour audio [Nouvelles normes] 4,6 m
Prix : EUR 11,49

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 C'est du lourd..., 3 janvier 2013
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Ce cable est bien pratique pour les longues connections (4,6 m) sans perte, ni parasitage. Son blindage le rend néanmoins assez peu maniable, donc à conseiller pour des installations fixes. Les connecteurs ont l'air fiables et clippent bien. Le cable répond à la dernière norme HDMI 1.4 et permet donc de transporter un réseau Ethernet. Bien sûr ceci n'est valable que si vous avez des appareils déjà équipés de cette norme (cherchez le label HEC sur vos appareils). Cette fonctionalité, encore peu courante, évite de distribuer un cable Ethernet (RJ-45) par appareil puisque tout transite par ce HDMI Ethernet Cable (HEC). Je n'ai pas pu tester cette fonctionalité, n'étant, moi même, pas équipé.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-19