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Contenu rédigé par D. Cohen
Classement des meilleurs critiques: 138
Votes utiles : 2695

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Commentaires écrits par
D. Cohen
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Je m'en vais
Je m'en vais

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un esthétisme ennuyant, 30 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Je m'en vais (Format Kindle)
Il y a de belles phrases, des personnages improbables, une intrigue ectoplasmique. Entre Port Radium et Charenton, on s'ennuie ferme dans ce texte désincarné, couronné par un Goncourt en 1999.

Je suis perplexe. On est plus proche de l'exercice de style que du thriller.


L'homme remplaçable
L'homme remplaçable
Prix : EUR 2,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brillant et lucide... comme tout ce qu'écrit Renaud Camus, 30 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme remplaçable (Format Kindle)
Un texte qui parle de l’enseignement de l’oubli, de la Grande Déculturation. j'aime bien le terme de l’industrie de l’hébétude. Renaud Camus nous parle d'un système qui a étendu la consommation de masse à l'homme qui n'est qu'une entité remplaçable comme les autres, un individu désaffilié, dépaysé, déshumanisé, délocalisable à merci,sans racines ni nation. L'homme n'est plus inséré dans une histoire une tradition. Il montre que le grand remplacement et la grande aculturation ne sont que les deux faces d'une même médaille.

Renaud camus est un vrai intellectuel comme il y en a peu (Debray, Finkelkraut, Gauchet, Onfray). Il aurait pu parader sur les plateaux de talk-show et se faire pas mal de fric mais il a préféré dire la vérité, essayer de réveiller les consciences devant les dangers qui approchent, avec, je pense, parfois le sentiment de crier dans le désert. dans quelques années quand le désastre sera total, certains reliront R. Camus et diront "Il avait tout compris et maintenant c'est trop tard".


Ma Danseuse Particulière
Ma Danseuse Particulière
Prix : EUR 4,73

2.0 étoiles sur 5 Un texte daté, 25 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ma Danseuse Particulière (Format Kindle)
Je ne sais pas quand a été écrit ce texte mais la lecture donne l'impression d'un texte daté, désormais la Thaïlande ce sont des smartphones, de la drague sur internet, sur Tinder. Elles utilisent Whatsapp, Line ou Viber. Les gogos semblent presque dépassés même pour la prostitution.

Tout cela parait très désuet. Même les arnaques ne sont plus les mêmes. Mais le choix de faire parler plusieurs personnages est plutôt une bonne idée de l'auteur. La photo en couverture est pas mal.


Tokyo Rhapsodie
Tokyo Rhapsodie
par Misseau Antoine
Edition : Broché
Prix : EUR 18,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Tokyo intriguant, 21 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tokyo Rhapsodie (Broché)
J'ai adoré ce texte qui nous fait entrer dans un Japon vivant et nocturne avec de superbes portraits. Dans un sens ce roman m'a fait penser dans un autre genre à Pattaya beach. Même exotisme séduisant, même vérité du style.

Misseau mérite d'être lu, surtout si vous allez au Japon, c'est mieux que le guide du routard.


Purge
Purge
par Sofi Oksanen
Edition : Poche
Prix : EUR 7,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Sombre et oppressant, 21 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Purge (Poche)
Un beau matin, Aliide Truu une vieille fermière estonienne découvre une jeune femme prostrée devant chez elle. La fille s'appelle Zara Pekk, une prostituée russo-estonienne qui a fui des souteneurs russes particulièrement violents. Avec de nombreux flash backs entre la seconde guerre mondiale, la période stalinienne, Sofi Oksanen nous raconte à travers l'histoire d'une famille déchirée l'histoire d'un pays mal connu en France. Il y a la violence du bolchévisme russe, l'écrasement des patriotes estoniens, le viol des femmes soupçonnées d'activités antisoviétiques. Je ne raconterai pas l’histoire prenante mais très très sombre. le style m’a parfois fait pensé à celui du Grand cahier d'Agota Kristof un écrivain hongrois, là aussi le monde de l'est est sombre et froid.

Le problème avec la réalité oppressante c’est qu’elle devient vite très lourde pour le lecteur, surtout que les personnages manquent un peu d’épaisseur. Pas une seule lueur de joie dans cette obscurité. La fin est assez étrange, on aurait aimé que quelque chose naisse entre ces deux femmes mais ce ne sera pas le cas. Cette obscurité se double d’u côté très statique puisque presque tout le roman se situe entre les murs de cette ferme estonienne, parfois même dans un cagibi. Tout cela accentue l’impression d’enfermement que ressent le lecteur.

Au final, ce roman commence bien mais s’enferme vite dans une sorte de piège sombre et statique. Il présente malgré tout le grand intérêt de mieux nous faire comprendre ce qu’on subit les peuples occupés par la Russie soviétique. L’écrasement systématique de leur nationalisme, de leur identité, la répression sans merci.


Alger, ville blanche sur fond noir
Alger, ville blanche sur fond noir
par Collectif
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un superbe recueil, 16 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alger, ville blanche sur fond noir (Broché)
En quelques textes ciselés, les auteurs nous emmènent au sud de la grande bleue dans ce pays à la fois si proche et si lointain. On partage les galères, l'eau qui ne coule jamais, l'envie de fuir ce pays, la corruption, la violence.

J'ai particulièrement aimé le rêve fou de Madame Azouz de Virginie Brac, un petit bijou.


Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier
Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

12 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Putain que c'est chiant..., 16 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier (Format Kindle)
J'avais déjà eu du mal avec les précédents Nobel français (Claude Simon, Le Clezio) mais là on atteint des sommets d'ennui. Des personnages aussi vaporeux que l'intrigue que je qualifierais d'ectoplasmique. Beaucoup de noms de rues, Patrick Modiano doit avoir une vocation contrariée de chauffeur de taxi.

Bref, on s'emm... ferme tout au long de ces 160 pages un format pourtant nothombien.
Quand je compare avec l'énergie de certains auteurs comme SaFranko, Dan Fante, Pelecanos, Gutierrez... que la France parait bien ennuyeuse et poussiéreuse, toute tournée vers son passé, ses rues vides. Pourtant cela n'est pas toujours le cas : la Peur de Gabriel Chevallier est un chef d'oeuvre ignoré, Houellebecq reste un grand auteur, Cavanna possède une verve inégalée, sans parler de Yourcenar, de Céline, de Gracq. J'ai des dizaines de noms qui mériteraient ce Nobel avant Patrick Modiano (personnage sympathique au demeurant).

Je crains qu'au final ce Prix Nobel ne donne pas une idée très positive de la France aux étrangers qui le liront.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 26, 2014 12:26 PM CET


Ballets roses
Ballets roses
par Benoît Duteurtre
Edition : Broché
Prix : EUR 17,30

4.0 étoiles sur 5 Un voyage entre deux mondes, 16 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballets roses (Broché)
L'affaire des ballets rose qui éclate en 1959 au moment où disparait la IV république a été oublié de tous. Cinquante cinq ans... une éternité à l'âge de Google et des tweets. La plupart des protagonistes sont morts à commencer par le principal: André Le Troquer un homme du peuple, militant socialiste, résistant courageux qui deviendra Président de l'Assemblée Nationale avant de finir condamné pour des attouchements sur mineures.

Dans ce roman en forme d'enquête B. Duteurtre revient sur la trajectoire de cet homme, sur ceux qui croisent son chemin. Il y a des aventurières : Fanny Mauve, la fausse Comtesse de Pinajeff, l'interlope Jean Merlu, le Président Coty, De Gaulle.

L'auteur nous emmène dans un Paris entre deux mondes, celui des façades noires, des troquets, des marchands de vins, des tronches à la Audiard et celui qui naîtra des années industrieuses du gaullisme conquérant. Une France disparait et une autre est en train de naître. On ressort de la lecture de ce roman plein de nostalgie pour cet entre-deux qui survit dans quelques lieux comme le montre la rencontre étonnante avec Jean Merlu dans son ancien restaurant Merlu mon Amour, rue de la Butte-Montmartre.

Je ne connaissais pas cette époque entre les "heures les plus sombres" et la geste gaulliste... ce beau roman-enquête m'a fait voyager, n'est-ce pas tout ce qu'on demande à un roman ?


Putain d'Olivia
Putain d'Olivia
par Mark SaFranko
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 SaFranko est une drogue dure, 8 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Putain d'Olivia (Broché)
Après avoir lu les jubilatoires Dieu bénisse l'Amérique et Travaux forcés, je poursuis les tribulations de l'alter ego de Mark SaFranko. Max Zajack qui se définit lui-même comme le dernier des losers tout en étant persuadé d'avoir un talent d'artiste. Il rencontre la sublime Olivia Aphrodite (Livy) dans un restaurant où il joue et une passion torride faite de sexe échevelé, de galères, d'huissiers attendant derrière la porte, de métiers dégradants. Dans ce tourbillon, Zajack essaie de se convaincre qu'il est un artiste. Il est en tout cas certain de ne pas être fait pour sécher dans le bureau d'une grande compagne de téléphone. Lentement l'amour se transforme en haine, la folie destructrice, le mépris minent le couple. Les rémissions sont passagères, on menace de rompre, on se trompe.

Du grand SaFranko, un écrivain qui nous montre une autre face de l'Amérique, celle de la loose et d'un monde dur avec les faibles. Merci à 13 eme Note de nous avoir fait découvrir cet écrivain.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 8, 2014 7:41 PM CET


L'ABSENT ou le milliard invisible
L'ABSENT ou le milliard invisible
par Nicolas Daguerman
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brillant, jubilatoire et politiquement incorrect, 5 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ABSENT ou le milliard invisible (Broché)
Cet essai part d’un constat : en quelques années, sous prétexte de lutte contre la pédophilie confondant l’enfance et l’adolescence, il s’est installé une forme de censure puis d’autocensure artistique aboutissant à l’élimination de toute représentation de l’adolescence dans l’art : cette évolution aboutissant à une « élimination ciblée » peut être illustrée par le film La petite de Louis Malle avec Brooke Shields. Cette oeuvre n’avait pas provoqué d’émoi particulier lors de sa sortie en 1978 mais lorsqu’une exposition du Tate Modern Museum en 2009 à Londres reprit une unique photo extraite du film, la galerie dut faire détruire tous ses catalogues sous la pression de sourcilleux gardiens de l’ordre moral.

Que s’est-il passé dans ces trente années entre l’atmosphère libertaire post-1968 qui permettait jusque dans les années 80 à des Cohn-Bendit et des Finkelkraut de prôner l’amour à tout âge et la chape de plomb moral née dans les années 90 ?

Dans une langue brillante et précise, à travers de nombreux exemples aussi jubilatoires que Batman et Robin ou Bart Simpson, Nicolas Daguerman analyse le véritable mécanisme de panique qui, à partir des années 90, exige l’élimination de toute représentation artistique de l’adolescence, ce milliard absent. Une mutilation de la création malgré les traditions grecques, perses ou japonaises. Le monde qu'il dessine ressemble à un 1984 avec ses Big Brother associatifs du prêt-à-penser auxquels même la communauté homosexuelle a dû se soumettre dans son désir de normalisation. Il évoque aussi les rares artistes, souvent originaires d’un monde non-occidental, qui résistent à cette mise à l’index qui tue les œuvres avant même qu’elles ne naissent.

Un ouvrage de résistance et de lucidité bourré d’érudition qui va à contre-courant de la pensée imposée par les médias et le mainstream. Au delà de cet exemple, l’auteur nous interpelle sur la manipulation morale dont nous sommes les victimes consentantes, celle qui modèle nos goûts, nos interdits, nos autodafés.

Si l’auteur avait eu un nom connu, cet ouvrage aurait pu être publié chez des éditeurs tels qu'Odile Jacob. Je ne doute pas alors qu’il aurait déjà déclenché des polémiques aussi rafraichissantes que ce texte.


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