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Contenu rédigé par Amadis
Classement des meilleurs critiques: 7.931
Votes utiles : 359

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Commentaires écrits par
Amadis

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Black Butler Vol.1
Black Butler Vol.1
par TOBOSO Yana
Edition : Broché
Prix : EUR 6,85

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Diable de Majordome !, 24 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Butler Vol.1 (Broché)
Savoureux mélange d'humour et d'enquêtes surnaturelles, Black Butler est une série qui ravira filles et garçons à la fois : des majordomes charismatiques totalement dévoués à leurs maîtres avec un zeste de combats, le tout prenant place dans une Angleterre victorienne légèrement caricaturale qui rappellera sans doute à certains la magnifique série Comte Caïn/God Child de Kaori Yuki. Ici, contrairement à d'autres mangas qui mettent l'accent sur le côté historique de la période victorienne, l'auteur s'inspire plutôt de l'ambiance gothique qui s'en dégage pour n'en garder que les codes et l'esthétisme.

Les personnages sont attachants et drôles à la fois. J'ai particulièrement été touchée par le personnage de Madam Red, et parfois par Ciel, quand celui-ci laisse entrevoir ses faiblesses. L'atout majeur de la série reste cependant Sebastian, ce charismatique majordome qui derrière son sourire, cache une part d'ombre. A lui tout seul, il réussit à faire frémir toutes les lectrices accro aux beaux garçons ténèbreux !

Le premier tome, fort sympathique à lire, privilégie l'introduction des personnages principaux en dépeignant leur vie quotidienne. Jouant ainsi un rôle de tome d'exposition, cela lui donne une certaine lenteur qui ne reflète pas le véritable potentiel de la série : le premier tome enchaîne gags sur gags, tant et si bien qu'on se demande parfois où Yana Toboso veut en venir. Fort heureusement, le deuxième tome de la série se consacre davantage au développement de l'intrigue principale : action et humour sont au rendez-vous et le lecteur se retrouve pris dans un tourbillon de révélations et de rebondissements. Le mystère commence à s'instaurer, et beaucoup de questions viennent tarauder l'esprit des lecteurs.

Tout le mystère de Black Butler pourrait se résumer à cette seule et unique phrase, récurrente dans le manga : "Je ne suis qu'un Diable de majordome".

Série très plaisante, dessinée avec soin, Black Butler est donc une série qui ne laisse éclater son potentiel véritable qu'à partir du deuxième volume. Par la suite, l'intrigue prend du relief de tomes en tomes, à mesure que les enquêtes se font plus complexes, plus prenantes, mais aussi plus sombres. Cependant, la tension dramatique de chaque enquête se trouve souvent contrebalancée par une forte dose d'humour, qui apparaît ainsi comme une bouffée d'air frais entre deux moments de tension.
Black Butler est une série qui sort de l'ordinaire : derrière ses airs apparents de shôjo se cache en réalité un shônen dynamique et très divertissant. A noter que Black Butler a relancé la mode des majordomes dans les mangas !


Seven days Vol.1
Seven days Vol.1
par TACHIBANA Venio
Edition : Broché

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Aussi doux qu'un shôjo !, 14 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seven days Vol.1 (Broché)
Yaoi ? Vous avez dit Yaoi ? Ces histoires écrites pour les filles dans lesquelles les garçons aiment d'autres garçons ? Non, non, ne fuyez pas, car Seven Days possède l'avantage non négligeable de ne pas s'adresser qu'aux amatrices de Yaoi, mais plutôt aux lectrices de shôjos.

Seryô est blasé par l'amour : après une rupture difficile, le jeune homme a pris la décision de sortir toutes les semaines avec une fille différente. Ainsi, chaque lundi, il choisit la première à lui déclarer sa flamme, quelle qu'elle soit, et pendant une semaine, Seryô deviendra le petit-ami parfait, à l'écoute des moindres désirs de sa chère et tendre... mais si d'ici le dimanche soir, Seryô ne tombe pas amoureux, le jeune homme coupe les ponts avec sa petite-amie de la semaine et passe à une autre. Or, par un lundi matin ensoleillé, c'est Shino Yuzuru que Seryô Touji rencontre devant la porte de l'école. Shino demande alors à Seryô de sortir avec lui. Léger détail pourtant : Shino est un garçon XD

Deux hétéros qui n'imaginent pas tomber l'un dans les bras de l'autre... Autant dire que la semaine sera mouvementée !

Ici, le sexe des protagonistes n'a aucune importance car les auteurs nous présentent avant tout une romance toute mignonne dans laquelle les sentiments priment à l'action.

En deux tomes seulement, ce court shônen-ai sort de l'ordinaire : ici, pas de fan-service purement gratuit, tout se joue de nuances. C'est parfois encore plus soft que les shôjos !

Le scénario est aussi léché que les graphismes. Je suis tombée sous le charme des couvertures des deux tomes, qui reflètent à merveille l'ambiance qui se dégage de Seven Days. Même si parfois, les auteurs usent de raccourcis quant aux réactions des personnages, ceux-ci n'en restent pas moins touchants.

En bref, Seven Days est une aeuvre contemplative aux graphismes de toute beauté qui raviront les grandes romantiques.


Numéro quatre
Numéro quatre
par Pittacus Lore
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Captivant !, 11 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Numéro quatre (Broché)
John Smith n'est pas un lycéen comme les autres, sous ce nom d'emprunt se cache sa véritable identité, ou plus précisément un matricule : numéro Quatre.

Depuis sa naissance, Quatre ne connait que la fuite : il fait parti des neufs enfants originaires de la planète Lorien, envoyés sur Terre pour mieux échapper aux créatures sanguinaires qui ont déjà envahis leur planète d'origine, les obligeant à fuir.

Ces neuf enfants représentent l'espoir des habitants de Lorien, le futur de leur race : des enfants qui, quand ils seront devenus adultes, combattront l'oppresseur. En attendant l'heure de leur vengeance, ils sont dispersés sur Terre et s'y cachent.

Guidé par son tuteur, Henri, Quatre parcourt le monde. Ils essayent de garder un maximum de distance avec les Mogadoriens, ces créatures qui les traquent sans relâche pour les tuer : Numéro un s'est déjà fait attraper en Malaisie, Numéro deux en Angleterre, quant à Numéro trois, celui ci est mort au Kenya. Numéro Quatre est le prochain sur la liste.

Alertés par la disparition des trois premiers enfants, Henri et Quatre décident de s'installer dans une petite ville tranquille des Etats-Unis. Ils souhaitent s'y fondre, pour mieux survivre. Quatre doit alors à tout prix cacher sa véritable identité mais sa première année de lycée s'annonce riche en rebondissement...

Ils sont parmis nous...

Numéro Quatre est un roman plaisant à lire, qui réussit à maintenir en éveil l'intérêt du lecteur d'un bout à l'autre. Après un début plutôt long durant lequel on apprend à connaître Quatre et la difficulté de son quotidien, l'action se fait grandissante de pages en pages. Elle est à son paroxysme à la fin du roman : on oublie la vie quotidienne de Quatre et ses aventures au lycée pour se concentrer davantage sur la guerre entre Lorien et Mogadoriens. Les personnages sont dans l'ensemble plutôt attachants. J'ai beaucoup aimé Bernie, Sam et Six. L'univers est intéressant et change un peu de ce qu'on peut trouver en ce moment en littérature jeunesse (après le fantastique, serait-ce la science-fiction qui a le vent en poupe ?)

Pourtant, quelques facilitées scénaristiques ne sont hélas pas évitées. Le manichéisme de ce roman m'a parfois exaspéré : d'un côté, on a les gentils extraterrestres, qui aiment la nature et qui veulent le bien de tous, de l'autre, les méchants envahisseurs qui font très, très peur et qui veulent tout détruire sans trop de raisons. J'aurais aimé des méchants plus nuancés et donc plus captivants. Certains évènements m'ont d'ailleurs laissée perplexe, j'ai tiqué sur quelques petits détails, mais je vous rassure, l'ensemble tient la route. Je me suis donc laissé porter, de chapitres en chapitres.

Autre petite déception : les cent dernières pages du roman. Les évènements s'enchainent, l'action est à son paroxysme, certes, mais jusqu'à en devenir difficile à suivre : il m'arrivait d'être perdue, car certaines scènes sont beaucoup trop fouillies. On se met alors à relire les phrases, essayant de comprendre la transition logique. Par l'enchainement rapide d'actions, l'auteur donne à son roman une écriture très "cinématographique" qui fait primer le dynamisme sur la netteté de la description. On aime ou on n'aime pas.

Numéro Quatre est donc un roman qui m'a plu par certains aspects, et repoussé par d'autres. Le mélange action/vie quotidienne est efficace, et efface les petits points noirs du scénario, un peu trop sommaire à mon goût.

J'attends la suite de Numéro Quatre, The power of Six, pour être fixée quant à cette série de romans. The Power of Six sortira le 23 Août prochain aux Etats-Unis (merci à Pas' pour l'info !) et je suis plutôt curieuse de savoir ce que cette suite nous réservera, dans la mesure où le narrateur ne sera plus Quatre mais un autre enfant de Lorien. Affaire à suivre, donc !


Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti
Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti
par Judy Blundell
Edition : Poche
Prix : EUR 6,70

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre à deux visages, 26 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti (Poche)
Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti fait parti de ces livres dont la couverture et le titre vous intrigue. Je désirais lire ce roman depuis un moment déjà, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le découvrir. Grâce à Gallimard Jeunesse, l'occasion se présentait enfin, et je n'ai pas été déçue du voyage !

L'histoire se déroule en 1947, juste après la seconde guerre mondiale. Quand Evelyn Spooner, quinze ans, apprend que son beau-père compte les emmener, sa mère et elle, passer quelques jours loin de New-York sur les plages brûlantes de Floride, la jeune fille, qui n'a jamais quitté la ville, saute de joie. La petite famille s'installe donc sur les côtes de Palm Beach, dans un hôtel à moitié déserté par les touristes. C'est le début des vacances parfaites... Jusqu'au jour où un certain Peter s'installe dans l'hôtel. La vie de Evie et de sa famille se met soudain à basculer : dans un hôtel au luxe défraîchi et la chaleur étouffante de septembre, la jeune fille surprend l'ombre de mensonges et de terribles secrets.

Quel fil invisible relie entre eux les habitants de l'hôtel Mirage ? Que va y découvrir Evie ? Et ce drame qui s'y est produit, était-ce réellement un accident ? Au programme : amour, chantage et secrets troublants, le tout sur fond d'enquête policière.

Dans Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti, l'auteur, Judy Blundell dépeint une société américaine d'après-guerre complexe et intéressante qui renvoie au mythe du rêve américain, porteur d'espoirs, mais qui, lorsque l'on gratte un peu, laisse apparaître une hypocrisie et un racisme encore bien présents.

Basé sur un côté psychologique très fort, le roman est le fruit d'une démarche littéraire intéressante. Captivant, ce roman rebutera peut être les lecteurs les plus friands d'action par son démarrage assez lent. Mais poursuivre ce roman vaut le détour, je peux vous l'assurer : vers le milieu du récit, le registre change, se fait plus sombre, empreint d'une maturité déroutante, le récit bascule dans le polar et c'est un vrai délice !

Une oeuvre adulte.

La principale qualité de Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti est de proposer aux lecteurs une véritable réflexion sur ce qu'est le passage vers l'âge adulte, tout en empruntant au roman noir son ambiance, ce qui donne un petit côté polar aux secrets de l'entourage de Evie.

La voix naïve de l'enfant se heurte à celle de la narratrice adulte qui nous parle de faits passés. D'abord naïve, l'héroïne, au cours de ces vacances en Floride, va découvrir le monde des adultes. Evie est un personnage à qui on s'attache énormément, car on la voit grandir au fil de l'histoire. Comme elle, on tombe sous le charme de Peter, on idéalise les personnages, jusqu'à ce que les masques tombent.

L'atmosphère qui se dégage de ce roman est plaisante, me rappelant le film Chicago, une comédie musicale se déroulant dans les années 20, avec Renée Zellweger et Catherine Zeta-Jones. Les descriptions de l'auteur ajoutent d'ailleurs au récit une touche de glamour à la complexité de l'intrigue, à l'image de la société de cette époque.

A mi-chemin entre le roman d'apprentissage et le roman noir, Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti est donc, à l'image de ses personnages, une aeuvre double. Récit plein de non-dits, complexe, dans lequel le vrai se mêle au faux et le doute plane, je me suis laissée entraîner dans ce tourbillon d'émotions avec beaucoup de plaisir. J'ai aimé la complexité des sentiments que dégagent les personnages de ce roman, leur ambigüité, ce mélange d'amour et de mensonges... Vous l'aurez donc compris, je suis une lectrice conquise.


Si tu m'entends
Si tu m'entends
par Sharon Dogar
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 Les vagues du souvenir..., 16 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Si tu m'entends (Broché)
Charley. Ce prénom hante l'esprit de Hal. Charley, c'est sa saeur ainée, plongée dans le coma depuis un an déjà. Un matin, Hal l'a retrouvée inconsciente sur la rive d'une plage en Cornouailles. Depuis, sa famille a comme arrêté de vivre : l'espoir de voir Charley s'éveiller se mêle au désespoir de l'impuissance. A cela s'ajoute les circonstances mystérieuses de l'"accident" de Charley : pour quelles raisons est-elle partie seule sur la plage de si beau matin ? s'est-elle véritablement cogné la tête contre les rochers, comme le supposent les médecins, ou bien est-ce autre chose encore ?
Alors qu'ils repartent en vacances en Cornouailles, laissant Charley seule à l'hôpital, Hal ne peut croire que l'accident de sa saeur soit le fruit du hasard. De retour sur les lieux, après un an d'absence, Hal est donc bien décidé à reconstituer le dernier été qu'a passé sa saeur, et d'un coup, c'est comme s'il entendait Charley l'appeler, le guider dans sa quête de vérité...

"Souviens-toi, Hal"... mais de quoi exactement ?

L'histoire avait du potentiel, il y avait dans ce livre tout pour me plaire : un style poétique qui vous transporte jusqu'aux plages de Cornouailles, une vraie réflexion sur la vie et la mort, l'amour, le deuil, avec un zeste de fantastique, mais la magie n'a hélas pas opérée et un mot me vient à l'esprit quand j'évoque ce livre : frustration. Malgré toutes ces belles promesses, je suis restée relativement hermétique aux sentiments que dégage Si tu m'entends.

Pourtant, les éléments positifs ne manquent pas : le style est maîtrisé du début à la fin (n'est pas élève de Philip Pullman qui veut !), et Dogar réussit à insuffler une magie toute particulière aux lieux qu'elle dépeint, mélanges de vie quotidienne et de paysages sublimés par les mots. De plus, les relations familiales sont traitées avec justesse : la perte de l'être aimé, la souffrance d'une famille en deuil qui tente de se reconstruire malgré l'absence... mais toutes ces qualités n'ont hélas pas réussis à contrebalancer le goût amer qui m'est resté dans la bouche, une fois les dernières pages tournées.

Parfois, il y a de ces livres que vous lisez qui vous frustre à un tel point qu'il faut évacuer ce sentiment par la critique...

Les personnages n'ont pas attiré ma sympathie : tous plus égoïstes les uns que les autres (les adolescents, tout particulièrement, moins les adultes), je ne garderais en mémoire que la rêveuse Charley, et la très perturbée Am'. Elles seules ont réussi à me faire vibrer. Peut être le problème vient-il alors du fait que je n'ai pas réussi à m'attacher au héros ? Hal est lunatique, indécis, Hal subit en continu. En un mot, Hal est insipide : il n'existe qu'à travers sa saeur et le lien qui les unis, ce que j'ai vraiment trouvé dommage, parce que j'attendais beaucoup plus de lui, par rapport au début du roman où il était si vindicatif.

Ne parlons même pas des incessantes litanies : "- Hal ! - Charley ! - Hal ! Hal ! Hal, au secours ! J'ai peur !!!" qui rythment le récit. Ces cris ont eu raison de ma patience. Je tournais les pages mécaniquement en me demandant où tout cela allait finir par nous mener, car la confusion règne, entre les points de vue de Charley et de Hal, à tel point qu'on a parfois du mal à savoir lequel des deux parle, à distinguer le présent du passé.

On suit néanmoins l'intrigue avec intérêt, le mystère est maintenu, du début à la fin. Comme Hal, on veut savoir ce qui est arrivé à Charley sur la plage, alors on élabore toutes sortes d'hypothèses plus ou moins rocambolesques. Pour connaître la vérité, il faudra attendre les toutes dernières pages. Les révélations fusent de partout et surprennent. Je n'en dis pas plus, vous verrez par vous-même si vous décidez de tenter l'aventure. Même si la fin me parait belle et intéressante, philosophiquement parlant, elle m'a tout de même laissé une impression d'inachevé.

Pour conclure, Si tu m'entends est un premier roman prometteur : l'auteur possède déjà un style fort intéressant, poétique et maîtrisé, bien que certains éléments au niveau de l'histoire n'ait pas réussi à combler mes attentes, car Sharon Dogar déboussole ses lecteurs, joue avec leurs attentes pour finalement leur donner une leçon. Même si Si tu m'entends est le premier livre de l'auteur publié en France, depuis, Sharon Dogar en a publié deux autres, en Angleterre. Peut être les lirais-je d'ailleurs, pour me faire une opinion définitive au sujet de cette auteur.


Delirium
Delirium
par Lauren Oliver
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un pari réussi !, 15 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Delirium (Broché)
Dans le monde de Lena, l'amour est considéré comme le plus grave maux que l'humanité ait jamais connu : l'amour rend fou, incontrôlable, l'amour tue. C'est pour cela qu'à l'âge de dix-huit ans, tous les habitants des Etats-Unis subissent le « protocole », une opération qui les empêche de contracter l'amor deliria nervosa (la maladie d'amour). Depuis son plus jeune âge, Lena Haloway n'a qu'une hâte : subir l'opération et se débarrasser du danger que représente à ses yeux le deliria... Jusqu'au jour où son regard croise celui d'Alex. Quatre-vingt cinq jours avant le protocole, l'impensable se produit : Lena tombe amoureuse.

Présenté comme LE Black Moon de ce début d'année, Delirium s'est avéré être à la hauteur de mes espérances. L'univers dans lequel évoluent les personnages est à la fois sombre et fascinant. Le talent de Lauren Oliver est sans doute de savoir nous plonger dans un monde futuriste plausible mais pourtant étrangement proche du notre. L'univers est très simplement abordé avec un point de vue à la première personne. On s'attache rapidement à l'héroïne, car elle est très humaine : Lena, comme tout le monde, a ses instants de faiblesse, de doute, mais elle sait aussi se montrer courageuse et téméraire quand il le faut. Ainsi, le lecteur peut facilement s'identifier au personnage principal.

Les Personnages secondaires ne sont pas en restes : je garderais en mémoire Alex et sa bonne humeur, son humour, Hana, la meilleure amie de Lena, qui apporte une véritable bouffée de fraîcheur au récit, mais aussi Grace, qui malgré des interventions plutôt rare n'en reste pas moins inoubliable.

Delirium est donc un très bon roman, qui ravira les amateurs du genre. De nombreux rebondissements sont au rendez-vous, tous plus surprenants les uns que les autres, mais toujours enchaînés avec réalisme et logique. Delirium saura surprendre ses lecteurs. Plus on avance, plus il est difficile de lâcher ce roman. Le suspense se fait particulièrement intenable lors des derniers chapitres.

Je vous préviens, Delirium, une fois fini, vous laisse sur votre faim. Le premier tome étant sortis quasi simultanément en France et aux Etats-Unis, c'est une véritable torture mentale que de refermer le premier tome sans pouvoir lire la suite. On reste dans l'incertitude la plus totale sur le sort des protagonistes.

Pour connaître la suite de Delirium, intitulée Pandemonium, il faudra donc attendre 2012. C'est insoutenable !


Irrésistible alchimie
Irrésistible alchimie
par Simone Elkeles
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

24 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une lecture addictive !, 9 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Irrésistible alchimie (Broché)
Vous avez vibré devant Grease et West Side Story ? Dans ce cas, Irrésistible Alchimie est un livre fait pour vous.

Fairfield. Dernière année de lycée. Celle où tout se joue pour Alex Fuentes et Brittany Ellis. Tout les oppose : lui, d'origine mexicaine, fait parti d'un gang à la réputation des plus sulfureuses, elle, est une pom-pom girl qui sort avec le meilleur quaterback de l'équipe.

Une même ville, le même lycée, mais des comportements très différents : les deux jeunes gens ne semblent donc pas prêts de se fréquenter, ni même réussir à s'entendre, jusqu'au jour où Mrs Peterson, leur professeur de chimie, les fait devenir voisins de table et ainsi partenaires, en dépit de leurs protestations, bref, les voilà forcés de travailler ensemble pour le reste de l'année.

La tension monte : la vie de Brittany, jusqu'alors si parfaite, commence à se compliquer, d'autant plus qu'Alex, de son côté, fait le pari de coucher avec la jeune fille avant Thanksgiving. Autant dire que leur dernière année de lycée ne sera pas de tout repos : rumeurs, combats de gangs, haine, amour... La dernière année de lycée, celle où tout se joue...

Aller au delà des apparences...

Si je n'avais pas lu la critique élogieuse de Clarabel, je n'aurais peut être jamais acheté ce livre : soyons honnêtes, la couverture fait harlequin, et le résumé est plutôt conventionnel. On se dit "oh non, encore une histoire où deux ados se rencontrent et tombent amoureux en cours de chimie" mais comme Brittany et Alex, pour aimer, il faut passer outre les apparences.

En tournant les pages, on se retrouve face à un livre intelligent, derrière lequel se cache une vraie réflexion : et si Brittany était plus qu'une pom-girl superficielle ? Et Alex un garçon plus sérieux qu'on ne le pensait ? Très souvent, l'autre se révèle être diffèrent de celui qu'on croit. Britt et Alex se détestent sans même chercher à se connaître, ne se basent que sur les rumeurs qui circulent dans le lycée, jouent de leurs images pour s'impressionner mutuellement... Alex et Britt se cantonnent à leur image, car c'est ce que les gens attendent d'eux, mais petit à petit, en se découvrant l'un l'autre, ils vont essayer briser les barrières des préjugés, pour trouver leur propre définition du bonheur et devenir ainsi maîtres de leur avenir.

Les chapitres alternent entre le point de vue de Brittany et celui d'Alex, ce qui permet au lecteur de découvrir deux univers : la jeunesse pas si aisée du quartier riche de Fairfield d'un côté, et la dure réalité des gangs de l'autre. J'ai craqué sur le personnage d'Alex, bad-boy attendrissant et irrésistible. Sa particularité est de souvent s'exprimer avec des mots espagnols dans ses phrases, mais ce n'est pas trop handicapant pour ceux qui (comme moi XD) ne connaissent pas la langue. On comprend très bien sans traduction, et ce mélange d'anglais et d'espagnol donne à Alex un charme certain.

En bref, j'ai dévoré Irrésistible Alchimie, l'ayant lu en une journée. J'ai littéralement craqué pour le couple de héros. On rit, on est ému, attendri... Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant vibré pour de tels personnages, réalistes, plein d'humour et d'énergie, en un mot, attachants.

A noter qu'un compagnon-book intitulé Rules of Attraction est déjà paru aux USA.


Ils sont affreux les monstres !
Ils sont affreux les monstres !
par In-Soon Hong
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une jolie aventure, 2 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ils sont affreux les monstres ! (Album)
« Je pense que la vie est un voyage à la recherche de soi. Ce livre est l'histoire d'un enfant qui vient de commencer ce voyage. » (Hong Insoon)

Livre d'images tiré de la littérature jeunesse sud-coréenne, Ils sont affreux, les monstres ! m'a d'abord laissée perplexe : la couverture ne m'attirait pas vraiment, mais elle m'intriguait, oui. En débutant ma lecture, je me demandais si ce livre arriverait vraiment à me plaire. Pourtant, quand j'ai refermé le livre, je me suis surprise à trouver la couverture plutôt belle.

Ils sont affreux les monstres, c'est l'histoire d'une petite chenille qui désire se réfugier dans les bois pour se reposer. Petit problème, hélas : pour se rendre aux bois, il faut traverser la ville de Pleinelumière, dans laquelle de vilains monstres veillent. Et les monstres, c'est bien connu, c'est effrayant, surtout pour une petite chenille... Courageuse, elle se lance pourtant dans un voyage qui promet d'être riche en aventures.

Les dessins dont les traits se rapprochent du crayonné, jouent beaucoup avec les nuances de gris, ce qui donne à l'ouvrage un caractère austère mais maîtrisé. Parfois de petites touches de couleur apparaissent, visant à révéler certains détails.

Pour dessiner un monde imaginé par des enfants, Lee Hyeri nous offre à voir des dessins variés, déstructurés s'inspirant du cubisme pour mieux retranscrire une décomposition du mouvement. L'illustrateur, avoue ainsi dans la postface que les aeuvres de Pablo Picasso et de David Hockney ont joué un rôle déterminant pour créer cet ouvrage. D'autres dessins, quant à eux, se font plus contemplatifs et poétiques, ce qui n'est pas sans rappeler quelques aeuvres de Joann Sfar, à la fois sombres et enfantines. Certaines planches s'approchent d'ailleurs de la bande dessinée par l'idée de mouvement qu'elles semblent vouloir représenter. En observant minutieusement chaque page, on se surprend toujours à découvrir un nouvel élément.

Mais si les dessins priment sur le texte, celui-ci n'en est pas pour autant délaissé. A la fois sobre et expressif, il accompagne le dessin sans jamais se substituer à lui, ce qui permet à l'auteur, au même titre que l'illustrateur, de faire travailler notre imaginaire.

Pour conclure, je dirais donc que malgré des dessins atypiques qui peuvent rebuter dans un premier abord, Ils sont affreux les Monstres ! reste un ouvrage agréable à lire. Il faut réussir à plonger dans son univers bien particulier pour finir par s'y attacher.


Shi Ki Vol.1
Shi Ki Vol.1
par ONO Fuyumi
Edition : Broché
Prix : EUR 6,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une série à fort potentiel !, 28 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shi Ki Vol.1 (Broché)
Au programme : morts étranges aux allures d'épidémies, revenants et horreur - rien que ça !

Reprise du mythe du Vampire et des revenants, Shi Ki est une lecture rafraichissante dans laquelle on retrouve le Vampire, le "vrai", l'effrayant, contrairement à ce qu'on peut lire en ce moment dans le monde des mangas.

Sotoba est un petit village japonais tranquille dans lequel jamais rien ne se passe : cerné par les montagnes et la forêt, son accès est très difficile, ce qui explique le peu d'habitants et la population vieillissante. Megumi Shimizu ne supporte plus ce village dans lequel tous se connaissent et cancane à tout va. Fascinée par le château qui surplombe le village, Megumi rêve d'une vie meilleure, surtout depuis que la famille Kirishiki y a emménagé. Empreints de mystère, ce sont des excentriques que personne n'a encore vu, et autant dire qu'ils piquent la curiosité de la jeune fille.

Soudain, par une journée caniculaire, trois cadavres sont découverts, sans que l'on puisse déterminer avec certitude les causes de leur mort. Un peu plus tard, c'est Megumi qui trouve la mort dans des circonstances tout aussi énigmatiques. Les morts s'enchainent, et la peur s'instaure dans les esprits.

On plonge alors dans un univers oppressant, on s'interroge en même temps que le médecin du village : l'épidémie qui s'abat sur le village n'a vraiment rien de naturel, emportant hommes et femmes sans distinction d'âge. Autant dire que la panique commence à monter. Et puis à cela s'ajoute de troublants témoignages : certains habitants sont persuadés d'avoir aperçu des personnes censées être mortes et enterrées... c'est le cas de Natsuno, persuadé que Megumi revient chaque soir l'épier à sa fenêtre.

Shi Ki est adapté d'un roman de Ono Fuyumi, connue en France grâce à sa série Les Douze Royaumes, dont les romans sont sortis en France chez Milan Jeunesse. Le premier tome de Shi Ki, bien qu'un peu lent, pose les bases de l'intrigue en présentant les différents protagonistes (très nombreux). Il plonge le lecteur dans une atmosphère plutôt noire et privilègie l'ambiance à l'action. C'est pour cette raison que je vous conseille de lire les quatre premiers tomes d'une traite car le premier tome, bien que fort prometteur, pourrait en décourager plus d'un, il n'est pas révélateur du véritable potentiel de la série.

Les dessins de Ryu Fujisaki (connu en France pour son manga Hoshin) sont d'une beauté effrayante : travaillés, jouant sur les contrastes, ils retranscrivent parfaitement l'angoisse et la fascination que peuvent susciter les revenants. A noter que la galerie de personnage de Shi Ki est tout simplement impressionnante : à chaque fin de tome se trouve le récapitulatif des habitants du village de Sotoba, qui, au tome 4, s'élève déjà à 70.

Shi Ki, malgré un premier tome plutôt lent à démarrer, est donc une série à découvrir de toute urgence pour les amateurs de sueur froide. A noter qu'un animé est sorti au Japon. Si vous n'êtes pas encore totalement convaincus par ma critique, je vous conseille de jeter un coup d'oeil au trailer de l'animé, qui en dit beaucoup plus sur l'ambiance de ce manga.


LE GONDOLIER DES TENEBRES ET AUTRES CONTES DE LA PEUR
LE GONDOLIER DES TENEBRES ET AUTRES CONTES DE LA PEUR
par Gudule
Edition : Album

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tremblez, Mortels !, 24 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : LE GONDOLIER DES TENEBRES ET AUTRES CONTES DE LA PEUR (Album)
Oyez, oyez, jeunes gens !
Connaissez-vous l'histoire du bûcheron qui, pour avoir pactisé avec le Diable, paya de sa propre vie ? Et celles de la bête aux crocs rouges et de l'ogre du Bois-minuit, condamnés à errer sans fin au plus profond des Ténèbres ?

Les histoires contées dans ce livre sont de celles qu'on préfèrerait n'avoir jamais entendues. Elles vous glacent le sang, vous font perdre l'envie de rire... Et pourraient bien voler jusqu'à votre raison-même. Car dans ces lieux d'un autre monde, où rôdent les créatures les plus viles, nul n'a jamais osé s'aventurer, à moins d'y perdre la vie.
Alors, prenez le temps de réfléchir, sombres inconscients ! S'il vous est facile de fouler les chemins tortueux du gondolier des Ténèbres, qui sait, en revanche, si vous saurez trouver l'issue !
Âmes vulnérables, s'abstenir...

Une alchimie savamment dosée.

Que dire de ce livre ?
Je suis sortie de ma lecture totalement bouleversée, fascinée par cet univers à la fois sombre et poétique. Difficile de retranscrire le tourbillon d'émotions dans lequel on se trouve entrainé, une fois le premier conte entamé. Le Gondolier des Ténèbres et autres contes de la peur, comme son titre l'indique, contient cinq récits d'angoisse dans lesquels humains et créatures surnaturelles se côtoient. Chaque conte retranscrit une atmosphère qui lui est propre. Emporté par la prose enchanteresse de Gudule, on désire connaître la fin, même si celle ci semble d'hors-et-déjà tragique. Mais Le Gondolier des Ténèbres n'est pas qu'un texte, ce sont aussi de sublimes illustrations, réalisées par Xavier Collette, qui donne ainsi vie au texte de Gudule.

Vous l'aurez donc bien compris, Le Gondolier des Ténèbres et autres contes de la peur a été ma découverte du Salon de Montreuil. Il s'agit d'un ouvrage jeunesse de toute beauté, aussi bien destiné aux amateurs de frissons, adolescents ou adultes. Mots et images s'y mêlent, donnant à l'ouvrage son caractère unique.
Illustrations fascinantes & histoires prenantes, Le Gondolier des ténèbres est un recueil qui hante l'esprit de ses lecteurs, tant et si bien qu'on finit par regretter d'avoir trop vite tourné les pages. Un seul remède survient alors : le relire à nouveau...


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