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Arribat
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Hitler et la tradition cathare
Hitler et la tradition cathare
par Jean-Michel Angebert
Edition : Relié
Prix : EUR 30,00

5.0 étoiles sur 5 L'alibi mytho...maniaque, 24 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hitler et la tradition cathare (Relié)
Sur quelques indices isolés l’auteur postule en l’existence d’un lien entre nazisme et divers sources ésotériques ou mystiques, et tout particulièrement ici, le catharisme. Restant judicieusement sur le terrain de l’hypothèse il évite de tomber dans le travers d’un genre dont les auteurs ont trop souvent imaginé que leurs seules affirmations avaient valeur de preuve. De même cette prudence lui évite d’être suspecté de propagande dissimulée ou d’approbation inavouable d’un régime odieux. Cette attitude suggestive met déjà le lecteur dans une confiance que confirme une bonne connaissance du gnosticisme dont le catharisme tire ses sources. De plus les références aux divers courants ésotériques concernés finissent par nous convaincre que nous sommes en présence d’un travail sérieux, raisonné, et exempt de toute arrière-pensée.

Dans les faits on constate qu’en cette première partie du 20ème siècle les idéologies à prétention ésotérique foisonnent dans les sphères politiques. Et pour cause. Le nazisme n’a pas échappé à la règle et le voir tout particulièrement lié au catharisme ne nous étonne pas. En effet le nazisme en quête de mythologie se devait d’installer des racines plus profondes qu’un « Mein Kampf » au style primaire et au contenu obsessionnel. Alors même si d’autres sources mystiques sont concernées on doit admettre que la doctrine gnostique voulant anéantir une création maléfique collait parfaitement à une adaptation nazie qui voyait dans la race pure germanique, le nouvel Adam chargé de purifier le monde de ses créations maudites.

Mais pas seulement, car par l’utilisation de cette mystique apocalyptique, le nazisme légalisait son racisme viscéral du juif et du chrétien par une nouvelle Arche d’Alliance nordique entre le Führer et son peuple élu. La méthode avait bien marché avec d’autres alors pourquoi s’en priver. Ainsi l’armée de sadique vicieux se parait d’une aura chevaleresque, ange exterminateur de la vermine, mission sacrée dans laquelle la Grande Allemagne puisait sa mythologie, en même temps qu’elle effaçait l’humiliation du traité de Versailles. C’est là que l’histoire est fascinante, car la bande de voyous s’était trouvé un sens sacré à ses turpitudes et la mise en scène fut grandiose. Or justement à y regarder de près, derrière ce décorum impressionnant dormait un monstre, la venue d’un nouvel homme sanguinaire rejetant les idées de compassion du christianisme comme de son cousin laïque l’humanisme pour rendre à la seule force le soin de dicter sa loi. En conclusion un sujet passionnant traité avec prudence et intelligence.

nb: juste une remarque, Rudolf Hess est mort à 93 ans (1987)et non 103.


L'Histoire revisitée: Panorama de l'uchronie sous toutes ses formes
L'Histoire revisitée: Panorama de l'uchronie sous toutes ses formes
par Eric B. Henriet
Edition : Broché
Prix : EUR 39,60

5.0 étoiles sur 5 Histoire alternative ou uchronie, 13 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Histoire revisitée: Panorama de l'uchronie sous toutes ses formes (Broché)
Enorme anthologie de l’Uchronie sous ses différentes formes d’expression. Littérature, bande dessinée, steampunk, jeux, softwares, téléfilms, cinéma etc…Une somme qui dépasse l’imagination et encore une fois un constat, la tendance endémique de nos sociétés de créer des barrières, des genres, des espèces, pas seulement pour s’y retrouver mais aussi pour discuter ratiociner pinailler et au bout du compte parfois, ou souvent, créer des camps et inventer des règles. A ce jeu les Britishs sont les champions des tireurs de couvertures à leur profit. Ils ont une tendance à oublier ou nier ce qui n’est pas sorti de leur génie. Ainsi ils ont conservé le mot utopie né d’un Thomas More auquel Henri VIII avait fait trancher la tête alors qu’ils ignorent "Uchronie" dont ils ne sont pas les inventeurs lui préférant "histoire alternative", terme estampillé made in GB. Hors sujet me direz-vous ? Sans doute, ou peut-être pas car si le titre de cet ouvrage est « histoire revisitée » alors la façon dont les peuples arrangent l'histoire pour lui faire dire ce que l’on veut, est bien une usurpation de la réalité, une re-visitation qui finit par créer dans sa propre déformation uchronique, inventant à son tour une réalité truquée dont le non moindre des effets est de valoriser certaines cultures ou cacher de honteux souvenirs.Bon ! Ceci étant, ce panorama des uchronies est remarquablement complet et comblera les amateurs du genre. Mais il reste un panorama et n’entre en aucune manière dans des considérations philosophiques ou mystiques. D’ailleurs il n’y prétend pas. Parfait !!!


Histoire secrète du Vatican
Histoire secrète du Vatican
par Corrado AUGIAS
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Sur ces pierres je bâtirai mon récit., 1 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire secrète du Vatican (Broché)
L’auteur prend les monuments de Rome comme fil conducteur de cette étude. On dirait parfois un remake de l’histoire de Paris vue par Lorant Deutcsh. Quant aux secrets j’avoue ne même pas en avoir remarqué la présence dans le titre lors de mon achat, et c’est mieux ainsi, car des secrets y-en-avait guère, y-en-n’avait pas. Sauf bien entendu si étant élevé au bon grain de la bonne parole on a restreint ses lectures à la liste autorisée par l’Eglise. Il reste donc l’histoire et de ce point de vue on peut dire que cet ouvrage est désordonné et ses choix aléatoires. On balance entre l’anecdote et le plagiat d’études entreprises ailleurs de façon bien plus exhaustives. En fait, s’agissant d’une histoire du Vatican j’attendais surtout de l’auteur qu’il démonte la grande tribulation qui opposa le pouvoir spirituel au temporel, pour qu’au bout du compte, un évêque par plus titré que d’autres finit par se prendre pour un Dieu sur terre. Pour cela l’auteur aurait dû s’attarder sur la période de Nicée, la réforme grégorienne, le concile de Trente, ne pas survoler le phénomène des antipapes ni celui de la pornocratie et ainsi de suite.

De plus partant des pierres sur lesquelles il bâtit son récit, l’auteur a tendance à prendre la tangente pour revenir difficilement à son sujet. Mais pourtant il reste que cette étude reste agréable à lire et si l’on veut bien abandonner toute logique dans les choix et méthode, on finit toujours par apprendre quelque chose et au total, on reste malgré ces remarques, plutôt satisfaits.


Traité d'histoire des religions
Traité d'histoire des religions
par Mircea Eliade
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le symbole comme source, 20 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Traité d'histoire des religions (Broché)
Dans ses trois volumes consacrés à l’histoire des croyances et des idées religieuses l’auteur développait son approche autour des principales religions ou idées religieuses. Ici il aborde, en un seul volume, l’univers des croyances par thème, autrement dit en classant les diverses formes de pensée archétypale qui ont imprégné le domaine du sacré. Par exemple "soleil et culte solaires" "la lune ou la mystique lunaire" "les pierres sacrées" "la végétation, symboles et rites de renouvellement" "le temps sacré et le mythe de l’éternel recommencement" etc. Il ne faut donc pas s’attendre à un traité d’histoire mais bien à une collection des thèmes récurrents chez cet auteur. Comme toujours un travail de fond puissamment ancré dans la symbolique et dans dans la recherche des intemporels. En tous cas un livre qui ne peut être abordé sans connaissance préalable des religions faute de s’égarer.


Le monde jusqu'à hier: Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles
Le monde jusqu'à hier: Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles
par Jared Diamond
Edition : Broché
Prix : EUR 10,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 testimonial, 20 mars 2015
Dans son habituel quatrième de couverture, le promoteur nous annonce que l’auteur pose la question rarement envisagée...blablabla... !!! Faudrait pas pousser la pub trop loin ou alors au moins s’informer. En effet la littérature ethnologique et anthropologique qu’elle soit le produit de scientifiques ou de simples observateurs éveillés est une constante mise en perspective des sociétés premières avec notre civilisation dite ‘évoluée’. Ce ne sont pas seulement ces archaïsmes vivants que nous observons mais une image probable des diverses formes de notre passé. En réciproque, si nous voyons notre passé en observant les peuples dits primitifs, ceux-ci voient en nous leur avenir. Donnant donnant !

Or c’est justement l’idée de base de l’auteur. Une idée qu’il développe autour d’un expérience unique d’ornithologue qui ne s’est pas contenté d’observer les oiseaux mais a porté un regard lucide et amical sur l’humanité, et a vu se dessiner dans le progrès matériel les signes d’une dégénérescence du sens et des liens sociaux. Ce n’est donc pas tant une étude de scientifique qu’il nous livre mais bel et bien le testament d’un homme au soir de sa vie et qui n’est pas sûr que la maison qu’il va abandonner à sa descendance soit bien sécurisée. Mais il en fait trop, ou du moins trop long. Entre anecdotes et évidences il enfonce des portes largement ouvertes. Aussi ces digressions à l’infini qui restaient supportables dans Effondrement: Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie parce qu’il abordait différentes civilisations, deviennent ici parfois très fastidieuses à lire. De plus son premier monde de comparaison reste majoritairement anglo-saxon. Ce fameux terme de premier monde ou monde premier qui continue à être utilisé obstinément par le traducteur en dépit des remarques faites sur d’autres ouvrages en opposition sans doute au tiers ou quart monde ? Trois étoiles pour ce testament sur une vie riche d’expérience et de savoir. Rappelons que trois étoiles est une note positive, J'ai aimé mais pas adoré.


Histoire des croyances et des idées religieuses, tome 3 : De Mahomet a l'age des reformes
Histoire des croyances et des idées religieuses, tome 3 : De Mahomet a l'age des reformes
par Mircea Eliade
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Culte, 20 mars 2015
C'est en trois livres qu'Eliade entend appréhender une grande partie du phénomène religieux non comme un historien mais comme un spécialiste des mythes et symboles dont il recherche avant tout à déterminer les constances dans les diverses religions étudiées. C'est au travers des rites d'initiation, de la mystique de certains métiers comme celui de forgeron ou des rites agraires ou encore de la permanence nostalgique d'un éternel retour vers une source créatrice, que s'articulent ses études des cosmogonies qui ne sont que des avatars des mêmes immuables archétypes.
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Dans le premier tome nous partons des comportements magico-religieux des paléanthropiens, puis abordons successivement les religions mésopotamiennes avec le mythe de Gilgamesh, l'Égypte, les hittites et le cananéens, le védisme le brahmanisme, Zeus et les olympiens, Eleusis, Zarathoustra.

Dans le deuxième tome on passe à la Chine avec Confucius et Lao-Tseu, puis on aborde l'Hindouisme et le Bouddhisme, les religions romaines, celles des Celtes des Germains des Thraces de Gètes, Orphée Pythagore, le judaïsme, la naissance du christianisme, les gnostiques.

Le troisième tome concerne les religions d'Eurasie, Turco-mongols, Finno-ougriens, l'Islam, la chrétienté au moyen âge avec ses hérésies (catharisme et bogomiles) le schisme de l'église d'orient et d'occident puis la réforme de Luther, Calvin Zwingli.

Mircea Eliade est l'auteur de référence si l'on s'intéresse aux religions car il s'exonère de toute appartenance et ne roule que sur les chemins d'une mystique profonde inhérente à l'homme qui le fait chercher au travers des symboles et des mythes un sens à la vie et un moyen de s'approcher d'une certaine forme de compréhension. Ses écrits datent, Eliade nous a quittés en 1986 mais ils restent par nature insensibles aux modes.


L'univers enchanté des indiens Shipibos
L'univers enchanté des indiens Shipibos
par Urteaga Cabrera
Edition : Broché
Prix : EUR 24,80

3.0 étoiles sur 5 fastidieux, 20 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'univers enchanté des indiens Shipibos (Broché)
Comme on peut s’en douter les mythes et légendes autochtones de l’Amérique du sud pour la plupart recueillis trop tardivement ont été largement acculturés et envahis par des apports exogènes. Même dans certains cas où l’origine amérindienne est plus que probable, on retrouve bizarrement les mêmes formulation dans des mythes ou croyance européennes ou asiatiques. C’est le cas du royaume des enchantés (encatados) similaire à certaines mythologie asiatiques de royaumes souterrains (Agartha, Shamballa).

Ici dans cette collection de récit des indiens Shipibos d’Amazonie l’auteur s’est efforcé de transcrire les récits des amérindiens dans un langage et un style raffiné. De plus l’utilisation de termes relevant d’une technologie probablement inconnue à l’origine par ces peuplades contribue encore à moderniser un discours qui devrait rester archaïque. Il en découle que les mythes et légendes de ces Shipibos n’ont de différence avec nos propres contes et légendes que lorsqu’il s’agit de faire référence à la flore ou faune locale. Le tapir remplace le renard. De ce fait même si comme en se doute qu’il s’agit là d’un travail considérable, il ne présente d’attrait que pour les spécialistes. Pour le lecteur ordinaire dont je fais partie ce n’est guère qu’un conte avec peu de passerelles vers une meilleure connaissance des Shipibos. En tous cas rien qui me permette de tenir jusqu’au bout de cette lecture.


Le monde perdu
Le monde perdu
par Arthur Conan Doyle (Sir)
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

5.0 étoiles sur 5 Documenté mon cher Doyle!, 17 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le monde perdu (Poche)
Un vrai panier de crabe où macèrent des égos surdimensionnés, voilà le monde scientifique du début du vingtième siècle vu par Conan Doyle. Pas sûr que les choses aient bien changé si ce n’est qu’elles ont migré vers d’autres formes selon la très contesté mais pourtant non contestable théorie de l’évolution. En tous cas pour une fois notre Conan Doyle se délecte d’un sarcasme en circuit fermé. Entendez par là, qui ne prend pas un étranger quelconque comme tête de turc. L’étranger en l’occurrence -par esprit de pratique dont la proximité serait une cause valable- est généralement le français.

Il faut dire que dans ces récits d’explorations lointaines le nègre ou l’indien sert de défouloir de substitution prompt à faire oublier ces commodes voisins. Mais passons ! et venons-en au fond. Si l’époque laisse apparaître ses déplorables mondanités en revanche on peut être étonné de la qualité de la documentation dont s’est servi l’auteur. Il faut dire qu’en la personne de son ami Percy Fawcett il puisait doublement à la source. D’abord parce qu’il y avait chez ce Fawcett les traits de caractères que l’on retrouve chez le Challenger du roman. Arrogance, vanité, intolérance, racisme mais aussi une résistance physique à toute épreuve qu’il avait eu l’occasion de mettre à l’épreuve au cours des diverses missions qu’il avait entreprises en haute-Amazonie pour le compte de la commission des frontières.

En dépit de cette source de première main on reste encore plus étonné quand Doyle fait référence à Curupiri. Il s’agit là d’un personnage des légendes autochtones, ( vrai nom Curupira) une sorte de lutin protecteur des animaux de la forêt qui punit les chasseurs prélevant plus qu’il est nécessaire. Voilà en tous cas un savoir qui ne devait pas être courant à l’époque de Doyle et qui démontre la qualité de son travail préparatoire. Seul petit bémol, mais c’est histoire de pinailler, il semble douteux que les explorateurs aient dormi dans leurs couverture en forêt amazonienne. C’est pratiquement impossible en raison de l’humidité putride et des insectes et autres bestioles venimeuses.

Voilà en tous cas un roman qui n’a pas véritablement vieilli. Pour en profiter pleinement je conseille de lire au préalable. Le continent perdu : Dans l'enfer vert amazonien 1906-1925 et/ou La cité perdue de Z : Une expédition légendaire au coeur de l'Amazonie. Pour mémoire Fawcett disparut en 1925 lors de son expédition à la recherche de la cité « Z » et il est à noter que tout comme le héros de Doyle il avait indiqué de fausses coordonnés géographiques pour éviter d’être devancé par un concurrent. Au final plus un bon roman mais aussi un excellent documentaire.


Temps glaciaires
Temps glaciaires
par Fred Vargas
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Trop de longueurs, 14 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Temps glaciaires (Broché)
Si dans les première pages on retrouve bien l’habituelle truculence des personnages, je dois dire que le soufflé retombe bien vite nous laissant avec des flics qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. Quant à l’histoire, comme toujours avec cet auteur, elle frise le farfelu. C’est une sauce que l’on aime ou pas. Moi j’aime. Mais en dépit de cette longue attente d’un nouveau roman, j’ai trépigné d’impatience devant les tours et détours pris par l’enquête et ces convocations conciliaires trop répétitives.je me suis ennuyé. Mais ceci est personnel et je ne doute pas que les fans seront comblés.


Ravage
Ravage
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

2.0 étoiles sur 5 Ridé, 8 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravage (Poche)
Il est dommage que Barjavel se soit tant risqué dans le détail d'une prospective technologique car il s’est exposé au constat que nous pouvons faire de nos jours. Nous constatons en effet que sa vision ou sa prévision manque d’intuition et prend parfois le contrepied de l'évolution de ces technologies. C’est dommage parce qu’il aborde ici une des préoccupations majeure de notre société que constitue l’idée d’être un jour confronté à la perte majeure de nos sources d’énergie. Ici en prenant l’hypothèse d’une disparition subite de l’électricité l’auteur nous dresse un bilan post apocalyptique d’autant plus pertinent que nous devons effectivement nous demander simplement ce qu’il adviendrait de ces mégapoles dont l’approvisionnement, autrement dit la survie, dépend d’une logistique sous amphétamine technologique.

Barjavel répond à ce questionnement, du moins en partie, mais il ne parvient pas réellement à installer l’atmosphère anxiogène qui conviendrait et ne fouille pas assez son sujet. Ses personnages ne sont pas attrayant et pour certains mêmes laissés bizarrement en marge. Pire encore l’auteur se croit obligé de clore son récit par un charabia utopique digne d'une pub des Témoins de Jéhovah ou de la Scientologie. Barjavel aurait dû installer son histoire ailleurs que dans le futur sans se risquer dans la science fiction. Son époque se prêtait d’ailleurs à l’exercice. Une trame qui là aussi a pris de grosses rides.


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