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argali

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La cote 512: Une enquête de Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18
La cote 512: Une enquête de Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18
par Thierry Bourcy
Edition : Poche
Prix : EUR 7,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une idée originale bien menée !, 27 juillet 2014
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Le roman débute avec l’annonce de la mobilisation. Sans hésiter, Célestin Louise s’engage. Il sent que c’est son devoir et ne peut laisser partir les copains sans lui. Le hasard va le mettre en présence d’un jeune voleur qu’il a déjà eu l’occasion d’arrêter. Au fil du temps, ils vont se rapprocher, s’apprécier et ne plus se quitter. Avec trois autres soldats, ils sont unis comme les doigts de la main, s’épaulant, se réconfortant et se divertissant les uns les autres. Alors quand Louise décide d’enquêter sur la mort du lieutenant de Mérange, bien qu’ils trouvent ça fou, ils vont former l’union sacrée et l’aider dans sa démarche comme ils s’entraident dans les tranchées. Tandis qu’un hiver glacial cède la place au printemps, ils vont affronter les charges suicidaires, les bombardements, la peur, les trêves inattendues et la mortelle indifférence des généraux, capables de laisser une compagnie dans les tranchées alors qu’ils savent qu’une galerie a été creusée en-dessous afin de la dynamiter. En ont-ils bavé ces pauvres soldats !
Et toujours cette idée fixe de Louise : découvrir le meurtrier et comprendre !

Ce premier roman de Thierry Bourcy qui date de 2005 plonge le lecteur dans une époque apocalyptique et sa force est de nous emmener dans une intrigue policière à travers des faits historiques véridiques et une atmosphère parfaitement décrite. Que ce soit sur le front ou à l’arrière, le contexte historique est précis. L’écriture au style agréable et fluide nous permet d’entrer dans les tranchées avec un héros attachant, rigoureux et débonnaire à la fois et ressentir ses émotions. Témoin de la vie quotidienne des poilus, de l’horreur des combats et des conditions de survie, Louise en est aussi le rapporteur. Le rapporteur d’une histoire méconnue des générations actuelles, celle d’une France coupée en deux où la société vivant loin des combats veut oublier cette guerre et fuit tout ce qui la lui rappelle.

La description de ces deux mondes est ce qui m’a plu le plus dans ce policier de facture classique que je recommande vivement.


Travail soigné
Travail soigné
par Pierre Lemaitre
Edition : Poche
Prix : EUR 7,60

5.0 étoiles sur 5 Quel récit !, 27 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Travail soigné (Poche)
Quelle claque ce bouquin ! Quel raffinement dans l’horreur !

Dans chaque récit de Pierre Lemaitre, on retrouve des allusions à la littérature, des références, des citations. Ainsi dans « Au revoir, là-haut » il cite Emile Ajar ou encore Victor Hugo, entre autres. Dans « Robe de marié », on retrouve un clin d’œil à Hitchcock... Ici, il s’est carrément lâché rendant un hommage appuyé à ceux qu’ils considèrent comme des maîtres du genre, Bret Easton Ellis, Emile Gaboriau, James Ellroy et William McIlvanney. J’aimerais vous en parler longuement, expliquer tout cela, mais si vous n’avez pas encore lu ce roman policier, mieux vaut y entrer sans trop en savoir pour bien goûter aux finesses de l’intrigue et de l’écriture.

Lemaitre nous propose ici un roman policier pour amateurs avertis. Il ne décrit pas longuement les procédures, les actes, les détails de l’enquête, jugeant que le lecteur en sait autant que lui sur la manière dont cela se passe. Il va directement à l’essentiel, décrit l’atmosphère plutôt, les pensées de Camille Verhoeven, son enquêteur, ses recoupements, ses doutes et sa difficulté à élucider des crimes atroces quand il aurait envie de rester davantage aux côtés des siens.

Assez vite, j’ai compris où l’auteur m’emmenait mais en même temps, je faisais de la résistance. Il n’était pas possible que ce soit ça la chute ! Ce ne pouvait être lui le meurtrier ! Il n’allait pas en finir comme je l’imaginais... Le rythme est soutenu du début à la fin et les cent dernières pages se dévorent presque en apnée, haletant, n’en finissant pas des rebondissements qui, bien que prévisibles, ajoutent à l’angoisse d’aboutir au dénouement attendu. Du grand art.

Magnifique hommage au polar et à ses lecteurs, ce roman est un petit bijou, intelligent, original et subtil. De la mise en abîme aux références littéraires en passant par la psychologie des personnages, c’est une réussite. Un premier roman magistral.


Maculée conception
Maculée conception
par Mélanie Chappuis
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

2.0 étoiles sur 5 Je suis passée à côté, 6 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maculée conception (Broché)
Le récit de Mélanie Chappuis prend appui sur les Evangiles de l’enfance. On y rencontre Maryam, jeune fille de 17 ans, seconde épouse de Joseph qui s’apprête à mettre au monde son enfant Yechoua. Respectant la chronologie de ces récits, elle y insère cependant des éléments tirés des récits apocryphes et de son imagination fertile. Le personnage de Maryam n’a donc rien à voir avec Marie la mère du Christ selon les catholiques. Et c’est là que le bat blesse. Il m’a été très difficile de la voir comme un personnage de pure fiction.
Je n’ai pas compris le but de l’auteur qui se défend de vouloir choquer ou de remettre en cause les dogmes catholiques. Ce récit ne m’a pas choquée. Je n’en vois juste pas l’intérêt. Je ne le comprends pas.
Certes l'écriture est belle, les émotions nombreuses et bien décrites mais rien n'est neuf dans la relation mère-enfant qu'elle nous dépeint, cet attachement-détachement que toutes les mères vivent.
Un récit qui n'était pas pour moi.


Fugitives
Fugitives
par Munro Alice
Edition : Poche
Prix : EUR 7,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un jour tout change. C'est ce qu'Alice Munro nous démontre..., 9 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fugitives (Poche)
Depuis le Nobel qui m’a fait connaitre cette auteure (j’avoue, je n’en avais jamais entendu parler) j’avais envie de la lire. C’est donc avec plaisir que j’ai reçu cet ouvrage de mon amie québécoise.
Fugitives est un recueil de nouvelles et j’ai donc pris le temps de la découverte en les lisant deux par deux, chaque fois que j’avais un petit moment de lecture à m’accorder.

La première m’a surprise car j’attendais une chute à ce récit, un retournement de situation. Mais non. Alice Munroe raconte des tranches de vie, des moments de la vie de femmes. Le moment où tout a basculé, où leur quotidien a changé parce qu’elles ont fui un mari, une maison, un travail… Elles fuient leur quotidien ou se fuient elles-mêmes, se mentent. Et à chaque fois la même question sous-jacente revient : jusqu’où sont-elles prêtes à aller ? Parviendront-elles à leur fin ? Seront-elles maître de leur destin ? Après avoir suivi les réflexions de ces femmes, leurs pensées, leur histoire, il faut attendre les dernières lignes pour savoir… pour comprendre.

Alice Munroe a une écriture douce, simple qui joue avec les mots et les images ; une écriture qu’elle met au service de ses histoires. On sent qu’elle prend beaucoup de plaisir à conter de petits récits de vie comme le faisaient jadis les grands-parents à la veillée.
Elle a une écriture imagée pour décrire les êtres "C'était donc cela le chagrin. Elle a l'impression qu'un sac de ciment déversé en elle a rapidement durci." « La peau de son visage était tout entière plutôt grumeleuse, épaissie comme la surface du lait tourné. » qui évoluent dans des décors banals : des alignements de maisons, des champs à perte de vue, des villages perdus dans les bois…

J’ai aimé découvrir ces femmes, ces personnages qui nous ressemblent tant. Elles ont nos forces, nos faiblesses, nos failles et on se sent proche d’elles. On les quitte avec au cœur une douce amertume.
Je sais que beaucoup de lectrices ne sont pas entrées dans l'univers de Munro ou dans ce genre qui ne permet pas d'aller au fond des choses. J'y ai adhéré plus que je ne l'aurais cru car en quarante pages elle parvient à nous dire l'essence même d'une vie. Un beau défi.

[...]


Monsieur Optimiste
Monsieur Optimiste
par Alain Berenboom
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

4.0 étoiles sur 5 Emouvant et drôle à la fois, 9 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monsieur Optimiste (Broché)
Né à Bruxelles d'un père pharmacien d'origine polonaise et d'une mère lituanienne, Alain Berenboom a peu connu leurs familles dont une grande partie a péri dans l'Holocauste. En 1976, il ouvre son cabinet d'avocats et son premier grand combat le mène à défendre le film L'Empire des sens, alors interdit en salles par la justice belge. La littérature et le cinéma, découverts grâce à son professeur d'allemand, André Delvaux, sont ses deux passions qu'il fait partager au travers de ses écrits.

Ce récit personnel, raconté sur un ton humoristique, mâtiné d’autodérision, nous présente la vie trépidante de son père que tout le monde croit être un simple pharmacien, vivant harmonieusement entre sa femme et son fils. Rechignant à parler de son passé, il n’a jamais raconté à son fils les nombreux obstacles qu’il a dû surmonter et le destin aventureux qui fut le sien. Ayant une foi inébranlable en l’avenir, il a su rebondir à chaque revers, gagnant son surnom de Monsieur Optimiste.

Ecrit comme une chronique, ce roman est inspiré de lettres, de documents officiels et de notes découverts dans des cartons que doit vider le narrateur à la mort de ses parents.
A travers ce récit personnel, un peu irréel, d’un jeune immigré polonais à Bruxelles, c’est l’histoire d’une époque qui apparait en filigranes. Celle d’un XXe siècle assombri par la guerre, bousculé et meurtri mais abordé avec ce zest de fantaisie qui rend le récit pittoresque. C’est aussi l’histoire d’un homme à la recherche de ses origines, un homme à la culture cosmopolite qui se cherche une identité.

Profond et léger à la fois, émouvant et drôle, ce récit tragi-comique se lit le sourire aux lèvres du début à la fin. J’ai vraiment apprécié cette plongée dans le passé familial d’Alain Berenboom et remercie Babelio de m’avoir fait parvenir ce livre des Editions Genèse.


La chute de Berlin.
La chute de Berlin.
par BEEVOR Antony
Edition : Relié

5.0 étoiles sur 5 Fascinant et indispensable, 9 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute de Berlin. (Relié)
Auteur d’un précédent ouvrage sur Stalingrad, Antony Beevor, historien anglais après avoir été officier de carrière, nous propose ici la relation en détails des cinq derniers mois de la Seconde Guerre mondiale. Le but de cet ouvrage est de nous présenter les circonstances de la chute des hommes et des systèmes politiques, circonstances révélatrices de ce qu’ils ont été.

S’appuyant sur un nombre impressionnant de documents d’archives russes, allemands, anglais… et sur le courrier échangé par les soldats de tous les camps avec leurs familles, il s’efforce de raconter les circonstances de cette effroyable tragédie que furent les derniers jours de Berlin en 45. Donnant tour à tour le point de vue allemand et russe puis celui des alliés occidentaux, il nous fait revivre jour après jour, presque heure par heure, la progression des uns et des autres et les sentiments multiples vécus par la population civile et les soldats de chaque camp.

Fruit de recherches minutieuses, cet ouvrage fait preuve d’un formidable esprit de synthèse et d’une écriture pertinente rendant le moindre détail intéressant. Emportée par ma lecture, j’ai dévoré ces près de 500 pages en trois jours, sans jamais trouver le récit pesant. (Il n’en va pas de même des faits)

Ce livre fascinant nous permet de comprendre un peu mieux les circonstances de la chute de Berlin. On côtoie le fanatisme des uns et des autres, l’effroyable impuissance des civils, le conditionnement infernal des militaires et la manipulation de tous par les chefs d’Etats. On se rend compte aussi de l’incroyable incapacité d’Hitler et de son état-major à proposer et gérer la moindre stratégie militaire.

On y apprend aussi, par exemple, que Berlin comptait en 45 près de trois millions et demi d’habitants (dont 120 000 enfants en bas âge) bien plus que ne pouvaient en accepter les abris anti-aériens et les couloirs de métro. Les étrangers avaient donc obligation de porter sur leurs vêtements l’initiale de leur pays d’origine et interdiction de pénétrer dans ces abris. Ou encore que cette population affamée, ne disposait quasiment d’aucune nourriture alors qu’en périphérie, les dépôts de vivres, vulnérables à la moindre attaques, regorgeaient de nourriture. On y voit comment Staline lança dans l’offensive six millions sept cent mille soldats dont trois cent mille furent atrocement mutilés. Après avoir reçu, à leur retour des prothèses en bois datant de 1812, ils furent désignés « persona non grata » dans les rues des villes russes, raflés et déportés dans l’extrême nord, comme s’ils étaient des criminels. Et que dire de l’atroce situation des femmes…

Un livre fascinant et surtout indispensable pour ceux qui s’intéressent à cette période de notre histoire ou cherchent à comprendre l’histoire contemporaine de l’Europe. Car sans comprendre la Seconde Guerre mondiale, on ne peut rien comprendre des problèmes d’aujourd’hui.


D'un combat à l'autre, les filles de Pierre et Marie Curie
D'un combat à l'autre, les filles de Pierre et Marie Curie
par Béatrice Nicodème
Edition : Poche
Prix : EUR 5,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un excellent récit pour évoquer la Grande Guerre, 9 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : D'un combat à l'autre, les filles de Pierre et Marie Curie (Poche)
Avec la qualité d’écriture et de style qui lui sont coutumières, Béatrice Nicodème nous conte ici le destin exceptionnel de deux toutes jeunes filles : Irène 17 ans et Eve, 10 ans. L’histoire commence alors qu’elles passent leurs dernières vacances insouciantes, en Bretagne. Nous sommes en août 1914. Leur père, Pierre, est décédé huit ans plus tôt. Marie, leur mère, est restée à Paris pour aménager son institut du Radium.
Lorsque la guerre éclate, Eve entre au collège et devient marraine de guerre mais Irène rejoint sa mère pour l’aider dans une entreprise un peu folle. Ayant équipé une vingtaine de voitures d’appareils à rayons X, elles se rendent dans les hôpitaux du front afin de radiographier les blessés avant qu’on ne les opère. Elles vont ainsi permettre de sauver des centaines de vies. En effet, les dégâts causés par les éclats d’obus et les balles de schrapnel sont difficilement localisables à l’œil nu et les infections causées par les bouts de métal laissés dans le corps provoquent d’innombrables décès.

Pour rédiger son roman, Béatrice Nicodème s’est inspirée de la vie de la famille Curie, racontée par leur petite-fille, Hélène. Elle nous conte aussi la guerre par le biais de l’engagement de ces trois femmes. Des extraits de lettres de poilus nous parlent de la vie au front, les radios réalisées par Marie Curie nous décrivent les blessures infligées aux combattants.

Une écriture soignée et des émotions vraies dévoilent un pan de la Grande Guerre vraiment intéressant, qui devrait plaire aux plus jeunes comme aux grands. Un bon récit de plus pour commémorer ce centenaire de la déclaration de guerre.


Chroniques des hémisphères : Le bal des poussières
Chroniques des hémisphères : Le bal des poussières
par Katia Lanero Zamora
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

4.0 étoiles sur 5 Un récit palpitant, 14 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chroniques des hémisphères : Le bal des poussières (Broché)
Après avoir signé le scénario de deux albums pour enfants (Albigondine - Gunter le menteur) Katio Lanero Zamora publie son premier roman jeunesse.

Bien que je ne sois pas fan de la fantasy, je suis rentrée aisément et avec plaisir dans ce récit dystopique qui voit la Terre coupée en deux : le Nord, riche maître du monde où la science a pris la première place au détriment de la nature et le Sud, pauvre, exploité où la sagesse populaire, les traditions et la solidarité essaient de renaître après avoir été mises à mal. L'enjeu principal est l'eau (abondante au nord, spoliée au sud). La description qui est faite ici de l'avenir de la planète est sans complaisance et fait froid dans le dos car on se dit que la réalité n'est pas si éloignée de la fiction.

L'univers de Katia Lanero Zamora est riche de fantaisie et de poésie malgré les apparences. Ce roman inventif est palpitant d'un bout à l'autre et nous entraine page après page à la découverte de ces deux mondes parallèles dont il nous tarde qu'ils se rencontrent enfin. L'écriture est vive, concise au service des actions qui s'enchainent, donnant une densité dramatique à l'histoire. La psychologie des personnages est fouillée et d'une grande justesse.


Défendre Jacob
Défendre Jacob
par William Landay
Edition : Broché
Prix : EUR 20,50

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un thriller bien ficelé, 14 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Défendre Jacob (Broché)
Voilà un thriller qui tient toutes ses promesses. Au fil des pages, la tension monte pour atteindre son paroxysme vers la fin du livre. Un crime, une enquête, un procès. Ce dernier étant l'élément essentiel du récit. Presque tout se joue au tribunal, toutes les pièces du puzzle s'y imbriquent, tous les protagonistes s'y dévoilent. Par un effet de va-et-vient entre le tribunal et la vie de famille, on observe comment chacun réagit face à l'impensable, à la peur, aux regards des voisins, des amis. On sent que la vie de cette famille se fissure et ne sera plus jamais la même quelle que soit l'issue du procès. On peut dire que l'auteur maîtrise finement la psychologie de ses personnages. Rien n'est laissé au hasard, aucune phrase n'est prononcée en vain. Les indices sont semés au fil du livre et permettent lentement à l'histoire de prendre toute son ampleur.

Un scénario précis, juste, des dialogues ciselés, des références intéressantes... l'auteur nous plonge dans la réalité même d'un système redoutable quoique précaire. Et au passage, il assène quelques remarques critiques sur ce système judiciaire américain, hautement politisé (les procureurs ne sont-ils pas élus après campagne ?).
Si vous êtes passionnés par les affaires judiciaires, ce livre est pour vous.


1Q84 - Livre 1
1Q84 - Livre 1
par Haruki MURAKAMI
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Déception, 6 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1 (Broché)
Ce roman est un best-seller au Japon et probablement en Europe aussi. J'ignore si tous les lecteurs ont aimé mais de nombreux blogueurs sont enthousiastes. Je ne partage hélas pas cet engouement. Après la moitié, j'ai passé de longs passages descriptifs, lassée d'abord par la cruauté et la crudité, par les métaphores à répétitions et les digressions ensuite.

Dans ce récit fantastique, Murakami nous tricote une histoire passant du rêve à la réalité, du merveilleux à l'horreur, nous contant en alternance l'histoire d'Aomané et celle de Tengo.

Ces êtres qui se rencontrent dans l'ultra moderne solitude pourraient avoir quelque chose d'émouvant. Mais le monde hyper violent de Murakami, sur fond de secte offrant à son gourou des fillettes en sacrifice sexuel, c'était trop pour moi. Le début est alléchant bien que cela démarre lentement et la scène de l'autoroute intéressante. Mais les répétitions sont légion, le style trop travaillé et les créatures fantastiques peu à mon goût. La tâche que mène Aonamé comme si elle était prédestinée, ne m'a pas convaincue non plus... et c'est loooong...

Le monde parallèle que se crée Aonamé, 1Q84, où brillent deux lunes et règnent d'étranges lutins, m'a laissée indifférente. Quant aux thèmes (solitude, violence faite aux femmes, soumission...) ils n'ont rien de neuf. Bref, je ne suis pas entrée dans cette histoire (cette introduction devrais-je dire). Peut-être ne l'ai-je pas comprise. Toujours est-il que je m'en tiendrai là. 1500 pages c'est beaucoup trop quand on n'accroche pas.


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