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Contenu rédigé par DOMINGUES
Classement des meilleurs critiques: 5.848
Votes utiles : 175

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Commentaires écrits par
DOMINGUES

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Candy [Import anglais]
Candy [Import anglais]
Proposé par vivaverve
Prix : EUR 5,62

5.0 étoiles sur 5 Candy : So much Love, so much Beauty, So much Pain, 25 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Candy [Import anglais] (DVD)
Preuve est faite – si preuve il fallait – que nul besoin d’un gros budget pour faire un bon film.

Un très bon film. Un film inoubliable.
Candy, mystérieusement non projeté en France, au budget modeste, est le genre de passion amoureuse qui vous cloue dix bonnes minutes devant le générique de fin sans pouvoir bouger. Et pourquoi certains films marquent profondément nos esprits, sans pour autant nous renvoyer à notre propre histoire, est un mystère aussi insondable que celui des origines de la vie.

Neil Armsfield, célèbre en Australie pour ses pièces de théâtre, signe ici son premier opus/adaptation du roman homonyme de Luke Davies. L'histoire d’amour pur d’un triangle amoureux, vouée à se perdre dans un tourbillon infernal.

« When I first met Candy, those were like the days of "juice" when everything was bountiful (…) Here is the deepest secret nobody knows. Here is the root of the root and the bud of the bud and the sky of the sky of a tree called life, which grows higher than soul can hope or mind can hide ». Dan

Dan (Heath Ledger), un charmant jeune poète bohème tombe fou amoureux de Candy (Abbie Cornish), une belle jeune étudiante en art qui, immédiatement, est attirée par son style de vie. Parce qu'ils veulent tout partager dans une totale symbiose, Candy rejoint Dan dans sa toxicomanie. Attirés irrémédiablement l’un vers l’autre, autant que par l’héroïne, leur histoire tourne au triangle amoureux intense : un garçon, une fille, et le plus dangereux des alliés : la poudre blanche. Leur relation passionnelle alterne alors entre salves de l'oubli extatique, accès de désespoir et autodestruction.
Sous la tutelle dangereuse d'un cousin/ami, Casper (Geoffrey Rush), un professeur facétieux et fournisseur à l'occasion, ils viennent à croire que l'héroïne est un simple élément/aliment de leur vie de junkies, et qu’ils pourront s'en passer à loisir.

Candy. Il y a de l'ironie dans le nom que porte cette jeune femme au visage d'ange. Un bonbon très doux, à l'arrière goût amer. Ce n’est pas un film sur la drogue, comme Requiem for a Dream. Ici, l’héroïne est un ingrédient de l’équation. Une héroïne chic, invisible pour autrui.
Rares sont les films qui sont à la fois réalistes et captivants. Candy accomplit cette prouesse et la narration par la voix-off envoutante de Heath Ledger lui donne une force majeure.
« I wasn’t trying to wreck Candy’s life, I was trying to make mine better… she was like an island to me »
Réalisme renforcé par la forte présence de la télévision diffusant des programmes absurdes et factices, contrastent avec la souffrance du couple qui, elle, est bien réelle.
Cette histoire qui parle d’amour, de responsabilités, de l’organisation de la vie de couple dans un contexte de drogue, parvient à décrire l'indicible : l'amour pur et fou, comme nous aimerions tous le vivre, ne suffit pas, mais on s'y accroche comme à la seule chose vitale.
Candy c’est aussi les regards, les silences, plus forts que les mots.
Le mot « je t’aime » n'est jamais prononcé mais ils vivent leur amour chaque minute de chaque jour.
« We had a lot going for us. We'd found the secret glue that held all things together. In a perfect place, where the noise did not intrude, our world was so very complete… » Dan

L'addiction amoureuse est donc double : celle à l'amour et celle à la drogue. Mais si la première est aisément satisfaite, la deuxième détruit la première et coûte cher, poussant l'un à l'arnaque et l'autre à la prostitution. Le tourbillon dans leur monde restreint s'enrôlera dans une inéluctable descente en H : Heaven. (H)earth. Hell.

Le récit est extrêmement intimiste mais évite le pathos. Les gros plans des visages appellent à l'empathie. La promiscuité est si forte qu'il devient difficile de rester distant.
Et cela fonctionne.
Leur monde devient le vôtre.

Les scènes d'extase ou de manque sont parfois dérangeantes de par leur crudité et la qualité de jeu des acteurs. De longs moments de détresse à se toucher le corps, cette enveloppe qui les insupporte, ravagés par le besoin de ne rien sentir à nouveau, de flotter loin de cette réalité qui ne les satisfait pas, une réalité qu'ils ont du mal à affronter...
On veut suivre ces deux êtres s’aimer dans leur insouciance illusoire, rire, souffrir, lutter pour stopper la spirale infernale et changer de vie.
« When you can stop, you don't want to, and when you want to stop, you can't... » Casper

Le duo d’acteurs est époustouflant. Heath Ledger est EXCEPTIONNEL et impressionnant de réalisme, habité, torturé, passionné, déchiré, mais aussi -faible- dans l'incapacité à dire NON à sa bien-aimée, et si son charisme a tendance à attirer l'attention sur lui, Abbie Cornish ne l’est pas moins, fantastique.
(Heath dira par la suite que certaines scènes ont été difficiles à jouer -notamment celle de l’hôpital- dû à leur charge émotionnelle).

Heath Ledger, un des meilleurs acteurs de sa génération, livre ici une de ses plus belles performances (après l'inoubliable Brokeback Mountain d'Ang Lee et avant le non moins remarquable Joker dans The Dark Knight de Christopher Nolan).

Superbement bien écrit, la plume de Luke Davies himself dégage de l'ensemble une belle impression poétique. La poésie, un des thèmes du film, est magnifiée par Dan à la lecture du poème « I carry your heart with me » de E.E. Cummings. « And this is the wonder that's keeping the stars apart... I carry your heart, I carry it in my heart.. ».
Oscillant entre le doux rêve et l’horrible cauchemar, le texte illustre et renforce la splendide insouciance et la terrible réalité. Un contraste très bien rendu à l’écran par les belles images de la réalisation de Neil Armfield, nourries par une bande-son qui s'adapte à merveille à chaque scène et en amplifie la profondeur et magnificence.

Le traitement des thématiques est proche de la perfection. C’est la façon dont l'histoire est racontée, et le remarquable jeu des acteurs y compris les seconds rôles, qui rend ce film unique.
Emotionnellement fort, mais avec un romantisme dosé. Compatissant, avec une grande perspicacité dans les périls - et les plaisirs - de la dépendance.
Intelligent, intense.

Candy n’est ni un film/éloge, ni un film/donneur de leçons. Bien trop subtil. A travers cette histoire d’amour et d’addiction, il démontre ô combien il est difficile de se défaire de ce poison destructeur, aurait-on toutes les meilleures volontés du monde, chargées du plus pur des sentiments.

On est « happé » de la première à la dernière scène… une dernière scène/coup de génie : simple, franche, qui confère à Candy, un aspect de douce tragédie contemporaine.
(éclatant Heath Ledger; qui manque et manquera au cinéma mondial.)

Parce qu’il est ardu d’expliquer le genre de sentiments que la magie de l’art engendre, on revient à Candy pour la énième fois, et pour la énième fois, on est bouleversé.
Un film terriblement humain. Un film poignant. Un film impossible à oublier.


Cinquante nuances de Grey (Version censurée) [Édition spéciale - Version longue + version cinéma]
Cinquante nuances de Grey (Version censurée) [Édition spéciale - Version longue + version cinéma]
DVD ~ Dakota Johnson
Prix : EUR 9,99

9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Version NON CENSUREE, 14 mai 2015
Pour info, le DVD de la version non censurée est vendu sur AMAZON UK, mais il faut comprendre l'anglais (sous-titres anglais aussi). Version avec autre fin possible + teaser de 50 Nuances plus Sombres.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2015 8:52 PM MEST


Inherent Vice
Inherent Vice
DVD ~ Joaquin Phoenix
Prix : EUR 9,99

10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une parenthèse enchantée qui n'a pas tenu ses promesses, 19 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inherent Vice (DVD)
Un film pour tous les passionnés de cinéma, de Pynchon, de Joaquin Phoenix ou de Paul Thomas Anderson. Ce film ne ressemble à rien de connu et c'est aussi son intérêt. C'est à la fois hilarant, fou, disjoncté, on peut presque sentir la fumée depuis son fauteuil... une beauté sauvage qui ne ressemble à aucun autre film et vous l'aimerez pour ça ou le détesterez pour ça.

1/ Inherent Vice est à la fois spécifique, intemporel, mais aussi profondément triste
2/ Performances magistrales de Joaquin Phoenix + Josh Brolin. Parfaite paire comique
3/ Magnifique retranscription photographique des années 70 à LA, notamment scènes extérieures
4/ Joaquin incarne le parfait anti-héros (une force pour le bien et l'amour) dans des temps tragiquement cyniques.
5/ Merveilleuse bande-son qui vous plonge illico dans cette parenthèse enchantée qui n'a pas tenu ses promesses (Johnny Greenwood, Can, Minnie Ripperton ..)
6/ PTA est sans aucun doute un brillant cinéaste, mais ce film se sera pas compris par tous, quel que soit son délicieux et déroutant tourbillon.
7/ Ayant lu le livre, j'ai apprécié le clin d'œil fait à l'île de Polynésie française: Moorea (carte postale)
8/ Pour moi, ce film est sauvagement beau, à la fois hilarant, plein de suspense et parfois laid
9/ Les œuvres de PTA ne sont pas « tous publics ». Public avisé seulement.
10/ Pour moi, pas loin du chef-d'œuvre (si on retire quelques longueurs)


50 nuances de Grey (Fifty Shades of Grey)
50 nuances de Grey (Fifty Shades of Grey)
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une pure merveille !, 16 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 50 nuances de Grey (Fifty Shades of Grey) (CD)
Avec une palette d’artistes aussi variée et d’influences aussi diverses que l’electropop, R&B pop/soul, swing/jazz etc.. on pourra dire ce qu’on veut du film (la plupart n’’y ont vu que les scènes de sexe et n’ont rien compris à l’histoire qui se cache derrière.. il aurait fallu pour ça s’intéresser à la psychologie des personnages) mais cet album est une pure merveille ! On l’écoute en boucle et jamais on ne se lasse.
Cette bande-son aura le mérite de rassembler tout un public amoureux de belle et bonne musique !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 8, 2015 2:09 PM MEST


Jupiter : le destin de l'Univers [DVD + Copie digitale]
Jupiter : le destin de l'Univers [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Mila Kunis
Prix : EUR 9,99

23 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sublime galaxie par les Dieux D'Hollywood, 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jupiter : le destin de l'Univers [DVD + Copie digitale] (DVD)
Depuis Matrix, Les frères WACHOWSKI (Andy & Larry-devenu Lana) produisent des ovnis rutilants et ambitieux qui créent l'évènement. Ce dernier opus Jupiter Ascending (j'éviterais la traduction française) est une fresque mythologique portée par Mila Kunis. Un monde fantastique, décidément pas comme les autres, où les femmes triomphent.

Jupiter n'est pas seulement le nom d'une planète du système solaire, c'est aussi celui de l'héroïne. Au milieu de l'avalanche de grosses productions androïdes qui inondent les écrans et des mythologies repeintes à la palette numérique comme The Hobbit, les Wachowski (Matrix, Speed Racer & Cloud Atlas) proposent des aeuvres transgenres et expérimentales qui assurent à elles seules une part « hybride » fondamentale et bouleversent le blockbuster américain lambda.

Jupiter, le puissant barbu de la mythologie romaine offre ainsi son nom à cette nouvelle héroïne.
Dans le monde tristement réel, les filles ne se prénomment jamais Jupiter mais chez les Wachowski, le dieu des dieux se mue en déesse. Chez eux la notion même de mythologie n'est pas figée dans la tradition mais est sujette à de mouvantes réinterprétations.
Ces transformations remontent plus loin dans leur oeuvre et dans leur vie (la fratrie a changé de nature en 2009 quand Larry s'est transformé en Lana). Déjà Bound (1996), un thriller aux accents lesbiens, mettait à mal le super mâle avant que leur carrière ne s'envole avec Matrix, une aeuvre qui a créé sa propre mythologie.

Jupiter Ascending est avant tout une nouvelle synthèse de leurs obsessions.
Une élue - interconnections mystiques - mythologie révolutionnaire - affranchissement humain.. servent un monstrueux trip visuel, des courses poursuites endiablées (un peu trop ?), des dialogues ésotériques, des combats spatiaux éblouissants, une musique cosmique.
Idées visuelles constantes. Très beaux reliefs de la 3D. Une poésie visuelle baroque !
Un film extrêmement européen en fin de compte, avec sa mécanique narrative, et bardé d'influences évidentes : bande-dessinée, conte: Mila Kunis est Cendrillon qui a troqué son soulier de verre pour la génétique. Influences de la Renaissance en architecture, de l'art gothique... et le prince Channing en grand blond avec deux chaussures noires pulvérise totalement le programme du blockbuster.
Est arrivé le nouveau Han Solo intergalactique, avec sa nonchalance, son humour et son cynisme cool.!
Du spectacle en permanence ! Moins sophistiqué dans la narration que Cloud Atlas, moins transgressif, mais Ô combien intéressant dans l'histoire d'amour que le tout développe.
La quête d'Ulysse et du Magicien d'Oz. Un film pour une fête des sens.
Un film plus abouti qu'il n'en a l'air.

La mise en scène, comme à l'accoutumée, ne ressemble à rien de connu. Cet opéra intersidéral à la direction artistique frisant parfois le mauvais goût (le look de Channing Tatum, les lézards géants, les comédiens porte-manteaux) tutoie le sublime dans son propre vertige.
L'intrigue repose que l'opposition entre le trivial douteux et le shakespearien fantastique. Une dame pipi qui a la tête dans les étoiles, rencontre un guerrier servant qui la regarde là où elle ne peut pas se voir, l'élèvera sur le plan moral et la fera absorber dans une tragédie classique.

Chez les Wachowski, le goût des masques et des transformations a trouvé son point culminant dans Cloud Atlas dont le récit mélange avec virtuosité, passé, présent, futur. Les mêmes comédiens jouent des personnages différents à chaque époque. Les hommes peuvent interpréter des femmes et inversement.
Le frère du héros de Speed Racer, réinvente complétement son visage après une chirurgie esthétique radicale afin de s'attaquer au système incognito.

Dans Matrix, un uniforme annihile plus ou moins les limites du masculin/féminin et, en postulant que le monde dans lequel nous vivons n'est qu'une illusion générée par un programme informatique, ils questionnent la façon dont les stéréotypes nous conditionnent et façonnent notre vision du monde.

Un autre point commun dans leurs oeuvres : la connexion quasi télépathique des personnages qui communiquent sans se parler par-delà le temps et l'espace.

Dans Jupiter Ascending, l'androgynie est très marquée avec les personnages des deux frères, garçons/ filles - garçons/princesses incroyablement efféminés, qui auraient gagné à être plus développés. Dans la scène finale, très symbolique, les rôles s'inversent. L'héroïne reprend ses oripeaux, porte les chaussures qui lui permettent de voler tandis que le chevalier, en retrouvant ses ailes, devient un symbole beaucoup plus pur, plus éminemment féminin alors qu'elle devient une guerrière.

Ces films suggèrent tous un dépassement de soi, comme moyen politique de transcender l'Humanité et d'accéder à un nouveau supérieur de spiritualité.
Se dépasser, se transformer, ne pas rester prisonnier des formes figées que nous impose la société.
Mine de rien, au sein même de la machine industrielle à produire du divertissement, ces cinéastes surdoués cassent les codes, expriment avec audace un idéalisme devenu rare au caeur du système, ouvrent à une redéfinition et à un élargissement de la notion d'identité.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 10, 2015 2:28 PM MEST


Divergente
Divergente
DVD ~ Shailene Woodley
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,49

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un film qui véhicule les problématiques actuelles, 11 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Divergente (DVD)
Divergente va bien au-delà d'un film pour jeunes adultes, comme je l'ai vu écrit tant de fois dans la presse spécialisée. Bien-sûr il n'est pas sans défauts ni même sans clichés prévisibles mais quel film en est dépourvu ?

Dans Divergente, la principale préoccupation reste la domination sociale. Alors partons du principe que, oui, dans ce futur proche, l'humanité est devenue complètement stupide (elle ne l'est pas aujourd'hui ?) - que chacun peut être catégorisé de par son caractère hyper marqué (ce n'est pas le cas dans la société actuelle ?) - il faut accepter que le libre arbitre a disparu chez 90% de la population de manière naturelle (pensez-vous qu'on ait un réel libre arbitre aujourd'hui ?).

Alors faction ou réalité ? Pardon, fiction ou réalité ? Les gens qui n'entrent dans aucune case sont rejetés dans nos sociétés modernes (particulièrement en France) standardisés, mondialisés, aseptisés, uniformisés et sortir du cadre est bien mal perçu, suspect voire condamné.
Alors oui, la recherche d'identification, les questionnements sur soi... parlent au plus grand nombre et pas seulement aux ados.
Aujourd'hui, dans ce monde atteint de frénésie `délirique', les remises en question sont permanentes, l'adaptabilité nécessaire et vitale à la survie.
Pris à un degré supérieur, ce film véhicule donc les problématiques actuelles, tels que la ségrégation, les clivages sociaux, la manipulation des populations au service du pouvoir et met en exergue tous les travers d'une société aliénante.
La seule chose à déplorer à mon sens, c'est la vision des « méchants » à savoir les Erudits : d'affreux manipulateurs, assoiffés de pouvoir. Cette méfiance aveugle, aigre et réac envers le savoir et les intellectuels fait franchement froid dans le dos.

Côté réalisation, le travail de Neil Burger est impeccable et propre, les décors et l'univers crédibles.
Bande-son d'excellente facture (Ellie Goulding, Woodkid, Snow Patrol notamment) donne une véritable dynamique à l'ensemble.
Jeux d'acteurs impeccables. Brillante Kate Winslet, autoritaire et prête à tout dans sa soif de pouvoir et alchimie indiscutable entre Theo James (Golden Boy, Underworld : Nouvelle Ère) et Shailene Woodley (Nos étoiles contraires).

L'histoire d'amour - car il en faut une - est loin des standards `fleur bleue' et quand à la fin, le Bien contre le Mal est réveillé par un « I love you, it's me », oui c'est cliché, mais oui je veux croire que l'humanité qui court à sa perte, minée par l'argent, le pouvoir froid dépourvu d'affectif, sera sauvée par quelques relents de sentiments nobles. Utopique ou dystopie ?


True Detective - Saison 1 - Blu-Ray
True Detective - Saison 1 - Blu-Ray
DVD ~ Matthew McConaughey
Prix : EUR 23,15

40 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Exceptionnel !, 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 - Blu-Ray (Blu-ray)
True Detective est un objet artistique compliqué, ambitieux et néanmoins fascinant. Maitrise et nouveauté totales (les deux vont rarement ensemble)

* loin des standards «policiers habituels »
* qualité du scénario et de la réalisation
* Matthew McConaughey et Woody Harrelson brillantissimes dans leurs rôles respectifs (2 êtres ambigus et profonds)
* écriture d'une beauté sans pareille, rare à la télévision.
* images d'une beauté graphique inoubliable

Une série/film en 8 épisodes magistrale et d'une élégance rare. Juste exceptionnelle !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 7, 2014 1:06 AM MEST


It's all about Love [Import belge]
It's all about Love [Import belge]
DVD ~ Joaquin Phoenix
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 19,90

4.0 étoiles sur 5 Sans amour le monde tombe!, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : It's all about Love [Import belge] (DVD)
J'ai bien aimé ce film parce l’histoire est obsédante et mystérieuse dès le départ. La mise en image des clones (Claire Danes) est réussie et magnifique, la bande-son fantastique.
Il s'agit de l'amour en effet. Et quand l'amour disparaît, le monde tombe…
C'est le genre de film qui pourrait hanter vos rêves pendant des jours. En fin de compte, il tient ses promesses.
La fin, courageuse, folle et émouvante est en totale sincérité et accord avec son titre.
Un film à regarder pour son ambiance très spéciale. Pour ça aussi qu’on aime le cinéma.


Out Among The Stars
Out Among The Stars
Prix : EUR 6,99

18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 En direct des Etoiles, 27 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Out Among The Stars (CD)
C'est le 4e album posthume sorti depuis la disparition de la légende américaine de la Country music en 2003. C’est un album miraculé, écrit et agencé tel que Cash l'avait voulu au début des années 80, mais qui n'est jamais sorti. Bandes retrouvées par son fils, John Carter Cash, dans les archives familiales. De la pure tradition country et des duos avec June, son épouse.
J’ai écouté 12 titres sur une plateforme américaine et j’ai adoré. Du Johnny Cash « pur jus ».
En direct des étoiles, le légendaire « Man in Black » nous renvoie sa sobre, intense et crépusculaire voix.
Pour notre plus grand plaisir. A savourer sans modération.


Her [Blu-ray] (Oscar® 2014 du meilleur scenario original)
Her [Blu-ray] (Oscar® 2014 du meilleur scenario original)
DVD ~ Amy Adams
Prix : EUR 14,99

35 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Exceptionnel !, 22 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Her [Blu-ray] (Oscar® 2014 du meilleur scenario original) (Blu-ray)
Regard incroyablement mélancolique, intime et souvent drôle sur la relation amoureuse avec introspection fouillée au plus profond de la condition humaine. Comment donner/recevoir à deux dans un dilemme homme/machine quand on peine à se connaitre soi-même ?
C'est à la fois doux et amer, mais aussi très révélateur de nos peurs, nos masques, nos manques, et une certaine forme d’aliénation croissante qui sévit dans le monde actuel.

HER est peut-être le film le plus astucieux technologiquement depuis "2001, L’Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick. Et tout comme la voix fantomatique de HAL, Samantha est une compagne bien plus prodigieuse et attachante que Hal n’aurait jamais pu rêver être…

Spike Jonze transforme l’esthétique son/image en un virtuose magiquement personnel. Les montages - silences, clins-d’œil sur la vie douce passée de Théodore et son ex-femme - sont sublimes.

Jonze interroge : Quelle est la meilleure façon de vivre une histoire d’amour dans ce nouveau monde courageux (ou pas si courageux !) qu’est le nôtre ?
Ou comme Théodore, risque-t-il de paraitre stupide ?
Pas si stupide, car nous y sommes. C’est l’aube !

Triste, drôle, et alarmant.

Sublime Joaquin Phoenix qui ne cesse de nous étonner, à chaque rôle.
Qui d’autre pour incarner la possibilité d’aimer au-delà de l’être humain ?

HER est un film exceptionnel, en raison de son originalité, mais aussi de par sa réalisation.
Un film qui bouscule, qui approfondit la vision du monde. Le cinéma que j’aime.
Sa force est de parvenir à nous toucher et à rendre réaliste une histoire d’amour à deux, incarnée dans un seul corps.

Bouleversant !


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