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Contenu rédigé par Stéphane Carpe...
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Commentaires écrits par
Stéphane Carpentier "Kauz" (France)

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Queen - Live At The Rainbow '74 [Blu-ray]
Queen - Live At The Rainbow '74 [Blu-ray]
DVD ~ Queen
Prix : EUR 16,99

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Incontournable, 7 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Queen - Live At The Rainbow '74 [Blu-ray] (Blu-ray)
Les DVD / Blu-ray "officiels" de Queen présentaient jusqu'ici des concerts filmés et enregistrés dans les années 80 ["Live At The Bowl", "Queen Rocks Montréal", "Live At Wembley Stadium" et récemment "Live in Budapest". Les 4 musiciens de Queen étaient déjà des stars mondiales, les concerts furent enregistrés dans des stades ou en plein air et le répertoire joué dans ces spectacles était souvent similaire [voire quasiment identique si l'on prend les concerts à Wembley et à Budapest].
Voici un produit qui nous plonge dans un spectacle qui montre Queen plutôt au début de leur carrière, en novembre 1974, promouvant leur troisième album studio "Sheer Heart Attack" qui contenait leur premier véritable tube "Killer Queen". Le film du concert a été restauré, réédité et remastérisé afin de pouvoir le présenter dans la meilleure qualité possible sur DVD et Blu-ray.
Voici Queen sur la scène d'un petit théâtre au nord de Londres avec pour bagage leurs trois premiers albums ["Queen", "Queen II" et "Sheer Heart Attack"]. Le concert démarre avec une chanson qui sera encore jouée dans les derniers concerts du groupe en 86: "Now I'm Here". Le rythme est moins rapide, plus proche de la version studio et la voix de Freddie Mercury est en grande forme, [logiquement] moins fatiguée que dans certains spectacles des années 80 où elle commençait certainement à pâtir du rythme effréné des tournées. Le programme du spectacle comporte une bonne vingtaine de titres incluant quelques "medleys" et plusieurs chansons qui vont disparaître de leur répertoire [Flick Of THe Wrist, Son And Daughter, Bring Back That Leroy Brown, Modern Times Rock 'n' Roll, The March Of The Black Queen]. Les allocutions introduisant les chansons sont relativement longues par rapport aux spectacles ultérieurs et à part Freddie Mercury et Brian May, on entend également Roger Taylor présenter des titres. Freddie Mercury profite pleinement de l'effet surprise que provoque le titre "Bring Back That Leroy Brown" auprès du public qui effectivement "ne s'attendait pas à cela" de leur part! La version de "In The Lap Of The Gods ... Revisited" est absolument splendide - ce titre reviendra dans le répertoire du groupe lors du "Magic-Tour" en 1986, ici on reste proche de la version studio - avec quelques variations dans la mélodie qui rendent cette version unique. D'autres moments forts de ce spectacle sont certainement "From Father To Sun" et "White Queen" - deux titres du très bel album "Queen II". Deux reprises agrémentent le programme de ce concert au "Rainbow": "Big Spender" et "Jailhouse Rock" - des chansons que le groupe continuera à jouer en concert. A la fin du concert, on entend déjà la version de "God Save The Queen" qui va clôturer leur premier chef d’œuvre "A Night At The Opera" un an plus tard.
Ce produit propose en bonus un extrait d'un concert enregistré dans le même lieu mais en mars1974 lors de la tournée "Queen II". Il s'agit d'une partie d'un film d'environ 45 minutes qui semble être perdu. "Queen Productions" font d'ailleurs appel aux acheteurs afin d'obtenir éventuellement des informations sur le sort de cet enregistrement perdu.
Il est évident que "Queen Live At The Rainbow '74" est un must pour les fans de Queen, mais ce produit apporte véritablement quelque chose de nouveau puisqu'il présente le groupe au début de sa carrière avec un répertoire vraiment très différent par rapport aux concerts disponibles jusqu'ici. On voit un groupe sûr de son talent livrant un spectacle déjà impressionnant mettant en scène 4 musiciens parmi les plus grands du Rock.

QUEEN - Live At The Rainbow November '74 [SD-Blu-ray, Video 1080i 16:9 [4:3 Pillarbox], LPCM Stereo & DTS HD Master], durée: 90 minutes env.
Procession - Now I'm Here - Ogre Battle - Father To Son - White Queen (As it began) - Flick Of The Wrist - In The Lap Of The Gods - Killer Queen - The March Of The Black Queen - Bring Back That Leroy Brown - Son And Daughter - Guitar Solo - Son And Daughter [Reprise] - Keep Yourself Alive - Drum Solo - Keep Yourself Alive [Reprise] - Seven Seas Of Rhye - Stone Cold Crazy - Liar - In The Lap Of The Gods...Revisited - Big Spender - Modern Times Rock 'n' Roll - Jailhouse Rock - God Save The Queen.
Bonus [Live At The Rainbow March '74]: Son And Daughter - Guitar Solo - Son And Daughter [reprise] - Modern Times Rock 'n' Roll


Live in Concert 1976
Live in Concert 1976
Proposé par collectorsheaven
Prix : EUR 10,49

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon concert mais pas inédit, 28 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Concert 1976 (CD)
Comme les concerts de Linda Ronstadt disponibles en CD ou DVD sont extrêmement rares [et que les quelques titres existants sont d’une qualité sonore [et visuelle] souvent médiocre], les fans de la chanteuse américaine sont toujours à l’affût de nouveautés dans ce domaine.
Ce « Live In Germany 1976 » sorti officiellement fin mai 2013 sous le label « Immortal » est en quelque sorte une « fausse alerte » puisque ce disque Audio [également disponible en DVD Live in Concert 1976] ne présente pas un concert inédit de Linda Ronstadt. Il s’agit en fait d’un enregistrement effectué par la télévision publique ouest-allemande pour son émission « Rockpalast ». Un grand nombre des enregistrements pour cette émission – présentant des groupes et chanteurs internationaux et allemands – sont sortis en DVD, ce spectacle de Ronstadt en fait partie.
Il s’agit d’un concert donné le 16 novembre 1976 à Offenbach [à quelques kilomètres seulement de Francfort]. Après la Seconde Guerre Mondiale, cette région [« Rhein-Main »] accueillit de nombreuses installations de l’armée américaine, notamment la base « Rhein-Main Air Base » qui a occupé toute la partie sud de l’aéroport de Francfort. [Elle a été fermée en 2005]. Dans son allocution introduisant le titre « Lo Siento Mi Vida », Ronstadt fait référence à la présence de nombreux soldats américains dans son public à Offenbach.
19 chansons composent le programme de cet enregistrement. 1976 étant l’année de la sortie de Hasten Down The Wind, 8 titres de cet album sont chantés et joués par Linda et ses 6 musiciens parmi lesquels on trouve notamment Waddy Wachtel [guitare], Andrew Gold [claviers, guitare & basse] et Kenny Edwards [guitare, basse, harmonica & banjo]. Ce dernier avait fait partie des « Stone Poneys ». Les autres titres présentés lors de ce concert viennent des albums solo de la chanteuse publiés à partir de 1973 [Don't Cry Now [1973], Heart Like a Wheel [1974] et Prisoner In Disguise [1975].
Dès le premier titre « Lose Again », on s’aperçoit que Linda est en grande forme, le concert entier est une véritable démonstration de son talent et du savoir-faire de ses musiciens. Le dernier quart du spectacle est très « rock » notamment grâce aux interprétations musclées de « You’re No Good » et de « Heat Wave », avant que les choses ne se calment en toute fin du concert sur les titres « Heart Like A Wheel » et « Desperado », la superbe ballade des Eagles.
Il est entendu que la qualité sonore de ce disque n’a strictement rien à voir avec ce à quoi on est habitué de nos jours. Elle me paraît toutefois meilleure que sur Live In Hollywood, 1980, sorti en 2012.
Vu la qualité de la prestation de Linda Ronstadt et de ses musiciens ainsi que le son globalement correct de ces enregistrements, on peut considérer ce « Live In Germany 1976 » comme un concert incontournable pour les fans de la chanteuse américaine [qui ne l'auraient pas encore!] n'ayant justement pas grand-chose à se mettre sous la dent côté prestations scéniques de leur idole. Les versions des chansons proposées durant ce concert sont très convaincantes, certains titres se bonifient grâce à l’engagement et la bonne forme de tous les artistes présents sur scène. Ceux qui souhaitent en revanche simplement acquérir quelques titres de la chanteuse américaine et qui voient dans ce produit une compilation intéressante de son répertoire dans les années 70, seront sans doute mieux lotis avec les enregistrements studio proposant une qualité sonore plus compatible avec les exigences actuelles.

CD Audio "Linda Ronstadt live in Germany 1976"
enregistré le 16 novembre 1976 à la Stadthalle Offenbach en R.F.A.
19 titres, durée: 72'30''
pas de livret, pochette "triptyque" avec un commentaire de William Hogeland

Titres interprétés: Lose Again - That'll Be The Day - Love Has No Pride - Silver Threads and Golden Needles - Willin' - It Doesn't Matter Anymore - When Will I Be Loved - Crazy - The Tattler - Lo Siento Mi Vida - Love Is A Rose - Hasten Down The Wind - Tracks Of My Tears - Down So Low - Someone To Lay Down Beside Me - You're No Good - Heat Wave - Heart Like A Wheel - Desperado.

Musiciens: Michael Botts [batterie, percussions], Dan Dugmore [guitare], Kenny Edwards [basse, guitare, harmonica, banjo, mandoline, chant], Andrew Gold [claviers, guitare, basse, chant], Waddy Wachtel [guitare, chant], Brock Walsh [claviers]


Les Enquêtes de Murdoch - Intégrale saison 5 [Blu-ray]
Les Enquêtes de Murdoch - Intégrale saison 5 [Blu-ray]
DVD ~ Yannick Bisson
Proposé par DIRECT_DVD_EU
Prix : EUR 30,99

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellents épisodes, 29 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Enquêtes de Murdoch - Intégrale saison 5 [Blu-ray] (Blu-ray)
La cinquième saison de cette série canadienne ["Murdoch Mysteries"] mettant en scène le très distingué inspecteur William Murdoch, à la fois scientifique et enquêteur de la police de Toronto, correspond aux attentes que les 4 excellentes saisons précédentes ont pu susciter. Ce coffret Blu-Ray réunit tous les 13 épisodes sur 4 disques [1 BD 50 et 3 BD 25]. Tout compte fait, l'édition Blu-Ray est même un peu moins chère que les deux coffrets sur lesquels les épisodes sont repartis dans la version DVD [si vous ne tenez pas absolument à l'épisode inaugural de la série britannique "Profession Négociateur" proposé en bonus uniquement sur le deuxième coffret de l'édition DVD - l'édition Blu-Ray contient en revanche quelques bonus inédits [en résolution standard] comme des "making of" de certains épisodes, quelques entretiens avec les acteurs ou encore un documentaire intitulé "Les Costumes" que nous ne trouvons pas sur DVD.]
L'inspecteur William Murdoch [Yannick Bisson] va retrouver ses compères du commissariat de Toronto après avoir tenté l'aventure en tant que chercheur d'or à l'Ouest. Son patron Brackenreid [Thomas Craig] fait le nécessaire afin que son meilleur enquêteur - mis en cause après avoir permis à une criminelle de s'échapper - puisse réintégrer l'équipe à laquelle appartiennent toujours George Crabtree [Jonny Harris] et le docteur Julia Ogden [Helene Joy] qui retrouvera à ses côtés la jeune doctoresse Emily Grace [Georgina Reilly].
Les épisodes reprennent le schéma des saisons précédentes, les affaires à résoudre font appel à l'intelligence et à l'ingéniosité extraordinaires du personnage principal. Les épisodes ménagent un grand suspense, car en dehors de l'identité du meurtrier, il s'agit également de savoir comment le crime à été commis. William Murdoch se frotte à des criminels habiles et inventifs. En toute fin du 19ième siécle, l'inspecteur doit - afin de démasquer le coupable - s'appuyer sur les dernières avancées techniques, médicales ou idéelles ce qui le conduit à entrer en contact avec certains grands esprits de son époque.
La série "Les Enquêtes de Murdoch" représente vraiment un divertissement de grande qualité, et cette cinquième saison est un très bon cru. L'édition Blu-Ray propose - comme les DVD - la version originale [en langue anglaise] avec des sous-titres français en option ou la version française qui est également très réussie. La qualité de ce produit est impeccable, l'image et le son donnent entière satisfaction.
Une sixième saison de "Murdoch Mysteries" a été diffusée au Canada cette année, une septième est en préparation.

Les Enquêtes de Murdoch - L'intégrale de la saison 5
4 disques Blu-Ray [1 BD 50 + 3 BD 25]
13 épisodes - V.O. et V.F. dts 2.0 / sous-titres français optionnels
1. Le silence est d'or [Murdoch Of The Klondike]
2. La balle magique [Back And To The Left]
3. La malédiction de la reine Ma'at [The Eye Of Egypt]
4. Menace terroriste [War on terror]
5. Meurtre à l'opéra [Murdoch At The Opera]
6. La voiture de demain [Who Killed The Electric Carriage?]
7.& 8. Plongée dans les bas-fonds [Partie - Stroll On The Wild Side]
9. Le salon des inventions [Invention Convention]
10. Voyage dans l'au-delà [Staircase To Heaven]
11. Jeu de piste [Murdoch In Toyland]
12. Coup de crosse à Toronto [Murdoch Night In Canada]
13. La machine à explorer le temps [Twentieth Century Murdoch]

Bonus [tous sur le BD 50]: [résolution standard, sous-titres français]
- Making of des épisodes: Le silence est d'or, Meurtre à l'opéra & La voiture de demain
- Interviews
- documentaire "Les costumes"


Sanfter Rebell (1982) / Vinyl record [Vinyl-LP]
Sanfter Rebell (1982) / Vinyl record [Vinyl-LP]

4.0 étoiles sur 5 Album original du début des années 80, 4 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sanfter Rebell (1982) / Vinyl record [Vinyl-LP] (Album vinyle)
Après un premier essai dans les années 70 aux retentissements peu prometteurs, le chanteur, auteur et compositeur Stefan Waggershausen trouve le chemin du succès dès le début des années 80, notamment avec son tube "Hallo Engel" et un album homonyme. Il profite certainement un peu de la NDW [« Neue Deutsche Welle »], une « vague » de chanteurs et groupes germanophones aux accents "New Wave" dont certains connaissent un succès fulgurant, mais (pour beaucoup) aussi éphémère que soudain. Waggershausen s’inspire davantage du blues et du rock, et sa formation en langues latines favorise sûrement la création d’un univers assez particulier dans ses textes où il est souvent question de séduction et de relations compliquées tournant au calvaire. S’appuyant sur son physique avantageux, sa voix suave et son talent réel pour des mélodies et des formules accrocheuses, Waggershausen saura par la suite amplifier l’impact de ses chansons en convaincant certaines beautés – de préférence originaires de pays méditerranéens – de pousser la chansonnette avec lui : L’Italienne Alice Visconti, l’Israélienne Ofra Haza et la Belge [francophone] Victor Lazlo ne manqueront pas à l’appel et jusqu’au début des années 90, Waggershausen place très régulièrement ses albums et ses titres dans les hit-parades.
D’un point de vue artistique, l’album « Sanfter Rebell », sorti en 1982, me semble marquer un temps fort dans la carrière de ce chanteur. Certes, il n’y est pas encore question de duo photo- ou télégénique, mais on y trouve bien les thèmes favoris de Waggershausen : la séduction [« Café Royal », « Huji-Kuji »], les relations torturantes [« Bäng Bäng »], la mélancholie [« Pille gegen Mélancholie », « Der Sandmann mag mich nicht »] et les accents latins [« Señor Benatti », « Côte d’Azur »]. Le démarrage de l’album est très réussi avec cette vengeance longue de 6 minutes intitulée "Bäng Bäng". Des guitares hurlantes et des choeurs apocalyptiques de Berlin-Kreuzberg conjurent la fin soudaine et violente d’une personne apparemment désagréable. Dans « Café Royal », un séducteur aux talents limités cherche à sortir avec une fille rencontrée par hasard dans un café. C’est elle qui prendra très vite les choses en main en traînant notre séducteur à travers tout le territoire de Berlin-Ouest [à l’époque], ne lui épargnant ni des films à durée indéterminée avec Steve McQueen ni la barbe d’une soirée « disco » avec multiplication de « Travoltas » sur la piste de danse et encore moins des baignades matinales dans un lac … Bref, la virée vire à l’épreuve physique à laquelle notre « Bogart des pauvres » ne résiste pas.
Au total 50 minutes de musique et 12 chansons [on a rajouté le tube « Hallo Engel » - une version identique à celle ayant figuré sur l’album homonyme Hallo Engel sorti deux ans plus tôt] - fournissaient pas mal de matériel pour les tournées lors desquelles Waggershausen labourait les terres germanophones avec son groupe « Lucifer's Brigade » composé d’excellents musiciens [notamment Udo Arndt et Paul Vincent à la guitare]. On entend ces mêmes musiciens sur « Sanfter Rebell », même si les versions de certaines chansons [« Sterne fallen », « Café Royal », « Côte d’Azur »] proposées sur l’album sont un peu moins rythmées et fringantes qu’en concert. [le très bon live Mitten ins Herz (live, 1984) en témoigne, mais aujourd’hui, ce double est difficile à trouver].
« Sanfter Rebell » est un album assez original du début des années 80 proposant de bonnes chansons aux textes qui n’ont pas changé le monde mais dont certains sont assez amusants. Il est dommage qu’aujourd’hui, cet album soit si difficile à trouver. Peut-on espérer qu’un jour une réédition [peut-être même « remastérisée » ?] de ce disque nous sera proposée ? On peut toujours espérer – me direz-vous …


Cpte Studio Albums 1972-1979
Cpte Studio Albums 1972-1979
Prix : EUR 30,00

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Offre intéressante, 15 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cpte Studio Albums 1972-1979 (CD)
Certes, les compilations des Eagles sont légion, les "Greatest Hits" 1 et 2, ou les deux ensemble, incluant ou non quelques titres de leurs retrouvailles à partir des années 90 ont inondé le marché [et ont fini par ne plus trouver leur public]. Ce coffret sorti fin mars 2013 mérite tout de même qu'on s'y intéresse puisqu'il propose tous les albums studio du groupe californien de leurs débuts en 1972 jusqu'à leur dernière œuvre en 1979 avant la fin (officieuse et provisoire) en été 1980. On ne manque donc aucun tube important des Eagles et on s'apercevra en plus que sur les albums, "se cachent" d'autres chansons fort intéressantes qui ont souvent été laissées de côté sur les compilations.
Le premier album des Californiens, simplement nommé "Eagles", inclut les tubes "Take It Easy", "Peaceful Easy Feeling" et "Witchy Woman", on découvre également la ballade "Most Of Us Are Sad" écrite par Glenn Frey. Le deuxième album "Desperado" [1973] fut déjà un chef d’œuvre qui mérite d'être écouté en entier, toutes les chansons sont remarquables, les plus connues étant bien-sûr la chanson titre [reprise par un grand nombre d'autres artistes], "Tequila Sunrise" et "Doolin-Dalton". A partir de "On The Border" [1974] ce fut le producteur Bill Szymczyk qui prit les choses en main [il restera à son poste jusque "The Long Run" en 1979]. Les tubes "Already Gone" "The Best Of My Love" sont les titres les plus connus de ce disque, mais on remarquera également l'extraordinaire "You Never Cry Like A Lover" [une composition de Don Henley & John David Souther] et évidemment cette incroyable interprétation de la chanson "Ol'55" écrite par Tom Waits. L'album "One Of These Nights" [1975] est le deuxième chef d’œuvre inclus dans ce coffret; la chanson-titre, "Lyin' Eyes", "Take It To The Limit" et "After The Thrill Is Gone" ont souvent été proposés par les différentes compilations, mais il y a aussi l'extraordinaire "Hollywood Waltz" et le très beau "Journey Of The Sorcerer", un titre instrumental, ayant à partir de 1978 servi de thème pour la série "The Hitchhiker's Guide To Galaxy" diffusée à la radio et à la télévision [et produite] par la BBC.
Après le départ de Bernie Leadon, les Eagles accueillirent Joe Walsh au sein du groupe et fabriquèrent l'album de tous les records: "Hotel California". Le dernier disque du coffret "The Long Run" ne peut pas rivaliser avec ses prédécesseurs, le groupe avait vu partir Randy Meisner qui fut remplacé par Timothy B. Schmit. L'album s'est certes très bien vendu et les titres "Heartache Tonight", "I Can't Tell You Why" et "The Long Run" figurent parmi les tubes du groupe, mais la baisse de régime des rockers californiens est évidente - malgré un certain durcissement de leur musique. On remarquera toutefois le très joli "The Sad Café" , véritable chant de cygne du groupe [dernier titre de l'album]. Sur l'album "The Long Run", les voix de Jimmy Buffett et Bob Seger s'ajoutèrent à celles des Eagles. En 1980, sortit encore un double album intitulé "Eagles Live" incluant des enregistrements de 1976 et de 1980 qui laissèrent cependant de côté une partie importante du répertoire du groupe. Cet album "live" ne figure pas dans ce coffret.
Ce produit est donc d'une bonne occasion de se procurer la partie la plus importante du catalogue des Eagles à un prix très correct. Les 6 disques du coffret se trouvent dans des pochettes cartonnées. Il faut évidemment se passer de toute information relative aux albums; dans certains cas, on ne nous communique même pas les auteurs des chansons. On cherchera également les textes en vain, mais ce fut déjà le cas dans les éditions précédentes des albums [à l'exception de "Hotel California"].
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 18, 2013 11:31 AM MEST


After the Day - the Radio Broadcasts 1974-1976
After the Day - the Radio Broadcasts 1974-1976
Prix : EUR 14,88

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des enregistrements inédits, 7 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : After the Day - the Radio Broadcasts 1974-1976 (CD)
Sorti en 2008, ce double album rassemble sur deux CD des enregistrements que le groupe anglais Barclay James Harvest effectua entre 1974 et 1976 pour la BBC – soit dans le cadre de concerts, soit dans un studio de la radio publique britannique. Le programme de ces 124 minutes de musique s’articule majoritairement autour de l’album Everyone Is Everybody Else [11 sur 21 titres]. Sorti en juin 1974, ce disque marqua un changement majeur dans la carrière du groupe : En signant avec la maison de disque « Polydor » et en coopérant avec le producteur Rodger Bain, Barclay James Harvest fabriquèrent un disque aux sonorités plus « rudes » et plus dépouillées puisque l’orchestre symphonique qu’on avait entendu sur les 4 premières productions du groupe, disparut.
Le premier CD de ce double album reproduit un concert de Barclay James Harvest au « Golders Green Hippodrome » à Londres – un lieu que la BBC avait acquis afin d’y enregistrer des programmes musicaux pour la radio et la télévision. Cette performance du 19 juin 1974 ne fut cependant jamais diffusée dans son intégralité. Des extraits de ce concert [7 des 9 titres] furent publiés en 1990 dans le cadre d’une série de CD [« Super Golden Radio Shows » – le N° 05 fut consacré à ce concert londonien de BJH]. Le premier CD de « After The Day » restitue donc l’événement dans son intégralité. Les versions des 9 chansons jouées à cette occasion sont assez proches de celles connues de l'album Live (1974) / Vinyl record [Vinyl-LP], on remarquera cependant la petite allocution assez inhabituelle de Wooly Wolstenholme en guise d’introduction au titre « The Great 1974 Mining Disaster », quelques mots empreints d’un humour quelque peu grinçant.
Le second CD de ce double album nous propose des enregistrements uniquement diffusés à la radio ou à la télévision. 5 titres de Everyone Is Everybody Else ont été réenregistrés au mois d’août 1974 dans un studio de la BBC. Ces versions de « For No One » « Paper Wings », « The Great 1974 Mining Disaster », « Negative Earth » et de « Crazy City » notamment sont effectivement assez différentes de celles de l’album. On découvre ensuite 2 morceaux de l’album Time Honoured Ghosts que Barclay James Harvest ont joués en direct dans un studio de la télévision à Manchester, il s’agit là – à ma connaissance – de la seule version « live » du titre « Sweet Jesus » disponible à ce jour ! [Une version « live de « Hymn For The Children » a été rajoutée au programme de la version remastérisée de « Live Tapes » sorti en 2006]. Le programme de « After The Day – The Radio Broadcasts 1974-1976 » s’achève sur 4 titres enregistrés par Polydor lors d’un concert de Barclay James Harvest à Liverpool. Ces enregistrements étaient destinés aux stations de radio en Europe et aux Etats-Unis afin de promouvoir BJH. Au Royaume-Uni, ces 4 enregistrements n’auraient jamais été diffusés. « Crazy City » [proposé pour la troisième fois sur cette compilation] bénéficie d’une introduction [instrumentale] totalement inédite de Woolly Wolstenholme ! « Polk Street Rag », « Rock ‘n’ Roll Star » et « Suicide » sont trois titres du remarquable album Octoberon sorti en octobre 1976. Les versions proposées ici sont assez proches de celles connues de Live Tapes.
"After The Day" représente une belle compilation d'enregistrements que Barclay James Harvest ont réalisés à des moments clés de leur carrière où ils ont "semé les graines" de leurs futurs succès - comme le dit John Lees dans le livret du disque. Ces 15 pages rédigées par Mark Powell nous proposent des informations précises et intéressantes sur la carrière du groupe, notamment entre 1974 et 1976. "After The Day" s'adresse certainement surtout aux fans et aux amis de Barclay James Harvest qui peuvent découvrir quelques prestations inédites de ce groupe remarquable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 17, 2014 5:34 PM MEST


Classic Album Selection : Five Albums 1975-1978 (Coffret 6 CD)
Classic Album Selection : Five Albums 1975-1978 (Coffret 6 CD)
Prix : EUR 28,00

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une excellente affaire, 30 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Classic Album Selection : Five Albums 1975-1978 (Coffret 6 CD) (CD)
Ce coffret réunit 4 albums studio et un double enregistré en concert, la discographie complète de 10cc entre 1975 et 1979. L’offre est extrêmement alléchante étant donné que ce coffret propose les disques les plus importants du groupe britannique avant et juste après le départ de Lol Creme et Kevin Godley en 1976. Eric Stewart et Graham Gouldman ont su réaliser deux albums remarqués après cette scission avant que, à partir de Look Hear [1980], le déclin commercial du groupe ne s’amorce.
Le premier disque de ce coffret est le remarquable « The Original Soundtrack » [1975], une sorte de « Night At The Opera » à la 10cc proposant d’excellents titres, de l’épique « Une Nuit A Paris » jusqu’au formidable « The Film Of My Love » qui clôturait la version originale de l’album. La version proposée dans ce coffret contient deux titres supplémentaires. « The Original Soundtrack » inclut notamment le plus grand tube de 10cc « I’m Not In Love », le très énergique « The Second Sitting For The Last Supper » et le 45 tours (à l’époque) « Life Is A Minestrone ».
En 1976, 10cc revint avec « How Dare You ? », excellent disque contenant le superbe titre « I’m Mandy Fly Me », « Art’s For Art’s Sake » et le remarquable « Don’t Hang Up ». Un titre bonus a été rajouté à l’album original.
Avec « Deceptive Bends » [1977] s’ouvre donc la « deuxième vie » de 10cc, celle sans Lol Creme et Kevin Godley [partis après quelques séances d'enregistrement – non retenues - pour « Deceptive Bends »]. « Deceptive Bends » est un bon album, mais le style du groupe change, allant vers une musique pop plus conventionnelle – malgré la présence de ce long (et très beau) morceau intitulé « Feel The Benefit » aux arrangements orchestraux. Trois bonus se rajoutent au programme du disque original sorti en 1977.
Le dernier album studio proposé par ce coffret est « Bloody Tourists » [1978] contenant le tube « Dreadlock Holiday », une petite incursion dans le monde du reggae entreprise par Stewart et Gouldman [et réitérée sur des disques ultérieurs]. Un titre bonus prolonge l’écoute de ce dernier succès commercial de 10cc.
Le coffret « Classic Album Selection » nous offre également le double « Live And Let Live », album live sorti en 1977 et enregistré lors de la tournée entamée juste après la sortie de « Deceptive Bends ». 8 des 9 chansons de cet album sont présentes sur le live, 3 chansons seulement de « Live And Let Live » ne figurent sur aucun des 4 disques studio proposés par ce coffret [parmi elles « Wall Street Shuffle « ]. Ce live, enregistré en été 1977 après la scission du groupe, ne tient compte que d’une partie du répertoire de 10cc puisque les chansons composées par Kevin Godley et Lol Creme ont été laissées de côté.
Les disques de ce coffret se trouvent dans des pochettes cartonnées qui imitent celles des vinyles de l’époque. Sont proposées les versions remastérisées des albums.
Le prix de ce coffret et le fait qu’il regroupe 4 albums indispensables de 10cc, font que ce coffret est une excellente affaire qui pourrait même intéresser ceux qui ne sont pas nécessairement fans inconditionnels de 10cc, mais qui trouveront – grâce à ce coffret – une excellente occasion de se procurer quelques souvenirs d’un bon groupe au sommet de sa forme. Certes, quelques tubes comme « Donna », « The Worst Band In The World » ou “The Dean And I” n’y sont pas, il faudrait à ce moment-là se tourner vers le coffret Tenology (Coffret 4 CD + DVD) qui représente une alternative - plus onéreuse - au produit présenté ici.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 2, 2014 9:52 AM MEST


Mirror Mirror
Mirror Mirror

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le dernier album studio de 10cc, 4 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mirror Mirror (CD)
Un drôle d’album que ce «Mirror Mirror» du groupe anglais 10cc! Sur l’opus précédent de ces musiciens britanniques [Meanwhile], on semblait assister aux retrouvailles des 4 membres fondateurs du groupe [Creme, Godley, Gouldman, Stewart]. Mais ces retrouvailles furent temporaires et purement circonstancielles et n’eurent aucun impact réel sur l’album, comme l’ont souligné Kevin Godley et Lol Creme dans des interviews après la sortie du disque. Sur «Mirror Mirror» le duo restant Stewart / Gouldman semble même consommer sa séparation à son tour : Les deux musiciens ne jouent quasiment pas ensemble sur ce disque, chacun écrivant et enregistrant ses chansons dans un endroit différent [France et Londres]!
«Mirror Mirror» est le dernier album studio en date de 10cc, il sortit en 1995, et – autre élément notable – il en existe 3 versions différentes : Une édition comportait 10 titres incluant notamment une version intitulée «Rework Of Art Mix» de l’immense tube des années 70 «I’m Not In Love». Cet enregistrement est tellement proche de la version originale que certains critiques ne croyaient même pas que le titre fût réenregistré. Une édition européenne de l’album proposait 14 titres inédits, incluant une version acoustique de «I’m Not In Love» enregistrée en 1995 et la chanson «Yvonne’s The One» coécrite par Eric Stewart et Paul McCartney. Enfin, une édition japonaise de l’album comportait 15 titres, proposant les deux versions de «I’m Not In Love» [«Rework Of Art Mix» + Version Acoustique] et tous les autres 13 titres inédits.
Il est vrai que depuis Look Hear[1980], les albums de 10cc [Ten Out of 10, Windows In The Jungle(Ltd.Paper-Sleeve), Meanwhile] passaient quasiment inaperçus et « Mirror Mirror » n’a pas dérogé à cette règle. On ne peut pas dire que tous ces disques soient mauvais, mais il leur manque certainement cette originalité que le public appréciait dans les œuvres plus anciennes du groupe. « Mirror Mirror » propose des chansons intéressantes, des arrangements réussis témoignant du savoir faire de Stewart et Gouldman, mais on ne peut pas non plus affirmer qu’on soit véritablement renversé par ces musiques – à deux exceptions près : A mon sens, deux titres sortent du lot sur cet album : La chanson «Ready To Go Home» interprétée par Andrew Gold et écrite par Gouldman en mémoire de son père mort en 1991. [Il l’a d’ailleurs reprise en 2000 pour son album solo And Another Thing]. L’autre ballade puissante que l’album nous propose est le titre «Why Did I Break Your Heart», l’un des deux chansons du disque coécrites par Stewart et Gouldman.
Parmi les musiciens intervenant sur cet album, on notera la présence de Paul McCartney sur deux titres [«Yvonne’s The One» & «Code Of Silence»]. Il avait déjà participé à l’écriture de la chanson «Don’t Break The Promises» qui clôt l’album Meanwhile. Adrian Lee est co-producteur des chansons et intervient également en tant que musicien [sauf sur «I’m Not In Love»]. On remarque également la présence de Rick Fenn [ancien membre du groupe] sur «Peace In Our Time».
«Mirror Mirror» n’est pas un mauvais album, peut-être est-il même plutôt meilleur que certains prédécesseurs des années 80. Mais «Mirror Mirror» est surtout davantage un disque composé de deux [mini-] albums solo, l’un de Eric Stewart et l’autre de Graham Gouldman. Et l’on reste évidemment toujours assez loin des musiques géniales de 10cc qui nous avaient enchantés sur des albums comme How dare you ou The Original Soundtrack.


Un été à berlin
Un été à berlin
DVD ~ Inka Friedrich
Proposé par Meganet France
Prix : EUR 26,28

4.0 étoiles sur 5 Un bon petit film, 21 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un été à berlin (DVD)
"Un été à Berlin" ["Sommer vorm Balkon"] est un film du réalisateur allemand Andreas Dresen qui a plus récemment attiré l'attention avec son dernier long-métrage "Arrêt en pleine voie" ["Halt auf freier Strecke"], un film presque documentaire sur les derniers mois d'un jeune père de famille atteint d'une tumeur au cerveau qui a obtenu un prix au festival de Cannes [2011, dans la catégorie "un certain regard"]. Parmi les autres films de ce cinéaste né [en 1963] et formé en ancienne RDA, le public français a surtout pu remarquer le long-métrage 7eme Ciel, la majeure partie de l’œuvre de Dresen étant inédite en France. "Un été à Berlin" fut en 2006 le plus grand succès de Dresen dans son pays [un million de spectateurs].
"Un été à Berlin" met en scène deux copines vivant dans le même immeuble du "Prenzlauer Berg" à Berlin. Katrin, un peu plus âgée que son amie, est au chômage et élève seule un petit garçon. Entre les stages que lui propose Pôle Emploi et des petits boulots, elle a tendance à noyer sa solitude dans l'alcool. L'autre jeune femme, Nike, travaille comme aide soignante et s'occupe de personnes âgées. Employée dans une société privée, elle doit se rendre chez ses "clients" pour les aider à faire leur toilette ou à manger. Quand le chauffeur routier Ronald entre dans la vie de Nike notamment, l'amitié entre Katrin et sa copine est mise à l'épreuve. Alors que Nike file un bonheur modeste avec Ronald, Katrin s'enfonce dans la dépression et dans l'alcool ...
Ce résumé du début du film pourrait susciter l'impression d'avoir affaire à un autre drame social déprimant autour d'une mère célibataire esseulée et débordée. Mais le film de Dresen propose également des moments plus légers, la relation entre Nike et son chauffeur routier, remarquablement interprété par Andreas Schmidt, est assez turbulente et donne lieu à plusieurs scènes cocasses. Le film critique également le marché du travail allemand: d'un côté on assiste aux stages où l'on apprend aux demandeurs d'emploi la bonne attitude à afficher lors d'un entretien d'embauche et les "astuces" permettant de dissimuler la nervosité et le manque de confiance - compréhensibles - des prétendants. D'autre part, on voit Katrin tenter d'appliquer les belles leçons reçues face à un recruteur qui bouffe du gâteau et montre à la candidate une pile de candidatures qu'il a déjà reçues. La société privée pour laquelle travaille Nike propose des soins et services aux personnes âgées, mais les employés sont recadrés lorsqu'ils ne respectent pas leur emploi du temps à la minute près. Celle ou celui qui s'attarderait à converser avec ses clients ou à rendre des services non prévus par les plannings, a déjà un pied dehors.
Dresen tourne beaucoup avec des acteurs qui n'en sont pas, mais qui jouent le rôle qu'ils ont dans la vie. Cela confère une grande authenticité à certaines scènes, notamment à celles où interviennent médecins et psychologues.
Le film est rythmé par plusieurs chansons de la variété allemande des années 70, on reconnaîtra notamment les voix de Vicky Léandros et de Nana Mouskouri dont la chanson "Guten Morgen, Sonnenschein" accompagne les petits déjeuners de Nike et Ronald. On entend également de belles musiques du compositeur franco-catalan Pascal Comelade.
Quelques images dans "Un été de Berlin" rendent hommage à une œuvre standard du cinéma est-allemand ["Solo Sunny" de Konrad Wolf (1980)] qui a été tournée en partie dans des immeubles du "Prenzlauer Berg". Le scénariste est le même dans les deux films [Wolfgang Kohlhaase].
Le DVD propose une bonne qualité visuelle et sonore, mis à part une bande annonce, aucun bonus n'est offert. On peut toutefois souligner la présence de sous-titres allemands [en plus des sous-titres français], un bon outil notamment pour ceux qui apprennent ou enseignent la langue allemande!
Ce bon petit film est une réussite, son propos est certes sérieux et attristant à certains égards, mais des moments plus amusants permettent au spectateur de ne pas sortir "trop chargé" du visionnage. Il faut également saluer le courage des éditeurs ["Solaris découverte" - pour ne pas les nommer] de proposer ce film au public français qui, côté cinéma d'outre Rhin, n'a aujourd'hui plus grand-chose à se mettre sous la dent.

Un Été A Berlin [Sommer vorm Balkon]
Réalisé par Andreas Dresen [2005], DVD sorti en France en 2010
105' Versions originale 5.1 Sous-titres français et allemands
avec Inka Friedrich, Nadja Uhl et Andreas Schmidt
Bonus: Bande-annonce


Barbara [Blu-ray]
Barbara [Blu-ray]
DVD ~ Nina Hoss
Prix : EUR 21,44

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très beau film sur l'histoire récente, 14 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Barbara [Blu-ray] (Blu-ray)
« Barbara » est le dernier film du réalisateur allemand Christian Petzold. Pour les uns, Petzold est un éminent représentant de l’« école nouvelle de cinéma de Berlin » [bien que cette école n’existe pas vraiment], pour d’autres, il incarne la « nouvelle vague allemande ». Peu importe, « Barbara » est sorti en France ce qui est aujourd’hui déjà un petit exploit pour un film d’outre Rhin. En réunissant au total plus que 300 000 spectateurs dans les salles françaises, le film de Petzold a même réussi un parcours plus qu’honorable. Lors du festival de Berlin en 2012, "Barbara" a gagné l'ours d'argent.
« Barbara » est la cinquième coopération de Petzold avec l’actrice Nina Hosse qui avait déjà illuminé de sa présence notamment les films « Wolfsburg [2003] », « Yella [2007] » et « Jerichow [2008] ». Hoss incarne Barbara Wolff, une femme médecin qui au début des années 80, suite à un séjour en prison pour avoir cherché à quitter la RDA, se trouve mutée dans un petit hôpital niché au fond d’une province perdue quelque part tout au nord de l’Allemagne de l’Est. Barbara en a fini avec la RDA, elle considère ce pays comme un endroit où "nul ne peut prétendre au bonheur" - comme elle dit dans une scène du film. Elle doit travailler dans le service du docteur Reiser [Ronald Zehrfeld], un homme que Wolff soupçonne immédiatement d’être parfaitement au courant de son passé et de rédiger des rapports sur elle à l’attention des services de l’Etat. Reiser se montre avenant et compréhensif avec sa nouvelle collègue, compétent et irréprochable en tant que médecin. Les petites attentions du médecin-chef conduisent Wolff à s’ouvrir un tout petit peu, mais elle reste focalisée sur son objectif : quitter la RDA. Elle entretient une relation avec un Allemand de l’Ouest qui s’efforce d’organiser sa fuite en RFA. Reiser et Wolff doivent affronter les maladies ou blessures graves de leurs patients - une responsabilité qui finira par placer la doctoresse devant un choix déchirant …
« Barbara » est le deuxième film majeur sur la RDA que réalise un cinéaste originaire de l’Ouest. Le film de Petzold est cependant très différent du très connu long-métrageLa vie des autres réalisé en 2007 par Florian Henckel von Donnersmarck. Alors que La vie des autres nous plongeait dans le centre décisionnel de la Stasi et du parti communiste à Berlin-Est avec des représentants des élites politiques et culturelles de l’Allemagne de l’Est, Petzold nous emmène à la campagne où le vent fouette les paysages et le silence d’un pays mourant crée une ambiance lourde. Les lotissements, les couloirs, les wagons de train et les rapports entre les gens témoignent de cette tristesse qui caractérise la RDA. En même temps, on a besoin des autres pour s’en sortir dans ce désert, mais il ne faut pas trop s’ouvrir, car la voisine, le collègue, l’accordeur de piano sont peut-être des fouineurs à la solde de cet état omniprésent et en même temps si éloigné de cet endroit isolé. L’ambivalence des personnages, l’ambiguïté des rapports plongent le spectateur dans les mêmes incertitudes que celles qu’ont pu connaître les habitants de la RDA, souvent tiraillés entre d’un côté, un sentiment d’appartenance à ce pays, à ses villes et à ses habitants et de l’autre, l’envie de tout laisser tomber et de s’en aller [même si cette dernière option leur était interdite]. C’est le conflit dans lequel se retrouvera l’héroïne de ce superbe film.
Ce Blu-ray / DVD est irréprochable au niveau de la qualité – visuelle et sonore. On se doit de souligner qu’un effort réel a été consenti par les éditeurs afin de nous proposer des bonus dignes d’intérêt [qui, en plus, ont été produits en exclusivité pour la sortie française de « Barbara »]. Un entretien avec le réalisateur Christian Petzold et l’actrice Nina Hoss [V.O. sous-titré, 24’ environ] permet d’en apprendre davantage notamment sur la genèse du projet et sur les œuvres cinématographiques et littéraires que les deux artistes ont consultées afin de préparer leur travail sur ce film. Est également proposée une intervention du critique de cinéma Xavier Leherpeur qui se livre à une analyse plus approfondie de plusieurs scènes du film.
« Barbara » est un film excellent qui traite d'un chapitre passionnant de l'histoire récente, une période que, selon des enquêtes publiées récemment outre Rhin, les jeunes Allemands semblent assez largement ignorer aujourd'hui. Ce film de Christian Petzold est certainement un excellent moyen de se rafraîchir la mémoire.

DVD / Blu ray "Barbara"
Allemagne 2012 105' couleurs
réalisation: Christian Petzold
Versions originale et française / sous-titres français
Bonus: "Regard sur Barbara" par Xavier Leherpeur [25']
"Dans les pas de Barbara" - entretiens avec Christian Petzold et Nina Hoss [24']
Bandes annonce


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