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Contenu rédigé par Kirk De Pierre
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Commentaires écrits par
Kirk De Pierre (France)

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No One Lives
No One Lives
DVD ~ Luke Evans
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 7,08

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Tuez-les tous... et revenez seul !, 29 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : No One Lives (DVD)
Amusant "survival à l'envers" qui, en détournant malicieusement les codes du genre, donne (presque) envie que les "victimes" se fassent effectivement massacrer les unes après les autres !
Une autre bonne idée réside dans le fait d'avoir choisi dans le rôle principal du psychopathe l'acteur Luke Evans qui, sans en faire des tonnes et en évitant les clichés habituels à ce type de personnage, rend son interprétation d'autant plus efficace.
Il n'en demeure pas moins que certaines scènes très gore destinent ce film exclusivement aux inconditionnels du genre.
Sur le plan technique, précisons que, de nombreuses séquences se déroulant dans la pénombre, il est préférable de regarder ce film en Blu-ray, en raison de la définition accrue et du meilleur contraste que propose son transfert en HD. Mais s'il est parfaitement disponible sur ce support dans d'autres pays européens (comme nous le prouve un bref coup d'oeil sur, par exemple, Amazon "Allemagne", "Espagne", "Italie" ou "Royaume-Uni"), par contre on constate une fois de plus que la lamentable frilosité des éditeurs français le cantonne regrettablement au DVD...

P.S. Merci à Enzo G. Castellari pour l'emprunt du titre de son western spaghetti de 1968.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 19, 2015 1:47 PM MEST


Live At The Orpheum
Live At The Orpheum
Prix : EUR 20,53

20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Les Sept Mercenaires, 29 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At The Orpheum (CD)
Comme préambule à mon commentaire, je précise tout de suite que je n'attribue une note à ce disque que parce qu'Amazon rend cette étape obligatoire. En réalité, dans le cas présent, "3 étoiles", c'est trop ou pas assez.
Je m'explique: plusieurs points positifs font que cet album mérite au moins QUATRE étoiles.
D'abord, tout fan de Crimson sera bien sûr ravi du retour du vrai groupe (qui n'avait rien gravé de réellement nouveau sous ce nom depuis presque une douzaine d'années), et pas simplement d'un des innombrables groupes parallèles sous-titrés "ProjeKcts", auxquels Fripp ne participait d'ailleurs pas toujours lui-même.
Ensuite, la formation est radicalement différente du Crimson de 2003: on trouve ici aux guitares Fripp (évidemment) et Jakko Jakszyk (qui en plus chante), Tony Levin à la basse (logique), Mel Collins au sax et à la flûte traversière, et pas moins de trois(!) batteurs présents sur scène simultanément: Pat Mastelotto, Gavin Harrison et Bill Rieflin (qui est donc le seul vrai "nouveau", puisque tous les autres ont déjà joué par le passé soit avec Fripp, soit carrément au sein de Crimson).
Troisième point positif, ce live nous est présenté en CD et en DVD (avec piste audio uniquement, contenant du LPCM échantillonné sur 96kHz et encodé sur 24 bits). Il est précisé sur la pochette que le DVD est lisible par n'importe quel lecteur.
Enfin, la sélection de titres puise de manière inhabituelle essentiellement dans le répertoire crimsonien des seventies: il y a bien longtemps que cela ne s'était pas produit de façon aussi insistante, et personnellement, je trouve que l'idée semblait excellente...
Par contre, les surprises désagréables et les déceptions sont elles aussi au rendez-vous.
En tout premier, que signifie cette durée franchement ridicule de 40 minutes ??? Je sais bien que la qualité d'un album de Crimson ne se mesure pas "au kilo", mais alors qu'en 2015 un CD peut contenir sans sourciller jusqu'à 80 minutes de musique, comment justifier que celui-ci ne dure que la moitié ? C'est donc indéfendable techniquement, mais aussi artistiquement: sur les DEUX concerts d'où provient l'album, il y avait bien la possibilité de trouver d'autres morceaux "correctement" interprétés, non ? Il y avait en outre largement la place d'agrémenter le DVD de quelques titres filmés pendant ces deux concerts.
Ensuite, il faut reconnaître que l'acoustique générale n'est quand-même pas extraordinaire, et que certaines options s'avèrent surprenantes: basses envahissantes sur la piste 2 ("One More Red Nightmare") alors qu'elles sont plus équilibrées sur les autres, niveau sonore nettement plus faible sur la piste 7 ("Starless") que sur les précédentes.
Enfin, et peut-être SURTOUT: la présence de SEPT musiciens dans cette nouvelle mouture du groupe laissait présager des délires à la hauteur du génial tsunami sonore dont nous gratifiait le "double trio" entre 1994 et 1997. Or, il n'en est rien: le répertoire est abordé "à l'ancienne", dans un style qui rappelle clairement le Crimson de la première moitié des années 70. Même le seul titre plus récent ("The ConstruKction of Light", de 2000) est interprété dans cette optique. Pourquoi pas, évidemment, mais une question s'impose alors: à quoi servait pour Fripp de dissoudre le groupe en 74, si c'est pour en reformer un autre quarante ans plus tard, et "refaire la même chose" avec ?
J'ajouterai pour conclure que la voix de Jakszyk ne me plaît décidément guère. En fait, je trouve qu'elle manque cruellement de caractère: sur A Scarcity Of Miracles (A King Crimson Projekct) [Deluxe Edition][CD+DVD Audio], il imitait Adrian Belew (qui lui-même imite David Byrne). Ici, il nous fait un numéro "à la John Wetton", sans bien sûr jamais réussir à égaler la géniale interprétation d'origine de "Starless" par exemple.
Alors, comment dire ? On est à la fois content ET décu par ce disque: content qu'il existe, mais déçu que ce soit sous cette forme, avec ce contenu, et dans ce style. Il ne reste plus qu'à espérer prochainement un album studio, avec de nouvelles compositions et, souhaitons-le, un nouveau son. Avec Fripp, tout est possible, non ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : May 4, 2015 5:03 PM MEST


Room 237
Room 237
DVD ~ Bill Blakemore
Prix : EUR 8,74

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 CHANVRE 237..., 25 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Room 237 (DVD)
C'est en effet la quantité (au moins) qu'ont dû fumer certains auteurs des "interprétations" du SHINING de Kubrick, et qui nous exposent ici leurs élucubrations pendant 1h40.
L'un est persuadé que "The Shining" traite en réalité du génocide des "Native Americans", en raison des nombreuses allusions aux Indiens à plusieurs endroits du film (par exemple présence dans la réserve de nourriture de l'hôtel Overlook de boîtes de levure de marque "Calumet"...)
Un autre affirme qu'on y trouve de multiples indices placés par Kubrick pour "avouer" avoir réalisé en 1969 un film destiné à faire croire au monde entier que la NASA avait réussi le premier alunissage (par exemple le pullover "Apollo 11" de Danny...)
Un autre encore échafaude une approche mythologique du film entier à partir notamment d'un poster dans le hall où un skieur évoque irrésistiblement le Minotaure...
Un quatrième est convaincu que "The Shining" traite en réalité de l'Holocauste, comme le prouve selon lui le nombre 42 présent dans tout le film, allusion à la "Solution Finale" édictée par les Nazis en 1942 (par exemple le numéro de la chambre 237, puisque 2x3x7=42...)
Tous les fans du cinéaste en général et de ce film particulier (je fais partie des deux catégories) peuvent à la rigueur s'amuser, et même s'intéresser de manière anecdotique, aux théories plus ou moins fumeuses qui nous sont présentées dans ce documentaire.
Ils pourront même y trouver des rapports inédits entre certains détails qui "ne sautent pas forcément aux yeux", et, pourquoi pas, tomber ici ou là sur une idée passionnante: se basant sur une phrase de Kubrick, qui aurait déclaré que son film était destiné à être regardé "en avant aussi bien qu'en arrière"(?), l'un d'eux mit au point un dispositif permettant de visionner le film en même temps normalement ET à l'envers, découvrant ainsi des surimpressions proprement hallucinantes !
Malheureusement, l'aspect formel de ce qui nous est proposé est souvent horripilant.
D'abord, les différentes théories ne sont pas présentées dans l'ordre: quelques minutes de la première, puis on passe à un morceau de la seconde, on revient à un bout de la première, on passe à un extrait de la troisième, et ainsi de suite. Résultat: on finit par ne plus savoir qui on écoute !
Ensuite, les images qui illustrent le documentaire proviennent de manière totalement anarchique de divers films de Kubrick, sans qu'on perçoive toujours bien leur rapport direct avec l'explication en cours.
Enfin, la musique composée spécialement pour ce film, réalisée à partir d'instruments électroniques du début des années 80, noie le tout dans des sonorités assez ringardes pas du tout justifiées à mon avis.
Il est révélateur que, dans un article du New York Times du 27 mars 2013, Leon Vitali ("Lord Bullingdon" dans BARRY LYNDON, puis assistant personnel de Kubrick sur tous ses films suivants) déclara que, s'il ne voyait pas d'inconvénient à ce que chacun y aille de son interprétation personnelle (Kubrick encourageant d'ailleurs cette attitude), il était néanmoins certain que le réalisateur aurait écarté 80% des thèses avancées dans ce document, et que, en tant que proche collaborateur du cinéaste, il les considérait personnellement comme des inepties délirantes.
Finalement, le principal mérite de "Room 237" est peut-être de nous inciter irrésistiblement à regarder "The Shining" encore et encore, en nous rappelant tacitement qu'une seule interprétation de l'oeuvre de Kubrick ne parviendra jamais à en épuiser la richesse exceptionnelle.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 20, 2015 5:05 PM MEST


World War Z
World War Z
DVD ~ Brad Pitt
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Série... Z, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : World War Z (DVD)
Au départ, l'idée semblait excellente: adapter le roman de Max Brooks (déjà auteur en 2003 de l'amusant "Guide de survie en territoire zombie") paru en 2006: "World War Z: An Oral History of the Zombie War".
Mais très vite, celui-ci renia publiquement le film, affirmant que le seul point commun entre les deux était le titre...
L'affiche était pourtant prometteuse: un scénariste de "Lost" à l'écriture, un réalisateur de James Bond aux commandes, un des compositeurs de la saga "Terminator" à la partition, et Brad Pitt dans le rôle principal; il faut reconnaître que l'ensemble avait de quoi séduire.
Et pourtant, à l'arrivée, grosse déception.
Le film n'assume en fait strictement jamais son sujet, et l'édulcore systématiquement dans l'intention vraisemblable de ne pas se voir interdire à une portion trop large du public (PG-13 aux USA, -12 en France). Résultat: le seul film de zombies où le sang apparaît... au compte-goutte !
Du coup, en évacuant presque totalement l'aspect gore pourtant imposé par son thème, le film ne tient pas ses promesses. Pire: il ne respecte pas les indispensables codes du genre, et devient aussi incongru qu'un film d'arts martiaux où les protagonistes s'affronteraient à coups de polochon, ou qu'un film X où les scènes "explicites" se résumeraient à un baiser sur le front...
Bien sûr, on ne peut nier un côté spectaculaire parfois assez impressionnant, mais l'ensemble manque de rythme et, comble pour un film où le suspense est censé nous tenir en haleine, on s'ennuie ferme très souvent.
En conclusion, bien que possédant au départ tous les atouts pour réaliser un très bon film sur les zombies, Marc Forster ne réussit au final qu'à nous livrer un vrai film... DE zombie !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (24) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 16, 2014 12:19 PM CET


Aucun titre disponible

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lana La Reine, 27 juin 2014
Sur sa page Facebook, de nombreux fans de plusieurs pays la baptisent "Queen of Pop": personnellement, je ne suis pas d'accord avec cette définition trop réductrice. Si Lana est la reine de quelque chose, ce n'est certainement pas "seulement" de la pop music.
Quoi qu'il en soit, ce second album est bien ce que les anglo-saxons appellent "a grower": s'il ne séduit pas forcément à la première audition, plus on l'écoute, et plus on l'aime.
Bien sûr, on retrouve l'inspiration et le style général du précédent (très "sadcore"), mais la voix s'est affirmée, et sur le plan strictement musical, la situation a quand-même bien changé: on est ici sur un terrain plus "expérimental", assez éloigné de la pop et du hip-hop dans lesquels baignait "Born to Die". C'est là d'ailleurs que réside une bonne partie de l'admiration que l'on est en droit d'éprouver pour cet album: au lieu de nous servir un "Born to Die II", ce qui aurait été à la fois inutile, paresseux et "ultracommercial", Lana prend des risques, et choisit la voie de la difficulté. Ici, pas de mélodies immédiatement accrocheuses ni d'arrangements luxuriants (la coproduction de Dan Auerbach des Black Keys n'y est sans aucun doute pas étrangère), mais une impression générale de davantage de sérieux et de gravité. Du coup, lors de la première écoute, les morceaux paraissent se ressembler assez fortement, et semblent générer une certaine monotonie. Mais des écoutes successives leur permettent de révéler peu à peu toute leur richesse: après tout, certaines oeuvres d'art n'engendrent pas nécessairement le "coup de foudre", mais font tomber amoureux progressivement, et parfois d'autant plus intensément.
Il vaut mieux écouter "Ultraviolence" dans sa version 14 titres, ce qui permet de terminer sur l'irrésistible "Florida Kilos" (du nom d'un garage band du sud-est des USA) et son impayable refrain qui tranche complètement avec la tonalité sombre et superbe de ce magnifique album.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 9, 2014 4:22 PM CET


Donkey Punch (Coups mortels) [Blu-ray]
Donkey Punch (Coups mortels) [Blu-ray]
DVD ~ Robert Boulter
Proposé par Mymediashop
Prix : EUR 17,89

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Donkey Ch(i)otte, 21 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Donkey Punch (Coups mortels) [Blu-ray] (Blu-ray)
Cette belle arnaque, réalisée par le bien nommé "Olly BLACKBURN" (ça ne s'invente pas) nage constamment entre deux eaux (c'est le cas de le dire) et ne tient jamais ses promesses. Ni vrai slasher, ni véritable survival, et en aucun cas film X: tout au plus un pâle thriller dont le pitch rachitique (comment quelques garçons et filles en virée sur un yacht qui ne leur appartient pas vont-ils se sortir d'un homicide involontaire) ne parvient que difficilement à nous faire ouvrir les deux yeux simultanément. A la rigueur, l'interprétation de certains acteurs émerge parfois, mais réalisation et scénario sont constamment à fond de cale...
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The Complete Album Collection V.1 (Clé USB)
The Complete Album Collection V.1 (Clé USB)
Prix : EUR 160,30

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 le FLOP du FLAC, 15 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Album Collection V.1 (Clé USB)
Attention: il apparaît clairement, dans les commentaires des premiers acheteurs aux USA (où le produit est disponible depuis le 5 novembre) que, contrairement à ce que l'on aurait pu croire suite au communiqué du 25/09/2013 de SONY MUSIC, dans lequel l'éditeur parlait de "FLAC lossless format", les fichiers ne sont absolument pas encodés en 24 bits (comme c'était pourtant le cas, par exemple, pour The Beatles - Intégrale Remasterisée sur Clé USB chez EMI), mais "simplement" au format CD (16 bits, 44.1 kHZ). Un acheteur sur Amazon Allemagne le confirme également. Amazon France vient d'ailleurs, avec beaucoup de réactivité, de suspendre la vente de ce coffret, afin de procéder aux recherches nécessaires pour trouver une solution: preuve, si besoin était, du sérieux qui caractérise ce site.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 9, 2014 3:11 PM CET


Cleopatre OAD5L Colle synthétique transparente/Colle bleue Océane/Bidon de 5 litres
Cleopatre OAD5L Colle synthétique transparente/Colle bleue Océane/Bidon de 5 litres
Prix : EUR 28,28

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un vrai pot de colle, 14 mai 2013
Très utile si on a quelque chose à coller, ce produit s'avère néanmoins sans intérêt dans le cas contraire.
Il se caractérise par trois particularités:
1) il est synthétique (donc non analytique)
2) il est bleu (donc très esthétique si, par exemple, on souhaite recoller sa piscine)
3) il colle, et pas qu'un peu ! Si le nez de Cléopâtre avait été plus court, ou pire encore, si elle l'avait cassé, elle aurait pu, grâce au contenu de ce bidon (pas bidon!) réparer les dégâts en moins de temps qu'il ne m'a fallu pour rédiger ce commentaire !!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (96) | Permalien | Remarque la plus récente : May 29, 2014 10:24 PM MEST


Tailor of Panama [Blu-ray]
Tailor of Panama [Blu-ray]
Proposé par M and N Media US
Prix : EUR 41,96

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 My tailor is rich, 10 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tailor of Panama [Blu-ray] (Blu-ray)
En 2001, donc après la rétrocession du canal par les Etats-Unis à son propriétaire d'origine, un agent britannique (Pierce Brosnan) est muté par le MI6 à Panama pour raisons disciplinaires (il s'est intéressé d'un peu trop près à la maîtresse d'un personnage politique). Dès son arrivée, il découvre que l'endroit n'est pas aussi anodin qu'on pourrait le croire. Il surveille notamment de près un certain tailleur, londonien émigré, aux nombreuses relations (dont sa propre épouse) dans les hautes sphères. Rapidement, un complot d'une proportion délirante se met en place, aux enjeux politiques et financiers démesurés, l'auteur dudit "complot" n'étant pas forcément celui qu'on aurait cru...
Contrairement à ce que l'on pourrait s'imaginer, ce pitch n'est pas celui d'un James Bond perdu entre "Le monde ne suffit pas" et "Meurs un autre jour", mais celui d'un film de John Boorman ("Délivrance", "la Forêt d'émeraude", "Rangoon" entre autres) réalisé en 2001 d'après un roman de John le Carré paru en 1996, lui même clairement (et librement) inspiré du roman de Graham Greene "Notre agent à La Havane", publié en 1958 et qui avait donné dès l'année suivante l'excellent film homonyme de Carol Reed.
Une réalisation de haute couture sert superbement ce film au scénario bien plus complexe que son idée de départ, et à la distribution "sur mesure".
Pierce Brosnan est génial dans le rôle de Andrew Osnard, agent sensiblement plus trash que James Bond (qu'il incarne d'une manière flamboyante, encore supérieure à son interprétation du personnage de Ian Fleming) et qui se révèle d'une immoralité, d'une cupidité et d'un machiavélisme particulièrement savoureux.
Geoffrey Rush incarne à la perfection Harold Pendel, tailleur bien discret sur certains "pans" de sa personnalité passée, et qui n'offre finalement pas trop de résistance avant d'accepter de tremper dans les sombres projets auxquels on veut l'associer.
Derrière la barbe, le bronzage et l'accent sud-américain du "leader de l'Opposition Silencieuse" Michelangelo Abraxas, on peine à reconnaître l'irlandais Brendan Gleeson, tant la transformation est convaincante.
Jamie Lee Curtis (fille de Tony) est d'une justesse absolue dans le rôle de la digne épouse de Pendel, dont la fidélité (sentimentale ET professionnelle) est pourtant mise à rude épreuve...
Pour l'anecdote, on remarquera au passage le (très) grand dramaturge britannique Harold Pinter (prix Nobel de littérature en 2005) dans le rôle de l'oncle Benny, un Daniel Radcliffe de 12 ans (juste avant sa "Potterisation") dans le rôle de Mark, le jeune fils de Pendel, ainsi que Martin Ferrero (l'inénarrable "Izzy Moreno", indic de Crockett et Tubbs dans la série des années 80 "Miami Vice") dans le rôle du reporter Teddy.
On notera que Boorman n'a pu s'empêcher (et c'est tant mieux!) de glisser malicieusement quelques clins d'oeil à James Bond:
- l'immeuble du MI6, véritable emblème de la saga officielle, apparaît au tout début du film
- Harold Pendel, à l'époque où il vivait à Londres, est censé avoir exercé son métier dans Savile Row, la rue des grands tailleurs, où Fleming lui-même, ainsi que son personnage, avaient la réputation de se fournir en costumes
- le personnage joué par Pierce Brosnan se présente en disant: "The name's Osnard", exactement comme tous les interprètes de JB déclarent: "The name's Bond"
- Afin de convaincre un de ses clients que son choix est le bon, le tailleur lui certifie que le costume qu'il lui recommande est le même qu'il a fait pour "Mr Connery"...

Sur le plan technique, ce Blu-ray est parfaitement regardable mais, faisant partie des premiers titres édités sur ce support, il est hors de question d'en attendre des performances à la "Skyfall", et l'on y trouve des défauts qu'on ne tolérerait plus sur des encodages récents...
On notera que les bonus nous proposent (entre autres) la fin d'origine prévue par les scénaristes, moins "happy" que celle finalement retenue par les producteurs.

En conclusion, on ne s'ennuie pas une fraction de seconde devant ce film passionnant, à l'humour très fin et à l'intrigue superbement construite, alliant cinéma spectaculaire et participation intelligente du spectateur. Il est d'ailleurs déconseillé de le regarder un seau de popcorn dans une main et une boite de coca dans l'autre, ou même de faire une pause pipi: la moindre inattention le rend plus difficile à suivre, la moindre déconcentration fait perdre le fil de son scénario au déroulement implacable...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 7, 2014 11:30 PM CET


Mozart / Beethoven Clarinet C
Mozart / Beethoven Clarinet C
Prix : EUR 12,39

4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Violon, piano, ou clarinette ?, 12 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart / Beethoven Clarinet C (CD)
En 2000 paraissait sur le label DEUTSCHE GRAMMOPHON une interprétation du concerto pour violon Op. 61 de Beethoven (couplé avec le concerto pour clarinette K. 622 de Mozart), dans un arrangement pour clarinette réalisé par le chef russe Mikhaïl Pletnev, qui dirigeait pour la circonstance l’Orchestre National Russe, et accompagnait le soliste britannique Michael Collins. Je précise que mon commentaire porte exclusivement sur le concerto de Beethoven.
Cette version n’est pas aussi fantaisiste qu’elle pourrait paraître de prime abord. En effet, plusieurs éléments plaident clairement en sa faveur.
Tout d’abord, il faut se souvenir que Beethoven a lui-même réalisé des transcriptions pour d’autres instruments de certaines de ses œuvres, et en a corrigé et/ou approuvé plusieurs effectuées par des compositeurs, des musiciens ou des musicologues, qui voyaient ainsi leur travail souvent cautionné (parfois explicitement, parfois tacitement) par le maître.
Deuxièmement, en ce qui concerne plus précisément le concerto pour violon composé en 1806, gardons également en mémoire qu’un arrangement de l’œuvre en concerto pour piano (arrangement réalisé par le compositeur lui-même) avait déjà vu le jour en 1808.
Ensuite, on remarque dans la production beethovénienne l’existence d'autres œuvres dont la nomenclature instrumentale prévoit le remplacement possible du violon par une clarinette (Trios Op. 11 et Op. 38).
Enfin, le choix par le soliste d’interpréter sa partie sur une clarinette de basset (instrument contemporain du compositeur) dénote une intention manifeste d’approche authentique de l'oeuvre de Beethoven.
Par conséquent, même si une telle entreprise peut laisser perplexe quant à sa nécessité intrinsèque, et au vu des libertés qu’elle prend avec la partition originale, on ne peut cependant que reconnaître le sérieux de l’interprétation (ou plutôt de la réinterprétation) que nous proposent Mikhaïl Pletnev et Michael Collins, et l’indéniable pouvoir de conviction de cette réalisation, certes inattendue et surprenante, mais au bout du compte d’une musicalité évidente et incontestable.
Restent malheureusement une direction d’orchestre assez banale, une acoustique quelconque, et, du fait même du remplacement du violon par une clarinette, la disparition de certaines associations de timbres particulièrement savoureuses, présentes dans la première version du concerto. On remarquera par exemple (troisième mouvement, entre 3'10 et 4'05), que le dialogue clarinette/basson est moins contrasté que dans la version violon/basson. Néanmoins, nous sommes ici manifestement en présence d’une parution discographique suffisamment originale pour en justifier l’acquisition, tant par les beethovéniens fervents (qui, n’en doutons pas, possèdent déjà une ou plusieurs indispensables versions de l’œuvre initiale), que par les mélomanes en général, qui trouveront là l’occasion d’enrichir leur discothèque d’un disque à la fois inhabituel et d’une indiscutable valeur musicologique.


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