Profil de Pierre > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Pierre
Classement des meilleurs critiques: 760
Votes utiles : 569

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Pierre (france)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5
pixel
Cleopatre OAD5L Colle synthétique transparente/Colle bleue Océane/Bidon de 5 litres
Cleopatre OAD5L Colle synthétique transparente/Colle bleue Océane/Bidon de 5 litres
Prix : EUR 29,38

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un vrai pot de colle, 14 mai 2013
Très utile si on a quelque chose à coller, ce produit s'avère néanmoins sans intérêt dans le cas contraire.
Il se caractérise par trois particularités:
1) il est synthétique (donc non analytique)
2) il est bleu (donc très esthétique si, par exemple, on souhaite recoller sa piscine)
3) il colle, et pas qu'un peu ! Si le nez de Cléopâtre avait été plus court, ou pire encore, si elle l'avait cassé, elle aurait pu, grâce au contenu de ce bidon (pas bidon!) réparer les dégâts en moins de temps qu'il ne m'a fallu pour rédiger ce commentaire !!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (42) | Permalien | Remarque la plus récente : May 25, 2013 6:45 AM MEST


Tailor of Panama [Blu-ray]
Tailor of Panama [Blu-ray]
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 10,71

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 My tailor is rich, 10 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tailor of Panama [Blu-ray] (Blu-ray)
En 2001, donc après la rétrocession du canal par les Etats-Unis à son propriétaire d'origine, un agent britannique (Pierce Brosnan) est muté par le MI6 à Panama pour raisons disciplinaires (il s'est intéressé d'un peu trop près à la maîtresse d'un personnage politique). Dès son arrivée, il découvre que l'endroit n'est pas aussi anodin qu'on pourrait le croire. Il surveille notamment de près un certain tailleur, londonien émigré, aux nombreuses relations (dont sa propre épouse) dans les hautes sphères. Rapidement, un complot d'une proportion délirante se met en place, aux enjeux politiques et financiers démesurés, l'auteur dudit "complot" n'étant pas forcément celui qu'on aurait cru...
Contrairement à ce que l'on pourrait s'imaginer, ce pitch n'est pas celui d'un James Bond perdu entre "Le monde ne suffit pas" et "Meurs un autre jour", mais celui d'un film de John Boorman ("Délivrance", "la Forêt d'émeraude", "Rangoon" entre autres) réalisé en 2001 d'après un roman de John le Carré paru en 1996, lui même clairement (et librement) inspiré du roman de Graham Greene "Notre agent à La Havane", publié en 1958 et qui avait donné dès l'année suivante l'excellent film homonyme de Carol Reed.
Une réalisation de haute couture sert superbement ce film au scénario bien plus complexe que son idée de départ, et à la distribution "sur mesure".
Pierce Brosnan est génial dans le rôle de Andrew Osnard, agent sensiblement plus trash que James Bond (qu'il incarne d'une manière flamboyante, encore supérieure à son interprétation du personnage de Ian Fleming) et qui se révèle d'une immoralité, d'une cupidité et d'un machiavélisme particulièrement savoureux.
Geoffrey Rush incarne à la perfection Harold Pendel, tailleur bien discret sur certains "pans" de sa personnalité passée, et qui n'offre finalement pas trop de résistance avant d'accepter de tremper dans les sombres projets auxquels on veut l'associer.
Derrière la barbe, le bronzage et l'accent sud-américain du "leader de l'Opposition Silencieuse" Michelangelo Abraxas, on peine à reconnaître l'irlandais Brendan Gleeson, tant la transformation est convaincante.
Jamie Lee Curtis (fille de Tony) est d'une justesse absolue dans le rôle de la digne épouse de Pendel, dont la fidélité (sentimentale ET professionnelle) est pourtant mise à rude épreuve...
Pour l'anecdote, on remarquera au passage le (très) grand dramaturge britannique Harold Pinter (prix Nobel de littérature en 2005) dans le rôle de l'oncle Benny, un Daniel Radcliffe de 12 ans (juste avant sa "Potterisation") dans le rôle de Mark, le jeune fils de Pendel, ainsi que Martin Ferrero (l'inénarrable "Izzy Moreno", indic de Crockett et Tubbs dans la série des années 80 "Miami Vice") dans le rôle du reporter Teddy.
On notera que Boorman n'a pu s'empêcher (et c'est tant mieux!) de glisser malicieusement quelques clins d'oeil à James Bond:
- l'immeuble du MI6, véritable emblème de la saga officielle, apparaît au tout début du film
- Harold Pendel, à l'époque où il vivait à Londres, est censé avoir exercé son métier dans Savile Row, la rue des grands tailleurs, où Fleming lui-même, ainsi que son personnage, avaient la réputation de se fournir en costumes
- le personnage joué par Pierce Brosnan se présente en disant: "The name's Osnard", exactement comme tous les interprètes de JB déclarent: "The name's Bond"
- Afin de convaincre un de ses clients que son choix est le bon, le tailleur lui certifie que le costume qu'il lui recommande est le même qu'il a fait pour "Mr Connery"...

Sur le plan technique, ce Blu-ray est parfaitement regardable mais, faisant partie des premiers titres édités sur ce support, il est hors de question d'en attendre des performances à la "Skyfall", et l'on y trouve des défauts qu'on ne tolérerait plus sur des encodages récents...
On notera que les bonus nous proposent (entre autres) la fin d'origine prévue par les scénaristes, moins "happy" que celle finalement retenue par les producteurs.

En conclusion, on ne s'ennuie pas une fraction de seconde devant ce film passionnant, à l'humour très fin et à l'intrigue superbement construite, alliant cinéma spectaculaire et participation intelligente du spectateur. Il est d'ailleurs déconseillé de le regarder un seau de popcorn dans une main et une boite de coca dans l'autre, ou même de faire une pause pipi: la moindre inattention le rend plus difficile à suivre, la moindre déconcentration fait perdre le fil de son scénario au déroulement implacable...

Mozart / Beethoven Clarinet C
Mozart / Beethoven Clarinet C
Prix : EUR 16,79

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Violon, piano, ou clarinette ?, 12 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart / Beethoven Clarinet C (CD)
En 2000 paraissait sur le label DEUTSCHE GRAMMOPHON une interprétation du concerto pour violon Op. 61 de Beethoven (couplé avec le concerto pour clarinette K. 622 de Mozart), dans un arrangement pour clarinette réalisé par le chef russe Mikhaïl Pletnev, qui dirigeait pour la circonstance l’Orchestre National Russe, et accompagnait le soliste britannique Michael Collins. Je précise que mon commentaire porte exclusivement sur le concerto de Beethoven.
Cette version n’est pas aussi fantaisiste qu’elle pourrait paraître de prime abord. En effet, plusieurs éléments plaident clairement en sa faveur.
Tout d’abord, il faut se souvenir que Beethoven a lui-même réalisé des transcriptions pour d’autres instruments de certaines de ses œuvres, et en a corrigé et/ou approuvé plusieurs effectuées par des compositeurs, des musiciens ou des musicologues, qui voyaient ainsi leur travail souvent cautionné (parfois explicitement, parfois tacitement) par le maître.
Deuxièmement, en ce qui concerne plus précisément le concerto pour violon composé en 1806, gardons également en mémoire qu’un arrangement de l’œuvre en concerto pour piano (arrangement réalisé par le compositeur lui-même) avait déjà vu le jour en 1808.
Ensuite, on remarque dans la production beethovénienne l’existence d'autres œuvres dont la nomenclature instrumentale prévoit le remplacement possible du violon par une clarinette (Trios Op. 11 et Op. 38).
Enfin, le choix par le soliste d’interpréter sa partie sur une clarinette de basset (instrument contemporain du compositeur) dénote une intention manifeste d’approche authentique de l'oeuvre de Beethoven.
Par conséquent, même si une telle entreprise peut laisser perplexe quant à sa nécessité intrinsèque, et au vu des libertés qu’elle prend avec la partition originale, on ne peut cependant que reconnaître le sérieux de l’interprétation (ou plutôt de la réinterprétation) que nous proposent Mikhaïl Pletnev et Michael Collins, et l’indéniable pouvoir de conviction de cette réalisation, certes inattendue et surprenante, mais au bout du compte d’une musicalité évidente et incontestable.
Restent malheureusement une direction d’orchestre assez banale, une acoustique quelconque, et, du fait même du remplacement du violon par une clarinette, la disparition de certaines associations de timbres particulièrement savoureuses, présentes dans la première version du concerto. On remarquera par exemple (troisième mouvement, entre 3'10 et 4'05), que le dialogue clarinette/basson est moins contrasté que dans la version violon/basson. Néanmoins, nous sommes ici manifestement en présence d’une parution discographique suffisamment originale pour en justifier l’acquisition, tant par les beethovéniens fervents (qui, n’en doutons pas, possèdent déjà une ou plusieurs indispensables versions de l’œuvre initiale), que par les mélomanes en général, qui trouveront là l’occasion d’enrichir leur discothèque d’un disque à la fois inhabituel et d’une indiscutable valeur musicologique.

Dangereusement vôtre [Blu-ray]
Dangereusement vôtre [Blu-ray]
DVD ~ Roger Moore
Prix : EUR 13,10

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Double zéro... de tension !!!, 4 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dangereusement vôtre [Blu-ray] (Blu-ray)
"DANGEREUSEMENT VOTRE" a toujours été mon Bond préféré parmi ceux interprétés par Roger Moore, pour la bonne et incontestable raison que c'est le... dernier !
Il faut reconnaître que le titre français a le don de tendre le bâton pour se faire battre: "Dangereusement Vôtre", vraiment ! Les seules cascades que Moore tente encore consistent à hausser de temps à autre le sourcil (gauche, c'est moins dangereux) et à se pencher (prudemment) par-dessus la balustrade de la Tour Eiffel pour admirer sa doublure dans les scènes d'action. Quant aux scènes "intimes", ce n'est guère plus brillant: dans celle où il est au lit avec Grace Jones, on se demande, quand elle l'embrasse, s'il s'agit d'un baiser passionnel ou... médical, destiné à lui sauver la vie par un bouche à bouche salutaire !
En fait, le seul vrai "danger" eût été pour le spectateur, si l'acteur avait rempilé pour un huitième film. Il faut dire qu'à 58 ans (âge canonique pour James Bond), il n'assure plus vraiment autant qu'à 46, lorsqu'il aborda le personnage pour la première fois avec "VIVRE ET LAISSER MOURIR", à une époque où d'ailleurs il n'était déjà plus tout jeune. On se souviendra que Sean Connery avait été critiqué pour avoir rendossé, à pourtant 41 ans "seulement", le costume de 007 dans "LES DIAMANTS SONT ETERNELS", fortement raillé pour avoir remis ça à 53 ans dans "JAMAIS PLUS JAMAIS", et que certains trouvent que, dans "SKYFALL", Daniel Craig commence à vieillir, alors qu'il n'en a que 44: on peut vraiment dire que tout est relatif !
Le reste de la distribution est à l'avenant: Christopher Walken, pourtant généralement très bon, est ici plus agaçant que menaçant, Grace Jones manque singulièrement de... grâce, Tanya Roberts ne semble capable que d'hurler de frayeur comme une hystérique ou de bêler stupidement "Jaaames!" à la moindre occasion, et le "médecin nazi" a l'air échappé d'une comédie française des années soixante plutôt que du procès de Nuremberg...
Dans ces conditions, on se demande ce que viennent faire dans cette galère les deux excellents acteurs que sont Patrick Bauchau et Patrick Macnee.
Et ce n'est certainement pas la réalisation de John Glen qui relève l'ensemble: on s'ennuie ferme devant une cinématographie banale, peu inspirée et indigne d'un Bond. Glen était pourtant, depuis 1969, un habitué de la saga: en tant que monteur, réalisateur de la seconde équipe, ou réalisateur principal comme ici.
Il faut croire que le niveau d'ensemble de ce film aura déteint sur ses compétences filmiques...
Le scénario n'est pas inintéressant, mais n'exploite jamais à fond certaines (très bonnes) idées de départ, comme le microprocesseur résistant aux redoutables impulsions électromagnétiques.
Bien sûr, les compositions musicales (John Barry pour la partition du film, et Duran Duran pour la chanson du générique) sont excellentes, mais c'est tout de même un peu maigre pour contrebalancer les défauts du film.
Heureusement, on ne subit pas trop dans celui-ci les errances guignolesques du Bond incarné par Moore pendant 12 ans(!) souvent avec un comique lourd, facile et occasionnellement déplacé, qui avait fini par faire ressembler les aventures de 007 à des épisodes de Mr Bean. Comble de l'ironie, cet "humour" a d'ailleurs toujours été fort peu "drôle", quoi que, même s'il l'avait été, il n'aurait guère eu sa place dans les missions du personnage créé par Ian Fleming.
Mais la tension, ainsi que l'attention, allaient retrouver un niveau à peu près normal deux ans plus tard avec "TUER N'EST PAS JOUER", dans lequel Timothy Dalton devait, pour notre plus grand soulagement, rendre à l'agent de Sa Majesté (et plus encore dans le suivant, "PERMIS DE TUER") une bonne partie de sa crédibilité, de sa "dangerosité" justement, et pour tout dire, de sa NOIRCEUR.

Handy Bag - 3557880353018 - Sacs Poubelle à Fermeture à Liens Ultra-Résistants - 30 L - 50 x 70 cm - x 20 - Lot de 2
Handy Bag - 3557880353018 - Sacs Poubelle à Fermeture à Liens Ultra-Résistants - 30 L - 50 x 70 cm - x 20 - Lot de 2

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beatles for Sale(té), 29 mars 2013
Je me demande parfois pourquoi je suis aussi nul !
Depuis des années que j'utilise des DVD, je n'avais encore jamais compris à quoi pouvaient bien servir ces étranges rectangles de plastique à l'intérieur desquels ils étaient fixés: eh bien, à faire des sacs poubelle, bien sûr !!!
En plus, ils ferment très bien, même si on ne se sert pas de leurs fameux "liens ultra-résistants".
Une petite réserve toutefois: leur volume un peu restreint, surtout si on a beaucoup de déchets à évacuer.
Mais globalement, je suis très content d'avoir compris à quoi servent réellement ce qu'auparavant j'appelais bêtement des "boitiers". Il paraît d'ailleurs que certains utilisateurs replacent leurs DVD à l'intérieur après les avoir passés: n'importe quoi !
Moi, en tout cas, je ne m'en servais jamais: je range mes disques sur la grille de mon sèche-vaisselle, bien sûr.
Encore merci, Monsieur Beatles !!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2013 7:12 AM MEST


Skyfall - Édition limitée combo métal collector (Blu-Ray + DVD + 8 cartes postales) [Blu-ray]
Skyfall - Édition limitée combo métal collector (Blu-Ray + DVD + 8 cartes postales) [Blu-ray]
DVD ~ Daniel Craig
Prix : EUR 21,99

7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Bond Ne Suffit Pas, 4 mars 2013
Je précise tout de suite que mon commentaire porte exclusivement sur l'aspect technique du Blu-ray présent dans l'édition "combo métal collector" (contenant également le DVD ainsi que huit cartes postales). Je suppose néanmoins que le Blu-ray de l'édition simple est rigoureusement identique.
En fait, la quasi-perfection (en coupant les cheveux en quatre, on pourrait émettre quelques très minimes réserves) de ce transfert en HD pose deux questions assez passionnantes:

1) Ce disque pousse vraiment l'image et le son tels qu'ils peuvent être encodés sur un actuel Blu-ray dans leurs tous derniers retranchements, à tel point qu'on peut aller jusqu'à dire qu'il en révèle les limites. Il paraît en effet maintenant difficile, pour ne pas dire presque impossible, d'aller plus loin dans la qualité technique avec ce support, et on se demande clairement "comment est-il possible de faire mieux ?". Je pense que seule l'étape suivante du 4K apportera des éléments de réponse, et donc, en quelque sorte, on tient donc avec SKYFALL "The Ultimate Blu-ray".

2) La seconde question est plus grave: si on est capable d'atteindre une telle qualité audio/vidéo avec un actuel Blu-ray, pourquoi les autres films sortis sur ce support en 2012/2013 (et même un peu avant) ne sont-ils pas TOUS techniquement aussi bons ? Bien sûr, celui-ci a été tourné en numérique (ce qui facilite considérablement une édition en HD de très haute qualité), mais ce n'est pas le seul, et de toute façon, même un film récent tourné sur pellicule est en mesure de donner d'excellents résultats à condition d'être convenablement masterisé.
La réponse, malheureusement, semble bien être que tous les éditeurs ne sont pas aussi soigneux que celui-ci, ou en tout cas qu'ils ne sont pas tous désireux de dépenser les sommes nécessaires à un transfert proche de la perfection en confiant le travail à un laboratoire compétent.
Une fois de plus, on constate que c'est du respect du consommateur qu'il s'agit, puisqu'un "mauvais" comme un "bon" Blu-ray coûteront à peu près le même prix à l'achat...

Réjouissons-nous donc de l'époustouflante qualité technique de "Skyfall", mais montrons aux éditeurs (d'une manière ou d'une autre !) que cela ne saurait nous suffire si son caractère regrettablement "exceptionnel" ne devenait pas monnaie courante.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 23, 2013 12:45 PM CET


The Next Day -Edition Deluxe digipack
The Next Day -Edition Deluxe digipack
Prix : EUR 18,99

14 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The Return (Of The Thin White Duke), 27 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Next Day -Edition Deluxe digipack (CD)
Depuis le 8 janvier 2013, jour des 66 ans d'un certain Mr Jones, tous les médias, journaux, radios, télés, et sites (spécialisés ou non) nous le chantent sur toutes les notes: après dix ans d'absence discographique, David Bowie est de retour: génial !!!
Mais au fait, pourquoi Bowie a-t-il décidé de "revenir"? Et son retour est-il une bonne idée? Et s'agit-il même véritablement d'un retour?

Plusieurs raisons peuvent avoir incité Bowie à se rappeler à notre bon souvenir:

IL A BESOIN D'ARGENT: peu probable, puisque notre "cher" David est mentionné par le site américain "Celebrity Networth", spécialisé dans le calcul des revenus des célébrités, comme treizième chanteur le plus riche du monde, avec une fortune personnelle estimée à 215 millions de dollars NETS (à titre de comparaison, le premier est Paul McCartney avec 800 millions de dollars).
D'autre part, la mise en streaming gratuit, une douzaine de jours avant la parution des supports physiques, de "THE NEXT DAY" sur iTunes (accordée par Bowie lui-même, et donc parfaitement légale et officielle puisque annoncée sur son site), ainsi que sa volonté désormais connue de ne pas faire de tournée promotionnelle pour l'album, montrent clairement qu'il n'attend pas après ce disque pour remplir sa tirelire. Par contre, ce qui l'intéresse sans doute beaucoup plus, c'est la réaction du public en général, et des fans en particulier.

IL S'ENNUIE: possible, mais il a d'autres activités artistiques connues (la peinture, par exemple), ainsi qu'une vie privée à laquelle il attache beaucoup d'importance, et à laquelle il consacre certainement le plus clair de temps. Par contre, le contact avec le public, et les réactions de celui-ci à sa production musicale, lui manquent vraisemblablement, malgré son choix délibéré de se tenir complètement à l'écart des médias. A tel point que les quelques rares photos, parfois prises à la dérobade, où on l'apercevait ces dernières années, le montraient "simplement" à l'arrière-plan de son fils le réalisateur Duncan Jones (le fameux "Zowie" né de l'union Bowie/Angie), ou plus banalement en compagnie de son épouse Iman se rendant à une réunion parents/profs à l'école de leur fille Alexandria Zahra...

IL A QUELQUE CHOSE A DIRE: c'est de toute évidence de ce côté-là qu'il faut chercher la vraie raison de son come-back, comme le prouve l'écoute de "THE NEXT DAY", album incontestablement créatif, même si les "créations" qu'il contient ne sont pas forcément aussi innovantes que d'anciennes réalisations auxquelles Bowie nous avait autrefois habitués.

Dans ces conditions, son retour peut donc sembler une bonne idée, mais profitons-en alors pour poser une question "annexe": Bowie revient, ok, mais QUEL Bowie?
On dit parfois, à juste titre, que certains groupes ont eu tort de vouloir à tout prix se reformer après une absence plus ou moins longue, qu'il vaut mieux partir au bon moment, et laisser le public sur le souvenir d'un "moment fort" de sa production artistique. Mais pour Bowie, on peut difficilement affirmer que c'était le cas avec le peu enthousiasmant "REALITY" de 2003, dont certains exégètes tentèrent pourtant de prouver que ce disque était VOULU par le Maître comme sa toute dernière contribution à l'art musical, allant jusqu'à y voir l'album-testament de Bowie.
Mais aujourd'hui encore, "REALITY", ainsi d'ailleurs que ses prédécesseurs "HEATHEN" de 2002 et, dans une moindre mesure "HOURS" de 1999, plongent le bowiephile de longue date dans un indicible ennui et une insupportable frustration, nés de l'impossibilité où il se trouve de "reconnaître" le Bowie novateur qui s'appropriait les modes existantes pour les marquer de son empreinte indélébile, ou parfois même qui créait carrément les modes. Certes, "THE NEXT DAY" ne va pas non plus jusque là, mais il apparaît néanmoins comme un vrai bouillon de culture bowienne, multipliant les auto-références à la discographie de David, les allusions à peine déguisées à d'anciens albums, aux paroles d'anciennes chansons, et les mises en abyme musicales (le clip "The Stars Are Out Tonight" en est une splendide illustration). De plus, la pochette du disque, ainsi que la structure elle-même du CD (une moitié "pop-rock", une autre plus "expérimentale"), évoquent très clairement les vinyles de 1977 "LOW" et "HEROES" (une face rock, une face électronique). Malgré tout cela, "THE NEXT DAY" n'est pas pour autant un album de "recyclage": il contient bel et bien des idées intéressantes, mises en musique de façon intéressante, même si certains risquent de considérer qu'un Bowie "intéressant" n'est pas suffisant, surtout après dix ans d'absence.
Le personnel réuni sur l'album est, comme toujours avec Bowie, de très haut niveau. De nombreux musiciens ont d'ailleurs déjà collaboré avec lui par le passé, tels Gerry Leonard, Gail Ann Dorsey, Zachary Alford, Sterling Campbell, Steve Elson, Earl Slick, sans oublier Tony Visconti lui-même. On reste donc abasourdi devant la réaction de Robert Fripp qui, sollicité pour son génial jeu de guitare, a répondu qu'il était "trop occupé", mentionnant d'ailleurs sur sa page facebook l'anecdote, à laquelle personne n'a cru, tant elle paraissait aberrante. Désolé, Bob, mais là tu baisses dans notre estime, car (re)travailler avec David Bowie est tout simplement "une proposition qu'on ne peut pas refuser" !

"THE NEXT DAY" a donc toutes les allures d'un album "pour fans", mais il n'en est pas moins accessible à tout type de mélomanes, et tout le monde peut y prendre un vrai plaisir, même ceux qui n'ont pas une grande connaissance de l'univers Bowien. De plus, dans le paysage musical actuel, régi par la tyrannie de l'éclatement des genres et de l'étiquetage obligatoire (au point que la vénérable MTV se croit obligée de proposer plusieurs déclinaisons d'elle-même), "THE NEXT DAY" a au moins le mérite de se situer résolument EN DEHORS des modes musicales, et de rendre par conséquent presque impossible sa récupération par tel ou tel "clan".
Il est d'ailleurs amusant de constater que, précisément l'année du retour de Bowie, et malgré son âge (certain, oui, mais loin d'être canonique!), une véritable institution artistique comme le Victoria & Albert Museum de Londres cherche déjà à l'accaparer en lui consacrant une exposition qui démarre dans quelques jours.
De toute façon, Bowie n'a plus rien à (se) prouver depuis longtemps, et peut se permettre de continuer à enregistrer des disques juste pour son/notre plaisir, sans forcément créer "de nouveaux courants musicaux" ou "faire la révolution" (est-ce même encore possible en 2013, et sinon, doit-il alors pour autant se taire?). Ses détracteurs prétendent qu'il innove "quand il peut". Disons plutôt qu'il innove quand il VEUT, dans le domaine artistique bien sûr, mais aussi technique: il a quand-même été, par exemple, le premier "major artist" au monde à proposer un single ("Telling Lies", le 11 septembre 1996) en téléchargement depuis son site.
Enfin, ce nouvel opus semble déjà diviser le public, ce qui est bon signe, les réalisations consensuelles n'ayant pas toujours fait de grandes oeuvres d'art. Les journalistes musicaux, eux, se montrent pour l'instant nettement plus prudents, n'osant trop s'attaquer à une légende (bien) vivante, de peur sans doute d'en perdre toute crédibilité.

Mais un nouveau disque, surtout dix ans après le précédent, ne signifie pas forcément un retour au sens définitif du terme. Dans des interviews accordées aux journaux "New Musical Express" et "The Telegraph", le producteur Tony Visconti a d'abord affirmé que David "ne donnerait plus jamais de concerts", puis il a ensuite modéré ses propos en précisant qu'il "n'y aurait pas de tournée pour cet album", pour enfin admettre que "David n'a pas écarté la possibilité d'interpréter quelques titres en live", avant d'ajouter qu'il "pourrait déjà entrer en studio fin 2013 pour l'enregistrement de l'album suivant" (!)
Avouons qu'il est difficile de s'y retrouver dans ces versions subtilement alternatives d'un même futur possible, tout en sachant qu'avec Bowie, rien n'est jamais sûr à 100%. Rappelons-nous les "promesses" formulées en 1995 à propos de l'album "OUTSIDE", initialement prévu comme le premier volet d'une trilogie, et qui ne se sont jamais concrétisées.
Enfin, à partir de quelle fréquence de parution d'album pourra-t-on vraiment parler de "retour": un par an? Tous les deux ans? Tous les DIX ans? Après tout, n'était-ce pas là devenu le rythme "normal" de production cinématographique d'un certain Kubrick?
Et si tel était dorénavant le cas pour Bowie, avant d'utiliser le terme "retour", doit-on alors même seulement considérer qu'il y a eu un jour "départ" ?

Personnellement, je me méfie de deux catégories d'affirmations: celles qui disent "toujours", et celles qui disent "jamais".
Laissons par conséquent le mot de la fin à Sean Connery qui, après avoir juré ses grands dieux en 1971 qu'il en avait assez de James Bond, et qu'on ne l'y reprendrait plus à interpréter le rôle, finit quand-même par réendosser la panoplie de 007 douze ans plus tard, en choisissant le titre trouvé ironiquement par sa propre femme Micheline Roquebrune: "NEVER SAY NEVER AGAIN" ...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (48) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2013 6:02 PM MEST


James Bond : 50 ans d'art et d'affiches
James Bond : 50 ans d'art et d'affiches
par Collectif
Edition : Relié
Prix : EUR 47,45

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 For Your Eyes Only, 15 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : James Bond : 50 ans d'art et d'affiches (Relié)
Superbement conçu et très exhaustif, ce livre nous propose (en très grand format et magnifiquement reproduites) les affiches des 25 James Bond: les 23 "officiels", ainsi que "Casino Royale" de 1967, et "Never Say Never Again".
Des originaux ultra-connus (mais ici excellemment rendus) à certaines raretés de pays lointains, en passant par les fameuses "lobby cards" d'autrefois (ces photos promotionnelles qui ornaient les halls des cinémas), rien n'est oublié, et c'est précisément notre mémoire qui s'enflamme en nous rappelant les séances d'antan où "aller voir le nouveau James Bond" relevait parfois d'un acte presque mystique.
Un petit regret toutefois: la (trop) courte section consacrée à la période Daniel Craig ("Skyfall" notamment étant réduit à sa plus simple expression).
Un ouvrage assez cher, mais qui se situe au même très haut niveau de qualité iconographique que 007 Les Archives de James Bond, ce qui justifie son prix.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 1, 2013 12:45 PM CET


James Bond girls
James Bond girls
par Collectif
Edition : Broché
Prix : EUR 26,60

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Y a pas photo !!!, 2 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : James Bond girls (Broché)
Pas de réelles photos en effet (ou alors très peu) dans cet ouvrage pourtant pas vraiment donné, mais plutôt des "photos de photos", d'où un grain épouvantable et des couleurs délavées, qui ne rendent pas du tout justice aux (souvent) magnifiques JB girls qui ont irradié de leur physique resplendissant les aventures de notre espion préféré.
Voilà le second livre récemment paru qui leur est entièrement consacré (cf. Les James Bond Girls) entaché du même défaut...
Décidément, ces filles de rêve ont beau fêter (pour la plus "ancienne") leur cinquantième anniversaire cinématographique, on ne peut vraiment pas dire que ces deux publications leur fassent honneur !

Almanya
Almanya
DVD ~ Vedat Erincin
Proposé par BEST_VIDEO
Prix : EUR 9,99

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 DVD ou... VHS ???, 22 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Almanya (DVD)
Incroyable: à l'heure du Blu-ray, voilà un "DVD" dont les spécifications techniques n'ont rien à envier à nos (bonnes?) vieilles VHS...

1) Le menu (désespérément fixe) se réduit à deux options: "Lancer le film" et "Accès aux chapitres" (ceux-ci limités à seulement SIX!)
2) la seule langue disponible est "VOST" avec sous-titres français obligatoires
3) le son n'est disponible que dans un seul format: "stéréo 2.0"
4) pas le moindre bonus ne vient agrémenter le film.

De plus, l'éditeur français ne propose même pas ce film en Blu-ray: c'est dire s'il "croit" en son produit!
Au moins l'éditeur allemand propose-t-il, en plus de la langue allemande (en DD 5.1 ou DTS 5.1), la langue turque en DD 5.1, et même du DTS-HD Master Audio sur le Blu-ray, qui lui existe parfaitement "outre-Rhin"...
Malheureusement, l'édition allemande ne comporte ni langue, ni sous-titres français, ce qui la rend inutilisable pour les non-germanophones.

Tout cela n'a bien entendu aucune incidence sur la valeur du film lui-même, mais en dit long sur les "efforts" déployés par certains pour rendre accessible chez nous des films un peu plus rares que le dernier "Astérix"...
Après ça, nul doute qu'il se trouvera encore des éditeurs pour nous raconter, en détail et la larme à l'oeil, les difficultés du marché des supports enregistrés !!!

Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5