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Commentaires écrits par
Kennie

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Hush, Hush
Hush, Hush
par Becca Fitzpatrick
Edition : Relié

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un livre mal écrit et sexiste, 21 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hush, Hush (Relié)
C'est un des premiers livres qui m'a donné envie de le jeter contre un mur tant il était insultant et stupide, seulement je le lisais sur mon Kindle alors malheureusement, j'ai dû me contenter de supprimer rageusement l'ouvrage de ma bibliothèque virtuelle. Ma seule consolation est de l'avoir payé moins cher que si je l'avais acheté en physique.
Nous voici donc aux cotés de Nora, adolescente classique, qui rencontre Patch, un jeune homme monstrueusement beau mais mystérieux en cours de biologie - ugh, vous pensez tous à la même chose que moi.
Je n'insisterai pas sur le fait que Patch est davantage un nom approprié pour un chien plutôt que pour un héros qu'on veut nous vendre.
Les personnages sont vides ; Nora n'a aucune personnalité (on sait que la spécialité des romans pour ados romantiques en ce moment, c'est d'effacer l'héroïne pour que n'importe qui puisse s'y identifier, mais faut arrêter maintenant) et est à la limite de l'insupportable avec ses raisonnements complètement illogiques ("plutôt que de parler à Patch, j'ai qu'à aller lire son dossier privé à l'administration, après tout j'ai le droit de savoir vu que je suis sa partenaire de biologie"), Patch est tout simplement un pervers grossier, ce n'est pas un "bad boy sexy", c'est un stalker glauque et flippant et quant à la pauvre Vee, elle ne semble n'avoir aucune fonction si ce n'est forcer Nora à s'habiller sexy et mettre des talons hauts à des moments où, évidemment, Patch sera là pour lui glisser une de ces petites remarques salaces dont il a le secret.
Mais mon plus gros problème avec ce livre, c'est l'histoire d'amour de Patch et Nora (c'est bête, le reste n'est qu'un prétexte).
Je suis désolée, mais dès le début du livre, Patch a l'air d'être un individu DANGEREUX. Pas dangereux dans le genre, j'ai une moto et je fume devant le lycée mes Lucky Strike, mais dangereux dans le genre tu-devrais-demander-une-ordonnance-restrictive-contre-lui. Patch connait des choses qu'il ne devrait pas sur elle, des choses bizarres arrivent à Nora depuis qu'elle le connait (sa meilleure amie se fait attaquer, on attaque sa voiture, on penètre dans sa maison par effraction, elle meurt presque dans l'attraction au parc) et il a lui-même une attitude ambiguë, grossière et lui balance des remarques qui sont inacceptables. Il y a "flirt", et il y a les remarques de Patch (j'ai le livre en anglais donc je ne vous embêterai pas avec des quotes) qui ne méritent rien d'autre qu'une gifle. Il la met mal à l'aise, lui parle comme on parle à un objet sexuel, va dans sa maison sans son autorisation et tout cela sans prêter attention à ses diverses protestations. Il se permet de la tripoter, de l'embrasser alors qu'elle ne fait que lui demander de la laisser tranquille, mais complètement emportée par son toucher, elle finit par accepter. Euh, okay ?
Allez, je vous aide : si vous êtes témoin d'un tel comportement, vous n'êtes pas censée fondre, vous êtes censée le gifler, prendre vos jambes à votre cou et appeler la police. Ce comportement n'est ni sexy, ni acceptable.
Qu'est-ce que ça donne comme morale ? Si une fille te dit non, te rejette, insiste et tripote-la, c'est ce qu'elle veut au fond, elle aime ça et elle finira par céder complètement.
Ce livre est sexiste, fait l'apologie du comportement potentiel d'un violeur / stalker et est pauvrement écrit. Vous voulez vraiment faire lire ça à des adolescentes ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 23, 2012 1:58 PM CET


Goddess Interrupted
Goddess Interrupted
par Aimee Carter
Edition : Broché
Prix : EUR 7,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 On s'enfonce..., 3 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goddess Interrupted (Broché)
Je n'arrive même pas à concevoir que ce livre ait pu être publié.
Autant j'avais du mal avec Kate dans le premier tome, autant là, j'ai franchi le cap où rien ne me ferait davantage plaisir que de la voir se prendre quelques bonnes claques. Dans Goddess Interrupted, notre héroïne (et pour notre plus grand malheur, narratrice) passe son temps à se plaindre de sa condition, de sa relation avec Henry, du fait qu'elle ne reçoive pas assez d'attention de sa part, à se permettre de juger tout le monde et malgré son comportement, tous les hommes du livre tombent amoureux d'elle. Je n'en POUVAIS PLUS de lire ses pensées, de la lire grosso modo traiter Perséphone de traînée égoïste simplement parce qu'elle a quitté son mari Henry. C'était un MARIAGE ARRANGÉ. Kate aurait peut-être préféré que Perséphone se force à rester avec Henry alors qu'elle ne l'aime pas, les faisant souffrir tous les deux et en étant une mauvaise reine pour les Enfers ?
Sa relation avec Henry est frustrante au possible. Henry s'est transformé en pierre pendant les 6 mois où Kate était à la surface, du coup Kate passe son temps à se plaindre que Henry ne passe pas assez de temps avec elle, qu'il ne l'aime pas assez alors que pendant ce temps, le monde s'écroule. Vous voyez les telenovelas espagnoles où les deux tourtereaux s'aiment mais n'arrivent pas à se l'avouer à cause quiproquos à deux balles, du style la fille pense que le mec sort avec une autre, mais en fait il s'avère que c'est sa soeur ? C'est ce que vous lirez dans ce livre. Une suite de quiproquos débiles pour les séparer temporairement afin que les retrouvailles ne soient que plus douces. C'était ennuyeux au possible et j'avais envie de les assommer tous les deux avec ce livre pour qu'ils arrêtent leurs gamineries.
L'histoire ? Y'en a pas. Honnêtement, les 3/4 du livre auraient dû être écrits en deux chapitres. C'est extrêmement long, fastidieux et rien ne se passe. Un évènement vaguement menaçant arrive, Kate se plaint et a un monologue intérieur sur ses sentiments pendant 5 pages, elle se dispute avec Henry et c'est tout. Ainsi de suite pendant 200 pages.
Et évidemment, comme si ce livre n'était pas déjà suffisamment pénible, Aimee Carter continue de massacrer le mythe grec originel. Henry est encore une fois décrit comme la pauvre victime de l'histoire, Perséphone est une traînée qui n'a pas su apprécier sa chance et je n'en peux plus de lire Kate donner son avis sur leur mariage alors qu'elle n'a que 18 ans et n'a jamais eu de copain auparavant. Enfin, le truc que j'ai vraiment mais alors PAS DU TOUT compris : Dylan qui refuse de participer à un combat. Alors que c'est Arès. ARES, le DIEU DE LA GUERRE, qui préfère battre en retraite. Alors que Aphrodite se porte volontaire pour la bataille. D'ACCORD.
Je ne vais pas perdre mon temps ou mon argent à lire le troisième tome, cette série de livres ne mérite rien d'autre qu'une mort lente et douloureuse.


The Goddess Test
The Goddess Test
par Aimee Carter
Edition : Broché
Prix : EUR 13,16

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pas terrible.., 22 juin 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Goddess Test (Broché)
Comme beaucoup, j'adore la mythologie grecque et plus particulièrement le mythe d'Hadès et Perséphone ; j'étais donc assez enthousiaste à l'idée de lire cette réécriture de leur mythe d'autant plus qu'elle a reçu d'excellentes critiques. J'ai été atrocement déçue.
Il s'agit ici de Kate Winters, adolescente américaine de base si ce n'est que sa mère est atteinte d'un cancer en phase terminale et souhaite retourner à Eden, sa ville natale, un cliché parfait de la petite ville américaine où rien ne se passe et tout se sait, pour y mourir. Elle y rencontre Henry, naturellement incroyablement beau mais ténébreux qui se trouve être le dieu Hadès. Il lui propose de laisser sa mère vivre un peu plus longtemps si elle accepte de passer un test pour devenir une déesse et de régner avec lui aux Enfers 6 mois de l'année.
D'abord, l'auteur décide de faire une réécriture. Pas de problème. Mais elle décide de complètement déformer l'histoire : ici, Hadès n'a jamais kidnappé Perséphone, il s'agissait d'un mariage arrangé et bien que Hadès ait été profondément amoureux d'elle, elle se serait lassé de lui et de cette vie et se serait enfuie en lui brisant le coeur pour se mettre avec un mortel. L'histoire originelle me plaisait beaucoup, merci beaucoup, j'appréciais déjà le personnage d'Hadès. Hades devient ainsi la grosse victime de l'histoire, il est vierge et aussi emo que ma cousine de 14 ans avec son sac Tim Burton - très crédible, pour un Dieu, n'est-ce pas ? Les Percy Jackson sont plus crédibles alors que ce sont des livres pour enfants. Et Perséphone est vue comme une trainée égoïste que Kate n'hésite pas à juger avec le plus grand mépris du haut de son immeeeeeense expérience.
Ce qui me mène au second point, les personnages. Ils sont tous plutôt transparents et pas intéressants. Hadès et Kate sont grosso modo vos Edward/Bella classiques. Kate est assez agaçante, quand elle arrive à Eden on se croirait dans Daria avec tous ces commentaires snobinards sur les petites villes et elle semble se considérer plus morale, plus pure et plus intelligente que tout le monde.
L'autre problème, c'est que l'auteur n'a pas compris la règle de base de l'écriture : ne dis pas, montre les choses - plus particulièrement dans le domaine des relations entre les personnages. Elle écrit que tel personnage et tel autre sont amis, que Kate tient énormément à Ava mais on ne voit rien de tout ça, on ne comprend pas trop comment les amitiés se sont nouées ou ce que les personnages ont en commun et ça rend le livre assez superficiel. Je n'ai pas trouvé Henry/Hadès si charmant que ça (pourtant je suppose que c'était le but du livre, de nous faire craquer pour lui) et bon, ils ont tous un peu la profondeur d'une cuillère à café.
L'histoire était plutôt prévisible, on sentait vraiment le truc venir à 1000 bornes et je comprends toujours pas ce que Henry trouve à Kate, bien que ce soit le narrateur, je ne sais rien sur elle. Les fameux tests, errrm. Ils sont au nombre de 7 et sont basés sur les 7 péchés capitaux. Les dieux grecs, connus pour être infidièles, égoistes, capricieux, vains et futiles, basent leurs tests sur l'idéologie chrétienne. D'accord.

Un détail qui m'a fortement énervée (spoilers) : pourquoi, oh pourquoi les auteurs de romance adolescente sont de telles prudes ? Pourquoi voit-on les héros de ce livres coucher ensemble qu'à cause de l'emprise d'un aphrodisiaque ? Sinon ils auraient attendu, ohlalala, parce que c'est mal. J'en ai marre de voir perpétrée cette idéologie sexiste bidon comme quoi une femme intelligente ne peut pas coucher avec qui elle veut quand elle en a envie sinon c'est une trainée ; elle doit y être forcée par une tierce personne - c'est vrai que c'est tellement plus sain et romantique, comme ça, merci Aimée Carter.

Malgré toutes mes critiques, ce roman se lit relativement rapidement et est plutôt bien écrit - on sent un certain potentiel. Lisez ce livre à vos risques et périls, amateurs de mythologie grecque.


CITE DES TENEBRES T01 LA COUPE
CITE DES TENEBRES T01 LA COUPE
par CASSANDRA CLARE
Edition : Broché

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 De la YA classique (et pas dans le bon sens), 21 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : CITE DES TENEBRES T01 LA COUPE (Broché)
De loin, je me dis : ce livre a vraiment l'air génial. Il parle de New York, d'anges et de démons et je suis dans la tranche d'âge visée. Je voulais vraiment aimer ce livre mais il m'a franchement agacée.
J'ai d'abord lu le livre en français, mais très franchement, je suis désolée pour la traductrice mais elle est horriblement mal faite. En plus des maladresses, il y avait des fautes de frappe, d'orthographe et des mots qui manquent et pour une traduction officielle, pour un livre que j'ai payé, je trouve ça inacceptable. Du coup, je me suis arrêtée à mi-chemin, j'ai revendu le livre et je me suis pris la version anglaise en espérant que ça irait mieux. Ce n'était pas le cas.
Cassandra Clare a un ÉNORME problème avec les métaphores. Je n'ai sérieusement jamais lu un livre qui en contenait autant, mais en plus, elles étaient toutes complètement absurdes. Premier chapitre : "It bent as easily as a blade of grass bending sideways." - comment peut-on laisser publier une horreur pareille ? Il y en a encore bien d'autres dans le livre, toutes aussi ridicules les unes que les autres.
Les personnages sont tous stéréotypés au possible en particulier les deux protagonistes. Clary est égoïste, pleurnicharde, elle laisse tout le temps son meilleur ami Simon en plan (mais évidemment elle a toujours une bonne raison) et bien sûr, elle se trouve commune et banale mais tous les beaux gosses du livre sont amoureux d'elle. Jace, censé être le Grand Amour de Clary dans l'histoire, est un crétin. Il est grossier, se comporte comme un vrai emo et il insulte Clary - mais c'est pas grave, il a le droit parce qu'il est beau et a un passé /ténébreux/. Cependant, je dois admettre que Simon est plutôt attachant, Alec est très intéressant (et c'est assez rare de voir dépeinte l'homosexualité adolescente aussi bien et sans clichés pour que je le souligne) et Magnus Bane est très drôle.
Les dialogues sont censés être drôles, ironiques et sarcastiques mais on aurait surtout dit que Cassandra Clare a pompé toutes ses répliques de Buffy contre les Vampires et ça devient assez lourd.
J'admets que l'histoire des stèles, la "mythologie" du livre est plutôt intéressante mais l'histoire d'amour complètement bidon entre Clary et Jace m'a vraiment plombé le bouquin. De plus, il ne se passe pas grand chose dans le roman jusqu'à la fin où tout est expliqué dans un long, long, long - très long monologue d'un des personnages, ce qui est une béquille narrative super agaçante.
En bref, c'est assez divertissant mais il faudrait que Clare se calme au niveau des métaphores et que les auteurs de romance adolescente arrêtent de nous vendre de parfaits porcs comme étant l'Homme Idéal.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 20, 2012 6:12 PM CET


La voleuse de livres
La voleuse de livres
par Markus ZUSAK
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 I have hated the words and I have loved them, and I hope I have made them right., 21 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La voleuse de livres (Poche)
Lorsque je lis le synopsys de La Voleuse de Livres, je ne suis franchement pas emballée. J'ai pas envie de lire un Schindler's List.
Cependant, je me suis forcée en voyant tous les avis positifs sur ce livre.
Liesel Merminger est une petite fille pendant l'Allemagne nazie. Ses parents sont soupçonnés de communisme, aussi est-elle confiée aux Hubermann qui vivent en périphérie de Munich. Elle vole des livres. L'histoire est simple. Ce n'est pas l'intérêt du livre.
Première surprise : un format et un narrateur inhabituels. Ce livre est en effet raconté par la Mort, une Mort qui observe l'humanité à un de ses moments les plus cruels, le nazisme. La Mort a une prose belle, simple mais poétique. Markus Zusak joue avec les codes du roman, au diable les règles de la narration, au diable le suspens, et ça aurait pu très mal se terminer mais c'est génial.
L'autre particularité de ce livre, c'est qu'il n'est pas vraiment centré sur l'Allemagne nazie. Je veux dire : oui, c'est un livre dont l'histoire se passe pendant l'Allemagne nazie, mais on s'intéresse plutôt à l'humain. Aux petites personnes qui n'ont rien de spécial mais qui deviennent extraordinaires sous la plume de Zusak. Liesel Merminger est l'héroïne de ce roman - mais elle ne fait rien de spécial, rien qui ne sera reconnu dans l'Histoire, personne ne se souviendra de la petite voleuse de livres et pourtant elle est extraordinaire. On s'attache à chacun des personnages, merveilleux à leur façon et en toute subtilité. Je ne pensais pas que j'aimerais Rosa Hubermann et finalement, mon coeur se serre à chaque fois que je pense à elle et à ses "Saukerl, Saumensch".
C'est un livre puissant. C'est un livre sur ces personnes que personne ne connait mais qui sont toutes sublimes à leur manière, sur l'amitié, l'amour, la famille, l'injustice, l'innocence de l'enfance. Sur le pouvoir des mots, sur le pouvoir des livres.
C'est un de ces livres qui transcende sa forme et c'est mon livre favori.


The Book Thief
The Book Thief
par Markus Zusak
Edition : Broché

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 I have hated the words and I have loved them, and I hope I have made them right., 21 juin 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Book Thief (Broché)
Lorsque je lis le synopsys de La Voleuse de Livres, je ne suis franchement pas emballée. J'ai pas envie de lire un Schindler's List.
Cependant, je me suis forcée en voyant tous les avis positifs sur ce livre.
Liesel Merminger est une petite fille pendant l'Allemagne nazie. Ses parents sont soupçonnés de communisme, aussi est-elle confiée aux Hubermann qui vivent en périphérie de Munich. Elle vole des livres. L'histoire est simple. Ce n'est pas l'intérêt du livre.
Première surprise : un format et un narrateur inhabituels. Ce livre est en effet raconté par la Mort, une Mort qui observe l'humanité à un de ses moments les plus cruels, le nazisme. La Mort a une prose belle, simple mais poétique. Markus Zusak joue avec les codes du roman, au diable les règles de la narration, au diable le suspens, et ça aurait pu très mal se terminer mais c'est génial.
L'autre particularité de ce livre, c'est qu'il n'est pas vraiment centré sur l'Allemagne nazie. Je veux dire : oui, c'est un livre dont l'histoire se passe pendant l'Allemagne nazie, mais on s'intéresse plutôt à l'humain. Aux petites personnes qui n'ont rien de spécial mais qui deviennent extraordinaires sous la plume de Zusak. Liesel Merminger est l'héroïne de ce roman - mais elle ne fait rien de spécial, rien qui ne sera reconnu dans l'Histoire, personne ne se souviendra de la petite voleuse de livres et pourtant elle est extraordinaire. On s'attache à chacun des personnages, merveilleux à leur façon et en toute subtilité. Je ne pensais pas que j'aimerais Rosa Hubermann et finalement, mon coeur se serre à chaque fois que je pense à elle et à ses "Saukerl, Saumensch".
C'est un livre puissant. C'est un livre sur ces personnes que personne ne connait mais qui sont toutes sublimes à leur manière, sur l'amitié, l'amour, la famille, l'injustice, l'innocence de l'enfance. Sur le pouvoir des mots, sur le pouvoir des livres.
C'est un de ces livres qui transcende sa forme et c'est mon livre favori.


Le Dernier Jardin T01 Éphémère
Le Dernier Jardin T01 Éphémère
par Lauren DeStefano
Edition : Broché

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pas terrible.., 21 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Dernier Jardin T01 Éphémère (Broché)
Ephémère, c'est un super concept pas très bien exécuté.
On est plongé dans un monde post-apocalyptique. La science a finalement trouvé le remède à toutes les maladies. Sauf que la génération suivante de ces miraculés meurt inexorablement à 20 ans pour les femmes et 25 ans pour les hommes. Génial. L'héroïne est Rhine ; elle est vairon, elle est jolie, elle se fait kidnapper dans le but d'être une des femmes (oui, oui, au pluriel, ce nouveau monde est polygame apparemment) d'un homme riche afin de faire le plus d'enfants possibles sur lesquels faire des tests, des expériences pour trouver le remède. Moins génial.
L'écriture est belle. C'est poétique, franchement c'est ce que j'ai le plus aimé du livre. J'ai aimé lire avec une fascination morbide l'atmosphère pesante et glauque, le sentiment d'enfermement, l'abondance de richesse et de beauté dans une prison dorée toxique qui sent la pourriture, la décomposition et cette ambiance sauve le livre d'une bien mauvaise note.
Malheureusement, comme beaucoup de livres pour ados post-apocalyptiques / dystopiques de nos jours, l'univers du roman est complètement instable. A croire que Destefano a eu l'idée du bel oiseau enfermé dans le grand manoir luxurieux avec un mari polygame et s'est creusé les méninges pour trouver une situation qui rendrait ça possible.
Du coup, si l'idée d'un monde où on a guéri toutes les maladies mais les humains sont "éphémères" est intéressante, tout le monde construit autour, ses conséquences, n'ont pas beaucoup de sens.
Par exemple, au début du livre, on assiste au meurtre d'une dizaine de jeunes filles. Pourquoi tuerait-on gratuitement des mères porteuses potentielles, alors qu'on a tellement besoin de bébés pour trouver un remède ?
Si j'ai loué précédemment le style de l'auteur, une autre chose qui m'agace est qu'elle passe plus de temps à décrire le luxe dans lequel Rhine vit, ses belles robes de princesse, ses bains à bulles plutôt que d'expliquer comment on en est venus à un tel monde ou pourquoi le seul continent restant malgré la fonte de la glace des Pôles est l'Amérique du Nord (comme par hasard..).
Les personnages sont tous plutôt plats. Je ne comprends pas pourquoi Gabriel et Rhine sont amoureux, alors la romance m'a plutôt laissée blasée.
J'ai acheté le tome 2, mais apparemment il est encore pire que le premier alors ça va être rigolo.


Le Manoir des Immortels
Le Manoir des Immortels
par Aimée Carter
Edition : Relié
Prix : EUR 14,11

19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un bon concept, une horrible exécution, 3 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Manoir des Immortels (Relié)
Comme beaucoup, j'adore la mythologie grecque et plus particulièrement le mythe d'Hadès et Perséphone ; j'étais donc assez enthousiaste à l'idée de lire cette réécriture de leur mythe d'autant plus qu'elle a reçu d'excellentes critiques. J'ai été atrocement déçue.
Il s'agit ici de Kate Winters, adolescente américaine de base si ce n'est que sa mère est atteinte d'un cancer en phase terminale et souhaite retourner à Eden, sa ville natale, un cliché parfait de la petite ville américaine où rien ne se passe et tout se sait, pour y mourir. Elle y rencontre Henry, naturellement incroyablement beau mais ténébreux qui se trouve être le dieu Hadès. Il lui propose de laisser sa mère vivre un peu plus longtemps si elle accepte de passer un test pour devenir une déesse et de régner avec lui aux Enfers 6 mois de l'année.
D'abord, l'auteur décide de faire une réécriture. Pas de problème. Mais elle décide de complètement déformer l'histoire : ici, Hadès n'a jamais kidnappé Perséphone, il s'agissait d'un mariage arrangé et bien que Hadès ait été profondément amoureux d'elle, elle se serait lassé de lui et de cette vie et se serait enfuie en lui brisant le coeur pour se mettre avec un mortel. L'histoire originelle me plaisait beaucoup, merci beaucoup, j'appréciais déjà le personnage d'Hadès. Hades devient ainsi la grosse victime de l'histoire, il est vierge et aussi emo que ma cousine de 14 ans avec son sac Tim Burton - très crédible, pour un Dieu, n'est-ce pas ? Les Percy Jackson sont plus crédibles alors que ce sont des livres pour enfants. Et Perséphone est vue comme une trainée égoïste que Kate n'hésite pas à juger avec le plus grand mépris du haut de son immeeeeeense expérience.
Ce qui me mène au second point, les personnages. Ils sont tous plutôt transparents et pas intéressants. Hadès et Kate sont grosso modo vos Edward/Bella classiques. Kate est assez agaçante, quand elle arrive à Eden on se croirait dans Daria avec tous ces commentaires snobinards sur les petites villes et elle semble se considérer plus morale, plus pure et plus intelligente que tout le monde.
L'autre problème, c'est que l'auteur n'a pas compris la règle de base de l'écriture : ne dis pas, montre les choses - plus particulièrement dans le domaine des relations entre les personnages. Elle écrit que tel personnage et tel autre sont amis, que Kate tient énormément à Ava mais on ne voit rien de tout ça, on ne comprend pas trop comment les amitiés se sont nouées ou ce que les personnages ont en commun et ça rend le livre assez superficiel. Je n'ai pas trouvé Henry/Hadès si charmant que ça (pourtant je suppose que c'était le but du livre, de nous faire craquer pour lui) et bon, ils ont tous un peu la profondeur d'une cuillère à café.
L'histoire était plutôt prévisible, on sentait vraiment le truc venir à 1000 bornes et je comprends toujours pas ce que Henry trouve à Kate, bien que ce soit le narrateur, je ne sais rien sur elle. Les fameux tests, errrm. Ils sont au nombre de 7 et sont basés sur les 7 péchés capitaux. Les dieux grecs, connus pour être infidièles, égoistes, capricieux, vains et futiles, basent leurs tests sur l'idéologie chrétienne. D'accord.

Un détail qui m'a fortement énervée (spoilers) : pourquoi, oh pourquoi les auteurs de romance adolescente sont de telles prudes ? Pourquoi voit-on les héros de ce livres coucher ensemble qu'à cause de l'emprise d'un aphrodisiaque ? Sinon ils auraient attendu, ohlalala, parce que c'est mal. J'en ai marre de voir perpétrée cette idéologie sexiste bidon comme quoi une femme intelligente ne peut pas coucher avec qui elle veut quand elle en a envie sinon c'est une trainée ; elle doit y être forcée par une tierce personne - c'est vrai que c'est tellement plus sain et romantique, comme ça, merci Aimée Carter.

Malgré toutes mes critiques, ce roman se lit relativement rapidement et est plutôt bien écrit - on sent un certain potentiel. Lisez ce livre à vos risques et périls, amateurs de mythologie grecque.


La saga des anges déchus, tome 1 : Hush, hush
La saga des anges déchus, tome 1 : Hush, hush
par Becca FITZPATRICK
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un livre mal écrit et sexiste, 8 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La saga des anges déchus, tome 1 : Hush, hush (Poche)
C'est un des premiers livres qui m'a donné envie de le jeter contre un mur tant il était insultant et stupide, seulement je le lisais sur mon Kindle alors malheureusement, j'ai dû me contenter de supprimer rageusement l'ouvrage de ma bibliothèque virtuelle. Ma seule consolation est de l'avoir payé moins cher que si je l'avais acheté en physique.
Nous voici donc aux cotés de Nora, adolescente classique, qui rencontre Patch, un jeune homme monstrueusement beau mais mystérieux en cours de biologie - ugh, vous pensez tous à la même chose que moi.
Je n'insisterai pas sur le fait que Patch est davantage un nom approprié pour un chien plutôt que pour un héros qu'on veut nous vendre.
Les personnages sont vides ; Nora n'a aucune personnalité (on sait que la spécialité des romans pour ados romantiques en ce moment, c'est d'effacer l'héroïne pour que n'importe qui puisse s'y identifier, mais faut arrêter maintenant) et est à la limite de l'insupportable avec ses raisonnements complètement illogiques ("plutôt que de parler à Patch, j'ai qu'à aller lire son dossier privé à l'administration, après tout j'ai le droit de savoir vu que je suis sa partenaire de biologie"), Patch est tout simplement un pervers grossier, ce n'est pas un "bad boy sexy", c'est un stalker glauque et flippant et quant à la pauvre Vee, elle ne semble n'avoir aucune fonction si ce n'est forcer Nora à s'habiller sexy et mettre des talons hauts à des moments où, évidemment, Patch sera là pour lui glisser une de ces petites remarques salaces dont il a le secret.
Mais mon plus gros problème avec ce livre, c'est l'histoire d'amour de Patch et Nora (c'est bête, le reste n'est qu'un prétexte).
Je suis désolée, mais dès le début du livre, Patch a l'air d'être un individu DANGEREUX. Pas dangereux dans le genre, j'ai une moto et je fume devant le lycée mes Lucky Strike, mais dangereux dans le genre tu-devrais-demander-une-ordonnance-restrictive-contre-lui. Patch connait des choses qu'il ne devrait pas sur elle, des choses bizarres arrivent à Nora depuis qu'elle le connait (sa meilleure amie se fait attaquer, on attaque sa voiture, on penètre dans sa maison par effraction, elle meurt presque dans l'attraction au parc) et il a lui-même une attitude ambiguë, grossière et lui balance des remarques qui sont inacceptables. Il y a "flirt", et il y a les remarques de Patch (j'ai le livre en anglais donc je ne vous embêterai pas avec des quotes) qui ne méritent rien d'autre qu'une gifle. Il la met mal à l'aise, lui parle comme on parle à un objet sexuel, va dans sa maison sans son autorisation et tout cela sans prêter attention à ses diverses protestations. Il se permet de la tripoter, de l'embrasser alors qu'elle ne fait que lui demander de la laisser tranquille, mais complètement emportée par son toucher, elle finit par accepter. Euh, okay ?
Allez, je vous aide : si vous êtes témoin d'un tel comportement, vous n'êtes pas censée fondre, vous êtes censée le gifler, prendre vos jambes à votre cou et appeler la police. Ce comportement n'est ni sexy, ni acceptable.
Qu'est-ce que ça donne comme morale ? Si une fille te dit non, te rejette, insiste et tripote-la, c'est ce qu'elle veut au fond, elle aime ça et elle finira par céder complètement.
Ce livre est sexiste, fait l'apologie du comportement potentiel d'un violeur / stalker et est pauvrement écrit. Vous voulez vraiment faire lire ça à des adolescentes ?


Mes petits bento
Mes petits bento
par Laure Kié
Edition : Relié

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Beau livre qui initie bien aux bentos, 24 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mes petits bento (Relié)
Ce livre m'a fait découvrir de bonnes astuces - notamment au niveau des onigiris - et les recettes sont toutes très belles, variées et la présentation est très soignée.
Cependant, deux détails m'agacent beaucoup :
- on voit beaucoup de bentos remplis au point qu'on ne peut pas fermer - sans doute pour rendre la présentation plus sophistiquée, mais bon si le bento n'est plus joli parce qu'on doit un peu ratatiner le tout pour fermer...
- on propose des SUSHIS dans les menus. Se balader avec du poisson cru toute une matinée (même si on a un frigo au boulot..) est tout sauf raisonnable et je déplore ce choix de l'auteur, d'autant plus qu'elle ne fait aucun avertissement sur la conservation des aliments... Je trouve ça franchement irresponsable.


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