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Contenu rédigé par BVelvet
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Commentaires écrits par
BVelvet (France)

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Goblin Rebirth
Goblin Rebirth
Prix : EUR 16,68

5.0 étoiles sur 5 Une référence cinématographique, 8 décembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Goblin Rebirth (CD)
Évoquer GOBLIN, groupe culte italien, on pense forcément à DARIO ARGENTO, à GEORGE ROMERO, à la musique d’horreur des films transalpins dans les années 70. Les amateurs de rock progressif auront certainement entendu le nom de GOBLIN, influence revendiquée de MIKAEL AKERFIELD (OPETH).
Du groupe originel, ne demeure plus que FABIO PIENATELLI (basse) et AGOSTINO MARSANGOLO (batterie), auxquels viennent s’ajouter trois autres musiciens.
À dominance instrumentale, le clavier est omniprésent sur cet album éponyme, il s’offre à nous d’une très bel manière dès le premier titre, requiem for x.
La majorité des titres que compte l’album joue sur l’agencement orchestral, sur la science du détail et du contraste, sur l’interaction entre la mise très en avant des claviers et des guitares un peu plus en retrait. Des voix robotiques font leur apparition sur le très martial Evil in the machine, lorgnant du côté du rock industriel et sur le fabuleux Forest, où les voix se font diaphanes.
Tour à tour, à travers ce voyage musical sous forme de montagnes russes ouvrant sur des paysages sonores d’une rare élégance, où se côtoient des ambiances occultes et envoûtantes, des climats cinématographiques, des guitares expressives, légères et très précises dans leur rendu, l’auditeur pensera à King Crimson, Ozric Tentacles, Pink Floyd, Anekdoten par instant aussi.
Ce retour pour le moins inattendu représente une excellente nouvelle pour les amateurs des musiques dites progressives et atmosphériques. Le qualificatif de légende n’est assurément pas galvaudé, Goblin est vraiment unique en son genre, cet album en est un formidable témoignage.


Meliora
Meliora
Prix : EUR 13,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du neuf avec de l'ancien, 5 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Meliora (CD)
Au commencement, ce n’était rien, pas même un projet imaginaire, mais une simple chanson écrite en 2006 (Stand by him) par un jeune musicien suédois. Cinq ans plus tard, après deux albums et un EP de reprises, après une campagne publicitaire pour le moins inédite (Phil Anselmo s’est entiché du groupe, Duff McKagan (ex Guns N’Roses) a écrit un article élogieux sur le groupe, puis Alice In Chains, et enfin James Hetfield est apparu à la télévision suédoise avec un Tee Shirt du groupe), Ghost est devenu l’un des groupes les plus en vue de la scène actuelle.
Longtemps, je suis resté septique, indifférent, vis-à-vis des suédois adeptes des messes noires, du rock païen, formant une espèce de clergé d’un nouvel ordre dont le chanteur était déguisé en pape diabolique. Tant de mise en scène, de costumes, ne m’a jamais vraiment attiré, bien qu’il s’agisse d’une tradition très courante dans le monde du Metal, de Kiss aux groupes de Black Metal.
L’engouement autour de Ghost est tel que Meliora, leur troisième disque, est devenu l’album de la semaine sur Canal plus et c’est par cette émission que j’ai fait mes premiers pas vers la conversion.
En effet, Ghost est beaucoup plus qu’une identité visuelle ! Il suffit d’écouter leur musique pour se rendre compte que le groupe va bien au-delà d’une recette éculée ou rétro. Bien au contraire, Meliora modernise des sonorités empruntées au hard rock tout en ayant un son impeccable, ce qui permet de distinguer tous les instruments. Malgré les clichés qui entoure la formation, une espèce de classe et de maturité se dégage tout au long de l’album.
Des riffs heavy très accrocheurs évoquant bien des canons du Metal (Cirice, absolution), un univers théâtral aussi bien étrange que travaillé et raffiné, des refrains prodigieux, des chœurs de toutes beauté venant renforcer un chant très pop, ambiance religieuse via l’utilisation d’un orgue sur Devil church, un fascinant mummy dust aux accents progressif et un final grave et lumineux, Deus in absentia… tout cela est indéniablement réussi bien que court, à peine quarante minutes.
Meliora est un album à la fois accessible et remarquable, empreint d’une identité propre et aiguisant un intérêt surprenant, difficile donc de comprendre que le groupe soit aussi haï que vénéré.


Molok
Molok
Prix : EUR 14,50

4.0 étoiles sur 5 Clair obscur, 29 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Molok (CD)
Il existe des musiques qui se développent sur la longueur, au contraire d’autres, plus simples et plus directes. C’est le cas de MOLOK dont la lenteur du tempo peut rebuter. En plus, sa singularité et sa densité demanderont une certaine exigence à l’auditeur.
Lenteur n’est pas forcément synonyme de mollesse ou de monotonie, la rythmique joue ici un rôle essentiel, donnant du relief, mettant en valeur le reste de l’orchestration que sont les guitares, les violons, les chœurs célestes…
Molok est la suite logique de Demon (2014), bien que le format des morceaux soit plutôt courts dans l’ensemble, en dehors du final Molok rising, ce qui donne un album assez bref, quarante cinq petites minutes. Mais, en dehors de cela, Gazpacho fait du Gazpacho, on retrouve les différents ingrédients auxquels le groupe nous avait habitué, c’est à dire une musique mélancolique à souhait, un tempo lent qui prend le temps d’installer les atmosphères, un chant lascif et inspiré qui sublime les mélodies.
Une fois avoir apprivoisé la bête, l’on se délecte de l’atmosphère tout en délicatesse de Master’s voice, la montée envoûtante de Know your time, peut être un des meilleurs titres créé par le groupe, l’accordéon sur Bila kiss, morceau puisant dans le folklore de l’est, le lancinant et froid Molok rising.
Pas de doute possible, nous avons à faire à une œuvre exigeante, vraiment dense, construite sur des mélodies mystérieuses, comme hors du temps, envoûtantes et mélancoliques, magnifiées par un chant qui semble servir d’instrument, notamment le long de Algorithm, un peu à la manière d’un Thom Yorke chez Radiohead.
Étrange et fascinant plaisir.


M ,Myrkur 1 - Compact Disc
M ,Myrkur 1 - Compact Disc
Prix : EUR 18,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne surprise, 27 novembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : M ,Myrkur 1 - Compact Disc (CD)
MYRKUR est un groupe de Black Metal atypique, une one woman band formé en 2013 et mené par Amélie Bruun, chanteuse et multi instrumentiste. Ce projet a attisé la curiosité et a crée beaucoup de controverse dans la sphère du Metal extrême. Partageant ses activités entre un duo pop, Ex Cops et le mannequinat, certains considèrent Myrkur comme un simple coup marketing, une démarche opportuniste.
Alors, réussite ou arnaque ? Fait-elle seulement du Black metal ?
La musique ne répondant pas à un cahier des charges, mais étant avant tout un idéal de création, d’innovation et d’idées, je considère M à une pure une réussite et non pas une arnaque, encore moins qu’un nivellement vers le bas.
Entourée par des pointures dans le genre, comme Garm d’ULVER à la production, mais aussi Teloch à la guitare (MAYHEM), Oyvind Myrvoll à la batterie (DODHEIMSGARD) et Christopher Amott (Ex ARCH ENEMY) qui ne joue que sur un seul titre, mordet, voici une carte de visite tout sauf plate.
Musicalement, Myrkur joue dans les contrastes, son spectre musical allant bien au delà du Black. L’ambiance générale est nourrie par un feeling nordique, des reliefs très hétéroclites, parfois crasseux (Heaven), une violence subite et totale (Skaoi). Les climats sont très opposés les uns aux autres, sans être pour autant incohérents entre eux, on passe d’un black à la Alcest à des atmosphères plus proches de l’heavenly, moments voués à l’introspection et portant en eux une dimension spirituelle (Nordlys), il vaut mieux le savoir.
Au sortir de l’écoute, M n’est pas un album de black dans la pure tradition, ce qui en fait tout son intérêt. Difficile de ne pas reconnaitre l’évidence de ses qualités, cet éclat qui rend M si différent, si particulier, et au final, passionnant.


The Beauty of Our Youth
The Beauty of Our Youth
Prix : EUR 16,57

5.0 étoiles sur 5 Une révélation, 26 novembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Beauty of Our Youth (CD)
Sous ce nom pour le moins peu charismatique se dissimule un quatuor norvégien dont le talent est incontestable. La Norvège est décidément un pays propice à l’éclosion de grands groupes. Je pense notamment à Gazpacho, mais également à Ulver, Leprous et bien d’autre encore.
Dès la première écoute, on est sidéré par tant de qualité, on adhère de suite à une telle musique, à la fois magique, subtile, ample et porteuse d’émotion.
Malgré son étiquette progressive, nul besoin d’effort particulier pour sentir toute sa texture. La beauté s’impose d’elle même ici, notamment grâce à une finesse mélodique exceptionnelle. Les musiciens sont talentueux, cela ne fait aucun doute à l’écoute de cet album très inspiré, on atteint des sommets dignes d’un Anathema.
Huit pistes, quarante-huit minutes, et un bonheur intense garanti, entre délicatesse et guitares saturées, arrangements ultra-soignés et développements instrumentaux du meilleur effet, fragilité pop et ampleur symphonique. Point non plus de démonstration inutile, pas d’élucubration technique, seulement de la musique qui distille de l’émotion.
On peut évoquer Muse en ce qui concerne certains refrains catchy, Pineapple Thief pour la puissance à la fois appuyée et contenue. Quant au chant d’Erlend Viken, le timbre de sa voix s’incorpore idéalement aux mélodies vagabondes et d’une beauté irradiante, tout comme aux montées pleines d’ampleur qui débouchent sur des apothéoses à couper le souffle, à l’image d’un titre comme The spirit lodge.
Au final, The beauty of our youth correspond à une des plus belles réussites de ces dernières années, un album à classer parmi les références en matière de rock progressif.


The Démon Joke
The Démon Joke
Prix : EUR 18,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Bien trop sage, 8 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Démon Joke (CD)
Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre le retour de Mike Vennart, chanteur/guitariste du défunt et très regretté Oceansize. Je me suis donc jeté sur The demon joke en pensant passer un grand moment musical, et puis, finalement, il ne s’est pas produit grand chose à l’écoute des dix titres que contient l’album.
Non pas que se soit mauvais mais disons qu’il y manque quelque chose pour que j’adhère complètement. Peut-être est-ce dû aux formats très sages, pour ne pas dire basiques, beaucoup moins aventureux que par le passé.
On y trouve bien sûr des liens avec Oceansize. 255 qui débute magistralement l’album et nous ramène directement dans un monde délaissé depuis Self preserved while the bodies float up (2010), cette montée en puissance jusqu’au chaos bruitiste. Ou encore, cette façon bien particulière de mélanger chant mélodique, claviers et grosses couches de guitares, comme sur Infatuate.
En dehors de ces exemples, nous sommes bien loin d’un Oceansize, mais plus proche d’un Rock alternatif touche à tout, passant d’une pop très légère à des ballades plutôt conventionnelles (Don’t forget the joker), ou encore à des moments électroniques…
Ce n’est pas désagréable à écouter, musicalement, c’est même très efficace, très varié et équilibré, juste un peu trop convenu à mon goût.


Musulmans : Vous nous mentez
Musulmans : Vous nous mentez
par Hubert Lemaire
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

32 internautes sur 70 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La défaite des idées, 28 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Musulmans : Vous nous mentez (Broché)
J’ignore ce qui m’a pris de vouloir lire ce livre qui n’est pas, a proprement parlé, un livre, mais bien plutôt un pamphlet anti-musulman. La lecture dudit ouvrage m’a un peu gêné aux entournures, déjà par son aspect accumulatif, le ton parfois inutilement agressif, le simplisme qui s’en dégage, le manque d’analyse, voir même de sang froid. C’est bien un matraquage anti islam d’un bout à l’autre des pages, c’est tellement systématique que ça en devient pathologique, pénible, assommant, vide de sens, voir même louche à la longue.
C’est que pour Hubert LEMAIRE, tout est noir ou tout est blanc, voilà, c’est effectivement plus simple comme ça, l’auteur n’est que le symptôme de la grande maladie de notre époque : le manichéisme, tout est bon ou tout est mauvais. Cette maladie c’est répandue très rapidement dans les esprits malades de notre société, elle est la conséquence d’un déficit d’intelligence, d’une paresse intellectuelle, d'inculture. Tout paraît simple lorsque nous refusons les nuances, mais la vérité en devient alors plus une caricature qu’autre chose. Cela se vérifie dans ce livre comme dans les procès en islamophobie lancés contre des gens qui avertissent des dangers de l’islam radical.
Mais pour en revenir au livre en lui même, j’attendais autre chose que cette boulimie mentale qui n’apporte rien de positif, aucune solution au final, ce défoulement pour le moins grotesque, pour peu, j’aurais honte d’être laïque… Comme quoi, la connerie n'est pas réservée qu'aux seules religions!
Je ne nie pas pour autant que les problèmes n'existent pas, je suis bien placé pour le savoir et le voir au quotidien, hélas, cet islam intégriste qui se joue des lois de la République, cet Islam salafiste et anti-laïcité qui pousse dans certains quartiers, cette montée du fait religieux, en France comme partout dans le monde, cette affirmation qui se généralise surtout chez les plus jeunes, les 18-25 ans… cette augmentation abonde chez les FRANÇAIS descendants d’immigrés, mais pas chez les immigrés en tant que tel, arrivés en France à l’âge adulte ! Ce n’est pas moi qui le prétend, mais des enquêtes (INED entre autre) très sérieuses et très récentes.

Même si les sujets dont traitent ou dénoncent le livre se justifient, la façon dont l’auteur les abordent n’est pas à la hauteur… Ce livre est la défaite des idées!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 22, 2015 10:56 AM MEST


Human Antithesis
Human Antithesis
Prix : EUR 16,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Doom ultime, 1 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Human Antithesis (CD)
Il existe des albums qui vous réconcilient avec un style, ils vous remuent tellement de l’intérieur qu’ils ressuscitent en vous l’envie de découvrir, même si ces albums là demeurent aussi rares que précieux. Le Doom est un genre dont la définition musicale s’avérait pour le moins séduisante mais dont mon expérience en ressort plus que mitigée. Je ne suis pas un admirateur de Black Sabbath, groupe qui a influencé le Doom, en particulier par la lourdeur des riffs de guitare et les fortes distorsions. Les grands classiques du genre me sont d’une coupable et cruelle indifférence : Candlemass, St-Vitus ou encore, plus récemment, Reverend Bizarre, pour citer quelques noms bien connus. Lourd et surtout, dépourvu de relief, trop linéaire, trop répétitif, donc puissamment rébarbatif. De Lexomil musical tout au plus.
J’ai toujours eu ma propre idée sur comment devait sonner le doom metal et, certains artistes s’en sont rapprochés, à mon plus grand bonheur (Anathema, My Dying Bridge, Shape of despair). Mais avec cet Human antithesis, on dépasse et de loin, tout ce que j’ai pu entendre en la matière et s’il ne devait rester qu’un seul album, se serait celui-ci, sans hésiter. C’est un peu comme si ce groupe italien avait réalisé l’album que je rêvais d’entendre un jour, une œuvre noire détachée des poncifs, du Doom à papa.
Void Of Silence a été formé en 1999 par Riccardo Conforti et Ivan Zara. Leur premier chanteur, Malfeitor Fabban a été remplacé par A A Nemtheanga (Primordial) sur ce majestueux Human antithesis qui sera, pour moi, le meilleur album doom que j’ai eu l’occasion d’entendre à ce jour.

Qu’est-ce qui fait alors la différence ?
Dans un premier temps, la position centrale des claviers qui forme l’assise musicale et amplifie majestueusement cette œuvre, lui conférant une empreinte atmosphérique à nulle autre pareille. Les guitares, quant à elles, sont en retrait, par rapport à l’omniprésence des claviers, des guitares à la fois lourdes et lentes qui tentent d’arriver jusqu’à nous.
Dans un deuxième temps, il est impensable de ne pas évoquer le chant de Nemtheanga, un chant digne de ce nom pour une fois, lyrique, pour ne par dire hanté, la plupart du temps déclamé, sublimant cette création hors normes.
Cet album compte six titres-fleuves, dont une longue pièce de vingt minutes savamment orchestrée (Human antithesis), des morceaux taillés dans l’émotion brute et le ressenti qui savent amener l’auditeur là où il fait froid et noir, évoquant un monde en ruine, dévasté par la guerre et où seules les icônes religieuses sont intactes. D’où l’atmosphère religieuse, mélancolique et apocalyptique qui imprègne la musique d’un bout à l’autre et vous prend à la gorge dès les premières secondes.
Tout cela fait d’Human antithesis une création dark à la fois unique, bouleversante et fascinante que je recommande aux aficionados des émotions fortes.


When dreams become nightmares
When dreams become nightmares
Prix : EUR 8,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Monumental, 20 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : When dreams become nightmares (CD)
Derrière ce nom se cache une rencontre, celle de Tor-Helge Skei (Manes), Anna Murphy (Eluveitie) et d’Eivind Fjoseide (Atrox, Manes), celui d’un constat commun également : le désir de faire de la musique ensemble.
Fruit de leur union, When dreams become nightmares, un disque qui aurait pu sortir dans les 90’s tant il évoque la période où le Metal à chanteuse était très en vogue… Soit ! N’empêche, cet album m’a à la fois bluffé et séduit…
Lethe déploie, en effet, une force à la fois directe, émotionnelle et robotique, une chape de plomb contrastée par un relief atmosphérique envoûtant s’en dégage, la musique est, dans son ensemble, saupoudrée par une pincée de modernité, les touches électroniques qui parsèment l’œuvre d’un bout à l’autre. Bien que marqué par les groupes à chanteuses, The Gathering mais, plus spécialement, The Third and the mortal, Lethe est parvenu à trouver son propre feeling, sa musique terriblement ambiancée surpasse cet héritage par la multiplicité des saveurs qui l’imprègne.
Monumental, c’est le mot qui me vient à l’esprit à l’écoute de ce chef d’œuvre climatique, Alester Crowley également, qui habite l’œuvre et fait une apparition sur l’occulte Ad librum d’une beauté ambiguë. No reason nous replonge dans le passé avec ses effluves trip hop à la Third and the mortal. Le froid imprègne le son de Lethe, You et sa splendeur glacée, mélancolie synthétique, obscurité magnétique, magnifiée par la voix sensuelle d’Anna. Quant à Come look at the darkness with me, ce magma sonore est habité par une force suprême qui vous pénètre… chimie irrésistible, alchimie additive.
Chaque écoute rend cette œuvre plus fascinante, plus attachante que les fois précédentes. N’hésitez pas !


777  the desanctification
777 the desanctification
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un deuxième volet qui en impose..., 27 novembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 777 the desanctification (CD)
Deuxième volet de la trilogie 777 pour les français de Blut Aus Nord après le premier chapitre, Sect(s), sorti il y moins d'un an maintenant, un album qui s'avérait plus porté sur la densité que sur les climats, un peu à l'image d'un croisement contemporain entre The work which tranforms god et les dissonances de MoRT.
The desanctification en est le prolongement logique et redémarre là où s'était arrêté Sect(s), tout en peaufinant admirablement les ambiances, les contrastes et les harmonies. Avec cet opus, Blut Aus Nord opère un virage plus « émotionnel » et confirme tout le bien que l'on pensait du groupe.
En fait, dès EPITOME VII, on sent qu'il va se passer quelque chose, on glisse brusquement à travers ce morceau qui pose les bases de l'album avec ses percussions lourdes et sèches, sa rythmique massive, ses guitares aériennes, l'esthétique très ambiante, presque hip hop, et son final plus conventionnel, très déstructuré.
L'intensité est donc de retour, plus forte que jamais : chaque morceau est une sorte de maelstrom sonore et Blut Aus Nord suscite des émotions à travers l'ambiance ritualiste qui prédomine sur The desanctification.
L'entêtant EPITOME VIII, l'interlude pour le moins inattendu et très mystique d'EPITOME IX, le saisissant EPITOME XII à la fois minimaliste et lancinant ou l'inédit EPITOME XIII avec son approche Doom et sa partie instrumentale qui envoûte littéralement, sont quelques exemples de ce qui vous attend si vous tentez cette aventure pour le moins particulière.
The desanctification lorgne également vers des atmosphères plus gothique, de sorte que les mélodies gagnent en impact, tandis que les harmonies vocales, les voix sourdes, les bruits parasitaires, amplifient le volume musical et lui confèrent toute sa densité, son pouvoir d'attraction.
Jamais non plus les guitares au son à la fois torturé et dissonant (L'essence même du groupe) n'ont si bien rempli l'espace. Cela donne à cette aeuvre noire des moments d'une beauté saisissante, pour ne pas dire exaltante.
Vous l'aurez donc compris, Sabat est réellement conquis par cet espèce de Post black metal à l'efficacité immédiate, à la fluidité exemplaire et à l'esprit novateur.

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le site Auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 29, 2011 9:04 PM CET


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