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Contenu rédigé par Lavanne
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Commentaires écrits par
Lavanne (Paris, France)
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The giant ltd edition
The giant ltd edition
Prix : EUR 18,17

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Baleine plus accessible, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The giant ltd edition (CD)
Avec ses deux premiers albums (“The Call Of The Wretched Sea” en 2006 et “The Divinity Of Oceans” en 2009), le groupe allemand AHAB s’était fait un petit nom avec son Funeral Doom relativement accessible et son concept aquatique. L’imagerie maritime est toujours d’actualité mais nos moussaillons ont fait un détour par le chantier naval histoire de modifier leur vaisseau. Au programme, le vaisseau est moins cuirassé, moins lourd, quoique tout aussi lent. Simplement, les lignes sont moins massives, plus élégantes, mieux dessinées. En clair, le tempo demeure lent mais les guitares varient les plaisirs en ne recourant plus exclusivement aux riffs massifs et en introduisant des mélodies tortueuses et dépressives. La section rythmique se fait elle aussi plus mobile que par le passé. De quoi animer un tantinet des compositions qui demeurent globalement longues, le titre le plus court frôlant les huit minutes !

L’évolution la plus marquée concerne le chant qui se veut clairement moins extrême, moins sépulcral et donc plus intelligible et plus mélodique. L’intention n’est en soi pas criticable mais le résultat est trop souvent fragile, les capacités vocales dans ce nouveau registre étant encore trop peu développées et demandant à être travaillées en profondeur.

Finalement, « The Giant » peut constituer une déception pour les amateurs des deux précédents albums. Il peut par contre ouvrir de nouvelles portes au groupe qui a su conserver la pesanteur, la lenteur et l’ambition dans ses compositions tout en se rendant (relativement) plus accessible.
Alain Lavanne
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 27, 2012 8:05 PM MEST


Second assault
Second assault
Prix : EUR 20,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Bon Hard 70's, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Second assault (CD)
La Suède est décidément un pays fertile en groupes adeptes des années 70. Après un premier essai confidentiel, Två Sidor Av Horisonten (2009), HORISONT a rejoint les rangs du label britannique Rise Above (fondé par Lee DORRIAN de CATHEDRAL) et propose un Second Assault au titre un brin trompeur. En effet, HORISONT n’est pas adepte de l’attaque frontale et brutale. Au même titre que WITCHCRAFT, GRAVEYARD, CAPTAIN CRIMSON, ce groupe préfère une approche subtile et nuancée de l’héritage Hard et Heavy de la décennie 70.

HORISONT adopte les codes en vigeur. Tout d’abord, comme édicté par les Grands Anciens CREAM, MOUNTAIN ou LED ZEPPELIN, la section rythmique tient une place prépondérante : le bassiste au son énorme joue en lead, tandis que le batteur multiplie les roulements, les breaks et ne néglige pas les cymbales. D’où une dynamique permanente qui permet aux guitares de développer un jeu pas uniquement basé sur des riffs mais de multiplier les soli mélodiques et concis, les plans jumeaux et tout l’attirail qui fit l’attrait de formations comme THIN LIZZY ou WISHBONE ASH. Le chant est quant à lui plutôt haut perché, pas très puissant mais convenablement modulé : le résultat peut toutefois irriter certaines oreilles habituées aux grognements ultra graves !

Surtout, HORISONT ne se contente pas de réciter des leçons anciennes, il fait l’effort d’écrire des compositions bien agencées, bien dotées en mélodies et en arrangements. Les influences citées ci-avant sont fondues dans un ensemble qui évite que tel ou tel morceau ne les rappelle de manière trop flagrante. En bout de course, un nom me revient en tête au fil des écoutes : BUDGIE. Comme cette antique formation britannique, HORISONT sait combiner une certaine lourdeur et une relative clarté, pour un résultat bien underground.
Alain Lavanne

Don't hear it... fear it!
Don't hear it... fear it!
Prix : EUR 17,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Comme au bon vieux temps, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don't hear it... fear it! (CD)
Tout, de l’invraisemblable photographie de couverture au look des musiciens, en passant évidemment par la musique, absolument tout donne à croire qu’il s’agit-là d’une réédition d’un album perdu d’un groupe oscur des années 70. Pas étonnant que ADMIRAL SIR CLOUDESLEY SHOVELL (du nom d’un amiral anglais du 17ème siècle) ait atterri sur le label de ce timbré de Lee Dorrian (CATHEDRAL) !

ADMIRAL SIR CLOUDESLEY SHOVELL invoque les manes du Rock sauvagement électrique des 70’s : BUDGIE, GROUNDHOGS, DEVIANTS, PINK FAIRIES, HAWKWIND (les délires électroniques en moins), AMBOY DUKES, les débuts de MOTÖRHEAD... La formation en trio conduit inévitablement chaque musicien à être sur tous les fronts afin de ne pas laisser l’intensité retomber. Le bassiste joue en lead, avec un son énorme et gras, comme les maîtres que furent Jack Bruce (CREAM) ou Felix Pappalardi (MOUNTAIN). Le batteur mouline ses toms et ses cymbales afin de créer une frénésie rythmique de tous les instants, respectant les préceptes de Ginger Baker (CREAM encore), Keith Moon (THE WHO) ou John Bonham (LED ZEPPELIN). Le son de guitare est saturé, fuzzy, abrasif au possible : le Ted Nugent du début des années 70 aurait apprécié. En fait, la seule véritable faiblesse chez les exécutants réside dans le chant, dont le manque de solidité est systématiquement couvert par l’usage lassant d’effets.

L’approche plus vraie que nature et foncièrement vindicative du trio tranche assez avec les formations revivalistes souvent trop respectueuses et sages. Nul doute qu’en travaillant encore le chant et les compositions ADMIRAL SIR CLOUDESLEY SHOVELL va encore accroître son potentiel de destruction.
Alain Lavanne

Berlin occult bureau
Berlin occult bureau
Prix : EUR 20,68

3.0 étoiles sur 5 Electrique et inclassable, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin occult bureau (CD)
Ah, les saligauds ! Des années de chroniques musicales dans les pattes et vlan, voilà qu’un trio originaire d’Ecosse me coupe la chique, comme ça, sans prévenir, à l’improviste. Il faut dire que j’avais loupé leur premier album, « Black Clouds In Twin Galaxies », sorti en 2007 chez Rise Above. C’est qu’à l’écoute de « Berlin Occult Bureau » (rien que le titre vaudrait un internement en hôpital psychiatrique !) concocté pour Van records, on peine à trouver des références claires, des influences majeures, des pistes bien nettes. Les petits messieurs de WINTERS piochent à droite et à gauche, n’en font qu’à leur tête et défient la classification. C’est leur droit. Dont acte. Après un moment de désarroi, on les remercie même franchement de nous surprendre.

De quoi s’agit-t’il donc ? De musique électrique, lourde, Metal assurément, mais d’un métal relevant d’un alliage complexe. Le chant par exemple : clair, posé, presque atone par moments (un peu à la manière de Kurt Cobain) mais toujours porteur de lignes mélodiques sournoises (« Run Run Run Run » est à ce titre exemplaire). L’instrumentation diffuse une impression magmatique pas étrangère au Grunge, avec toutefois un tranchant et une lourdeur typiquement métalliques : écoutez le martèlement rythmique sinistre du titre « Berlin Occult Bureau », ou le riff d’introduction de « No Tomorrow », vous m’en direz des nouvelles ! Afin de broyer les pistes un peu plus, on sent planer un parfum psychédélique sur certains titres : « On Your Street Again », « Plans Within Plans », « Ace Frehley » (qui sonne plus comme un mariage improbable entre des BEATLES envapés et BLACK SABBATH que comme du KISS !), « Geistkaempfer ».

Vous l’aurez compris, nos trois lutins sont sérieusement barrés mais mènent leur trip avec sérieux et talent, quitte à dépasser toutes les balises propres au Rock, à la Pop et au Metal. Avec un résultat atypique mais assez fascinant pour peu que l’on accepte de larguer les amarres.
Alain Lavanne

30 years of hel
30 years of hel
Proposé par i-Deals Store
Prix : EUR 18,47

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 30 ans de Power Metal classique, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : 30 years of hel (CD)
Afin de fêter ses trente ans de carrière, le groupe américain HELSTAR a filmé et enregistré un concert à Houston, Texas. D’où un DVD (que nous n’avons pu visionner et sur lequel nous ne nous prononcerons pas) et un copieux double CD récapitulant la carrière d’un groupe qui n’eut de cesse de proposer un Heavy Metal très énervé (à ses débuts) virant ensuite au Power Metal.

Jouant à domicile, le groupe est assuré d’une chaude ambiance, le son étant par ailleurs impeccable (un peu trop même). Quoi qu’il en soit, avec autant d’années au compteur, cette formation ne peut qu’être affutée : grosses rythmiques, riffs tranchants et soli concis, et le chant teigneux de James RIVERA (qui a également chanté au sein de VICIOUS RUMORS et SEVEN WITCHES).

Pour les nostalgiques, sachez que trois titres sont issus du premier album Burning Star (84), trois de Remnants Of War (86), trois de A Distant Thunder (88), deux de Nosferatu (89), le tout dans des versions nettement plus remuantes que les originelles ! Le reste de la setlist se répartit entre les deux albums de la reformation (The King Of Hell en 2008 et The Glory of Chaos en 2010). Seul l’album Multiples Of Black (95) est passé à la trappe.

Les fans vont se régaler et les amateurs de Power Metal peuvent en profiter pour découvrir, si ce n’est déjà fait, ce combo entêté et solide.
Alain Lavanne

On a Monday Too Early to Tell
On a Monday Too Early to Tell
Prix : EUR 17,45

4.0 étoiles sur 5 Hard 70's festif et chaleureux, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : On a Monday Too Early to Tell (CD)
De nombreux groupes scandinaves affichent sans complexe leur amour du Rock et du Hard Rock de la fin des années 60 et des années 70. THE BRIMSTONE DAYS rejoint la cohorte avec un album réjouissant et rafraichissant, à défaut de rien inventer ni d’apporter de neuf. Le groupe pratique avec brio et fougue un Rock nerveux et groovy, à l’énergie communicative, gavé de mélodies imparables.

THE BRIMSTONE DAYS ne se contente pas de réciter l’alphabet fondateur du Hard Rock selon les trop prévisibles LED ZEPPELIN ou DEEP PURPLE ; le groupe a choisi une approche plus bluesy mais aussi plus funk et soul qui rappelle souvent la formule de groupes comme HUMBLE PIE ou JAMES GANG (groupe du guitariste Joe WALSH, futur EAGLES, dont il faut impérativement écouter le Live In Concert). Les compositions ont tendance à déménager les meubles sans pour autant avoir recours à une musculature démonstrative. La section rythmique impulse le dynamisme nécessaire, laissant le chant libre aux guitares pour griffer et cajoler. Le chant gouailleur et chaleureux parcourt le tout avec un bel aplomb.

Le répertoire proposé est littéralement taillé pour la scène, domaine de prédilection du groupe. Lequel a d’ailleurs bien su restituer un revigorant feeling live. Pas prétentieux mais diablement chaleureux.
Alain Lavanne

I Compagni Di Baal
I Compagni Di Baal
Prix : EUR 18,23

3.0 étoiles sur 5 Hard transalpin, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Compagni Di Baal (CD)
Le dernier album en date du groupe L’IMPERO DELLE OMBRE s’intitulait I Compagni di Baal et voilà qu’apparaît une jeune formation nommée I COMPAGNI DI BAAL dont le premier album accueille les oeuvres de deux membres de L’IMPERO DELLE OMBRE : le claviériste sur l’ensemble des titres et, sur deux titres, le chanteur. Quel cousinage !

I COMPAGNI DI BAAL propose une attrayante mixture de Heavy Metal à la IRON MAIDEN (des débuts), de Hard Rock des années 70 (les claviers à la DEEP PURPLE ou URIAH HEEP, un guitariste soliste qui revendique l’influence de Tony IOMMI), avec des tendances progressives dans les structures. Sur le plan instrumental, le résultat est convaincant, les compositions révélant chacune des influences évoquées ci-dessus sans jamais s’y restreindre. L’auditeur est embarqué dans un enchaînement bien maîtrisé de séquences imbriquées les unes dans les autres, le tout dans une ambiance trouble.

La principale fragilité de I COMPAGNI DI BAAL réside dans le chant. Certes, Luca FINAURINI s’efforce de moduler des lignes de chant à vocation mélodique mais le résultat est par trop incertain et fragile pour convaincre. Dans ce domaine, la marge de progression est importante, quand bien même le chant en italien confère à la musique de I COMPAGNI DI BAAL un cachet assez original.
Alain Lavanne

Wetterkreuz ltd edition
Wetterkreuz ltd edition
Prix : EUR 24,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Black tranchant, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wetterkreuz ltd edition (CD)
Après trois albums sous le patronyme GEÏST, ce groupe allemand (et germanophone dans son expression métallique) a subi des changements de personnel et de nom. Devenu EÏS, il a réenregistré les deux premiers albums de GEÏST et propose aujourd’hui son premier opus entièrement nouveau. A vrai dire, le constat est qualitativement aussi satisfaisant et on espère que la formation ainsi relancée pourra développer plus avant sa carrière.

Au programme de « Wetterkreuz », on trouve un Black Metal cinglant et épique, glacial et âpre, fougueux et raisonnablement technique. Servies par une production de qualité, les compositions offrent de très efficaces contrastes entre passages blastés, rythmiques plus nuancées et intermèdes sinistres et atmosphériques. Pour donner un ordre d’idée, EÏS est un fils talentueux de DIMMU BORGIR, qui aurait eu le bon sens de laisser de côté l’attirail orchestral et les tendances à l’empilement d’effets grandiloquents. Du coup, le groupe combine impact brutal et ressenti lyrique. Même le son des guitares synthétise cette ambivalence fructueuse ; ainsi, les rythmiques relativement propres cohabitent avec des sonorités autrement plus rêches, sans que cela n’apparaisse comme un procédé artificiel.
On reprochera juste un manque de différenciation d’un titre à l’autre, obligeant à concevoir l’album comme un tout, impression renforcée par les transitions atmosphériques entre les compositions.

Cela dit, « Wetterkreuz » est pour l’essentiel le retour gagnant d’une formation affutée.
Alain Lavanne

Who Cares
Who Cares
Prix : EUR 19,38

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hard humanitaire, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Who Cares (CD)
Ce double CD a une vocation humanitaire, la cause étant l’Arménie, ravagée en 1988 par un séisme dévastateur. Le chanteur de DEEP PURPLE et le guitariste de BLACK SABBATH proposent ici une compilation hétéroclite de titres sur lesquels ils interviennent ensemble ou séparément.

Il y a tout d’abord Out Of My Mind et Holy Water, deux titres enregistrés récemment par les deux compères (en compagnie de Jon LORD, Jason NEWSTED et Nicko McBRAIN, excusez du peu !) et qui sont d’une excellente facture, à la fois Heavy et mélodique. Absolument pas du remplissage. Si seuelement les deux lascars pouvaient pondre des compositions de cet acabit sur leurs prochains albums respectifs !

On trouve un sous ensemble formé de deux titres interprétés en commun et déjà connus : Zero The Hero (de l’album de BLACK SABBATH Born Again) et Trashed (à l’origine sur le même album mais proposé ici dans sa version de l’album Gillan’s Inn avec Ian PAICE et Roger GLOVER).

Viennent ensuite les titres relevant des répertoires respectifs de deux hommes. Tony IOMMI offre deux titres rares et excellents avec Glenn HUGUES et Anno Mundi de BLACK SABBATH (de l’album Tyr, avec Tony MARTIN au chant). Ian GILLAN est nettement plus généreux : Smoke On The Water dans sa version live, orchestrale, avec Ronnie James DIO au micro (pas sa plus grande performance, paix à son âme !), une jam de DEEP PURPLE, une participation à un morceau de pop aux sonorités orientales (Get Away) et plusieurs raretés solo dans un registre assez peu Hard.

La cause est bonne, les titres vont du chef d’oeuvre à l’anecdotique, en passant par du très solide, tous styles confondus : alors pourquoi ne pas se laisser tenter ?
Alain Lavanne

Beyond the Boundaries of Sin
Beyond the Boundaries of Sin
Prix : EUR 23,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Manilla Road avec claviers, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beyond the Boundaries of Sin (CD)
Mark SHELTON est le chanteur et guitariste du groupe culte MANILLA ROAD depuis 1977. Il en est l’unique et incontesté maître d’oeuvre. Pour autant, il a décidé de créer un projet parallèle, HELLWELL, afin de proposer ce qui s’avère être ni plus ni moins qu’un album de MANILLA ROAD avec pour principale caractéristique la présence essentielle de claviers. Attention, quand on vous parle de claviers, on ne parle pas en l’occurrence de synthétiseurs émollients à vocation commerciale, mais bien de claviers aux sonorités tout droit sorties des années 70.

Au fil de cet album conceptuel, on retrouvera donc tous les ingrédients qui font la marque de fabrique de Mark SHELTON depuis toujours : son chant nasillard et rauque (on aime ou on déteste, moi j’aime), ses riffs secs et acérés, ses soli stridents et volubiles, ses rythmiques saccadées, les mabiances sombres ou épiques. Loin de s’avérer problématique, le renfort systématique des claviers apporte variété et dynamisme, ainsi qu’un rappel d’un époque où l’orgue ou d’autres types de claviers abondaient dans les formations de Hard Rock : DEEP PURPLE bien sûr, mais aussi MOUNTAIN, BLUE ÖYSTER CULT, GRAND FUNK RAILROAD ou BLOODROCK. Le mariage de cet héritage avec l’univers plus Heavy Metal de SHELTON est au final une excellente opération, qui rappelle un peu ce que celui-ci tenta en 1990 avec l’album The Court Of Chaos.

Seul bémol important : le son est trop peu travaillé, manquant de puissance, notamment au niveau des guitares qui sonnent du coup de manière aigrelette. Du coup, ce premier album de HELLWELL risque fort d’être cantonné aux frontières du Heavy Metal underground : ce qui serait dommage. A écouter en attendant le prochain album de MANILLA ROAD : Mysterium.
Alain Lavanne

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