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BVelvet (France)

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Musulmans : Vous nous mentez
Musulmans : Vous nous mentez
par Hubert Lemaire
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

9 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La défaite des idées, 28 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Musulmans : Vous nous mentez (Broché)
J’ignore ce qui m’a pris de vouloir lire ce livre qui n’est pas, a proprement parlé, un livre, mais bien plutôt un pamphlet anti-musulman. La lecture dudit ouvrage m’a un peu gêné aux entournures, déjà par son aspect accumulatif, le ton parfois inutilement agressif, le simplisme qui s’en dégage, le manque d’analyse, voir même de sang froid. C’est bien un matraquage anti islam d’un bout à l’autre des pages, c’est tellement systématique que ça en devient pathologique, pénible, assommant, vide de sens, voir même louche à la longue.
C’est que pour Hubert LEMAIRE, tout est noir ou tout est blanc, voilà, c’est effectivement plus simple comme ça, l’auteur n’est que le symptôme de la grande maladie de notre époque : le manichéisme, tout est bon ou tout est mauvais. Cette maladie c’est répandue très rapidement dans les esprits malades de notre société, elle est la conséquence d’un déficit d’intelligence, d’une paresse intellectuelle, d'inculture. Tout paraît simple lorsque nous refusons les nuances, mais la vérité en devient alors plus une caricature qu’autre chose. Cela se vérifie dans ce livre comme dans les procès en islamophobie lancés contre des gens qui avertissent des dangers de l’islam radical.
Mais pour en revenir au livre en lui même, j’attendais autre chose que cette boulimie mentale qui n’apporte rien de positif, aucune solution au final, ce défoulement pour le moins grotesque, pour peu, j’aurais honte d’être laïque… Comme quoi, la connerie n'est pas réservée qu'aux seules religions!
Je ne nie pas pour autant que les problèmes n'existent pas, je suis bien placé pour le savoir et le voir au quotidien, hélas, cet islam intégriste qui se joue des lois de la République, cet Islam salafiste et anti-laïcité qui pousse dans certains quartiers, cette montée du fait religieux, en France comme partout dans le monde, cette affirmation qui se généralise surtout chez les plus jeunes, les 18-25 ans… cette augmentation abonde chez les FRANÇAIS descendants d’immigrés, mais pas chez les immigrés en tant que tel, arrivés en France à l’âge adulte ! Ce n’est pas moi qui le prétend, mais des enquêtes (INED entre autre) très sérieuses et très récentes.

Même si les sujets dont traitent ou dénoncent le livre se justifient, la façon dont l’auteur les abordent n’est pas à la hauteur… Ce livre est la défaite des idées!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 21, 2015 9:12 PM CET


Human Antithesis
Human Antithesis
Prix : EUR 22,47

5.0 étoiles sur 5 Doom ultime, 1 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Human Antithesis (CD)
Il existe des albums qui vous réconcilient avec un style, ils vous remuent tellement de l’intérieur qu’ils ressuscitent en vous l’envie de découvrir, même si ces albums là demeurent aussi rares que précieux. Le Doom est un genre dont la définition musicale s’avérait pour le moins séduisante mais dont mon expérience en ressort plus que mitigée. Je ne suis pas un admirateur de Black Sabbath, groupe qui a influencé le Doom, en particulier par la lourdeur des riffs de guitare et les fortes distorsions. Les grands classiques du genre me sont d’une coupable et cruelle indifférence : Candlemass, St-Vitus ou encore, plus récemment, Reverend Bizarre, pour citer quelques noms bien connus. Lourd et surtout, dépourvu de relief, trop linéaire, trop répétitif, donc puissamment rébarbatif. De Lexomil musical tout au plus.
J’ai toujours eu ma propre idée sur comment devait sonner le doom metal et, certains artistes s’en sont rapprochés, à mon plus grand bonheur (Anathema, My Dying Bridge, Shape of despair). Mais avec cet Human antithesis, on dépasse et de loin, tout ce que j’ai pu entendre en la matière et s’il ne devait rester qu’un seul album, se serait celui-ci, sans hésiter. C’est un peu comme si ce groupe italien avait réalisé l’album que je rêvais d’entendre un jour, une œuvre noire détachée des poncifs, du Doom à papa.
Void Of Silence a été formé en 1999 par Riccardo Conforti et Ivan Zara. Leur premier chanteur, Malfeitor Fabban a été remplacé par A A Nemtheanga (Primordial) sur ce majestueux Human antithesis qui sera, pour moi, le meilleur album doom que j’ai eu l’occasion d’entendre à ce jour.

Qu’est-ce qui fait alors la différence ?
Dans un premier temps, la position centrale des claviers qui forme l’assise musicale et amplifie majestueusement cette œuvre, lui conférant une empreinte atmosphérique à nulle autre pareille. Les guitares, quant à elles, sont en retrait, par rapport à l’omniprésence des claviers, des guitares à la fois lourdes et lentes qui tentent d’arriver jusqu’à nous.
Dans un deuxième temps, il est impensable de ne pas évoquer le chant de Nemtheanga, un chant digne de ce nom pour une fois, lyrique, pour ne par dire hanté, la plupart du temps déclamé, sublimant cette création hors normes.
Cet album compte six titres-fleuves, dont une longue pièce de vingt minutes savamment orchestrée (Human antithesis), des morceaux taillés dans l’émotion brute et le ressenti qui savent amener l’auditeur là où il fait froid et noir, évoquant un monde en ruine, dévasté par la guerre et où seules les icônes religieuses sont intactes. D’où l’atmosphère religieuse, mélancolique et apocalyptique qui imprègne la musique d’un bout à l’autre et vous prend à la gorge dès les premières secondes.
Tout cela fait d’Human antithesis une création dark à la fois unique, bouleversante et fascinante que je recommande aux aficionados des émotions fortes.


When dreams become nightmares
When dreams become nightmares
Prix : EUR 10,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Monumental, 20 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : When dreams become nightmares (CD)
Derrière ce nom se cache une rencontre, celle de Tor-Helge Skei (Manes), Anna Murphy (Eluveitie) et d’Eivind Fjoseide (Atrox, Manes), celui d’un constat commun également : le désir de faire de la musique ensemble.
Fruit de leur union, When dreams become nightmares, un disque qui aurait pu sortir dans les 90’s tant il évoque la période où le Metal à chanteuse était très en vogue… Soit ! N’empêche, cet album m’a à la fois bluffé et séduit…
Lethe déploie, en effet, une force à la fois directe, émotionnelle et robotique, une chape de plomb contrastée par un relief atmosphérique envoûtant s’en dégage, la musique est, dans son ensemble, saupoudrée par une pincée de modernité, les touches électroniques qui parsèment l’œuvre d’un bout à l’autre. Bien que marqué par les groupes à chanteuses, The Gathering mais, plus spécialement, The Third and the mortal, Lethe est parvenu à trouver son propre feeling, sa musique terriblement ambiancée surpasse cet héritage par la multiplicité des saveurs qui l’imprègne.
Monumental, c’est le mot qui me vient à l’esprit à l’écoute de ce chef d’œuvre climatique, Alester Crowley également, qui habite l’œuvre et fait une apparition sur l’occulte Ad librum d’une beauté ambiguë. No reason nous replonge dans le passé avec ses effluves trip hop à la Third and the mortal. Le froid imprègne le son de Lethe, You et sa splendeur glacée, mélancolie synthétique, obscurité magnétique, magnifiée par la voix sensuelle d’Anna. Quant à Come look at the darkness with me, ce magma sonore est habité par une force suprême qui vous pénètre… chimie irrésistible, alchimie additive.
Chaque écoute rend cette œuvre plus fascinante, plus attachante que les fois précédentes. N’hésitez pas !


777  the desanctification
777 the desanctification
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un deuxième volet qui en impose..., 27 novembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 777 the desanctification (CD)
Deuxième volet de la trilogie 777 pour les français de Blut Aus Nord après le premier chapitre, Sect(s), sorti il y moins d'un an maintenant, un album qui s'avérait plus porté sur la densité que sur les climats, un peu à l'image d'un croisement contemporain entre The work which tranforms god et les dissonances de MoRT.
The desanctification en est le prolongement logique et redémarre là où s'était arrêté Sect(s), tout en peaufinant admirablement les ambiances, les contrastes et les harmonies. Avec cet opus, Blut Aus Nord opère un virage plus « émotionnel » et confirme tout le bien que l'on pensait du groupe.
En fait, dès EPITOME VII, on sent qu'il va se passer quelque chose, on glisse brusquement à travers ce morceau qui pose les bases de l'album avec ses percussions lourdes et sèches, sa rythmique massive, ses guitares aériennes, l'esthétique très ambiante, presque hip hop, et son final plus conventionnel, très déstructuré.
L'intensité est donc de retour, plus forte que jamais : chaque morceau est une sorte de maelstrom sonore et Blut Aus Nord suscite des émotions à travers l'ambiance ritualiste qui prédomine sur The desanctification.
L'entêtant EPITOME VIII, l'interlude pour le moins inattendu et très mystique d'EPITOME IX, le saisissant EPITOME XII à la fois minimaliste et lancinant ou l'inédit EPITOME XIII avec son approche Doom et sa partie instrumentale qui envoûte littéralement, sont quelques exemples de ce qui vous attend si vous tentez cette aventure pour le moins particulière.
The desanctification lorgne également vers des atmosphères plus gothique, de sorte que les mélodies gagnent en impact, tandis que les harmonies vocales, les voix sourdes, les bruits parasitaires, amplifient le volume musical et lui confèrent toute sa densité, son pouvoir d'attraction.
Jamais non plus les guitares au son à la fois torturé et dissonant (L'essence même du groupe) n'ont si bien rempli l'espace. Cela donne à cette aeuvre noire des moments d'une beauté saisissante, pour ne pas dire exaltante.
Vous l'aurez donc compris, Sabat est réellement conquis par cet espèce de Post black metal à l'efficacité immédiate, à la fluidité exemplaire et à l'esprit novateur.

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le site Auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 29, 2011 9:04 PM CET


Paragon of dissonance
Paragon of dissonance
Prix : EUR 13,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Esoteric ou la mélancolie à l'anglaise, 21 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paragon of dissonance (CD)
A mille lieues des folklores de passage, Esoteric continue son processus d'évolution à travers son nouvel album que l'on peut, d'ores et déjà, qualifier d'aboutissement supplémentaire dans la déjà longue carrière des anglais. Le groupe, très discret au demeurant, est en effet, l'artisan de 7 disques taillés dans le funeral doom à tendance expérimentale, dont l'indispensable Into the continuum sorti en 2004.
Aussi convaincant que son prédécesseur (The maniacal vale, 2008), Paragon of dissonance en reprend le même format, en répartissant sept titres sur deux CDs, tout en introduisant de nouvelles substances stylistiques, comme les notes de Blues éparpillées par ci par là, les plongées dans l'Ambient ou les nuances planantes (le milieu d'Abandonment ou la longue intro floydienne de No being), tout en contenant les éléments habituellement associés à leur musique.
Une musique à la fois sombre, abyssale, très climatique et massive qui reste, certes, peu accessible à l'auditeur lambda et qui requière une certaine forme de patience afin de pouvoir toucher au pouvoir hypnotique de ce diamant noir, à la dévotion dont font preuve ces musiciens d'exception. Mais une fois assimilée, vous aurez le plus grand mal à en ressortir.
Paragon of dissonance est construit en de longues pièces, comme pour les albums qui l'ont précédé, et ne déçoit pas. Sa toute puissance émotionnelle en impose. Chaque morceau est une orgie de guitares spatiales (Peu de synthé sur cet album) génialement inspirées qui soutiennent l'architecture sonore, lui conférant sa densité, son volume si impressionnant, ce volume à la fois froid et épique qui n'en finit pas d'enfler tandis que le chant de Greg Chandler véhicule une rage désespérée.
Esoteric demeure donc, plus que jamais, l'un des groupes Doom les plus passionnants et convaincants qui soit!

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le site auxportesdumetal.com


Th1rt3en
Th1rt3en
Prix : EUR 7,00

12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Honnête, 2 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Th1rt3en (CD)
Il y avait des titres bien plus inspirés que ce Thirteen, stylisé TH1RT3EN, treizième album studio de MEGADETH, premier aussi avec le bassiste co-fondateur du groupe, David ELLEFSON qui avait quitté le groupe en 2002... Mais bon, laissons de côté ces subtilités afin de nous pencher sur le contenu de l'album.
Thirteen débute par un superbe solo qui fait de suite monter la pression pour ne plus jamais vous lâcher ensuite, même si l'originalité n'est pas au rendez vous, il faut bien le reconnaître. En effet, les références mélodieuses de Countdown to extinction et de Youthanasia envahissent vraiment l'esprit de ce disque.
En outre, les fans les plus mordus connaissent déjà bon nombre de titres, comme Sudden death, Black swan, Never dead ou encore, les deux vieux morceaux de Youthanasia, Millennium of the blind et New world order, disponibles à l'époque sous forme de démos. Alors, effectivement, ceux là auront peut-être du mal à appréhender 13 comme un véritable nouvel album de MEGADETH, quand bien même les titres ont été retravaillés et ré enregistrés.
N'empêche, quel groupe autre que la bande à MUSTAINE est capable de nous livrer des pépites Thrash à la Sunday death ou New world order, aussi bien ficelées, à la fois puissantes et pleines de dextérités ?
Le manque d'audace ne prive pas d'enthousiasme, rassurez-vous, l'écoute de Public enemy N°1, par exemple, avec ses guitares très en avant, fort accrocheur, nous donne l'impression d'être revenu à l'époque du grand MEGADETH. Ce titre témoigne également de la passion NWOBHM de Dave MUSTAINE. Citons aussi Never dead endiablé à souhait, la hargne punk d'un Whose life (is it anyways), les superbes parties de guitares de Millennium of the blind ou encore 13 qui clôture ce disque de très belle manière.
Les vétérans du Thrash nous offrent donc là un album sans baisse de régime, plus hétéroclite que speedé, aux rythmiques véloces ou fougueuses et aux solos aussi bien complexes que mélodiques... bref, un véritable régal pour les amateurs du genre.


Road Salt Two - Édition Limitée (Digipack)
Road Salt Two - Édition Limitée (Digipack)
Prix : EUR 20,52

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un immense soulagment, 17 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Road Salt Two - Édition Limitée (Digipack) (CD)
PAIN OF SALVATION possède un don particulier, le petit truc en plus qui fait toute la différence, c'est indéniable. Des albums comme The perfect element part 1 (2000), Remedy lane (2002), Be (2004), sans oublier le live acoustique 12 : 5, l'avaient confirmé de bien belle manière en associant l'émotion à une grande maîtrise technique.
Néanmoins, le changement radical amorcé sur Road salt one, le malaise ressenti à l'écoute de cet album qui prenait un virage à 90° et qui manquait d'unité, m'avait fait craindre le pire pour ce Road salt two, à tel point que j'ai longtemps hésité à me le procurer !
Après écoute, je dois dire qu'il est bien plus riche et inspiré que le premier volet. Il est en effet dans la même veine que son prédécesseur, l'esprit old school est toujours aussi présent mais de façon bien plus cohérente.
Même si le groupe s'est éloigné de la complexité musicale, l'on retrouve l'âme de POS, c'est-à-dire cette espèce de mélancolie qui transpire à travers sa musique et qui marque l'identité du groupe depuis ses débuts.
Tous les morceaux s'avèrent très réussis, bien plus marquants que le premier essai. Le son des guitares est clair et tranchant et non pas gras et saturé. On pourrait presque en dresser une filiation entre Road salt one et le mélancolique Remedy Lane à l'écoute du dynamique The deeper cut ou du très progressif The physics of gridlock où Daniel GILDENLÖW chante des passages en français. Sa prestation vocale est envoûtante de bout en bout et correspond parfaitement à la musique.
L'ombre alterne avec la lumière pour offrir des moments intenses et contrastés, comme To the shoreline et son refrain à la Ennio MORRICONE. Et que dire d'healing now, plus intimiste, laissant le champ libre à la voix d'exception de GILDENLÖW.
Au final, cet album là est un immense soulagement. Un joyau de rock progressif éclectique qui comptera parmi les meilleurs albums de progressif parus en 2011.


Tales Of The Sands
Tales Of The Sands

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 RIFFS METAL ET RIFFS ARABISANTS, 6 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales Of The Sands (CD)
J'avais déjà bien aimé les deux premiers albums du groupe Tunisien, Hope et Desert call, respectivement sortis en 2007 et 2010. Ce groupe m'apparu très prometteur car il se refusait à la facilité, c'est-à-dire la reproduction d'une recette métallique maintes fois répétée et entendue, en incorporant à sa musique des touches orientalisantes, à la manière d'un ORPHANED LAND. Cette approche là lui a permis, au fil des années, de construire sa propre identité, un son qui lui ressemble.
Tales of the sands reprend la même recette, mais de façon plus travaillée, ce qui donne encore plus de saveur à cet album là que les précédents. Les morceaux sont moins longs mais le mouvement qui les anime est permanent. En outre, l'influence très marquée de SYMPHONY X se dissipe peu à peu et libère la musique du poids qu'elle avait autrefois.
Le groupe frappe fort. Déjà, avec ce visuel très soigné, une pochette réalisée par BERDER KLIDI, mêlant art baroque et charme oriental. Et puis musicalement, on atteint des sommets de grâce. On navigue en permanence entre puissance HEAVY, raffinement mélodique et riffs arabisants. L'orchestre électrique côtoie les instruments ethniques tout au long des morceaux: Oud, Bendir, Kamânche, Derbouka... Ce mélange d'influences orientale et occidentale est terriblement magnétique, notamment sur Merciless times, un régal de fusion entre metal et musique traditionnelle. Très charnel ! On retrouve également le chant tunisien (Encore trop peu employé hélas), en alternance avec l'anglais, sur Tales of the sands.
La présence de nappes de claviers subliment les atmosphères (Requiem for a goodbye), parfois la musique se fait plus catchy, plus directe, comme sur Dawn within, ou délicieusement lyrique (Quel morceau ce Wide Shut !). Quant au chant de ZAHER, il est remarquable, à la fois puissant et émotionnel.
A noter la participation de l'orchestre de SOUSSE pour les violons et de la chanteuse CLEMENTINE DELAUNEY (WHYZDOM) sur le premier morceau.
Avec un album marqué par tant de maturité, MYRATH n'est pas loin de devenir un groupe majeur, à moins qu'il ne le soit déjà.
Pour les fans de Metal progressif, DREAM THEATER et SYMPHONY X.


Heritage (Edition Limitée inclus DVD)
Heritage (Edition Limitée inclus DVD)
Prix : EUR 10,20

22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Changement de cap, 20 septembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Heritage (Edition Limitée inclus DVD) (CD)
Lorsqu'on y réfléchi un peu, cet album là n'est pas à proprement parlé une surprise. Non, pas vraiment, parce que lorsqu'on connaît les goûts de MIKAEL AKERFELDT pour le rock psychédélique, le blues ou le jazz, on s'étonne même que cette évolution n'ait pas eu lieu plus tôt.
Heritage est un véritable challenge en revanche. Il bouscule, en effet, les traditions établies en ôtant de sa musique tout ce qui la rattachait au Metal dit extrême, et par là même, relance sa carrière. Chacun sera libre d'apprécier ou non cette nouvelle orientation, même si, objectivement, ce disque là est des plus réussis.
Déjà, il est doté d'un son magnifique mais ce n'est pas là l'unique satisfaction de ce nouvel album qui débute par une séquence de piano (Joué par JOAKIM SVALBERG, YNGWIE MALMSTEEN) avant que ne démarre The devil's orchard, très old school, accrocheur et au break surprenant. On reconnait bien la patte d'OPETH malgré le changement de cap.
L'album est volontiers joueur, subtil, expérimental, libre et il s'apprivoise sur la longueur. I feel the dark en est une bonne illustration je trouve, un titre aux effluves mélancoliques qui ne cesse de progresser pendant six minutes, jusqu'à devenir épique, avant un final acoustique. La classe !
La troupe de M.AKERFELDT rend hommage à des groupes assez anciens tout en prenant bien soin de se les approprier, de les moderniser. Ce n'est pas un simple copier/coller mais une création personnelle et ambitieuse, flirtant avec le jazz sur le magnifique Neperthe, voir même avec la pop sur le léger the lines in my sand ou avec le folk : le lumineux Häxprocess, un grand bonheur musical. Quant à la voix d'AKERFELDT, elle n'a jamais été aussi contrastée et mélodique que sur ce disque.
Bref, vous l'aurez compris, OPETH a décidé de n'en faire qu'à sa tête, quitte à ne pas être récompensé par un élan de joie unanime, mais vu la qualité de l'ensemble, ce souci du détail, ces dix pépites musicales typées 70's, cette lancinante fusion prog, rock, jazz, il m'est bien difficile de ne pas être emballé.


Wisteria lodge
Wisteria lodge
Prix : EUR 17,29

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A DECOUVRIR D'URGENCE, 26 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wisteria lodge (CD)
Ce formidable duo nantais a été formé en 2006 autour de LSK (Voix, guitares et claviers et JEAN CHARLES WINTREBERT (Batterie, violoncelle.).
Wisteria lodge est leur deuxième album après la parution de Nightfall prayers en Décembre 2009, et, le moins que l'on puisse dire à l'écoute de leur musique si singulière, parfois déconcertante, c'est que nous tenons là une référence en devenir... C'est tout du moins ce que je leur souhaite !
PRIKOSNOVENIE, le label des curiosités musicales, ne s'y est d'ailleurs pas trompé en signant le groupe pour ce deuxième opus estampillé de l'étiquette plutôt originale Gothique/Progressif néo-classique.
Les musiciens s'inspirent d'une histoire de Sherlock Holmes tandis que l'architecture musicale est construite de façon à vous immerger dans des ambiances très particulières, raffinées, feutrées, délicatement baroque, mélancolique, parfois même angoissantes (Wisteria lodge enigma).
Pour se faire, le duo de choc emprunte à toutes les écoles musicales, autant au death rock qu'au néo classique, à l'art rock ou au folk romantique. On peut dénicher l'empreinte de PINK FLOYD sur l'introductif White mirror, grandiose et passionnant, le romantisme d'ASHRAM ou la noirceur des regrettés MORTHEM VLADE ART.
Les amateurs de Progressif devraient adhérer à cette musique à la fois sombre et poétique qui s'apparente à une succession d'actes musicaux proche de la perfection mais qui ne s'appréhende pas facilement, il est vrai. Toutefois, l'envoutement est au rendez vous après un certains temps d'immersion, le temps d'entrer à l'intérieur de cet univers si personnel et si théâtral.
Les bonnes surprises parsèment l'ensemble de cette aeuvre. Je pense notamment à Dead offering, mon titre préféré, le plus abouti me semble-t-il, au solo majestueux, ou encore à la ballade, Useless servant, emplie de romantisme Gothique.
La formation reste cependant très discrète alors qu'elle mériterait, selon moi, un gros coup de projecteur car les neufs titres de son deuxième disque nous emportent dans un sublime élan à chaque écoute. Un groupe à découvrir !


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