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Contenu rédigé par Religionnaire
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Commentaires écrits par
Religionnaire (Paris, France)

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Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre - Prix Décembre 2014
Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre - Prix Décembre 2014
par Elisabeth Roudinesco
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

17 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Encore un prospectus de secte, en version XL, 13 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre - Prix Décembre 2014 (Broché)
Consciente du caractère hautement périmé et toxique des commandements freudien, Roudinesco souhaite y insuffler une illusion de modernité. Mais nous savions déjà que les principes freudiens peuvent s'appliquer à la vieille bourgeoisie viennoise, au flower power, au 21ème siècle, à l'antiquité, aux super-héros et même aux autres galaxies... Comme la plupart des arnaques : Freud est intemporel, et immortel...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 23, 2014 9:27 AM MEST


La pataugeoire : contenir et transformer les processus autistiques
La pataugeoire : contenir et transformer les processus autistiques
par Pierre Lafforgue
Edition : Broché

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Dérive sectaire, 19 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La pataugeoire : contenir et transformer les processus autistiques (Broché)
Ce bouquin illustre à merveille à quel point la psychanalyse, qu'elle soit appliquée à l'autisme, aux troubles psychiatriques ou aux gens bien-portants relève de la dérive sectaire.
On lire dans la pataugeoire comme on peut lire dans le marc de café, et surtout sans tenir compte de ce qui peut se passer en dehors de l'eau, des murs ou ailleurs, et par dessus tout, au mépris du bon sens.


NightmarZ: Asylum (Z Series Book 1) (English Edition)
NightmarZ: Asylum (Z Series Book 1) (English Edition)
Prix : EUR 0,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 I was not crazy–what happened to me was crazy but did happen, 10 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : NightmarZ: Asylum (Z Series Book 1) (English Edition) (Format Kindle)
Voici une pensée à inscrire à l’entrée des hôpitaux psychiatriques tant elle illustre à merveille la plupart des vécus délirants. À l’instar de nombreux patients, cette héroïne de 17 ans est soumise à une sorte de double peine : la « matérialisation » d’un cauchemar suivi d’un second, tout aussi réel et bien pire encore, à savoir son internement. La caricature de l’hôpital psychiatrique, aussi outrancière que nécessaire, est à considérer parmi les grandes réussites de ce premier épisode. La froideur extrême des locaux, du personnel et notamment du psychiatre qui ne lève jamais les yeux de son dossier devient presque plus saisissante que les scènes de violence plus directes, aussi sexuelles ou sanglantes soient-elles. L’angoisse de la jeune fille est par ailleurs admirablement retranscrite, particulièrement dans ses aspects les plus physiques tout comme l’est sa vaine lutte contre un sommeil dont les effets se révèleront pour le moins inattendus.


Kites Are Fun
Kites Are Fun
Prix : EUR 19,32

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 14 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kites Are Fun (CD)
Les pénitenciers sont aussi remplis d'innocents que le panthéon du Religionnaire l'est d'artistes qui auraient mérité un destin plus glorieux. Brièvement considérées comme une réponse new-yorkaise aux vocalises des Mamas & the Papas, celles de ce fraternel trio ne sont pas moins valeureuses, au contraire. La sœur Sandy et les frères Chris et Bruce puisent leur inspiration chez Simon & Garfunkel, Peter, Paul and Mary mais également dans le jazz et la musique classique, ce qui procure à leurs compositions une sophistication bienvenue chez les religionnariens. Leurs performances folk baroques et réjouissantes du Greenwich Village attirent rapidement quelques chasseurs de tête mais le premier choix du trio sera hélas grandement responsable de son manque de succès. La fratrie opte en effet pour une maison de disques indépendante et moins prestigieuse que d'autres sous prétexte que celle-ci lui laisse davantage de liberté dans la confection de son premier album. Ce geste artistiquement brave se révèlera commercialement fâcheux, notamment en raison d'une portée promotionnelle limitée.

Le premier 45tours, dévoilant le titre éponyme, ne passe pourtant pas inaperçu à sa sortie. Ce "Kites Are Fun" reste à considérer comme l'une des chansons les plus inoffensives de la décennie mais, une fois le refrain passé, débouche sur de délicieux dénivelés vocaux beaucoup plus recherchés que la plupart des équivalents ensoleillés de l'époque. Le Religionnaire ne saurait trop conseiller au mélomane de préférer l'autre face de ce 45tours : "The Proper Ornaments", qui demeure l'une des plus belles performances baroques de l'histoire du rock, mêlant clavecins, trompettes et vocalises dans des élans entraînants, virevoltants, grandioses, divins' Les performances les plus jazzy sont certainement celles qui ont le plus mal survécu aux décennies ultérieures, tant on les imagine résonner dans les ascenseurs, même s'il s'agit à coup sûr des plus classieux d'entre eux. Ceci n'empêche guère ce premier album de se révéler très consistant et très séduisant, bien équilibré entre douceurs éthérées et pièces plus véloces, sans oublier quelques reprises bienvenues, le tout sans jamais barber si tant est que l'auditeur puisse estimer que le rock ne se limite pas au déflagrations guitaristiques hendrixiennes.

Les sublimes vocalises d'une fratrie qui s'agrandira rempliront sept albums jusqu'à la dissolution de 1972, ceci bien longtemps avant une reformation du trio originel à l'aube du nouveau millénaire, bien après que Chris Dedrick se soit illustré en tant que producteur et compositeur de bandes originales.


The English Riviera
The English Riviera
Prix : EUR 6,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 14 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The English Riviera (CD)
Cette nouvelle année ne saurait s'annoncer sous le signe de la futilité pour le Religionnaire. Ce dernier ne déroge pourtant pas à la règle qu'il s'est fixée dans des temps très reculés, à savoir d'aller ponctuellement frotter ses oreilles là où le vent du peuple les porte, ce même si cela peut être source d'inconfort, de myoclonies ou encore d'otite externe. Ainsi, après survol des différents classements de l'année 2001 publiés par les revues françaises et anglo-saxonnes les plus populaires, le Religionnaire a finalement opté pour cette mignonette petite formation britannique dont le troisième album est littéralement encensé depuis sa sortie. Un coup d'œil à la pochette suffit à faire émerger l'imagerie mentale associée aux années quatre-vingt, puis quelques songes concernant l'explosion de la musique à usage unique durant cette vénérable décennie. Il serait pourtant quelque peu réducteur et surtout vain de n'y proclamer que de la nostalgie étant donné à quel point celle-ci imprègne profondément le paysage musical actuel. En rassemblant quelques restes musicaux de pop synthétique d'époque, récupérés chez Depeche Mode, les Fine Young Cannibals, Eurythmics, ou même UB40 pour le coté californien relâché, en les mélangeant délicatement après avoir préalablement ôté la réverbération outrancière et désuète, puis en les redisposant avec une subtile aération, les anglais offrent effectivement quelque chose de peu désagréable.

Plutôt que de parler d'electro-pop ou de musique alternative, ce qui ne veut pas dire grand chose, le Religionnaire évoquera la catégorie des ritournelles futiles et réjouissantes, deux qualificatifs que le premier mélomane venu considère comme péjoratif. Or il n'en est rien, ce type de musique, comme les autres, présente des avantages et des inconvénients. La simplicité mélodique n'empêche pas une certaine complexité des harmonies ainsi que de louables efforts d'esthétique sonore. L'exemple parfait demeure cette chanson nommée "The Look", reprise dans un spot publicitaire français en rapport avec des voies ferrées, dont la mélodie sait entêter sans trop obséder, principalement grâce aux harmonies et aux diverses décorations sonores. Le Religionnaire salue également les lignes de basse et les quelques soli de clavier, dont la bonhomie n'empêche pas la pertinence, ainsi que ces délicieuses réminiscences d'une touche française en déclin, du moins si on limite celle-ci à Air, Daft Punk et Phoenix. Hélas, si l'esthétique reste irréprochable de bout en bout, la pauvreté mélodique se révèle franchement nuisible sur une bonne moitié des titres. Cette œuvre dévoile donc une musique recyclée séduisante, parfois brillante, mais inconsistante et jetable.


Freudiana
Freudiana
Proposé par envoi rapide et immédiat
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 22 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freudiana (CD)
Quinze ans après avoir consacré son premier album à Edgar Allan Poe, Alan Parsons, flanqué de son éternel compagnon Eric Woolfson, s'attaque au grand Sigmund, un Freud dont l'œuvre et les pratiques qui en découlent sont à l'époque légitimement remises en cause hors de nos frontières, notamment dans les pays anglo-saxons. Cet opéra rock procure volontiers une fausse impression glorifiante pour qui n'est pas familiarisé avec le père fondateur, son histoire et ses théories. Il ne s'agit pourtant en rien d'une révérence ni d'une initiation à l'endoctrinement, encore moins à un "Freud pour les nuls", mais plutôt d'une critique assez subtile et imprégnée d'un humour très britannique. Les désirs de gloire assouvis du viennois, ses cas les plus célèbres et falsifiés, l'interprétation délirante des rêves, les aspects sectaires, du moins religieux et parfois grotesques de la discipline ne sont jamais abordés de front mais délicatement suggérés à qui voudra bien les entendre, une démarche tout à fait freudienne si le Religionnaire ne s'abuse'

Seuls les mélomanes les plus courageux ou les plus antifreudiens parviendront à jouir de ces considérations puisqu'il s'agit, parallèlement, de traverser une œuvre dont les aspects musicaux se révèlent des plus soupesques. Parsons et Woolfson n'y sont pas des plus inspirés, ni des mieux entourés. Les différents mouvements et chansons demeurent dans l'ensemble bien édifiés mais à partir de matériaux bruts de faible consistance mélodique, ce qui ne procure pas à l'œuvre une véritable solidité musicale. Seule la chanson titre saura tutoyer une maigre persistance mémorielle, avant que l'auditeur ne sombre dans la perdition ou l'assoupissement au travers de ballades ramollies, de ritournelles mccartnesques et d'interludes théâtraux paramélodiques. La déception religionnarienne s'avère particulièrement féroce en ce qui concerne les prestations instrumentales, à mille lieues de ce à quoi Parsons nous avait conditionnés dans les années soixante-dix. En guise de conclusion quoi de mieux qu'un extrait parmi les plus explicites :

[']And she said psychoanalysis was just the thing for me
And she knew a mayfair analyst i really ought to see

So i went round to his rooms
And he saw me right away
Though he asked a sum of money i could ill afford to pay

But i lay down on the couch
By a bowl of flaccid flowers
And i talked and talked and talked and talked
For hours and hours and hours
And he told me tales of oedipus with great authority

And he asked me if my mother
Wore stiletto heels and rubber
And i realised that this poor soul
Was more confused than me

Well the shock was so profound
That i fled into the strand
Where i saw a hare krishna group
And joined in with the band [']


Th1rt3en
Th1rt3en
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 16 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Th1rt3en (CD)
Il semble qu'à l'approche de ce treizième album, ce cher Dave ait succombé aux délices d'une abstraction sélective et obsessionnelle, ceci au point de ne voir la vie qu'en treize : le jour de sa naissance, l'âge auquel il masturba pour la première fois un manche autre que le sien etc. Étonnamment il ne relie pas ce chiffre avec une quelconque durée d'abstinence toxico-alcoolique ni avec ses mensurations. Dave parait en revanche une nouvelle fois convaincu de la grandeur de ce nouvel album, même s'il manque parfois de précision dans l'évaluation de cette grandeur. Tantôt il y voit la culmination de sa discographie et ses plus grands moments de fierté, tantôt il s'agit seulement du meilleur effort depuis Countdown to Extinction, et enfin, il n'aurait pas entendu tant de bonnes chansons sur un disque depuis Appetite for Destruction. Le Religionnaire vous offre aujourd'hui une formule très simple qui permet de cerner la vérité : prenez l'affirmation la plus modeste et ajoutez un album au résultat. Nous avons donc notre déclaration démégalomanisée : il s'agit du meilleur album depuis Youthanasia.

Certains détracteurs auront noté que certains échantillons sont plus ou moins recyclés, et crieront éventuellement à l'escroquerie, ce à quoi le Religionnaire rétorquera en signalant que si la nostalgie implique l'escroquerie, le rock est mal barré. Sans ces quelques titres, anciens titres bonus ou compositions de la grande époque, Dave n'aurait certainement pas pu atteindre la barre fatidique des treize échantillons dans son album, et celui-ci n'aurait pour ainsi dire pas pu sortir' Une fois n'est pas coutume, le Religionnaire commence par la fin et vous propose de sélectionner la chanson éponyme, qui ne dévoile certes rien d'original, mais fait l'effet d'un testament aussi imposant qu'émouvant. Dave s'y interroge visiblement sur la nécessité de sa propre subsistance, une démarche plutôt saine et un questionnement légitime' Les deux autres moments mémorables se déroulent sans conteste à l'écoute des "simples" que sont "Public Enemy No. 1" et "Whose Life (Is It Anyways?)", tous deux vifs et accrocheurs, évoquant immanquablement la belle époque de Countdown to Extinction. Le reste de l'album ne cache aucun titre réellement décevant, mais offre en revanche des performances savoureuses. Dave peut raisonnablement s'arrêter là, personne ne lui en voudra.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2014 9:11 PM MEST


Quatermass
Quatermass
Proposé par HURRICANE RECORDS BERLIN
Prix : EUR 21,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 16 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quatermass (CD)
Ce vieux disque oublié pour des raisons plus ou moins valables semble aujourd'hui volontiers repêché tel un Saint Graal rockologique. Les mélomanes concernés se révèlent alors légitimement impressionnés par la démarche d'un trio qui entend réconcilier deux courants point encore dissociés. En effet, les tendances hard et prog s'entremêlent encore à l'aube de cette nouvelle décennie comme peuvent en témoigner certaines œuvres des futurs mastodontes puis dinosaures des deux genres, mais Quatermass aborde ce phénomène à l'envers, ou plutôt avec quelques années d'avance pour un résultat proche d'une sympathique aberration : celle de vouloir remarier un couple qui n'a pas encore divorcé. Au final hard et prog font ici chambre à part au point de sembler profondément incompatibles, une impression qui laisse perplexe lorsqu'il suffit, la même année, de changer de disque pour écouter "21st Century Schizoid Man", "Child in Time" ou encore "Death Walks Behind You".

D'un côté, le trio propose des performances musclées, claviérisées, très proches de celles que peuvent offrir Deep Purple, Atomic Rooster et Uriah Heep. Le rockologue confirmé ne saurait oublier les ébats préalables du batteur Mick Underwood et du bassiste chanteur John Gustafson au sein d'Episode Six, une formation qui accueillit Glover et Gillan avant qu'ils ne partent pour Deep Purple, ceci avant que le second ne parte à nouveau pour fonder sa propre formation et accueillir Underwood et Gustafson en son sein. Lorsque les boucles sont bouclées, le Religionnaire se doit de le mentionner. En attendant, ces titres appuyés, dont les riffs se révèlent plus accrocheurs que réellement surprenants, peinent à se distinguer d'une concurrence plus féroce et à convaincre un public dont l'indulgence demeurera limitée. Proposé sur un 45tours, le rudimentaire "Black Sheep of the Family" restera écrasé sous le poids des "Black Night" et autres "Paranoid".

D'un autre côté, le trio offre des élans symphonisés, parfois orchestrés dont la durée approche systématiquement dix minutes mais dont les variations en matière de sophistication peuvent se révéler surprenantes. Il s'agit tantôt de digressions sur le mode psychédélique non-fumeur, qui peuvent autant enivrer que laisser derrière elles une trainée de monotonie, tantôt de mouvements plus architecturaux évoquant les performances les plus complexes d'Emerson, Lake & Palmer. Hélas, la flamboyance, bien qu'à l'évidence recherchée, reste insuffisante pour garantir toute saine rivalité. Le long et triste "Laughin Tackle", même si bien intentionné, en demeure l'illustration flagrante avec des orchestrations grandiloquentes mais fades et un solo de batterie valeureux mais bien mal placé.

Cet album qui ne se révèle pourtant jamais irritant ni vraiment barbant, précipitera de par son échec la dissolution d'un trio que la critique jugeait prometteur mais qui, avec le recul, suscite beaucoup moins de regrets. Le Religionnaire ne recommandera sa possession qu'aux amateurs de saines curiosités ainsi qu'à ceux qui rêvent toujours de marier Deep Purple et ELP, ce même s'ils risquent d'en sortir à nouveau déçus et frustrés.


Lulu (2 CD)
Lulu (2 CD)
Prix : EUR 5,98

5 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 16 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lulu (2 CD) (CD)
Quatre cavaliers et un loup ridé
Nous vendent une alliance auparavant contre nature
Toutes les trajectoires finissent par se croiser
Comme les volatiles à qui jeter cette œuvre en pâture

Tous, ou presque, ont pourtant chevauché la foudre
Le second sans guérir de sa pédérastie
Les premiers glorifiant la chaise électrique
Aucun d'entre eux n'ayant jamais renié la poudre

Tous, ou presque, rêvent d'une seconde jeunesse
D'une seconde gloire, d'une seconde révolution
Mais tous n'en resteront qu'à leurs propres innovations
Parolier désinhibé, riffs démocratisés, grosse caisse
Parolier désinhibé, riffs démocratisés, grosse caisse
Parolier désinhibé, riffs démocratisés, que tout cela cesse!

La recette, indémodable n'est pourtant pas sans lasser, ni écœurer
Provocation outrancière, introspection et pseudo-intellectualisation
Se veulent un élitiste rempart contre toute artistique vacuité
Mais se font aussi parfois rempart contre la saine population

Il s'agit d'un vieil opéra, dodécaphonique et palindromique
Aujourd'hui ressuscité pour être éventré, désossé, essoré
Afin de n'en conserver que le sang, la violence, le sexe et la trique
Soit autant de quoi répugner l'humanité que de quoi l'exciter

Or,

Un loup ridé n'est pas un homme en noir
Plutôt un grand corps malade qui s'ignore
Les cavaliers ne font plus d'albums noirs
Plutôt un métal grisonnant qui s'ignore

Parolier désinhibé, riffs démocratisés, grosse caisse
Parolier désinhibé, riffs démocratisés, grosse caisse
Parolier désinhibé, riffs démocratisés, que tout cela cesse!

Parolier désinhibé, riffs démocratisés, grosse caisse
Parolier désinhibé, riffs démocratisés, grosse caisse
Parolier désinhibé, riffs démocratisés, que tout cela cesse!


Road Salt Two
Road Salt Two
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 30 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Road Salt Two (CD)
Hélas pour les troubadours concernés, ce second volet n'était pas aussi attendu que le premier, notamment pour ceux qui déplorent l'orientation prise par le collectif depuis Scarsick. Or le Religionnaire ne saurait oublier que Pain of Salvation demeure l'une des rares formations contemporaines estampillées "prog" à pouvoir être considérée comme audacieuse, une notion à manier avec toute la précaution qu'impose la relativisation. D'un côté, le mélomane pourrait rétorquer que l'approche nostalgique demeure, qu'elle n'a fait que se déplacer d'une décennie vers une autre, du symphonique soixante-dix à l'alternatif quatre-vingt-dix, de Yes à Faith No More, de Focus à Stiltskin (souvenir). De l'autre, certains auditeurs dont l'esprit sait vagabonder au-delà d'une double croche observeront que cette stratégie visait en partie à échapper au carcan du prog nostalgique, un style finalement aussi austère et limité que le public concerné. Si "progressif" et "alternatif" demeurent rockologiquement assimilés au brassage, le premier restreindra toujours davantage son rayonnement en suscitant un élitisme plus marqué. Il convient par ailleurs de préciser qu'il ne s'agit aucunement, ou presque pas, d'une question de génération : l'extrémisme n'a pas d'âge. En misant ainsi sur un public plus ouvert, Pain of Salvation s'offre la possibilité d'une véritable libération, artistique et populaire, à condition que les années quatre-vingt-dix ne restent qu'une étape vers un affranchissement plus définitif.

Cette seconde salaison sonne immédiatement mieux que la première, du moins à l'écoute des trois premières "vraies" chansons. Ces quelques riffs simples et efficaces sur un fond ambiancé instable, oscillant entre un orientalisme factice et la bouse purifiée du sud des États-Unis, le tout parfumé au cannabis "light", ne manquent pas de réjouir le Religionnaire. Hélas, l'effondrement lent et pénible qui suit ne fait que confirmer encore et toujours la même prophétie : "un double album, même déguisé, n'est qu'un simple album qui s'ignore". Il sera donc conseillé aux mélomanes les plus courageux de procéder à une sélection des meilleurs ou moins mauvais échantillons des deux épisodes pour constituer une œuvre digne de ce nom. Le Religionnaire recommande une fois de plus d'éliminer les performances les plus longues qui sont encore ici les plus barbantes, notamment quelques morceaux d'épouvante parodiant la parodie initiée par Uriah Heep il y a quarante ans, l'une d'entre elles étant ponctuée d'insupportables mantras amphétaminés ("Into the wild!!!"). Les ballades se révèlent heureusement mieux conçues que chez Dream Theater (le contraire serait surprenant), la première gagnant même sa place dans la fameuse sélection tant son petit riff s'avère charmant. Si le Religionnaire ne salue donc pas forcément ce résultat insuffisamment consistant, il apprécie la démarche et encourage les suédois à gravir les décennies qui les séparent encore du temps présent.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 24, 2012 4:28 PM CET


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