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Fail13

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Jawbox
Jawbox

5.0 étoiles sur 5 Appuie sur la gâchette !, 30 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jawbox (CD)
La pochette est pour une fois révélatrice du contenu, car se procurer cet album, c'est prendre le risque de succomber. Quatrième et dernier d'une discographie qui est allée crescendo, Jawbox l'album éponyme réussit le tour de force de ne pas faiblir du premier titre "Mirrorful" jusqu'au dernier, la reprise de "Cornflake Girl" de Tori Amos (en morceau caché). Entre-temps, J.Robbins aura démontré sa capacité à nous gratifier de compositions à l'allant fatal en déviant parfois vers des signatures rythmiques plus complexes ("Desert Sea", "Capillary Life"…). En clair, Jawbox fait de nous une victime consentante, et si l'on prend la peine de s'adjoindre le précédent "For Your Own Special Sweetheart", le piège menace de se refermer tout à fait.


Fantastic Planet
Fantastic Planet
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 32,95

5.0 étoiles sur 5 Sur une autre planète, 30 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fantastic Planet (CD)
La planète Failure jouit d'une atmosphère particulière. Guidé par les deux extra-terrestres que sont Greg Edwards et Ken Andrews, elle se visite tel un univers sonore transpercé de météores comme "The Nurse Who Loved Me" ou "Stuck On You". Une fois placé sur orbite, on défie les lois de la gravité submergé que l'on est par une pluie d’arpèges dissonants et une voix en apesanteur. Alors pas d'hésitation : en route pour cette fantastique planète !


Indie Cindy
Indie Cindy
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Il manque quelque chose, 19 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Indie Cindy (CD)
Il n'est pas mauvais du tout, cet "Indy Cindy". En guise de retour, les gars signent un album décent qui enterre 2 décennies de brouille. Pourtant, en dépit d'efforts louables, et sans pour autant chipoter, il y a comme un manque. Il ne s'agit pas seulement de l'absence de Kim Deal, qui est surtout manifeste dans les chœurs, ou de la relative discrétion de Joey Santiago, bien moins inventif, dont les décalages hirsutes apportaient une intense vibration au charme de l'ensemble. Plutôt, il régnait sur les premiers albums une folie douce qui entraînait instantanément l'adhésion. Et si la furia et la maestria appartiennent visiblement au passé, il en va aussi de même pour l'instabilité crasse, le désordre sous contrôle, l'urgence de versions écourtées… On pourra toujours accuser le poids des ans ou quelconque motif déraisonnable, alors mieux vaut considérer "Indy Cindy" comme une mise en bouche, il n'y a guère encore de quoi festoyer, mais comme dirait Black Francis : l'appétit vient en mangeant.


50 Words For Snow
50 Words For Snow
Prix : EUR 6,99

2.0 étoiles sur 5 Quête glacée, 1 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 50 Words For Snow (CD)
Je l'imagine, ma Kate chérie… Confortablement assise sur un tabouret rembourré, à l'abri de la tempête hivernale, elle égrène des notes sur son piano et vocalise de belle façon sur des airs d'une mélancolie douce amère. Bien qu'emmitouflée dans son chandail, elle frissonne cependant. Puis un soupir lui échappe, enfin un bâillement : Kate s'ennuie. Elle regarde par la fenêtre, les flocons poursuivent leur chute inexorable et recouvrent le sol d'une blancheur immaculée. Elle sombre alors dans une rêverie contemplative. Puis soudain, la pensée lui vient de chercher des mots pour définir la neige. Oui, comme les esquimaux, cinquante mots ou expressions qui rappelleraient la neige. Pourquoi cinquante ? Parce que c'est son âge, tout simplement. "Excellente idée qui mérite d'être approfondie !" se dit-elle tout en glissant une bûche dans la cheminée pour raviver le feu qui menaçait de s'éteindre… Pas bien passionnant tout ça, n'est-ce pas !


Identikit
Identikit
Proposé par FRMusicFiendz
Prix : EUR 12,29

4.0 étoiles sur 5 Les ailes brisées trop tôt, 14 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Identikit (CD)
Surgi des décombres de Jawbox, le groupe américain Burning Airlines n'a sorti que 2 albums avant d'exploser en plein vol. Dans le sillage de "Mission : Control !", "Identikit", le second, paraît en 2001 et, à partir du 11 septembre, le groupe éprouve quelques difficultés pour tourner à cause de son patronyme ! L'écoute procure un décollage immédiat : les titres brûlent de mille feux et nous embarquent vers des horizons bien au-delà des cimes des gratte-ciels pour un voyage des plus plaisants qui s'achève par un atterrissage en douceur avec 2 ballades, "Earthbound" et "Dear Hilary". Figure tutélaire, J.Robbins, survivant-chanteur-guitariste-compositeur, s'envolera par la suite avec la même acuité sous d'autres cieux, d'abord Channels, avant Office Of Future Plans.


Koi No Yokan
Koi No Yokan
Prix : EUR 6,99

4.0 étoiles sur 5 La brutalité au service des mélodies, 28 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Koi No Yokan (CD)
Voilà un groupe que j'avais délaissé. Ca s'est passé progressivement : les 2 premiers albums dégageaient une puissance estomaquante, puis la suite m'avait de moins en moins plu au point de tourner le dos à leurs productions les plus récentes. Pourtant, ces derniers jours, intrigué par le titre en japonais et attiré par la sobriété de la pochette, je me suis hasardé à écouter leur nouvelle sortie, et bien m'en a pris. Le style n'a pas énormément évolué : Deftones rugit, cisaille, ratiboise... La puissance est là, mais elle n'occulte pas des passages plus délicats parfois. C'est carré, brut, simple sans être simpliste, et surtout, ce sont les mélodies qui dominent. C'est probablement là où réside la personnalité qui fait de ce groupe un "groupe à part" : le chant de Chino Moreno flotte dans des effusions tourmentées et culmine d'intensité à chacune de ses interventions ; il symbolise la force vive qui transcende un ensemble déjà bien vigoureux !


Hesitation marks
Hesitation marks
Prix : EUR 14,41

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bidouille gazouille, 5 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hesitation marks (CD)
Trent Reznor n'aura finalement pas laissé trop de temps en jachère son expression artistique labellisée NiN ; seulement cinq années séparent ce nouvel opus du peu reluisant "The Slip". Roi de la bidouille, l'homme-orchestre se divertit dans "Hesitation Marks" à enchevêtrer de l'électronique, des séquenceurs et des boîtes à rythmes ; les instruments à cordes comme la guitare ou la basse se sont raréfiés ou alors sont noyés sous les couches synthétiques. Cependant, même s'il ne possède pas la dramaturgie et l'inspiration de "Downward Spiral" ou de "The Fragile", cet album s'illustre élégamment dans une veine proche musicalement de "Year Zero". Les rythmes dansants y foisonnent dans des circonvolutions disparates assez réussies ; le gazouillis des machines y filtre une ambiance futuriste claustrophobe. C'est bien du Nin, mais dans un registre électro-dominant ! Reznor effectue donc un retour plutôt convaincant, mais encore éloigné du niveau qui fût le sien il n'y a pas si longtemps.


Pony Express Record
Pony Express Record

5.0 étoiles sur 5 Loin du convenu, loin des convenances, 18 août 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Pony Express Record (CD)
Certains groupes ne manquent pas d'envergure, mais il ne subsiste réellement de leurs contributions discographiques que des morceaux épars, distillés çà et là. D'autres produisent leur effort sur un temps plus réduit, et concentrent leur pleine mesure sur un simple témoignage ; Shudder To Think fait partie de ceux-là. Non pas que le reste de leur production soit inintéressante, mais "Pony Express Record" condense ce que le groupe peut offrir de meilleur.

"Pony Express Record" (sorti en 1994) s'avère donc être un album très complet, mais dont l'écoute peut déconcerter par moments. La voix du chanteur Craig Wedren n'est pas étrangère à ce processus : elle tend vers les aigus, se perdant même parfois dans des vocalises à la tyrolienne ! Et si la mélodie du refrain de "X-French Tee Shirt" s'incruste sans difficulté sur des sentiers balisés, d'autres titres s'aventurent sur des versants plus escarpés ("Trackstar" par exemple). L'alternance de structures alambiquées mêlée à une énergie sans faille ne conviendra peut-être pas aux amoureux d'un certain conformisme musical. Mais si on aime le rock inventif qui titille l'oreille, "Pony Express Record" s'imposera forcément.


Alexandre le bienheureux
Alexandre le bienheureux
DVD ~ Marlene Jobert
Proposé par cinebootik
Prix : EUR 20,90

2.0 étoiles sur 5 Ma femme pour un chien, 27 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alexandre le bienheureux (DVD)
Malgré son côté sympathique, le film d'Yves Robert véhicule pas mal d'idées rétrogrades comme le triomphe de la misogynie ou l'apologie de la paresse même si en contrepartie, on peut aussi y déceler des valeurs substantielles comme le goût pour l'observation de la nature ou la dénonciation de l'exploitation humaine. Si les couleurs criardes de la pellicule accentuent l'aspect fable de l'histoire, elles lui donnent un genre proche du dessin animé dans l'optique probable de convenir à bon escient d'un décalage avec la réalité, méthode qui vise à égarer le spectateur du fond du propos. Certes, Philippe Noiret incarne avec justesse cet Alexandre costaud qui ne demande qu'une chose : qu'on lui foute la paix. On peut aussi signaler pour ses presque débuts cinématographiques Pierre Richard qui en fait des tonnes et s'inscrit déjà dans le registre qui le rendra célèbre. Mais passons maintenant aux édifiants personnages féminins. La femme d'Alexandre interprétée par Françoise Brion est un tyran domestique aveuglé par la productivité de la ferme et affecte un autoritarisme outrancier. Des rôles annexes sont attribués à l'épicière, Tsilla Chelton, revêche et cancanière, ou à la femme de Sanguin, poule pondeuse aux mouflets innombrables. La charmante Marlène Jobert arrive plus tard, d'abord différente, rêveuse, puis comme toute la gente féminine (celle décrétée par Yves Robert), elle opérera un revirement radical pour une fin abrupte. "Que voulez-vous, c'est dans les gènes" semble nous dire le réalisateur. Enfin, rouage essentiel à la mécanique du film, le chien fait la boniche sans rechigner et démontre qu'une femme peut avantageusement être remplacée par un animal pour peu qu'on lui donne un peu d'affection. L'essentiel, c'est que la morale du film soit bien passée : "vivons sans femme, vivons heureux !".


A Scene at The Sea
A Scene at The Sea
DVD ~ Kuroudo Maki

4.0 étoiles sur 5 La vague à l'âme, 12 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Scene at The Sea (DVD)
Un jeune homme sourd et muet se prend de passion pour le surf et suscite autour de lui un élan de curiosité. Sous l'égide d'un motif musical feutré, le héros silencieux écume les plages, planche au bras, empreint de sérénité et de certitude. Le réalisateur japonais Takeshi Kitano sait capter les petits gestes, les sourires, les regards, les moments simples avec un humour et une grâce qui confine au touchant. Seule la fin se pose tel un écueil qu'il n'aura pas su véritablement contourner.


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