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Commentaires écrits par
De La Poer "Night is my friend" (Strasbourg, France)

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HP Lovecraft, le Dieu silencieux
HP Lovecraft, le Dieu silencieux
par Didier Hendrickx
Edition : Broché
Prix : EUR 12,17

5.0 étoiles sur 5 Une excellente analyse, 11 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : HP Lovecraft, le Dieu silencieux (Broché)
A mon sens, l'ouvrage d'Hendrickx est un excellent aperçu de la mentalité de Lovecraft, court, mais exhaustif et complet. L'ensemble est bien documenté par de nombreuses lettres de Lovecraft. L'auteur commence par les influences de HPL via Poe, Lord Dunsany et Arthur Machen. Il poursuit sur les altérations du monde, savantes combinaisons de HPL, puis l'impossible compréhension des sons, avant de passer à celle de l'écriture. Il nous parle de la limite qu'il faut attribuer à ces "Grands Anciens", pas si invulnérables que cela. Il aborde également les préjugés raciaux de Lovecraft en respectant ses nuances et le contexte de l'époque, et en appelle à un jugement plus mesuré, notamment les concepts d'enracinement et d'identité, propres à tous les peuples. Enfin il démontre que le rêve, l'écriture et l'enfance ont permis à HPL de se sortir de ce monde qu'il appréhendait.

Un ouvrage de surcroit accessible à tout le monde, et débarrassé des légendes qui ont longtemps cerné le personnage.


Lovecraft : Le dernier puritain
Lovecraft : Le dernier puritain
par Cédric Monget
Edition : Broché

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un ouvrage insuffisant, 11 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lovecraft : Le dernier puritain (Broché)
Bien sûr, le titre annonce la couleur. Lovecraft athée. Certes, on y apprend que cet athéisme est ambigü, mais cela n'importe quel lecteur de Lovecraft pouvait s'en douter. Il n'est pas question ici de remettre en cause l'érudition de l'auteur, mais l'ensemble est confus et rien n'en sort de vraiment clair. La faute à Lovecraft ou à l'auteur ? De plus, il me semble bien prétentieux de chercher à percer l'athéisme de Lovecraft, par des conjectures dont l'auteur a la seule responsabilité. Je préfère de loin à ce livre "Lovecraft, le dieux silencieux", de Didier Hendricks, qui nous en apprend bien plus sur la psychologie de Lovecraft, loin de tout préssupposés et d'analyses présomptueuses. Un livre dont on peut faire l'économie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 7, 2013 7:05 PM MEST


Swordsman Ii [Import anglais]
Swordsman Ii [Import anglais]
Proposé par WholeFilmsMarket
Prix : EUR 44,00

5.0 étoiles sur 5 Un film à ne pas rater, 4 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Swordsman Ii [Import anglais] (DVD)
Certainement l'un des meilleurs films de Kung Fu de la Workshop dans les années 1990, et l'un des plus déconcertants. Le thème central en est à nouveau le "manuscrit sacré", mais, loin d'être un prétexte comme dans le premier film, il devient le thème d'une histoire déjantée où son acquéreur doit s'émasculer pour s'initier à ce manuscrit, et se comporte comme un personnage androgyne (la présence Brigitte Lin y fait beaucoup pour la véracité de l'histoire, au point que l'excellent Jet Li se laisse séduire par cette dernière). Une histoire un peu difficile à appréhender au départ (attention, la version est au mieux en anglais - sinon vous avez le choix entre le mandarin et le cantonnais !). Mais on se surprend à le visionner encore et encore, tant les différentes scènes sont réussies, sans compter la distribution (la superbe Rosamund Kwan comme cerise sur le gâteau). Une histoire folle folle folle, qui déménage, qui explose de partout, basée sur un scénario béton. Le final est l'une des meilleures scènes de l'histoire du Kung Fu. De la violence, de l'érotisme, "un peu" d'humour...Que demander de plus ?


Les Contrées du rêve
Les Contrées du rêve
par H. P. Lovecraft
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Un excellent recueil onirique, 31 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Contrées du rêve (Broché)
Ce recueil contient les récits de Lovecraft écrits sur le mode de Lord Dunsany, et vise des récits d'Héroïc-Fantasy plus que du surnaturel ou de la science-fiction ( à l'exception de "A travers les portes de la clé d'argent, qui est plutôt SF et l'on peut s'étonner de la présence d'Hypnos, qui ressort plutôt du fantastique). C'est une vision poétique du monde, moins présente en horreur (sauf "Le témoignage de Randolph Carter" ou "A la recherche de Kadath"). Dommage que le recueil ait oublié "Nyarlathotep", totalement issu d'un rêve et excellement adapté par Rotomago en BD.
La quête d'Iranon pose l'inanité du rêve et on peut s'interroger sur la santé mentale du héros, mais c'est le seul. Tous les autres récits n'ont d'onirique que le nom dans la mesure où ces "rêves" correspondent à une réalité parrallèle. Le "bateau blanc" est un pastiche du récit de Dunsany "Jours oisifs sur le Swann". "Celephais" renvoit au "Le courronnement de Mr Thomas Sharp" du même Dunsany.
Certains de ces récits sont d'amusantes fantaisies, comme "Les chats d'Ulthar", d'autres prennent un tournant plus inquiétant, comme "La malédiction qui s'abattit sur Sarnath". En fait, le monde onirique de Lovecraft est le passé de notre Terre, avec des allusions à l'Egypte ou à d'antiques civilisations du cercle polaire ("Polaris"). "Azathtoth" n'est que le court fragment d'un roman que Lovecraft n'a jamais poursuivi.

Aussi enchanteurs ces récits soient ils, "La quète onirique de Kadath l'inconnue" en reste la pièce maîtresse, un véritable conte de fées pour adultes, avec ses oiseaux Shantak et ses gugs qui chassent la nuit, la vallée des Dholes ou les étranges créatures de la face cachée de la lune.

Un recueil digne d'attention, loin du mythe de Cthulhu - mais peut être pas si loin. "Les autres dieux" ou "La quète de Kadath" innovent déjà des concepts que HPL développera plus tard dans son mythe.

Un livre donc aux multiples aspects, qui réunit la poésie en prose de HPL avant qu'il ne se tourne vers Chthulhu qui fera sa célébrité, et qui mérite d'être découvert.


Codename Panzers : Phase One
Codename Panzers : Phase One
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 30,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un progrès incontestable dans les jeux de guerre, 25 mai 2013
Amusant:5.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Codename Panzers : Phase One (CD-Rom)
Après "Panzer general" et "Blitzkrieg", un nouveu jeu de tactique innovant et original. Niveau graphisme, les images 3D sont excellentes, tant pour le décor que pour les unités. L'idée majeure du jeu est de remplacer le concept de bataille par des missions comme l'escorte d'un convoi de ravitaillement ou la prise d'une gare. Les leaders sont des héros ayant une identité précise, comme l'Américain Wilson ou le commandant Hans Von Gröebel, avec des cinématiques réalistes sous forme de journal de guerre. Des objectifs secondaires ou secrets, à coté des objectifs principaux, viennent pimenter le tout. Mon innovation préférée est la possibilité de faire réparer les engins alors même qu'ils combattent en même temps. Ce n'est pas très réaliste, mais si divertissant à jouer. Le jeu dispose d'un didacticiel pour exercer le joueur aux règles. Pour ce disque, la phase concerne les années 39 à 42 pour le joueur allemand, les années 44 et 45 pour les joueurs alliés, avec notamment la prise du Reichstag de Berlin et le nid d'aigle d'Hitler dans les Alpes bavaroires. Sinon,que dire d'autre sinon que le principe est essentiellement l'offensive, mais que le lecteur peut le plus souvent prendre son temps, ce que je préfère. Et il n'existe pas de tours comme dans les autres jeux où, chronomètre en main, il faut speeder à mort pour remplir la mission.

Un jeu que je recommanderai à tous les amateurs de jeu de guerre qui pourraient apprécier cette capacité à s'identifier à un héros précis au lieu de tous ces jeux impersonnels, le faisant presque ressembler à un film.


L'horreur dans le cimetière
L'horreur dans le cimetière
par H. P. (Howard Phillips) Lovecraft
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 Pour les aficinonados de Lovecraft, 25 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'horreur dans le cimetière (Broché)
"L'horreur dans le cimetière" est la suite logique de "L'horreur dans le musée". Disons le, c'est plus une curiosité qu'un ouvrage réellement excellent pour certaines nouvelles, et s'adresse avant tout aux fans de Lovecraft qui s'intéressent à sa 2° vie, même si les collections Laffont l'ont déjà fait, et de manière plus complète. On y trouve "Le dernier examen" et "L'Exécuteur des hautes oeuvres", les deux textes que Lovecraft a dû écrire pour le désastreux Adolpho De Castro, au point qu'il n'en revendiqua jamais la paternité. Mais il est intéressant de voir comment HPL peut essayer de se dépétrer de projets médiocres. "L'horreur dans le cimetière" n'est pas si mal écit que cela, même si le thème est banal, mais bien raconté. Suivent deux récits exellents, "La malédiction de Yig" que certains peuvent assimiler au mythe de Cthulhu (en tout les cas, il le sera dans les jeux de rôles), et "La chevelure de Méduse", dont on sent que le projet initial devait être mélodramatique, mais que Lovecraft sait compenser par son imagination macabre et son talent incomparable de conteur. Citons aussi "Deux bouteilles noires", récit de fantastique classique, mais bien écrit. Enfin, la nouvelle qui sauve le recueil : "Le tertre", qui est presque une novella, un court roman. A partir de rien (une classique histoire d'indiens fantômes) HPL reprend les choses en main et nous décrit un univers souterrain avec des précisions sociologiques, politiques, et scientifiques. Et toujours chez lui, la suggestion d'horreurs où rêgne Tsathogah, une entité empruntée à son ami CA Smith.

Pas vraiment pour les novices. Pourtant, "Le tertre" mérite à lui seul l'achat du livre.


L'horreur dans le musée
L'horreur dans le musée
par Howard Phillips Lovecraft
Edition : Poche

4.0 étoiles sur 5 Un receuil intéressant à tous les égards, 25 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'horreur dans le musée (Poche)
Ce livre concerne les révisions de Lovecraft et son travail de "nêgre" littéraire pour le compte d'autres écrivains que lui. Une excellent préface de Francis Lacassin nous précise quel a été l'apport de HPL dans ces nouvelles, ce qui n'est pas toujours aisé à faire. A coté de textes dont il n'a que corrigé la syntaxe, lui qui devait endurer avec ennui les nouvelles non fantastiques, Lovecraft s'investissait à fond dans ces projets souvent médiocres au départ. Cela ne lui rapporta pas grand chose, financièrement parlant, mais contrairement au reste de son travail de "ghost writer", il y trouvait un réel plaisir et cela se ressent au point qu'il est intégralement responsable de certaines de ces histoires. 'En rampant dans le chaos" et "La verte prairie" sont des songes oniriques excellents, plus des poèmes en prose que des récits proprements dits. Certains textes sont en dessous de la moyenne comme "L'homme de pierre", ou plutôt conventionnels ("Le mangeur de spectre). Mais l'essentiel est efficace, comme "la mort ailée" ou "Sourd, muet et aveugle", qui innovent des idées de manière originale. On y retrouve aussi les deux nouvelles que HPL a révisé pour sa future femme Sonia Greene, ainsi que l'une de ses dernières collaborations avec Robert Barlow. Mais ce sont les trois derniers récits qui sont particulièrement bons. "L'horreur dans le musée" pourrait être rajouté au mythe de Cthulhu, de même que le formidable "Surgi du fond des siècles" qui influencerta tant Lin Carter. Quant au "Le journal d'Alonso Typer", c'est un maître récit d'horreur, tout en suggestions, tout dans l'horreur indicible.

Un recueil peut être pas pour les néophytes, mais une curiosité indispensable pour les fans de Lovecraft.


Légendes du mythe de Cthulhu
Légendes du mythe de Cthulhu
par H. P. Lovecraft
Edition : Poche
Prix : EUR 6,20

5.0 étoiles sur 5 Un recueil fantastique, 25 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Légendes du mythe de Cthulhu (Poche)
L'idée d'Arham House de publier des textes de pastiches de Cthulhu est excellent, pour tous ceux qui connaissent déjà la littérature de Lovecraft (pour les autres, revenez en à vos fondamentaux). Un seul de ces textes est de Lovecraft, pour donner le ton au récit (tout naturellement "L'appel de Cthulhu", récit emblématique qui a donné naissance au mythe. Mais suivent d'excellents textes de ses comparses contemporains : Robert Howard ("La pierre noire") ou Clark Ashton Smith ('Ubbo-Sathla), mais aussi FB Long avec 'Les chiens de Tindalos". Trois auteurs qui avaient leurs propres qualités, et qui savaient suivre les pas de Lovecraft tout en adoptant des positions différentes quant à l'approche de l'horreur. Même "L'habitant des profondeurs" de Derleth m'a plu, bien que je ne sois pas tendre avec cet auteur pour ce qui est de faire transparaître des entités cosmiques. Suivent d'autres épigones de Lovecraft lui ayant survécu - de ces deux là, je retiens surtout "Le retour des Lloigors", de Colin Wilson, qui dénigra d'abord HPL en tant que critique avant de se laisser séduire par le mythe.

Un excellent recueil sous tous les angles, même si les fans de HPL lui préfèreront les éditions Robert Laffont, l'anthologie n° 1. Pour les autres, une façon agréable de découvrir la survivance du mythe et son ampleur auprès d'autres écrivains que HPL.


Les papiers du Lovecraft club, N°  6 : La Trace de Cthulhu
Les papiers du Lovecraft club, N° 6 : La Trace de Cthulhu
par H-P Lovecraft
Edition : Poche

2.0 étoiles sur 5 Du Lovecraft réchauffé à la Derleth, 25 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les papiers du Lovecraft club, N° 6 : La Trace de Cthulhu (Poche)
August Derleth, héritier testamentaire de Lovecraft, a rédigé plusieurs nouvelles et un roman s'inspirant de ce dernier. Il y arrive parfois ('L'ombre venue de l'espace"). Mais le plus souvent, non seulement il est plus doué pour le fantastique traditionnel pour écrire des pastiches à la Cthulhu, mais il déforme la pensée de Lovecraft. L'idée de ce recueil est de le départager en cinq épisodes, au cours desquels un groupe anti-Cthulhu se forme pour lutter contre ce dernier. Si on n'a pas lu HPL auparavant, fort bien c'est divertissant. Mais quant on a lu Loveraft, on réalise que Derleth ne parvient pas à sa cheville. De plus, il inaugure de soits disantes rivalités entre les Grands Anciens, ce qui n'a jamais été le cas chez l'écrivain de Providence.

Mais les deux défauts majeurs sont l'attitude active des héros qui combattent une entité alors que tous les personnages de HPL sont passifs, tant l'humanité est insignifiante face à de telles horreurs. De plus, puisque à chaque fois un nouveau personnage apparaît dans chaque chapitre, il faut lui resasser tous les éléments du mythe que le lecteur lovecraftien connait déjà, ce qui est ennuyeux à souhait.

Deux étoiles parce que certains ont découvert HPL par le biais de ce livre, et parce que "La gorge au-delà de Sala Punco" et "Le gardien de la clé" restent intéressants, sans toutefois sauver le livre.


LE MASQUE DE CTHULHU
LE MASQUE DE CTHULHU
par H-P Lovecraft
Edition : Poche

2.0 étoiles sur 5 Une parodie plutôt qu'un pastiche, 23 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : LE MASQUE DE CTHULHU (Poche)
Christian Bourgeois reprend la traduction de l'ouvrage des éditions Arkham, "The mask of Cthulhu" en avançant le nom de Lovecraft. Et on a beau chercher, on ne le trouve pas dans les écrits. Et pour cause, "Le masque de Cthulhu" a été entièrement rédigé par August Derleth qui aurait mieux fait de se cantonner à ses histoires de fantômes traditionnelles pour lequel il était plus doué. Seul survit "Le retour d'Hastur" (1939) où Derleth joue intelligemment des rivalités supposées entre les Grands Anciens, bien qu'il détruise déjà à ce moment là la pensée de Lovecraft qui n'est jamais allé aussi loin. Pour le reste... les 5 autres nouvelles écrites entre 1947 et 1957, nous avons là devant nous ce que Derleth va engendrer : des nouvelles ennuyeuses où il répète comme une litanie les "évangiles des Grands Anciens" selon Derleth. Un manichéisme basique opposant les forces du Bien et du Mal, des pastiches ratés de l'écrivain de Providence, des récits fades et sans reliefs... Ce n'est pas lui qui a rendu Lovecraft célèbre, mais le très bon accueil de la France, comme ce fut le cas pour Edgar Poe avec les traductions de Baudelaire...

A éviter si on ne veut pas endurer des insomnies.... occasionnées par la déception d'avoir lu de telles parodies.


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