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Contenu rédigé par Weirdo
Classement des meilleurs critiques: 138.150
Votes utiles : 39

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Weirdo

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La république bobo
La république bobo
par Laure Watrin
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un nouveau conformisme plagiant l'Eglise et sa doctrine sociale, 29 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La république bobo (Broché)
On reste quelque peu médusé en refermant ce livre. Les auteurs, qui y apparaissent comme des caricatures bobos, c'est-à-dire des caricatures de bourgeois néolibéraux, grands gagnants de la mondialisation, au pouvoir d'achat très supérieur à la plupart des Français, certains d'appartenir à une élite - l'élite qui dicte l'information dans ce pays et définit ce qui peut être dit ou pas, sûrs de leur force, tentent de s'auto-justifier en permanence.

Il va de soi que la postmodernité occidentale, libérale et libertaire, grande pourvoyeuse de l'idéologie relativiste, a engendré la fin du primat de l'être humain, la banalisation de l'indifférence à l'Autre, ainsi que le culte du narcissisme, de l'éphémère et du superficiel. Elle est de fait le principal destructeur des piliers de notre civilisation judéo-chrétienne et gréco-latine, en conséquence le premier responsable du délitement du lien social et du vivre-ensemble, dans notre pays en particulier et en Occident en général. Or nos deux bobos, parangons de la postmodernité, nous explique avec aplomb que le "boboïsme" est un grand créateur de lien social en 2014 et qu'il est à même de sauver la situation quelque peu désespérée dans ce pays... Il y a dans la thèse développée par les auteurs un non-sens évident. Mais voyons un peu plus loin leur démarche.

Ils s'appuient en particulier sur un argumentaire proche de celui de la doctrine sociale de l'Église, ils semblent même pas moment le plagier sans sourciller. Bref, les auteurs se donnent facilement bonne conscience et se rassurent à bon compte alors que leur mode de pensée est le principal responsable des dégâts occasionnés. Mais ce sont là deux des caractéristiques emblématiques du bobo, une troisième étant que ce postmoderne narcissique à tendance nihiliste ne doute décidément de rien puisque Thomas Legrand et sa compagne nous le décrivent quasiment comme l'Homme Nouveau. Petit rappel : l'Homme Nouveau, le vrai, qui a connu la conversion du cœur décrite par le Christ voilà deux mille ans s'est étrangement trouvé récupéré par des idéologies qui promettaient le salut sur terre de façon finalement très paulinienne : les communismes soviétique, cubain et chinois, dans le sillage d'influences diverses mais très cohérentes telles que les plus exaltés des révolutionnaires français, Saint Simon et Auguste Comte. Et le voilà que nos bobos le font réapparaître, maintenant que se trouve soldé sans regret notre fabuleux patrimoine intellectuel, spirituel et culturel, à la faveur d'une sécularisation à marche forcée de la société.

Un chrétien avisé sait que Saint François d'Assise a très largement développé une critique de l'avoir, la propriété, le capital, l'argent comme mainmise de l'homme sur les biens matériels, l'argent qui pervertit et engendre la violence, bien avant tous nos idéologues révolutionnaires modernes des XIXè et XXè siècle. Pour les deux auteurs, le bobo jouisseur et hédoniste, individualiste, matérialiste et utilitariste, qui s'identifie avant tout à tout ce qu'il possède, esclave du consommer toujours plus, serait néanmoins un créateur de lien social, un créateur d'amour pour s'approcher au plus près de la sémantique chrétienne. Notons que l'on a ici le concept principal du livre sur lequel les auteurs insistent plutôt lourdement.

Or ce qui est visible de façon très crue dans les pages en question est que là où le chrétien aime l'Autre, le bobo aime seulement l'amour qu'il a pour l'autre... Tous ces sentiments factices et simulés ne sont qu'affaire de bonne conscience, une bonne conscience toujours très présente, comme une ombre lancinante qui crée le malaise... Cruel constat, le bobo n'aime donc que lui-même, ce qui n'est au final guère étonnant puisque l’hyper-individualisme est l'injonction majeure de la postmodernité et du néolibéralisme, ces deux termes ayant fini par se confondre, le temps faisant son effet.
... Car qui se ressemble s'assemble et l'on se voit confirmé dans le livre cette conviction bien établie que les bobos adorent l'entre-soi et qu'ils ne tolèrent que ceux qui pourront les rassurer dans l'amour qu'ils se portent à eux-mêmes. Pour être accepté, on comprend entre les lignes qu'il vaudra mieux s'adresser à cet étrange individu d'une façon lisse, policée, lénifiante, bien-pensante et politiquement correcte, en multipliant les bons sentiments, autrement dit : exprimer le moins possible le Réel, surtout s'il dérange.

Concrètement, le bobo, c'est le "petit bourgeois gentrifieur". Il pilote l'opération de récupération de l'ancienne identité populaire des centres-villes comme outil de distinction sociale, afin par exemple de créer de toutes pièces un Paris sans le peuple, Paris n'étant pas le pire des exemples actuels. La "diversité" des quartiers "gentrifiés" est un argument de communication - et une belle entreprise de manipulation - qui permet en outre de se donner bonne conscience car les bobos se mélangent le moins possible avec d'autres catégories sociales. Ceux qui ont des enfants pratiquent par exemple à haute dose l'évitement scolaire. Ainsi, dans ces désormais fameux quartiers bobos ou "gentrifiés", la mixité culturelle prime bien entendu sur la mixité sociale, qui elle reste un décor factice permettant avant tout de faire les titres dans Libé et les Inrocks... ou ce livre de Thomas Legrand et sa compagne. Car après le marxisme, le freudisme, le léninisme, ou le freudo-marxisme - qui inspira tant mai 68 - ces cultes religieux issus de la modernité, le boboïsme génère son lot de nouveaux curés qui ont fait main basse sur les médias et définissent de fait les idées autorisées à être débattues dans l'espace public. Ne parle-t-on pas de Saint-Office Germanopratin à propos de ce nouveau clergé toujours à la recherche d'un ennemi à déchiqueter médiatiquement ?

Un petit mot sur le titre, "la république bobo", qui est trompeur et même falsificateur car des dizaines de millions de Français, tout à fait républicains, ne se reconnaissent absolument pas dans la mentalité bobo et la bobo way of life. "Le microcosme bobo" eut été un titre mieux indiqué comme décrire le phénomène. Les auteurs tentent de se justifier, comme d'habitude, on reste dubitatif, comme trop souvent.

Avec ce livre pas toujours très bien écrit, assez brouillon, plutôt pauvre parce que possédant un argumentaire redondant qui repose en plus sur un non-sens, on s'ennuie quand même pas mal. D'autant que le phénomène bobo est désormais bien connu et que le livre ne révèle rien de bien nouveau. Il n'a pas d'intérêt majeur mais au final, on sort renforcé dans la conviction qu'avec ce prêchi-prêcha aux connotations explicitement religieuses par moment, le socialisme s'est toujours pris pour l'Église et aurait même beaucoup aimé la remplacer. Cela reste l'un des seuls points positifs en refermant l'ouvrage, à ceci près que cette conviction, on l'a depuis bien longtemps au regard de l'histoire, la petite comme la grande.


Causes toujours
Causes toujours
par Philippe Muray
Edition : Broché
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 On rit beaucoup de cette anti-pensée unique, 27 août 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Causes toujours (Broché)
Pour l'individu postmoderne, celui qui est issu de camp du Bien, du Beau et du Juste, tout se vaut et s'équivaut, il faut l'égalité de tous en tout sinon il y a discrimination, il faut l'extension à l'infini des droits des minorités au détriment la majorité et des plus faibles de la majorité.
Philippe Muray n'est évidemment pas du tout d'accord avec ces lieux communs issus de la pensée contemporaine. Dans ce livre de chroniques, il étrille une fois de plus les tenants de la pensée unique et du politiquement correct. Il lâche ses coups sur les idéologues du relativisme, de l'individualisme, du communautarisme et de l'égalitariste. Il achève sans sourciller les chantres de la bien-pensance et des bons sentiments.

Si vous voulez comprendre les raisons du délitement du lien social mais aussi de la société toute entière, de la décadence avancée de l'Occident, du remplacement du triptyque républicain "liberté, égalité, fraternité" par le triptyque postmoderne "docilité, contrôle social, terrorisme intellectuel", lisez donc ces chroniques dont certaines sont à hurler de rire et lisez d'autres ouvrages de Muray, un auteur brillant injustement blacklisté parce que non-politiquement-correct et anti-pensée-unique.


A Decade of Steely Dan
A Decade of Steely Dan
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Du talent à revendre, 15 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Decade of Steely Dan (CD)
La musique de Steely Dan possède d'évidentes influences du blues dont ont été extraites les aspérités un brin crasseuses ihnérentes à ce style. Ceci pour y ajouter au contraire des sonorités sophistiquées et jazzy de la West Coast. La description peut paraître surprenante mais Steely Dan a vraiment inventé un style. Ayant cessé tout concert dès 1974, après deux années d'existance, Steely s'impose comme un véritable groupe de studio qui a produit nombres d'albumes exceptionnels dus au talent du duo Becker/Fagen. Difficile de réunir le meilleur sur un seul CD, mais le choix des morceaux est judicieux même si discutable pour d'autres. A acheter les yeux fermés tellement c'est bon et pour récouvrir que les 70s, ce n'est pas simplement les immenses groupes de rock dont tout le monde se souvient d'emblée.


Bitches Brew
Bitches Brew
Prix : EUR 26,34

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Nouvelle direction, 10 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bitches Brew (CD)
Nouvelle direction une nouvelle fois pour Miles Davis. Les explications fournies sur la page amazon en disent déjà pas mal. Avec une bonne douzaine de musiciens dont Joe Zawinul, Wayne Shorter, Airto, John McLaughlin, Chick Corea, Jack DeJohnette, Dave Holland, Don Alias, Bennie Maupin, Larry Young ou Lenny White, le maître dessine de longs morceaux de jazz-fusion groovy et psychédéliques dans un style plutôt révolutionnaire pour l'époque. La patte Zawinul et Shorter est évidente, peu avant la mise en route de Weather Report. Le tout est déjanté, hypnotique, cérébral et sophistiqué, ne renie pas l'influence d'Hendrix à certains égards. Ce disque exceptionnel a dû être un véritable coup de tonnerre en 1970. Je reste admiratif du Miles fin des années 50, début des années 60 façon Kind of Blue, Round About Midnight, ou Sketches of Spain avec Gil Evans mais dans un style parfaitement renouvelé et maîtrisé, Bitches Brew est hallucinant de beauté et d'originalité.


Tant Que Les Heures Passent
Tant Que Les Heures Passent
Prix : EUR 19,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Expérience, 31 mai 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tant Que Les Heures Passent (CD)
Ce disque est une véritable expérience musicale, à tonalité electro-acoustique et fort de bidouillages expérimentaux en tous genre. On est ici dans la musique concrète et expérimentale, libre et libérée beaucoup plus qu'écrite, aux sonorités originales, fortes, nuancées, contrastées, très hétérogènes, organiques, surprenantes, voire jouissives. "Ce corps vil" est par exemple une pièce d'un quart d'heure où la voix de Bérangère Maximin nous transporte dans un tourbillon de pensées abstraites, au détour de paysages sonores étonnants. L'ensemble du disque se tient, avec une créativité intéressante en matière d'assemblage de sonorités en tous genres, telles que des bruits d'écoulement d'eau, des chants d'oiseaux, des ressorts mécaniques, des grincements, des crépitements, des bouillonnements, des tensions palpables, pour une fête sonore toujours maîtrisée.


Warrior Dubz
Warrior Dubz

4.0 étoiles sur 5 Un bon panorama, 31 mai 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Warrior Dubz (CD)
Certes, tout n'est pas Dubstep mainstream (si l'on peut dire) sur cette compilation de Mary Anne Hobbs, la papesse du genre. La musique vire parfois au Garage et au Grime, mais pour le meilleur ou pas loin. Les styles y sont au final variés, étonnement variés, même si les basses sont évidement omniprésentes. On peut regretter tout au plus une certaine agressivité sur certains morceaux, une agressivité qui peut lasser certaines oreilles. Les artistes présents sont des artistes accomplis de la discipline et c'est un bon achat au final.


For Bunita Marcus
For Bunita Marcus
Proposé par drgriffous
Prix : EUR 11,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Méditatif et exemplaire, 28 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : For Bunita Marcus (CD)
Une très belle version du "For Bunita Marcus" de 71 min 34 s, tant dans l'exécution que dans la qualité du son. "For Bunita Marcus" avait été retitrée avec humour par un critique "1001 manières de jouer 3 notes". Cette pièce donne un rapport au silence, au temps et même à l'espace bien particulier. Si elle est écoutée à faible volume, elle peut avantageusement remplacer le silence pour la personne qui a besoin de calme, de quiétude et désire se plonger dans une phase méditative. En effet, Feldman attache une grande importance aux silences entre les notes, des notes qui semblent comprimées par rapport au temps et à l'espace qui eux semblent s'agrandir. Il me semble qu'on retrouve cet esprit à l'écoute des Triadic Memories. L'artiste suisse doit être particulièrement habitée pour jouer une telle oeuvre dans toute sa longueur et avec talent, car l'écoute est au final vraiment agréable. Il existe bien d'autres versions, l'achat alternatif serait Feldman, For bunita marcus, palais de mari, enregistrement très apprécié de la critique. A signaler également une version de Louis Goldstein de 2010 qui a fait parler d'elle en bien, que je n'ai pas trouvé sur Amazon.


Dukas : L'’Apprenti Sorcier - Ravel : Ma Mère l’'Oye - Koechlin : Les Bandar-Log
Dukas : L'’Apprenti Sorcier - Ravel : Ma Mère l’'Oye - Koechlin : Les Bandar-Log
Prix : EUR 23,26

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une référence, 25 avril 2012
De part l'interprétation de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, la direction de Marc Albrecht, la relecture brillante de certaines oeuvres, la prise de son qui restitue avec finesse de nombreux détails, cet enregistrement faits de compostions françaises inspirées par la littérature fantastique est une référence.


Bar kokhba
Bar kokhba
Prix : EUR 32,77

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 D'une grande beauté, 12 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bar kokhba (CD)
Le Bar Kokhba Sextet qui réalise ce disque s'efface derrière John Zorn, leader de la formation et avant tout compositeur ici. Leur musique est un mélange de musique traditionnelle juive, le klezmer, de mysticisme et d'improvisation. Les membres du Bar Kokhba Sextet sont parmi les meilleurs musiciens de New York : Greg Cohen (basse), Mark Feldman (violon) et Erik Friedlander (violoncelle) sont le Masada String Trio et Masada avec John Zorn, Cyro Baptista (percussions), Marc Ribot (guitare) et Joey Baron (batterie) viennent s'ajouter. Ce double CD est magnifique, subtil, équilibré, empreint d'une grande sérénité, avec des musiciens virtuoses au service de l'ensemble. Tout y est naturel, évident, dans le déroulement des morceaux et de l'œuvre elle-même. Les aficionados pourront retrouver le Bar Kokhba Sextet dans d'autres enregistrements récents : le disque 2 de The Circle Maker, le 50th birthday celebration vol.11, le Lucifer : Book Of Angels /Vol.10.


American darling
American darling
par Russell Banks
Edition : Poche

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un roman bon, touche-à-tout, qui demande de la profondeur, 25 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : American darling (Poche)
L'histoire d'une néo-marxiste qui acquiert sa conscience politique dans les années 60 , Hannah Musgrave, issue de la Nouvelle-Angleterre, d'un milieu démocrate et protestant, très influencée par la figure du père (brillant et très connu). Qui commença par lutter pour les droits civiques, avant de manifester contre la guerre au Viet Nam, puis de participer à des émeutes, enfin de préparer des bombes posées par d'autres en vivant dans la clandestinité. La fille à maman devient une terroriste, un garçon manqué, toute en réaction, en colère et en indignation, ne voulant que des Blacks et des femmes dans son lit. Puis c'est l'Afrique, un mariage, des enfants, les singes, la guerre et les massacres inouïs (qui rappellent le Rwanda), la rencontre avec des personnages réels et historiques tel que Charles Taylor. Elle vit cette période africaine presque toujours de façon détachée et passive, presque absente, par procuration. Sauf en ce qui concerne les singes dont elle s'éprend. Le roman est bon, parfois captivant. L'héroïne est très complexe, parfois déroutante. Banks aborde beaucoup de thèmes, intelligemment. Il touche à tout, mais parfois superficiellement. Derrière, il faut faire appel à sa culture, sa réflexion, à la finesse psychologique, pour en tirer le meilleur et garder le fil, face à la complexité d'Hannah Musgrave.


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