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Contenu rédigé par Philippe Gervais
Classement des meilleurs critiques: 257.899
Votes utiles : 131

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Commentaires écrits par
Philippe Gervais (Montréal)
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La Catena D'Adone
La Catena D'Adone
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 18,46

13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le premier opéra romain!, 6 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Catena D'Adone (CD)
La parution de cette Catena d'Adone (la Chaîne d'Adonis), premier opéra romain, et seul ouvrage du genre que nous ait laissé Mazzocchi, est un véritable événement discographique. Écrite en un prologue et cinq actes, l''œuvre nous est parvenue sous la forme d'une belle partition imprimée, signe de son importance puisque beaucoup d'opéras de l''époque ne subsistent qu''en manuscrit. Malgré tout, cette partition, selon l''habitude du temps, demande à être complétée : en guise d''ouverture et d''intermèdes entre les actes, Nicolas Achten a donc habilement intégré des sinfonie de Kapsberger, exact contemporain de Mazzocchi. Comme dans l''Orfeo de Monteverdi, et dans un style comparable, chaque acte fait aussi entendre des chœurs, ici écrits à trois, six ou même huit voix, et pris en charge par les solistes.

Le titre de l''œuvre, qui peut sembler intriguant, est à lire au sens métaphorique : Adonis, amant de Vénus, s''égare dans une forêt enchantée et rencontre la magicienne Falsirena qui s''éprend de lui et l''enchaîne d''un lien invisible mais puissant. Étrange personnage à la vérité que cette « fausse sirène » : tenant à la fois d''Armide et de Didon (voyez sa plainte lors du départ d''Adonis : « Ah, je délire, où suis-je? Vous êtes partis, ô mes yeux' »), elle rappelle également Médée lorsqu''elle use de magie et invoque solennellement Pluton pour obtenir son aide. La fin de l''œuvre, en revanche, montre une Falsirena démasquée : punie pour avoir, en dernier recours, tenté d''usurper l''identité de Vénus, elle sera attachée à un rocher par une chaîne 'cette fois bien réelle', juste retour des choses qui laisse Adonis libre de retourner dans les bras de la déesse.

Ce livret, dont nous ne donnons ici qu''un pâle résumé, offrait à Mazzocchi plusieurs occasions de montrer sa grande maîtrise de la déclamation expressive. Plein de noblesse, son recitar cantando retient l''attention en combinant sans cesse le charme mélodique à l''audace harmonique. Modulations imprévues, retards, décalages, phrases inachevées, effets de glissandos, jeux d''échos, tout est mis en œuvre pour traduire les multiples affects qui parsèment ce poème chargé d''antithèses et d''images baroques. Voyez encore cette scène, superbe illustration du pouvoir de la parole, où Falsirena, écoutant sa suivante lui décrire Adonis, en tombe amoureuse avant même de l''avoir rencontré!

Sous prétexte que la distribution n''affiche aucun nom connu, on aurait bien tort de se priver de ce coffret. Sans être inoubliables, les chanteurs ont des voix chaleureuses et paraissent pénétrés, à tout moment, de l''émotion voulue. L''art de réaliser le continuo est certes un domaine où beaucoup de progrès ont été faits ces dernières décennies, et pourtant ce qu''on entend ici paraît aller encore plus loin en efficacité dramatique comme en subtilité, notamment grâce à l''ajout d''instruments rares tels le clavecin-luth, l''épinette ou le tiorbino (version à l'octave du théorbe). On sent chez les Scherzi Musicali la présence d'un rigoureux travail d''équipe, qui n''est pas sans rappeler l''heureuse époque où le Concerto Vocale défrichait les opéras de Cavalli, sous la direction inspirée de René Jacobs, chef, chanteur et claveciniste comme Nicolas Achten.


Concertos & Sinfonias
Concertos & Sinfonias
Prix : EUR 18,79

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une vraie découverte, 22 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos & Sinfonias (CD)
La petite maison Supraphon explore depuis quelques temps la filière baroque tchèque avec un indéniable succès. Les compositeurs proposés dans cette série (Brentner, Jacob, Reichenauer, et maintenant Jiránek), tous actifs à Prague au XVIIIe siècle, sont aujourd'hui quasi inconnus, mais valent largement le détour. Faites-en l''essai : dès les premières mesures du concerto pour basson qui ouvre ce disque, on est envoûté, et le charme ne se dément pas tout du long. Jiránek, il faut le dire, avait bénéficié d''une excellente formation à Venise, sans doute auprès de Vivaldi lui-même, dont il reprend la virtuosité, mais plus encore le lyrisme et la sensualité, qu''il colore d'une touche de style galant. Soliste et accompagnateur invité, le bassoniste Sergio Azzolini est un formidable souffleur, qui fait totalement corps avec son instrument et lui imprime mille nuances expressives, comme s''il voulait à travers chaque mouvement conter une histoire, amusante ou tragique. En plus de deux concertos pour basson, on trouvera ici un délicat concerto pour flûte et un autre pour violon, plus dramatique, de même que deux sinfonias orchestrales, sur le modèle des ouvertures d''opéras italiens. Le Collegium Marianum, ensemble baroque pragois, convaincu que cette musique se défend fort bien d''elle-même, l''aborde avec une simplicité et un naturel tout à fait charmants. Que du bonheur!


Rossini / Julia Lezhneva - Sinfonia Varsovia - Marc Minkowski
Rossini / Julia Lezhneva - Sinfonia Varsovia - Marc Minkowski
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 11,96

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ensorcelant!, 6 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rossini / Julia Lezhneva - Sinfonia Varsovia - Marc Minkowski (CD)
En 2007, la soprano russe Julia Lezhneva, alors âgée de 17 ans, stupéfie le public et le jury du concours Elena Obraztsova par une interprétation ensorcelante de la scène finale du Zelmira de Rossini (vue depuis plus de 35 000 fois sur YouTube). Aussi était-il tout naturel que la chanteuse consacre son premier récital solo à Rossini, comme l''avait fait Cecilia Bartoli il y a vingt ans. La voix de Lezhneva, agile et veloutée, possède en effet une étendue exceptionnelle qui l''amène jusqu''au registre de contralto, atout précieux dans ce répertoire. Toutefois, ce n''est pas tant l''ampleur des moyens vocaux de la chanteuse qui suscite l''admiration, que l''élégance et l''expressivité avec lesquelles elle en use. Voyez comme les ornements dont Rossini parsème sa musique paraissent ici presque improvisés, tant ils sont exécutés avec grâce. Et que de douce tristesse -de morbidezza- dans la prière de Pamyre ou la chanson du saule! Au pupitre, Marc Minkowski dirige avec son enthousiasme habituel, et tire le meilleur parti possible de la Sinfonia Varsovia, même si on eut préféré l''entendre à la tête de ses Musiciens du Louvre, qui maintenant s''aventurent souvent au-delà du XVIIIe siècle.


Vivaldi - La Stravaganza
Vivaldi - La Stravaganza
Prix : EUR 9,99

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Biondi à son meilleur, 5 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vivaldi - La Stravaganza (CD)
En 1728, l"éditeur John Walsh propose au public londonien cinq des douze concertos de La Stravaganza de Vivaldi, auxquels il ajoute un concerto de provenance inconnue (le RV 291), fort agréable bien que d''authenticité douteuse. Afin de donner un aperçu du goût anglais en matière de musique italienne, c''est ce recueil qu''a choisi d''enregistrer l''Europa Galante. On aurait certes aimé entendre l''orchestre dans l''intégralité de La Stravaganza, mais force est d''admettre que les concertos choisis ici comptent parmi les plus beaux, sinon les plus virtuoses. Ils présentent en outre une relative unité stylistique, dans la mesure où la plupart favorisent le jeu d''ensemble en faisant appel à un second violon soliste. Désormais libres de certains maniérismes qui ont pu agacer jadis, Fabio Biondi et ses musiciens signent ici un de leur plus beau disque, où justement le travail d''équipe fait merveille. Au jeu des comparaisons, Rachel Podger et l''Arte dei Suonatori, pourtant virtuoses à souhait, doivent s''incliner devant la souplesse et les couleurs des archets italiens. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Biondi n'emprunte pas forcément des tempi plus rapides que ceux de Podger, mais il sait mieux capter l'attention et bénéficie d'une meilleure prise de son. Les sceptiques pourront se rendre sur le site d''EMI Virgin, où un court métrage habilement conçu montre l''Europa Galante en répétition pour ce projet, que commente Fabio Biondi dans un excellent français.


Variations goldberg
Variations goldberg
Proposé par Englishpostbox
Prix : EUR 14,78

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ambitieux et abouti, 3 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Variations goldberg (CD)
Bien que les Goldberg aient déjà fait l''objet d'une cinquantaine d''enregistrements, Andreas Staier parvient à nous faire découvrir l''œuvre sous un jour nouveau, en usant d''un clavecin aux registres multiples, parmi lesquels figurent entre autres, en plus des jeux habituels, un jeu de luth, un fragile jeu de nasard et un jeu de seize pieds (qui sonne à l''octave inférieur). D''aucuns auront tôt fait de railler les prétentions du grand instrument, ou craindront de retrouver là un des ces Léviathans aphones et bringuebalants dont se servait jadis Wanda Landowska. Préjugés légitimes, mais qui sont balayés à l''écoute : ce clavecin sonne magnifiquement sous toutes ses couleurs, que Staier manie sans en abuser (le seize pieds, par exemple, ne sert qu''à trois occasions) et avec un indéniable à propos. Tantôt, en effet, les registrations accentuent habilement les effets de contrastes ou le dialogue des voix, tantôt au contraire elles éclairent la structure de l''œuvre en créant des parallèles entre variations apparentées. Copie fidèle d''un original allemand construit par le facteur Haas en 1734, l''instrument, d''un modèle peu courant, se trouve ainsi parfaitement en phase avec les ambitieuses Goldberg, elles aussi de conception tout à fait hors normes. Une version passionnante, sensible et virtuose, avec laquelle il faudra désormais compter.


Geminiani: Sonates pour violoncelle avec la basse continue
Geminiani: Sonates pour violoncelle avec la basse continue
Prix : EUR 8,69

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle version bienvenue, 15 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Geminiani: Sonates pour violoncelle avec la basse continue (Téléchargement MP3)
Des six sonates pour violoncelle et basse continue de Geminiani, il existe déjà de nombreuses versions discographiques, dont celle d''Anthony Pleeth (l'Oiseau-Lyre) et de Gaetano Nasillo (Symphonia), mais le présent enregistrement possède néanmoins quelques atouts significatifs qui lui permettent de se démarquer. D''emblée, on se réjouit de l''emploi d'un continuo riche et varié, certaines sonates étant accompagnées du théorbe de Luca Pianca (merveilleusement chantant!), tandis que d''autres bénéficient du soutien d'un clavecin italien, d''un second violoncelle et d''une contrebasse. Le disque s''enrichit aussi d''oeuvres moins connues de Geminiani, dont une pièce de clavecin, tendre et rêveuse, et une sonate pour violon exécutée à l''octave inférieure sur un ténor de violon, instrument rarement entendu en soliste. Tout du long, le jeu incisif et articulé de Bruno Cocset rend l''écoute captivante : servi par une excellente prise de son, le violoncelliste retrouve l''esprit du disque époustouflant qu''il avait consacré chez le même éditeur au méconnu Jean Barrière.


Sacrificium
Sacrificium
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 32,91

34 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Captivante Cecilia, 19 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sacrificium (CD)
Malgré les anthologies remarquables des Vivica Genaux, Andreas Scholl et Philippe Jaroussky, respectivement consacrées à Farinelli, Senesino et Carestini, le répertoire virtuose écrit au siècle des Lumières pour les castrats demeure largement méconnu. En témoigne le présent coffret, où Cecilia Bartoli propose une dizaine d''inédits du plus grand intérêt, puisant dans ce qui fut le répertoire des élèves de Porpora (notamment Caffarelli, Farinelli et Porporino). On s''en doute, la virtuosité la plus folle est ici au rendez-vous, et la diva avoue n''avoir jamais chanté rien de si difficile (jusqu''à trente mesures de coloratures dans le sensationnel Cadro, ma qual si mira du napolitain Araia ). Débordante de vie et de fureur, cette musique, loin d''ennuyer ou de fatiguer, transporte et captive l''auditeur, qui retient son souffle quand Cecilia Bartoli déploie le sien, d''une longueur exceptionnelle. Même dans les arias plus décoratives, comme l''Usignolo sventurato de Porpora, les interprètes savent toujours maintenir la tension et relancer le discours, sans pour autant recourir à des effets faciles. Les airs de tendresse ou d''affliction séduisent encore davantage s''il est possible, Cecilia Bartoli n''hésitant pas à les chanter piano de bout en bout, admirablement soutenue par un orchestre attentif aux moindres détails. En complément, Decca offre un dictionnaire illustré des castrats et un second disque où figurent trois airs déjà connus, dont le Son qual nave de Broschi (rendu célèbre par le film Farinelli, il castrato), que Bartoli enrichit d''une reprise ornée très imaginative. Une réserve, tout de même, pour la présentation : intituler pompeusement cette anthologie Sacrificium, plusieurs images d''outils de castration à l''appui, semble relever davantage d''une stratégie de marketing sensationnaliste que du désir de rendre hommage aux garçons qui furent victimes de cette pratique révolue.


Rameau - Zoroastre / Les Talens Lyriques, Rousset (Drottningholm Festival 2005)
Rameau - Zoroastre / Les Talens Lyriques, Rousset (Drottningholm Festival 2005)
DVD ~ Christophe Rousset
Prix : EUR 33,65

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un théâtre baroque sous-utilisé, 8 juillet 2009
Rameau au petit théâtre baroque de Drottningholm, celui-là même où Bergman a filmé sa Flûte enchantée, voilà qui semblait prometteur! De fait, la magie des lieux opère, grâce à de splendides effets d'éclairage ; mais pourquoi ne pas avoir utilisé davantage la machinerie, et avoir renoncé aux toiles de fond, indispensables pour compléter les vues en perspective que suggèrent les décors latéraux? En l'absence de ces éléments, la scène semble bien vide, d'autant qu'elle est souvent filmée de haut. Très discutable, également, la pantomime frénétique des danseurs, à moins qu'on ne partage l'avis du chorégraphe, pour qui "Zoroastre, quelque part, c'est du rock"... Dans la fosse, Christophe Rousset dirige un orchestre affûté, mais pas tout à fait assez fourni pour s'imposer aux moments les plus dramatiques. William Christie, qui a enregistré l'oeuvre pour Erato, obtenait un bien meilleur équilibre entre les voix et les instruments. Restent donc les chanteurs, heureusement convaincants pour la plupart, à deux exceptions près : grand prêtre faux et criard, Gérard Théruel découragera les plus indulgents, tandis qu'Evgueny Alexiev campe un sorcier tout en rudesse, qui donne parfois l'impression de ne pas bien saisir le sens des vers qu'il débite à la hache. Bref, on l'aura compris, ce Zoroastre nous a déçu ; quelques beaux moments, une captation léchée et un documentaire intéressant suffiront sans doute à contenter les plus curieux, mais on a connu de bien meilleurs Rameau en dvd, notamment Platée et les Boréades.


René Jacobs by himself ... 1977-2007, Un bout de chemin ensemble [Includes DVD]
René Jacobs by himself ... 1977-2007, Un bout de chemin ensemble [Includes DVD]
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 20,85

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La science et le sourire, 8 juillet 2009
A n'en pas douter, tout amateur de musique ancienne sera vivement intéressé par le documentaire qu'on nous présente ici en hommage à René Jacobs. On y fait la rencontre d'un véritable humaniste, aux talents multiples, dont l'intelligence musicale et le savoir érudit sont toujours au service de l'émotion et du plaisir. Sourire narquois et air modeste, Jacobs nous conduit d'abord à Gand, où il a découvert le chant, pour nous proposer ensuite de le suivre en répétition à travers l'Europe des festivals et des concerts baroques. Si quelques-unes des mises en scène auxquelles il a participé paraissent douteuses, on n'en admire pas moins l'originalité du travail de recherche accompli, et l'on brûle d'aller nous aussi à Freibourg, à Innsbruck ou à Berlin, d'autant plus que les extraits musicaux, bien courts, nous laissent sur notre appétit. Heureusement, le film s'accompagne de deux disques, qui offrent une anthologie du travail qu'effectue Jacobs depuis trente ans chez Harmonia Mundi, de ses débuts comme chanteur (bouleversant répons de Charpentier!) jusqu'à ses plus récentes productions en tant que chef. Choisis par Jacobs lui-même, les extraits sont convaincants pour la plupart, et donnent aussi à entendre plusieurs des jeunes interprètes qu'il a contribué à former.


Haendel - Rodrigo / Wesseling, Bayo, Rostorf-Zamir, Gillet, Cencic, van Rensburg, Al Ayre Espanol, Lopez Banzo
Haendel - Rodrigo / Wesseling, Bayo, Rostorf-Zamir, Gillet, Cencic, van Rensburg, Al Ayre Espanol, Lopez Banzo
Prix : EUR 21,90

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rodrigo revit!, 8 juillet 2009
Rodrigo est le premier opéra qu'écrivit Handel lors de son séjour de formation en Italie, et on y retrouve la fougue et la fraîcheur qui caractérisent les plus belles oeuvres de cette période, comme le Dixit dominus et la Résurrection. Les airs de Rodrigo sont généralement courts, mais toujours finement caractérisés et souvent virtuoses. C'est toute la palette des affects baroques dont s'empare ici le jeune Handel, avec une assurance qu'auraient pu lui envier bien des compositeurs italiens. L'oeuvre avait déjà été enregistrée par Alan Curtis en 1999, mais la présente version s'avère infiniment supérieure. Eduardo Lopez Banzo dirige un orchestre sensationnel, dont la vigueur et la précision ne sont pas sans rappeler les Musiciens du Louvre, qui servaient jadis si bien ce répertoire. Sous la baguette du chef espagnol, même les récitatifs prennent vie et n'ennuient jamais, soutenus par un magnifique clavecin de facture italienne. Exception faite du chant un peu maniéré de Maria Bayo, la distribution est plus que satisfaisante. Si le Rodrigo de Maria Riccarda Wesseling séduit dès le premier air, on aura tôt fait d'apprécier aussi l'agilité d'Anne-Catherine Gillet, le timbre androgyne de Max Emanuel Cencic et la bravoure du ténor Kobie van Rensburg, très sollicité ici. Un incontournable pour tout handélien!


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