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Contenu rédigé par CHEVALIER
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Commentaires écrits par
CHEVALIER
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Every Kingdom
Every Kingdom
Prix : EUR 16,86

4.0 étoiles sur 5 UN FOLK DES TEMPS MODERNES, FLUIDE, AERIEN ET SPIRITUEL, 29 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Every Kingdom (CD)
"La nouvelle sensation UK", que stipulait le sticker accolé à la pochette cartonnée de 2011, ne se cantonnait pas dans de l'usurpation en publicité mensongère. A l'instar de ce plongeon dans des eaux au bleu contrasté et à la dimension intra-terrestre, le disque distillle ses incantations mélodiques dans des arrangements fluides et aérodynamiques, en alternant fréquemment ses mouvances en tempos successifs, entre la braise introvertie et l'éclair versatile. Comme dans le morceaux d'entrée "Old pine", avec cette cadence en rade apaisante, qui s'irrite ensuite d'une guitare soudainement électrique, suivant le crescendo synchronique d'une batterie colée à la cheville. Les baguettes de cette dernière qui vont viscéralement s'agglutinées à la gigue frénétique d'une cadence hystérique, un tant soi peu relativiser par de limbes de viloncelle ("The wolves"), qui s'agrippent en cumulus savoureux. "Keep your head up", dérive lui vers un picking sec et vif à la six cordes acoustique, accolé à la batterie, au cadencement tout en même temps dosé et intrusif. Deux très belles ballades en assaut final ("Gracious" et "Promise"), au pinacle chaptalisé de la guitare sèche associée vers un orgue brumisateur et extracteur d'une extradition spirituelle aérienne. Tout comme ses paroles assoiffées de doutes, de compromis, d'épreuves ingérées, vécues et digérées, d'extractions philosophique salvatrice et du refuge dans un amour sans digue en spasmes perturbateurs, autant que dépourvu de subterfuges racoleurs. Comme en exemple marquant pour "Only love" ("Cherie, tu es avec moi, toujours autours de moi, le seul amour, mon seul amour. Cherie, je te ressens en l'état de mon corps, comme le seul amour, le seul amour. Donne moi un abri. Montre moi le coeur d'un seul amour, mon seul amour. Et ne me laisse pas trébucher à part. Ne me laisse pas tomber isolé"), ou encore "Promise" ("Est ce que je serais chéri de toi ? Est ce que je serais ton fardeaux ?") En bref, un folk équivoque danns une modernité assiégée de respect traditionnel, pour un style maîtrisant le juste équilibre entre ancestral préservé et original injecté. Un essentiel du nouveau millénaire !


When The Pawn Hits The Conflicts He Thinks Like A King...
When The Pawn Hits The Conflicts He Thinks Like A King...
Prix : EUR 7,00

4.0 étoiles sur 5 DU JAZZ-POP-ROCK UN MINIMUM RELAX ET AU MAXIMUM FORT, TENDU, DEBONNAIRE, FRANCHEMENT ET FRAICHEMENT EMBALLANT !, 29 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : When The Pawn Hits The Conflicts He Thinks Like A King... (CD)
L'un de ces disques de fin de siècle abolie, qui ne se désagrège pas dans les mémoires collectives ! Très axé sur le jazz, avec cependant quelques concessions non purulentes, vers une pop-rock minorée, non influente vers une convergence discréditant l'ensemble. Focalisé de bourrasques musicales déblatérées et restituées dans un tempo "Al dente", avec en aparté deux splendides ballades en frégates de cordes et de doigts pianotés ("Love ridden", "I know"), puis adoubé d'un blues semi-cadencé ("Paper bag") et entiché d'une cadence foudroyante ("Fast as you can"), cette orchestration dense, belle et naturelle, à la sève sonore parfumé et aphoristique, va se combiner sans répit et sans s'altérer au piano roi, pour aboutir à une oeuvre artistique à même de se pérenniser parmi les classiques. A retenir !


Texas Campfire Takes
Texas Campfire Takes

4.0 étoiles sur 5 LE BLUES LE PLUS EPURE ET SENSUEL QUI SOIT !, 29 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Texas Campfire Takes (CD)
Comme des allures de "garçon manqué" pour cette artiste qui cisèle et exécute une ventrée de chansons déflorées et assurées, juste équipée de sa guitare sèche en toute humilité et autant de virtuosité. Donc un disque de blues, tout ce qu'il y a de plus authentique, qui transpire un style décoiffé, affirmé, martelé et maîtrisé. Emulsifié d'une prise de son enflé en béton armé et d'une interprète qui s'avère être en prime une excellente musicienne. A l'essentiel, des seismes accomplis d'une guitare virulente, décoincé, sautillante, excitante, ou dans les textes des phrasés cyliques vont se dissocier au reste. Et même trois jolies ballades vont venir s'intercaler, avec "The ballad of patch eye meg", puis le superbe "The chain smoker" et enfin le titre qui termine la rondelle avec finesse. Et quand on hisse sur un piédestal aussi classe et confortable, l'intonation sensuelle à l'extrême de la guitare naturelle, alliée à des compositions euphorisantes et clinquantes, moi je dis respect ! A ne pas contourner !


Actes impurs, suivi de "Amado mio"
Actes impurs, suivi de "Amado mio"
par Pier-Paolo Pasolini
Edition : Broché
Prix : EUR 6,40

5.0 étoiles sur 5 UN MAGNIFIQUE HOMMAGE SOBRE ET DIGNE A LA GRACE ENFANTINE ET ADOLESCENTE MASCULINE, 29 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Actes impurs, suivi de "Amado mio" (Broché)
C'est un peu la suite des "Anges distraits" et toujours en récit, de la prisme jeunesse de l'écrivain, quand il s'occupait affectueusement et tendrement d'enfants en tant qu'enseignant, installé avec sa mère dans un petit village de l'Italie. Sauf que dans cette évocation prolifique précise, l'émotion exprimée par Pasolini jouxte au plus près les orifices des ondulations sensitives et frénétiques des ressentis neurologiques les plus extraverties, véridicts, tendres, intense et à la décence en recrudescence. Bien aidé en cela par un style d'écriture éblouissant et appliqué, au alinéa d'une poésie scintillante et exalté, impliquée dans une dignité en mots aligné, ou l'érotisme est feutré et la pornographie résolument au abonnée absente. Pour s'arrimer de suite au titre du livre, il est en aparté à l'opprobre d'une morale stagnante de l'opinion public de masse, endiguée dans une jugement acerbe et gratuit en cafardise de vilenies les plus péjoratives, faciles, injustes et non objectives. L'écrivain ne dissimule en rien son attirance esthétique envers la suprème juvénilité masculine accentué. En disséquant scrupuleusement et sensiblement ses ressentiments les plus enfouis envers cette beauté intense et sacrée. Becté en paroles couchés sur le papier de contemplations exacerbés et empli d'émotivités, de fascinations et de respects mêlés envers cette gent frêle, pure et fragile. Des descriptions minutieuses et pointilleuses de cette esthétiques enfantine et adolescente (stagné ici entre la pré et pleine adolescence), conséquente à l'exclamation éruptives des attraits spécifiques morphologiques, troublants et fascinants. Puis conforté en spasmes épidermiques concrets et actifs, progressifs et modérés. Pas la moindre esbroufe de brutalité niché chez l'adulte, tendre et impertinant envers les mépris aisés et désinformés des regards obliques et offusqués de ceux qu'ils snobent sciemment. Sans la moindre errance dans des escarmouches scabreuses insistantes et imposées. Des approches et accroches de séductions cachetés, tout en subtilité, prudence, douceur et calice. De la sensualité façonnée en tendresse satinée,sans jamais contrarier la fébrilité d'une puberté souvent partiellement domestiquée. Quelques rares vergetures réactionnelles, en rare bémol équivoque, comme cette méfiance en rance qui émane du regard suspicieux d'un enfant et de sa maman, pour un regard très insistant et un sourire en équinoxe. Des liaisons en flirts successives et empruntes d'admirations et d'étreintes frissonnantes et ardentes, avec entre autre, tout d'abord, la plus longue et fusionnelle, avec le très gentil Nisiuti, quatorze ans ("La vision de Nisiuti à mes cotés me prenait à la gorge : encore un pas vers la jouissance totale de sa beauté quui s'étendait chaste de ses joues florissantes et pâlies, à la touffe qui un peu fatigué lui tombait sur le front, de ses yeux noirs brûlant d'affection, au ventre d'etoffe rude et empoussiérée du pantalon, des cheveux tondus sur sa nuque gentille à la tiédeur de ses mains qui serraient les miennes"... "A contre-jour, l'ombre de ses lèvres apparaissait avec plus d'évidence. Souvent je m'approchais de lui et je lui caressais, comme du reste je le faisait également avec les autres touffe de cheveux et son visage : mais quelquefois, je lui passais les doigts sur la lèvre supérieur, en effleurant cette ombre douce de l'adolescence. Il levait les yeux et riait"... "Je levais peu à peu la tête, et j'effleurai de mes lèvres les siennes. Il ne dit rien : mais tandis que je l'embrassais, je sentais que ses lèvres se tendaient. Je me détachais et je le regardais, il souriait"), mais également Gianni ("Je restais assis, là, avec un livre entre les mains, sous le soleil blanc et froid, à caresser de mes yeux les gracieuses allées et venues de Gianni"), ou encore Viluta ("J'avais pour lui un regard chargé de tendresse et sympathie. Et il y répondait, en s'offrant avec toute la tendresse de ses yeux. A présent son expression était chargée du don qu'il faisait de lui même") Sans omettre ses années collèges et le rappel plus éphémère d'un autre amour cette fois d'âge similaire, pour un cortège de passions pleines et superbes ("Bruno arriva torse nu, portant un pantalon gras et épais et deux lourds sabots. De son pas irrégulier, avec son visage brûlé, sans amabilité, il fut vite près de moi, il abandonna à mon étreinte un bras puis sa taille, puisqu'il était déja établi qu'entre nous il n'existerait plus aucune retenue") En condensé thématique, un bouquin dans la ligné de ceux de Roger Peyrefitte, ou Hervé Guibert, à la gloire de premier émois sensuels des gamins pubertaires, en citerne d'éveils sensuels néophyte et soudaine, aspergée interieurement, mais brimabaler physiquement entre fébrilité, impatience, tiraillement, hésitations et abandons aux délicatesses soyeuses et intrusives des expressions aux gestes feutrés, tendres, doux et mesurés. Une suite de deux récits des plus émouvant, poétique, véridique, décent, sincère et appliqué. A posséder sans complexe ni culpabilité !


Lettre à un petit garçon
Lettre à un petit garçon
par Christine Clerc
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 JOLI, PROFOND, INTERESSANT, SENSIBLE, HUMAIN ET CONCERNE, 15 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettre à un petit garçon (Broché)
Après quinze ouvrages littéraires qui ont précédé, Christine Clerc s'adresse en mode sensible, frontal, direct, sensible et fusionnel à son petit-fils de dix ans à peine. Pour ce seizième opus, c'est en toute pédagogie et quiétude étendue, animée en tendresses farouches, parfois malmenée de doutes rongés d'incertitudes que l'auteure parle indirectement à un petit être qu'elle décrit elle même de pudique et si secret, mais dont elle tente de percer les failles et les mystères, afin de mieux le guider vers un univers, ou l'amour et le respect de l'autre doivent être les socles d'un épanouissement et d'une dévotion vers une éducation sentimentale des plus épanouissante, belle et repectable. Jamais Christine n'élude ou ne taraude les sujets les plus tabous, brûlants, dérangeants, polémiques, durs, discordants ou pamphlétaire de l'existence. Le droit à la difference, le viol, les femmes soumises, les "filles de joies" exploités, la jalousie, la pudeur, le premier amour, l'homosexualité bafouée par les imbéciles, les relations intimes dites "impures" et qu'ils ne les sont jamais, sauf quand la sacralité de l'extrême innocence est profanée. Le totalitarisme aliéné de la pornographie, l'exhibitionnisme forcené émanant de la télé-réalité. La fierté orgueilleuse. De l'aspect quelquefois tronqué du "coup de foudre", qui peut vite déboucher sur une soupe à la grimace conjugale. La jalousie inévitablement. L'orgueil mal placé. L'acceptabilité de l'intelligence parfois supérieur à soi même du "sexe faible", remède anti-macho à prescrire. Le mensonge en fuite lâche et chronique... Même si l'on pourra quand même lui reprocher (gentiment) de brasser quelques clichés récurrents et globals, comme les mères qui doivent assurer l'essentiel au foyer et dont les maris fuient les responsabilités devant être équitablement proportionnées et partagées. Cause première de séparation dit-elle. Heureusement, depuis 2002 (date de la sortie du bouquin), l'étau moral et vital du partage équitable des taches et devoirs ménagers et éducatifs s'est bien enserré dans l'esprit de pas mal d'adultes mâles, enfin digne et responsable. Même si subsistera encore quelques écarts sur le temps consacré à tout cela dans un certain nombre de cas. Mais le livre est clair, concis, pas compliqué à lire, brodé de mots et d'expressions sensibles et intelligibles, s'adressant à toutes les générations comprises. Et même si Christine ressasse quelques conduites morales et humaines qui nous semblent découler du bons sens, de la dignité et de l'évidence même, tout cela ne se nouera pas pour autant dans du péjoratif récurent. Car l'amour et le respect de l'autre, jamais il ne faudra cesser de le prôner, pour en entonner une apologie fière et salvatrice, comme une salve d'idées en conduites morales juste et respectable, ici restitué en (douces) rafales et bruissages textuelles d'aphorismes à suivre et recommandable. Du bien bel ouvrage !


Earthbound
Earthbound
Prix : EUR 8,82

5.0 étoiles sur 5 UN FOLK TOUT EN PUDEUR ET NUANCE, COMME DANS UN RUISSELET CLAIR ET DELASSANT, 15 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Earthbound (CD)
Entre violon incandescent, six cordes plugged ruisselante, clavier d'ambiance évanescent, orgue opiacé, guitare sèche qui affleure et tisse des arpèges onduleux (douceureux "On my way home"), léger cliquetis de batterie, comme des ailes majestueuses emportées vers un ciel crépusculaire et irréel ("Angel"), puis un médiator en équinoxe, sans intox orageux compulsif sur le titre conclusif (superbe "Stumble") Mise en illustration chantante d'une voix aérienne, belle et stellaire, pour huit arrêt en trèfle culturel, qui façonnent la trajectoire longipenne d'une musique aux attraits évasifs et introspectifs, à la lisière d'un folk soft et lunaire. Pour une artiste en quête d'une tierce idyllique en spiritualité satiné d'affectivité, de solidarité et de soutien, polarisée en songes et expirations de partages filials et réconfortants. Comme en exemple équivoque et contraire, les deux morceaux dissonants et qui se disloquent expressivement que sont "Arrête moi" et "Remet moi dans le droit chemin". Serein, calme, humble, câlin et superbe !


20th Century Masters
20th Century Masters
Prix : EUR 17,39

3.0 étoiles sur 5 CLASSIQUE, BASIQUE, SANS SURPRISE, MAIS UN BON DIGESTIF MUSICAL BIEN APPRECIABLE !, 15 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 20th Century Masters (CD)
Une voix juste, fiable et étendue, des arrangements fidèles, assortis et conformes à une country en plate-forme sonore et traditionnelle. Des compositions qui ne se rechignent pas, patchwork interchangeant et friand entre slow-cool qui apaisent et cadences qui déboulent aussi sec. Morceaux étalés sur juste quatre années (88-91), pour une associativité fort bien malaxée, ou manque simplement un tantinet de drain atmosphérique qui jaillit, pour des mélodies ou l'intempestif côtoierait l'émotif dans un éréthisme expressif plus extraverti. Mais une bonne mini-anthologie (douze titres, pour une compil', c'est un peu "short" !), qu'à défaut d'ennoblir, n'ira pas se dépolire, pour être dans le genre fréquentable, si ce n'est dans de l'optimal en cavalcade, du moins dans de l'appréciabiltié imprescriptible et qui ne s'écharpe pas... C'est déja ça !


Libera in America
Libera in America
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 13,51

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 UN ENCHANTEMENT JAMAIS EVANESCENT ET UNE MAGNIFICENCE EN ENVOUTEMENT MUSICAL OPTIMAL !, 15 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Libera in America (DVD)
Succédant au succulent, visuellement et musicalement, culturellement parlant : "Libera in concert" de 2008 et "Christmas in Ireland" de 2013, nous voici promis aux troisième concert exaucé en DVD de cette enchanteresse chorales d'enfants mâles, prodigieuses et prestigieuses, à même d'exulter dans discontinuer, une intense émotion en liesse et qui jamais ne va bifurquée dans des sentiers antagoniques, aussi éphémères soient-ils. Ce n'est autre que dans la capitale des Etats-Unis, au coeur même de la basilique du "National shrine ot the immaculate conception", que les petits prodiges se sont cette fois produit, du 6 au 7 Aout 2014. Après que le sacré ce soit associer au new-age, puis au folklorique dans les deux premiers cités, quelques chansons en filigrane ("Morning has broken", "Amazing grace", "What a wonderful world"), vont pour ce live précis se souder au classiques diamantés, épiques et autoritaires, pour une troisième apogée sublime et hypnotique, à la contrée d'oeuvres limpides et mystiques, immortalisées dans des mélodies sereines et envoûtantes, bordées d'une esthétique galactique. Avec des instruments traditionnels (Flûte, clarinette, violons, violoncelles, piano, oboe, cor), affiliés à d'autres plus modernes (basse, percussion), le tout télescopé aux voix soyeuses, divines, cristallines et imperfectibles de tous ces enfants. La beauté intemporelle des garçonnets, mise en relief et pleine lumière, sous la nef claire et pure de leur parure en blanc, qui scintille et s'illumine sous les projecteurs ardents. Tout au long de la représentation, à la guise d'une caméra fascinée et attentive, l'embellie amplificatrice de l'angélisme de leurs visages magnifiques se synchronise au reste et finalise une atmosphère propice à une élévation des sens, dans une offrande en exsudation de paix intérieure, d'amour intense et d'innocence en incandescence. Sept petits (et majestueux !) chanteurs (Isaac London, Sam Wiggin, Claran Bradbury-Hickey, Thomas Delgado-Little, Bertramo Smart, Lucas Wood et Alessandro Mackinnon-Botti), vont tour à tour s'extraire du groupe, pour venir tenir et même cravacher la dragée haute et satine, comme soliste de luxe, affermi de leur tessiture sertie en dorures, sans accroc de fêlure. Les cinq très beaux petits garçons qui prennent la pose sur un balcon de l'édifice choisi en font notamment parti. D'ailleurs, jamais les parties vocales en solo n'avaient autant été exaucées d'un oracle de fréquence dominateur, majeur et supérieur. Mais j'ajouterais quand même une mention tout en amont, pour le magnifique Thomas Delgado-Little, à trois reprises sur le devant de la scène et dont le cristalin de la voix franchit et dépasse des frontières qui pulvérisent l'entendement même. En tout particulier sur l'inoxydable et célèbre "Ave Maria" de Schubert, ou on peut l'aduler d'avoir ici délivré l'une des versions les plus bouleversante, profonde, et pénétrante. Il est primordial également d'ajouter qu'à l'instar des deux premières captations en vidéo, à deux exception près ("Joyful, joyful, we adore thee" et "Sanctus"), aucun des morceaux n'est indentique à ceux des deux autres shows. En conclusion, treize titres en succession, trois en supplément, comme autant de profusion de sublimités vocales, orchestrales, créatrices et musicales, baignée dans de la sérénité et de l'apaisement en introspection de méditation intense. A noter également, la présence aussi surprenante qu'émouvante, au piano et sur quelques morceaux, d'un des ancien membre de la bande Joshua Madine, qui était même l'un des principaux solistes sur la vidéo de 2008. Bonus en plus d'entre les scènes, ou il est particulièrement euphorisant de voir tous ces gamins heureux, détendus, épanouis, joyeux, rieurs et très farceurs. Bref, mais joli livret (huit pages), avec de bien beaux clichés des "petits anges" en pleine prestation et aux alentours du lieu de représentation, ou leur complicité se fait autant superbement ressentir que dans le bonus vidéo ultime. Pour un DVD qui finalisera de "sanctifier" en émotion et sensibilité insoupçonnée une fin de trilogie magnifique, divine et incontournable, inévitablement relié aux deux précédentes et inoubliables vidéos et tout aussi indispensable.


Redemption
Redemption
Prix : EUR 6,99

4.0 étoiles sur 5 UNE REDEMPTION TOUT EN FOUGUES EMBRUMEES, DOUCEURS VENTILEES ET NUANCES PERPETREES, 15 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Redemption (CD)
Une voix souple et posée, au grain affinée et amalgamée d'un léger souffle en tessiture granulée, pour un album pluriel qui cisèle et optimisme un folk de portés en isocèle existentiel, relié sur une poutre commune en volute éventé, subtile, modérée et affinée, d'une texture sonore et phrasée intélligible, esthétique et dosée. Voila en quelques lignes, le portrait bref et brossé de ce talentueux et jeune chanteur, pianiste et guitariste, auteur et compositeur de toutes les créations inédites, exception unique du titre ultime, co-composé avec Andy Prieboy. Avec en ouverture, une guitare-voix dépourvues d'électrique sur ses rails directionnelles, dans une montée en rythme frelaté par la conciliation tout en ambivalence de cette six cordes ermite, pour une déclaration d'amour sincère et extensible en humilité expressive ("Chaque fois que j'étais dans l'erreur, toutes ces fois tu me montrais la vérité. J'avais été sur un chemin d'errance trop long, alors que la réalité émanait de toi"), juste avant qu'un "Save me", en quasi-supplication dans un leitmotiv insistant, assouvi d'une mélodie à la rythmique fringante, ne cède la piste à un "Dreaming", qui comme son titre le précise, décrit un rêve fantasmagorique, irréel et éperdu, asservit d'une cadence tassée et subtile, entre guitare sèche (aux cordes de nylons), basse et batterie introvertie ("Dans mon rêve, tu touche mon visage avec tes doigts, tu étais vêtu de blanc, il était tard dans la nuit et les rayons de lunes blanchissaient") Encore une excitation qui lévite pour "Love, love, love" et ses trois guitares aux naturelle, ainsi que sa batterie en secousse intensive. Idem pour le titre qui suit, sauf que deux guitares branchées des plus explicites, tout en étant raffermies, nous guide vers un autre rythme de platine. Splendide ballade aussi au piano antigrippal, avec "End myn rainbow", sur la nécessité de devoir se confronter à toutes les bourrasques de l'existence, pour que celles ci ne s'avèrent en permanence trop molletonner, afin de parvenir également à mieux les cautériser, les minimaliser et les relativiser, pour finir par les apprivoiser en toute quiétude glanée ("Si c'était la fin de mon arc en ciel, je voudrais comprendre. Je voudrais être libre et présent pendant chaque enchaînement. Si je mourrais pendant que je découvrais mon coin doré, pourqui marcherais-je encore sous la pluie ?") Puis ensuite, une giclée orchestrée, sacadée et éployée, trouve sa juste maîtrise dans une déclaration éprise et débardée de flatterie factice ("Dans tes yeux, je vois le soleil resplendir") Une autre six cordes en nylon d'édredon, acclimaté d'un piano feutré et d'une batterie humble et timide , trouve son nid douillet et protégé, à la trame douce et tempérée d'une superbe ballade, en neuvième expression musicale. Et pour repartir sans soupir sur cet axe en spirale de brises caressantes et flottantes, peut être la plus belle de ces dites ballades, conduite par le sublime "Fly again", aux accords de piano plaqués et laqués en croche blanche et noire de calices, au phrasé calme et tempéré cyclique, fructifié de cordes fluides et dociles. On est ici à la nichée d'une combativité spirituelle et intentionnelle jamais blindée, vers une légitime aspérité au bonheur et à la sérénité jamais rassasié, malgré la rusticité des épreuves rêches et escarpées endurées ("Non, ne pleure pas, car nous pouvons encore voler") En prime substantielle, très bel encartage en digipack, joli livret avec paroles des chansons et photos de Jude sur scène, ou dans l'intimité. En condensé, parmi les disques de folk des années deux mille, il est de ceux pointus et raffinés, qu'il faut impérativement retenir et capturer, afin de le préserver sans tergiverser, ni limitation de durée, dans nos discothèques rutilantes et sélectives à souhait. A conserver !


Pure... Acoustic
Pure... Acoustic
Prix : EUR 10,00

3.0 étoiles sur 5 BEAUCOUP D'ABSENTS, MAIS UNE ANTHOLOGIE QUI SE RESPECTE !, 1 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pure... Acoustic (CD)
Un très large éventail en quatre compact disques des figures de proues de ce style si authentique et esthétique. A l'instar de la pochette, aussi sobre et soft que le contenu entretenu en numérique, la guitare se taille la part maîtresse des divers cessions en addictions unplugged. Avec son staff d'artistes légendaires, comme Léonard Cohen, Simon and Garfunkel, Pete Segger, Bob Dylan, Jeff Buckley, Eric Andersen, Mary Chapin Carpenter (my favorite !), John Denver (et sa sublime guitare antique !), Johnny Cash et tout son cortège d'artistes à la notoriété moins crépité, mais à la légitimité qualitative adossée. Une émergence colinéaire de ballades, pour la plupart fiables, délectables et mémorisables, une direction musicale tout en retrait, épurée et minimale, des compositions nets, polies et dignes de ce nom. Des voix maîtrisées et emplies de réserves et d'humilités, à l'immunité de tares criardes et briardes, pour une anthologie à reserver autant au néophyte initier, qu'aux érudits avertis. Il ne saura certe pas prohiber de regretter l'absence d'une légende comme Eva Cassidy, qui a plus que nul autre sa place ici, ou bien encore d'autres noms à la stature créatrice fluorée dorée, comme Cat Steven, Eagles, Joan Baez, Joni Mitchell, Gordon Lightfoot, Townes Van Zandt, Judy Collins et j'en oublie, mais c'est bien là que transite l'âpre difficulté à faire cohabiter le maximum d'interprètes, populaires, ou très peu connus, pour faire s'exprimer la plus large palette représentative des seigneurs de l'acoustique. Donc à se procurer, malgré les quelques reserves, toutes proportions gardées.


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