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Commentaires écrits par
Fail13 (Paris)

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The View From This Tower
The View From This Tower
Prix : EUR 14,03

5.0 étoiles sur 5 Epouvantail technico-extatique, 5 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The View From This Tower (CD)
En ces temps où le "mariage pour tous" fait l'actualité, il faut bien reconnaître que papa punk et maman prog avaient largement devancé les évènements récents et enfanté en 2000 une progéniture nommée Faraquet. Si King Crimson constitue l'influence la plus évidente à l'écoute de cet album, le punk et son dérivé, le rock alternatif, a aussi laissé son empreinte. Unique témoignage (avec l'anthologie), The View from this Tower regorge de brûlots pour adeptes de riffs lancinants, de cassures impromptues, et de dérives techniques où les mesures en 4/4 sont souvent proscrites. Le titre "Study In Complacency" semble assez significatif de cette rigueur technico-extatique avec une intro et des couplets à la Who, un break endiablé que n'auraient pas renié les Howe/Squire/White et un final tout en arpèges Frippiens. Un beau bébé en somme !

Pinnick gales pridgen
Pinnick gales pridgen
Prix : EUR 20,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Onanisme guitaristique, 2 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Pinnick gales pridgen (CD)
On était en droit d'attendre beaucoup d'une réunion comprenant des membres de King's X et de Mars Volta. Sans forcément rechercher des merveilles, le résultat plutôt neutre déçoit. La production de Mike Varney n'offre qu'une palette assez limitée avec notamment un son de batterie exécrable. De plus, la musique, du rock musclé saupoudré de blues, certes pas désagréable, subit malheureusement les bavardages intempestifs du guitariste Eric Gales qui s'enferme dans des soli à rallonge peu mémorables si bien que l'envie de le débrancher croît souvent en votre for intérieur. L'extase ressentie par Eric Gales à tripatouiller son manche n'est pas communicative, mais si l'on prend la peine de jeter un voile pudique sur ses excès, l'ensemble ne manque pas de volume !

C'est arrivé demain
C'est arrivé demain
DVD ~ Dick Powell

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pourquoi certaines images nous hantent-elles ?, 1 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : C'est arrivé demain (DVD)
La mémoire est sélective, et sans raison particulière, la scène sous le porche du petit vieux tendant le journal du lendemain m'a longtemps poursuivi. J'avais vu ce film dans un ciné-club durant mon adolescence, et cette image, la seule que j'ai retenue du film après tout ce temps, m'a hanté à travers les ans. Puis, récemment, en parcourant les dvd d'occasion dans un magasin sans rien chercher de particulier, le titre « C'est arrivé demain » m'a intrigué. J'ai retourné la jaquette, et en lisant le résumé figurant au verso, j'ai compris que j'avais en mains le précieux sésame. Ce que l'on a aimé à certaines périodes de sa vie peut décevoir par la suite : en cela, est-ce que le visionnage allait être à la hauteur de mes espérances ? Oui, car même les clichés propres à cette époque sur le mariage, la famille, ou la réussite sociale, n'altèrent pas le charme suranné de ces vieilles pellicules, bien au contraire. Menée tambour battant, cette comédie enlevée s'achève comme de bien entendu sur une note positive avec en prime une scène épique au champ de courses. J’ai rajeuni, c'est arrivé aujourd’hui !

Delta Machine
Delta Machine
Prix : EUR 14,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les rescapés, 15 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Delta Machine (CD)
Dernier bastion de cette époque révolue des années quatre-vingt où les sons de synthés clinquants inondaient les ondes sur fond de boites à rythmes frénétiques, Depeche Mode a su résister aux nouvelles modes et évoluer sans se renier. Cette longévité semble s'articuler en plusieurs points : la qualité intrinsèque des compositions, le sens de la mélodie mémorisable, le soin apporté à la tessiture sonore, un style musical prononcé reconnaissable entre mille et pourtant jamais galvaudé, une association fructueuse entre deux musiciens (comment ça : ils sont trois sur la photo ?) où chacun conserve une part prépondérante au sein du projet et qui ménage les égos, et sûrement d'autres encore…

Dernière production en date, Delta Machine ne peut décontenancer les fans, il perpétue la tradition, et il ne lui manque qu'un titre fort, un « tube », pour marquer de façon indélébile la discographie du groupe. A cet égard, il me paraît très proche de Playing The Angel ; « The Child Inside » ressemble même beaucoup à « Damaged People » ! Et le reste des titres ménage son lot de satisfactions avec une nette prédominance des tempos lents.

Après tant d'années au sommet, ces rescapés maîtrisent leur sujet ; et les charognards à l'affût de leur déclin devront encore une fois repasser !

No One Loves You Like I Do
No One Loves You Like I Do
Prix : EUR 14,23

4.0 étoiles sur 5 Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, 13 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : No One Loves You Like I Do (CD)
Dix titres pour décrire dix journées numérotées composent ce projet conceptuel de The Life And Times.

« Day Six » donne le ton de l'album par ses guitares aériennes, et « Day Eight » le clôt d'une façon monolithique. Entre ces deux points, les jours se sont écoulés dans une sorte de dépression apaisée, d'où une musique planante quelquefois secouée par des spasmes rythmiques plus enlevés. Et si les mélodies et les arpèges diffusent une atmosphère relaxante, ils captivent toutefois l'attention et n'encourent pas l'ennui.

Aux manettes de ce trio, Allen Epley (qui fondât The Life And Times après la dissolution de Shiner) donne sa pleine mesure avec toujours cet esprit inventif, un savoir-faire déconcertant et l'ambition de créer sans se fixer de limites. Au-delà du plaisir d’écoute, c'est l'assurance d'une rencontre à la fois fugace et fructueuse, la promesse de lendemains qui chantent.

You Can'T Fight What You Can'T See
You Can'T Fight What You Can'T See
Prix : EUR 16,48

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Basse saison, 1 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : You Can'T Fight What You Can'T See (CD)
La particularité de Girls Against Boys (ou GVSB) est de détenir en son sein deux bassistes, dont un vaquant accessoirement aux claviers, sans que les autres instruments n'aient à souffrir de cette hégémonie.

Avec à son actif six albums et aucun faux pas, le groupe a connu des saisons florissantes sans pour autant s'imposer au plus grand nombre. YCFWYCS (ultime album qui date de 2002) pourrait sans difficulté convertir des hordes de filles et de garçons s'il était diffusé plus largement. Parce que GVSB possède de la qualité, déborde de vitalité et refuse tout temps mort. Un autre atout du groupe, peut-être pas identifiable comme tel au premier abord, c'est la voix traînante de Scott McCloud qui ajoute une touche d'originalité supplémentaire : elle prend son temps, s'attarde paresseusement sur les mots, flâne en route.

Le « i don't like Hollywood » qui est répété maintes fois sur le morceau « 300 Looks For The Summer » sonne comme un leitmotiv. Car GVSB ne fait pas de cinéma : GVSB signe une musique directe, sans esbroufe, qui secoue les tripes et qui se moque des paillettes.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2013 11:43 AM CET


Feersum Ennjin
Feersum Ennjin

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Emancipation dans l'anonymat, 11 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Feersum Ennjin (CD)
Feersum Ennjin est la créature du chanteur et multi-instrumentiste Paul D'Amour.

Bassiste sur Opiate et Undertow, Paul D'Amour a préféré quitter Tool alors en plein essor pour suivre sa propre voie. Peut-être s'était-il senti à l'étroit dans cette musique typée et oppressante ?

Seul maître à bord à présent, Paul D'Amour jouit d'un relatif anonymat, mais il sait se faire aider par de nombreux invités dont Danny Carey qui joue sur le 1er morceau, The Fourth. En 2004, un EP 5 titres avait déjà vu le jour, et d'ailleurs, celui-ci figure intégralement et sans modification dans ce 1er album éponyme, ce qui est dommageable pour ses possesseurs et rend à présent l'achat de l'EP caduc. Ainsi, cet album de 2011 ne comporte-t-il en réalité que 7 nouveaux titres, soit un titre par année passée, c’est peu !

Le résultat n'est pas tout à fait à la hauteur des espérances qu'avait laissé présager l'EP ; à mi-chemin entre le metal alternatif de son ancien groupe et la pop psychédélique de Lusk (son précédent projet de 1997), l'ensemble reste malgré tout homogène, cohérent et de bon aloi. Le potentiel est patent, mais la réalisation manque de cet indéfinissable soupçon de plénitude créative.

Celebration Day (2 CD + DVD Digipack Format DVD)
Celebration Day (2 CD + DVD Digipack Format DVD)
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 13 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le dirigeable perd de l'altitude, 23 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Celebration Day (2 CD + DVD Digipack Format DVD) (DVD)
Jason Bonham s'amuse comme un gamin sous l'œil bienveillant de ses parrains ; le minutieux John Paul Jones s'active à la basse comme au clavier où il livre un combat sans merci aux toiles d'araignées qui encombrent son pédalier avec un jeu de jambes que Fred Astaire n'aurait pas renié ; Robert Plant, permanente frisottée en bataille, pousse encore des cris d'orfraie la cinquantaine bien tassée ; enfin, allure dégingandée, Jimmy Page gonfle ses joues sans relâche quand il ne grimace pas.
Tous ces efforts pour que le dirigeable prenne son envol. Tous ces efforts en vain.

Conditions Of My Parole
Conditions Of My Parole
Prix : EUR 13,28

5.0 étoiles sur 5 Maynard n'a besoin de personne, 3 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conditions Of My Parole (CD)
C'est typiquement le genre de disque que l'on trouve « pas mal sans plus » aux premières écoutes, et qui, au fil du temps, s'impose comme majeur.

Contrairement au précédent Puscifer, Maynard renoue avec des compositions plus proches de l'univers musical qu'il s'est façonné avec Tool ou A Perfect Circle. Pour ce faire, il a su admirablement s'entourer, je pense notamment à la chanteuse Carina Round qui supplée à merveille sa voix sur bon nombre de titres et dont la contribution pimente les ambiances viciées du maestro.

Ce « Conditions Of My Parole » à la pochette loufoque prouve que Maynard n'a besoin de personne pour sortir un bon album, et ses alter egos des groupes précités sont gentiment invités à rester à distance respectable, du moins pour le moment.
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Thick As A Brick II
Thick As A Brick II
Proposé par Doremi Musique France
Prix : EUR 11,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une cure de jouvence pour retrouver la splendeur d'antan, 3 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thick As A Brick II (CD)
J'ai longtemps hésité à me procurer cet album, car des réticences me freinaient :
Pourquoi une suite au mythique Thick As A Brick ?
Quelle signification donner à l'intitulé « Jethro Tull's Ian Anderson » ?
Quel niveau de composition peut-on espérer de Ian Anderson après des albums post-seventies plus que moyens ?
Les suites au cinéma me font fuir, mais qu'en est-il en musique ?

Alors, le livret ne donne pas de réelles réponses quant à la motivation du projet, et l'écoute du disque, certes agréable, ne justifie pas entièrement l'approbation du concept de la suite. En fait, cet album ressemble à une tentative pour renouer avec le lustre d'antan, celui du Jethro Tull des années soixante-dix. Et, dans l'esprit, l'album s'avère un digne successeur de Thick As A Brick ; on pourrait le comparer à une reconstitution historique qui pour un film serait en partie pour le moins bluffante. Cependant, le costume d’époque taille quand même trop grand pour le guitariste Florian Opahle, dont les interventions, et même le son, sont marqués d'un fer rouge nommé Martin Barre, tant et si bien que ce mimétisme écœure sur la durée. En contrepartie, très en verve, le phénix Ian Anderson semble renaître de ses cendres ; la flûte enchanteresse virevolte de nouveau, ça suffit presque à notre bonheur.

Pourtant, la relative réussite de ce projet pose une nouvelle question : au lieu de ressasser le passé, Ian Anderson ne devrait-il pas s'essayer à créer une nouvelle pièce originale qui serait le « Aqualung » du nouveau millénaire ?

L'avenir nous le dira… peut-être.

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