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Marketing Professionnel "Marketing Professionnel" (France)

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Entreprises, gérez votre e-réputation: Les nouveaux outils pour être connu et reconnu
Entreprises, gérez votre e-réputation: Les nouveaux outils pour être connu et reconnu
par Loïc Bodin
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

3.0 étoiles sur 5 Un livre de plus sur la e-réputation ? Voici ce qu'il apporte..., 22 mai 2014
Stratégie et transversalité (168) guident Entreprises, gérez votre e-réputation, ouvrage aux méthodes intéressantes et simples (ch. 6, Les parties prenantes, ch. 7 sur les circuits d’information, ch. 8 Les outils de veille), appuyées par des contributions et citations pertinentes (merci de ne pas avoir sacrifié à la mode des guest-stars aux interviews fleuve) et par quatre études de cas... qui contrebalancent des chapitres au contenu souvent connu des marketeurs (ch. 2, 3, 10).

Marketing Professionnel a apprécié...

- La reprise des approches de Gérald Bronner dans la formation de l’opinion (et surtout des croyances vs. la raison), 20 sq.
- Les communautés sur Internet et la notion de minorité agissante, 32 sq. à l’heure où « les tribus deviennent des hordes » (8) : plus violentes, plus nomades et sans chef.
- Les rappels sur la transformation du temps et de l’image (69 sq.), notion-clé car « le temps de l’entreprise ne peut pas être celui de l’opinion ni du digital » (70).
- Les diverses identités de l’entreprise (ch. 5) et leur articulation avec l’image et la réputation
- La reprise des typologies d’influenceurs selon Edelman (qui prend un seul N, au passage), 119 sq. qui nous change des Mass mavens et Mass connectors. Nous continuons cependant à douter de la pertinence de Klout.

Les critiques de livres de Marketing sont à lire sur Marketing Professionnel.


Managers, parlez numérique... Et boostez votre communication !
Managers, parlez numérique... Et boostez votre communication !
par Olivier CIMELIERE
Edition : Broché
Prix : EUR 24,90

4.0 étoiles sur 5 Pour une indépendance de jugement et d'action dans la comm', 22 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Managers, parlez numérique... Et boostez votre communication ! (Broché)
Comment « ranger à la cave l’attirail éculé des ficelles de communication de papa » (18), « booster notre communication et en faire autre chose qu’un bruit de volière aussi vain qu’abrutissant » ? (21) Olivier Cimelière propose ses solutions à la suite de six constats et autant de paradigmes : du destinataire passif à l’émetteur actif, de la rareté de l’information à l’infobésité, de l’opacité à la transparence… éléments certes connus, mais abordés à la fois simplement, structurés, nourris d’exemples bien choisis, pilotés par une langue alerte (mais parfois too much, cf. p 21) qui ne reste pas dans la poche et mouille même de grandes marques.

1 - Pan sur la comm’ !

La communication doit, il est vrai, suivre ce changement de paradigme, mais aussi poursuivre une migration des esprits et des pratiques ; le numérique, parfois craint et mésusé par les communicants, en est un exemple (ch. 3), tout comme l’utilisation de quelques outils (Storytelling, ch. 7) purement et simplement instrumentalisés par certaines marques.

Le regard porté par Olivier Cimelière ne manque pas de séduction ni sa voix de conviction et d’authenticité, appuyés de conviction personnelles. Nous les partageons. Car oui, le communicant ne sortira les marques de leur ornière relationnelle qu’avec plus de transparence et une vraie rénovation de la confiance. En redonnant au consommateur "l’envie d’avoir envie", comme l’écrit Lipovetsky.

2 - Médecin, soigne-toi toi-même

Mais, pour cela, communicants, marques, « il vous faut accepter de lâcher prise, et prendre le risque de la contradiction à laquelle vous devrez apprendre à répondre avec sincérité » (N. Bordas, postface, 118). Et arrêter « d’enfumer l’ensemble du corps sociétal au bénéfice d’intérêts pas toujours très collectifs » (18). En somme, « Managers, c’est à vous de tourner la clé » (ch. 10). Oui, mais celle de nouvelles perspectives, de nouvelles mises en œuvre, et pas seulement celle d’un nouveau moteur actionnant des outils et activant peurs, freins, soupçon sur les autoroutes de l’hyperconsommation.

Enfin, à la suite de la citation (115) de Newton : « les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts », le communicant réflexif pourra se pencher sur 5 enseignements de Newton, indémodables. A la différence de la marque à la pomme ?

Les critiques de livres de marketing et communication sont à lire sur Marketing Professionnel.


Platon La gaffe - tome 1 - Platon La gaffe, Survivre au travail avec les philosophes (one shot)
Platon La gaffe - tome 1 - Platon La gaffe, Survivre au travail avec les philosophes (one shot)
par Jul
Edition : Relié
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A lire, Totenkopf ! A lire, Moussaka ! A déconstruire (souffle Derrida) !, 17 mars 2014
Sous-titré Survivre au travail avec les philosophes, Platon la gaffe, ouvrage mi-BD mi fable en prose, se déroule à la Cogito, entreprise fondée par Dieu (puis rachetée par un fonds US). Kevin Platon y effectue un stage (évidemment) d’observation. Le parcours d’intégration du newbie sert de fil d’Ariane au traitement de sujets au croisement de l’entreprise et de la philosophie : la tyrannie de l’urgence (43), la répétition des tâches (75), le pouvoir (31), la norme (15), l’obéissance (79), le harcèlement (63), l’open space (19), la vie privée au bureau (59), la surveillance au travail (featuring Foucault, 23), appuyés par des titres en marbre comme « process tam tam » ou « le zèle du désir ».

Platon la gaffe enrôle des guest stars, muées en salariés pour l’occasion, comme Bourdieu, Rousseau, Machiavel, Kierkegaard, Diogène, BHL (évidemment livreur de la boite), Épicure, Pascal (dont l’écran de PC affiche « Casino Port-Royal »)… et surtout Nietzsche, DRH de la Cogito, particulièrement bien traité dans ses exclamations avec des « Totenkopf », « Sauerkraut » et de permanents clins d’œil : « arrêtez de chialer comme une gonzesse, on n’est pas des sous-hommes ici » (10) ; car l’allemand a, selon Saint-Augustin, « le Wagner à vif » (49).

Platon la gaffe nous livre une vision acérée (et pas si déjantée) de la vie en entreprise. Rien de mieux pour inviter à la réflexion autour de la machine à café / ciguë, de la photocopieuse en panne, ou du pot de départ d’un collègue, tous traités de façon si vraie, si humaine. Trop humaine ?

Les critiques de livres de Marketing, de Communication (et même de philo en rapport !) sont à lire sur Marketing Professionnel.


Les marchands de doute : Ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique
Les marchands de doute : Ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique
par Naomi Oreskes
Edition : Broché

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un bon livre (sans doute possible). Méthode anti emfumage et anti confusion, 6 mars 2014
Les marchands de doute retrace « l’histoire d’une bataille contre les faits, livrée pour vendre du doute » (p. 20).

Les marchands de doute, ce sont les industriels du tabac, les scientifiques et passeurs d’influence, lobbystes, les négationnistes de la déplétion de la couche d’ozone et de la réalité de la nocivité des pluies acides, du réchauffement climatique et de l’amiante (15) qui amènent les populations à douter car « l’incertitude favorise le statu quo » (439) - cet ouvrage est donc à lire avec Décider dans l’incertitude de Vincent Desportes (Les marchands de doute abordent ce concept p. 445).

1 - L’essence de la création du doute
Elle se place à plusieurs niveaux… et les auteurs en profitent pour nous porter un coup de griffe :
- « Une vision erronée de la science. Nous pensons que la science produit des certitudes » alors qu’elle ne fournit pas de preuves, juste un consensus d’experts (440). « L’exigence d’une preuve scientifique est toujours la bonne formule pour l’inaction et la temporisation, et c’est d’habitude la première réaction du coupable » (450). Ainsi, « tant qu’il y avait un doute sur le lien causal, l’industrie du tabac pouvait éviter d’être poursuivie en justice et éviter à toute régulation » (14).
- La confusion entre opinion et savoirs (442).
- La valorisation des opinions d’experts. Naomi Oreskes et Erik M. Conway nous rappellent que « ces hommes n’avaient pas d’expertise dans les questions environnementales ou de santé, mais ils avaient du pouvoir ou de l’influence » (18).
Cela pose la question du pouvoir des experts (cf. Nathalie Heinich, Le bêtisier du sociologue) et de la confiance que le citoyen peut (doit ?) leur accorder, engendrant un paradoxe : « nous devons faire confiance aux experts scientifiques » (447) car leurs connaissances, leurs savoirs sont validés par leurs pairs. A l’opposé, l’opinion n’est qu’une affaire personnelle, pas une affaire de science, ni même directement de groupe. Cela nous pose un cas de conscience, nous obligeant à être sélectifs : « notre confiance doit être circonscrite et affinée. Elle doit être très spécifique » (449).

2 - Bréviaire de l’instillation du doute
Les industriels et leurs séides semblent avoir appliqué des méthodes précises pour créer le doute…
- Mettre en place un bréviaire de la négation scientifique afin de « miner la science » (16) ;
- Utiliser des scientifiques reconnus : « ils utilisèrent leur réputation scientifique pour se présenter comme des autorités expertes, et ils firent usage de leur autorité pour discréditer toute science qui ne leur plaisait pas » (19) ;
- Mettre en cause le thermomètre et l’infirmière : « ils ne se sont pas contentés de refuser le message, ils ont aussi attaqué le messager » (9) ; « des gens ont mis en doute les données et les preuves, et ont attaqué les scientifiques qui les collectent et les interprètent » (9).
En somme, « ils n’étaient pas intéressés par les faits. Ils étaient motivés par le déni des faits » (13).

3 - Marketeurs, doutez-vous ?
Le marketeur regrettera que la morale et l’éthique ne soient que si peu abordées (450), certes pour se concentrer sur une analyse fine, précise, presque atomique, des faits. Il notera aussi que les développements, souvent longs, pesants, restent ordonnés et thématiques.

Les marchands de doute intéressera plus les défenseurs de l’environnement, les écologistes, les accros de l’actu, les communicants en corporate, pourrait penser certains marketeurs. Ils auront alors révélé que Les marchands de doute sont l’illustration des stratégies marketing de 2e catégorie, bien décrites par Paul Millier (L’anti bible du marketing et du management)…

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WordPress 3.5 pour des sites web efficaces : Administration, personnalisation, référencement, marketing, e-commerce, publication mobile
WordPress 3.5 pour des sites web efficaces : Administration, personnalisation, référencement, marketing, e-commerce, publication mobile
par François-Xavier Bois
Edition : Broché
Prix : EUR 32,00

3.0 étoiles sur 5 Quelques réglages restent à faire sur le moteur ;), 2 mars 2014
WordPress 3.5 s’adresse tant aux néophytes qu’aux blogueurs chevronnés. Cette 2e édition, lisible, plutôt simple d’approche et d’utilisation aborde essentiellement l’administration d’un blog motorisé par WP, sa personnalisation, son référencement, son marketing et la publication sur mobile.

Pourtant, quelques points-clé restent superficiellement abordés par les auteurs :
- La mise à jour manuelle de WordPress est ignorée (286) et l’impact des updates du CMS sur les extensions n’est pas assorti d’une mise en garde ;
- Un blogueur cherchant à diminuer son taux de rebond à partir d’une recherche réalisée sur son blog regrettera que WordPress 3.5 ne développe pas l’optimisation du moteur de recherche WP (search.php) qui, pourtant, renvoie souvent des résultats peu pertinents ;
- Enfin, la couverture annonce que WordPress 3.5 portera sur le e-commerce. Mais deux pages seulement lui sont consacrées et WP e-commerce ne bénéficie, lui, que d’une page (283).

A l’opposé, certains développements plus techniques (306 sq.) se voient accorder une place inutile à notre goût, même si les paragraphes consacrés à l’amélioration des performances via le cache (302 sq.) sont à la fois précis et bien traités.

Le marketeur digital s’interrogera sur des éléments « historiques » mais qui n’ont pas toujours évolué dans un sens efficace. Ainsi,
- Feedburner et Technorati apportent-ils réellement du trafic ? Tout comme le classement de blogs (cf. Ebuzzing) ;
- Comment solvabiliser son site en vendant par exemple des produits (comme des PDF) à télécharger ? Pas de réponse page 282 ;
- « Devenir sa propre régie » (265) oublie d’évoquer les extensions permettant de faire tourner les bannières et celles assurant la gestion des emplacements (avec à la clé une optimisation de la monétisation de l’inventaire). En somme, nous aurions aimé plus de précisions quant à la génération de revenus via WordPress.

A quand des livres spécialisés sur le marketing d’un blog WordPress ?

Nota : WordPress 3.5 est à lire avec WordPress : Toutes les clés pour créer, maintenir et faire évoluer votre site web, de Xavier Borderie, chez Pearson.

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Réussir son référencement web: Stratégies et techniques SEO - Edition 2014 - Déjà plus de 35.000 lecteurs !
Réussir son référencement web: Stratégies et techniques SEO - Edition 2014 - Déjà plus de 35.000 lecteurs !
Prix : EUR 24,99

4.0 étoiles sur 5 La bible du référencement sur Internet / SEO, 2 mars 2014
Référencement web est un peu le Mercator ou le Publicitor du SEO.

Dans la version 2014 de Référencement web, nous avons particulièrement apprécié le SMO (303 sq.), le SEO de contenus multilingue, le ROI du SEO (316), l’importance de la confiance attachée aux auteurs de contenus (384), même si cela nous parait difficile sur Wordpress par exemple.

Référencement web livre un ensemble incroyablement riche, utile, tantôt précis et accessible, tantôt plus costaud pour qui veut aller plus loin. Plaisante double lecture.

Si vous êtes pressés, commencez par « Les 12 phases-clés du référencement » (647) puis enchainez avec la règle des « 4C » (636).

Enfin, nous aurions aimé quelques précisions sur des éléments qui réoccupent plus d’un éditeur : les redirections (526 sq.) et leur impact sur le référencement.

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Publicitor - 8e éd.- Publicité online et offline (+ site compagnon): Publicité online et offline - TV. Presse. Internet. Mobiles. Tablettes...
Publicitor - 8e éd.- Publicité online et offline (+ site compagnon): Publicité online et offline - TV. Presse. Internet. Mobiles. Tablettes...
par Arnaud Baynast (de)
Edition : Broché
Prix : EUR 44,00

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4.0 étoiles sur 5 Encore une arme de guerre ?, 20 février 2014
Le Publicitor 8e édition ? Quoi de neuf ? Ou plutôt, quoi de marquant ?

Marketing Professionnel a apprécié les 110 pages consacrées aux innovations de la publicité en ligne (parfois pas si nouvelles) et à la complémentarité entre online et offline : « les médias traditionnels sont nécessaires lorsqu’un pure player souhaite gagner en respectabilité » (457).

Nous notons avec intérêt que le digital irrigue enfin les différentes parties.

Nos lecteurs publicitaires goûteront toujours…
- Les caractéristiques de la publicité, communication partisane (106 sq)
- Le jugement de la création (225 sq.)
- Le développement sur l’image, méritant d’ailleurs plus de place (176 sq.). Oups, l’identité de Kapferer est passée aux oubliettes !
- La Lovemark, pour éviter de se faire bisouiller par le livre-plaquette éponyme (212 sq.) ; mais aussi la stratégie de disruption (202 sq.) pour les mêmes raisons
- … et tout ce qui fait le Publicitor un incunable : les médias, les pré et post tests, la règlementation et l’autodiscipline (ch. 12). Etrange de ne pas traiter la CNIL dans un livre qui se veut plus orienté digital…

Le marketeur relèvera que la pub donne du sens à la marque (ch. 5), même si cette valeur est plus apportée par la communication que par la seule publicité et formulera quelques regrets…
- Une seule page sur les agences médias (125) ; un peu léger compte tenu du business géré !
- Les métiers de la publicité sont peu abordés. Le planning stratégique l’est p. 124 ;)
- La communication 360 (130 sq.) fait l’impasse sur la propagation ; les auteurs abordent la notoriété (171 sq.) mais pas l’engagement.

Le lecteur caustique notera que le Publicitor 8e édition parle de Online to store (480). Pourtant le terme le plus utilisé est Web to store, cf. notre dossier consacré au Point de vente et digital.

Aller plus loin que la publicité, c’est possible ! Avec une v9 ?
Le lecteur souhaitant un développement structuré et plus étayé en communication BtoB, internationale, financière, corporate, interne ou de crise se procurera Pentacom. D’ailleurs, c’est l’une des faiblesses du Publicitor : s’intéresser à la pub, moins aux modes de communication (sectorielle, en fonction des émetteurs, etc.), à ses outils et stratégies. Le marketeur féru de branding, quant à lui, se penchera en complément sur E-branding de Georges Lewi et un peu sur le cousin Mercator (lire notre critique).

Enfin, les anciens Publicitor séparaient below the line et above the line. Puis online et offline sont arrivés. La 9e édition sera-t-elle articulée autour du Paid, du Owned et du Earned (traités p. 31) ?

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Les mots qui ont fait 2013
Les mots qui ont fait 2013
par Éric Cobast
Edition : Poche
Prix : EUR 9,00

4.0 étoiles sur 5 Intelligents, ces mots de tête !, 4 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les mots qui ont fait 2013 (Poche)
Les mots qui ont fait 2013, d'Eric Cobast ravira les préparationnaires de tout poil (rimant avec Celsa et Sciences Po) en culture générale, les amateurs de mots, de langue que l'on tourne pas toujours sept fois dans sa bouche avant de les prononcer tant leur emploi est banalisé, les débusqueurs et raboteurs de langue de bois en version Christian Delporte (51 sq) : austérité, choc de simplification, inversion de la courbe du chômage, transparence... Ces mots anesthésient et cachent leur vrai sens.

Eric Cobast aborde aussi "Les môts qui fâchent", ceux qui clivent - Depardieu, Femen, impôts... avec une facilité à passer de la politique à l'économie, en faisant un détour par la philosophie. "Les mots qui étonnent" comme bitcher, binge watching, crop top, selfie (mais aussi d'autres termes dans la langue de Voltaire !) et l'inévitable "Allô" clôturent ce précis (halo / précis, OK OK...).

Les mots qui ont fait 2013 ont donc une vertu libératrice et jubilatoire, celle de nous amener à les jauger, à jongler avec eux, à les laisser tomber puis à les reprendre, à les faire et à les défaire. Jusqu'à fin 2014.
D'ailleurs, quels seront les mots de 2014 ?
Nous pensions en premier lieu à Julie Gayet, Première dame, Pacte, Genre / gender.
A vous de jouer !

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Tout Savoir Sur... le Marketing Emotionnel - l'Humain Plus Que le Fric!
Tout Savoir Sur... le Marketing Emotionnel - l'Humain Plus Que le Fric!
par Patrice Laubignat
Edition : Broché
Prix : EUR 24,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Emotion, amour et marketing. Mariage à trois, efficacité au carré ?, 27 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout Savoir Sur... le Marketing Emotionnel - l'Humain Plus Que le Fric! (Broché)
Le marketing émotionnel se place dans l'héritage du marketing de la caresse... du nombril des clients : "la relation intelligente passe par le nombril de vos clients" (12) et une relation de personne à personne. L'objectif du livre est en effet de "revisiter le marketing de la relation client / marque, en mettant en avant l'humain avant le business, en partant du client et non de la marque, en parlant d'émotions, d'amour et non de fric" (23). Car "c'est davantage une posture philosophique qui distingue aujourd'hui le marketing émotionnel des théorisations scientifiques de la réponse aux besoins de clients toujours plus difficiles à suivre" (189), constat que Lipovetsky fait aussi dans Le bonheur paradoxal (cité par Patrice Laubignat p. 97-101), qui ouvre plus sur un marketing de l'offre que de la demande (190) comme nous l'évoquions dans 5 caractéristiques du postmodernisme. En somme "l'innovation reste l'oxygène des marques" et "il est du devoir de la marque de renouveler son offre au service de ses valeurs" (33, citation de J-N Kapferer). Constat global : en marketing "le problème vient d'un manque d'imagination et de passion" (181)...

La solution viendra-t-elle alors par l'émotion ? "L'émotion, c'est la base même de ce qui permet aux marques de créer un lien avec les consommateurs" (postface, 195).

1 - Le credo du marketing émotionnel
"Les seules marques acceptées dans le futur exprimeront des émotions fortes, les feront vivre à leurs clients et recevront en retour un amour inexplicable par les concepts marketing classiques" (15). Cela nécessite un marketing élaboré par l'intuition des humains, "leurs inspirations, leur passion des autres et pourquoi pas, si vraiment vous insistez, en mettant en histoire les avantages produit" (20).
Cela passe par les 4E en mode IBM (lire ici les 4E repris dans les prédictions 2013 de Forrester) : émotion, exclusivité, expérience, engagement (25-28).
5 étapes clé du marketing émotionnel

Patrice Laubignat énonce cinq verbes-clé servant d’articulation à l'ouvrage autour du parcours émotionnel du client (le schéma se trouve exotiquement à la p. 73) :
- Rencontrer, qui nécessite d'accepter "de ne plus parler du produit mais bien de la mission de la marque et surtout de la valeur ajoutée qu'elle peut apporter à chacun, valeur seule qui justifierait qu'une personne devienne un client" (36). En fait une "reason to believe" que les publicitaires connaissent bien et qui s'appuie souvent sur la surprise (44).
- Tester la promesse et sa justification (74 sq.), en s'appuyant entre autres sur les travaux, souvent cités ici, de Simon Sinek (le cercle d'or des motivations humaines).
- Aimer, qui va de pair avec de grandes règles comme : pas d'amour sans respect, sans plaisir, sans générosité, sans lendemains (que nous préférons les mettre au pluriel).
- Préférer revient à créer de la préférence, de la satisfaction, parfois par un retour à l'essentiel ou le développement d'innovations, mais aussi de preuves répétées : "la préférence se mérite : il faut consentir des efforts, des gestes, des marques d'amour au quotidien" (146).
- Partager, c'est-à_dire diffuser en earned et via du co-marketing, amenant l'auteur à démontrer pourquoi le social marketing est le meilleur outil de fidélisation.
- ... et "one more thing" : remercier.

Le lecteur avisé appréciera le caractère parfois frondeur de l'ouvrage, comme il a su aimer L'Anti-bible du marketing et du management de Paul Millier parlant d'investissements marketing de première catégorie là où Patrice Laubignat précise que "la moitié des budgets des marques n'ont d'autres effets que neutraliser le bruit fait par les concurrentes" (33).

2 - Quelques émotions négatives...
Nous regrettons que Le marketing émotionnel soit victime...
- De plusieurs dizaines de fautes d'orthographe (13, 14, 20, 47, 51, 53, 55, 68, 105, 107, 153, 173, 193...),
- De l'absence quasi généralisée de sources précises des tableaux, illustrations, chiffres ou concepts mentionnés (27, 51, 54, 58, 60...) comme par exemple la reprise de Carù et Cova qui ne leur est pas attribuée (28) et qui orthographie mal Holbrook,
- D'un index passé à la trappe
- D'une bibliographie en "mode fractal", non ordonnée et ne comprenant pas de sites web
- Ainsi que de quelques maladresses de style ("mon exposé", 19).

Enfin, pourquoi ne pas traduire l'extrait des pages 100 et 101 (en anglais), afin d'être certain que le livre soit... aimé par le lecteur ;)

[Les critiques de livres de marketing sont à lire sur Marketing Professionnel.]


Marketing mobile - Les clés pour intégrer efficacement le mobile dans sa stratégie marketing
Marketing mobile - Les clés pour intégrer efficacement le mobile dans sa stratégie marketing
par Jérôme STIOUI
Edition : Broché
Prix : EUR 29,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Efficace sur les outils, plus léger sur la stratégie, 11 janvier 2014
Le marketing mobile attirera les lecteurs amateurs de connaissances instrumentales et d'outils, qu'il aborde avec une vraie complétude. Le stratège, pour sa part, restera sur sa faim même si le marketeur appréciera le portrait des cibles utilisatrices : internautes, mobinautes, tablonautes, la description des tendances et mouvements affectant le marché du mobile, comme la déportalisation, la marginalisation des MVNO, ainsi que quelques développements plus techniques comme le HTML5 appliqué au mobile (97 sq.) ou le SEO (133).

En somme, un intéressant ouvrage "de base" à la structure claire.

Marketing Professionnel regrette cependant, côté fond, le manque de clarté dans les explications du business model de Apple (20) et l'absence de mobilisation de concepts digitaux plus "costauds" (effets de réseau, point de bascule...).

Côté forme, nous avons noté d'horripilantes coquilles, fautes d'orthographe (14, 20, 22, 55, 94...) et répétitions, mais aussi des illustrations non datées, des sources... non sourcées (38, 58) et parfois honteusement, comme les objectifs marketing devant être SMART (89), volés (c'est le terme) à Philippe Villémus (Le plan marketing).

Enfin, la citation d'éléments définis 200 pages plus loin (cf. RTB, cité p. 37, défini p. 239), voire cités (Framework, p. 100) et non expliqués nous a énervée... Monsieur l'éditeur, un petit effort SVP : éditer n'est pas seulement mettre sous presse. D'ailleurs, envisagez-vous d'optimiser à l'avenir la qualité de l'impression et le noir et blanc, souvent nuisibles à la lecture des illustrations (p. 33) ?


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