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Contenu rédigé par Didier Lalli
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Commentaires écrits par
Didier Lalli
(MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   

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5.0 étoiles sur 5 Un kit très complet pour l'Outdoor, 25 avril 2016
Je trouve ce kit vraiment très complet. Il comporte cinq verres interchangeables dont 2 polarisés, un jaune, un bleuté et un transparent. La manipulation prend quelques secondes quand on a pris le coup (quelques minutes au début). Il inclut aussi une cordelette pour attacher ses lunettes par les branches, de quoi les nettoyer et une belle pochette rigide pour tout ranger. J'ai bien aimé aussi le système d'élastique qui vient carrément remplacer les montures en quelques secondes. J'utilise ça en marche nordique, c'est parfait. Je pense que ça doit être aussi pas mal pour les sports nautiques (voile, planche, kite, SUP, canoë) mais je n'ai pas testé. J'ai pu aussi utiliser les lunettes, en verre jaune (grisaille) et polarisé maximum (grand beau) lors de mes sorties VTT. Là encore idéal, et confortable. Le nez est réglable en écartement, ce qui permet d'ajuster les lunettes à sa morphologie. Je n'ai pas eu de soucis de buée non plus. Le kit fourni aussi un accessoire pour monter des verres correcteurs (si j'ai bien compris), que je n'ai pas utilisé. Je recommande ce kit pour le sport en plein air.
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Sittin' Heavy
Sittin' Heavy
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Don't F... With The Truck!, 21 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sittin' Heavy (CD)
Planquez tout ! Les Canadiens de Monster Truck sont de retour. Si vous vous rappelez, j’avais chroniqué Furiosity, le premier opus des plus sudistes des hardrockeurs canadiens, et j’étais déjà tombé sous le charme. Le groupe nous revient avec Sittin’ Heavy et une pochette carrément vintage (avouez que vous avez encore un blouson en jean plein de patchs dans votre placard !). Comme on ne change pas une équipe qui gagne, le groupe n’a pas touché à son line-up et on retrouve le bassiste-chanteur barbu Jon Harvey accompagné du même Jeremy Widerman à la guitare, du même Brandon Bliss à l’orgue et du même Steve Kiely à la batterie. Dans le style, on ne change pas trop non plus, ils reprennent les bases du premier opus. Entre les deux albums, le groupe a beaucoup tourné, en première partie de certains grands noms comme Slash, Alice In Chains, ZZ Top, Nickelback, Buckcherry ou encore Rival Sons. Ce genre d’exercice est des plus formateurs. Ca a dû être une sacrée belle source d’inspiration que de pouvoir côtoyer Slash sur quelques dates. Tout ça aura certainement permis d’ajouter de nouvelles influences dans l’ADN de Monster Truck.
Alors, ce son ? En un mot : ya bon ! Plus en détails : ça rock gras et authentique, ça déménage, c’est bien chanté et les compositions sont travaillées. On parle ici de Rock ‘n’Roll qui sort des tripes, qui sent la sueur et la bonne humeur, joué par de vrais musiciens. Pas un truc intello, comme on en voit trop ces temps-ci. Prenez par exemple les deux premiers morceaux, dont les titres interpellent : Why Are You Not Rocking? et Don’t Tell Me How To Live. On comprend de suite l’état d’esprit du quatuor. Carrément Rock ‘n’ Roll, pas de chichi, zéro concession. Le premier morceau, de moins de deux minutes trente est presque punk, le second plus gras, plus sudiste, sonne très Lynyrd Skynyrd : un vrai régal. C’est pour moi le meilleur moment de cet album. L’orgue est un poil trop en retrait, je trouve. Sur She’s A Witch, l’orgue se fait déjà beaucoup plus entendre et j’aime beaucoup. For The People est un autre grand moment dans lequel on se retrouve plongé dans l’Ouest américain, bottes crottées aux pieds. C’est encore une excellente composition, limite un hymne qu’on reprend facilement à tue-tête sur son cheval dans sa bagnole. Les musiciens assurent des harmonies vocales, c’est bien fait. Il n’y a pas vraiment de solo, juste des petites touches de slide sur la fin. J’ai du mal à croire qu’un seul guitariste puisse assurer tous les plans en live, 'va falloir aller vérifier ça de visu.

Black Forest est un blues mid-tempo, rythmé par une grosse basse et une guitare flanger. La voix de Jon change pas mal d’un morceau à l’autre, un vrai caméléon. Another Man’s Shoes est un morceau plus stoner, un peu lancinant, bien chanté et avec pas mal de chœurs. Things Get Better commence par un bon vieux piano de saloon qui donne le groove, une guitare saturée qui l’amplifie et une bonne voix grasse. Le refrain, quasi a cappella, est encore un modèle du genre : “I got a feeling, things will get worse before they get better”. Un grand moment de rock et un autre des meilleurs moments de l'album.

On avait déjà eu un train à vapeur sur le premier album et sur The Enforcer, l’intro est constituée d’une sirène (de bateau ou de train, pas sûr). Pour le reste, c’est un morceau pêchu avec pas mal de « ho, ho, ho » et une batterie tribale. On se calme un peu pour To The Flame, un morceau assez stoner. Là encore je n’entends pas vraiment d’orgue, mais par contre plusieurs guitares, 'faudra m’expliquer les gars. New Soul contient un petit break génial et très ZZ TOP dans l’âme. On termine l’album avec une petite ballade sympa, Enjoy The Time, où l’orgue Hammond vient nous chatouiller les tympans et où la voix de Jon continue d’assurer un max.

Décidément, le genre southern hard rock, stoner, vintage n’en finit plus de se réinventer. Par moments, je me dis que je suis un vieux chnoque, avec des goûts démodés de vieux chnoque ; et puis débarque un groupe comme Monster Truck, jeune, moderne, qui me conforte dans mes choix, finalement plus universels qu’ils n’y paraissent au premier abord. Et là, je jubile : Long live (real) Rock ‘n’ Roll, et Don’t F$$k with the Truck !!

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Live at Wacken
Live at Wacken
Prix : EUR 11,81

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Danko ! Danko !, 21 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Wacken (CD)
Je finis donc ma série canadienne de ce début d'année 2016, après les excellents derniers opus de Monster Truck et de Suns Of Stone, voilà un petit live de derrière les fagots de l'ami Danko... Danko Jones. Pas stupide, la démarche qui consiste à filmer son passage sur une des grosses scènes de Wacken. Quitte à se sortir les tripes devant une monstrueuse audience, autant en faire un DVD. D'ailleurs il n'est pas le premier puisque Twisted Sister ou encore Alice Cooper avait déjà testé le concept, et pour Alice Cooper, c'était très convaincant. Côté label, c'est toujours UDR Music qui s'y colle, sachant aussi qu'une partie des fonds va à la Wacken Foundation pour aider les jeunes groupes ce qui est plutôt un bon deal. On parle ici du Wacken 2015, en milieu d'après midi du troisième jour (et après deux jours de pluie et de bouillasse). La foule est massive devant la TrueMetal scène pour accueillir le power trio canadien. C'est la troisième fois que Danko Jones est à l'affiche du Wacken après un passage en 2006 et en 2011. Aux côtés de Danko, on retrouve son fidèle bassiste John Calabrese et son dernier batteur en date Rich Knox (déjà présent sur l'excellent dernier album en date, Fire Music). Un des trucs étonnants de ce DVD, c'est qu'on peut regarder le concert commenté par Danko lui-même. Au départ cela peut paraitre idiot, mais pour les fans absolus (dont je fais maintenant parti), c'est plutôt cool car il y raconte des centaines d'anecdotes, dont certaines que je vous livre ici. Pas mal d'histoires sur la genèse des morceaux, sur les gens qu'il a rencontrés lors de ses passages à Wacken, et surtout il commente pas mal d'erreurs qu'il fait au chant et à la guitare. Rassurez vous, sans son commentaire, on ne s'en rend même pas compte. Mais il est très critique envers lui même. Par exemple, il se moque de leur backdrop, qui visiblement n'est pas à l'échelle de la scène du Wacken qui est énorme. D'ailleurs on y perd presque les trois musiciens par moment. Sur scène, le trio déboite sec. Rich Knox est une bête (c'est son premier Wacken, et il donne tout), y'a pas d'autre mot. Il faut l'entendre (et le voir) sur son set de batterie minimaliste: caisse claire, tom basse, charleston et deux cymbales, sans oublier la cowbell, qui manie avec une dextérité hallucinante sur Do You Wanna Rock. Dans le commentaire, Danko explique que ce morceau c'est son hymne rock 'n' roll comme le sont avant lui I Wanna Rock (de Twisted Sister), ou Rock & Roll All Night (de KISS) ou encore Rock 'n' Roll (de Led Zeppelin). Ce garçon a des valeurs.
Le concert dure une heure dix, celui avec les commentaires, beaucoup moins, les morceaux y sont abrégés. On trouve aussi une interview faite à la sortie du set et il explique qu'il n'en fait jamais car épuisé (et il a l'air). Pour le Wacken, il se plie à l'exercice mais le cœur n'y est pas. L'interview est dispensable, et en anglais non sous-titrée. Côté bande son, on a droit à l'option Stéréo ou ... Stéréo avec les commentaires. Danko fait dans le brut de décoffrage.

Après quelques échauffement hors scène, les trois compères montent donc sur scène et on voit Danko installer un protège micro. Il chante collé à son micro et aime son petit confort. Lui et JC jouent tout le set qu'avec une seule guitare et très peu (pas de pedalboard devant Danko) d'effets. On est là dans le power trio, zéro chichi, 100% efficace et 100% Rock 'n' Roll. Le morceau d'ouverture est The Rules, qui n'apparait que sur l'EP B-Sides (2009), (tout comme Sugar High qu'il joue aussi vers la fin). Etonnant, là où la plupart des groupes attaquent avec le single du dernier album. Mais Danko ne fait rien de conventionnel puisqu'il termine aussi le concert avec un morceau, Mountain, qui n'est sur aucun album, sorte de titre inventé lors des balances, qu'ils n'utilisent qu'en live pour clore leurs concerts et qu'ils peuvent faire durer aussi longtemps qu'ils le veulent. Après ça, la machine de guerre est lancée et les skuds s'enchainent sans laisser le temps de respirer. Le tout est filmé par une dizaine de caméras, dont une dans la foule. Danko estime la foule à 40 000 personnes. Moi, je dirais même plus, c'est massif. Par contre c'est mou. Peut-être un peu fatigué. Certains dansent un peu, ca finit même par pogoter un peu dans la gadoue sur Invisible. Si le batteur est impressionnant et bien carré (on le voit manipuler son clicker), Danko est aussi un grand malade. Il sue comme une bête (il précise en commentaire qu'il faisait chaud et humide ce jour là), et il assure ses riffs ravageurs (Full Of Regrets, Watch You Slide, ...) tout en chantant. Et certains de ses passages de chant hyper rapides ne sont pas évidents (Watch You Slide). Sur The Twisting Knife, il est un peu à la peine côté chant. Entre les morceaux, il discute un peu, plaisante, raconte des petites histoires, et remercie les drapeaux canadiens qu'il repère. Il adore que la foule scande son nom et fait plusieurs blagues là dessus, il dit que ça lui fait du bien et à sa mère aussi. Sacré Danko ! Après Legs, il précise que la chanson parle des jambes des filles (pour ceux qui ne l'auraient pas compris). Sacré Danko !
Je ne connaissais pas ce Sugar High, mais c'est un excellent morceau où il fait un break vocal Danko-esque qui groove sa mère. Il précise en commentaire qu'il a raté le solo. Sacré Danko, moi, j'ai rien remarqué. Il nous sort sa célèbre langue sur la tuerie Lovercall, et son riff de basse si caractéristique. L'enchaînement Had Enough et First Date est un des grands moments, tout comme Full Of Regrets, Do You Wanna Rock ou encore Invisible. Pas vraiment de moment de répits sur ces soixante-dix minutes. Ils terminent donc avec Mountain dont le vrai titre est Bring on the Mountain (Become the Mountain), qui est un morceau dans lequel il rend hommage aux grands rockers disparus qu'il aime et qu'on aime tous. Evidemment que ça plait à la foule de Wacken, qui acclame chaque nom.

Franchement rien à jeter dans ce CD+DVD ou CD+BluRay. Danko Jones, c'est un trio d'une efficacité redoutable. Si vous ne connaissez pas, c'est un bon moyen de vous déniaiser sans risque. Si vous connaissez, vous l'avez probablement déjà commandé. Dommage qu'on ne le voit pas plus souvent dans nos contrées.

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Proposé par Sport-Items
Prix : EUR 16,90

4.0 étoiles sur 5 Bon sac de sport, 21 février 2016
Le sac est particulièrement adapté pour une personne qui va faire du sport régulièrement (salle, gym, muscu). La taille, moyenne, est idéale pour y caser une paire de chaussure, une serviette, et une tenue de sport. On trouve deux compartiments séparés sur les côtés, dont un aéré sur le dessus pour les affaires humides. Les deux poignées semblent bien cousues pour durer. Il vient aussi avec une sangle pour le porter en bandoulière. Les angles sont protégés, et surtout le fond du sac, est en matière imperméable, et ce sur une hauteur de 6 ou 7cm. Ceci me semble un choix judicieux pour les jours de vestiaires détrempés. Au final je recommande ce sac de sport.


The Astonishing
The Astonishing
Prix : EUR 17,29

17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Estomaqué !, 21 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Astonishing (CD)
Certaines chroniques sont plus difficiles à réaliser que d’autres. On parle ici de trente-quatre morceaux et de plus de deux heures de musique. Ca ne s’ingurgite pas facilement, mais en plus quand le tout est un opéra rock de Dream Theater, vous en conviendrez avec moi, c’est chaud patate. A la première écoute, je suis très surpris. Le groupe, à qui beaucoup reprochent de tourner en rond depuis quelques albums, tente une expérience novatrice et s’éloigne de sa zone de confort habituelle. D’ailleurs, sur la toile, les réactions ne se sont pas faite attendre. Une moitié de la fanbase crie au scandale, l’autre au génie. C’est vrai que la première écoute surprend, et je pense qu’une bonne partie de ceux qui crient au scandale n’ont pas été au-delà de la première écoute. La critique fuse toujours bien vite. Certains qualifie même l’œuvre de Disney Metal (il y a un passage "Roi Lion" dans Dystopian Overture, mais faut pas pousser) et c’est vrai qu’on se dit sur de nombreux passages que ce double album aurait fait une excellente musique pour un film, ou un dessin animé. Et ça tombe bien car l’œuvre raconte bien une histoire. Ca n’a pas été facile pour le comprendre car la version promo n’était qu’un tas de MP3 (blancs entre les morceaux, son médiocre, pas de booklet avec les détails de l’histoire, pas de paroles) balancé en vrac. Heureusement que Google est mon meilleur ami.

Je vous la fais courte : l’histoire se passe en 2285, le tyran Nafaryus règne avec sa famille (sa femme Arabelle, son fils Daryus, sa fille Faythe) et dans le pays, l’art (et la musique en particulier) est banni, seules d’horribles machines (les NOMACS, les bouboules en photo sur la pochette) sont habilitées à faire de la musique (enfin du bruit plutôt). Seul un petit village (Ravenskill) résiste, mené par son héros et chanteur Gabriel et son frère Arhys, le guerrier. La famille royale va donc au village et tombe sous le charme du chant de Gabriel, qui lui-même tombe amoureux de la Princesse Faythe. Le tyran réalise que Gabriel représente un danger pour sa couronne, et promet de raser le village si on ne lui livre pas Gabriel dans les trois jours. Faythe revient en cachette voir son chanteur mais son horrible frère jaloux Daryus la suit et en profite pour kidnapper Xander, le jeune fils d’Arhys, qu’il propose d’échanger contre Gabriel, espérant ainsi impressionner son père. Arhys accepte de trahir son frère pour sauver son fils qu’il élève seul depuis la mort de sa femme Evangeline. C’est la fin du premier acte (et du premier CD). Dans le deuxième acte (et CD), Arhys s’apprête donc à livrer son frère au lieu-dit Heaven's Cove. Mais sur place, Arhys change d’avis et combat Daryus, qui le tue, sous les yeux de son fils. Mais dans la bataille, Daryus tue aussi par erreur sa propre sœur Faythe. Oups, la boulette ! Quand Gabriel arrive sur place et découvre l’horreur, son frère mort et sa fiancée mourante, il pousse un tel cri qu’il rend Daryus sourd et à moitié fou, et que tout le pays l’entend. Le village vient aider Gabriel, qui en chantant parvient à ramener Faythe à la vie. Il est bien l’élu. Nafaryus se rend compte de sa bêtise et vire les NOMACS pour rétablir la vraie musique dans son royaume. Gabriel et Faythe se marient et adopte le jeune Xander. Rideau !

Vous voyez qu’on ne se fout pas de vous, même si l’histoire n’a rien de très original (Roméo et Juliette ?), on voit quand même qu’il y a eu de la recherche. D’ailleurs John Petrucci disait qu’ils feraient certainement quelque chose avec l’histoire (série, film, dessin animé, théâtre, il a éludé...). Pour vous en convaincre faites un tour sur le site web du groupe dédié à The Astonishing. C’est passionnant. Encore plus fou, jeter un oeil et une oreille au track by track (en anglais) qui permet de vraiment suivre l’histoire en écoutant un stream des morceaux.

Si côté histoire, ils se sont creusés le ciboulot, on entend de suite que côté composition, il en est de même. John et Jordan sont ici clairement à la manœuvre. Le piano est omniprésent dans cet album (ça risque d’être même trop pour certains d’entre vous). Je trouve par contre que la basse est plutôt sous mixée, et la batterie manque d’âme. Mike fait le boulot, bien même, mais le son est plutôt plat, je ne sais pas mais il me manque quelque chose (Mike Portnoy peut-être ? – oups c’est dit ). Celui qui sort carrément du lot, c’est James Labrie. Son chant est superbe, tout au long des deux heures quinze (quasiment tout est chanté, à part Dystopian Overture et quelques intermèdes de piano ou de NOMACS). Chapeau quand même ! Niveau production c’est extrêmement bien foutu (sauf la basse et la batterie): symphonique à souhait avec une grosse dose de piano, de violons (orchestre philarmonique de Prague), de chœurs vaporeux. Il y a pas mal de petits intermèdes musicaux ou de bruitages (Quand un Nomacs fait de la musique, ça donne un mix entre un D2R2 croisé avec un Terminator) entre des morceaux plus longs (mais jamais trop longs). James assure les voix de tous les personnages, sans forcément beaucoup changer sa voix, donc sans une explication comme celle du site web, il n’est pas facile de suivre l’histoire. On aimerait vraiment pouvoir un jour suivre l’histoire sur un support vidéo ou encore mieux, sur scène avec des acteurs. Si le piano est très présent, John balance quand même quelques solos magnifiques dont il a le secret (A Better Life, A New Beginning). Ca rassure un peu.

Globalement le ton est plutôt mélancolique, l’histoire n’est pas follement drôle, faut comprendre. De nombreux morceaux sont calmes, mid-tempo ou des ballades, avec pas mal de piano et bien peu de gros riffs. On trouve de nombreuses belles surprises quand même. Par exemple rien que dans l’Acte I :

- Le son des NOMACS (NOise MAChineS) et la Dystopian Overture, l’instrumentale, qui s’enchainent et qui plantent merveilleusement bien le décor. Au passage, si vous cherchez un truc pour tester de nouvelles enceintes acoustiques devant vos potes et impressionner vos voisins, essayez donc le NOMACS, à donf !

- The Gift Of Music, le plus Dream Theater old-school de tout l’album (avec A Better Life et A Saviour In the Square). J’aime beaucoup les chœurs un peu gospel qui accompagnent James, et le solo de John

- Le violoncelle dans l’intermède chanté The Answer

- Lord Nafaryus et son ambiance super théâtrale, son passage de tango. On peut retrouver le génie de Queen dans ce morceau. Superbe.

- L’intro solo de John sur A Saviour In The Square, très inspirée. Le gros riff du morceau est aussi pas mal du tout. James alterne les voix menaçantes (de Nafaryus) et celles posées (réponses de Gabriel)

- Three Days, le passage où Nafaryus lance son ultimatum de trois jours, sorte de foutoir en mode cabaret (piano, cuivres, chœurs), encore une fois, super théâtral

- Brother Can You Hear Me? fait penser à Pink Floyd, une chorale massive et des cuivres encadrent le chant de James. C’est assez majestueux et Arhys y déclare son soutien sans faille à son frère Gabriel

- L’intro de A Tempting Offer est énorme. En écoutant au casque j’ai failli avoir une crise cardiaque, James prend la voix de Daryus, le méchant, qui enlève le petit Xander en le surprenant, caché derrière une porte

- A New Beginning, assez progressif, et qui est aussi le plus long des morceaux avec ses sept minutes quarante-et-une. Un morceau assez symphonique avec des chœurs, des instruments originaux (clavecin, cuivres). Le morceau se termine par un long break sublime, dans lequel on entend bien, pour une fois, la basse de John qui groove, et sur lequel John (le barbu) pose un excellent solo (carrément mon préféré de l’œuvre), qui sonne pas mal Gilmour-ien.

Bien sûr il y a aussi quelques passages plus pâlichons ou un peu trop mielleux (overdose de piano !). Mais c’est là que si vous avez plongé dans l’histoire, celle-ci l’emporte sur l’intérêt musical et on reste quand même dans la partie. Ou pas.

- When Your Time Has come, où l’ami Gabriel, dans un passage très introspectif, se pose un max de questions. James y fait une sacrée performance quand même. Quand je pense que certains critiquent sa voix (les appareils auditifs sont discrets et abordables aujourd’hui, les gars, n’hésitez plus !)

- Act Of Faythe qui suit immédiatement, où Faythe, dans un passage très introspectif, se pose un max de questions, et surtout se découvre très amoureuse de Gabriel. C’est le creux de l’acte 1. Mais bon, pas facile de parler de ce qu’elle a sur le cœur en beuglant et sur fond de riffs acérés. Faut supporter l’histoire, c’est normal

- A Life Left Behind, où Arabelle la mère de Faythe, découvre que sa fille est vraiment folle dingue de son troubadour et demande à Daryus de la suivre discretement à Ravenskill

- Ravenskill, où Faythe rencontre Xander, qui la mène à Arhys, qui lui-même se laisse convaincre par la belle et la mène à Gabriel

- Chosen, est une belle ballade dans laquelle Faythe convainc Gabriel qu’ils peuvent à eux-deux résoudre le conflit avec son père et ramener la paix dans la contrée : « I can’t climb this mountain on my own ». « With you by my side we will open his eyes ». C’est beau l’amour ! Ca fait écrire de belles choses

- The X Aspect, où Arhys, dans un passage très introspectif, se pose un max de questions, et décide de trahir son frère pour sauver son fils et ne pas trahir la promesse faite à Evangeline, sa femme décédée, de s’occuper de leur fils

Dans l’Acte II, après une pause toilettes (ou clope, ou les deux) bien méritée, je retiendrais :

- 2285 Entr’acte, un petit morceau pour laisser à tout le monde le temps de se rassoir, et qui rappelle un peu les entractes musicaux des grands spectacles de cirque.

- A Moment Of Betrayal est un excellent morceau plus dans le vintage Dream Theater. Quelqu’un a (presque) réussi à faire taire le piano de Jordan. Du coup les riffs et la basse ressortent. James y chante particulièrement bien. Dans l’histoire, on approche du moment fatidique. Gabriel discute avec son frère Arhys de sa rencontre avec Nafaryus organisée par Faythe. Alors que Arhys sait très bien que ça sera surtout l’échange de Gabriel contre Xander, son fils, qu’il a fomenté avec Daryus.

- Heaven’s Cove est le lieu du rendez-vous piégé. Musicalement c’est de la guitare acoustique, des chœurs, et le piano qui vient prendre le relais. Le refrain a un petit air de James Bond, étonnant.

- The Path That Divide, est un morceau assez théâtral. C’est le moment où face à un Daryus assoiffé de vengeance, Arhys revient sur sa décision de trahir son frère. Le combat fait rage. On entend des coups d’épée et des cris d’agonie quand finalement Daryus terrasse Arhys. C’est assez prenant. D’autant que le tout se passe devant les yeux du jeune Xander, qui vient d’assister à la mort de son père. Daryus va-t-il lui régler son compte aussi ?

- C’est dans The Walking Shadow/My Last Farewell que tout bascule. James passe d’abord en mode très énervé, pour prendre le rôle du gamin dorénavant orphelin, puis la tension monte quand Daryus s’apprête à dégommer l’ombre qu’il croit être Gabriel. Sa lame frappe et tue… Faythe, sa sœur. Dans l’histoire c’est la cata. Musicalement c’est encore très bien fait. On se retrouve plongé au cœur du chaos ambiant, jusqu’au cri-qui-tue final de Gabriel (James) qui découvre le carnage. Cri qui rend Daryus sourd et dingue et ameute la population et le palais de l'empereur.

- L’ambiance est enfin plus légère, c’est la fête au village, même. Our New World, illustre ce renouveau dans la contrée. Le refrain est super catchy, John, nous lâche quelques belles lignes inspirées. Je note les petits roulements de toms, qui rappellent Neil Peart de RUSH sur le final (qui a murmuré 2112 ?)

- L’intermède Power Down, aurait pu s’appeler "Aux chiottes les NOMACS", car c’est à ce moment que Nafaryus leur coupe le sifflet.

Et dans les passages plus mous du genou de cet acte, vous trouverez :

- La ballade Begin Again, où Faythe continue de se poser des questions sur sa vie, et le fait qu’elle voudrait vraiment vivre en paix dans le pays

- Une autre ballade, Losing Faythe, dans laquelle Gabriel, puis Nafaryus découvre le cadavre de Faythe. C’est très mélodieux, à la fois au chant et à la guitare. Nafaryus, supplie Gabriel de faire quelque chose. Puisqu'il est l’élu, qu'il le prouve !

- Une autre ballade, Whispers In The Wind, s’enchaine donc, dans laquelle Gabriel chante, accompagné ensuite (Hymn Of A Tousand Voices) des habitants de toute la contrée (c’est un peu bambi toute cette affaire). Sur cet hymne, un violon fait son apparition, l’ambiance est presque celtique, les gens tapent des mains. Les âmes sensibles peuvent essuyer une larme, car l’effet du chant de Gabriel (James) ramène la princesse à la vie. Gabriel est bien l’élu. The Astonishing, les gars, c’est lui !

- L’œuvre se termine sur Astonishing, où tout est bien qui finit bien (sauf pour Arhys et Daryus quand même). Gabriel et Faythe se marient, élève Xander, qui vivra donc heureux et libre (comme l’avait promis Arhys à sa femme), dans une contrée libérée du joug de Nafaryus devenu pour le coup beaucoup plus raisonnable après avoir écouté la voix du peuple (un concept novateur qui ne marche pas bien souvent). Le morceau est musicalement très symphonique, lent et mielleux, dans son premier tiers. Heureusement que la guitare acoustique de John vient épauler James et nous sortir in extremis de l’assoupissement, qui fait généralement mauvais genre dans une salle d’opéra.

Bon, je vois que je me suis un peu étendu… Mais comment faire autrement ? C’est un projet vraiment ambitieux que nous propose ici Dream Theater en guise de treizième album. La prise de risque est très importante et ne va pas plaire à une partie de la fanbase. Pourtant le groupe ayant déjà tout fait ou presque, je ne peux qu’applaudir la démarche innovante, et juste regretter le manque de support vidéo (qui sera, j’en suis certain, comblé dans un avenir proche). On pense bien sûr à d’autres œuvres dans la même veine (Tommy des Who, The Wall de Pink Floyd ou encore Operation: Mindcrime de Queensrÿche). Je rêverais de voir l’œuvre montée en opéra sur scène un jour. J’ajouterais un dernier petit regret, celui de ne pas avoir eu Portnoy à la baguette, juste pour voir. Je pense qu’il aurait adoré être de la partie, pour la première fois depuis la séparation.
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4.0 étoiles sur 5 Petit et joli, il reste efficace en petit volume, 21 janvier 2016
L’intérêt premier de cet appareil est son petit format et sa maniabilité. Intérêt qui est aussi son inconvénient puisque il sera réservé à de petits espaces. L’appareil possède un réceptacle de 220ml, ce qui est aussi sa capacité de déshumidification journalière. Au-delà de cette limite le réservoir, muni d’un système de trop plein (un flotteur vient activer un coupe circuit) stoppera l’appareil automatiquement. L’appareil est relativement peu bruyant, même s’il n’est pas sûr qu’on puisse dormir juste à côté. C’est un appareil à effet Peltier, qui trouvera sa place sans les petits volumes (chambres, placard, camping-car, bateau, …). On pourra juste regretter qu’il n’ait pas un adaptateur 12V fourni. Il est très simple d’utilisation : brancher, appuyer sur l’unique bouton central. Le voyant bleu, passe au rouge quand le réservoir est plein. La notice est inutile, ce qui tombe bien, puisqu’elle n’est pas en français. Le réservoir est très facile à retirer, mais il est un peu moins simple à vider, car le trou de vidange est petit, et obstrué par un bouchon en caoutchouc qui ne se retire pas complètement. Idéal dans un petit appartement pour capter l’humidité, ou pour mettre dans une salle de bain ou un placard humide.
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[Aiguiseur de Couteaux] E-PRANCE 2-étape Affûteurs manuels Knife Sharpener en Acier Inoxydable avec le système d'affûtage meules pour lames droites à tirer le couteau avant et en arrière (Argent)
Proposé par EPRANCE
Prix : EUR 49,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Elégant et efficace !, 14 janvier 2016
L'ustensile est élégant, en acier, il tient bien en main (droite ou gauche) grâce à sa grosse poignée latérale. Le dessous de la base est habillé d'une matière plus ou moins antidérapante, mais qui ne marque pas les plans de travail. C'est une bonne chose car on a tendance à appuyer très fort sur la poignée lors des phases d'aiguisage. L'appareil comporte deux encoches. La première permet un aiguisage puissant idéal pour les lames très abîmées (c'était mon cas). Mes vieux couteaux émoussés, ont retrouvé tout leur tranchant. La deuxième encoche permet un aiguisage plus fin, après un gros décrassage sur la première. Le tout ne prend que peu de place et se range facilement dans la cuisine. En bref, c'est élégant et en plus ça marche !
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Apple Watch stand, Aerb Bois de Bamboo support de charge Support Docking Station Support Stock Cradle pour Apple Watch and iPhone 5 / 5S / 5C / 6 / 6 PLUS /6S/ 6S Plus
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Proposé par Grand Monkey - FR
Prix : EUR 9,28

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Elegant sur un bureau, 30 décembre 2015
C'est une belle pièce en bois, la surface et les angles sont bien finis. Le pad de chargement de l'Apple Watch a son logement spécial, et il y rentre parfaitement. L'ensemble est stable et ça fait classe sur un bureau.
Le seul vrai hic, c'est que j'aime quand les câbles sont bien alignés et avec ce dock on voit que le câble dépasse un petit peu de la surface.
Il faudrait soit un câble plus souple (mais bon j'ai le câble Apple), soit une rainure plus profonde au niveau de l'angle pour éviter que le câble ne dépasse.
Deuxième point important, ce n'est pas un dock iPhone, il faut brancher le câble de l'iPhone "à la main"... Ça permet d'augmenter la compatibilité avec de multiples/futurs modèles. Donc pour moi c'est plutôt un dock de bureau pour charger la montre pendant la journée en cas de besoin.
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VicTsing 16 LED Lampe Solaire Extérieure avec Capteur Intelligent/Lanterne de Jardin,camping etc
VicTsing 16 LED Lampe Solaire Extérieure avec Capteur Intelligent/Lanterne de Jardin,camping etc
Proposé par VICTSING
Prix : EUR 22,56

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Encore mieux que la précédente, 30 décembre 2015
J'avais pu tester il y a quelques temps une lampe très similaire TaoTronics Lampe Solaire à Détecteur de Mouvement 6 LED (Batterie 900 mAh , Portée 3 mètres , 12 heures d'Autonomie) - Noir. Celle-ci est encore mieux. L'activation avec une petite aiguille, pas bien pratique, a été remplacée par un bon gros bouton, bien plus commode. Les 6 LED ont été remplacées par une matrice de 16 LED fournissant un halo beaucoup plus lumineux (forcément). Les vis et les chevilles sont fournies, et le tout s'installe (plein sud) en moins de 5 minutes. La seule différence notable que je remarque, outre le meilleur éclairage, est que, dés la nuit tombée, la lampe s'allume sur 8 LED, et passe en more 16 LED dés qu'un mouvement est détecté dans les environs. Je n'aimais pas trop ça au départ, et pensais que la lampe ne tiendrait pas la nuit complète dans ce mode (qu'on ne peut pas changer), mais après quelques semaines d'utilisation, tout fonctionne toujours très bien.

Un choix lumineux donc !


Eidos
Eidos
Prix : EUR 20,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les King !, 6 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eidos (CD)
Bon, autant vous le dire de suite : cet album sera dans ma sélection des meilleurs albums 2015, catégorie Metal Progressif. Une petite présentation s'impose. Kingcrow est un groupe de metal progressif originaire de Rome. Leur line-up est assez stable depuis l'arrivée de Diego Marchesi, déjà présent sur les deux albums précédents : Phlegethon (2010) et In Crescendo (2013). On retrouve Diego Cafolla et Ivan Nastasi aux guitares, Thundra Cafolla à la batterie, Cristian Della Polla aux claviers et Francesco D'Errico à la basse. L'album au titre improbable Eidos est la dernière partie d'une trilogie entamée en 2010, sur la condition et les émotions humaines ; tout un programme. Eidos semble un terme d'origine grecque, qui veut dire "L'apparence extérieure, la forme (du visage), l'aspect, la forme, le genre". Un poil mystique, et ça n'est pas la pochette qui va beaucoup nous aider à :mieux comprendre. Bref, du côté du son, c'est par contre claire comme de l'eau de roche : production millimétrée, technique irréprochable des musiciens (batterie exceptionnelle de Thundra) et superbe chant un peu mélancolique de Diego. Dans l'ensemble, c'est assez mid-tempo avec, comme déjà dans les albums précédents, des petits breaks de génie. Si on faisait régulièrement référence à Dream Theater dans les albums précédents, je trouve que la tendance de celui-ci est à la croisée de Porcupine Tree, Riverside et Pain Of Salvation. Franchement, si vous aimez les groupes sus-nommés, n'hésitez pas une seule seconde : arrêtez de lire et passez commande immédiatement. N'oubliez pas de me faire un mail ensuite pour me remercier.

L'album attaque avec un des meilleurs morceaux, et aussi un des plus pêchus: The Moth, dont la vidéo est disponible ci-dessous.

Ce morceau synthétise à lui seul tout ce que j'aime dans le metal prog bien foutu : des signatures de temps étonnantes, une bonne basse, des bons riffs, une grosse mélodie sur la voix et un bon break. Sur plusieurs morceaux de cet album, Kingcrow utilise des parties de guitares acoustiques alternées avec les riffs, ajoutant une bonne profondeur et une assise parfaite pour le chant. Déjà dans ce morceau comme dans plusieurs autres, certains riffs rappellent Porcupine Tree. Ici, le break typé guitare flamenco et battement de main fait son effet, et le bridge qui suit est mortel, surtout pour les plans de batterie. Les deux guitaristes sont aussi crédités pour les chœurs, et c'est justement en mode chorale que termine le morceau. Adrift, qui suit, reprend un peu la même formule, avec un piano plus présent sur l'intro et une grosse ligne de basse groovy sur tout le morceau. Le refrain est bien accrocheur, mais le clou du morceau est son break, fulgurant, hyper riffé. Le solo vaporeux qui se greffe là-dessus viendra, j'en suis sûr, vous hérisser les poils ... de plaisir. Ouah !! J'adore.
Slow Down est un morceau plus lent, avec pas mal d'effets de synthés et de voix. Le rythme se fait plus rapide pour le refrain, sur lequel j'accroche un peu moins. Ca me rappelle un peu l'album solo de James LaBrie par moment. L'originalité du morceau vient encore du break dans lequel apparaît un saxophone (joué par Stefana Bentivoglio). Le son de la guitare sur Open Sky me fait penser à un morceau de Marillion (Asylum Satellite #1 de Happiness Is The Road), sinon c'est un des morceaux les plus calmes avec un beau solo de guitare assez Rothery-ien. Fading Out (Pt. 4) (la Pt. 3 se trouvait sur Phlegethon) sonne très Pain Of Salvation dans son style médiéval. Ici, ce sont les guitares acoustiques qui mènent la danse, la batterie est encore un spectacle à elle toute seule. Sur The Deeper Divide, calme, arpèges de guitares et voix envoûtante sur rythme de battement de cœur ; et il y a un invité au piano : c'est Fred Colombo, le pianiste de Spheric Universe Experience. Ce qui est sympa, c'est qu'on les avait vu ensemble lors de leur passage à l'Altherax. Vous trouverez aussi dans ce morceau un second break-de-la-mort-qui-tue, tout aussi inattendu que génial. J'aime me faire surprendre de la sorte. Pour le final, les lignes de basses se font hypnotiques, croisant le fer avec un petit solo de guitare tout en finesse. Un sacré morceau de plus de sept minutes. On The Barren Ground, est un morceau plus Dream Theater dans le style. Des changements de rythme de dingue, des riffs, des chœurs, un super chant, pffff, rien à redire. Le final decrescendo est de toute beauté. At The Same Pace est presque plus "pop" dans l'âme, les guitares assurent, le break calme est presque Pink Floyd-ien, le solo de guitare excellent. Encore une fois, c'est un vrai bonheur que d'écouter la ligne de basse que Francesco nous sort sur le final. Eidos est le morceau le plus long de l'album, avec plus de huit minutes. Les guitares se font agressives, les rythmes syncopés, mais c'était juste pour l'intro, car la suite retourne aux guitares acoustiques et piano. Kingcrow maîtrise vraiment l'art de surprendre son auditeur. Les lignes de chants sont subtiles, les chœurs qui doublent la voix de Diego apportent un vrai plus. Ce morceau est un bon résumé du style Kingcrow, en fait. Le rythme change souvent, accélère pour mieux ralentir ensuite et mettre en valeur les différents breaks. J'appelle ça de l'orfèvrerie musicale. Vers les six minutes, on découvre le troisième choc, le break riffé, qui supporte un chant en canon de Diego et de ses musiciens : c'est énorme. Frissons garantis ! On se termine avec If Only, un dernier (long) morceau plus calme qui me rappelle un peu encore Pain Of Salvation. L'intro de guitare acoustique sur nappes de synthé est particulièrement inspirée.

Au final, dix morceaux et plus d'une heure de musique de très grande qualité, que tous les amateurs de metal et rock progressif ne peuvent tout simple pas ignorer. Ils devraient même tomber sous le charme après seulement quelques écoutes. Et méfiez-vous, l'album devient dangereusement addictif au bout de très peu de temps. Une écoute attentive au casque révèle des petits trésors bien cachés. Essayez !

Retrouvez cette chronique et bien d'autres sur notre webzine, auxportesdumetal.com
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