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Contenu rédigé par gracchus35
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Commentaires écrits par
gracchus35 (rennes)

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La Dame de Fer
La Dame de Fer
DVD ~ Alexandra Roach
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 5,72

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Ce film mérite une bonne dérouillée..., 14 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Dame de Fer (DVD)
Pour la dame de fer (jeu de mot subtil). C'est effectivement monté n'importe comment, encore que ce montage sert le propos idéologique du film, consistant essentiellement à transformer la "sorcière" en Belle au bois dormant. De vagues images de la répression de la grève des mineurs de 84 (15 secondes), pendant laquelle elle instaura une quasi guerre civile (lire à ce propos l'excellent "1984" de Davis Peace), ni sur son grand pote Pinochet (enfin, peut-être, je n'ai tenu qu'une demi-heure), sur le désastre social engendré par sa politique, Mandela terroriste, etc..

Juste un portrait mielleux d'une quasi féministe (!!!!!!!!), dont on rappelle sans cesse ses origines modestes (petite bourgeoisie commerçante) afin de souligner (avec 13 stabilos) le défi qu'elle a dû surmonter. En vrai, ce complexe de classe explique davantage sa haine de classe envers les ouvriers et sa volonté de détruire les syndicats. On s'attaque aux plus petits que soi et on s'attache à la classe dirigeante.

Bref, very bad Streep (excellent jeu de mot)


Les Profs
Les Profs
DVD ~ Christian Clavier
Prix : EUR 7,54

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Truc, 17 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Profs (DVD)
Bon, c'est un film pour ados, l'indulgence serait de mise. La BD est assez honorable, son adaptation ciné (comme souvent) est lamentable. les gags tombent à plat, les acteurs sont lamentables (mention spéciale pour CH.Clavier), la mise en scène très aléatoire (pour être correct), et jean Passe (un ami). et des meilleures (une amie)
Affligeant.


Les patrons de la presse nationale : Tous mauvais
Les patrons de la presse nationale : Tous mauvais
par Jean Stern
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 merci, acrimed, 19 décembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les patrons de la presse nationale : Tous mauvais (Broché)
pour le copié- collé :
Après un avant-propos dans lequel l’auteur évoque sa vie professionnelle et les grandes lignes de l’ouvrage, le chapitre I, « Automne 2011 : le plus grand plan social de France », décrit à travers les mésaventures de La Tribune, de France-Soir et de la Comareg (groupe Hersant, 2400 suppressions d’emplois) la situation actuelle de la presse en France et les stratégies hasardeuses des trois patrons concernés : Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, Philippe Hersant, fils de Robert, et Sergueï Pougatchev, le tragi-comique oligarque...

- Retour en arrière avec le chapitre II : « Sainte alliance à la Libération ». À la fin de la guerre, le sort de la presse, largement collaborationniste, est géré par la coalition alors au pouvoir : « On s’est contenté à la libération d’un partage des tâches dans une sainte alliance entre gaullistes et communistes : aux premiers, les rédactions, aux seconds, la distribution, les ateliers et les imprimeries. » (p. 31). Dans ces circonstances, les nouveaux dirigeants de journaux issus de la Résistance n’ont pas su, aux yeux de Jean Stern, assurer les conditions économiques de la pérennité de leurs journaux : « Sous-capitalisée, sans fonds propres, la presse écrite perd au fil des décennies toute possibilité de véritable indépendance économique et donc éditoriale » (p. 32). Ils n’ont pas su faire élaborer une grande loi pour la liberté de la presse : « La résistance veut sa loi, pour compléter celle de 1881 et repartir sur de bonnes bases. Elle ne l’obtiendra pas. Dès 1947, deux titres, Combat et France-Soir vont tomber entre les mains de patrons tout à fait traditionnels : un millionnaire et la Librairie Hachette » (p. 32). Ils n’ont pas davantage réussi à promouvoir de nouvelles formes de propriété des journaux qui permettent aux journalistes d’en garder le contrôle. Jean Stern évoque ces tentatives quand il écrit à propos de Combat que « Pia et Camus rêvent d’une nouvelle organisation pour le journal. Ils songent un moment à une coopérative, mais ne réussissent pas à faire avancer le projet ». Ou bien à propos de Hubert Beuve-Méry « qui incarnera l’intransigeance journalistique face aux pouvoirs politiques et économiques et sera dans les années 1960 le défenseur d’un statut spécifique pour les entreprises de presse ». Une proposition que l’auteur précise en note : « Il s’agissait, dans l’esprit du projet de loi élaboré en 1966 par le fondateur du Monde de pouvoir créer des "sociétés civiles et commerciales sans but lucratif" où "l’intérêt que présente la réalisation d’un objet l’emporte pour ceux qui ont fondé la société sur le désir d’un accroissement de richesse et la recherche d’un rendement financier" ». La porte était ouverte au retour des vieux chevaux d’avant-guerre…

- … que l’on retrouve au chapitre III : « Les trois H montent en puissance ». Les groupes Hersant, Hachette, et Havas, tous trois collaborateurs avec l’occupant reviennent sur le devant de la scène, construisent leurs empires respectifs et bénéficient de la protection du pouvoir mitterrandiste. Pendant les années 1980 et 1990, ils seront au sommet de leur puissance. C’est aussi une période de grande prospérité pour la presse, son « âge d’or » selon l’expression de Jean Stern. Mais cette prospérité, basée essentiellement sur les recettes publicitaires, est fragile : il lui manque « les piliers d’une presse économiquement saine et donc indépendante, que sont les lecteurs et les diffuseurs, kiosques et marchands de journaux. » (p. 47).

- Fait également défaut une politique cohérente dans les domaines de l’imprimerie et de la distribution auxquels est consacré le chapitre IV : « Impression et distribution, les déchirements de la presse ». À la suite de l’augmentation du nombre des pages des journaux et de la modernisation nécessaire (couleurs, photos), de nouvelles imprimeries sont achetées. Mais elles sont très coûteuses et chaque journal veut la sienne : « "On a fait une grosse erreur industrielle de ne pas mettre en commun les moyens d’impression. On a bâti des usines pharaoniques qui ne tournaient que quatre heures par jour" explique Jean Miot, ancien directeur du Figaro. » La distribution est également en grande difficulté en raison de la diminution constante du nombre des points de vente et des difficultés du portage, pourtant largement aidé par l’État. Enfin, du moins selon l’auteur, ces deux secteurs stratégiques sont paralysés par la toute-puissance du Syndicat du livre qu’aucun patron (sauf Amaury avec un succès mitigé) n’ose affronter.

- Avec le chapitre V, « Les journalistes managers, arroseurs arrosés », Jean Stern relate les aventures de ces journalistes, plus ou moins issus du mouvement de 1968, qui n’avait pas non plus réussi à modifier les lois sur la presse. Selon lui, les Colombani, Plenel, July, ont plutôt été les fossoyeurs des quelques structures qui donnaient à la rédaction un droit de contrôle sur la vie du journal, structures qu’ils avaient parfois eux-mêmes édifiées, comme Serge July à Libération : « En une quinzaine d’années, de 1982 à 1996 pour Libération, de 1994 à 2010 pour Le Monde, au fil de crises déprimantes, de compromis boiteux, de plans sociaux, de départs forcés ou sur la pointe des pieds, les deux titres perdent leur indépendance » (p. 71). Conseillés par des experts aussi peu avisés qu’Alain Minc pour Le Monde, ils se sont lancés dans des investissements catastrophiques. En même temps que ces journaux étaient livrés à des industriels ou des banquiers, leurs colonnes affichaient de plus en plus les couleurs du libéralisme.

- Le court chapitre VI, « L’argent de la soumission », explique comment les restrictions financières peuvent infléchir le contenu des journaux, par exemple lorsque des ressources pour de véritables enquêtes font défaut. Il souligne la complaisance de la presse à l’égard des grandes fortunes (en l’occurrence, Maurice Lévy), ainsi que la dépendance de la presse à l’égard des aides de l’État, qui vont aux journaux dont les propriétaires sont les plus fortunés.

- Le chapitre VII, « Le hold-up des holdings », défend l’idée, apparemment paradoxale, selon laquelle les pertes enregistrées par les journaux sont profitables à leurs propriétaires. Au niveau de la holding (parfois plusieurs), les bénéfices de certaines sociétés du groupe sont compensés par les pertes d’autres sociétés du même groupe pour l’application de l’impôt. En simplifiant, les pertes enregistrées par les entreprises de presse viennent en déduction des impôts de leurs propriétaires : « Les hyper-riches ont tout simplement couché la presse dans une niche fiscale. » (p.116).

- Le chapitre VIII explique « Comment règnent les propriétaires » : tractations financières entre gens du même monde, mais aussi concurrences acharnées, suppressions d’emplois sans état d’âme, structures financières complexes (pour 52 % des parts, les propriétaires de Libération sont inconnus !), connivences privé-public. Jean Stern passe en revue les institutions et les nombreux personnages que l’on retrouve dans les grandes opérations de presse : Le Monde et la BNP, Rothschild et Libération, Pigasse, les Inrocks et l’Élysée, Arnault, La Tribune et Les Echos, Pinault et Le Point, Lagardère et son groupe, Dassault et Le Figaro, sont successivement les cibles de ses flèches.

- Le chapitre IX, est consacré aux « Sept familles n’ont pas dit leur dernier mot », et présente la situation économique et successorale des familles Amaury, Bolloré, Bouygues, Hersant, Perdriel, Prouvost, et Berlusconi.

- Enfin, dans un épilogue intitulé « Tous à la ferme ? », l’auteur, face à la précarisation des journalistes, décrit comme un avenir possible de la profession les déprimantes fermes de contenu, « agences de presse d’un genre nouveau [qui] produisent au kilomètre des articles revendus à bas coût, du journalisme low cost sur des contenus secondaires. » (p. 169), qui se développent aux États-Unis. Et il en appelle à un sursaut des journalistes.

À ce jour, la presse a peu parlé (qui s’en étonne ?) du livre de Jean Stern [2]. Sans doute parce que ce petit livre très documenté pointe les responsabilités des patrons de presse soutenus par l’État dans une crise qu’ils ont en partie provoquée et dont, comble du cynisme, ils continuent, via les holdings, de profiter.

Un livre à lire et à méditer.

Jean Pérès


Vive l'Algérie française
Vive l'Algérie française
par Thierry Rolando
Edition : Broché

14 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 OAS, nous revoilà ?, 24 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vive l'Algérie française (Broché)
Ce machin, épais comme deux copies de terminale, est proprement (?) hallucinant. Ménard, qui se réclame de Le Pen, lequel trouvait qu'il était légitime de faire cohabiter(!!) 1 million d"Européens" en 54 avec 8 millions de "musulmans", mais qui s'étrangle de voir 6 millions de musulmans dans une nation de 65 millions. Cherchez l'erreur.

De plus, l'ouvrage - enfin, le truc - méconnait totalement les travaux d'un B.Stora, ainsi que les récentes productions cinématographiques (je pense au très (trop)pédagogique L'ennemi intime, ou il n'est question de gentils et de méchants)

Et puis, si le nombre de pages ne vous effraie pas, lire le meilleur sur la question : Torture dans la République ; L'Affaire Audin, 1957-1978La Guerre d'Algérie expliquée à tousLa Question : Suivi de La torture au coeur de la République

Et voir La Bataille d'Alger, qui servit de référence aux sympathiques policiers d'Amérique latine dans les années 70, avec le soutien intellectuel de la CIA, cf Escadrons de la mort, l'école française
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (25) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2014 9:33 AM MEST


Pour que vive la France
Pour que vive la France
par Marine Le Pen
Edition : Broché

17 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Cait tro bien, 31 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour que vive la France (Broché)
J'ai lu le livre, surtout la couverture, la nana qui danse sur la mer, j'ai kiffé grave. Nan, c'est pas vrai, je l'ai pas lu.

En tout cas, c'est joli, Hénin-Beaumont, je savais pas qu'il y avait une plage.

Attention à la noyade, ça serait dommage, déjà que vous avez perdu le sympathique Stirbois dans un accident de bagnole.

Pour faire moins bobo, la Marine devrait porter des bottes. Celles qui font du bruit.

Allez les fafs, défoulez vous en VNU !

Pour les autres, sachez que je connais bien la région, que mon pote Rachid a perdu son père dans un coup de grisou, à l'heure où 95% des mineurs de fond étaient Marocains. Des générations d'immigrés ont sacrifié leurs forces, leur famille, et parfois leur vie dans cette région. Les ignorer, c'est un défaut de culture. Au mieux.

Et puis, "ni droite ni gauche", ça vous rappelle pas une période de l'histoire de France ?

Les dénoncer, c'est une abjection.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (29) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 8, 2014 4:15 PM MEST


Le Massacre de Fort Apache
Le Massacre de Fort Apache
DVD ~ John Wayne
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 12,24

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ford marxiste ?, 17 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Massacre de Fort Apache (DVD)
En dehors de l'éventuelle charge anti-colonialiste - les Apaches ne sont pas que des masses hurlantes et chargeantes - il est évident qu'une lecture de classes non corrompue par la vulgate donne un éclairage important au film.

Le lieutenant-colonel Thursday, par son nom même (c'est bientôt le week-end), incarne la vieille aristocratie guerrière en fin de course. Ses stratégies militaires, entre rigidité, désir de gloire et sacrifice consenti, le rapprochent de l'idéal-type européen du chevalier. Son mépris de classe envers le jeune lieutenant O'Rourke, fils d'un sous officier l'oblige à interdire la mésalliance que constituerait une union avec sa fifille. Une scène de bal, lors de laquelle il est obligé de danser avec la maman du lieutenant, par résignation aux codes de l'armée, n'est pas s'en faire penser à celle du "Guépard" (en moins long). comprend-t-il alors que son monde est révolu ? (sa "fin" est assez explicite)

A l'inverse, le personnage joué par J.Wayne représente le pragmatisme d'une bourgeoisie dont l'autorité assez débonnaire s'appuie sur le mérite de chacun(en particulier du sien), entre prolétaires irlandais et sous-prolétaires issus du deep south. Tout en conservant le respect pour l'institution dominante (West Point). un modèle d'équilibre, réconciliant nordistes et sudistes, riches et pauvres, etc...Dans une forme d'Etat idéalisé dans l'armée.

Ce n'est pas nouveau. VoirLa guerre dans l'antiquité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 10, 2012 12:15 PM MEST


Tribunal des flagrants délires
Tribunal des flagrants délires
Proposé par culturefactory
Prix : EUR 9,50

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Y a pas que Desproges !, 16 septembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tribunal des flagrants délires (CD)
Au tribunal, il y avait le proc' (Desproges), le président au rire sincère et communicatif (Villers), et Luis Régo. Lequel a été un peu oublié, surtout par rapport au premier cité. Il est vrai que Régo s'est commis dans quelques pochades cinématographiques (?), avec les Charlots...

L'avocat de la défense, donc, mérite réhabilitation totale. D'abord pour des plaidoiries d'anthologie : la journée d'un fasciste (invité : Le Pen), que certains connaissent par coeur ; "je suis féministe" (invitée, Gisèle Halimi, je ne sais pas si c'est elle qui se marre autant).

Des histoires, d'abord, de vrais sketchs (orthographe incertaine), parfois quasimment oulipiens (ex, "les poux", CD 2), dont on se demande s'ils passeraient aujourd'hui sur les ondes.

"J'envisagerais bien une mère porteuse, on a bien une femme de ménage". Je cite en passant. "Elle a fini par accepter une mère portos" ("la mère porteuse")

Délires très écrits, vulgaires comme il faut ("les pétasses préfèrent Paul Newmann, je préfère les honnêtes femmes"), le clown emporte le morceau.

Une autre époque ? Parfois, Didier Porte rend hommage à Régo, avec talent, mais sans enclencher l'engrenage de l'absurde auquel se livrait mon avocat préféré.


Harry Brown
Harry Brown
DVD ~ Michael Caine
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 8,80

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Glock glauque*, 12 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Harry Brown (DVD)
Ca pourrait ressembler à du Bronson -la question de l'auto-défense ; à Gran Torino, comme le signale la jaquette ; aux séries US (pour le style, parfois, et c'est à mon avis le principal défaut du film) ; aux films dits "sociaux" propres au RU.

L'auteur a su jouer, à mon sens, sur tous les tableaux. La première partie du film joue nettement la carte "vigilants" et jeunesse dépravée, dans une cité livrée aux dealers. Quelques scènes hallucinantes, dignes du (meilleur) Ferrara, ponctuent un récit dans lequel M.Caine (qui a visiblement abandonné la chirurgie esthétique, c'est une bonne idée) retrouve les accents de sa jeunesse (aucun cabotinage).

La suite transforme le film en western urbain, rappels aux "Get Carter" pour l'aspect social, à "Dirty Harry" pour le contexte policier/politique. A preuve, une des répliques d'un personnage (je ne dirai pas lequel), "go ahead, make me pleasure", ce qui évoque clairement le "go ahead, make my day" d'Eastwood.

Dans un contexte et une ambition totalement différents. Il y est peut-être davantage question de douleur que de vengeance. Douleur incarnée par tous les personnages, gentils ou méchants. (ex de la fliquette, qui semble porter sur elle tous les malheurs du monde).

A noter, le film donne une prémonition des récentes émeutes au RU. Ou peut-être pas.

*modeste hommage aux livres consacrés au héros de Cl.Klotz, Reiner.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 5, 2011 12:33 PM MEST


Les Perles des bulletins de notes
Les Perles des bulletins de notes
par Jean-Claude Gawsewitch
Edition : Broché

11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Des perles dans le vinaigre..., 10 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Perles des bulletins de notes (Broché)
(pour comprendre le titre, relire Astérix et Cléopâtre))

Ce genre de bouquin laisse souvent un sentiment mitigé..Entre mépris, tendresse (et oui !) et humour, volontaire ou non. Tous les enseignants ont, je pense, un "best of" de réponses, de quipropos amusants. Dont ils se lassent rapidement.

Ici, le propos est inversé. "Les profs parlent aux élèves", lit-on en couverture. Des commentaires non datés, non situés (c'est embêtant), commis par des collègues sur ces fameux bulletins. Certains sont drôles, il faut l'avouer, mais la plupart témoigne, selon l'auteur de la préface, dont je ne citerai pas le nom par indulgence, d'une "preuve d'humour, de vivacité, à plus forte déraison de cruauté". Lequel regrette l'ancien temps : je cite "un monde s'éteint, qui croyait au travail, à la culture, et à l'humour". C'est vrai qu'écrire sur un bulletin "tant qu'à rater sa vie, autant le faire à fond..." (page 152), c'est la grande classe.

Ce monsieur utilise l'exercice -facile- des perles, pour participer à la démolition (en cours), de l'Education Nationale. Comme antidote, je conseille vivement Mémoires de maîtres, paroles d'élèves, qui démontre combien un seul mot peut démolir une scolarité, une personne.


La pensée tiède : Un regard critique sur la culture française
La pensée tiède : Un regard critique sur la culture française
par Perry Anderson
Edition : Broché
Prix : EUR 11,20

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pas si tiède que ça !, 3 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La pensée tiède : Un regard critique sur la culture française (Broché)
Perry anderson, ex directeur de la "New left review", historien de tradition marxiste, nous livre deux articles issus de la "London Review of Books" : "dégringolade" et "union sucrée". Son propos est de démolir, non pas la culture française (qu'il admire), mais ce qu'elle est devenue, en termes politiques.

Il s'attaque, en premier lieu, aux anciens du communisme, passés maîtres dans l'apologie du capitalisme, surfant sur la vague de l'anti-totalitarisme. Furet, Nora,Le Roy-Ladurie en sont les principales cibles. Pas BHL ou Glucksman, à peine mentionnés, ce qui montre la capacité de l'auteur à hiérarchiser les catégories.

Liquidation de l'héritage révolutionnaire, "la fin de l'exception française" comme dit Furet, "République du centre" (Furet, Rosanvallon, Julliard), "chape de plomb du gaullo-communisme"(Nora). A na gagné, disent-ils (en gros).

Le pire, c'est que c'est vrai ! (au moins, à ce stade des résistances populaires)

La réponse de P.Nora ("la pensée réchauffée") porte essentiellement sur la critique de sa propre revue, "le débat", qu'Anderson décrit comme un des organes de diffusion de tous les renoncements de la gauche, relayé pour le grand public par le nouvel obs'. D'autres auteurs l'ont dit, avant et après Anderson (les articles datent de 2004), et très récemment un historien US,M.Christofferson Les intellectuels contre la gauche : L'idéologie antitotalitaire en France (1968-1981) . Lequel démonte, en historien rigoureux, fort éloigné des "passions françaises", les mécanismes qui ont conduit les intellectuels "de gauche" à accepter, puis diffuser, ce que Nora appelle le refus d'un "fondamental et tragique conservatisme...Empêchant la société française de relever ses vrais défis (lui) interdisant de se transformer" (à lire,le dernier chapitre, sur l'influence très réelle, de F.Furet)

Tiens, c'est ce qu'on a lu, entendu en 95, 2003, 2010, dans le Figaro comme dans Libé. Sur les antennes, à propos du référendum sur le TCE (tiens, j'aimerais savoir ce que pense Nora sur le déni de démocratie -lui qui ne cesse de s'en réclamer, commme figure de proue inflexible - que constitue le traité de Lisbonne).

Tout n'est pas à jeter dans le réquisitoire quelque peu haineux de Nora. Sa (longue) défense des "lieux de mémoire", recueil ambitieux et novateur dont il fut l'éditeur, met à mal l'attaque d'Anderson, qui y pointe les oublis fâcheux, telles les guerres de décolonisation, ce qui n'était pas franchement l'objet du livre (enfin, des livres). peut-être y-a-t-il eu confusion entre l'histoire comme mémoire et la mémoire comme histoire...Nora et ses condisciples en seraient ils à l'origine ? Aucune idée. Les grands mythes historiques de la nation, remis au goût du jour par Chevènement dans programmes scolaires des années 90, ont sans doute d'autres ambitions idéologiques.

En revanche, tout ce que raconte P.A. sur la "pensée tiède" en 2004, se révèle aujourd'hui -malgré la crise financière- entièrement fondée : pour parler de ce que je connais, les programmes de collège ont, en histoire, scrupuleusement avalisé la version furetienne de l'histoire, et dressé une ode à l'UE en géo (3ème, l'année prochaîne). On va se marrer, vu l'ambiance.

Pour finir, le procès -certes mesuré- contre E.Hobsbwam : deux lignes dans le texte d'Anderson, un chapitre entier chez Nora. Ce dernier dément toute forme de censure à l'égard duL'Age des extrêmes : Histoire du court XXe siècle (1914-1991), et ses arguments sont assez convaincants (peu de ventes, refus de Gallimard, idéologie passée de mode). Ses arguments quant au contenu laissent cependant assez pantois : traduction foireuse, analyse politique stalinienne - E.H a, il est vrai, énoncé le fait -à discuter, que le communisme a sauvé le capitalisme...Sous entendu, Omaha Beach n'est par Stalingrad. Ce qui n'est pas faux. En d'autres termes, un totalitarisme nous a sauvé d'un autre. C'est précisément le propos d'Hobsbwam, pas facile à entendre.


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