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JCD
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Matrix - La trilogie [Blu-ray]
Matrix - La trilogie [Blu-ray]
DVD ~ Keanu Reeves
Proposé par CLICANDSELL TRISTANDVD
Prix : EUR 32,73

5.0 étoiles sur 5 Très satisfait d'avoir échangé mes DVD par cette édition Blu-Ray d'une saga culte dont je ne me lasse pas, 11 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Matrix - La trilogie [Blu-ray] (Blu-ray)
Grand amateur de films de sciences fictions, dès la sortie du premier MATRIX en 1999, j'avais été impressionné par l'œuvre des frères Wachowski, qui m'avait réellement bluffé par un scénario très original centré sur une certaine "Matrice" asservissant l'Humanité au profit de "Machines". La narration de cette histoire particulièrement complexe, mais contée avec brio même si tout n'est pas limpide en première lecture, était valorisée par un sens esthétique singulier des images et des effets visuels extrêmement novateurs pour l'époque. Nous sommes à l'aube des effets spéciaux numériques d'animation et d'images de synthèse. Ce film en sera précurseur sur bien des domaines. A noter que le premier film a été mis en chantier en 1996, soit il y a presque 20 ans ! Tout cet ensemble constituera un cocktail particulièrement efficace qui ravira le public et assurera un succès planétaire au film, puis aux deux autres, en restant toujours à la pointe des évolutions technologiques cinématographiques.

Fan du genre, j'ai suivi la sortie des deux films suivants en 2003 et acheté les trois DVD de cette saga devenue "culte", qui avaient une place de choix dans ma vidéothèque.

Je dois avouer que ma compréhension de cette grande épopée a été difficile. C'est peut-être pour cela que j'ai voulu rechercher plus en profondeur le véritable sens de cette incroyable fiction. Je ne cache pas que j'ai regardé la trilogie plusieurs fois. C'était toujours intéressant voire passionnant de tenter de démêler ce scénario très compliqué, de décrypter le rôle des personnages (notamment certains programmes clés), de suivre les interactions entre eux selon les lieux et les époques où les actions sont projetées entre le monde réel et le monde virtuel. Lorsque j'étais un peu perdu, j'ai dû recourir à Internet en consultant des sites très intéressants de passionnés qui avaient réussi à déchiffrer l'indéchiffrable. Je dois dire humblement que je n'ai pas encore tout compris, mais je progresse. C'est peut-être ce qui fait que je prends toujours autant de plaisir à revisionner la saga, car j'y redécouvre toujours quelque chose d'enrichissant pour ma connaissance du sujet.

En abordant ce commentaire sur l'achat de la trilogie en format Blu-Ray, je pensais me contenter de donner un avis sur le nouveau support Haute Définition, en évoquant ma problématique actuelle : Faut -il ou pas remplacer ma collection (assez importante) de DVD par leurs nouvelles éditions Blu-Ray ? Cela vaut-il la peine de réinvestir dans les films que je possède déjà en DVD, tout du moins pour mes préférés ? Et c'est bien cette question, que je me suis posé en achetant ce coffret.

Mais cet achat m'a incité à me replonger une nouvelle fois dans cet univers passionnant et encore plein d'incertitude pour moi, tout en sachant que, même si la qualité de l'image de mes DVD me semblait satisfaisante, j'ai eu la bonne surprise (ce n'est pas toujours le cas) de redécouvrir ces films sous un angle qualitatif remarquable en matière d'images Haute Définition, qui met en valeur de façon excellente la scénographie, les décors avec des dominances couleurs plus marquées (verte pour les actions dans la matrice qui tranche parfaitement avec le bleuté de rigueur dans le monde réel), les actions et leurs effets spéciaux (et il y en a beaucoup) et le jeu des personnages qui se dessinent avec une grande netteté dans les environnements où ils évoluent. Un très bon rendu du système audio (musique, bruitage, paroles) dans le Home Cinéma du salon, avec le son monté un peu fort, a également contribué à faire de ces séances vidéo de bons moments de cinéma. Clairement, j'avais nettement moins de nuance avec mes DVD. Donc, je ne regrette pas du tout mon achat.

J'ai eu vraiment beaucoup de plaisir à revoir en un laps de temps très court ces 3 MATRIX qui s'apprécient encore mieux lorsque l'on enchaîne leur visionnage (surtout le 2 et le 3). Cela m'a permis de me réimprégner de cette fabuleuse histoire troublante et prenante, et de redécouvrir la grande qualité, l'originalité (innovante pour l'époque) de cette œuvre, forgée par une fantastique mise en scène extrêmement aboutie des étonnants frères Wachowski, qui se sont appuyés et qui ont su mettre en valeur un groupe d'acteurs très talentueux. Il y a tellement de chose à voir et à comprendre dans ces films, avec un imperceptible côté mystique auquel on n'échappe pas, que j'ai vraiment l'impression de les redécouvrir à chaque fois. Cela m'a permis de réfléchir à nouveau sur le sens réel de cette grande histoire (et je n'en ai pas encore fait le tour) et d'en rechercher ce que l'on peut en retirer pour notre compréhension du sens profond de notre vie, de ses apparences et de nos ressentis.

Et cette fois-ci, ce qui a valorisé encore plus mon appréciation des films, c'est que j'ai pris le temps de regarder la quasi-totalité des bonus contenus dans les 3 Blu-Ray et notamment les making-off, où j'ai été impressionné par l'extraordinaire énergie déployée par tous le protagonistes de cette grande production. Ces bonus sont vraiment très intéressants à découvrir (ils représentent plusieurs heures de documentaires). En fait, ces films contiennent encore très peu d'effets spéciaux numériques. Les réalisateurs et leurs équipes techniques ont vraiment déployé d'incroyables moyens ingénieux pour créer des scènes d'actions époustouflantes (ils ont même construit un vrai bout d'autoroute de plus de 3 kms !) avec des acteurs ou des cascadeurs mis en situation quasi réelles de figures imposées, très difficiles à réaliser et chorégraphiées de main de maître par Yuen Woo-ping, le fantastique expert des arts martiaux du cinéma hongkongais, ou par d'incroyables responsables de cascades tous aussi prodigieux les uns des autres selon leurs domaines d'activité (combats, auto, moto, etc.). Dans ces films, il n'y a que les meilleurs !

Donc, je ne regrette vraiment pas mon achat. Pour ceux que cela intéresse, je peux proposer de reparler un instant de cette grande histoire complexe et de mon niveau de connaissance à ce jour.

Nous sommes projetés dans un futur post-apocalyptique vers l'an 2200. C'est le monde réel. Pour comprendre la genèse de la situation révélée dans le premier Matrix, je conseille de regarder sur Internet les courts métrages nommés "La Seconde Renaissance 1 &2" de la série "Animatrix" produite et supervisée par les réalisateurs. On découvre qu'à l'origine, des dissensions grandissantes entre les humains et les robots aboutissent à plusieurs conflits, puis à une guerre totale dévastatrice entre "les deux espèces", guerre que les "Hommes" pensent pouvoir gagner. Ils commencent tout d'abord par détruire d'innombrables robots, les obligeant à trouver refuge dans le berceau de l'humanité (Mésopotamie), où les machines créent une nouvelle ville (Zero-One ou 0-1). De par leurs caractéristiques intrinsèques de machines, dont la seule raison d'être est de travailler, d'être au service de quelque chose ou quelqu'un, d'assurer des fonctions prédéfinies avec toujours plus d'efficacité, elles s'organisent, se développent et acquièrent très rapidement un fabuleux pouvoir économique, qui lamine par la même occasion l'économie "humaine" toujours plus dépendante des machines. Les Hommes, irrités par la puissance des robots et jaloux de leurs incroyables capacités, ouvrent les hostilités en vue de les anéantir, malgré une ultime médiation des machines qui proposent encore une cohabitation libre et pacifique avec l'humanité. Mais aggravée par l'arrogance humaine et l'acharnement des "Hommes" à vouloir anéantir les robots, une escalade belliqueuse s'engage amenant les humains à user de tout l'arsenal militaire à leur disposition, même les armes les plus extrêmes comme les bombes thermonucléaires. Les humains croient même avoir trouvé l'arme imparable en assombrissant le ciel pour priver les robots de l'énergie solaire, leur source énergétique principale. En fait, tout cela est assez inopérant sur "ces machines" très résistantes et insensibles aux radiations, et dont la brillante intelligence artificielle a développé d'autres sources énergétiques alternatives. Mais tout cela est dévastateur pour notre pauvre planète déjà très endommagée par les combats et qui se retrouve en plus privée de soleil ! Cette ultime tentative désespérée de gagner la guerre engagée par l'humanité ne changera rien et aboutira à la victoire inconditionnelle des robots provoquant la ruine totale de notre civilisation. Une dernière grande explosion nucléaire, cette fois-ci provoquée par les machines, achèvera le tout en éradiquant tout ce qui reste de la combativité humaine. "Les machines" ont pris le pouvoir et dominent le monde.

Mais après leur victoire, privées de leur énergie principale et grâce à leurs énormes capacités en matière d'avancées technologiques et industrielles, les machines poursuivent leurs études sur de nouvelles sources d'énergie. L'intelligence artificielle extrêmement développée des machines leur a permis d'approfondir leur connaissance des "êtres humains" grâce à l'examen détaillée d'innombrables corps blessés récupérés sur les champs de batailles. Ce niveau de connaissance est tel, que les machines maîtrisent parfaitement tous les recoins de la biologie humaine.
Et c'est à partir de leurs expériences et de leurs observations sur les corps humains, que les machines vont concevoir "un élevage intensif d'êtres humains" maintenus en état végétatif, afin de prélever la bioélectricité produite par leurs corps. Réduite à l'état de "piles électriques" stockées dans d'immenses tours, l'humanité restante sera maintenant "cultivée" dans des cocons nourrissiés. Mais pour permettre un développement biologique harmonieux de ces "cultures" et pour atteindre une bonne productivité dans la production énergétique, la conscience de ces humains endormis doit être active. Ainsi elle est "chargée" de données de synthèse produites par un hyper ordinateur, qui imprime dans le cerveaux de ces êtres ensommeillés des scénarios de pseudo vies se déroulant dans un univers virtuel créé de toute pièce par un puissant système informatique, dont les actions se déroulent dans une époque contemporaine au film.
C'est cette fameuse Matrice et son nombre incalculable de programmes, qui simule et exécute les traitements informatiques donnant vie à ces innombrables histoires virtuelles, enfermant l'esprit des humains dans un rêve global (ressenti comme réalité) où chacun à sa place, mais dans un univers imaginaire au sein duquel, les corps endormis peuvent "s'épanouir" biologiquement en croyant vivre une vraie vie.
Bien entendu, le psychisme des "Hommes" est extrêmement complexe et imprévisible. La modélisation de cette part aléatoire du fonctionnement de l'esprit, son irrationalité, a complexifié la Matrice qui doit intégrer, comme elle le peut, cette part d'imperfection humaine. Elle s'en trouve d'ailleurs fragilisée voire déséquilibrée dans son fonctionnement. La Matrice devient donc imparfaite pour essayer de tenir compte (au mieux) des spécificités humaines, l'émotion, les sentiments (ex. l'amour), le libre arbitre, la subjectivité, l'incohérence, d'où la présence d'anomalies et de bugs, qui risquent à terme d'entraver la bonne marche de la Matrice.
Dans cette architecture informatique savante, où des programmes créent des programmes, où des programmes contiennent des anomalies de par leurs grandes complexités à devoir traduire la volatilité du psychisme des hommes (c'est impossible de mettre en équation et de reproduire avec fiabilité la part confuse et aléatoire de l'esprit humain), où des programmes imparfaits ou caduques sont menacés d'être effacés et se cachent ou cherchent à "s'évader" pour ne pas disparaître, et où des programmes arrivent à échapper à tout contrôle, on découvrira dans le premier film grâce au Grand Architecte (Helmut Bakaitis) concepteur des Matrices, que la Matrice est très ancienne et que celle qui est contemporaine à l'action en est la sixième version. Pour éviter une trop grande dérive d'une Matrice imparfaite qui risque d'échapper à tout contrôle, il a été nécessaire de la réinitialiser plusieurs fois. On apprendra que la première matrice a été un échec. En reproduisant une sorte de paradis sur terre, le rendement énergétique résultant de cette Matrice était très faible. Ce monde, trop parfait, ne stimulait pas suffisamment les esprits des êtres endormis. Il faut garder en tête que le bon fonctionnement de la Matrice et sa fiabilité à créer et gérer cet imaginaire collectif sont essentiels pour le bon rendement de l'impressionnante centrale énergétique humaine, base de la production de l'énergie vitale des machines.

Mais rien ne semble encore définitivement perdu. Cachés sous terre dans une ville nommée Sion (Zion), quelques milliers d'hommes survivent et résistent toujours au monde des machines. Morphéus (Laurence Fishburne) est le chef d'un groupe de résistants qui, avec la belle Trinity (Carrie-Anne Mos), agit pour tenter de sauver un maximum d'êtres prisonniers des tours de stockage, en leur offrant la possibilité de "renaître" à la vie réelle en sortant du rêve (parfois doré) qui les séquestre. Mais la tâche est difficile, car le monde réel n'est que destruction, maux et peines. Il est vraiment difficile d'y vivre ou d'y survivre en dehors de Zion, harcelé sans cesse par des machines tueuses à la recherche de la moindre parcelle de vie présente sur la terre.
C'est dans ce contexte, que Morphéus , Trinity et l'équipage du vaisseau Nebuchadnezza parviennent "à réveiller" un certain Néo (Keanu Reeves), qui découvre que sa vie de M. Thomas Anderson (hacker de son état la nuit sous le pseudonyme de "Néo" et programmeur chez Metacortex le jour) n'est qu'une illusion produite par la Matrice.
Néo intéresse beaucoup Morphéus, car selon une prophétie faite par "l'Oracle" (Gloria Foster puis après son décès Mary Alice), Néo pourrait être "l'Elu" capable de mettre un terme à la guerre et sauver l'humanité. Notons qu'avec cette prophétie, on touche au domaine de la croyance et de la foi, qui instillera un subtil volet "quasi-religieux" distillé avec talent par les réalisateurs. Grâce à Morphéus, Néo découvre la vérité sur la situation de l'humanité : le monde virtuel de la Matrice et ce qui reste du monde réel complètement détruit et occupé par les machines. Morphéus lui offrira la possibilité de renaître à la vraie vie. Mais ce ne peut-être qu'un choix personnel et volontaire, qui se traduira par l'absorption d'une pilule rouge, qui déclenchera un processus de réveil du corps de Néo dans son cocon nourricier, traduit par les machines comme une anomalie, et qui finira par la vidange du contenu de ce cocon (avec le corps qui y réside) dans un égout. Néo est maintenant libéré et récupéré par le vaisseau de Morphéus. Il va être réanimé à sa nouvelle existence, soigné et formé très rapidement pour évoluer dans son nouvel environnement avec la possibilité de passer d'un monde à l'autre avec des voyages dans la matrice, où il s'engagera dans le mouvement de résistance.

Ces trois films nous permettent de suivre la quête de Néo dans sa recherche de réponse à la question : qui suis-je ? suis-je l'Elu ? Nous assisterons à la montée de ses pouvoirs et de ses dons qu'il devra apprendre à dompter. Nous découvrirons comment il incarne l'espoir et inspire une foi grandissant auprès des humains survivants, avec une empreinte quasi mystique sur les consciences des habitants de Sion, dont la situation est de plus en plus désespérée en face du péril croissant d'une offensive attendue de la part des machines pour venir détruire la cité.
En dehors du programme du personnage principal Néo, dont le rôle fondamental contient encore pour moi une part d'incertitude, le film attirera notre attention sur d'autres programmes importants comme : l'Oracle, chargé par les machines de décrypter la complexité du psychisme humain et de le traduire dans la programmation de la Matrice; le Grand Architecte, qui a conçu les Matrices et qui assure les réinitialisations en présence d'anomalie systémique remontée jusqu'à lui (comme Néo, un programme libre de la Matrice et une anomalie nécessaire englobant la part aléatoire du système); le Mérovingien (excellent Lambert Wilson), cynique et vil programme programmeur et maître du monde intermédiaire, qui a créé le programme de "l'homme du train" pour gèrer le passage entre le monde réel et la matrice; les sinistres agents tout de noir vêtu qui protègent la Matrice et éliminent les intrus, avec en particulier le terrible agents Smith (Hugo Weaving), en fait l'opposé de Néo dans la recherche d'une équation équilibrée, et qui va s'émanciper durant la saga pour devenir un danger hors du contrôle des machines; etc...

Néo jouera un rôle décisif et même sacrificiel pour sauver Sion menacée de destruction par des centaines de milliers de "sentinelles" (robots particulièrement destructeurs) précédées d'impressionnantes foreuses qui leur frayent un chemin pour arriver jusqu'à la cité enfouie profondément sous terre. Après de multiples rebondissements, c'est grâce à son alliance finale et "contre nature" avec les machines, mises en difficulté par le programme "Smith" qui a échappé à tout contrôle et qui se démultiplie à l'infini pour occuper toute la Matrice et finir par la bloquer, que Néo mettra (semble mettre) un terme à cette guerre, en offrant une trêve partagée entre les machines et les hommes... jusqu'à quand ? Mais il y a encore des doutes. Qu'avait prévu la septième matrice qui devait être chargée ? Le sacrifice de Néo n'était-il pas déjà programmé ? Tout n'est peut-être encore qu'une apparence. Le libre arbitre des derniers résistants et habitants de Sion ne fait-il pas partie d'un scénario piloté par les machines pour entretenir un vain espoir dans ce qui reste de l'humanité...

J'ai encore beaucoup de subtilités à découvrir sur cette fabuleuse saga. A suivre donc.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 24, 2015 11:59 PM MEST


Transperceneige, Intégrale :
Transperceneige, Intégrale :
par Jacques Lob
Edition : Relié
Prix : EUR 25,00

5.0 étoiles sur 5 Très bel album qui m'a enthousiasmé - Bravo !, 29 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transperceneige, Intégrale : (Relié)
Je dois bien reconnaître qu'avant toute chose, je dois remercier le réalisateur Coréen Bong Joon-ho qui m'a fait découvrir, par le biais de sa magnifique adaptation cinématographique du Transperceneige : "Snowpiercer", cette remarquable bande dessinée créée au début des années 80s. C'est à partir d'un scénario très original de Jacques Lob (repris ensuite par Benjamin Legrand suite au décès de ce dernier), mis en images par un formidable trait de plume d'une grande noirceur, net, mordant, sans concession et un peu brutal d'un Jean-Marc Rochette, exprimant à merveille les tréfonds de cette sordide histoire toute en ombre et en lumière, que "Transperceneige" verra le jour en 1982 dans le magazine "A suivre". Pendant plus de vingt années, cette très belle œuvre post-apocalyptique, aujourd'hui considérée comme culte, ne rencontrera pas le succès espéré et tombera plus ou moins dans les limbes de l'édition BD.
Moi-même, je n'en reviens toujours pas d'être passé à côté d'un ouvrage aussi remarquable. Pourtant dans ma jeunesse du début des années 60s, j'ai eu la joie d'être initié à la BD par la lecture de revues comme "Spirou", "Tintin" ou de mon magazine préféré l'excellent "Pilote" dont j'ai été un fidèle lecteur durant pas mal d'années. La BD devenue un véritable art (le 9ème partagé avec l'art culinaire ? !) se développait et couvrait une très grande diversité de styles et de genres. Ces revues nous permettaient de découvrir une profusion de créations originales plus ou moins "décoiffantes" les unes des autres pour l'époque et de les apprécier ou pas, selon les affinités de chacun. C'est ainsi que j'ai pris goût à la BD de science-fiction avec mon premier héro "Valérian" de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, puis d'autres, et avec un point d'orgue pour les créations de Philippe Druillet avec son génial "Lone Sloane". Pour l'occasion, en ressortant mes vieux livres comme "Delirius", j'ai découvert que le scénariste n'est autre que Jacques Lob ( ! ) le créateur du Transperceneige. Je me rends compte que ma culture BD est vraiment imparfaite et que je me préoccupais plus des dessinateurs que des scénaristes. Dans la continuité, dans les années 70s, je me suis également passionné pour les BD post-apocalyptiques avec des titres comme "Simon du Fleuve" de Claude Auclair et "Jeremiah" de Hermann. Mais dans ce contexte, comment ai-je pu passer à côté de cet impressionnant "Transperceneige" ? Il est vrai que, dans les années 80s, mes préoccupations familiales et professionnelles m'avaient pas mal détourné de l'univers de la BD. Mais en constatant l'enthousiasme et l'exaltation que j'ai ressenti en découvrant la puissance de cette histoire et en dévorant d'une seule traite les 3 épisodes de la saga, je regrette vraiment d'avoir raté la parution de cette production et de l'avoir découvert si tardivement (mais il n'est jamais trop tard pour bien faire). D'ailleurs je trouve toujours aussi incroyable, que cette œuvre ait été quasiment zappée par les lecteurs français (dont moi) et que sa renaissance soit le fruit d'un improbable concours de circonstance qui s'est produit à l'autre bout du monde. Pour ceux qui possèdent l'édition Blu-Ray de Snowpiercer, je conseille de regarder les bonus du disque et l'intéressant making-off où les auteurs (Jean-Marc Rochette et Benjamin Legrand) racontent l'histoire de cette BD avec un bel hommage à Jacques Lob, et où ils parlent de sa résurrection inespérée ayant pour origine la reproduction d'une version piratée coréenne découverte par hasard dans une librairie de Séoul par Bong Joon-ho en quête d'une nouvelle idée de scénario. C'est de là que tout est reparti à la grande joie des auteurs qui apprécient avec délectation (et je les comprends) cette reconnaissance très tardive. Merci aux Coréens de nous avoir permis de redécouvrir cette œuvre capitale dans le domaine de la science-fiction post-apocalyptique.

Pour revenir à l'histoire, nous sommes projetés dans un univers clos et exigu, étroit et tout en longueur, angoissant voire étouffant pour ne pas dire effrayant, glauque et terriblement insolite, plein d'injustice et de mépris, de privilège et d'arbitraire, ou le "chacun pour soi" semble être la seule alternative à la "survie" dans les wagons de queue. Nous sommes introduits dans un univers quasi carcéral, qui constitue la trame de fond du bouquin avec l'affligeant quotidien d'une poignée d'individus de tout bord (se compte en milliers), un résidu d'humanité sauvé d'une catastrophe écologique majeure à l'origine d'une nouvelle ère glaciaire (peut-être provoquée par une arme climatique ?) ayant éliminé toute forme de vie sur notre planète, engloutie sous un épais manteau de neige et de glace entretenu par d'invariables températures extrêmement basses (l'hiver éternel et glacé). Nous découvrons et assistons donc à un fragment de vie de ce condensé d'un reste d'humanité qui s'exprime souvent dans la noirceur des plus vils sentiments (pas vraiment de place pour la bonté ou l'empathie), enfermé pour l'éternité au cœur d'une immensité blanche mortifère.
Calfeutrés (avec plus ou moins de confort selon la situation) dans un immense train (mille et un wagon !) qui roule indéfiniment sans pouvoir s'arrêter (l'arrêt de la machine est signe de mort certaine. On découvrira par la suite qu'il y a un second train plus gros encore : le crèveglace), un dernier échantillon de la race humaine survit et perpétue le microcosme de notre société, où les structures hiérarchiques traditionnelles se sont reformées de la tête à la queue du train, selon les principes de classes, avec les élites, l'aristocratie, le clergé (dans les wagons de tête, près de "la sainte loco" ou de "la machine"); les parias et les pauvres, les queutards, ceux dont on aimerait pouvoir se passer, les bouches inutiles (en wagons de queue); et au milieu, les autres, qui constituent "une sorte de classe moyenne" en charge de l'administration, du fonctionnement, de l'entretien, de la sécurité (militaires), du médical, de la production alimentaires dans des wagons spécifiques, etc..., tout cela tenu par un autorité intransigeante (Président, Prêtres, Contrôleurs, Militaires) dont le pouvoir repose sur un contrôle absolu des biens et des personnes, avec une sorte d'état policier qui veille au grain pour éviter toute tentation de contestation, toute tentative de rébellion (il y en a eue, sévèrement réprimées), pour canaliser et endiguer tout risque de désordre et de dérive anarchique. Le pouvoir use et abuse d'une information contrôlée de pure propagande pour contenir cette population abandonnée à son triste sort. La cerise sur le gâteau est de gagner par tirage au sort un voyage virtuel, seul échappatoire offert aux voyageurs du sinistre train pour échapper à la morosité ambiante. Pas de pitié, pas de partage, chacun à sa place et un fragment de rêve en prime pour les chanceux !
L'acquisition de ce magnifique livre m'a permis de lire d'une seule traite cette aventure captivante, où Proloff et Adeline, puis Puig Vallès et Val (les personnages clés), avec leurs traits de caractère spécifiques forgés par les nombreuses années vécues comme dans une boîte, selon leurs situations, pour certains dans la promiscuité, la douleur, le tourment, l'injustice ou pour d'autres dans l'opulence et les privilèges inhérents aux classes supérieures, vont bouleverser l'ordre établi et mettre en mouvement tout ce petit monde sclérosé, que les premières classes souhaiteraient voir immuable. Que ce soit pour sauver leur peau, ou pour sortir de l'enfer des queutards, le combat mené par ses résistants est concentré sur l'espoir d'atteindre à la tête du train, d'accéder à la machine et d'en prendre le contrôle. Mais pour en faire quoi ? Mieux que les autres ? En tout cas, c'est déjà d'essayer de comprendre, voire de découvrir l'inavouable. Mais la vie n'est possible qu'en entretenant l'espoir que cela prendra fin un jour. Y a-t-il d'autres survivants ? Mais cette quête n'offre que peu d'issues viables, les issues de secours étant synonyme de repos éternel de la mort blanche du froid glacial. Je pense que je ne dois pas en dire plus, pour préserver le plaisir de découvrir cette fantastique aventure aux lecteurs qui ne connaissent pas encore l'œuvre (comme moi).
Casterman a vraiment réalisé un très bel album en regroupant ces 3 tomes de la saga, avec un satisfecit particulier aux Postface et postscriptums de Jean-Pierre Douanet livrant un très bel hommage à Lob, Rochette et Legrand, superbement illustré par les sombres et puissants dessins de Rochette, réalisés en partie surf commande pour la production du film.
Vraiment un très bon et beau livre pour passer un super bon moment !


Bosch 2605438730 Coffret de transport plastique pour PSM 18 LI
Bosch 2605438730 Coffret de transport plastique pour PSM 18 LI
Prix : EUR 24,87

5.0 étoiles sur 5 Ce coffret est parfait pour ranger la ponceuse PSM 18 LI, 18 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Je suis en train de renouveler mon vieil outillage de bricolage à main qui fonctionne sur secteur, par des outils sans fil BOSCH avec Batterie Lithium Ion 18 volt. L'offre Marketing BOSCH prévoit une perceuse visseuse PSR 18 LI-2 dans un coffret contenant le chargeur de batterie et 2 batterie Power4All. Pour les autres outils de la même gamme, les outils (scie sauteuse, scie sabre, ponceuse, ...) sont présentes à la vente en "outil seul" sans batterie (puisqu'il est possible de mutualiser l'usage d'une batterie en les différents outils) et sans coffret. Mais j'ai remarqué que souvent, la somme des achats individuels des articles constituant un coffret d'outillage complet, est plus intéressante que celle d'un coffret complet. J'ai essayer de me passer de l'achat de ce coffret pour ma nouvelle ponceuse PSM 18 LI en utilisant celui de ma vieille ponceuse. Mais la forme de l'outil est spécifique, il est assez volumineux et mon essai n'a pas été satisfaisant. Ce coffret est vraiment celui qu'il faut pour ranger cet outil, sa batterie et ses accessoires. Dommage que l'on ait pas une image pour identifier la boîte (elles se ressemblent beaucoup) J'en ai confectionné une avec les moyens du bord.


Bosch Coffret de transport plastique pour PST 18 LI 2605438729
Bosch Coffret de transport plastique pour PST 18 LI 2605438729
Prix : EUR 23,60

5.0 étoiles sur 5 Le coffret parfait pour ranger la scie sauteuse PST 18 LI, 18 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Je suis en train de renouveler mon vieil outillage de bricolage à main, qui fonctionne sur secteur, par des outils sans fil BOSCH avec Batterie Lithium Ion 18 volt. L'offre Marketing BOSCH prévoit une perceuse visseuse PSR 18 LI-2 dans un coffret contenant le chargeur de batterie et 2 batterie Power4All. Pour les autres outils de la même gamme, les outils (scie sauteuse, scie sabre, ponceuse, ...) sont présentes à la vente en "outil seul" sans batterie (puisqu'il est possible de mutualiser l'usage d'une batterie en les différents outils) et sans coffret. J'ai trouvé sur internet des ensembles BOSCH de la gamme autres que la perceuse avec coffret + batterie + chargeur, mais le prix proposé est plus cher qu'acheter les articles séparément. J'ai essayer de me passer de l'achat d'un coffret pour ma nouvelle scie sauteuse PST 18 LI, en voulant utiliser ceux que je possédais déjà. Mais en fait, les résultats n'étaient vraiment satisfaisants. Quand on veut du neuf, je pense qu'il faut aller jusqu'au bout, et ce coffret est vraiment parfait pour ranger en toute sécurité ma nouvelle scie avec sa batterie. Dommage que l'on ait pas une image pour identifier la boîte (elles se ressemblent beaucoup). J'en ai confectionné une avec les moyens du bord.


Lucy [Blu-ray]
Lucy [Blu-ray]
DVD ~ Scarlett Johansson
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 10,50

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Surprenant, souvent déconcertant mais à découvrir si on s'intéresse au cinéma de science-fiction innovant, 16 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lucy [Blu-ray] (Blu-ray)
Sur la base d'une affirmation répandue, l'être humain n'utiliserait que 10% de ses capacités cérébrales. C'est sur ce thème central, que Luc Besson a construit le scénario original de ce film, qui combine de façon plutôt efficace : la science-fiction, le polar, l'action ou plutôt des actions souvent violentes et sanguinolentes. Dans cette aventure vertigineuse laissant peu de répits pour souffler un peu, les événements s'enchaînent avec frénésie sur une durée relativement courte. Luc Besson nous fait parcourir le monde à vitesse "grand V" de Taipei (Taïwan) à Paris, Berlin, Rome, etc... et surtout, il nous embarque dans des bribes de voyages déconcertants, mais néanmoins assez convaincants pour ne pas dire captivants, dans la matière et à travers le temps à la recherche de nos origines. Dans tous les cas, j'ai eu l'impression d'en prendre plein les yeux durant une heure et demi et je me dis que "plus long" aurait peut-être été plus difficile à ingérer.

Même si l'affirmation en référence divise aujourd'hui les neurochirurgiens entre : "c'est un mythe qui remonte aux balbutiements de notre science" et : "pourquoi pas, cette idée n'est peut-être pas si farfelue que ça", le cocktail scientifique distillé dans ce film composé d'éléments vrais issus des derniers progrès de la recherche, associés aux nombreuses données de pure fiction construites dans l'imaginaire prolifique de Luc Besson, abouti à un récit contenant de façon surprenante une argumentation pseudo réaliste rendue crédible au vue de la complexité du sujet. C'est peut-être "tellement incroyable" que la fascination que nous avons sur la connaissance de notre cerveau et de ses 100 milliards de neurones connectés individuellement à 10.000 autres, amplifiée par une compréhension du domaine encore perfectible, nous laisse à penser inconsciemment que tout est possible.

Pour l'histoire, il s'agit de l'incroyable aventure d'une héroïne (Lucy Miller : Scarlett Johansson) embarquée malencontreusement dans une affaire mafieuse de trafic de stupéfiant et qui découvre, après avoir "reçu" accidentellement une quantité importante d'une nouvelle drogue particulièrement puissante (CPH4), que sa capacité cérébrale s'accroit de façon exponentielle et incontrôlable.
Pour rendre service à un ami douteux (en fait, elle est un peu forcée de le faire), Lucy tombe dans les griffes d'une mafia chinoise qui organise le trafic mondial de cette drogue, dont la molécule correspond à celle produite (en quantité infime) par la femme enceinte au moment de la formation du fœtus.
Au terme d'un interrogatoire musclé auquel elle est soumise en présence de Monsieur Jang le cruel patron de l'organisation mafieuse (Choi Min-sik), Lucy perd connaissance. A son réveil, elle comprend que les trafiquants ont profité de son sommeil pour introduire dans ses viscères un paquet de CPH4. Ainsi, Lucy devient à son insu "une mule" chargée de convoyer cette nouvelle substance de couleur bleue vers l'Europe. Trois autres acolytes sont embarqués avec elle dans cette même affaire pour servir d'autres destinations.
Mais durant sa captivité, un geôlier qui veut abuser d'elle, la "tabasse" et les coups de pied portés à son ventre provoquent une déchirure du dit paquet. Le produit se diffuse rapidement dans son corps et enclenche immédiatement un processus irréversible d'accroissement de ses capacités cérébrales. Mesurées en pourcentage, les valeurs croissantes jalonneront chaque étape du processus tout au long du film.
A chaque pallier de cette croissance infernale, Lucy constate des évolutions majeures et frénétiques de ses dispositions physiques et psychiques. Cela s'évalue de façon extraordinaire sur la progression rapide de ses facultés à voir, à ressentir, à percevoir son propre corps, ses aptitudes, ses interconnexions avec les "autres", son environnement proche et lointain, jusqu'à appréhender le sens et les origines de la vie . L'acquisition complémentaire de fantastiques pouvoirs lui permet de prendre le contrôle des énergies, des flux et des moyens de communication, de la matière en général et de l'ensemble des êtres vivants.
En se rapprochant des 100%, Lucy se transporte dans le temps et dans l'espace, et observe, comme aucun autre être humain avant elle, l'histoire de la vie jusqu'aux origines. Une séquence montre Lucy Miller rencontrant (et touchant du bout du doigt) "notre ancêtre Lucy", premier humanoïde Australopithèque dont le squelette complet a été découvert par des paléontologues dans les années 70 et qui l'ont nommé ainsi en référence à la chanson "Lucy in the Sky with Diamonds" des Beatles, écoutée durant leurs travaux.
A 100%, Lucy finira par se fondre dans l'espace-temps ("je suis partout") en ayant atteint la quintessence du savoir infini. Elle l'offrira à l'humanité en générant de son corps une substance tentaculaire, qui produira un incroyable super-ordinateur organique destiné à capitaliser son immense savoir et, avant de tomber en poussière, l'intégrera dans une clé USB exploitable par le professeur Samuel Norman (Morgan Freeman), que Lucy avait contacté en tant qu'expert du sujet. Il faut noter que durant la folle escapade parisienne, Lucy trouvera un soutien inespéré auprès du commissaire Del Rio (Amr Waked), un attachant personnage un peu dépassé par les événements (ce que je comprends). C'est le saut final de Lucy dans l'espace-temps, qui la sauvera in extrémis de l'horrible Monsieur Jang qui l'a traqué jusqu'à Paris. Ce dernier terminera ses exactions sous les balles du charmant commissaire de police.

A la sortie du film, j'avais constaté qu'il avait suscité de nombreuses critiques de la part de la profession, avec des commentaires très partagés, parfois virulents, de même pour les avis de spectateurs publiés sur les sites internet cinéphiles, avec une tendance globale plutôt négative. Cela ne m'avait pas engagé à voir le film. Puis rapidement, "Lucy" deviendra un extraordinaire succès commercial dans le monde (record actuel pour un long métrage français), même si les détracteurs du film imputent ce résultat à la politique marketing agressive de la société de production de Luc Besson. Mais bon, je ne pouvais pas ignorer ce film qui a fait près de 60 millions d'entrées dans le monde. Il fallait donc que je le découvre (même avec beaucoup de retard), car en fait, que l'on aime ou que l'on déteste, "Lucy" ne semble avoir laissé personne indifférent, ce qui pourrait être considéré comme un petit phénomène. D'où l'achat de ce Blu-ray pour me forger un avis personnel.

Personnellement très sensible à la photo et aux images, j'ai tout d'abord été bluffé par la qualité des effets spéciaux confiés aux meilleurs experts du domaine. C'est du grand art poussé à l'extrême par l'imaginaire débordant de Luc Besson. Bien entendu, la notion du "beau" est très subjective dans le monde de la fiction. Je trouve que le scénario est porté efficacement par de très belles images et un style saccadé que j'apprécie personnellement, qui apporte un rythme soutenu à la narration avec une perception très forte des accélérations dans le récit. L'ensemble visuel est très bien valorisées par une musique d'Éric Serra bien adaptée à l'atmosphère de cette fiction.
Ce film m'a surpris, un peu déconcerté voire décontenancé. Mais en même temps, ma curiosité l'a emporté en me rivant les yeux sur l'écran pour savoir où tout cela allait me mener.
Certes, certaines séquences du film sont assez inégales, ce qui fait que l'enchaînement manque parfois d'homogénéité. J'ai personnellement eu un peu de mal avec les raccords cinéma d'images symboliques qui, pour moi, tombaient un peu comme un cheveu sur la soupe et n'apportaient rien au récit (et pourtant parfois, ça passe bien ?). J'ai également eu du mal avec la fin du film (il fallait bien finir) où mon imaginaire personnel a été un peu largué dans ce final grandiose mais un peu ubuesque voire délirant. Mais bon, pourquoi pas, puisqu'il s'agit de science-fiction, tout est possible.
Mais peu importe, même si je trouve que pour moi, ce n'est pas le meilleur Besson que j'ai eu à découvrir (j'avais vraiment bien accroché avec le 5ème élément), globalement ce disque tient bien sa place dans ma collection personnelle de films de science-fiction. A découvrir, certainement à revoir, mais je sais que je ne le regarderai pas tous les jours.


Miracle en Alaska [Blu-ray]
Miracle en Alaska [Blu-ray]
DVD ~ Kristen Bell
Proposé par Bobby-Destock
Prix : EUR 5,05

5.0 étoiles sur 5 Très belle soirée cinéma avec un film bien agréable à partager avec les enfants., 10 mai 2015
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Quelle belle soirée cinéma nous avons passé récemment ensemble, ma petite-fille de 6 ans et moi-même son papy, en découvrant ce magnifique film qui relate une incroyable histoire vraie survenue durant l'hiver 1988 à Barrow en Alaska.
Il s'agit de l'étonnant déploiement d'une importante opération internationale visant à sauver 3 baleines grises prises au piège dans un ultime et minuscule "trou d'eau libre" au beau milieu des glaces de l'Arctique. Ce trou d'eau est le dernier endroit où les baleines peuvent encore respirer. Il faut savoir que ces baleines ne disposent pas de la capacité pulmonaire suffisante leur permettant de retrouver la liberté, en rejoignant d'une seule traite la mer située à plus de 8 kms du lieu où elles sont emprisonnées. La situation est donc très grave et les températures extrêmes de cet hiver particulièrement rigoureux (jusqu'à - 45°) transforment très rapidement ce dernier petit oasis d'eau libre en terrible glace. Dans ces conditions, la mort des baleines (un papa, une maman et son bébé) semble être la seule issue probable. Il leur reste moins de deux jours à vivre. Mais c'est sans compter sur l'impact médiatique obtenu auprès de téléspectateurs américains, d'un court reportage réalisé par un journaliste d'une TV locale (Adam Carson). C'est presque par hasard, pour remplir les 1 mn 30 encore disponibles d'un Journal Télévisé du grande chaîne nationale, que ce reportage, voué à n'être présenté qu'en Alaska, est vu par toute l'Amérique. C'est le début d'un incroyable déchainement médiatique qui va bouleversé le pays. Cette histoire capte les audiences TV des USA et "touche au fond du cœur" tous les foyers du pays et notamment les enfants très soucieux que l'on puisse sauver les cétacés. Grâce à l'énorme implication d'une militante de Greenpeace (Rachel Kramer), très engagée dans la lutte pour la préservation du milieu naturel de l'Arctique et qui a également découvert l'affaire en regardant ce reportage (il se trouve que c'est l'ancienne petite amie d'Adam le reporteur en question), une fabuleuse opération de très grande ampleur va être organisée pour tenter de sauver les baleines en très mauvaises postures. Rachel va réussir à réunir dans ce combat pour la vie les forces vives et l'énergie de nombreux protagonistes que souvent tout oppose, et qui n'ont donc pas vraiment l'habitude de travailler ou de collaborer à un projet commun.
Ainsi Rachel et Adam vont se démener pour convaincre les chasseurs de baleines de Barrow qu'il ne faut pas les tuer et d'être partie prenante dans les secours. Ce n'est pas évident car dans la culture de ces esquimaux "Inupiak", grands chasseurs de baleines, même si l'animal est très respecté voire vénéré, la baleine est avant toute chose la ressource alimentaire de référence des autochtones. Puis Rachel va obtenir l'aide matérielle et financière d'un patron d'une grande firme pétrolière qui réalise des forage en Arctique. C'est au départ une alliance improbable, lorsque l'on sait que Rachel a eu de nombreux démêlés avec lui en tant qu'opposante au projet de forage. Elle va également emporter le soutien du gouverneur de l'état (pas vraiment chaud au départ) pour disposer du concours de la Garde Nationale et de ses moyens logistiques militaires. L'opération va concerner un nombre important d'acteurs. Toute la population de Barrow va s'y mettre, et l'histoire va indirectement impliquer les journalistes de nombreux pays, des politiciens de tout bord, et pour les USA, jusqu'au plus haut niveau du pays, à la Maison Blanche, puisque pour finir Ronald Reagan demandera à Mikhaïl Gorbatchev l'aide de l'URSS pour obtenir l'intervention d'un énorme brise-glace soviétique, élément essentiel pour briser une importante barrière de glace qui bloque la fin du processus de secours. Ce sera la touche finale qui sauvera la situation.
A noter qu'en parallèle, 2 jeunes inventeurs du Minnesota apporteront leur concours à ce combat en fournissant un appareil de leur invention : un dégivreur de glace qui crée un remous dans le trou d'eau et qui empêche la glace de se former. Leur initiative, qui sera déterminante pour garder "les trous ouverts", deviendra une formidable publicité bénéfique pour le futur de leur jeune entreprise.
Nous avons vraiment passé un bon moment à regarder ce film. Cette histoire dégage une "belle énergie" positive que j'ai eu plaisir à partager avec ma petite-fille. Tourné en grande partie en Alaska à Barrow et à Anchorage, ce film est très réaliste (pas de décors théâtral avec ses paysages en carton-pâte - le making-off est très intéressant à regarder). On est vite captivé par cette aventure et lors du premier visionnage, c'est les yeux rivés sur l'écran, que nous avons attendu avec anxiété le dénouement de cette histoire. Il faut dire que Drew Barrymore est particulièrement convaincante en Rachel Kramer. De même pour John Krasinski, le journaliste Adam Carlson et Ted Danson en patron de la compagnie pétrolière. Une belle histoire, de bons acteurs, de belles images portées par une bande son agréable, de beaux sentiments, que demander de plus pour passer une soirée TV réussie en compagnie de "mon petit rayon de soleil".
J'ai personnellement été conquis par ce film (comme ma petite-fille) et j'ai été un peu surpris d'apprendre que ce dernier s'est révélé être un échec commercial important, malgré de bonnes critiques de la part des professionnels du cinéma.
Je me dis que je ne dois plus être dans l'air du temps. Tant pis, mais dans tous les cas, je ne regrette pas l'achat de ce Blu-Ray qui, avec la Haute Définition, valorise à merveille cette formidable histoire extrêmement bien contée.


Knock
Knock
DVD ~ Louis Jouvet
Prix : EUR 9,83

5.0 étoiles sur 5 Excellent L. Jouvet dans ce film tout aussi excellent, adaptation d'une pièce de Jules Renard, à consommer sans modération, 7 mai 2015
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Je ne suis pas particulièrement amateur de films "rétro", mais il y en a quelques-uns qui m'ont marqué et que j'apprécie d'avoir dans ma vidéothèque.
"KNOCK" fait partie de ceux-là, sachant que la prestation de Louis Jouvet dans cette histoire, combinée à un scénario original tiré d'une pièce à succès de Jules Renard sortie en 1923, créés l'alchimie d'un grand film réalisé en 1951, dont je ne me lasse pas.
Je reconnais que j'ai toujours été impressionné par le grand talent du comédien Louis Jouvet, et notamment son intonation, sa voie, sa diction, ses mimiques, sa présence et le magnétisme qui émanent des scènes où il est en action. A noter que Jouvet a joué KNOCK dans la pièce et dans le film.
Louis Jouvet excelle dans cette satyre qui égratigne le corps médical de l'époque (remettre dans le contexte des années 20), et le pouvoir de manipulation sur les faibles, que peuvent avoir certaines personnes par leurs statuts ou leur position sociale, lorsqu'elles ont de mauvaises intentions.
Le Docteur KNOCK est le nouveau médecin de campagne arrivé dans le village de St Maurice pour remplacer le docteur Parpalaid. Ce dernier est un bon médecin qui exerce depuis très longtemps dans ce canton, qui a une particularité qui va à l'encontre de la création de richesse de la part du monde médicale (docteur et pharmacien), c'est que les gens sont en très bonne santé et qu'ils ne consultent quasiment jamais. Ainsi le docteur Parpalaid a gagné peu d'argent dans sa carrière. C'est d'ailleurs pour cela qu'il se retire pour exercer en ville et améliorer son ordinaire (mais ce ne sera pas le cas).
Donc au début, tout laisse à penser que le Docteur KNOCK a fait une mauvaise affaire en rachetant ce cabinet et qu'il aura des difficultés à s'acquitter des créances dues à son prédécesseur.
Mais c'est sans compter sur le machiavélisme du nouveau docteur, qui a des ressources incroyables en matière de pouvoir de persuasion. Considérant que : "Tout être bien portant est un malade qui s'ignore", le docteur KNOCK va bouleverser le petit bourg en abusant de sa crédulité et en semant le trouble dans les esprits d'une population plutôt naïve et confiante (qui pourrait douter des bonnes intentions de ce bon docteur ! ? !), en réussissant à les persuader qu'ils sont bien "ces fameux malades qui s'ignorent" et qu'il doivent vite "se mettre au lit" et "garder la chambre" ! Et tout ce petit monde est presque soulagé de la situation car le bon docteur KNOCK, qui voit les maladies où les autres ne les voient pas, veille et bien sûr soigne. Tant pis, si ça coûte de l'argent, la santé n'a pas de prix.
Le plus terrible, c'est que ça marche et que ça se propage à une vitesse vertigineuse. Et en plus, les gens en redemandent !
A la fin du film, tout le monde est au lit, même le docteur Parpalaid ( ! ) qui a été convaincu par KNOCK qu'il est malade. L'hôtel est transformé en hôpital.
C'est le triomphe et la fortune de "KNOCK", docteur séducteur et charlatan au talent oh combien convaincant !
Comédie satirique corrosive, pleine d'humour et de clichés croustillants, qui dépeint merveilleusement bien cette "tranche de vie" de campagne dans des années 20 en pleine évolution vers une médecine moderne encore bien nébuleuse.
+++++


La Guerre selon Charlie Wilson
La Guerre selon Charlie Wilson
DVD ~ Tom Hanks
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 8,97

5.0 étoiles sur 5 Film qui m'a passionné et qui plus est, relate une histoire vraie mais méconnue., 5 mai 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre selon Charlie Wilson (DVD)
Au moment de la découverte de ce film, je dois avouer que mes connaissances sur la guerre d'Afghanistan de 1979 étaient plus qu'anecdotiques. Ce retour arrière dans notre histoire récente m'a permis de me remémorer qu'en pleine révolution et quasi guerre civile afghane, et pour d'obscures et complexes luttes de pouvoir dans ce pays montagneux et instable un peu plus grand que la France, les soviétiques avaient envahi l'Afghanistan et pris le contrôle de ce pays pour soutenir un gouvernement communiste à sa botte et protéger ses intérêts géostratégiques dans cet important carrefour de l'Asie centrale.
Mais c'était sans compter sur le tempérament fort et fier du peuple Afghan qui entra en résistance et malmena assez rapidement l'occupant avec une efficacité redoutable, démontrant que, malgré les nombreux moyens déployés par l'URSS en matière de matériel "high-tech" et de contingents humains, l'armée rouge était incapable de contrôle l'ensemble du territoire composé de nombreuses terres hostiles et qu'elle ne pouvait s'imposer que dans les zones urbaines.
Ce conflit, qui durera 10 ans, sera considéré comme une des dernières grandes péripétie de la "guerre froide" entre l'URSS et les USA. Son issue incroyable sera la défaite de la puissante union soviétique, événement qui fera grand bruit dans les médias de l'époque. Le peuple russe ne voulant plus de cette guerre très meurtrière et inutile obtiendra le retrait sans gloire de l'armée rouge de l'Afghanistan dès 1988, auprès d'un Mikhaïl Gorbatchev très impliqué dans la fameuse pérestroïka qui bouleversa le cours de l'histoire du monde et mettra fin à la guerre froide. La fin des hostilités sera concrétisée en 1989 par le retrait des dernières troupes d'occupation.
Concomitant à de nombreux bouleversements géopolitiques qui vont ébranler l'URSS de cette époque (en fait, on découvrira qu'il s'agissait d'un géant au pied d'argile) avec en point d'orgue la chute du mur de Berlin la même année, cette guerre perdue constitue un des facteurs clés qui provoqua la chute de l'empire soviétique.
Mais je reconnais que pour moi, une question restait en suspens. Comment ces guerriers Afghans (les Moudjahidines), certes considérés comme les plus courageux voire les meilleurs au monde, ont pu vaincre la grande armée rouge, elle-même également considérée comme la plus puissante du monde de l'époque ?
C'est un peu par hasard que j'ai découvert ce film en achetant ce DVD à 9 € pour meubler une morne soirée TV. ET c'est ainsi, que j'ai compris qu'il existait une explication tangible mais méconnue voire confidentielle à cette issue surprenante de cette guerre fatale à l'URSS. Il s'agit de l'existence d'une incroyable opération secrète, qui a permis de fournir un armement ultra-modernes aux combattants Afghans dit "de la liberté" via une extraordinaire collaboration entre les ennemis de toujours : Israël et le Pakistan avec le concours des Pays du Golfe. Cette opération, pilotée en sous-marin par un petit groupe d'américains qui, en dehors des circuits "classiques" des opérations spéciales (notamment de la CIA pas très participative au départ), vont mener une lutte clandestine et acharnée pour donner les moyens aux combattants Afghans de se battre à armes égales avec l'envahisseur.
Et ce qui est le plus surprenant, c'est que tout sera possible grâce à l'engagement formidable et singulier d'un "modeste député de la 2ème circonscription du Texas" (Charlie Wilson) qui va s'avérer devenir le catalyseur de tout ce qui va être entrepris pour faire de cette opération secrète, un véritable succès. Après avoir été aiguillonné par une riche amie de son Texas natal (Joanne Herring, milliardaire et anti communiste patentée) et après avoir découvert sur le terrain les atrocités provoqués par les armes modernes auprès de la population afghane sans défense, notamment avec les mines antipersonnel larguées partout par les hélicoptères de l'armée rouge et qui feront des ravages chez les enfants, cet homme politique peu méconnu du grand public (sauf pour ses frasques et son habilité politique à être bien avec tout le monde et de posséder de nombreux réseaux) fera de cette lutte contre "l'empire du mal" le combat de sa vie, obtenant très habilement un accroissement quasi exponentiel de budget alloué à cette opération. Un obscure collaborateur de la CIA (Gust Avrakotos), un peu sur le déclin en terme de carrière, sera le fer de lance qui le guidera dans les méandres du monde des affaires clandestines qu'il ne connait pas du tout. Charlie, Joanne et Gust formeront le trio de choc qui feront que tout est devenu possible, même ce qui semblait être inimaginable. L'extrême volonté de cette homme très original arrivera à faire basculer le cours de l'histoire. Même si à terme, désabusé devant le désintérêt des USA pour aider l'Afghanistan à reconstruire les écoles du pays, il dira : "On change le monde, ensuite on fiche le camp et on fout en l'air la fin de partie"...
Avec des acteurs remarquables comme Tom Hanks (en député Charlie Wilson très convaincant), Julia Roberts (magnifique Joanne Herring), Philip Seymour Hoffman (qui joue superbement Gust Avrakotos, le gars de la CIA un peu en perdition au sein de la compagnie et qui va se révéler comme le parfait maître d'œuvre de l'opération), Amy Adams (Bonnie Bach, l'imperturbable assistante de Charlie), et bien d'autres, j'ai savouré ce film de bout en bout, un peu comme un polar.
Ce qui est incroyable, c'est qu'il est reconnu que cette fiction est assez proche de la réalité. J'ai trouvé ça passionnant et instructif, car j'aime bien l'histoire, et ce film permet de découvrir une facette incroyable de cette horrible guerre.
J'invite à regarder également les bonus et notamment l'histoire du vrai Charlie Wilson, où l'on a la démonstration que de nombreuses séquences du film sont le reflet de ce qui s'est passé en réalité.
Très bon film, que j'ai découvert hélas très tardivement. +++++


Casino Royale [Blu-ray]
Casino Royale [Blu-ray]
DVD ~ David Niven
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 11,75

3.0 étoiles sur 5 Vraiment déçu par l'édition dite en "Haute Définition" de ce grand classique hilarant et au combien touchant., 30 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Casino Royale [Blu-ray] (Blu-ray)
Je ne vais pas revenir sur le contenu de l'histoire de ce "Casino Royale 1967" qui a déjà été commentée mainte et mainte fois. Je vais simplement rappeler que ce film est tiré du premier roman "James Bond" de Ian Fleming, dont les droits avaient vendus dès 1954 à la TV US, ce qui a fait que ce roman ne faisait pas partie (à l'origine) du contrat liant Fleming à EON Productions (fondateur de la franchise 007).
Ce film est un James Bond vraiment à part, qui nécessite une approche complètement différente que celle que l'on doit avoir pour commenter un "007" de la saga.
Il faut intégrer le fait que "Casino Royale 1967" s'inscrit merveilleusement bien dans l'air de son temps, c'est à dire la fin des années "60s", une époque un peu folle, où les créations artistiques de tout genre se sont libérées des carcans de la bienséance institutionnelle et morale, pour devenir plus créatives, plus innovantes, plus osées, plus excentriques voire parfois loufoques et délirantes. Il était bon ton de tout oser, et c'est un peu ce que l'on retrouve dans cette comédie satiriques et parodiques des films de James Bond qui, depuis le début des années 60 rencontraient d'énormes succès : 4 films avec Sean Connery étaient déjà sortis en salle et le 5ème "On ne vit que deux fois" sortait également cette année-là.
Ce film existe : il a ses "fans", il a ses "détracteurs". Bien entendu, les avis s'inscrivent dans la plus parfaite et logique subjectivité liée aux gouts de chacun. Etant un amateur depuis de nombreuses de "007", ce film a toujours fait partie de ma collection, même si sa place est spécifique. Le visionnage de ce film avec son humour britannique poussé aux extrêmes pour ne pas dire aux extravagances, m'offre toujours un moment de fraicheur et de détente et un peu de nostalgie pour cette époque que j'ai eu la joie d'apprécier enfant. Il faut dire qu'une pléiade d'acteurs offre un florilège de grandes interprétations comme : David Niven : Sir James Bond, Peter Sellers : Evelyn Tremble alias 007, Ursula Andress : Vesper Lynd aussi alias James Bond 007 ?, Orson Welles : Le Chiffre, Woody Allen : Jimmy Bond ou Docteur Noah, Deborah Kerr : l'agent Mirabelle alias Lady Fiona McTarry), William Holden : CIA, Charles Boyer : Deuxième Bureau), John Huston : M et même notre Jean-Paul Belmondo national en furtif légionnaire français.
Ce qui me touche également beaucoup, c'est la bande son très "Pop" du film (comme on disait à l'époque) portée par la magnifique musique de Burt Bacharach, qui soutient admirablement le déroulement de l'histoire et la scénographie baroque qui complète le tout. Elle est joyeuse, rythmée et positive comme on pouvait en entendre souvent dans les BO du moment.
Bien entendu, je regrette que la profusion de réalisateurs et de scénaristes impliqués dans ce film n'ait pas servi l'œuvre comme il se doit, avec des raccords parfois désordonnés donnant l'impression que le film est un kaléidoscope de séquences entremêlées les unes dans les autres. Il n'est pas sûr que les producteurs s'attendaient à ce que ce film, dont les coûts de production ont été bien au-delà du budget prévu (déjà très important) suite à un nombre incroyable de péripéties qui ont entravé sa réalisation, notamment les problèmes d'un Peter Sellers très difficile à "manager", ne devienne cette farce délirante, absurde (la scène finale dans le casino est incroyable !), psychédélique (c'était voulu) et qui, à un moment donné, leur a fait craindre à un échec commercial retentissant. Mais, malgré une critique assez sévère, le film rencontra son public et finalement leur rapporta pas mal d'argent.
Mais ma déception vient du support Blu-Ray dont la qualité HD est vraiment en dessous de ce qui se fait en matière de restauration numérique des images. Pour le son, je n'ose pas dire que pour réédition dite "un casino encore plus royal en haute définition", ce disque sensé être vendu en France doit se contenter d'un triste 2.0 mono. Et personnellement ce qui m'a le plus choqué, comme j'aime bien regarder les Bonus pour comprendre le genèse des films que je vois, le Making-off de 40 mn ne dispose pas de doublage en français; mais pire, même pas de sous-titrage en français. Dommage, j'ai vraiment regretté cela car les reportages semblaient très intéressants pour mieux appréhender les situations burlesques voire pathétiques qui ont entaché la réalisation du film, mais mon petit niveau d'anglais a vite limité mon niveau de compréhension. Dommage donc. Acheter la version Blu-Ray du film n'était pas vraiment une exigence, même pour le collectionneur que je suis.


Mannesmann 15033 Set d'outils air comprimé avec accessoires 33 pièces (Import Allemagne)
Mannesmann 15033 Set d'outils air comprimé avec accessoires 33 pièces (Import Allemagne)
Prix : EUR 77,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon rapport qualité prix pour ce coffret offrant un éventail intéressant d'outils pneumatiques de première nécessité, 26 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Lorsque vous changez les roues montées "pneus neige" par des roues montées " pneus été" (et vis et versa) chez un garagiste qui n'a pas fourni les pneumatiques de votre véhicule, cela peut coûter entre 15 à 20 €. De ce constat et ayant 3 voitures familiales à "changer" tous les 6 mois, j'ai commencé à réaliser l'opération moi-même. Mais il faut bien reconnaître que réaliser ce travail avec les outils de base du véhicule est assez fastidieux. C'est pour cela que j'ai commencé à m'équiper un peu, et il ne me manquait plus qu'une visseuse pneumatique dite "clé à choc".
Dans mon magasin de bricolage local, une clé à choc "très banale" est vendue seule 80 €. Un petit tour chez Amazon, et je me rends compte que pour le même prix, je peux disposer d'un coffret, dont les outils complètent parfaitement (sans faire doublon) le coffret acheté avec mon compresseur, avec de nombreuses possibilité offertes par la présence de nombreux accessoires et embouts divers. De plus, il me semble que Mannesmann a une réputation assez sérieuse, d'où, cette décision d'achat.
Concernant le traitement de la commande, le délai, la livraison et le conditionnement, tout a été parfait. Le coffret était parfaitement emballé dans un épais carton Amazon pour le dernier tronçon du transport assuré par la Poste. A l'ouverture, il y avait un second carton très épais qui avait servi au transport international. Sur le carton figurait le nom d'un grand Port Français. Je pense que le produit a été fabriqué en Chine, comme beaucoup d'autres outillages actuellement, même pour les grandes marques. Ce n'est pas facile de trouver la traçabilité de la production de ce produit dans la documentation présente, mais ce n'est pas grave par rapport à mon besoin. Enfin après ouverture, on découvre la boîte avec son troisième carton (fin) avec des illustrations du produit et diverse informations. Après retrait du carton, l'emballage plastique était en parfait état, de même que les machines et les accessoires, même si quelques embouts avaient quitté leur emplacement d'origine.
Une lecture rapide du mode d'emploi montre qu'il faut prévoir quelques minutes pour mettre en service les outils notamment pour assembler les raccords de prise d'air fournis dans la boîte, et vérifier le bon huilage des appareils le nécessitant. A noter que, assemblés avec leurs raccords, les outils ne rentrent plus dans la boîte, c'est un peu dommage.
J'ai testé en vraie grandeurs la clé à choc et elle fonctionne parfaitement bien au vissage et dévissage. Encore difficile d'imaginer la longévité de l'outil, mais le début est prometteur. La visseuse à cliquet est très pratique également avec sa gamme étendue de douilles de diverses dimensions. Et simplement pour vérifier si elles fonctionnaient, j'ai testé les deux autres machine (marteau burineur et meuleuse) et je n'ai pas détecté d'anomalie.
Je suis donc satisfait de mon achat et de son bon rapport qualité / prix.


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