undrgrnd Cliquez ici KDPContest nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici
Profil de Barthel Damien > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Barthel Damien
Classement des meilleurs critiques: 2.356
Votes utiles : 1803

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr)
(VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1-10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21-30
pixel
Mongrel
Mongrel

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Puissant et puissamment méconnu, 8 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mongrel (CD)
Troisième album de Bob Seger, enregistré avec son groupe The Bob Seger System, Mongrel (avec sa superbe pochette) est un disque méconnu et qui mériterait de ne pas l'être (méconnu). Le Bob Seger System était composé du chanteur et guitariste Bob Seger, du bassiste et guitariste Dan Honaker, du claviériste Dan Watson et du batteur Pep Perrine. Mongrel (le titre est une race de chien présent en couverture) est un disque court qui, pour être honnête, n'aura que peu de succès à sa sortie.

Il contient une reprise de la fameuse chanson de Ike & Tina Turner (composée en partie par Phil Spector) River Deep, Mountain High, longue de plus de 7 minutes, de loin le titre le plus long de cet album qui, en tout, atteint à peine les 33 minutes. Cette reprise de la chanson mythique River Deep, Mountain High est moins grandiose que l'originale. Elle est surtout... totalement différente, et enregistrée live. Soit on aime, soit on déteste, comme souvent avec Bob Seger et plus particulièrement avec Mongrel, considéré parfois comme un ratage.

A mi-chemin entre le rock et le hard-rock, Mongrel aligne les merveilles, souvent courtes (face A nettement plus courte que la B, d'ailleurs : ils auraient du mettre Lucifer en fin de face A, ça aurait égalisé), comme Teachin' Blues, Lucifer, Mongrel et Mongrel Too, ou Evil Edna. Sous sa pochette classieuse, sombre (de par les teintes) et old school se cache un diamant méconnu et à découvrir d'urgence. Un disque qui dépote souvent, car vraiment très rock, et la voix chaude de Seger, sa guitare endiablée (Highway Child) y sont pour beaucoup.


Todd
Todd

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un génie lunaire nommé Todd, 6 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Todd (CD)
Todd Rundgren est un génie, et comme tous les génies, il est sans aucun doute un petit peu tutt-tutt. En 1972, il nous offre Something/Anything ?, un double album magnifique et chatoyant, contenant entre autres merveilles Hello It's Me, Torch Song et The Night The Carousel Burnt Down. Un an plus tard, il revient au format simple avec A Wizard/A True Star, mais avec ce disque immortel de 1973 restant à vie sa plus grande oeuvre, il nous offre quand même, prouesse technique, 56 minutes en 19 titres. Encore un an plus tard (bien que l'album ait été enregistré en 1973, il est sorti en 1974), il nous offre Todd, un disque qui contient 17 morceaux, et est double. L'album est court (66 minutes, soit 10 de plus que le précédent, quand même), tout tient sur un seul CD désormais.

Chose amusante, son album solo qui suivra, Initiation en 1975, fera la même durée (enfin, une minute de plus, même) tout en étant un disque vinyle simple (avec une face contenant un morceau unique de 35 minutes) ! C'est marrant de se dire que deux albums de Todd, l'un double et l'autre simple, font la même durée de plus d'une heure... Mais revenons à ce Todd de 1974, à la pochette et au titre étonnamment sobres, car on y voit, sur la pochette, juste le visage de Todd, avec une expression quelque peu lasse (niveau abattage de travail, ce whiz kid ne craignait personne à l'époque !). L'album est une réussite de plus pour le chanteur/auteur-compositeur/musicien multi-instrumentiste/producteur américain à la voix magnifique et au talent indécent. On y trouve Sons Of 1984, inspiré par Orwell, Heavy Metal Kids, et Don't You Ever Learn ?, notamment.

La même année que ce Todd, Rundgren formera Utopia, un groupe de rock progressif pop et expérimental tond le premier album, abordé ici (Todd Rundgren's Utopia, 58 minutes en un seul disque), est une réussite chatoyante et ultra riche. Todd, lui, est également très riche, mais assez difficile d'accès (en même temps, les fans de Todd Rundgren le savent, ce n'est jamais totalement facile d'accéder à l'univers de ce type !), il faut plusieurs écoutes pour bien en venir à bout. Pas aussi dingue que le long Initiation, mais quand même, il faut s'armer d'un peu de patience, c'est moins évident, si je puis dire, que Runt ou Something/Anything ?. Mais le résultat en vaut la chandelle : Everybody's Going To Heaven/King Kong Reggae, The Spark Of Life, Useless Begging, I Think You Know, Heavy Metal Kids ou The Last Ride, chantés ou instrumentaux, les 17 morceaux de cet album sont magnifiques. Bref, à écouter !


Todd Rungren'S Utopia
Todd Rungren'S Utopia
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 13,45

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 59 minutes sur un seul vinyle - mais Rundgren fera encore plus fort un an plus tard, 6 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Todd Rungren'S Utopia (CD)
En 1974, Todd Rundgren, génie multi-instrumentiste/compositeur/producteur, vrai whiz kid, crée un nouveau groupe centré autour de sa très mégalomaniaque petite personne : Utopia. Le premier album d'Utopia, intitulé sobrement Todd Rundgren's Utopia, sort donc en septembre de cette année, sous une pochette assez cosmique (et pas spécialement sublime). Todd a toujours voulu faire sauter les barricades, et cet album entre totalement dans cette optique : Todd Rundgren's Utopia ne contient que 4 titres, pour un total de, accrochez-vous bien, accrochez-vous mieux que ça... 58 minutes. En un seul disque vinyle, je précise (sinon, c'est moins ahurissant), avec hélas une qualité sonore assez moyenne, rapport aux sillons écrasés pour faire tenir tout ça (comme A Wizard/A True Star, qui contient 19 titres pour 56 minutes). J'adore ce genre de performances insensées.

Si en plus je vous dit que la face B ne contient qu'un seul titre, vous vous posez des questions sur la durée dudit titre. The Ikon (car c'est son titre) dure 30 minutes et 20 secondes. Si. Et sur la face A, trois titres (logique), dont un de 4 minutes, (Freedom Fighter), un de 10 minutes (Freak Parade) et un de 14 minutes (Utopia Theme (live)). Truc de fou. Utopia est constitué de Rundgren au chant et à la guitare, de Moogy Klingman, Ralph Schuckett et M. Frog Labat aux claviers, Kevin Ellman à la batterie/percussions et John Siegler à la basse. Bien entendu, c'est Todd qui produit l'album, qu'il a composé en solo (Freedom Fighters) ou avec Utopia.

C'est un album complètement barré qu'on à la, recommandé aux fans d'art-rock à la Brian Eno (période Here Comes The Warm Jets/Another Green World), légèrement teinté de glam (mais Rundgren abandonne quand même assez les oripeaux glam à paillettes pour virer lentement au rock progressif et expérimental ici, je classe d'ailleurs Todd Rundgren's Utopia en rock progressif). Autant le dire, c'est excellent, même si The Ikon est franchement trop long (30 minutes en une seule plage audio... je ne sais pas vous, mais quitte à laisser cette durée sur la face B, j'aurais préféré qu'elle soit scindée en au moins deux titres de 15 minutes, quitte à faire deux parties pour The Ikon). Mais on sent vraiment une recherche artistique, et si Rundgren en fait sans doute trop, si son projet est un peu trop mégalo (encore une fois, mais il y à Todd et le reste du monde, de toute façon), il n'en demeure pas moins très intéressant. Pour fans.


At Budokan (Live)
At Budokan (Live)
Prix : EUR 14,33

Aucun internaute (sur 3) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un Dylan assez 'weird', 6 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : At Budokan (Live) (CD)
En 1978, Bob Dylan est en concert au Japon, quelques mois avant d'entrer en studio pour enregistrer Street-Legal. Les 28 février et 1er mars 1978, il se produit au Nippon Budokan, à Tokyo, deux concerts qui seront enregistrés. Mais Dylan fera en fait 8 dates au Budokan. Le meilleur des deux concerts enregistrés sort en double album en 1979, sous le titre simple de At Budokan. C'est le troisième album live de Dylan, et son second double. Le Barde est entouré de Bolly Cross (guitare), Alan Pasqua (claviers), Ian Wallace (batterie ; il a joué dans King Crimson), Rob Stoner (basse), David Mansfield (violon, mandoline, dobro, guitare), Bobbye Hall (percussions), Steve Douglas (saxophone) et Steven Soles (guitare acoustique). Aux choeurs, Helena Springs, Jo Ann Harris, Debi Dye, Steven Soles. Producteur du live, Don De Vito.

Une chanson (Is Your Love In Vain ?) se retrouvera sur Street-Legal quelques mois (ou semaines, en fait : avril 78) après ces concerts, mais le reste du show est constitué d'anciennes chansons, parfois même très anciennes (All I Really Want To Do, I Shall Be Released, The Times They Are A-Changin'), toutes jouées à la sauce rock de Street-Legal, faisant de At Budokan un maxi best-of live modernisé des classiques dylaniens. Parfois, ça marche (Knockin' On Heaven's Door, Maggie's Farm, Shelter From The Storm, Oh, Sister, One More Cup Of Coffee (Valley Below) et Simple Twist Of Fate assurent sous ces réarrangements), parfois ça coince (Love Minus Zero/No Limit, I Want You, Just Like A Woman, Forever Young, Going, Going, Gone et All I Really Want To Do ne convainquent pas ainsi). Dans l'ensemble, les 100 minutes de ce double live, toujours double en CD donc, sont assez inégales.

En terme d'album live, Dylan a été servi, aussi bien en réussites (Before The Flood avec The Band, Hard Rain, les Bootleg Series et principalement les N°4 et 5 de ces Bootleg Series) qu'en foirures (Dylan & The Dead, Real Live). At Budokan est, lui, à mi-chemin entre l'échec et la réussite. Assez mal accueilli à sa sortie (rarement un disque dylanien, à l'époque, autrement dit avant les merdes des années 80-87, ne sera aussi mal accueilli, on en dira même que c'est de la musique de hall de casino de Las Vegas, une musique lounge sans intérêt et stérile), At Budokan est pourtant un des albums live les plus connus du Zimm'. A écouter si on est dylanophile, mais seulement si on est dylanophile.


Initiation
Initiation
Prix : EUR 11,05

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Whoaouh ! Le dingue !, 6 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Initiation (CD)
Todd Rundgren est bien connu pour ses expérimentations musicales et discographiques. Après avoir sorti un double anthologique en 1972 (Something/Anything ?), après avoir réussi à faire tenir 19 titres (dont un de 10 minutes) en 56 minutes sur un seul vinyle en 1973 avec son sommet absolu A Wizard/A True Star, après avoir, en 1974, sorti Todd (double album de durée plus courte, mais double quand même en vinyle) et formé Utopia et sorti un album de 58 minutes (sur un seul vinyle, dont un titre de 30 minutes) intitulé Todd Rundgren's Utopia, Todd Rundgren aurait très bien pu sembler à bout de course, et apte à revenir à des albums moins imposants. Que t'chi. En 1975, il sort Initiation, un album qui, sur un seul vinyle (je le précise, car au vu de sa durée, c'est ahurissant), offre 67 minutes de musique. Musiciens sur l'album, entre autres : Edgar Winter, Mark Klingman, Rick Derringer, Dan Hartman, Roger Powell, Bob Rose... Rundgren tient le chant, les guitares, claviers, cithare, arrangement de cordes, et synthés.

Oui, Initiation dure 67 minutes (et 34 secondes) !! Autrement dit, la durée, à peu près, de son double album Todd de 1974, mais sur un seul disque vinyle chargé à la gueule. Sous une pochette prismique rappelant un peu L'Homme de Vitruve de Léonard de Vinci (fameux dessin utilisé par une boîte d'intérim). Rundgren aime les défis et les performances insensées, et ça tombe bien, moi aussi. Mais Initiation, tout comme Todd Rundgren's Utopia (et, dans une moindre mesure, A Wizard/A True Star), en vinyle, possède un défaut : sa qualité sonore est assez moyenne, médiocre. Normal : plus on case de musique sur une face de vinyle, plus on compresse les sillons, et plus le son est, lui aussi, compressé, serré, faible. Rundgren s'en excuse sur les pochettes (et en CD, le son est nettement meilleur). Pour Initiation, le son est franchement faiblard, au point qu'il était conseillé d'enregistrer directement, dès la première écoute, l'album sur une cassette, afin de pouvoir le réécouter sous ce format, afin d'éviter au possible de trop abîmer sa platine et ses enceintes en montant le son pour bien entendre l'album. Un comble : un album déconseillé d'être écouté en 33 tours !

Pour tout dire, la seconde face de l'album est entièrement occupée par A Treatise On Cosmic Fire, morceau qui, comme vous pouvez le constater en regardant le tracklisting plus bas, est scindé en 5 parties (et la quatrième partie, elle-même scindée en sept sous-parties). L'ensemble dure 35,20 minutes, sur la totalité de la face. Truc de fous, pas vrai ? Inutile de dire que malgré la qualité de l'interprétation de ce morceau de barge, à la limite du progressif, de la pop, du glam et de l'expérimentation à la Eno (art-rock), ce morceau est réellement trop long. Bien plus intéressante est la face A (30 minutes en 6 titres allant de 3,40 minutes à 8 minutes). On y trouve Real Man, The Death Of Rock'n'Roll, Initiation, Eastern Intrigue, morceaux souvent assez barrés, mais quand même pop ; du pur Todd. Et dans l'ensemble, si on ne peut pas considérer Initiation comme un chef d'oeuvre au même titre que A Wizard/A True Star ou Something/Anything ?, il reste un disque assez intéressant, inégal et surchargé certes, mais loin d'être nul. A réserver aux fans de Todd et aux amateurs de performances insensées. Et rien que pour avoir réussi à faire tenir 67 minutes sur un seul vinyle, chapeau bas ! Même si on écoutera, quand même, assez peu fréquemment cet album, au final.


Let It Bleed - Edition remasterisée
Let It Bleed - Edition remasterisée
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Laissons pisser (le sang), 6 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let It Bleed - Edition remasterisée (CD)
La pochette nous le dit d'emblée : ce disque est un énorme et délicieux gâteau à partager. Let It Bleed, sorti en 1969 (le titre est une évidente allusion cynique au Let It Be des Beatles, qui ne sortira qu'en 1970), en fin 1969 d'ailleurs, est un des sommets des Stones. C'est le dernier album avec Brian Jones, qui joue sur quelques titres, brièvement (il est mort en 1969, a été remplacé par Mick Taylor, qui joue aussi sur certains titres). En 42 minutes, l'album offre 9 titres, dont 7 qui sont exceptionnels.
Pour faire plus simple, je vais tout de suite parler, brièvement, des deux titres qui, selon moi, sont d'un niveau inférieur aux autres : Live With Me est un rock endiablé, possédant une ligne de basse grandiose de Bill Wyman, mais je me suis toujours emmerdé en l'écoutant, ce morceau. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait est là. Et Country Honk est un morceau country bénéficiant de l'aide du guitariste Ry Cooder, et est une version country du single rock Honky Tonk Women (pas sur album dans sa version rock). Je préfère Honky Tonk Women à Country Honk.
Mais le reste de l'album, franchement, est grandiose : Love In Vain est une reprise sépulcrale, triste, du classique de Robert Johnson, sur laquelle Jagger est au sommet ; Let It Bleed est un boogie à base de piano (Nicky Hopkins ou Ian Stewart, ça dépend des morceaux, et là, c'est Ian Stewart), un petit peu long (5 minutes), mais franchement réussi ; You Can't Always Get What You Want est un morceau épique de 7 minutes mettant en scène, entre autres, une chorale d'enfants pour le final. Un morceau dantesque, un des meilleurs des Cailloux, totalement grandiose.

You Got The Silver est la première chanson des Stones à être intégralement chantée par Keith Richards, et c'est une ballade country/folk/blues totalement magnifique. Si magnifique que Michelangelo Antonioni l'utilisera pour la bande-son de son film Zabriskie Point de 1970. Une belle montée en puissance. Monkey Man bénéficie d'une intro culte, sensationnelle (le son du piano de Nicky Hopkins est beau à chialer, la basse est gironde, le rythme est groovy, funky, et quand Jagger se met à chanter, ça devient grandiose), en dépit de paroles très connes (I'm a cold italian pizza, I just need a lemon squeezer).

Et il y à les deux classiques absolus, aussi : Gimmie Shelter, qui ouvre l'album (rien à jeter ici, de l'intro au solo de guitare de Keith, en passant par les vocaux de Mary Clayton (Rape, murder, it's just a shot away, it's just a shot away). Gimme, gimme shelter, or I'm gonna fade away...Et l'autre classique absolu, Midnight Rambler, plus de 6 minutes de blues endiablé à propos du rôdeur de minuit, un maniaque, un tueur, un psychopathe (I'll stick a knife down your throat, baby, and it hurts), un titre effrayant qui, en live, sera l'occasion de multiples solos (harmonica, guitare). Inoubliable et indescriptible.
Comme les Stones le disent sur la pochette intérieure (qui, en vinyle, proposait aussi un très beau poster du groupe), This record should be played LOUD (ce disque doit être écouté FORT). C'est effectivement une condition sine qua none pour pleinement apprécier la déflagration totalement saignante de ce Let It Bleed méchant, cynique, cruel et rock. Mick Jagger, généralement, n'aime pas parler des anciens albums, il n'aime pas revenir en arrière. Mais il dira souvent de ce disque qu'il est son préféré, et probablement leur meilleur album. Franchement, c'est, sinon leur meilleur, au moins un des trois meilleurs avec Exile On Main St et Sticky Fingers !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 1, 2011 5:54 PM CET


Complete Bitches Brew Sessions (August 1969-February 1970) (Coffret 4CD)
Complete Bitches Brew Sessions (August 1969-February 1970) (Coffret 4CD)

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Joyau absolu !!!!!, 28 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Bitches Brew Sessions (August 1969-February 1970) (Coffret 4CD) (CD)
En 1969, Miles Davis entre en studio, juste après le festival de Woodstock (auquel il n'a pas participé), pour enregistrer un disque crucial, essentiel dans l'histoire du jazz et de la musique : Bitches Brew, qui sort en 1970. Un double-album mythique, croisement entre jazz, funk et rock. En 2004 sort un coffret tout aussi essentiel, un long-box intitulé The Complete "Bitches Brew" Sessions, un coffret de 4 CD proposant, outre l'intégralité de l'album initial, tous les morceaux enregistrés pendant lesdites séances. Certains de ces morceaux seront utilisés pour le double album Big Fun de 1974, ou pour Live-Evil (1971) et Circle In The Round (1979). Certains de ces morceaux sont purement inédits. Tous sont purement magiques.

Histoire que vous jugiez au mieux de l'aspect pharaonique, monumental, de ce coffret long-box, j'ai rajouté les durées des morceaux dans le tracklisting en bas de l'article. Il faut compter environ 4 heures (et même plus) de musique, il est donc déconseillé d'écouter l'ensemble des 4 CD dans la continuité, en une seule fois. Gare à l'overdose ! L'intégralité de l'album initial est contenue dans le premier CD et les deux premiers titres du second CD (Feio, qui ouvre le CD 4, se trouve en bonus track sur l'édition CD de Bitches Brew). Double Image se retrouvera, en quelque sorte, dans Live-Evil (monumental album de 1971), dans le Medley : Gemini/Double Image, mais il ne s'agit pas ici de la même version, pas exactement la même. Deux titres, ici, se trouvent dans le double album Big Fun (qui contient 4 titres de 20 minutes et plus) : Great Expectations et Lonely Fire. Guinnevere, totalement inspiré par la chanson du même nom de Crosby, Stills & Nash (signée Crosby) de 1969, se trouve sur Circles In The Round.

Le reste, à savoir Recollections, Trevere, Yaphet, Corrado, Take It Or Leave It, les deux versions de The Little Blue Frog, The Big Green Serpent ou Orange Lady (ainsi qu'une autre version de Double Image) sont des prises inédites. The Complete "Bitches Brew" Sessions offre un condensé de fusion jazz-funk-rock de toute beauté, d'une puissance monumentale. Un must-have absolu !!!!!


On The Corner
On The Corner
Prix : EUR 6,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magistral, 28 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : On The Corner (CD)
en 1972, On The Corner est un des sommets de Miles Davis, alors dans sa période jazz-fusion (jazz-rock). Enregistré avec la crème des musiciens jazz/fusion de l'époque (Bernie Maupin, Chick Corea, Herbie Hancock, John McLaughlin, Jack DeJohnette, Al Foster, Michael Henderson...), l'album offre 54 minutes de pur bonheur, une sorte de prolongement de Bitches Brew. Sous une pochette colorée. Et, bien entendu, le fidèle Teo Macero à la production. C'est clair, ce disque, s'il n'est pas aussi quintessentiel que Bitches Brew (le sommet absolu de Miles de cette période, et même de Miles en général pour moi), n'en demeure pas moins un de ses trois ou quatre essentiels de cette période (avec aussi In A Silent Way et Live-Evil). Allez, et je rajoute A Tribute To Jack Johnson pour faire un Top 5 !

Faut être honnête, Miles nous régale avec ce On The Corner mythique (dont une édition collector 5 ou 6 CD est sortie il y à quelques années, objet collector de malade). Deux très longs morceaux (le premier, qui dure quasiment 20 minutes, et le dernier, qui, lui, dépasse les 23 minutes - à eux deux, ils auraient suffi à faire un disque de durée traditionnelle), deux autres de durée plus banale (moins de 8 minutes), pour, au final, 54 minutes, chose alors assez rare en vinyle (en moyenne, 40 minutes). Autant être franc, aucun rejet à faire, les musiciens assurent, l'ambiance est chaloupée, jazzy, vaudoue par moments, totalement tribale et trippante. Aucun ennui, à moins d'être totalement hermétique au jazz (les pauvres) !

Bref, On The Corner n'est pas un disque à mettre au coin, sauf peut-être en ce qui concerne sa pochette, bien dans la norme de son époque, mais quand même moins belle que les pochettes que Mati Klarwein avait faites pour Bitches Brew et Live-Evil. Mais elle reste assez fendarde, cette pochette, à l'image de l'album : débridé, déchaîné, libre. Grand disque de jazz ! Mention spéciale au court et fantastique Black Satin.


Kind of Blue
Kind of Blue
Proposé par DVD Overstocks UK
Prix : EUR 10,52

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inoubliable, 28 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kind of Blue (CD)
Pièce maîtresse du jazz modal pur, ce disque date de 1959, et a donc 50 ans cette année (une réédition collector monstrueuse a d'ailleurs été éditée l'année dernière). Kind Of Blue est un album intemporel, le premier chef d'oeuvre absolu et intouchable du trompettiste de génie Miles Davis. Par la suite, Davis fera d'autres albums intouchables (Sketches Of Spain, Filles De Kilimanjaro, In A Silent Way, Bitches Brew, Live-Evil, On The Corner), et surtout Bitches Brew. Mais Kind Of Blue est le premier sommet absolu, et il reste éternel.
5 morceaux très longs (entre 5,30 pour le plus court, Blue In Green, et 11 minutes pour All Blues), soit 45 minutes de musique. Une des rééditions les plus récentes propose une prise aléatoire pour Flamenco Sketches, tendant à prouver que l'album n'a donc pas été totalement enregistré en une seule fois. Mais ce qui est sûr, c'est que les musiciens ayant participé à cet album (et notamment John Coltrane, saxophoniste de génie, ou le bassiste Paul Chambers) n'ont obtenu les partitions à jouer que quelques minutes avant d'enregistrer. Exception faite de Flamenco Sketches, tous les morceaux ont été donc enregistrés en une seule fois, ce qui force totalement le respect, surtout quand on les écoute.

Car si Kind Of Blue n'est pas l'album le plus inaccessible qui soit, force est quand même de constater qu'on n'est pas en présence d'un vulgaire disque de jazz (mais le jazz peut-il être vulgaire ?). Les cinq morceaux sont travaillés, riches, ils se dévelloppent en plusieurs parties, rythmes. Ils sont longs, ont le temps de se dérouler, semblent éternels, on sent que les musiciens peuvent jouer inlassablement (So What). Morceau préféré de la part du modeste chroniqueur, indéniablement Freddie Freeloader, presque 10 minutes incroyables.
Comment résumer Kind Of Blue ? C'est un disque tout simplement immortel, la quintessence du jazz pur. Par la suite, Miles Davis partira progressivement dans la fusion jazz/rock, qui culminera en 1970 avec le monumental Bitches Brew, qui reste mon album fétiche de lui (et Live-Evil de 1971 juste derrière, et Kind Of Blue encore un peu derrière). Mais là, c'est inoubliable ! Highly recommended !!


Sketches of Spain
Sketches of Spain
Prix : EUR 6,94

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Que viva Espana !, 28 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sketches of Spain (CD)
En 1960, Miles Davis, auréolé du succès de son Kind Of Blue (1959, naissance du jazz modal, ou tout du moins, consécration), enregistre, avec une foule de musiciens (parmi eux, Jimmy Cobb, Paul Chambers, Ernie Royal ou Dick Hixon), un album entièrement consacré à la musique traditionnelle espagnole, Sketches Of Spain. Avec sa pochette représentant le drapeau espagnol, Miles jouant de sa trompette et un taureau fougueux fonçant vers lui, Sketches Of Spain s'impose ni plus ni moins que comme un jalon essentiel dans l'histoire du jazz. Produit par Teo Macero (Bitches Brew...) et Irving Townsend, l'album propose 5 titres (pour approximativement 41 minutes) qui sont tous inoubliables.

Deux des cinq morceaux sont très longs (ouverture et clôture de l'album). Solea est une merveille de 12 minutes composée par Gil Evans, qui mêle adroitement flamenco, jazz et même blues, faisant plonger l'auditeur, qu'il soit contemporain de Miles ou plus récent, dans une atmosphère aussi étrange que magnifique. On trouvera rarement fin d'album aussi belle. Concierto De Aranjuez, qui ouvre l'album, dure 16 minutes et quelques, et est tout simplement LE morceau de Sketches Of Spain, une relecture jazz du fameux morceau composé par Rodrigo. Là aussi, impossible, en fermant les yeux, et pendant l'écoute, de ne pas se sentir en Espagne, de ne pas en ressentir la chaleur, l'ambiance. Un vrai voyage musical, sensitif.

Les trois morceaux restants (Saeta, composé par Evans, avec la trompette claironnante de Miles ; The Pan Piper, également de Evans, et le superbe Will O' The Wisp de De Falla, qui a la lourde tâche de succéder, en fin de face A, au grandiose Concierto De Aranjuez) sont également magistraux. Sketches Of Spain est moins connu que Kind Of Blue, et c'est grandement dommage, car cet album de jazz aux accents hispaniques est tout aussi réussi, bien que d'un genre différent. Un en mot comme en cent, c'est un disque qu'il vous faut absolument écouter !


Page : 1-10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21-30